- il y a 5 mois
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00:00Merci d'être avec nous. C'est donc demain, une semaine avant les écoliers, que François Bayrou fait sa rentrée, rentrée politique,
00:06où il va remettre sur la table, évidemment, le plan d'économie qu'il avait présenté le 15 juillet.
00:11Je vous rappelle, près de 44 milliards d'euros à trouver, bien sûr.
00:14Vous pourrez suivre demain la conférence de presse de François Bayrou en direct à 16h sur BFM TV.
00:19Alors, ce qui est prêt, le Premier ministre, a renoncé à certaines mesures pour faire passer son plan,
00:24parce qu'on voit que politiquement, c'est très compliqué.
00:26On va décrypter tout cela dans un instant, avec tous les invités qui m'ont rejoint.
00:30Jean-Claude Mailly, bonsoir. Merci d'être avec nous, ancien secrétaire général du syndicat Force Ouvrière.
00:36Vous savez tout de la façon dont ça se négocie dans les coulisses.
00:38Vous allez nous dire comment ça se passe.
00:40Aurore Malval, éditorialiste politique à Marianne, bonsoir. Merci d'être avec nous.
00:44Hugo Capelli du service politique de BFM. Alors vous, vous allez nous décrypter la forme, comment ça va se passer demain.
00:50Bernard Sananès, on va voir si l'opinion est prête ou pas, aux mesures de François Bayrou.
00:54Et puis, Manu, le chiffre, ça ne va pas nous faire de mal de voir concrètement tout ça, combien ça coûte, combien ça rapporte.
00:59Parce qu'on ne se rappelle pas forcément de toutes les propositions, effectivement, qui avaient été faites par François Bayrou.
01:04Et puis, dans un instant, avec nous, il y aura aussi l'ancien patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, qui sera avec nous.
01:10Puisqu'on sait que les chefs d'entreprise sont extrêmement prudents pour l'instant.
01:15Ils sont assez enthousiastes sur ce plan d'économie.
01:17Mais ils attendent de voir si le Premier ministre va bouger.
01:19Alors déjà, dans un premier temps, Hugo, sur les détails, on va dans un instant parler de l'aspect économique.
01:24Est-ce qu'on sait comment ça va se passer demain, cette conférence de presse théâtralisée par le Premier ministre ?
01:28Rendez-vous 16h. Notez bien dans vos agendas, François Bayrou qui prendra la parole.
01:32A priori, pas seul. Plusieurs membres du gouvernement devraient être autour du Premier ministre.
01:37Par exemple, la ministre du Travail qui devait recevoir des syndicats demain après-midi pour parler du budget.
01:42Eh bien, certaines réunions sont reportées.
01:46Ensuite, on sait où va se passer cette conférence de presse.
01:48Ça ne sera pas à l'hôtel de Matignon, mais dans un autre bâtiment qui appartient au service du Premier ministre,
01:53l'immeuble de Ségur.
01:54Et ce n'est pas un choix anodin parce que François Bayrou a déjà tenu deux conférences de presse sur le budget.
02:00La première, c'était au mois d'avril.
02:02Et la deuxième, c'était le 15 juillet dernier.
02:05On se souvient de François Bayrou avec ses graphiques, avec un slogan aussi qui était derrière lui.
02:10On se rappelle de ce slogan qui était « Le moment de vérité ».
02:14Alors, est-ce que demain, on aura un nouveau slogan du type « Le moment de convaincre » ?
02:17C'est en tout cas l'occasion.
02:18Le moment de vérité, pas encore.
02:20On a vu ces dernières semaines que les propositions qui ont été mises sur la table par François Bayrou
02:24ne font absolument pas l'unanimité, notamment dans les partis d'opposition ou encore chez les syndicats.
02:30Tout ça se fait un petit peu en dernière minute.
02:31On sent qu'il y a de la tension dans le compte gouvernemental avant cette conférence de presse.
02:36Je vous cite un député Renaissance qui, à BFM TV, nous dit cela.
02:39Il a intérêt à avoir quelque chose de nouveau à dire.
02:42Sinon, le retour du Boubrang va être très violent, voire dévastateur.
02:46Mais à ce stade, seul François Bayrou sait ce qu'il va dire, comme d'habitude.
02:50Alors, Jean-Claude Maillet, on disait des négociations comme ça avec des ministres, avec des premiers ministres.
02:55Vous en avez connu à la tête de Force Ouvrière.
02:57Qu'est-ce que vous attendez, vous, demain ?
02:59Comment est-ce que vous voyez la mise en scène de cette conférence de presse annoncée hier par le premier ministre ?
03:05Le problème, c'est qu'il n'y a pas eu de négo, jusqu'à maintenant.
03:07Il n'y a pas eu de négociation.
03:08Ça a été annoncé le 15 juillet, sans avoir prévenu personne.
03:12Tous les syndicats ont été reçus les jours précédents.
03:14On ne leur a rien dit.
03:15Et donc, ils ont découvert, comme tout le monde, le 15, dans le 15 juillet.
03:18Donc, déjà, c'était mal barré sur le plan de la méthode, je dirais.
03:22Et là, je ne pense pas, je n'en sais rien, je ne suis plus aux manettes.
03:24Mais je ne pense pas qu'ils aient beaucoup d'informations aujourd'hui sur ce que le premier ministre va dire demain.
03:29Apparemment, il a dû se caler avec le président, puisqu'ils se sont vus il n'y a pas longtemps.
03:33Mais qu'est-ce qu'il va dire exactement ? C'est difficile à savoir.
03:37En plus, il est rigide, quand même, le premier ministre, depuis le 15 juillet.
03:41Il ne bouge pas.
03:42Prenez les jours fériés.
03:43Non, vous pouvez changer le jour, vous pouvez vous arranger, mais il y aura deux jours moins, pour exemple.
