Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 mois
Deux heures pour vivre l’info. Julie Hammett donne les clés aux téléspectateurs pour mieux comprendre les grands enjeux de la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va en parler avec Benoît, pas Benoît Perrin, vous êtes toujours là Benoît Perrin, pardon.
00:05Yohann Gillet, député du Gard et porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, bonjour.
00:09Et on est avec Franck Boisys qui vient de nous rejoindre, journaliste économie, à Libération.
00:14Il pointe deux lacunes. Il dit dans ce plan on continue à trop dépenser, à trop dépenser l'argent public.
00:22Et il dit il y a trop d'impôts.
00:24C'est vrai que quand on regarde les mesures proposées par François Bayrou, il s'appuie sur plusieurs milliards d'euros de mesures fiscales.
00:32Oui mais quand il dit, c'est assez intéressant dans le propos de ce monsieur, c'est quand il dit on continue à trop dépenser.
00:39On a observé, on a tous écouté attentivement autour de cette table qu'on n'a pas entendu de véritables mesures ou de véritables pistes pour l'économie.
00:45On dit il faut lutter contre l'assistanat, ce qui est quand même très conceptuel.
00:48Il ne nous a pas dit je vais gagner 5 milliards là ou 4 milliards là, si ce n'est qu'il va nous resservir l'histoire de l'aide médicale d'État,
00:54Il dit quand même il faut baisser le nombre de fonctionnaires, il faut moins d'agences inutiles, qu'il faut rationaliser les agences de l'État.
01:03Il donne quelques pistes.
01:04Lesquelles, comment ? Est-ce que sur les agences sanitaires, si demain on a une crise sanitaire, quelles en seront les conséquences ?
01:10Donc c'est un petit peu la musique qu'on entend depuis hier et la conférence de presse du Premier ministre.
01:15Les oppositions sont venues de toutes parts, ce qui est assez intéressant pour des raisons différentes, mais on n'a pas entendu jusqu'à présent de véritables contre-propositions
01:24consistant à dire bon ok, s'il faut gagner 43,5 milliards sur le prochain budget en termes de dépenses, voilà où est-ce que je vais les chercher en faisant une véritable addition.
01:33Ça on n'a pas entendu jusqu'à présent encore.
01:35Mais est-ce que sur le constat, vous êtes d'accord que c'est un peu la solution facile d'aller chercher à nouveau des impôts, de mettre en place des impôts ?
01:42Quand on regarde ce qui a été annoncé hier, on n'a pas beaucoup d'impôts supplémentaires.
01:46Qu'est-ce qu'on a ? On a la reconduction d'une contribution sur les revenus les plus élevés, c'est-à-dire 250 000 euros de revenus annuels pour une personne seule ou 500 000 euros pour un couple.
01:55Mais ça, ce n'est pas nouveau. C'est une mesure qui existait déjà, qui est reconduite et qui en plus ne rapporte quand même pas des sommes extraordinaires.
02:01Parce que c'est au mieux 2 milliards d'euros par an, en espérant que ceux qui sont touchés ne vont pas trouver des ficelles pour optimiser leur note d'impôt, ce qui ferait plutôt descendre à 1,5 milliard le rapport de cette contribution.
02:13Donc c'est à peu près tout. Et puis après, on a des mesures qui vont toucher la vie quotidienne. Et c'est là où on a libération.
02:20Quand on fait la liste, il y a plusieurs catégories de personnes qui vont être touchées par ces hausses d'impôts. Le gel du barème de l'impôt fait qu'il y a environ 200 000 foyers qui vont devoir payer l'impôt sur le revenu.
02:35On parle d'une contribution des retraités les plus aisés, d'une suppression aussi de certaines niches fiscales et sociales qui profitent aux plus aisés. Il y aura des impôts supplémentaires.
02:45En fait, c'est ça qui est intéressant, je trouve, dans cette présentation. C'est que maintenant, d'abord, on a la répartition entre les économies et les impôts.
02:51Ce qu'il faut rappeler, c'est qu'en 2025, vous aviez à peu près 80 % de l'effort qui était des augmentations d'impôts, 20 % qui étaient des économies.
