00:00 J'ai renoncé au soleil, à la lumière du jour, pour un environnement froid et humide.
00:26 Je m'appelle Vilma, je suis née à Pékin, j'ai 28 ans et maintenant je vis sous terre.
00:39 Comme Vilma, guide touristique, plus d'un million de Chinois vivent dans les sous-sols de Pékin, terrés comme des rats.
00:48 La tribu des rats, c'est sur internet que j'ai appris ce terme. Je crois que c'est de l'ironie.
01:00 Mais en fait, c'est humiliant, négatif.
01:06 Ici, à Pékin, les salaires sont bas. En moyenne, tu vas gagner entre 500 et 600 euros par mois.
01:25 Tu ne peux pas te permettre de payer un loyer de ce montant. Donc, tu n'as pas d'autre choix que d'habiter dans un sous-sol.
01:34 Ces sous-sols, pour beaucoup, des abris anti-aériens, construits à partir des années 60-70, au plus fort de la tension entre la Chine et l'ex-URSS.
01:45 Chaque immeuble de Pékin, encore aujourd'hui, a l'obligation d'en être équipé.
01:51 Une ville dans la ville, louée en temps de paix par l'Etat, à des gestionnaires privés.
01:57 Des loueurs devenus au fil des ans de véritables marchands de sommeil.
02:02 Que pensent tes parents du fait que tu vis là-dessous ?
02:05 Ils ne savent pas. Ils savent que j'habite quelque part en ville, mais ils ne savent pas que c'est sous terre.
02:12 Entrez.
02:24 Ça, c'est ma valise.
02:26 Ici, des petits poèmes que j'ai collés au mur.
02:30 Ce sont mes affaires.
02:33 Et ici, c'est là où je dors.
02:35 Parfois, je m'assieds ici, dans cette sorte de canapé que j'ai fait moi-même.
02:40 Quelques minutes à peine après avoir accompagné Vilma sous terre, dans le couloir, une caméra de surveillance nous repère.
02:48 Manifestement, notre présence dérange.
02:51 Partez, partez.
02:54 Oui, oui, oui, je le rédis.
02:56 Alors, faites-les partir.
02:58 Hop, hop.
03:00 Un business peu glorieux pour les loueurs, une surpopulation que le régime préfère cacher.
03:06 Question d'image.
03:08 À Pékin, vivent près de 22 millions d'habitants.
03:13 Depuis 20 ans, la croissance économique est vertigineuse.
03:17 Un miracle économique à marche forcée qui atteint aujourd'hui ses limites.
03:21 Enquêter sur la tribu des rats n'est pas chose facile.
03:26 Pour mieux comprendre le phénomène, nous essayons de louer nous-mêmes une chambre dans les sous-sols de cet immeuble.
03:32 Nous sommes dans un quartier étudiant.
03:35 Nous tournons en caméra cachée.
03:40 Un agent de nettoyage nous fait la visite.
03:45 Sans surprise, les chambres sont minuscules et insalubres.
03:50 Combien ça coûte ?
03:54 150 euros pour le mois.
03:56 Il faut rajouter 28 euros de caution.
04:00 Combien de temps on peut louer ici ?
04:02 Tu peux louer aussi longtemps que tu veux.
04:05 C'est à toi qu'on paye ou à quelqu'un d'autre ?
04:08 Non, c'est à quelqu'un d'autre.
04:11 C'est lui qui te fera un reçu.
04:14 Vous avez d'autres chambres ?
04:15 Oui, on va aller voir.
04:17 On est à quel sous-sol ici ?
04:22 Au deuxième sous-sol.
04:23 Il y en a d'autres ?
04:24 Oui.
04:25 Il y a beaucoup de personnes qui vivent ici ?
04:31 Oui, beaucoup. Il y a environ 200 personnes par étage.
04:35 Ici, plus de 600 personnes s'entassent sur trois niveaux en sous-sol.
04:40 Des murs décrépits, des matelas usés, mais aussi des installations modernes étonnantes,
04:46 comme ces salles de bain communes.
04:51 Ça, c'est l'eau chaude.