03:48Mais il n'y a pas que les jours fériés.
03:49Ça, c'est un des éléments.
03:50Il y a l'assurance chômage, il y a les problèmes de santé, il y a les problèmes de rupture conventionnelle.
03:55Voilà, ça fait beaucoup.
03:56Et ce que je considère d'expérience, c'est qu'une réforme importante, pour qu'elle soit acceptée, il faut que les gens aient un sentiment d'équité.
04:05Or, là, ils ne l'ont pas.
04:05Pourquoi ?
04:06Parce que si vous avez le sentiment que seule catégorie fait les efforts et pas les autres, à ce moment-là, vous dites, attendez, ce n'est pas juste.
04:12C'est votre sentiment aussi ?
04:13Oui, bien sûr.
04:13Pourquoi ?
04:14Il n'y a rien, par exemple, rien sur, on peut appeler les ultra-riches, on les appelle comme on veut, mais il n'y a rien pour le moment.
04:20Sur les entreprises, à part les 4 milliards qu'ils devront payer, les entreprises sont dubitatives d'ailleurs sur les jours fériés, etc.
04:27Mais il n'y a rien qui leur est demandé non plus, y compris sur la nature des aides, l'évaluation.
04:31Par contre, tout le reste, ça vient sur le dos des salariés ou des retraités, parce qu'il y a les retraites aussi.
04:37Donc, ce sentiment d'inéquité, il est fort aujourd'hui.
04:40C'est ça qui ne passe pas, d'une manière de...
04:41Encore nous, c'est encore nous qui allons passer la caisse, d'une certaine manière.
04:46Et je ne peux pas croire un seul instant qu'il n'y a pas conscience de ça, le Premier ministre.
04:50Manu Lechypre, on va rappeler ce que c'est important de le faire, ça remonte un peu le 15 juillet, ce plan d'économie proposé par François Bayrou, c'est combien ?
04:57Et c'est quoi les deux-trois mesures principales ?
04:59Attendez, pour le moment, on n'a pas du tout le détail de ces 44 milliards.
05:04Il a ouvert quelques pistes, mais qui sont des pistes, Jean-Claude a raison, c'est-à-dire, ce sont des pistes qui sont spectaculaires, qui sont politiquement extrêmement risquées, et qui économiquement, finalement, rapportent assez peu.
05:18Prenons la mesure la plus urtiquante, si j'ose dire, la suppression de deux jours fériés. Première question, ça ramène combien, ça ?
05:23Alors, la suppression des deux jours fériés, elle est censée rapporter à peu près 4 milliards d'euros, à peu près.
05:30Le calcul, il est simple, c'est qu'en fait, les salariés vont travailler davantage pour rien, voilà.
05:37Donc, calculer, ça fait 14 heures de travail non payé.
05:42Ça, sur le papier, c'est plutôt positif pour les entreprises, puisqu'elles vont bénéficier de travail, et elles ne le paieront pas.
05:48C'est pour ça qu'on leur demande de contribuer, et qu'elles vont payer, à hauteur de 0,3% de cotisation supplémentaire, les 4 milliards.
05:57Alors, si vous, quand même, faites un petit calcul de coin de table, vous vous apercevez que tout ça va coûter 8 milliards d'euros aux salariés,
06:04que ces 8 milliards vont être perçus par les entreprises, et que les entreprises n'en rendront que 4 à l'État.
06:11Donc, grosso modo, sur les 8 milliards, ça en fait 8 payés par les salariés, 4 pour les entreprises, et 4 dans les poches de l'État.
06:19Mais les Français qui nous écoutent, qui se sont dit, tout au long de l'été, c'est toujours dans les mêmes poches qu'on va chercher, c'est-à-dire dans les nôtres.
06:25Est-ce que, concrètement, quand on regarde ce qui se passe à l'étranger, est-ce qu'on a plus de jours fériés que les autres pays ?
06:29Alors, le sujet, en fait, c'est là où cette mesure, elle est contestée, et contestable aussi, c'est qu'il y a un des arguments qu'on peut entendre du côté de François Bayrou,
06:37qui dit, mais, pour payer notre modèle social, il faut que les Français travaillent davantage.
06:42Mais, quand on entend, les Français doivent travailler davantage, c'est pas que les Français qui travaillent déjà, doivent travailler encore plus.
06:50Le vrai problème de la France, c'est qu'il n'y a pas assez de travail fourni globalement pour payer notre modèle social.
06:58Mais ça veut dire qu'il faudrait qu'il y ait plus de gens qui travaillent.
07:00Or, avec cette proposition, on répond absolument pas à cette solution, puisqu'au contraire,
07:04si vous faites travailler davantage les gens qui ont déjà un emploi,
07:09ça correspondrait, en équivalent en plein, à 150, à 180 000 emplois que vous n'allez pas créer.
07:15Donc, c'est pas non plus la bonne réponse à la problématique économique.
07:19Jean-Claude Mani, Gadget, la suppression de Jean-François ?
07:21Non, je pense qu'ils ont, François Bayrou et ceux qui ont préparé le budget,
07:25ils ont sorti tous les roussignols des vieux placards.
07:26C'est pas Gadget, c'est Excel.
07:28Parce que c'est facile, avec un tableur Excel, de faire tout ça.
07:31Hop, deux jours, ça coûte deux milliards.
07:34Ça coûte tant, voilà.
07:34Ils ont essayé de...
07:35Quand vous dites qu'ils ont sorti tous les vieux roussignols, ça veut dire quoi ?
07:38Il y a eu le jour de la Pentecôte, c'était le premier jour il y a des années de ça.
07:42On ressort le même truc.
07:43Mais prenez le cas de l'assurance chômage.
07:46L'assurance chômage, il y a un accord signé par les partenaires sociaux,
07:49donc patronat et syndicats, à l'automne de l'année dernière.
