- il y a 8 mois
Les métiers de la sécurité ne sont pas réservés aux gros bras et aux profils bourrés de testostérone. C'est le message de Sophie Postic, la DRH de Securitas France, qui nous explique comment l'entreprise majeure du secteur de la sécurité privée cherche à diversifier ses équipes, notamment en renforçant la proportion de femmes dans ses équipes.
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00:00Le Cercle RH est un grand entretien aujourd'hui pour parler de la féminisation,
00:16d'un secteur qui a priori comme ça n'est pas le secteur auquel on pense,
00:19le secteur de la sécurité.
00:20Et on va en parler avec Sophie Postic.
00:22Bonjour Sophie.
00:23Bonjour.
00:23Ravi de vous accueillir.
00:24Vous êtes DRH RSE Communication Interne chez Securitas France.
00:28Absolument.
00:28Securitas c'est un mastodonte, c'est près de 350 000 salariés dans le monde,
00:3244 pays, 47, avec 45 000 salariés en France ?
00:39Alors non, en France on est 16 500 salariés.
00:42Je suis un peu gourmand.
00:44Modestement.
00:44Modestement, 16 000 collaborateurs.
00:46Plus de 16 000 collaborateurs, alors à fin 2024, plus de 16 000 collaborateurs et un milliard de chiffre d'affaires.
00:52La sécurité, c'est un enjeu dont on a beaucoup parlé juste avant les JO parce qu'il y avait des difficultés,
00:56vous étiez en plein dedans, trouver les personnes, les recruter, les former.
01:01Là, aujourd'hui, le marché de la sécurité, il en est où ? Il est pénurique.
01:06On a le nombre de collaborateurs qu'il faut ou on court après les salariés ?
01:10Alors traditionnellement, on court après les salariés.
01:12Donc on continue à courir, en réalité.
01:16Effectivement, pendant les JO, ça s'est accru parce que le besoin de sécurité a été estimé environ à 20 000 collaborateurs en plus.
01:24Et déjà, il nous en manque structurellement 20 000.
01:26Donc il y avait une pénurie environ de 40 000 personnes sur le marché de l'emploi.
01:32Donc qui s'est reporté, évidemment, à la période hors JO.
01:36Là, aujourd'hui, vous êtes en recherche de salariés.
01:38Oui, les 20 000 se sont reportés.
01:40Les 20 000 d'accroissement du fait des JO, évidemment, ont disparu.
01:43Mais les 20 000 qui sont structurels, ils sont toujours là.
01:46Parlons des femmes puisque, j'irais l'image d'Épinal, c'est de voir des hommes,
01:51d'abord par leur force physique, par leur présence, par leur corpulence,
01:56qui font de la sécurité.
01:57Et c'est vieux comme...
01:58Sauf que, depuis maintenant plusieurs années,
02:00parce qu'en préparant l'émission, j'ai vu que ce n'était pas une idée très neuve,
02:03vous la portez depuis longtemps, vous avez choisi de féminiser les métiers de la sécurité.
02:08Je dis bien les métiers de la sécurité, pas les services-support et les métiers-support.
02:12Oui.
02:12Comment ça a démarré, cette volonté, cette idée,
02:16qui devient d'ailleurs aujourd'hui très concrète ?
02:18Alors, on va dire qu'il y a deux raisons majeures.
02:22Une raison vraiment purement pragmatique.
02:24C'est un marché de collaborateurs, vous l'avez dit.
02:28Et évidemment, si on se coupe de la moitié du sourcing en France,
02:31mais partout dans le monde, c'est une stratégie monde que Securitas poursuit.
02:35Donc, on a les mêmes objectifs dans tous les pays.
02:38C'est donc premier objectif pragmatique d'adresser la totalité du sourcing
02:43et donc des gens qui sont en recherche d'emploi.
02:45Et donc, de partir du principe que ce n'est pas un métier fermé aux femmes.
02:48Alors, je vais y revenir.
02:51Et la deuxième conviction de Securitas, c'est justement
02:54qu'il faut absolument moderniser le milieu de la sécurité,
02:58de la sécurité privée, j'entends bien sûr.
03:01Donc, il faut absolument moderniser le milieu de la sécurité privée.
