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  • il y a 1 an
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Transcription
00:00Allez, on passe à un tout autre sujet à présent, mais qui préoccupe au plus près les Français.
00:05La suppression éventuelle de deux jours fériés.
00:08Dans un document envoyé aux partenaires sociaux, le gouvernement les invite à dire avant, le 1er septembre,
00:13s'ils sont prêts à négocier sur la suppression de deux jours fériés.
00:17Le lundi de Pâques et le 8 mai sont des jours qui restent encore à discuter, selon François Bayrou.
00:22L'objectif pour Matignon, c'est de récupérer 4,2 milliards d'euros pour le budget en 2026.
00:28Ça va concerner les salariés du public comme du privé.
00:32Gaspard Ganser, les Français sont-ils prêts à faire ce sacrifice de deux jours fériés ?
00:36C'est une question rhétorique que vous me posez.
00:38Vous savez très bien que les Français vont être évidemment contre.
00:41C'est comme augmenter les impôts.
00:43On a rarement vu de défiler dans la rue pour dire « taxez-moi davantage, taxez-moi davantage ».
00:47C'est tout simplement une imposition directe.
00:50On va demander aux salariés de travailler deux jours de plus,
00:51qu'ils soient dans le secteur privé comme dans le secteur public.
00:53J'attends de voir d'ailleurs, parce que quand il y a eu la suppression du lundi Pentecôte,
00:56il y a maintenant plus de 20 ans, ce n'est pas passé exactement de cette manière-là,
00:59mais on demande aux gens de travailler plus pour le même prix.
01:01Et les employeurs, qui sont quand même déjà largement écrasés par la fiscalité et les charges,
01:05ont augmenté leurs impôts.
01:06Donc évidemment, les gens ne vont pas être contents.
01:08Est-ce que pour autant, ça va se faire ou pas ?
01:09À ce stade, j'en doute un peu,
01:10parce que je ne vois pas comment les partis politiques pourraient soutenir une telle mesure.
01:13Les Français ne sont pas prêts à travailler plus en ayant ?
01:14Non, d'abord, les Français ne sont pas prêts à payer plus.
01:16Oui, ça c'est sûr.
01:17Ils payent déjà beaucoup.
01:19Et on leur a demandé, dans les dernières décennies, beaucoup de sacrifices.
01:23C'est une politique qui est sans issue.
01:25Elle est sans issue politique et sans issue économique.
01:28C'est incompréhensible.
01:30Quel est le but ?
01:31Le but, c'est quoi ?
01:32C'est de grappiller un peu d'argent.
01:334,2 milliards d'euros.
01:35C'est exactement ça, je pense.
01:36Mais non, mais c'est absurde, parce que le but, c'est même pas de combler un retard de retravailler par les Français en emploi,
01:46puisque les Français en emploi, ils travaillent, contrairement à ce qu'on raconte, beaucoup plus que les Allemands.
01:51En tout cas, significativement plus.
01:53Le problème, c'est de remettre au travail, de remettre en emploi une fraction de la population,
01:58parce qu'en France, le nombre de gens en emploi est plus faible que dans beaucoup d'autres pays,
02:04en particulier que chez notre partenaire allemand.
02:06Ça, ça ne va pas y contribuer.
02:08Donc, vous êtes plus favorable à, à la limite, toutes les mesures qu'on pourrait prendre sur l'assurance chômage qu'à ces deux...
02:14Non plus, je ne suis pas favorable parce qu'elles ne vont pas remplir l'objectif qui s'est fixé.
02:19Si on veut remettre les gens au travail, il faut commencer par créer des emplois,
02:22par permettre que les conditions de travail, les rémunérations dans un certain nombre de secteurs soient améliorées.
02:27Voilà, et tout ça, ça relève d'une politique économique, d'une politique macroéconomique,
02:32et pas d'une politique comptable qui cherche à tirer par toutes les ficelles pour faire rentrer un peu d'argent.
02:41Et on va se heurter, en plus, à une résistance des Français, parce que c'est quoi le message ?
02:47Le message, c'est, Français qui travaillaient, ceux qui travaillent, vous ne travaillez pas assez.
