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  • il y a 6 mois
Deux heures pour vivre l’info. Julie Hammett donne les clés aux téléspectateurs pour mieux comprendre les grands enjeux de la journée.

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00:00Voilà les mots du ministre de l'économie en déplacement depuis Metz avec ce qui nous a marqué quand même c'est ce petit moment de flottement
00:08au moment où un journaliste lui pose la question de la cinquième semaine de vacances contre rémunération, monétiser les congés payés.
00:17Amandine Nathalia, surprenant de voir que c'est pourtant ce qu'a dit la ministre du Travail.
00:23Nous avons l'objectif d'augmenter le temps de travail, la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés.
00:27Il n'avait pas l'air d'être au courant ?
00:29Non, il n'était clairement pas au courant, ce qui en effet est étonnant parce que Bercy ne sache pas et que ce soit la ministre du Travail
00:37qui puisse faire une proposition qui est quand même importante sans que le ministre de l'économie n'ait apparemment donné son aval.
00:44C'est quand même assez étrange.
00:46Ce ne serait pas tout à fait la première fois dans ce gouvernement où les uns et les autres peuvent mettre sur la table des idées qui ne sont pas forcément reprises.
00:54On avait vu par exemple sur l'écologie toute cette bataille entre Bruno Retailleau et puis la ministre de l'écologie qui n'était absolument pas d'accord.
01:01Et François Bayrou avait dit « c'est la liberté de mon gouvernement, chacun peut s'exprimer comme il le souhaite ».
01:06Et il s'était fait d'ailleurs rabrouer par le président de la République qui lui avait demandé de davantage tenir ses troupes.
01:11Donc tout ça donne une image de confusion.
01:13La leçon n'a pas été retenue.
01:15Voilà, qui n'est pas la meilleure aujourd'hui.
01:18L'autre information dans ces réponses, c'est que tous les groupes politiques vont être reçus à la rentrée à partir du mois de septembre,
01:28avant la présentation de ce projet de budget en Conseil des ministres le 1er octobre.
01:34Et donc le Rassemblement national, notamment, qui demandait à être entendu, le sera dans des négociations qui semblent déjà plus que compromises.
01:43Puisque de toute façon, le RN dit qu'il votera la censure.
01:46Il votera la censure si on change massivement ce projet.
01:51Mais il marque deux points quand même.
01:52Il dit « il y aura rencontre avec les groupes parlementaires et le département de Moselle est magnifique ».
01:57Alors, sur le deuxième point, il a bien raison.
02:00Moi, ce qui m'ennuie un petit peu quand même, pour être très honnête,
02:01c'est que je pense qu'il va falloir appeler ce monsieur et lui expliquer qu'il est ministre de l'économie.
02:04Parce qu'aujourd'hui, il semble ne pas être au courant.
02:07Et en fait, c'est très inquiétant.
02:07Sur cette cinquième semaine de projet payé contre la génération.
02:10Oui, mais pas seulement. Quand il parle de la double imposition des frontaliers, il n'a pas compris ce qui se passe, en fait.
02:14C'est-à-dire que les Français qui travaillent au Luxembourg vont être surtaxés par rapport aux autres.
02:18Et malheureusement, il ne veut pas régler le problème.
02:20Et les députés macronistes de Moselle disent que c'est très bien.
02:23Ils n'ont qu'à payer parce qu'on a besoin d'argent.
02:24Donc, ce ministre semble complètement déconnecté.
02:26Et pourquoi aujourd'hui, les propositions de M. Béroud sont des propositions pour ponctionner l'argent des Français ?
02:32Parce qu'il y a un manque de créativité.
02:33Il y a un manque de connaissance du terrain.
02:35Il y a un manque d'inventivité.
02:37Là, ce n'est pas le cas.
02:37Là, c'est travailler plus pour gagner plus.
02:39On vient d'en voir l'exemple.
02:40Absolument pas.
02:41La cinquième.
02:42Cette mesure-là proposée par la ministre du Travail, c'est ça ?
02:45À partir du moment où c'est automatisé.
02:47Ça devient du travail, en plus, imposé aux Français.
02:50Et puis, aujourd'hui, quand des Français travaillent au-delà du temps réglementaire,
02:54ils ont un sursalaire, ils ont des primes, ils ont les heures supplémentaires.
02:59Donc, ça veut dire moins d'heures supplémentaires.
03:00Et donc, au final, une perte de pouvoir d'achat pour certains Français,
03:03une fois encore, ce sont des mesures bricolées, rafistolées,
03:07pour aller essayer de retrouver un petit peu d'argent par manque d'ambition pour le pays.
03:12C'est quoi la politique voulue par François Béroud à travers ce budget ?
03:15Je vais vous dire, on l'a bien compris, chaque ministre dit exactement ce qu'il veut.
03:18François Béroud ne maîtrise pas ses troupes.
03:20Et le président de la République, ça le fait beaucoup rigoler.
03:21Il est temps de dissoudre l'Assemblée nationale pour avoir une vraie majorité dans ce pays.
03:26C'est-à-dire un vrai projet, un vrai cap et le budget qui va avec.
03:29Parce que là, pour l'instant, c'est une cacophonie assez désagréable à entendre pour les contribuables.
03:33Une dissolution, même si, en cas de dissolution, Marine Le Pen n'est pas sûre de pouvoir se présenter.
03:37Mais elle sera candidate.
03:38Et ça permettra de voir ce que dit le tribunal administratif, par exemple, et puis les recours après.
03:43Mais il est possible, on est d'accord qu'il est possible que le tribunal administratif rejette la candidature de Marine Le Pen ?
03:47Elle présentera une question prioritaire de constitutionnalité pour savoir si, en fait, l'inéligibilité...
03:54J'ai réussi à dire...
03:54L'inéligibilité !
03:57Eh bien voilà.
03:57À titre provisoire, est compatible ou pas avec les règles de la République.
04:01Et ça, c'est intéressant aussi.
04:02Vous savez, Marine Le Pen est combative.
04:04Elle ne lâchera pas le combat politique, ni...
04:06Elle ne trahira jamais la confiance que lui font les Français.
04:08Sur la question de monétiser les congés payés, et sur ce flottement qu'on a pu voir,
04:15Éric Lombard, qui n'a pas l'air d'être au courant de cette mesure,
04:17ça veut dire que c'est une mesure qui n'est pas réellement sur la table, j'imagine.
04:20Si même le ministre de l'Économie n'est pas au courant.
04:22Écoutez, moi je trouve que c'est une bonne mesure, dans la mesure où elle est fondée sur le volontariat,
04:26et que les salariés peuvent s'en saisir ou pas.
04:28Si on est sur cette logique-là, cette mesure-là, c'est une bonne nouvelle, et elle va dans le bon sens.
04:32Après, visiblement, je pense qu'Éric Lombard devra discuter avec sa collègue ministre du Travail
04:37pour avoir une cohérence gouvernementale, ça, elle est imposée.
04:41Mais surtout pour répondre à Laurent Jacobelli, honnêtement, le Front National, le RN, le Rassemblement National...
04:47Non, c'est quand même... On voit le vrai objectif, la censure et la dissolution.
04:54Quand nous, nous souhaitons doter le pays d'un budget avant la fin de l'année,
04:58parce que le sujet, il est là.
04:59Et en fait, quand on dit que le gouvernement va recevoir les groupes parlementaires,
05:03mais c'est le fonctionnement normal de la démocratie.
05:05On est dans une démocratie parlementaire, et c'est le Parlement qui vote le budget.
05:08Donc d'ici le 1er octobre, présentation du budget,
05:10le gouvernement va enrichir des propositions venant de toutes parts son projet de budget,
05:15et à partir du 1er octobre, discussion parlementaire à l'Assemblée et au Sénat.
05:19Et c'est nous, les parlementaires, qui allons faire le budget du pays,
05:22sur la base de la copie proposée par le gouvernement.
05:24C'est comme ça que ça marche, dans une démocratie parlementaire.
05:27Alors peut-être qu'on a trop intégré le fait qu'en France, à l'Assemblée nationale,
05:30on ne vote plus le budget parce qu'il y a le 49-3.
05:32Par contre, nous, au Sénat, on a l'habitude de débattre et de voter le budget.
05:36On l'a fait l'année dernière.
05:37On a même repris la discussion parlementaire,
05:40qui avait été commencée avant la censure que vous avez faite de Michel Barnier,
05:45auquel le pauvre homme, vous l'avez laissé seulement trois mois pour mettre en œuvre ses propositions.
05:49Donc c'est quand même le vrai sujet.
05:51Vous irez peut-être à la censure de François Bayrou,
05:54il n'a pas démérité dans le fait de vouloir trouver des solutions.
05:58Peut-être qu'elles ne vous conviennent pas.
05:59Peut-être qu'il faudra en trouver d'autres.
06:00Peut-être qu'il y a des choses qu'il faudra revoir.
06:02Ça ne me pose aucune difficulté.
06:04Par contre, quel est l'objectif ?
06:05Est-ce que l'objectif, c'est censure-dissolution ?
06:07Ou est-ce que l'objectif, c'est d'avoir un budget avant Noël ?
06:09Et faire des économies.
06:10Mais oui, et dans lequel on pourra prendre toutes les bonnes idées de toutes parts.
06:13L'objectif est un autre objectif que les deux que vous avez énoncés,
06:16c'est de protéger les Français de l'enfer fiscal et de la baisse du pouvoir d'achat.
06:19Mais je vais être très clair, nous on est ravis que le Premier ministre
06:22reçoive l'ensemble des groupes politiques, y compris le Rassemblement National.
06:24Marine Le Pen, Jordan Berdera iront à ce rendez-vous
06:26avec des propositions extrêmement concrètes d'économies sur le coût de l'immigration,
06:31d'économies sur le coût d'investissement dans les éoliennes,
06:33d'économies sur le budget européen.
06:34Et d'ailleurs, je vois que d'ailleurs, il y a un premier pas qui a été fait,
06:37on nous disait que c'était impossible,
06:38de renégociation de l'apport fiscal de la France vers l'Union européenne.
06:41Tout petit pas.
06:42Oui, on nous disait qu'on était des fous.
06:43C'est Amélie de Montchalin qui a décidé de revoir à la baisse,
06:46c'est dans sa vie, Nathalia, la contribution à l'Union européenne.
06:48Encore un mois, on nous disait qu'on était inconscients.
06:51C'est pas rien, c'est quand même...
06:52Est-ce que salue d'ailleurs Marine Le Pen dans le Parisien ce matin ?
06:54Mais oui, on nous disait encore un mois,
06:56mais vous êtes fous de demander ça, c'est impossible.
06:57Vous voyez, on a bien eu raison d'insister.
06:58Donc on arrivera avec un contre-budget.
07:00Et puis on verra bien ce qui se passe.
07:01Malheureusement, vous avez cité ce qui s'était passé
07:03pour le gouvernement Barnier.
07:05On a bien vu comment ça s'était passé.
07:06Le débat à l'Assemblée nationale a été atrophié.
07:09Et puis on a eu un 49-3.
07:10Quand on présente un 49-3, c'est censure ou pas censure ?
07:13Vous avez voté la motion de censure de LFI.
07:15C'est la règle de la Ve République et de notre Constitution.
07:19Vous appelez à la démocratie et au respect de la Constitution.
07:21Je partage cet avis avec vous.
07:23On n'a pas beaucoup eu de points communs aujourd'hui,
07:25mais celui-là, on l'a.
07:26Eh bien, le Premier ministre sait très bien ce qu'il risque
07:28si jamais il passe par le 49-3 avec ce budget.
07:31Quels sont vos pronostics, Amandine ?
07:32Est-ce qu'il tient l'automne, François Bayrou ?
07:34Ça va être très difficile de pouvoir poser sur les socialistes
07:37qui sont à nouveau les faiseurs de rois.
07:40Je pense qu'il est acquis que le Rassemblement national censurera.
07:43La dernière fois, Michel Barnier avait fait énormément de concessions
07:46dans la dernière ligne droite sur le déremboursement des médicaments,
07:49sur les retraités où les pensions finalement n'étaient pas désindexées.
07:52Et vous savez, on parlait à l'époque des lignes rouges à roulettes
07:55du Rassemblement national.
07:56C'est-à-dire que quand il y en avait une qui finalement était satisfaite,
08:00il y en avait une autre qui arrivait sur la table
08:02jusqu'au moment où, de toute façon, malgré les concessions,
08:05Michel Barnier est tombé.
08:08Donc ça, c'est fait.
08:09La France insoumise, on sait également, elle le dit déjà qu'elle censurera,
08:14reste à savoir si les socialistes peuvent se satisfaire de concessions,
08:18par exemple sur une année blanche, qui finalement ne concernerait pas
08:22toutes les prestations sociales, donc moins que les 7 milliards d'euros
08:25annoncés en termes d'économie.
08:28S'il pourrait y avoir d'autres gestes de la part de François Bayrou,
08:30tout en sachant que les socialistes ont aussi en tête,
08:32qu'il y a derrière des élections municipales,
08:35et que s'ils sont perçus et vus politiquement comme ceux qui finalement
08:39ont laissé passer ce sujet, ce budget, et qui ont sauvé François Bayrou,
08:44ce sera d'autant plus difficile pour eux.
08:46Donc se mêlent toutes sortes de considérations dans le choix qu'ils feront à l'automne.
08:51Merci beaucoup à tous les trois.
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