07:52Il est valable 4 ans.
07:53Et là, qu'est-ce que dit François Bayrou ?
07:55En gros, il dit, je m'en fous, vous allez encore modifier votre accord,
07:58je vous demande de modifier votre accord pour faire 4 milliards d'économies.
08:01Ça passe pas.
08:02Mais même du côté patronal, il va moins le dire que les syndicats,
08:05mais ça passe difficilement.
08:06Ça veut dire que quelqu'un qui s'affirme partisan de la démocratie sociale,
08:10il s'assoit dessus.
08:11C'est ça que ça signifie.
08:12C'est ce qu'il dit, François Bayrou, il dit, moi je suis pour la discussion.
08:14C'est du pipo.
08:15Il dit qu'un plan pour être justement voté, il doit être accepté par les Français.
08:20Il ne cesse de parler de l'opinion.
08:21Encore aujourd'hui, dans les confidences qu'il fait à certains de nos confrères,
08:24il explique que c'est à l'opinion, finalement, il en appelle à l'opinion face au parti.
08:28Bernard Sanéz va nous dire que l'opinion, c'est 63% qui ne sont pas d'accord,
08:33donc il arrête à ce moment-là.
08:34Ça ne tient pas la route, c'est du pipo.
08:35Il y a aussi un événement majeur.
08:38C'est quand même très rare que les syndicats de salariés et les syndicats de patrons
08:41soient d'accord pour dire que ce n'est pas une bonne idée.
08:45Ce n'est pas si fréquent.
08:47Mais moi, je comprends les chefs d'entreprise qui disent, attendez,
08:49même si nos salariés travaillent deux jours de plus,
08:52ce n'est pas ça qui est déterminant.
08:53Ce qui est déterminant, c'est le carnet de commande.
08:54Si on n'a pas d'activité, deux jours de plus, ça ne sert à rien.
08:57Alors justement, chef d'entreprise, on va partir en retrouver.
09:00L'ancien patron du Medef, Geoffroy Rôde-Bézieux, est avec nous.
09:02Merci Beautroux d'être avec nous.
09:04Alors, Geoffroy Rôde-Bézieux, justement, est-ce que vous appelez le Premier ministre,
09:07vous, à revenir sur cette suppression de deux jours fériés ?
09:12Avant de parler des jours fériés, je pense qu'il faut quand même rappeler
09:15pourquoi on fait 44 milliards d'économies.
09:18On fait 44 milliards d'économies parce que le déficit s'est creusé
09:21dans les dernières années à toute vitesse, qu'on est embêté,
09:24qu'on emprunte maintenant plus cher que l'Italie et que, je ne sais pas
09:28si c'est le moment de vérité, mais qu'à un moment ou à un autre,
09:30on va être rattrapé par nos créanciers.
09:33Donc, on peut critiquer les mesures.
09:35J'ai entendu ce qu'a dit Jean-Claude Mailly.
09:37Je peux partager certaines critiques, mais on ne peut pas faire l'économie,
09:41si je veux ce jeu de mots, des 44 milliards d'économies.
09:44Et ce que je trouve quand même, c'est que tous ceux qui critiquent,
09:47en particulier politiques, ne proposent rien à la place,
09:50sauf la solution éternelle en France, on est champion du monde,
09:54c'est augmenter les impôts.
09:55Puis la deuxième chose que je voulais vous dire,
09:57je vais vous répondre sur les jours fériés,
09:59mais Jean-Claude Mailly, il n'y a rien sur les riches, ce n'est pas vrai.
10:02Il trouve peut-être qu'il n'y a pas assez,
10:04mais il y a une taxation sur les riches qui,
10:07alors elle n'a pas encore provoqué des départs,
10:09mais en tout cas, elle alarme.
10:10Et je peux vous dire, moi qui fréquente quelques patrons,
10:12il y a des consultations d'avocats pour réexaminer l'expatriation.
10:16Malheureusement, il y a d'autres pays qui baissent les impôts.
10:19Alors sur les jours fériés, moi, ce n'est pas la mesure que je pousse le plus,
10:22parce qu'elle pose des premières restaurations,
10:24elle pose des problèmes au tourisme,
10:26elle est très, très, très mal perçue.
10:28Donc il y a peut-être d'autres solutions pour économiser,
10:31notamment du côté de la santé, où il y a beaucoup de gâchis,
10:34mais il faut trouver des économies,
10:36et pas seulement par les hausses d'impôts.
10:39Qu'est-ce que vous attendez, vous, demain,
10:41de cette conférence de presse du Premier ministre ?
10:43Est-ce que vous craignez, justement,
10:44qu'il renonce à certaines économies ?
10:48S'il renonce à des économies pour en trouver d'autres, pourquoi pas ?
10:52Moi, ce que je veux dire, le sentiment qu'on a dans le milieu patronal,
10:55c'est qu'on est revenu en Quatrième République.
10:57C'est-à-dire ?
10:57C'est-à-dire instabilité ministérielle,
11:01pas de capacité à travailler dans la durée,
11:04et donc que ce que font les chefs d'entreprise ?
11:06Ils minimisent, ils gèrent à minima.
11:09Ils recrutent peu, ils investissent peu.
11:11Alors, si vous ajoutez à ça ce qui se passe à l'international,
11:14avec les incertitudes que crée la politique de Trump,
11:17on a mis tous la petite voile,
11:19et on n'a vu pas le gros temps.
11:20Et ça, c'est mauvais pour tout le monde.
11:22C'est mauvais, évidemment, pour les entreprises,
11:24c'est mauvais pour les Français.
11:25Et d'ailleurs, les consommateurs sont en un même état d'esprit.
11:28En fait, un agent économique,
11:29qu'il soit consommateur chez les entreprises,
11:31il réagit pareil.