02:58Là, on est dans une répartition différente puisqu'on est à 80 % d'économies et 20 % d'augmentation d'impôts.
03:04Donc on change un peu. Vous l'avez dit, il y a des augmentations d'impôts qui existent véritablement.
03:08Après, là où je trouve que Laurent Wauquiez est un peu injuste avec le plan de gouvernement, c'est quand il dit que c'est un effort sur ceux qui travaillent.
03:16Ce n'est pas tout à fait vrai. Aujourd'hui, on voit bien que, un, les retraités sont aussi touchés.
03:21Et là, c'est presque une nouveauté dans la vie politique française.
03:24Deux, avec le gel des prestations sociales, vous allez avoir des gens qui touchent des minima sociaux qui vont être impactés par cette désindexation.
03:30Et puis, ce qui est important aussi, je crois, c'est de comprendre que quand il parle d'effort sur les fonctionnaires, là, il a raison.
03:39Parce que le plan prévoit à peu près 4 000 suppressions de postes.
03:424 000 suppressions de postes.
03:43Je crois que c'était 3 000 suppressions de postes.
03:45C'est 3 000 au niveau de la fonction publique d'État.
03:47Et puis 1 000 dans les opérateurs d'État.
03:494 000 suppressions de postes, c'est 0,07 % du nombre d'agents publics en France.
03:53Donc je veux dire, quand il dit là-dessus qu'on ne va pas assez loin, je pense qu'il a raison.
03:57Le sujet des fonctionnaires est un sujet très important parce que ça pèse très lourd dans le budget de l'État.
04:01Rien qu'en 2023, l'INSEE a donné un chiffre et dénombre 63 000 fonctionnaires de plus par rapport à 2022.
04:10Et en revue de 24, c'est plus 30 000.
04:12Mais n'oublions pas qu'il y a certaines missions quand même pour lesquelles tout un chacun autour de cette table espère qu'il n'y ait plus de fonctionnaires.
04:18Par exemple, la fonction publique hospitalière, quand on parle de déserts médicaux ou d'incapacité à être pris dans un service d'urgence sans avoir patienté trop ou 4 heures,
04:26ça passe par l'augmentation de fonctionnaires de la fonction publique hospitalière.
04:30Maintenant, dans votre propos, je trouve qu'il y a quand même un grand absent que je m'attendais à vous avoir cité.
04:34Vous dites, on va taper sur ceux qui travaillent, on va taper sur les retraités.
04:38Est-ce que l'impôt sur le capital détenu ne serait pas une piste à explorer dans la mesure où en France, aujourd'hui, le capital est beaucoup moins taxé que le travail ?
04:49En clair, quelqu'un qui a des revenus immobiliers, des revenus de ce qu'on appelle trivialement l'économie la rente, est beaucoup moins taxé que quelqu'un qui travaille,
04:57y compris quand il a des revenus assez élevés.
04:58Mais ça, vous savez que c'est une piste qui est envisagée puisqu'ils vont très probablement, en plus de cette contribution différentielle sur les hauts revenus,
05:06ils vont très probablement faire une espèce de loi anti-optimisation fiscale qui va être en grand partie basée sur le patrimoine.
05:13Et en fait, on va avoir une espèce de retour de l'ISF, très probablement, dans les mois qui viennent.
05:18Pour le moment, ça semble très conceptuel, on va dire.
05:22Il y avait, je vous le rappelle, sept économistes, dont un certain nombre de Nobel, qui ont signé un appel la semaine dernière,
05:27dans laquelle ils expliquaient que la taxe dite Zuckmann de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros
05:33avait quand même le mérite de ramener dans les caisses de l'État 20 milliards d'euros.
05:37– Yohann Gillet, il parle en l'occurrence de propositions qui ont le mérite d'exister et d'essayer de trouver des solutions, en tout cas.
05:45C'est les mots qu'a employé Laurent Wauquiez.
05:48Et il parle de pistes d'amélioration, notamment s'en prendre à la cistana, les dépenses indues liées à l'immigration.
05:56Il parle de réduire le train de vie de l'État.
05:58Quelles sont, vous, vos pistes d'amélioration sur ces propositions énoncées par François Bayrou ?