04:53 Et ça, c'est l'eau froide.
04:56 Une carte coûte 10 euros, dont 3 euros de caution.
05:03 Quand tu rends la carte, on te rend les 3 euros.
05:07 Tu l'utilises, et quand il n'y a plus d'argent, tu peux la recharger.
05:11 Marché conclu, nous louons une chambre pour un mois.
05:19 Ici, pas de contrat, pas de formalité compliquée.
05:22 Écris ton nom et ton pays, ça suffira.
05:28 Garde précieusement ce reçu.
05:31 C'est avec ce reçu qu'on pourra te rendre la caution de 28 euros.
05:34 Le gérant, lui aussi, vit sous terre avec son fils.
05:37 Vous êtes le gardien ou le patron, ici ?
05:40 Ceux qui gèrent les appartements au-dessus, ce sont mes amis.
05:46 Ses amis, en règle générale, le syndic ou le promoteur immobilier responsable de la résidence.
05:52 Pour l'équivalent de 150 euros, notre chambre, la voici.
05:58 6 mètres carrés d'inconfort, d'air vicié et de saleté repoussante.
06:03 Le lot commun de centaines de milliers de Chinois.
06:06 Retour en surface.
06:14 Paradoxalement, c'est à l'air libre mais pollué de Pékin qu'on appréhende le mieux le phénomène de la tribu des rats.
06:20 Li Bin conduit son taxi dans les embouteillages 10 heures par jour.
06:28 L'évolution de la capitale chinoise et de sa population, il en est le témoin privilégié depuis 8 ans.
06:42 Impossible de faire ce travail si on n'est pas patient.
06:45 La ville est en perpétuel mouvement. Il y a des embouteillages à toute heure.
06:51 Il y a une cinquantaine d'années, la population de Pékin n'était que de 6 millions d'habitants.
07:03 Aujourd'hui, nous sommes environ 22 millions.
07:11 La population a augmenté et a dépassé ce que la ville est capable de supporter.
07:17 On peut dire qu'il y a trop de gens. Il n'y a plus beaucoup de terrain.
07:23 Par là, ce sont des bureaux, pas des résidences.
07:29 Le prix de la terre est trop haut, donc les prix des appartements s'en ressentent.
07:36 Aujourd'hui, l'agglomération pékinoise s'étend sur une superficie 8 fois plus importante que le Grand Paris.
07:42 Une ville tentaculaire et un gigantesque bassin d'emploi pour les Chinois venus des 4 coins du pays.
07:49 Il y a de plus en plus de provinciaux, ce qui fait que la ville est de plus en plus congestionnée.
07:55 Avant, les chambres souterraines étaient bon marché.
08:05 Les provinciaux qui venaient travailler y habitaient.
08:07 L'économie, c'est comme ça.
08:09 Si tu vis en banlieue, tu peux habiter dans un bel appartement.
08:12 Mais si tu dois venir en centre-ville pour travailler,
08:15 le temps que tu passes dans les transports double ou triple avec les embouteillages qu'il y a à Pékin.
08:20 Alors que si tu habites en sous-sol, tu peux aller au travail en 10 minutes.
08:25 Habiter en sous-sol pour pas cher, proche de son lieu de travail,
08:34 c'est le choix qu'a fait Xiao Chang.
08:36 Ce jeune homme de 26 ans est barman depuis un an dans un café chic du centre-ville.
08:41 Comme des milliers d'autres provinciaux, il a quitté son village à 1 200 km au sud de Pékin
08:56 pour venir y tenter sa chance.
08:59 Le village de Pékin
09:03 Je vais prendre du porc et des légumes, s'il vous plaît.
09:13 Vous le voulez comment ? Pas trop épicé ?
09:15 Oui, c'est ça.
09:24 On est des paysans normaux, comme beaucoup.
09:28 Mes parents élèvent des poulets à la campagne.
09:32 Ils en ont plus de 2 000.
09:37 Ah, merci.
09:44 Tu veux faire comme tes parents ?
09:52 Oui, mais pas des poulets.