11:31Quand il ne sait pas ce qui va se passer l'année prochaine,
11:34il fait attention.
11:35Donc, les Français, ils consomment peu,
11:37ils investissent peu,
11:37ils retardent leurs achats de voitures,
11:39leurs achats d'immobilier,
11:41et les chefs d'entreprise, ils font pareil.
11:43Et donc, la seule chose,
11:44le seul message que doit réaffirmer François Béroux,
11:47c'est on fera des économies, petit un,
11:49et essayer de passer ce message de confiance et de stabilité.
11:53Malheureusement, le climat électoral,
11:55l'absence de majorité,
11:58rend cet exercice très difficile.
12:00Et si jamais le Premier ministre décidait
12:01de mettre davantage à contribution, justement, les entreprises,
12:04c'est une de vos craintes ?
12:05– Écoutez, oui, parce que malheureusement,
12:08il y a une tradition en France.
12:09On est le pays, avec le Danemark,
12:11qui paye le plus au niveau des entreprises.
12:15Malheureusement, ce n'est pas la bonne solution.
12:16C'est un vieux débat qu'on a eu souvent avec Jean-Claude Mailly.
12:20Il y a un moment,
12:21et je suis d'accord pour dire qu'il ne faut pas aller trop loin
12:23dans les baisses d'impôts,
12:24mais il y a un moment où le niveau d'impôts
12:26devient contre-productif.
12:28On a baissé les impôts des entreprises
12:30pendant cinq ans, le premier quinquennat Macron,
12:33et on a créé deux millions d'emplois.
12:35Donc, je pense qu'on a démontré
12:36que taper sur les entreprises,
12:37ce n'était pas la bonne solution.
12:39Mais je ne peux pas exclure
12:40que le réflexe paviovien qu'on connaît dans ce pays
12:42se reproduise.
12:44– On vous retrouve dans un instant,
12:45Geoffroy Roudbeziu,
12:46or, Malval, cette mesure, justement,
12:48visiblement très impopulaire,
12:49on le disait, on va le voir dans un instant,
12:51auprès des Français,
12:51de la suppression de deux jours fériés,
12:53auprès des syndicats,
12:54et on sent même que les chefs d'entreprise,
12:55anciens patrons du MEDEF,
12:56n'en est pas forcément fan.
12:58Est-ce que François Bayrou est prêt à y renoncer ?
13:00– En fait, c'est assez étrange.
13:02– Parce que lorsqu'il l'a annoncé,
13:03le 15 juillet,
13:04on était à peu près tous persuadés
13:06sur les plateaux de télé
13:06que c'était un petit peu un chiffon rouge
13:08qui était agité,
13:09tellement, en fait, c'était gros,
13:11ça sortait aussi un petit peu nulle part.
13:13L'analyse, en tout cas, des gains
13:14provoqués par la fin du jour férié
13:17de la journée de solidarité de Pentecôte
13:18n'est pas si claire que ça,
13:20on ne peut pas dire que c'est un franc succès.
13:22Et on se disait, il va renoncer,
13:23il va revenir là-dessus,
13:24où finalement, il n'y en aura plus qu'un sur les deux,
13:26ce sera une marge de négociation.
13:28Quand on entend François Bayrou
13:29dans les confidences qu'il fait,
13:31justement, aux Parisiens,
13:32on n'a pas l'impression
13:33qu'il veut vraiment revenir dessus.
13:36Il est prêt à avoir une latitude
13:39au niveau de la date,
13:40mais enfin, il semble y tenir.
13:41Il dit, c'est important de travailler plus
13:44et il continue à défendre, finalement,
13:47cette mesure.
13:48Alors, est-ce que c'est, justement,
13:49pour faire une annonce stupéfiante lundi
13:52et dire, finalement, je change totalement
13:54mon braquet après consultation, etc.,
13:57ou qu'il va s'en servir dans une négociation
13:59plus poussée avec les syndicats
14:02ou les partis,
14:03et je pense notamment aux partis socialistes,
14:05parce qu'apparemment,
14:05il n'a pas encore aujourd'hui
14:07très envie de négocier
14:08avec le Rassemblement national ?
14:09On va voir,
14:10mais est-ce que ce n'est pas finalement
14:11un peu trop tard ?
14:12Ça a finalement réussi à cristalliser
14:15l'opinion publique autour de ça
14:16et de manière extrêmement violente,
14:17parce qu'on l'a tous dit,
14:18les Français veulent plus de justice
14:20et ont l'impression que c'est toujours
14:22les mêmes qui payent.
14:23Bernard Sain,
14:23vous êtes le dirigeant de l'Institut Elab,
14:25qui est notre partenaire, justement,
14:26pour les études d'opinion.
14:27Que disent les Français
14:28de ces différentes mesures
14:29quand le plan a été proposé ?
14:30On parle beaucoup de la mesure
14:31sur les jours fériés.
14:32Il y en a d'autres.
14:33Il y a la fameuse année de blanche,
14:34c'est-à-dire qu'on gèle
14:35toutes les prestations,
14:36les retraites ne seront pas indexées
14:37sur le niveau de l'inflation,
14:40notamment.
14:40Le barème de l'impôt sur le revenu,
14:41non plus.
14:42C'est une chambre de hausse d'impôt
14:43déguisée.
14:44Est-ce qu'il y a des mesures
14:45plus populaires ?
14:46Alors oui,
14:47il y a des mesures plus populaires.
14:48Je pense notamment
14:48à la lutte contre les fraudes.
14:50On voit bien,
14:50mais la lutte contre les fraudes,
14:51pour l'instant,
14:51ça paraît encore vague.
14:53Ça a besoin d'être précisé.
14:54Les arrêts maladie abusifs.
14:56Les Français sont très attachés
14:57au modèle social
14:58et ils n'aiment pas non plus
14:59que certains abusent
15:00du modèle social.
15:01Donc on voit bien
15:01que ce sont là-dessus
15:02des points d'appui.
15:05La suppression de certaines niches fiscales,
15:06mais elles n'ont pas été encore précisées.
15:08Peut-être qu'elles auraient pu,
15:09justement,
15:09si elles étaient précisées.
15:10Peut-être que ce sera un axe de main
15:11de donner ce sentiment
15:12de plus de justice.
15:14La contribution des plus hauts revenus
15:15et le gel des dépenses.
15:17Après,
15:17il y a des mesures
15:17qui sont largement rejetées.
15:19On a parlé des jours fériés.
15:21Celle sur la franchise
15:21des médicaments,
15:22le doublement de la franchise
15:23de 50 à 100 euros
15:24suscite aussi
15:25beaucoup de rejets.
15:27Ce qui fait qu'au global,
15:28quand nous interrogions
15:28les Français
15:29avant les départs en vacances,
15:31c'est-à-dire
15:32dans la deuxième quinzaine de juillet
15:33après l'annonce
15:33de François Bayrou,
15:34quand on leur demande
15:35est-ce que ce plan est juste,
15:37effectivement,
15:37deux tiers des personnes
15:39que nous interrogeons
15:40pour BFMTV
15:40répondent des noms.
15:42Il a,
15:42le Premier ministre,
15:44un seul point d'appui.
15:45Ce point d'appui,
15:45c'est le constat.
15:46Quand il a fait son constat,
15:47vous vous souvenez,
15:48avec une forme de dramatisation
15:49sur l'état du pays
15:50face au déficit,
15:51là-dessus,
15:52il a le soutien
15:52d'une large majorité de Français.
15:54Est-ce que ça suffit ?
15:55Non,
15:55pour l'instant,
15:56parce qu'Aurore le disait
15:57à l'instant,
15:57les mesures sur les jours fériés,
15:58notamment,
15:59comme on dit en communication,
16:00cannibaliser
16:01l'ensemble des annonces.
16:04Et c'est vrai
16:04que pour redevenir audible,
16:06le Premier ministre
16:06doit sans doute bouger
16:10quand on lit la presse de ce matin,
16:11on n'en a pas forcément l'impression.
16:13Manuel Chiffre ?
16:14Deux choses.
16:14D'abord,
16:15c'est vrai que
16:15les mesures qu'on retient le plus
16:18sont celles qui,
16:19finalement,
16:20pénalisent le plus,
16:21les plus modestes
16:22par rapport aux plus aisés.
16:24Si vous prenez,
16:24effectivement,
16:25les deux jours,
16:27la suppression des deux jours,
16:28c'est sur les plus modestes
16:30que ça tombe.
16:31Si vous prenez
16:31la franchise de médicaments,
16:33là aussi,
16:33c'est sur les plus modestes
16:34que ça tombe.
16:35Si vous prenez
16:35l'assurance chômage,
16:36le durcissement
16:37de l'indemnisation du chômage,
16:38ça pénalise toujours
16:39en bout de course
16:40les plus modestes.
16:42Si vous prenez
16:42les restrictions
16:43sur la prime énergie
16:44ou si vous prenez
16:45les restrictions
16:47sur tous les travaux
16:47de rénovation,
16:48il y a quand même
16:49cette impression
16:49qu'effectivement,
16:50on sollicite beaucoup
16:52la 4 milliards.
16:52Mais on les trouve
16:52où alors,
16:53ces 44 milliards ?
16:54Et juste,
16:55attirez votre attention
16:56pour montrer
16:56l'état de méfiance,
16:58pas l'état de défiance
16:59dans lequel se trouvent
16:59les Français,
17:00mais l'état de méfiance.
17:01L'INSEE,
17:02chaque mois,
17:03demande aux Français,
17:04est-ce que vous considérez
17:04que c'est plutôt
17:05le moment d'épargner
17:06ou plutôt le moment
17:07de consommer ?
17:08Eh bien, figurez-vous
17:09que jamais
17:09les Français
17:11n'ont considéré
17:11qu'il était aussi urgent
17:13d'épargner
17:13depuis 1972.
17:16C'est-à-dire que
17:16depuis que l'INSEE
17:17pose cette question
17:18aux Français,
17:19depuis 1972,
17:21jamais les Français
17:22n'ont considéré
17:22qu'il était aussi important
17:24d'épargner.
17:26Donc, pour faire en écho
17:27avec ce que disait
17:28François Routbeilleux,
17:29tout le monde met
17:29effectivement
17:30la petite voile.
17:33Jean-Claude Maillet,
17:33une grande mobilisation
17:34dont certains appellent,
17:36laquelle certains appellent
17:36justement le 10 septembre prochain.
17:38C'est un peu nébuleux,
17:39comme disent les partis
17:39politiques eux-mêmes.
17:41Ça s'appelle
17:42à bloquer la France.
17:43Qu'est-ce que vous,
17:44qui connaissez bien
17:44les mouvements sociaux,
17:46qu'est-ce que vous voyez
17:47dans les prémices
17:47justement de ce mouvement social ?
17:50C'est difficile à dire.
17:54Personne n'avait envisagé
17:55ce qui allait se passer
17:56avec les Gilets jaunes.
17:57Donc, qu'est-ce que ça peut donner ?
17:58Franchement, je ne sais pas.
18:00Sauf que maintenant,
18:00il y en a un
18:01qui veut préempter
18:02le 17 ans,
18:03il s'appelle
18:03Jean-Luc Mélenchon.
18:04On a tous compris
18:05le chaos d'abord
18:07et après on discute.