06:03– Déjà, je voudrais rappeler que les LR sont membres du gouvernement.
06:07Donc les propos de M. Wauquiez, il faut aussi les replacer dans leur contexte.
06:12Nous, nous disons clairement qu'il ne faut pas s'en prendre aux Français qui travaillent ou qui ont travaillé, je pense, à nos retraités.
06:19Il faut faire des économies, nous le disons depuis un certain nombre d'années,
06:23notamment sur l'immigration, qui coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année,
06:26notamment sur le millefeuille administratif, notamment sur la contribution à l'Union européenne qui va encore augmenter en 2026.
06:34– Donc si on s'en prend à l'immigration et à l'Union européenne, on trouve 40 milliards d'euros d'économie ?
06:38– Mais si on s'en prend à tous ces sujets-là, on peut très largement trouver plusieurs dizaines de milliards d'euros.
06:45Mais ce que je vous signale, c'est que M. Bayrou a présenté un plan hier
06:49qui, en réalité, n'arrive pas à 40 milliards d'euros d'économie.
06:53Ça, c'est de la foutaise.
06:54On est à 20 milliards d'euros que l'on vient piquer dans la poche des Français,
06:59ça c'est une réalité, mais on n'arrive pas à 40 milliards d'euros
07:02puisqu'ils se basent sur des dépenses éventuelles.
07:05Et d'ailleurs, l'article du Monde qui a été publié hier le montre très bien.
07:09En réalité, les chiffres avancés par le Premier ministre sont totalement faux.
07:12Nous disons qu'il faut faire de vraies économies, celles que souhaitent les Français.
07:17Et nos lignes rouges sont les mêmes que l'année dernière.
07:20Mais je voudrais rebondir quand même sur ce qu'a dit M. Wauquiez.
07:23C'est quand même une grande farce, ou ça.
07:24Quand M. Wauquiez dit qu'il faut faire des économies sur l'immigration,
07:28où étaient M. Wauquiez ? Où étaient les députés LR ?
07:30Quand le Rassemblement national a proposé très concrètement des mesures
07:33sur l'immigration à l'Assemblée nationale
07:35et que les LR étaient ou bien absents ou bien les LR votaient contre systématique ?
07:39Franck Boisie, c'est sceptique à côté de vous, Johan Gillet.
07:41Quand vous nous dites faire des économies sur l'immigration,
07:44est-ce que vous pouvez nous expliquer concrètement comment de manière constitutionnelle
07:48vous pouvez faire des économies sur l'immigration
07:50et combien ça rapporterait potentiellement ?
07:53Nous avions présenté la dernière avec Jean-Philippe Tanguy et Marine Le Pen
07:57un contre-budget qui était clair, qui était précis, qui était chiffré.
08:01Nous montrions que nous pouvions faire 4 milliards d'euros d'économies sur l'immigration
08:08tout de suite à droit constant en prenant des mesures simples.
08:13Je vous prends l'exemple de l'AME.
08:15Nous avions proposé à l'Assemblée nationale la suppression de l'aide médicale d'État.
08:19Vous savez, c'est ce dispositif pour soigner gratuitement les clandestins en France
08:23alors même que près de 40% des Français n'arrivent pas à se soigner.
08:26Et en proposant ceci, vous avez déclenché une levée de bouclier
08:28de l'ensemble du corps médical, quel que soit son positionnement politique,
08:32disant que revenir sur l'AME et favoriser la propagation de maladies potentiellement contagieuses
08:38et que c'est sur le plan sanitaire complètement inenvisageable.
08:41Vous avez l'unanimité contre vous ?
08:43C'est totalement faux puisque dans beaucoup de pays dans le monde,
08:46fort heureusement, l'AME n'existe pas et il n'y a pas de propagation de maladies.
08:50Nous proposions de remplacer l'aide médicale d'État par une aide médicale d'urgence,
08:56évidemment parce que si quelqu'un est malade sur le territoire national,
08:59il faut évidemment le soigner.