03:06Et la modernisation, elle passe par plein de choses,
03:07mais elle passe aussi par être le reflet de la société
03:10et donc être 50% féminin, évidemment.
03:14D'ailleurs, Sophie, il y a des enjeux juridiques.
03:16Pour ceux qui vont dans les stades ou qui font des fouilles,
03:18il faut des femmes pour fouiller les femmes.
03:20Les hommes ne peuvent pas fouiller les femmes,
03:23ce qui est le cas aussi dans les aéroports et dans d'autres lieux publics,
03:26ce qui oblige évidemment à avoir aussi une proposition féminine.
03:30Enfin, j'imagine.
03:30Absolument.
03:31Mais d'ailleurs, en 2024, on avait encore notre filiale
03:34en charge de la sécurité aéroportuaire.
03:37Et dans la sécurité aéroportuaire, vous n'avez pas ce problème,
03:39c'est 50-50.
03:40De toute façon, tant qu'il y a 50% de passagères et 50% de passagers...
03:44Ça, c'était les précurseurs, pas le choix.
03:45Pas le choix.
03:46Donc ça, c'est hors sécurité aviation, puisque...
03:50Oui.
03:51Mais alors, revenons à la sécurité, j'allais dire traditionnelle,
03:53sécurité de bâtiment, surveillance nocturne de bâtiment,
03:58maître chien.
04:00Comment on va chercher ce sourcing ?
04:02Parce qu'il faut aller dans les lycées, il y a de la reconversion.
04:05C'est quoi les profils de ces femmes ?
04:06On a envie de les découvrir.
04:08Alors, avant de parler des profils,
04:09vous parliez tout à l'heure de l'image un peu d'épinat,
04:11de la sécurité, les gros bras, les muscles, etc.
04:13Ce n'est pas faux, non ?
04:14Non, mais alors, si, c'est faux.
04:16C'est un petit peu faux, quand même.
04:17Voilà, c'est misogyne.
04:18Voilà ce que me dit Sophie Faustique.
04:19Non, c'est un peu caricatural.
04:21Enfin, disons que c'est l'image qu'on en avait,
04:23mais en fait, si on regarde tout à fait objectivement
04:25les métiers de la sécurité,
04:27ce n'est pas du tout ça.
04:28En fait, c'est quoi les métiers de la sécurité ?
04:30Déjà, ils sont très variés, ils sont très divers,
04:32et je vais vous en détailler quelques-uns,
04:33comme ça, vous verrez un petit peu de quoi je parle concrètement.
04:37Mais c'est essentiellement des métiers d'analyse,
04:39des métiers de technique, de technicien,
04:42mais même analyse d'une situation, en fait,
04:45même d'une situation vécue en direct,
04:48pas derrière un écran, forcément.
04:50Donc, c'est des compétences qui sont également partagées
04:53par les hommes et par les femmes.
04:55Ça n'est pas un métier de gros muscles, justement.
04:58Désolée de casser un mythe.
05:01C'est tout l'intérêt de cette émission ?
05:03Oui, ce n'est pas du tout un métier de gros bras.
05:06C'est un métier d'analyse.
05:08On est dans la prévention.
05:10On n'est pas, justement, dans la bagarre.
05:13Ce n'est pas du tout ça.
05:14On est dans la prévention.
05:15C'est pour prévenir la bagarre, justement.
05:16C'est exactement ça.
05:17Donc, en fait, c'est un métier d'analyse de situation,
05:21un métier de technique,
05:22et même, c'est des techniques, par exemple,
05:24de profiling pour assesser une situation.
05:28Donc, rien à voir avec des compétences
05:32qui ne seraient que masculines.
05:33Et c'est aussi une manière d'accueillir un nouveau public
05:36pour casser cette image du gros bras
05:38qui fait de la musculation toute la journée.
05:40Exactement.
05:41C'est bien ça, l'idée.
05:42Exactement.
05:42Et donc, des femmes entendent ce discours-là.
05:44Oui.
05:45Et quand elles sont chez nous,
05:46elles se sentent à l'aise,
05:49puisque, justement, on fait appel à leurs compétences.
05:52Et leur intelligence.
05:53Et leur intelligence.
05:54Vous avez évoqué ce sujet-là.
05:55Leur sens de l'analyse,
05:56leur capacité à, justement,
05:58faire retomber des situations
06:01qui, potentiellement, peuvent escalader.
