00:01C'est une récréation presque comme les autres, avec ses rires, ses cris, sa vie.
00:06Une parenthèse enfin après plus d'une semaine de conflits,
00:09que ces élèves de seconde ont bien du mal à oublier chez eux.
00:12Quand je dors, j'entends les bombardements et je me réveille.
00:15Et à l'école, c'est plutôt, on ne parle pas de la guerre,
00:18on est avec nos amis, nos profs, et ça rappelle notre vie avant la guerre.
00:22Ne plus parler de la guerre et aller de l'avant.
00:25C'est bien que si la vie continue, car il ne faut pas arrêter à chaque chose ce qui se
00:29passe dans la vie.
00:31Parfois, il faut continuer même s'il y a la guerre.
00:33Malgré tout, dans la salle de classe,
00:36ni les soupirs ardents, les pitoyables crient.
00:38La guerre s'invite jusque dans les textes étudiés en français.
00:41On a tout un lexique de la violence, du sang, de la douleur.
00:45Un bon moyen de délier les langues.
00:48Entre la situation, le contexte du poème et notre contexte actuel,
00:53quels sont les points communs ?
00:55La guerre, la souffrance, tout à fait.
00:59Pour cette professeure, l'enseignement est primordial pour continuer à vivre en temps de guerre.
01:04Le fait d'être à l'écoute de ces enfants,
01:06de les amener à prendre conscience un peu de la situation,
01:09à prendre une distance aussi,
01:10ça nous permet de dépasser et notre peur et nos angoisses.
01:14Le symbole de l'éducation qui reprend est une forme de résistance.
01:19Contrairement à cet établissement privé, les écoles publiques de Beyrouth, elles, restent fermées.
01:23Elles ont été transformées en centres d'abri pour les réfugiés.
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