02:52C'est presque... On leur dit presque, vous êtes des feignants, vous ne travaillez pas assez.
02:56Et les gens qui travaillent le prennent très très mal.
03:00Et je pense que François Béroud n'a pas mesuré à quel point il considérait que c'était presque une insulte.
03:06Et est-ce que justement, il ne l'a peut-être pas mesuré, il fait exprès en proposant deux jours fériés,
03:11pour finalement en proposer un à la fin, comme on l'a beaucoup entendu il y a quelques jours ?
03:15Même s'il en reste un, la ficelle sera d'abord plus grosse et il en restera un.
03:22Et je pense que c'est incompréhensible.
03:25La politique et même la politique économique, ça se fait avec des gens et avec la psychologie des gens,
03:29avec leur capacité à assumer, à accepter et à se mobiliser.
03:33Alors là, ce qu'on fait, pour ceux vis-à-vis de la population qui travaille, qui fait des efforts,
03:39celle dont on parle tout le temps, qui se lève le matin tôt,
03:42et qui ne cherche pas à tirer sur la corde des aides sociales,
03:47et bien même celle-là, vous lui crachez la figure de cette expression,
03:51mais c'est exactement ce que ressentent les travailleurs de ce pays.
03:53Vous partagez cet avis ?
03:54Non, mais on va vraiment être d'accord, mais c'est plus que de la communication,
03:59c'est de la sensibilité et de l'empathie.
04:01Je pense que les gens sont dans la souffrance et le ressentiment, quand même,
04:04vis-à-vis de leurs élites économiques, politiques, médiatiques.
04:07Et là, ils prennent ça comme un crachat au visage, je ne dirais pas mieux.
04:11Et surtout que ça fait, une nouvelle fois, peser toujours sur le même l'effort.
04:15C'est-à-dire que là, on va aller taper les actifs.
04:17Donc les gens qui sont en train de travailler, qui sont dans...
04:19Alors, une catégorie particulière d'actifs, ceux qui ne sont même pas au chômage,
04:22on va leur demander de travailler plus pour exactement le même prix.
04:24Mais les gens, ça va les rendre foudrages.
04:26Je pense qu'ils ont vu ça d'assez loin pour l'instant.
04:29Ils se disent, bon, peut-être que François Birou ne va peut-être pas rester,
04:31ils ne vont quand même pas oser.
04:32Mais en fait, je pense qu'ils ont vraiment l'intention de le faire.
04:34Et s'ils le font, je pense que ça va accentuer la question
04:37de la défiance démocratique et politique,
04:39mais aussi même la question fondamentale du consentement à l'impôt.
04:43Parce qu'en fait, c'est là où on touche vraiment le cœur de la démocratie.
04:47Le cœur de la démocratie représentative, c'est le consentement à l'impôt.
04:49On choisit des gens parce qu'ils vont soit augmenter les taxes des uns,
04:53soit celles des autres, et surtout dépenser de l'argent
04:55plutôt dans un secteur que dans l'autre.
04:57C'est le cœur du débat démocratique.
04:58Ce débat démocratique n'a pas eu lieu, ni en 2022,
05:01ni en 2024 avec les élections législatives.
05:03On a aujourd'hui quelqu'un qui est à Matignon,
05:05on n'a jamais envisagé qu'il soit Premier ministre,
05:07ni en 2022, ni en 2024.
05:09Et cette personne dit, je vais vous faire travailler plus,
05:11vous allez payer plus d'impôts quand vous êtes des entreprises,
05:13et les autres ne vous toucherez pas un sentiment plus.
05:15Les gens vont dire, mais je ne suis pas d'accord.
05:17Pourquoi est-ce que ça serait à nous d'aller passer le seau et la serpillère
05:22dans la cuisine et les dépendances de l'État
05:25qui a mal géré le pays au cours des dernières années ?
05:27Alors, tout n'est pas de la faute d'Emmanuel Macron,
05:29ça vient de beaucoup plus loin.
05:30Mais au cours des dernières années, on a quand même largement fait des dépenses induites.
05:33Je prends toujours cet exemple, ce qui est vraiment le plus choquant.
05:36Quand on a décidé de faire le chèque carburant,
05:38on a quand même donné de l'argent aux gens directement
05:41pour les aider à faire leur plein naissance.
