00:00Emmanuel Macron, hier soir, il a exclu de démissionner.
00:02Il a dit qu'il exercera ses fonctions jusqu'à la dernière minute.
00:05Qu'en dites-vous ?
00:07– C'est le choix du Président de la République.
00:09Nous n'avons pas interféré dans sa décision.
00:12S'il souhaite se maintenir, s'il souhaite démissionner…
00:15– Donc vous, vous n'appelez pas à sa démission ?
00:16– Non, on n'appelle pas à sa démission.
00:17Nous constatons et nous rappelons qu'il a dans sa boîte à outils,
00:22pour reprendre une formule hollandienne,
00:24trois leviers pour résoudre une crise politique.
00:27Il y en a un qu'il a actionné,
00:28c'était la dissolution de l'Assemblée nationale.
00:30Il a le référendum qu'il n'a jamais voulu actionner.
00:33Et puis il a aussi la démission qui avait été actionnée
00:36par le général de Gaulle en 1969.
00:37– Sans lui demander quoi que ce soit,
00:39est-ce que vous pensez qu'il serait plus sain aujourd'hui,
00:42considérant le contexte politique qu'il démissionne ?
00:46– La situation politique est bloquée, j'allais dire depuis quelques mois,
00:50mais surtout depuis 7 ans.
00:51Ça fait 7 ans que nous enchaînons les crises économiques, sociales,
00:56que notre pays part à la dérive.
00:59M. Macron, effectivement, a une lourde responsabilité
01:03personnelle et politique dans cette situation.
01:05– Qu'est-ce que vous pensez ?
01:06Son départ assainirait la situation politique ?
01:08– Mais c'est à lui de prendre, encore une fois, cette décision.
01:12– Il doit avoir un avis sur la question.
01:14– Ce n'est pas à nous de l'orienter.
01:15Écoutez, s'il part demain, je ne vais pas pleurer.
01:18Et je pense que des millions de Français ne vont pas pleurer.
01:21Pour autant, c'est la décision souveraine du Président de la République.
Commentaires