06:04Donc, non.
06:05Nous, on a la conviction, évidemment,
06:06que les femmes ont toute leur place
06:08dans le milieu de la sécurité privée.
06:10Si on regarde un petit peu les différents métiers,
06:13donc, vous allez voir qu'on est très loin
06:14de métiers, j'allais dire, gros bras.
06:17Donc, il y a la sécurité humaine.
06:19Vous m'en voulez.
06:19Tu n'auras jamais dû dire gros bras.
06:20Je déconstruis au fur et à mesure.
06:21Je n'aurai jamais dû dire gros bras.
06:22Donc, c'est la sécurité humaine, bien évidemment.
06:27Donc, là, vous avez des agents de sécurité,
06:29des agents de sûreté, la prévention incendie.
06:31Mais vous avez aussi la surveillance,
06:34l'installation de matériel de surveillance électronique.
06:39Dans ma maison ou sur des sites d'entreprise.
06:42Exactement.
06:43Alors, Securitas est sur le B2B.
06:45Donc, a priori, ce n'est pas votre maison,
06:47mais c'est plutôt votre entreprise, le studio, etc.
06:50Il y a une relation client, il y a de l'installation technique.
06:52Exactement.
06:53De la maintenance.
06:54C'est aussi de la télésurveillance
06:56et tous les services à distance.
06:58Ça va être, par exemple, vous savez,
07:00les bracelets anti-rapprochement.
07:03Mais c'est aussi de la formation.
07:06Vous pouvez très bien solliciter Securitas
07:08pour former vos collaborateurs à être secouristes du travail
07:11ou à tout un tas de compétences propres à la sécurité.
07:17Je vous repose la question,
07:18parce que c'est intéressant aussi,
07:19pas d'avoir le portrait robot,
07:21mais ces femmes,
07:22c'est des femmes qui ont plutôt 20 ans,
07:23c'est des femmes qui ont déjà eu une première partie de carrière
07:26et qui décident de basculer vers ces nouveaux métiers.
07:29Qui sont celles qui se lancent dans cette palette de métiers ?
07:32Puisqu'on voit bien que ce n'est pas un métier de gros bras.
07:34N'en parlons plus.
07:35Mais qui sont ces femmes ?
07:37Alors, il y a vraiment de tout.
07:39Et c'est ça qui est intéressant, je trouve, dans la sécurité,
07:42c'est que c'est encore un métier
07:43que vous pouvez apprendre dans une entreprise
07:45et dans lequel vous pouvez progresser.
07:49C'était le cas, par exemple, de la grande distribution
07:51il y a des années,
07:51où vous pouviez faire toute votre carrière,
07:53vous pouviez progresser, etc.
07:54C'est un tout petit peu moins vrai maintenant.
07:57Mais dans la sécurité, ça reste encore très vrai.
07:59Donc, on a des jeunes femmes qui sortent, j'allais dire, du lycée.
08:03Elles ont 18 ans, elles cherchent un métier,
08:05Elles ont le bac, elles ont un bac pro.
08:07Exactement.
08:08Mais vous avez aussi beaucoup de femmes qui sont en reconversion.
08:12Et moi, je cite toujours cet exemple-là,
08:15de se dire, vous avez aussi des femmes
08:16qui ont passé les premières années en étant femmes au foyer,
08:20qui sont un petit peu exclues du marché de l'emploi,
08:24parce qu'on vous demande toujours
08:25qu'est-ce que vous avez fait avant,
08:26c'est quoi votre expérience, etc.
08:27Votre secteur permet de réintégrer ce profil de femmes ?
08:29Et nous, on permet absolument de réintégrer ces types de profils,
08:32puisqu'on a une école de formation chez Securitas,
08:36où pendant votre formation, qui est en alternance,
08:38on vous embauche en CDI,
08:40et on vous apprend un métier.
08:42C'est des centaines d'heures de formation.
08:44Donc, vous êtes une vraie alternance,
08:46à moitié à l'école, chez nous, mais à l'école.
08:48Et sur le terrain ?
08:49À moitié sur le terrain.
08:50Donc, vous remettez sur les rails des femmes
08:57qui, pour le coup, comme vous dites,
08:58n'avaient le sentiment d'avoir rien fait de leur carrière,
09:01si ce n'est élevé leurs enfants, qui est un métier.