09:54 Quand je rentrerai chez moi, je vais élever des lapins.
09:58 Et puis des oies aussi.
10:00 Dans la ville de Wuchi, j'ai travaillé pendant 3 ans dans une usine textile.
10:10 Je faisais des vêtements, un peu à tous les postes,
10:15 des manches ou des tours de taille, par exemple.
10:18 C'était fatigant, mais je l'ai fait.
10:22 De 7h du matin à 22h le soir.
10:26 Et puis j'ai décidé d'arrêter et de venir à Pékin.
10:31 Je suis jeune, j'ai pas d'argent.
10:35 Je me suis dit que c'était le meilleur endroit pour en gagner rapidement.
10:39 Pékin est vraiment le meilleur endroit pour en gagner.
10:42 Est-ce que ça a marché ?
10:45 Il en manque encore, mais je pense que d'ici quelques mois, ce sera bon.
10:50 En venant travailler dans la capitale,
10:59 Xiao Zhang a dû accepter des conditions de vie difficiles,
11:02 mais aussi le regard des Pékinois.
11:04 Comme un étranger dans son propre pays.
11:13 Tu as l'impression que ta province et Pékin, c'est un peu comme deux pays différents ?
11:17 Oui, c'est tout à fait ça.
11:20 Les Pékinois détestent les provinciaux.
11:23 Partout où tu vas, c'est la même chose.
11:26 Le mode de vie est vraiment différent de chez moi.
11:29 Par exemple, la langue.
11:31 Ici, tu dois parler le mandarin, alors que chez moi, on parle le dialecte.
11:36 C'est un peu comme un autre pays.
11:40 Par exemple, la langue, c'est un peu comme un autre pays.
11:43 En tout cas, c'est ce que je ressens. C'est du mépris.
11:47 C'est du mépris.
11:49 [Musique]
11:52 [Musique]
12:20 Payé à peine 210 euros par mois, Xiao économise le moindre yène.
12:25 C'est son employeur qui lui paye une chambre en sous-sol.
12:29 Ici, c'est la loge du gardien.
12:36 C'est la salle de bain.
12:38 C'est bien.
12:53 C'est chez moi.
13:04 Il y a deux lits dans ma chambre.
13:06 Mon coloc dort là et moi ici.
13:08 Ici, on a un fil pour accrocher nos vêtements.
13:11 On a la télé, mais on ne la regarde pas.
13:16 On regarde tout sur nos téléphones, en fait.
13:19 Ici, c'est nos produits d'hygiène.
13:25 On met tout ça là.
13:27 Regarde sur le plan. La chambre 15, elle est ici.
13:30 C'est la mienne.
13:32 Comment tu te sens ici ?
13:34 Ça va.
13:36 Quand je suis arrivé au début, je n'avais pas l'habitude.
13:38 Mais avec le temps, je m'y suis fait.
13:41 Mon premier sentiment, en fait, quand je suis arrivé, c'est que je trouvais l'endroit très sombre.
13:49 Il faut allumer la lumière tout le temps, même en journée.
13:54 Tu ne vois pas le jour si tu ne sors pas de chez toi.
13:57 Tu ne sais jamais si c'est le jour ou la nuit.
14:01 En plus, c'est très humide.
14:03 Si tu habites longtemps ici, ça peut impacter ta santé.
14:05 En tout cas, moi, je n'ai pas vraiment envie de vivre ici trop longtemps.
14:12 Tous les jours, je pense à déménager.
14:18 C'est vraiment pas terrible comme endroit, mais je n'ai pas le choix.
14:24 Je me donne comme limite le nouvel an chinois.
14:28 Après ça, je ne reviendrai plus jamais à Pékin.
14:30 En nous parlant, Xiao Cheng a pris des risques.
14:40 Le propriétaire ne voudra peut-être pas qu'on le filme.
14:44 A la sortie de son abri de fortune, le gardien des sous-sols le prend à partie.
14:54 Sois pas trop bavard.
14:56 Oui, oui, je sais, on ne fait rien de mal.
14:58 Tu es trop con, je vais te dénoncer.
15:01 Mais il ne filme que moi.
15:06 Je m'en fous, tu vas voir.
15:08 Aux dernières nouvelles, Xiao Cheng n'a pas été inquiété.
15:13 Le gardien des sous-sols a été arrêté.
15:23 Précarité sociale, précarité économique, le prix à payer dans la Chine d'aujourd'hui pour qui veut réussir.
15:33 Des caves aux galeries d'art, de l'obscurité à la lumière, c'est le parcours de Wang Su, 32 ans.
15:41 Ici, c'est mon magasin.
15:47 Je vends du mobilier danois des années 50 et 60.
15:52 Les affaires marchent de mieux en mieux.
15:54 Nous avons de plus en plus de produits et notre stock s'agrandit.
16:00 Les meubles que je vends sont à la mode depuis 3 ans environ.
16:13 Le niveau de vie des Chinois a considérablement augmenté.
16:17 La raison principale de cette hausse du niveau de vie, c'est l'immobilier.
16:22 Par exemple, beaucoup de gens ont acheté un appartement qui valait 70 000 euros et qui vaut aujourd'hui 10 000 euros.
16:32 Beaucoup se sont enrichis grâce à ça.
16:35 Niché au cœur d'un quartier en vogue, le business de Wang Su est aujourd'hui florissant.
16:42 Pourtant, le trentenaire branché a connu des jours bien plus difficiles.
16:48 Il a été enregistré en 1936.
16:52 Il a été élu président de la Chine en 1936.
16:57 Pourtant, le trentenaire branché a connu des jours bien plus difficiles.
17:02 Quand j'ai fini mes études universitaires, ma mère est décédée.
17:13 Mon père et moi, nous n'avions que 1 400 euros d'économie en tout et pour tout.
17:19 J'ai donc cherché du travail.
17:23 A l'époque, je confectionnais des oreillers pour 210 euros par mois.
17:27 Je ne pouvais pas louer d'appartement trop cher.
17:32 Donc j'ai vécu en sous-sol.
17:35 J'ai vécu comme ça pendant environ un an.
17:39 Et j'ai changé trois fois d'endroit.
17:42 Je commençais à 8 heures ou 9 heures et je travaillais jusqu'à 22 heures en cas d'heure supplémentaire.
17:51 Et en cas de déplacement encore plus, je ne dormais que 3 heures par nuit.
17:55 J'ai alors décidé de me mettre à mon propre compte.
17:59 Tant qu'à passer 10 heures par jour à travailler, je me suis dit que je pouvais gagner plus.
18:03 En travaillant pour moi au lieu d'être employé.
18:06 Je savais que c'était un moment difficile à passer, mais que les efforts finiraient par payer.
18:12 Non loin du quartier chic où il a implanté sa boutique,
18:18 Lou accepte de revenir sur les lieux où il a habité dans sa jeunesse.
18:21 Il faut rentrer par la porte de derrière ?
18:24 Mais au milieu de ces résidences standardisées, difficile de s'y retrouver.
18:29 C'est pas ça.
18:32 À l'ouest du carrefour ?
18:35 D'accord, d'accord.
18:40 Étonnamment, j'ai oublié où c'était.
18:44 Pourtant, je me souviens que je passais par la sortie, à l'arrière du carrefour, pour rentrer chez moi.
18:48 Mais ma femme me dit que c'est là-bas.
18:51 Ça doit être cet immeuble.
18:59 J'ai vécu là environ 3 ou 4 mois.
19:02 Il me semble que le loyer me coûtait entre 40 et 55 euros par mois.
19:07 Bon, alors comment on rentrait à l'intérieur déjà ?
19:11 Bonjour, excusez-moi, le souterrain ?
19:13 On ne peut plus passer.
19:16 Il n'y a plus personne ?
19:19 Il n'y a plus personne.
19:22 Tout le monde est parti ?
19:25 Oui.
19:28 Surprise pour Wang Su, les sous-sols qu'il habitait sont désormais condamnés.
19:33 Et ce n'est pas un cas isolé.