05:43Je ne dis pas qu'il n'y avait pas de problème,
05:43mais on savait très bien que c'était une mauvaise dépense,
05:46que c'était vraiment de l'argent jeté par les fenêtres,
05:47ou même brûlé.
05:48Et donc les gens se disent, mais ce n'est pas à nous de supporter tout ça.
05:53Ils accepteraient, je pense, une réflexion plus générale
05:56sur les économies budgétaires.
05:57Genre, en gros, est-ce qu'on donne plus d'argent à l'armée,
05:59moins à ceci,
06:01qu'il y a des économies à faire dans le service public,
06:03de l'État comme l'État, c'est une certitude.
06:05Mais justement, on commence par là,
06:07même si ça prend plus de temps,
06:07que simplement mettre des coups de tronçonneuses,
06:09parce que c'est à la mode dans certains périodes d'Amérique latine,
06:13mais je pense qu'il ne faut vraiment pas sous-estimer
06:16cette question sur le consentement à l'impôt.
06:18On ne va pas être loin du gilet jaune puissance 100,
06:22si jamais ça arrive.
06:23Parce que les gilets jaunes, justement,
06:24ça n'était pas allé jusqu'à ce consentement à l'impôt.
06:26Là, ça serait quelque chose de complètement nouveau.
06:27Moi, je partage tout à fait ce que vient de dire M. Ganser.
06:30C'est même le cœur du sujet
06:32et le problème majeur que pose ce projet de politique budgétaire.
06:39Alors, on touche les retraités.
06:41On va escroquer les retraités en disant,
06:42« On ne va pas vous indexer votre retraite. »
06:44C'est sympa.
06:45On dit un an.
06:46Mais ça n'a aucun sens, un an.
06:47Parce que sinon, il vous faudrait, l'année d'après,
06:50trouver ailleurs l'économie que vous avez faite cette année.
06:52Donc, comme d'habitude, ça va durer 10 ans, 20 ans, etc.
06:55C'est-à-dire, on est en train de dire aux retraités,
06:58dans les prochaines années,
06:59on va baisser de 15 à 20 % vos pensions d'hôtel.
07:01En tout cas, le pouvoir d'achat de vos pensions de retraite.
07:04Après, on dit, on va racketter les malades.
07:08Fantastique.
07:08Alors, on dit, il faut les responsabiliser.
07:11Vous pensez que les malades, ils ont besoin d'être responsabilisés ?
07:13Vous croyez qu'ils choisissent d'être malades ?
07:15Vous croyez que ce n'est pas eux qui font leur prescription ?
07:17Ils pensent qu'ils sont maladies et longue durée, etc.
07:19Alors, ça, c'est justement…
07:20Pardon, je vous laisse terminer.
07:22Et les médecins, il faut les responsabiliser.
07:23Mais si on n'a plus confiance dans les médecins,
07:25on fait quoi ?
07:25C'est-à-dire, la plupart des médecins sont responsables.
07:27Ils sont responsables d'une chose,
07:28c'est de soigner le mieux possible les malades.
07:31Quant à l'histoire des jours de carence,
07:34alors là, c'est quand même, c'est-à-dire, c'est le bouquet.
07:37Parce qu'on met ça, en plus, dans un plan de lutte contre la fraude.
07:40C'est quand même extraordinaire.
07:41Mais les 9-10e au moins, je suis gentil, peut-être.
07:45Des gens qui ont des arrêts maladie sont justifiés, en réalité.
07:49Et donc, on va les punir.
07:51On va les punir d'être malades.
07:53Alors, un jour, on me dira, un jour de carence, ce n'est pas beaucoup.
07:55Mais un jour de carence, c'est beaucoup pour quelqu'un qui gagne le SMIC, par exemple.
07:59Et qui est à découvert le 15 ou le 20 du mois.
08:01Donc, c'est quand même totalement immoral.
08:07Et ça ne peut que nourrir ce dont parle M. Ganser,
08:11c'est-à-dire la baisse du consentement à l'impôt.
08:14Or, ça, c'est le sujet majeur.
08:15Pourquoi ?