09:00Mais nous proposons également conjointement, et vous ne pouvez pas nous retirer ça,
09:03vous le savez pertinemment, que nous proposons également de stopper l'immigration
09:07et qu'il faut arrêter avec cette immigration, cette submersion migratoire
09:11que nous vivons, les clandestins n'ont pas vocation à être soignés sur notre territoire
09:16puisque les clandestins n'ont pas vocation à être sur notre territoire.
09:19Donc nous, nous sommes très clairs en la matière
09:21et c'est ce que veulent d'ailleurs très majoritairement les Français.
09:24Sur ce que dit Laurent Wauquiez,
09:26en gros, les solutions qui sont proposées sont des solutions de court terme
09:29et qu'il n'y a pas de solution de long terme.
09:32Ce qui rejoint d'ailleurs un petit peu les propos du président de la Cour des comptes,
09:35Pierre Moscovici, hier soir, chez nos confrères d'LCI.
09:37C'est le cas, ça ?
09:38C'est des solutions qui ne nous permettront pas de résoudre le problème sur le plus long terme ?
09:43Je pense qu'il y a une solution dont on a dans les débats
09:45et qui résoudrait, en tout cas qui forcerait la main de nos responsables politiques,
09:50c'est la règle d'or dont personne ne parle,
09:52qui est une loi en fait qui imposerait aux parlementaires
09:55de voter systématiquement des budgets à l'équilibre.
09:58C'est exactement ce qu'ont fait les Allemands depuis des années,
10:01raison pour laquelle ils sont à 60% de dettes
10:03et nous, maintenant, on va approcher les 120% de dettes par rapport à notre PIB.
10:06Oui, mais on va approcher, là, d'ici 2-3 ans, on sera à 117,
10:10c'est ce qu'a expliqué le Premier ministre hier.
10:12Donc cette histoire de règle d'or est, je crois, une réforme structurelle.
10:15Une autre réforme structurelle dont on n'a pas parlé, c'est la capitalisation,
10:18puisqu'on sait que les retraites comptent pour à peu près 25% de la dépense publique,
10:21donc c'est un sujet qu'on a mis de côté,
10:23alors que pourtant, ça me semble être un sujet vraiment fondamental.
10:26C'est un sujet tabou, un peu, non ?
10:27C'est un sujet absolument tabou, mais qui est vraiment structurel,
10:29et on va devoir y passer, puisqu'on sait très bien qu'à cause de problèmes démographiques,
10:32qu'on aura de moins en moins d'actifs et de plus en plus d'inactifs.
10:34Par capitalisation, donc chacun financera sa propre retraite.
10:37Voilà, il ne s'agit pas évidemment que les pensions de retraite
10:39soient 100% basées sur la capitalisation, c'est grotesque,
10:42mais introduire 20-30% de la part des pensions de retraite en capitalisation,
10:47ça permettrait effectivement d'alléger la charge de ceux qui travaillent.
10:50Et puis autre point, qui me semble...
10:51On a vu un très bel exemple.
10:52Je termine, si vous me permettez.
10:54Enfin, c'est mis à peu près partout en place en Europe,
10:56je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'Européens qui s'en plaignent.
10:59Et puis après, il y a l'histoire du millefeuille administratif,
11:01et je trouve ça un peu dommage qu'on n'en ait pas parlé,
11:02parce que ça aussi, ça exaspère les Français d'avoir autant de strates administratives.
11:07Il y a un rapport qui a été sorti l'année dernière
11:09qui chiffre exactement à 7,5 milliards le coût de cette structure administrative,
11:15de cet empilement des strates.
11:17Vous avez la commune, la communauté de communes,
11:19les agglomérations, les départements, les régions.
11:22Ça, on sait que ça exaspère les Français.
11:23Et pourquoi on ne s'y attaque pas alors ?
11:25Alors pourquoi on ne s'y attaque pas ?
11:27Parce qu'en fait, c'est le problème de ce sujet du millefeuille administratif,
11:31c'est que vous demandez à des députés de supprimer des postes pour leurs copains.
11:36Donc évidemment, c'est un peu difficile à faire voter.
11:39Et dernier point...