18:08Mais à part ça,
18:09je vois que les syndicats,
18:11selon moi,
18:11juste titre,
18:12la plupart des syndicats
18:13sont prudents pour le moment
18:14en disant
18:15« Oh là là ! »
18:15Vous voyez,
18:16dans le mouvement syndical,
18:17il y a une règle de comportement,
18:20on veut garder son indépendance.
18:21On ne veut pas être soumis
18:22à une décision de politique
18:24d'une manière ou d'une autre.
18:26Et dernier élément important,
18:28il y a une date importante
18:29pour les syndicats,
18:30c'est le 1er septembre.
18:31Puisqu'il y a eu
18:32une inter-syndicale,
18:33ils se rencontrent
18:33le 1er septembre.
18:35Donc, d'ici le 1er septembre,
18:37c'est là qu'ils décideront
18:37comment ils voient
18:39les mobilisations.
18:40C'est aussi pour ça
18:41que sans doute
18:42que le Premier ministre
18:43intervient demain
18:43pour éviter que la mobilisation
18:45annoncée du 10 septembre
18:46prenne trop d'ampleur
18:47parce qu'il y a
18:48une autre échéance derrière,
18:49c'est évidemment
18:49le vote d'une éventuelle censure.
18:51Plus il y aura de monde
18:52ou pas,
18:53on verra dans les rues,
18:54si c'est le moyen d'action
18:56retenu le 10 septembre,
18:58plus les parlementaires,
18:58quand ils vont rentrer
18:59dans leur circonscription,
19:00vont être soumis
19:00à la pression
19:01de ceux qui vont leur dire
19:02« Écoutez,
19:03vous avez vu la mobilisation citoyenne,
19:05vous avez vu la mobilisation syndicale
19:07et donc voter la censure. »
19:08Donc, c'est vrai
19:09que pour François Bayrou,
19:10il y a une opération
19:11des minages
19:11avant que cette mobilisation
19:13prenne trop d'ampleur.
19:14Pour l'instant,
19:14on l'a évoqué tout à l'heure,
19:16près de deux tiers des Français
19:16disent qu'ils sont en soutien,
19:18mais en soutien,
19:19ça ne veut pas dire
19:19qu'ils vont s'engager
19:20dans la mobilisation.
19:21Geoffroy Roude-Bézieux,
19:22vous êtes ancien dirigeant
19:23du MEDEF.
19:23Est-ce que vous craignez,
19:24justement,
19:25qu'il y ait un blocage général
19:27du pays ?
19:27Et évidemment,
19:28ça veut dire des conséquences
19:29pour les entreprises.
19:30Dans ce cas-là,
19:31qu'est-ce que vous dites
19:32au gouvernement ?
19:32Il faut négocier ?
19:35Écoutez,
19:35moi je vais rejoindre
19:36ce que dit Jean-Claude Mailly,
19:38les mouvements sociaux,
19:39ils ne s'organisent pas,
19:41ils ne se décrètent pas
19:42plus exactement.
19:44Et personne n'avait vu venir
19:45les gilets jaunes,
19:47ni vous,
19:48ni les journalistes,
19:49ni les agents syndicaux
19:50ou patronaux.
19:51Donc tout ça est annoncé
19:52avec beaucoup de bruit
19:53à l'avance.
19:54Je ne suis pas sûr
19:55que ça fasse l'effet
19:57qui est attendu.
20:00Précis à blocage,
20:01je ne suis pas sûr
20:02qu'il faille négocier.
20:03On ne peut plus se permettre
20:04de négocier
20:05sous la pression.
20:06Mais je pense
20:07qu'on n'en est pas là.
20:08Et puis un dernier mot
20:09quand même pour dire,
20:11et ça vient
20:11de l'ancien agent du MEDEF,
20:13il est important
20:14d'avoir des syndicats
20:15de salariés représentatifs.
20:17Tout ce qui est spontané,
20:18sans intermédiaire,
20:20est aussi risqué
20:21pour la démocratie.
20:22Donc il faut respecter
20:24le dialogue social.
20:25Je ne suis pas sûr
20:25que ces mouvements spontanés
20:27récupérés par la politique
20:29soient une bonne chose.
20:30C'est quoi le message
20:31des chefs d'entreprise ?
20:32On sait que le MEDEF
20:33va se réunir cette semaine
20:34pour son université
20:35de rentrée.
20:35C'est quoi le message
20:36des chefs d'entreprise
20:37dans cette rentrée
20:37au Premier ministre
20:38qui va tenir demain
20:39cette grande conférence de presse ?
20:41Écoutez,
20:42le message,
20:43il est assez simple.
20:45C'est un,
20:45oui,
20:45il faut faire des économies,
20:47mais il faut trouver
20:48le chemin politique,
20:49donc peut-être
20:50enlever quelques mesures
20:52urtiquantes
20:54et en trouver d'autres.
20:55Deux,
20:55c'est la stabilité.
20:57Ne changez pas de politique
20:59en fonction
20:59des manifestations,
21:01parce que sinon,
21:02nous,
21:02on ne peut pas investir.
21:03Et trois,
21:03faites-nous confiance.
21:05On a créé 2 millions d'impôts
21:06collectivement,
21:07les entreprises françaises
21:08depuis 5 ans.
21:09On peut continuer
21:09à faire de la croissance
21:12dans ce pays.
21:13Faites confiance
21:13aux entrepreneurs
21:14et ne rajoutez pas
21:15des contraintes,
21:16parce que vous savez
21:17qu'il y a une loi
21:17de simplification
21:18qui est en préparation
21:20depuis 2 ans.
21:21C'est un peu
21:22la caricature
21:23de ce qu'on fait
21:23dans ce pays.
21:242 ans d'administration,
21:25de délibération
21:26pour simplifier
21:27et il n'est toujours
21:28pas passé.
21:29Alors,
21:29merci beaucoup.
21:30Justement,
21:30évidemment,
21:31ce dossier a été évoqué
21:32par le Premier ministre
21:33avec le Président
21:34de la République.