08:16Pas seulement pour des questions de démocratie,
08:20mais aussi parce que notre principal atout sur les marchés financiers,
08:23aujourd'hui, notre principal atout vis-à-vis des apporteurs de capitaux,
08:26c'est la présomption que le consentement à l'impôt en France est solide.
08:32Tous les gens dans le monde pensent que la France, à juste titre, a un État fort
08:35et une administration fiscale efficace.
08:37Et que si jamais il y a un problème, un jour,
08:39compte tenu que les grandes masses macroéconomiques ne sont pas en cause
08:42dans l'histoire de l'endettement,
08:45c'est-à-dire qu'on a les réserves de richesse nécessaires
08:47pourvu qu'on puisse lever l'impôt.
08:49Alors, déjà, ce consentement, il est abîmé par le fait que l'impôt et le prélèvement
08:53sont déjà très hauts, que là, on va en rajouter en plus une couche considérable.
08:57Mais si jamais il se révèle, parce qu'il y a un mouvement
09:00en plus de plus grande ampleur, de gilets jaunes, de bonnets rouges
09:03ou de protestations très fortes...
09:06Mouvement de protestation, carrément censure du gouvernement...
09:09Voilà, mais qui va révéler aux yeux du monde entier
09:12et des marchés financiers que le consentement à l'impôt est devenu fragile,
09:18eh bien, alors là, oui, là, nous risquons un vrai problème financier.
09:20Je reprends ma question.
09:23Est-ce qu'on pourrait en arriver à une censure du gouvernement
09:25avec ce sujet-là ?
09:26Est-ce que ça peut être la cerise sur le gâteau ?
09:28J'ai été beaucoup surpris au cours des dernières années
09:30par la réalisation des scénarios politiques, leur non-réalisation.
09:33Donc, je ne pourrais pas prendre un bon risque.
09:36Non, mais bon, je serais très surpris que François Bérou
09:38soit encore Premier ministre à la fin de l'année.
09:40Pour des bonnes et de mauvaises raisons.
09:42Les bonnes, parce que, comme on vient de le dire avec Henri Guénaud,
09:44ce budget n'est pas la bonne voie, en tout cas, pour trouver des économies.
09:49En tout cas, il est trop injuste.
09:50Et puis, une mauvaise, plus politicienne,
09:52c'est que je ne vois pas quel est le parti politique
09:54qui va accepter de soutenir un budget pareil.
09:58Parce que, pour en rajouter encore par rapport à ce qu'a dit Henri Guénaud,
10:01il y a une autre mesure dans ce budget qui est incroyable,
10:03c'est le gel du barème de l'impôt sur le revenu.
10:06Je ne sais pas, vous le rentrez, le cours de finances publiques,
10:07mais l'effet, ça va être que des nouveaux gens
10:10vont rentrer dans l'impôt sur le revenu
10:12et que des gens qui étaient dans des tranches X
10:14vont passer dans la tranche du dessus.
10:16Concrètement, on va se dire, ce n'est pas grand-chose, etc.
10:18Alors, il se trouve que, quand j'étais avec François Hollande,
10:20François Hollande avait eu la pas très bonne idée,
10:22à mon avis, de faire exactement la même mesure.
10:24Je ne sais pas si Nicolas Sarkozy l'avait commencé à avoir,
10:25mais en tout cas, François Hollande l'avait fait.
10:27Et donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
10:28L'année suivante, les gens ont commencé à prendre des 300 euros,
10:32400 euros, 500 euros d'imposition supplémentaire.
10:35Les gens vont être fous, furieux.
10:36Et évidemment, ils en voudront énormément
10:38à ceux qui auront soutenu cette politique.
10:41À un an de l'élection présidentielle...
10:42On verra ça en 2027.
10:44Je pense qu'à un an de l'élection présidentielle,
10:45ce n'est pas le meilleur mouvement d'aller augmenter les impôts.
10:48Pour en revenir quand même très rapidement à ce...
10:50Elle va se prolonger aussi,
10:52parce que sinon, il faut retrouver l'économie.
10:53Bien sûr, c'est la même...
10:54Et l'année prochaine, ce ne sera pas peut-être 1% d'inflation,
10:57mais peut-être 2%.