11:39Tout en soulignant que le Rassemblement national propose justement
11:43de s'attaquer à ce millefeuille administratif,
11:44et qu'il ne faut pas mettre tous les députés dans le même panier,
11:47parce que nous, en l'occurrence, nous avions proposé très concrètement
11:50au budget l'année dernière de supprimer les régions,
11:53tout simplement pour transférer les compétences des régions au département,
11:56et pour pouvoir à terme réaliser des économies qui seraient importantes.
12:00Et dernier point, et je trouve que ça manque vraiment dans le plan de François Béroux,
12:04c'est l'exemplarité.
12:05C'est-à-dire que vous avez un certain nombre de mesures un peu symboliques.
12:07Je reconnais, ça ne permet pas de gagner des milliards d'euros,
12:09mais ça permet de gagner des millions d'euros.
12:10Typiquement, le nombre de députés, est-ce qu'on a besoin d'autant de députés ?
12:14Est-ce qu'on a besoin d'autant de sénateurs ?
12:15Est-ce qu'on a besoin d'autant de comités théodules ?
12:17Est-ce qu'on a besoin de donner autant de droits aux anciens ministres
12:19et aux anciens présidents de la République ?
12:21Encore une fois, ce n'est pas quelque chose qui va permettre de rétablir les comptes.
12:24Donc, je dis juste que dans l'histoire que vous racontez aux Français,
12:27je trouve ça vraiment indispensable que nos responsables politiques montrent l'exemple.
12:31Et là, en l'occurrence, il n'y a rien de symbolique,
12:34ce que je trouve vraiment dommage.
12:35Ce que demande Laurent Woyer quand il parle du train de vie de l'État.
12:37Franck Boisise, en dernier mot.
12:39Le milfant administratif, c'est un petit peu une sorte de fantasme.
12:42C'est-à-dire qu'on a un exemple.
12:44Et si on raisonnait sur des choses qui se sont déjà passées ?
12:46Quand on est passé dans ce pays de 22 régions à 11 régions,
12:50c'était, d'une certaine manière, une simplification de milfant administratif.
12:53On a augmenté les dépenses de fonctionnement.
12:55On n'a pas fait quasiment un euro d'économie.
12:57Donc, excusez-moi, le milfant, il est resté sur l'estomac.
12:59Mais pourquoi ?
13:01Parce qu'on a supprimé les structures,
13:04mais effectivement, on n'a pas supprimé les coûts.
13:05Mais quand vous supprimez les coûts,
13:06vous allez faire des économies, effectivement,
13:09vous aurez moins d'hôtels de région, moins d'hôtels de département.
13:11Mais les missions vont demeurer.
13:12Et les agents des collectivités locales qui sont nécessaires.
13:16Vous mutualisez, vous avez moins de fonctionnaires,
13:18et donc vous faites des économies.
13:19Quand on a fusionné la région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussy,
13:23on devait faire, soi-disant, des économies.
13:25Nous nous avions dénoncé le fait que nous ne ferions aucune économie
13:27parce que ce n'est pas une suppression de strates.
13:29Eh bien, les dépenses de fonctionnement en Occitanie
13:31ont bondi de près de 40%.
13:33Voilà la réalité.
13:34Donc, il faut avoir le courage de dire les choses
13:36et de dire qu'il faut supprimer des agences d'État
13:38et qu'il faut supprimer des strates administratives.
13:41L'État des finances de notre pays le nécessite.
13:43En tout cas, ça ne faisait pas partie des propositions
13:45hier soir du Premier ministre.
13:47On n'a plus le temps.
13:48Il y a eu une proposition, Julie.
13:49Alors, trois secondes.
13:50C'est une proposition, c'est la plus petite
13:51et c'est celle qui fait peut-être le plus consensus.
13:54Et on en a très peu parlé.
13:55C'est la fameuse taxe sur les petits colis.
13:57Parce que c'est ces petits colis
13:58qui arrivent en nombre très important,
14:019 sur 10 viennent d'Asie.
14:03Ils sont la plupart du temps acheminés
14:04par des sites de vente en ligne.
14:06Et là-dessus, je pense que ce sera la seule mesure
14:08annoncée par François Bérou.
14:09Merci beaucoup à tous les quatre.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations