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  • il y a 2 ans
Avec Sylvie Pierre-Brossolette, présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.

Retrouvez Muriel Reus, tous les dimanches à 8h10 pour sa chronique "La force de l'engagement" sur Sud Radio.

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##LA_FORCE_DE_L_ENGAGEMENT-2023-10-22##

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News
Transcription
00:00 AGP, Association d'assurés engagés et responsables présente
00:05 Sud Radio, le grand matin week-end, la force de l'engagement, Muriel Reus.
00:10 Bonjour Muriel. Bonjour Jean-Marie.
00:12 S'engager contre la porno-criminalité, c'est la thématique que vous avez choisie aujourd'hui
00:17 et que vous allez aborder dans quelques minutes avec votre invitée qu'on accueille avec plaisir.
00:20 Nous serons avec Sylvie-Pierre Brossolette, présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.
00:26 S'engager contre la porno-criminalité, c'est une cause ô combien d'actualité Muriel ?
00:30 Oui, parce que se taire sur ce sujet serait de la plus haute immoralité.
00:33 Après un an et demi de travail, le Haut Conseil à l'égalité vient de publier un rapport d'envergure
00:38 sur les violences faites aux femmes dans l'industrie pornographique.
00:41 Ce rapport dresse un constat sans appel.
00:43 Sur les dizaines de millions de contenus en ligne, 90% des contenus pornographiques
00:47 présentent des actes non simulés de violences physiques, sexuelles ou verbales entre les femmes.
00:51 Dans ces millions de vidéos en ligne, les femmes sont caricaturées des pires stéréotypes sexistes et racistes,
00:57 sont humiliées, objectifiées, déshumanisées, violentées, torturées.
01:02 Elles subissent des traitements contraires à la dignité et à la loi française.
01:06 Dans ces contenus, les femmes sont réelles, les actes sexuels et de violences sont réels,
01:10 la souffrance est réelle, souvent parfaitement visible et érotisée.
01:14 En France, 14 millions de personnes adultes se sont rendues au moins une fois sur un site pornographique.
01:19 3,8 millions s'y rendent quotidiennement, 75% sont des hommes.
01:24 Ils sont adultes. On pourrait considérer que ça les regarde.
01:28 Sauf à questionner ses utilisateurs sur le regard qu'ils portent sur les droits des femmes.
01:32 Là où il ne s'agit plus de questionner mais d'interdire, c'est sur la question des mineurs
01:36 qui en toute liberté et sans contrainte subissent ces images qui leur sont présentées
01:41 comme une sexualité fun, cool, une activité récréative sans conséquence.
01:46 En France, 2,3 millions de mineurs en moyenne chaque mois regardent des contenus pornographiques.
01:51 Cette exposition des mineurs à la pornographie s'est massifiée et intervient de plus en plus tôt.
01:56 Ils expérimentent ces images à partir de 10 ans pour les garçons,
01:59 parfois involontairement dans leur foyer ou sur internet, parfois forcés.
02:03 À partir de 13 ans, leur consommation devient régulière.
02:06 Pour les garçons de 16 ans, leur consommation mensuelle rejoint ou dépasse celle des hommes majeurs.
02:11 Cette courbe, loin de s'implichir, devient croissante comme si tout cela était une normalité.
02:16 Alors, allons-nous longtemps accepter que toute une nouvelle génération
02:20 se construise avec ses références sexuelles, cette banalisation des violences sexuelles,
02:25 ces images dégradantes des femmes qui conduisent 42% des garçons à penser que les filles apprécient les agressions sexuelles ?
02:32 Le porno, ce n'est pas un objet de plaisanterie.
02:34 La pornographie doit sortir de la zone de non-droit dans laquelle elle évolue.
02:38 C'est la mise en danger de toute une génération d'adolescents.
02:41 - On en parle avec votre invitée. Bonjour Sylvie Pierre-Brosolette.
02:44 - Bonjour.
02:45 - Bienvenue à vous sur Sud Radio. Vous êtes présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.
02:49 Vous êtes l'invitée de Muriel Rehus.
02:51 - Bonjour Sylvie. Il y a quelques jours, vous avez publié ce rapport, très attendu.
02:56 Vous avez travaillé pendant un peu d'un an et demi.
02:59 En le lisant, j'ai été un peu surprise et en même temps, je l'ai compris, mais un peu surprise par l'avertissement.
03:05 Vous dites que toutes les personnes qui ont travaillé sur ce rapport ont été éprouvées par le caractère hors normes de ce qu'elles ont examiné.
03:12 Pourquoi est-ce que vous avez ressenti la nécessité de préciser cela ?
03:16 - Parce que la lecture de ce rapport est également pénible.
03:19 En travaillant sur le sujet, comme vous le dites, depuis un an et demi,
03:23 nous avons visionné des séquences diffusées actuellement de pornographie
03:30 et constaté des scènes de violence extrême, des pratiques terriblement gênantes à regarder,
03:37 où les femmes sont massacrées.
03:39 Donc, à la fois pour travailler le rapport, visionner les scènes nécessaires pour tirer nos conclusions
03:47 et en rendre compte par écrit, ça a été très pénible.
03:51 Et nous avertissons le lecteur d'ailleurs que certaines descriptions peuvent gêner des âmes sensibles.
03:58 Donc c'est un travail qui était salutaire,
04:02 puisqu'il nous a permis largement de convaincre par l'accueil fait à ce rapport
04:09 qui a le mérite, même si c'est dérangeant, d'être cru avec un U accent circonflexe, de même que cru CRU.
04:18 Donc les scènes sont terribles, ont été difficiles à regarder, mais au moins ça fait un rapport vrai.
04:27 - Vous dites d'ailleurs que la pornographie ce n'est pas du cinéma.
04:31 La réalité de ces contenus que les professionnels de cette industrie qualifient d'illibérations sexuelles
04:36 montre tellement de violence physique et sexuelle à l'égard des femmes,
04:40 qu'est-ce qu'on peut faire ? Comment est-ce qu'on peut réagir face à ça ?
04:44 - Il faut dénoncer les séquences illégales, les pratiques violentes qui sont monnaie courante dans la pornographie,
04:53 qui massacrent les femmes à but lucratif, il n'y a pas d'autre mot,
04:59 sont des pratiques qui portent atteinte à l'intégrité du corps humain.
05:05 Est-ce que je dois vous en citer une ou deux ? La pire peut-être, attention chers auditeurs et auditrices,
05:11 âme sensible s'abstenir, mais le prolapse est donc une pratique où on a tellement pénétré sexuellement
05:21 par l'anus ou le vagin ou par la gorge une femme, que ses organes ressortent par tous les orifices.
05:29 C'est absolument abominable, insoutenable à regarder.
05:32 Ça vous donne une idée de pourquoi nous étions gênés pour faire ce rapport,
05:39 gênés au sens physique du terme, pas gênés moralement.
05:43 Au contraire, il fallait que nous disions ces vérités pour que le monde entier
05:48 prenne conscience du niveau de violence qui avait atteint la pornographie.
05:52 Quel est le problème ? On se dit "la pornographie, l'enfant bien".
05:55 D'ailleurs nous ne cherchons pas à l'interdire, il n'est pas question d'interdire la pornographie.
05:59 Nous voulons mettre fin aux scènes illégales de violence.
06:02 Le code pénal en France réprime la violence, les atteintes à l'intégrité corporelle des êtres humains.
06:09 Et donc, puisque nous constatons qu'il y a ces atteintes, nous disons "stop".
06:14 D'ailleurs Jean-Noël Barrault, ministre délégué à la transition numérique et des télécommunications,
06:18 propose une nouvelle loi permettant à l'Arkone de pouvoir bloquer ses sites porno,
06:22 sans passer par une procédure judiciaire. Vous y croyez ? C'est une bonne chose ?
06:26 Non. Alors ça c'est une chose pour protéger les mineurs.
06:30 Il y a la pornographie et ses scènes de violence, où nous demandons des mesures spécifiques
06:35 de retrait des séquences par Pharos, la plateforme administrative du ministère de l'Intérieur.
06:41 Et pour ce qui est de la protection des mineurs, une nouvelle loi confie à l'Arkone
06:47 le soin à la fois de fournir un référentiel technique pour que les sites puissent l'installer
06:54 pour que les mineurs n'aient pas accès à leurs images, point 1.