19:37 Régulièrement, la télévision chinoise relaie des opérations d'évacuation ciblées, comme ici en novembre dernier.
19:43 Notre journaliste a suivi les huissiers de justice du tribunal de Haïtiane dans les souterrains de trois bâtiments de la résidence Bissanli.
19:51 En effet, ces souterrains sont utilisés de manière illégale, ce qui comporte de nombreux risques.
19:57 Dans le souterrain du bâtiment numéro 5, à la fois sombre et humide, logent plusieurs dizaines de familles.
20:06 On vient pour vous déloger. On va sortir vos affaires.
20:10 À grand renfort d'unités de police, l'état chinois veut montrer qu'il prend à bras le corps le problème des sous-sols péquinois.
20:19 La situation ne peut plus durer.
20:24 Ici, il y a des chambres de 2 à 3 mètres carrés. Il n'y a pas de sortie de secours.
20:29 Si ça prend feu, si un incendie se déclenche, impossible de sortir.
20:35 C'est un grand problème.
20:37 Retour avec Wang Su. Le marchand d'art a enfin retrouvé l'entrée du sous-sol où il a habité plus jeune.
20:46 Regarde. Ils ont clairement prévenu tout le monde que c'était la fin des sous-sols.
20:55 C'est écrit "Vous devez avoir quitté les lieux avant le 31 décembre".
21:00 C'est complètement détruit ici.
21:02 Oui, on casse tout.
21:05 Quand est-ce que vous avez commencé à tout détruire ?
21:08 On ne sait pas trop.
21:11 Je vais faire un tour. J'habitais ici avant.
21:14 Tu habitais ici en quelle année ?
21:18 C'était il y a un bout de temps.
21:21 C'était en 2006.
21:26 Je descends voir.
21:28 Ce genre de chambre n'est pas trop mal, parce qu'au moins, il y a une fenêtre.
21:44 Et qu'on peut voir un peu le ciel.
21:47 Tu te souviens de l'emprisonnement ?
21:53 Non, absolument pas.
21:55 Parce que si tu vas dans les sous-sols, tu t'apercevras que c'est comme ça.
22:01 Il y a plein de virages, donc forcément, je ne m'en souviens pas.
22:06 Je vais t'expliquer une chose.
22:09 Chaque personne qui arrive change le papier peint pour que ça fasse plus propre.
22:13 Parce que les murs sont très vite sales ici.
22:17 Chacun recouvre un peu de l'intérieur.
22:21 Chacun recouvre le précédent papier.
22:24 Je ne sais même plus combien j'en ai acheté, moi.
22:28 Oh, putain !
22:37 À cet endroit, on se brossait les dents.
22:42 Tout le monde y faisait la queue avant d'aller travailler.
22:46 Toilette !
22:49 Toilette !
22:51 Qu'est-ce que ça te fait de revenir ici ?
23:01 Je ne ressens rien de particulier.
23:04 Ça fait une dizaine d'années que je n'étais pas venu.
23:07 Le temps passe vite.
23:10 Voilà ce que je ressens.
23:13 Et puis, c'est ce que je ressens.
23:16 Ça fait plus de dix ans que je ne pensais pas.
23:19 Tu sais pourquoi ils ne veulent pas que les gens habitent en sous-sol ?
23:31 En fait, habiter sous terre n'est pas si dangereux.
23:36 C'est parce qu'il y a trop d'habitants à Pékin.
23:39 La mairie veut réduire le nombre de provinciaux.
23:42 Pour ça, ils ont plusieurs solutions.
23:45 Et fermer les sous-sols, ça fonctionne plutôt bien.
23:48 Avec les expulsions menées par les autorités,
23:52 certains provinciaux sont repartis ou vont repartir.
23:55 Mais d'autres ont déjà trouvé la parade.
23:58 Après les sous-sols, beaucoup d'habitants ont désormais investi les balcons.
24:02 Les races adaptent toujours.
24:05 La fin de la surpopulation de Pékin n'est pas pour demain.
24:08 Sous-titrage Société Radio-Canada
24:11 ...
24:15 (Générique)
Commentaires