21:34Les deux hommes
21:35se sont vus
21:35il y a quelques jours
21:36à Brégançon.
21:37On prend d'ailleurs
21:37tout de suite
21:37la direction du Var
21:39où on retrouve
21:39Sophie Dupont.
21:40Sophie Dupont,
21:41je sais que vous avez
21:43les confidences
21:44de ce qui s'est passé
21:44dans ce dîner
21:45entre le Premier ministre
21:46et le Président
21:47de la République.
21:48Comment est-ce
21:48qu'ils ont calé ça
21:49et est-ce qu'ils sont
21:50parfaitement en ligne
21:51sur les mesures
21:52justement de ce plan
21:53et d'éventuels
21:54peut-être justement
21:55au renoncement ?
21:58Ce que je peux vous dire
21:59Guillaume ce soir
21:59c'est qu'évidemment
22:00Matignon laisse entendre
22:01que cette conférence de presse
22:02elle a été évoquée
22:03lors de ce repas
22:04parce que jeudi soir
22:05ici au fort de Brégançon
22:06le couple exécutif
22:07a dîné
22:08et 48 heures après
22:09Matignon a donc annoncé
22:10cette conférence de presse
22:12qui se tiendra
22:13donc demain à 16h
22:14Matignon qui a annoncé
22:15cette conférence de presse
22:16en ayant bien rappelé
22:17au préalable
22:18la rencontre
22:18entre les deux hommes
22:19une précision qui n'a évidemment
22:20rien d'anodin
22:21c'est une manière
22:22de faire comprendre
22:23qu'évidemment
22:23le chef de l'Etat
22:24a validé cette conférence de presse
22:26du Premier ministre
22:27de rentrée
22:27et souvenez-vous d'ailleurs
22:28le 15 juillet dernier
22:30en amont de la présentation
22:31du plan d'économie
22:32de François Bayrou
22:33les deux hommes
22:34avaient également échangé
22:35avant la conférence de presse
22:36c'était le matin même
22:37à l'Elysée
22:38reste que cette annonce
22:39elle a pris par surprise
22:40plusieurs ministres
22:41qui n'étaient pas au courant
22:43des ministres
22:43qui devraient quand même
22:44être présents
22:44demain dans la salle
22:46les invitations
22:46ont été lancées
22:47aujourd'hui
22:48même si certains conseillers
22:49ministériels
22:49se montent ce soir
22:50Guillaume
22:50peu confiant
22:51c'est le début du bordel
22:53la France est au bord
22:54de la crise d'honneur
22:55qu'ont fait l'un d'entre eux
22:55au service politique
22:56de BFMTV
22:57quand un autre affirme
22:58la meilleure chose
22:59qui puisse nous arriver
23:00c'est la censure
23:01François Bayrou
23:02qui va donc demain
23:02devoir rassurer son camp
23:04tenter de convaincre
23:05les français
23:05les prendre à nouveau
23:06à partie
23:07et aussi envoyer
23:08des signaux
23:08aux oppositions
23:09le parti socialiste
23:10en tête
23:11car François Bayrou
23:12joue demain
23:12sa survie à Matignon
23:14au moment où
23:15Emmanuel Macron
23:16lui appelle en début
23:17de semaine
23:17à la stabilité
23:18dans le contexte
23:19international actuel
23:20Emmanuel Macron
23:21qui vous l'aurez compris
23:22lui joue un petit peu
23:23les prolongations
23:24car elle est toujours
23:24pour l'instant
23:25dans sa résidence été
23:26au fort de Brigançon
23:27que vous apercevez
23:28juste derrière moi
23:29Merci beaucoup Sophie Dupont
23:31vous étiez avec Agathe Pichon
23:33on entend ces mots
23:34extrêmement inquiets
23:35de certains ministres
23:35c'est le début du bordel
23:37en France dit-il
23:37Il faut juste rappeler
23:38un point historique
23:39et je ne sais pas
23:40si Jean-Claude
23:41ne me contredira pas
23:42je pense
23:42c'est qu'il y a toujours
23:43un arbitrage
23:44chez les français
23:44entre la peur
23:45et la colère
23:45et les grands mouvements sociaux
23:48c'est toujours
23:49plutôt dans les périodes
23:50où économiquement
23:51ça ne va pas si mal
23:51c'est-à-dire
23:53quand vous avez moins peur
23:54du chômage
23:54quand votre pouvoir d'achat
23:55augmente un peu
23:55en 2018
23:57rappelez-vous
23:58les gilets jaunes
23:59comme en mai 68
23:59par exemple
24:002018
24:01le chômage est en train
24:01de baisser
24:02il y a même des baisses
24:03d'impôts en 2018
24:045 milliards de baisses d'impôts
24:06là on est dans un contexte
24:08qui est totalement différent
24:09et on a l'impression
24:10que là on est dans un moment
24:11on le voit avec l'épargne
24:12justement on en parlait
24:12tout à l'heure
24:13où la peur
24:14est plus importante
24:16sans doute
24:16que la colère
24:17donc est-ce que
24:18ça va faire
24:19finalement
24:20que le couvercle
24:21va rester sur la marmite
24:22ou pas
24:22mais disons que
24:24la conjoncture économique
24:25n'indique pas
24:27qu'on va vers
24:28en tout cas
24:29Sophie disait
24:30il y a un instant
24:30qu'évidemment
24:31c'est une partie
24:31de sa survie
24:32que François Bayrou
24:33joue demain
24:33il y en a beaucoup
24:33qui veulent le faire tomber
24:35ainsi que son gouvernement
24:35et notamment
24:36Jean-Luc Mélenchon
24:37écoutez-le
24:37je veux l'ordre républicain
24:40et dans l'ordre républicain
24:42quand on est un gouvernement
24:43et bien on essaye
24:44quand on n'est pas d'accord
24:45avec lui
24:46soit de le faire changer
24:47de trajectoire
24:48soit de le faire tomber
24:49il est impossible
24:50de faire changer de trajectoire
24:51M. Bayrou
24:52les socialistes
24:53nous ont mis dans une mouise
24:54pas possible
24:54en croyant qu'il pouvait
24:55s'entendre avec lui
24:56il trompe tout le monde
24:58et bien donc
24:59nous allons le faire tomber
25:00les 23 septembre
25:00Jean-Claude Maillet
25:02il y a une chance
25:04pour que François Bayrou
25:05s'en sorte de ce budget ?
