00:00Qu'en est-il de la situation des stocks, des récoltes ? On entend parler d'inondations en Australie, de sécheresse en Argentine.
00:15Sur les inondations en Australie, c'est dans un état qui produit à peu près le moins de céréales.
00:22Ce n'est pas du tout une région céréalière. Et encore, les récoltes étaient faites.
00:26L'Australie fait une bonne récolte, qui permettra un bon niveau d'export, notamment par rapport à l'année dernière.
00:32De ce côté-là, les prévisions qui ont été données jusque-là seront maintenues, peut-être avec une petite révision sur le rapport de l'USDA cet après-midi.
00:40Mais on est sur des chiffres qui permettent une bonne exportation.
00:43Du côté de l'Argentine, la sécheresse va peut-être plus jouer sur le maïs que sur le blé, où là, on a plutôt de très bonnes perspectives d'export.
00:51Les bilans donnés montrent plus de 9 millions de tonnes de capacité d'export, ce qui reste donc très bien.
00:57L'hémisphère sud montre plutôt une tendance à l'apaisement sur les fondamentaux, puisque une bonne capacité de production et d'export est constatée.
01:07Très bien. Et d'une manière plus générale, au niveau mondial, comment se portent les stocks sur les marchés ? Est-ce qu'ils expliquent en partie des prix aussi importants ?
01:15Ça, c'est une question très difficile, puisque une grande partie des stocks est dans les pays acheteurs.
01:20La plus grande partie, à une exception près, c'est que les États-Unis ont un stock assez élevé.
01:26On parle de blé.
01:27On parle bien de blé. Et dans ce cas-là, les États-Unis ont une capacité de fournir le marché au-delà de l'Europe, qui a montré sa capacité, à une capacité tout à fait réelle.
01:41Le stock sur consommation aux États-Unis est beaucoup plus élevé qu'en Europe, ce qui fait qu'ils ont une capacité à provisionner le marché où il n'y aurait pas de stock.
01:54Donc les stocks sont très compliqués, puisqu'on a une vision plus incertaine des stocks en Chine et en Inde.
02:03Mais ces pays ne sont pas non plus massivement aux achats.
02:06De toute façon, leur état est neutre par rapport au marché mondial tel qu'il se passe actuellement, c'est-à-dire sur la Méditerranée.
02:12D'accord. Donc les raisons d'une nervosité sur les marchés ne viennent pas de cet état de stock ?
02:17Non, non. Je pense que les raisons... Enfin après, on peut tout envisager.
02:21Je crois que les grands fondamentaux de la récolte future ont déjà été intégrés par le marché à terme sur la nouvelle récolte, c'est-à-dire les problèmes russes, peut-être sécheresse américaine.
02:33Je pense qu'il y a une situation politique qui, comme toujours, est un peu tendue.
02:37Et dès qu'il y a un peu d'incertitude politique, il y a aussi un peu de nervosité sur les marchés.
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