06:58 Nous ne sommes pas d'accord avec ça, parce que nous pensons qu'il va y avoir des recours
07:03 immédiatement contre ce référentiel fourni par l'Arkone.
07:06 Mais point 2, on prévoit que l'Arkone, sans passer par le stade justice,
07:11 puisse fermer les sites qui ne respecteraient pas cette obligation.
07:15 Nous pensons que c'est une bonne chose, parce que ça ira plus vite.
07:19 La dernière expérience tirée de la loi de 2020, où l'Arkone se contentait de mettre en demeure
07:25 et de constater qu'il n'y avait pas cette mise en place d'un système protégeant les mineurs
07:30 pour ensuite déférer à la justice, on a été au bout de 3 ans de procédure,
07:35 et il n'y avait toujours rien de concret.
07:38 Donc c'est vrai que ce serait plus commode que ce soit l'Arkone qui,
07:41 ayant constaté l'absence de procédure, dise "ça suffit".
07:44 Alors cette consommation des mineurs, on en a parlé tout à l'heure dans l'édito,
07:48 elle est absolument démentielle, catastrophique dirais-je.
07:52 Une étude d'ailleurs réalisée aux Etats-Unis estime que 90% des 8-16 ans
07:57 ont déjà regardé de la pornographie.
07:59 Comment vous expliquez cette consommation du porno par des enfants aussi jeunes,
08:04 c'est très adolescent ?
08:06 Il y a deux raisons principales, d'abord le développement de la distribution,
08:10 la diffusion de smartphones, maintenant de plus en plus jeunes,
08:13 on a ces instruments en main, et deuxièmement la diffusion sur ces réseaux
08:18 et ces smartphones de la pornographie en vente libre, c'est open bar.
08:23 Toutes les images les pires, les plus violentes, qui choquent même jusqu'au majeur,
08:28 sont totalement accessibles aux mineurs, avec des conséquences effroyables,
08:34 ces mineurs sont marqués à vie par des spectacles qui ont tendance à faire
08:41 de la violence une norme, des relations sexuelles agressives une norme,
08:45 et comme ils n'ont pas par ailleurs l'éducation sexuelle à l'école,
08:48 alors que ça fait 22 ans qu'une loi oblige depuis le primaire jusqu'à la terminale
08:52 à avoir au moins trois séances par an d'éducation sexuelle,
08:55 et que ce n'est pas prodigué, que l'éducation sexuelle est hors la loi,
08:58 eh bien où voulez-vous que les jeunes aillent se renseigner ?
09:01 Ils ne sont pas renseignés par l'éducation, les parents ne sont pas toujours
09:05 à la hauteur de cette tâche-là, donc évidemment, ils ont un smartphone en main,
09:08 ils ont le porno comme éducation sexuelle, c'est l'école du crime,
09:12 l'école des violences sexuelles, l'école de la violence.
09:15 Et du coup, on s'étonnera après que les féminicides augmentent,
09:19 que les agressions sexuelles augmentent, et que les jeunes n'aillent pas bien.
09:22 Regardez ce qui se passe sur le porno et régulons-le.
09:26 Ça a été notre demande, puisqu'il y avait un projet de loi de régulation du numérique
09:30 en ce moment en débat au Parlement, qu'on y ajoute les propositions du HCE
09:34 concernant la régulation du porno.
09:39 Il faut évidemment que les scènes de violence d'atteinte à l'intégrité des personnes
09:45 soient supprimées d'Internet.
09:48 - Alors soyons clairs, ils y vont librement parce qu'on ne leur demande pas leur âge.
09:52 Il n'y a aucun procédé de contrôle de leur âge, de leur majorité, de leur minorité,
09:57 enfin, c'est en libre accès.
09:59 - Oui, c'est en libre accès, mais toutes les tentatives jusqu'ici pour mettre au point
10:03 un système technique pour les empêcher d'accéder ont échoué,
10:07 que ce soit en Angleterre, en Australie, même aux États-Unis.