09:02C'est ça.
09:03Et là, vous redonnez un second souffle à la carrière de ces femmes.
09:07Exactement.
09:08Et elles n'ont peut-être pas de métier,
09:10en tout cas, ce n'est pas reconnu comme un métier,
09:11mais en tout cas, elles ont développé des dizaines de compétences,
09:14gérer des conflits, organiser des agendas,
09:18voilà, et puis, si ça les intéresse,
09:23et nous, ce qu'on essaie d'axer aussi dans notre communication,
09:26c'est qu'on fait un métier d'intérêt public.
09:30J'allais dire, dans ce continuum de la sécurité,
09:34vous avez l'armée sur l'extérieur,
09:38vous avez la police, la gendarmerie,
09:39et vous avez ensuite toute la sécurité privée.
09:42Oui, vous oubliez la police municipale,
09:44vous savez, qui commence à prendre des pouvoirs plus importants encore.
09:47C'est vrai, c'est vrai.
09:47Et en complément, vous avez la sécurité privée.
09:50Et en complément, vous avez la sécurité privée.
09:52On n'ouvrira pas le débat de l'armement de certains métiers de la sécurité privée,
09:56qui est un vrai sujet porté par vos métiers,
09:58femmes ou hommes d'ailleurs.
09:59Pareil, c'est comme la police,
10:00les femmes sont armées dans la police comme les hommes.
10:03Non, mais je veux dire par là,
10:04je vais vous leur faire faire des missions,
10:05parfois à haut risque,
10:07qu'elles soient des femmes ou des hommes,
10:08sans avoir les moyens que peut avoir une police nationale,
10:11voire une police municipale.
10:12C'est un vrai sujet.
10:13Oui, à ceci près quand même que la police agit sur,
10:18j'allais dire, les domaines publics, sur le domaine public.
10:22Vous, c'est les espaces privés.
10:23Les espaces privés, exactement.
10:26Et pas avec les mêmes missions.
10:28C'est-à-dire qu'on n'a pas la mission du maintien de l'ordre,
10:31on a la mission de la prévention et de la protection des biens et des personnes,
10:37donc des clients de nos clients, des salariés de nos clients par exemple.
10:41Juste un ou deux chiffres, puisque c'est intéressant.
10:43Le pourcentage, parce qu'en préparant l'émission,
10:46je voyais que dès 2023, vous aviez déjà et vous portiez ce discours,
10:49vous, votre entreprise et tous les acteurs de l'entreprise.
10:52Vous en êtes où là ?
10:52De l'intégration de ces femmes,
10:54de celles qui sont entrées dans votre centre de formation,
10:56et de celles qui sont aujourd'hui sur le terrain.
10:59Alors, on est à peu près à 15% de femmes dans la sécurité privée,
11:04chez Securitas.
11:05Encore une fois, on va dire tous les encadrants supports,
11:08les métiers sièges, la question ne se pose plus.
11:11On est à 50%, c'est 50-50.
11:13D'accord.
11:13Donc, c'est vraiment pas un sujet…
11:14Non, l'enjeu, c'était les métiers de la sécurité.
11:16Exactement.
11:16C'est vraiment pas un sujet de société, de notre entreprise.
11:20C'est vraiment un sujet qui est beaucoup plus culturel.
11:24Il faut changer les mentalités.
11:25La police et la gendarmerie l'ont fait.
11:28Aujourd'hui, vous avez 30% de femmes dans la police, par exemple.
11:31Enfin, quand je dis aujourd'hui,
11:32c'est même des stades qui remontent à il y a quelques années.
11:34Je n'ai pas les toutes dernières.
11:35Ça a beaucoup progressé.
11:36Et ça progresse à chaque fois beaucoup.
11:38Gendarmes aussi.
11:39Gendarmes également.
11:41On voit, en fait, c'est l'application de politiques publiques.
11:44Mais vous avez une institution, la police,
11:47qui décline une politique publique.
11:50Parce qu'il fait Securitas, de cette manière.
11:52Ils déclinent une politique, un engagement.
11:55Exactement.
11:56Mais en fait, dans la sécurité privée,
11:58c'est pour ça que ça progresse moins vite que dans les institutions.
