00:00 C'est assez rare pour être souligné,
00:02 toute la majorité municipale d'Anne Hidalgo part rassembler à Paris.
00:07 Socialistes, écologistes et communistes
00:09 peuvent espérer passer de 7 à 8 sièges
00:11 sur les 12 places de sénateurs en jeu,
00:14 mais pas question de le crier trop fort.
00:16 Le rassemblement n'a pas qu'un objectif arithmétique,
00:19 il a aussi un objectif politique.
00:21 Yann Brossat pour le PCF ou encore Yannick Jadot pour les écologistes
00:25 feront à coup sûr leur entrée au palais du Luxembourg
00:28 et EELV pourrait même envoyer 3 élus au Sénat si le 8e siège est conquis,
00:34 mais c'est bien un combat commun qui est porté.
00:36 C'est gagnant-gagnant le rassemblement.
00:39 Dans d'autres départements, les Verts vont soutenir des listes
00:43 conduites par des socialistes qui grâce à cela seront élus.
00:46 Donc l'objectif c'était vraiment de faire progresser la gauche au Sénat.
00:50 L'ancien candidat à la présidentielle écologiste
00:53 passerait ainsi du Parlement européen au Sénat
00:56 pour y prolonger ses combats.
00:57 J'ai travaillé 14 ans sur les lois européennes,
01:00 notamment en matière d'environnement.
01:02 Je sais combien et vous savez combien la France est en retard.
01:05 Moi je veux contribuer dans le cadre législatif
01:08 à faire en sorte que les lois françaises
01:10 soient au moins à la hauteur des lois européennes.
01:12 Si la gauche part confiante, c'est qu'en face,
01:15 la droite parisienne perpétue la tradition de la division.
01:18 Aux Grandes Dames de Catherine Dumas,
01:21 sénatrice sortante et tête de liste officielle des Républicains,
01:25 qui a bien du mal à l'expliquer aux grands électeurs.
01:28 Mais il n'y a pas d'autres listes j'espère ?
01:30 Si, si, malheureusement, il y a quelques aventures personnelles.
01:33 Encore ?
01:34 Eh oui.
01:35 Elle est accompagnée en deuxième position du ténor du Barreau
01:38 et maire du 16e arrondissement, Francis Spiner.
01:42 Un choix qui ne fait pas l'unanimité chez les élus et les grands électeurs.
01:46 Mais pour elle, il n'y a pas débat.
01:48 Elle dirige la seule liste digne de ce nom.
01:50 En fait, il y a des aventures personnelles,
01:53 quelques amateurs aussi.
01:55 Quand je vois comment sont composées les listes
01:58 de mes concurrents, comme vous dites,
02:00 franchement je me pose des questions.
02:01 Je suis la seule à avoir des élus sur sa liste.
02:04 Elle vise trois sièges pour sa liste,
02:06 mais elle est fortement concurrencée,
02:07 notamment par Agnès Évraine,
02:09 eurodéputée, présidente de la Fédération LR parisienne,
02:13 qui n'a pas apprécié que le 15e arrondissement
02:15 dont elle est l'élue soit mis de côté.
02:18 Notre liste de rassemblements et d'ouvertures,
02:20 soutenues d'ailleurs par le maire du 15e, Philippe Goujon,
02:23 et également Hervé Morin,
02:24 qui est le président du parti centriste,
02:26 permettra donc au 15e arrondissement,
02:28 le plus peuplé de Paris, d'être représentée au Sénat.
02:32 Elle est normalement assurée d'obtenir assez de voix
02:34 pour être élue 16 conseillers de Paris de droite,
02:37 ayant soutenu sa candidature.
02:39 Et malgré les pressions, elle est allée au bout de sa démarche.
02:43 Alors aujourd'hui, c'est un moment clé
02:45 de la campagne sénatoriale puisqu'il s'agit de faire valider,
02:49 par la préfecture, les documents de campagne.
02:52 Alors là, vous voyez, c'est la profession de foi
02:54 et puis le bulletin de vote.
02:55 Un troisième bulletin de vote sera à la disposition
02:57 des grands électeurs de droite, Pierre Charon,
03:00 élu depuis 2011, mais exclu de la liste officielle,
03:03 ayant décidé de repartir au combat.
03:06 Ce jour-là, il a rendez-vous avec sa deuxième de liste,
03:09 une novice en politique.
03:10 Bonjour Pauline.
03:11 Bonjour Pierre, comment ça va ?
03:13 Très bien, merci.
03:15 Pauline Desroulettes s'est fait connaître
03:17 pour son combat pour la sécurité routière.
03:19 Elle qui a perdu une jambe, renversée par une personne âgée
03:23 qui n'avait plus la capacité de conduire.
03:26 À ses côtés, Pierre Charon mène une campagne médiatique
03:29 et tire à vue sur les choix de sa famille politique.
03:31 On m'a fait une… enfin, parlons français,
03:36 une petite saloperie.
03:37 Je ne vais pas l'accepter.
03:39 Je ne l'avais pas acceptée à l'époque de Nicolas Sarkozy,
03:41 je ne vais pas l'accepter de Madame Untel ou de M. Retailleau.
03:44 Il y a un tarif, c'est tout, ils le paieront le 24.
03:47 Ce sarkoziste historique, qui revendique aussi
03:50 quelques soutiens dans la majorité présidentielle,
03:52 espère emmener avec lui sa coliste hier au Sénat.
03:55 Ça a été pour moi la pépite que je cherchais
03:57 pour booster cette liste et attaquer le deuxième siège,
04:00 ce que nous faisons ardemment tous les deux.
04:03 Si Pierre Charon joue l'ambivalence vis-à-vis
04:05 de la majorité présidentielle,
04:06 il n'y a officiellement qu'un seul candidat du camp macroniste.
04:10 Julien Bargeton espère sauver le seul siège parisien
04:13 du mouvement présidentiel.
04:15 Il est légitime qu'à Paris, sur 12 sénateurs,
04:17 il y ait un sénateur de la majorité présidentielle
04:20 au regard de ce que représente ce mouvement politique
04:23 dans la capitale et donc je me bats.
04:25 Sur sa liste, il a pris soin de réunir des élus
04:28 du parti d'Edouard Philippe-Horizon
04:29 et du modem de François Bayrou,
04:31 mais il aura besoin d'aller chercher des voix
04:33 au-delà de sa seule famille politique.
04:35 Je pense que c'est important de s'adresser
04:36 aux 2881 grands électeurs, pour leur dire,
04:39 à chacun aussi, parler à d'autres que vous connaissez.
04:42 Nous, on dit "personne n'est propriétaire des voix".
04:44 Je veux dire, ces 2881 électeurs, ils votent dans l'isoloir.
04:47 2881 grands électeurs parisiens qui, par leur vote,
04:51 désigneront donc 12 élus, la capitale étant la circonscription
04:55 électorale avec le plus de représentants
04:57 au palais du Luxembourg.
04:59 [Musique]
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