25:07ça me paraît difficile
25:08aujourd'hui
25:08en tous les cas
25:09envers un demain
25:09sauf s'il abandonne
25:10et qu'il est plein de mesures
25:11et qu'il remet l'outil
25:13sur la table
25:13je veux dire peut-être
25:14mais c'est pas
25:15ce qu'on croit comprendre
25:16pour le moment
25:17mais moi
25:17je suis parti de ceux
25:18qui n'excluent pas
25:19en fait
25:20qu'il fasse un baroud d'honneur
25:21c'est-à-dire ?
25:22un baroud d'honneur
25:23voilà
25:23comme je suis courageux
25:25la situation est grave
25:26donc moi je propose
25:27quelque chose
25:27qui va sauver le pays
25:28on n'en veut pas
25:29ben je m'en vais
25:30voilà
25:30je n'exclus pas ça
25:31certains disent
25:32vous savez rappeler
25:32Mendès
25:33qui avait démissionné
25:35parce qu'on avait refusé
25:36certaines mesures
25:37etc
25:37donc bon
25:39quand même
25:40Bayrou c'est pas
25:40Madès France
25:41alors Malval
25:42est-ce que c'est sa tête
25:43que joue François Bayrou
25:43demain ?
25:44alors en tout cas
25:45c'est une étape importante
25:47on voit bien que sa survie
25:48là elle va être compliquée
25:50d'ailleurs il le sait
25:51alors c'est marrant
25:51parce qu'il y a quelques
25:52semaines encore
25:53on avait l'impression
25:54dans l'entourage
25:55du Premier ministre
25:56que finalement
25:57il était assez détendu
25:58se sachant condamné
25:59et puis finalement
26:00cette idée
26:01enfin ce mouvement
26:02du 10 septembre
26:03a peut-être aussi
26:04un petit peu tendu les choses
26:05quand on s'est aperçu
26:06le soutien populaire
26:08en tout cas dans les enquêtes
26:09d'opinion
26:09y compris
26:10et d'ailleurs on le voit
26:11dans les commentaires
26:12qui ont été recueillis
26:13par le service politique
26:14de BFM
26:14mais y compris
26:14dans le camp présidentiel
26:16où on est très dubitatif
26:17par rapport à certaines mesures
26:18d'ailleurs
26:19certains députés
26:20n'ont pas du tout de mal
26:20à dire sur notre plateau
26:22que justement
26:23les deux jours fériés
26:24ils n'en veulent pas
26:25donc effectivement
26:26François Bayrou
26:27il joue sa survie
26:28va-t-il
26:29comme vous l'évoquez
26:30dire
26:30je démissionne
26:32je me suis nommé moi-même
26:33je vais partir moi-même
26:34je ne serai pas un Michel Barnier
26:35qu'on va remercier
26:36comme ça
26:36soit à l'Assemblée
26:38ou par le président
26:40de la République
26:40c'est effectivement possible
26:42enfin
26:42tout sera à nouveau
26:44sur le tapis
26:45ça ne changera pas
26:46grand-chose derrière
26:46c'est un petit peu sur ça
26:47qu'il mise aussi
26:48ce qui est intéressant
26:48c'est que François Bayrou
26:49il a passé une grande partie
26:50de son été
26:51à Paris
26:51à Matignon
26:52où il a travaillé
26:53la question c'est
26:54est-ce qu'il a revu
26:55sa copie du 15 juillet
26:57on discutait tout à l'heure
26:58avec des socialistes
26:59on sait que
26:59François Bayrou
27:00son entourage
27:01compte beaucoup
27:01sur les socialistes
27:02pour faire passer ce budget
27:03les socialistes
27:04nous disaient
27:04mais personne
27:05nous a appelé
27:06on n'a pas eu d'échange
27:07pour discuter
27:08de certaines mesures
27:09sur lesquelles
27:09on pourrait revenir
27:11François Bayrou
27:11voit bien
27:12qu'il va avoir du mal
27:13aujourd'hui
27:14à avoir la classe politique
27:16ses opposants dans la poche
27:17donc il essaye
27:18de prendre à témoin
27:19les français
27:19il a essayé de le faire cet été
27:20en lançant sa chaîne YouTube
27:22en faisant des vidéos
27:23qui n'ont pas d'ailleurs
27:24très bien fonctionné
27:25il s'est donc dit
27:26peut-être que personne
27:27ne m'a vu cet été
27:28c'est la rentrée
27:29j'en profite
27:29je fais une conférence de presse
27:30et cette fois-ci
27:31je vais essayer de convaincre
27:33une dernière fois
27:33ceux qui veulent bien
27:35encore m'entendre
27:35Merci à tous les cinq
27:36d'avoir été avec moi
27:37bien sûr
27:37cette conférence de presse
27:39on pourra la suivre
27:40et vous pourrez la suivre
27:41demain
27:42lors d'une édition spéciale
27:44à partir de 15h
27:45sur BFM TV
27:46budget
27:47rentrée sociale
27:48François Bayrou
27:49face aux français
27:50édition spéciale
27:52demain
27:52à partir
27:53de 15h
27:54sur BFM TV
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