10:58Et au bout de quelques années, ça va faire beaucoup.
11:01Donc, il y a quelque chose à deux fous.
11:03Là, on ponctionne tout le monde.
11:05Ce n'est pas une bonne façon d'aborder le problème.
11:08Encore une fois, aborder le problème,
11:10il faut remettre de l'ordre dans l'économie et dans la société
11:13pour remettre de l'ordre dans les finances publiques.
11:15Et pas à l'inverse.
11:15Ce qu'on fait met du désordre dans l'économie et dans la société.
11:17Mais pour en revire quand même à la suppression de ce jour férié,
11:20je voudrais qu'on reparlera du lundi de Pentecôte.
11:22Parce que le lundi de Pentecôte, par exemple, l'an dernier,
11:24ça a ramené 3,5 milliards d'euros, la journée de solidarité.
11:28Ce n'est pas rien.
11:29Que la mesure soit efficace...
11:31Alors, efficace, je ne sais pas, parce qu'à côté de ça, 70% des Français ne travaillent pas.
11:34Plus on est mieux, la dette n'est plus là, le déficit non plus.
11:37Mais vous voyez, taxer les gens, comme il voit bien Henri Guénaud,
11:41directement ou indirectement, ça marche toujours.
11:43Pour l'instant, en tout cas, tant qu'il y a du contraire moins l'apport.
11:45Oui, ça fonctionne.
11:48Évidemment, si on augmente la TV à 4 points, ça veut dire que ça va vous rapporter un moment d'argent.
11:52Donc la question de la somme rapportée n'est pas le seul critère.
11:55Le critère, c'est la justice.
11:57Je suis désolé de remettre ce sujet de cette mesure et même sa dimension éthique.
12:01J'ai été censé dire ce que vous le disiez.
12:02Ça pose même un problème, au-delà du problème démocratique et économique, un problème éthique.
12:05Pourquoi faire peser toujours sur les mêmes gens qui bossent, en plus, ce genre d'effort ?
12:11Je ne vois pas dans quel chemin et quel parti politique, même au sein de la minorité-majorité présidentielle,
12:18je ne vois pas qu'il pourrait souvenir ça.
12:20Encore une fois, ça peut rapporter au début, ça ne rapporte pas forcément dans la durée.
12:25Moi, j'ai un souvenir que nous pourrions partager avec M. Banger.
12:28À la fin du 15... Enfin, en 2010, une pression très forte de la majorité de l'époque.
12:34Il y avait une pression très forte pour augmenter les impôts de 60 milliards.
12:37Parce que les déficits s'étaient creusés pendant la crise.
12:40Et heureusement qu'on les avait laissés se creuser à ce moment-là.
12:44Et le président Sarkozy, très réticent à l'augmentation des impôts, finit par céder à 30 milliards.
12:50Le gouvernement suivant arrive après l'élection de François Hollande.
12:54Les 30 milliards suivants, c'est deux fois 30 milliards.
12:57C'est-à-dire 60 milliards de prélèvements ont allongé de deux ou trois ans la crise
13:01et nous ont coûté infiniment plus cher à nos économies et à nos finances publiques
13:05que si on ne les avait pas faits.
13:07Là, on est arrivé à un point, sans parler que pour certains de ces jours fériés,
13:12on va remettre en cause certaines organisations sociales, locales.
13:17Il y a des endroits où il y a des fêtes qui durent trois jours.
13:20Bon, au moment du lundi de Pâques, par exemple,
13:24moi je viens d'une ville qui s'appelle Arles.
13:27Et le week-end pascal, c'est un week-end très important
13:29parce que c'est le week-end de la férière pascale
13:32et si vous enlevez un jour, c'est une catastrophe.
13:34Donc tout ça est fait n'importe comment, ne résoudra pas nos problèmes
13:37et en plus va provoquer un rejet de ceux qui travaillent.
13:43Il y a le rejet de ceux qui ont travaillé et les retraités,
13:45le rejet de ceux qui sont malades, qui sont aussi pour beaucoup des travailleurs,
13:49notamment pour les jours de carence.
13:50Un jour de carence, ça touche les gens qui travaillent.
13:53Merci.
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