00:00Face à ces nouvelles successives, je le dis ici, nous avons agi dès que nous avons su et dès que nous avons pu.
00:10Et je crois que le ministre Bruno Le Maire y est revenu amplement ce matin.
00:14D'abord avec le décret d'annulation que vous connaissez au mois de février pour tenir compte de la baisse notamment des prévisions de recettes.
00:22Un décret d'annulation de plus de 10 milliards d'euros, on l'a dit, qui est une décision exceptionnelle par son ampleur,
00:29mais qui répondait aussi au caractère exceptionnel de la perte de recettes constatée.
00:33Et donc avec Gabriel Attal et Bruno Le Maire, nous avons pris cette décision d'annuler 10 milliards d'euros dans l'ensemble des dépenses de l'État.
00:42Et nous avons, avec Bruno Le Maire, lancé une mission de l'Inspection générale des finances pour comprendre comment nous avions perdu plus de 20 milliards d'euros en 2023,
00:52avec un impact 2024. Ce rapport a été lancé au printemps. Il a rendu ses conclusions au mois de juillet et il met bien en évidence d'abord la mécanique du travail interdirectionnel.
01:05Il redit que pour 80% de cet écart de recettes, ce n'était pas anticipable, reprenant d'une certaine manière l'analyse qui avait été faite par le Haut conseil aux finances publiques,
01:15qui, je le dis, au moment du projet de loi de fin de gestion notamment, avait dit que les hypothèses de recettes étaient plausibles et formule un certain nombre de recommandations
01:25pour améliorer – et cela me semble absolument indispensable – les estimations de recettes dans la modélisation post-Covid, post-crise,
01:35où l'on voit d'ailleurs que d'autres pays rencontrent les mêmes difficultés, l'Allemagne encore tout récemment, sur les estimations de ses recettes.
01:42Puis au moment du programme de stabilité, nous avons poursuivi la mise en œuvre d'un plan de redressement pour maintenir notre objectif, là qui a été refixé,
01:51à 5,1% du déficit public, en annonçant 10 milliards supplémentaires d'efforts, avec notamment entre 7 et 8 milliards sur les dépenses de l'État, 3 milliards de recettes supplémentaires,
02:05c'est la taxation des rentes et les rachats d'actions, et une série de mesures dites réglementaires, essentiellement dans le champ de la sécurité sociale,
02:15tout cela pour tenir l'objectif de déficit public. Ce plan de redressement des finances publiques, et donc de tenir notre objectif de déficit public,
02:26il a été interrompu par la tenue des élections et le fait que nous ayons basculé en gestion des affaires courantes, vous l'avez dit Monsieur le Président,
02:37puis en devenant ministre des missionnaires.
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