10:10 Ils ont échoué de deux manières, techniquement parce qu'on trouve toujours
10:13 une parade de contournement, et pratiquement parce que,
10:17 si on ne regarde pas sur son smartphone, on regardera sur celui de son grand frère
10:20 ou de son cousin.
10:22 Quand un gosse veut regarder quelque chose qui est interdit,
10:24 il débrouille toujours pour le regarder.
10:26 Bien sûr, ça diminuerait la quantité regardée que de mettre un système
10:31 de blocage efficace, mais encore, faut-il le trouver.
10:34 Et puis qu'il n'y ait pas des recours contre le système en question,
10:37 parce que l'industrie pornographique s'y connaît très bien,
10:40 elle a des batteries d'avocats et beaucoup de milliards y consacrés
10:43 pour faire des recours contre toute mesure qui handicaperait leur diffusion.
10:47 - Alors, il y a évidemment les mineurs dont on vient de parler,
10:50 il y a toutes ces images extrêmement dégradantes des femmes,
10:53 violentes, inacceptables, et puis il y a aussi tous ces millions
10:56 de contenus amateurs mis en ligne avec des femmes qui sont filmées
10:59 en exploitant leur vulnérabilité, leur précarité,
11:02 et évidemment sans leur consentement, en toute inégalité.
11:05 Est-ce que les victimes, par exemple, pourraient obtenir le retrait des vidéos,
11:09 où là aussi c'est mission impossible ?
11:11 - Non, c'est ce que nous proposons, et d'ailleurs ça a été voté
11:14 par un amendement à la loi de régulation du numérique par les députés,
11:17 que je remercie, le retrait immédiat, à la moindre demande,
11:22 d'une femme qui serait victime de la diffusion de ces images non consenties,
11:26 que ce soit sous la forme de "revenge porn", de vidéos volées,
11:31 d'activités intimes qui n'avaient rien à y faire,
11:34 et que ce soit d'ailleurs des vidéos volées ou des vidéos consenties
11:40 au départ, entre guillemets, pour certaines "actrices" également
11:45 dans l'industrie pornographique, il faut évidemment accéder à leur demande
11:50 que, dès qu'elle le demande, ces vidéos soient retirées.
11:55 Et donc là aussi, Pharoz a un rôle à jouer.
11:57 - Alors justement, Pharoz, parlez-nous de Pharoz.
11:59 Vous avez fait un test inédit avec Pharoz,
12:01 qui est la plateforme gouvernementale de signalement des contenus illicites
12:04 sur Internet, qui dépend du ministère de l'Intérieur.
12:07 Vous avez fait un test, et ce test il a donné quoi comme résultat ?
12:09 - Nous avons soumis, en juin dernier, sous ma signature d'ailleurs,
12:12 35 signalements, la moitié de séquences pédopornographiques,
12:16 la moitié de scènes de torture et de barbarie,
12:19 et aucune séquence n'a été retirée à la suite de ces signalements.
12:24 La pédopornographie, ça s'explique en partie parce que Pharoz,
12:29 dont c'est pourtant la mission, a des critères très restrictifs
12:34 pour retirer les images. Si une mineure présente des signes
12:42 de prépuberté, eh bien on sait jamais, ça peut être majeur.
12:45 Alors surtout, on n'y touche pas, on ne risque pas d'avoir
12:47 une procédure judiciaire en se trompant et en supprimant une image
12:51 qui ne devrait pas l'être. Donc beaucoup, évidemment,
12:54 de scènes de pédopornographie comme ça passent à l'as.
12:57 Enfin, au contraire, continuent d'être diffusées.
13:01 Et puis sur les scènes de torture et de barbarie,
13:04 c'est simplement pas leur mission.
13:06 C'est la preuve parneuve qu'il faut faire quelque chose.
13:09 Donc nous, nous disons qu'il faut qu'il y ait une troisième compétence
13:12 à Pharoz qui enlève de l'Internet les scènes de torture et de barbarie
13:17 parce qu'elles sont illégales. Et pour ce qui est de la pédopornographie,
13:20 il faut mieux écrire le code pénal concernant ces séquences.