12:01C'est parce que c'est un milieu qui est extrêmement éclaté, atomisé.
12:06Vous avez 13 000 sociétés de sécurité.
12:10Très petite, pour certains.
12:11Donc, en fait, on ne pourra pas les agréger comme ça
12:15pour déployer une politique unique, comme le fait la police.
12:18Donc, on le fait société par société.
12:20Donc, Securitas le fait avec beaucoup d'engagement, évidemment.
12:24Un mot, parce qu'on parle beaucoup des seniors.
12:26Vous avez vu la ministre du Travail lance un grand plan Senior Plus.
12:29L'enjeu des seniors, vous parliez des multiples compétences.
12:32C'est aussi une cible, parce que ça peut être aussi des femmes de plus de 50 ans
12:35qui auraient envie, ou est-ce que, par rapport à l'âge,
12:38on est un peu freiné dans les missions de sécurité ou pas ?
12:42Alors, oui et non.
12:46Je vais dire théoriquement non.
12:47Mais dans la pratique, alors je dis théoriquement non,
12:49on a beaucoup de salariés qui sont au-delà de 60 ans,
12:53pour plusieurs raisons.
12:55D'abord parce que certains ont commencé leur carrière tard.
12:57Et du coup, avant d'acquérir tous les trimestres et leurs droits à la retraite,
13:03ils continuent à travailler tard.
13:05Donc, c'est un métier où c'est possible,
13:06puisque nous, on le prouve tous les jours.
13:09Après, et notamment pour ceux qui font de la surveillance humaine,
13:14c'est un enjeu, c'est des vacations de 12 heures.
13:18C'est physique.
13:20Exactement.
13:20Donc, à partir d'un certain âge,
13:23soit ça peut être physique, soit on n'a plus envie de ça,
13:25on a envie d'organiser sa vie personnelle autrement.
13:31Donc, il y a quand même cet enjeu-là.
13:34Mais c'est possible.
13:35Ça dépend vraiment de chacun.
13:37Il nous reste une minute.
13:38Oui.
13:39Vous, vous êtes fière du chemin parcouru justement sur ces femmes,
13:42parce qu'on vous sent, au-delà de l'importance
13:44et de l'obligation que vous avez à être là,
13:46on vous sent très engagée sur ce sujet.
13:49Très engagée.
13:50Alors moi, je suis une DRH hyper engagée sur le sujet,
13:54de façon très claire.
13:55C'est une conviction, c'est une conviction personnelle.
13:57Et pour être tout à fait honnête,
13:59moi, j'ai quitté mon entreprise précédente
14:01parce que j'ai été appelée par Securitas
14:03sur justement cette modernisation culturelle de l'entreprise.
14:08Et cette modernisation culturelle,
14:10elle va passer par la féminisation de ces métiers,
14:12entre autres, mais notamment par ça.
14:15Et c'est là-dessus qu'on fera la différence.
14:16Donc c'est fini les gros bras, fini les journalistes
14:19qui disent des choses comme ça.
14:21Donc ça veut dire que vous êtes au milieu du guet 15% aujourd'hui.
14:24Et l'objectif, c'est quoi ?
14:26Alors à très court terme, 20%.
14:28Et là, il faut qu'on arrive vraiment à cranter très, très vite.
14:31Voilà.
14:31On a plein d'actions, je pourrais revenir pour en parler.
14:34Le lycée, la présence, aller parler.
14:35Exactement.
14:35Vous montrer, venir en plateau.
14:37Des rôles modèles, raconter des belles histoires,
14:41des vraies belles histoires.
14:42Et donner envie d'entrer dans la carrière
14:44parce que c'est un secteur pénurique
14:46et on a vu une variété de métiers absolument incroyables.
14:50Exactement.
14:50Merci Sophie Postic d'être venue nous transmettre
14:53votre engagement et votre passion aussi
14:55pour ce métier à la fois de DRH
14:57et rester aux communications en sein de Sécuritas France
14:59mais aussi votre mission
15:00parce que c'est une véritable mission
15:01de féminiser votre entreprise.
15:04C'était un vrai plaisir de partager ce moment.
15:06On tourne une page, ces fenêtres sur l'emploi.
15:07J'accueille mon invité tout de suite.
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