13:24 Il suffit qu'une jeune actrice ait l'apparence d'une mineure
13:29 pour qu'elle soit considérée comme mineure,
13:31 quel que soit l'âge réel de l'actrice, entre guillemets, une fois de plus.
13:35 Vous pensez que ce rapport va changer les choses chez Pharoz ?
13:38 Que le ministère va intervenir ? Va peut-être rajouter ces personnes,
13:42 ces espères que vous souhaitez ?
13:43 Je pense qu'en tout cas, plus rien ne peut être comme avant.
13:46 La représentation nationale a pris conscience,
13:49 ça a été un gros choc de la dimension du problème.
13:53 La preuve, elle a voté des amendements contre le gouvernement
13:57 pour aller plus loin que ce que le gouvernement avait décidé d'aller
14:00 d'ores et déjà dans ce projet de loi.
14:02 Un groupe de travail a été confié à la ministre du droit des femmes,
14:06 Bérangère Couillard, pour traiter le problème à l'issue du vote
14:10 de ce projet de loi, pour que justement on trouve une solution
14:14 pour que Pharoz puisse efficacement œuvrer à la fois
14:18 dans le contrôle de la pédopornographie et dans le contrôle
14:22 des images violentes insupportables.
14:25 Donc j'ai bon espoir qu'on fasse quelque chose.
14:27 On ne peut plus dire "on ne savait pas", on ne peut plus dire
14:30 "mais c'était du porno, c'est la liberté sexuelle, c'est la liberté de la création".
14:34 Non, ce sont des violences qu'il faut sanctionner comme telles.
14:37 Et est-ce que, alors en ce moment, il y a des procès en cours en France,
14:41 parce que de la production à la diffusion des vidéos pornographiques,
14:45 c'est un véritable système d'exploitation sexuelle à l'échelle industrielle
14:50 qui s'est mis en place à l'étranger et en France,
14:52 mais en France il y a des procès en cours, les femmes victimes réclament justice.
14:57 Est-ce que la France peut-elle, peut-être un pays précurseur
15:01 dans cette lutte contre la porno-criminalité ?
15:04 Je pense que c'est possible, de même que nous avons été précurseurs
15:07 en ce qui concerne le numérique pour la taxation des GAFA,
15:10 nous pouvons être précurseurs dans la régulation d'Internet
15:15 parce que tout passe par là, la pornographie et les violences
15:18 et la pédopornographie passent par Internet.
15:21 Donc il suffit, si je puis dire, de réguler Internet
15:25 et de faire régner un peu d'ordre là où on tolère des violences totalement illégales.
15:31 On sait le faire pour le terrorisme, on sait le faire théoriquement pour la pédopornographie,
15:37 on doit pouvoir savoir le faire pour les violences faites aux femmes,
15:39 il suffit de le décider.
15:41 Ça veut dire qu'il y ait une volonté gouvernementale, parlementaire,
15:46 et ce serait bien que la France montre l'exemple,
15:49 ça inciterait les voisins européens et au niveau européen
15:53 de décider d'une loi commune de ce point de vue,
15:57 et ça peut être du coup un exemple pour le monde.
15:59 Je pense que là vraiment, on est à un tournant,
16:02 que ça n'est plus possible, que ces femmes massacrées,
16:05 ça n'est plus admissible dans le monde développé d'aujourd'hui
16:08 et qu'il faut faire quelque chose.
16:09 Je pense que l'Europe va finir par réagir également.
16:12 En tout cas, vous, vous avez fait quelque chose,
16:14 le HEE a fait quelque chose et ce rapport fera date, j'en suis certaine.
16:17 Je vous remercie beaucoup Sylvie.
16:18 Merci à vous.
16:19 Merci à vous Sylvie Pierre-Boursolet.
16:20 Je rappelle que vous êtes la présidente du Haut Conseil à l'égalité
16:23 entre les femmes et les hommes.
16:24 Merci d'être passée par Sud Radio.
16:26 Merci à vous Muriel.
16:27 Merci à vous.
16:28 On vous retrouve dimanche prochain.
16:29 A dimanche.
16:30 Sud Radio, le grand matin week-end.
16:32 La force de l'engagement.
16:34 Muriel Reus.
16:35 Avec AGP, Association d'Assurés Engagées et Responsables.
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