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  • il y a 3 ans
Avec Sophie Bauer, présidente du syndicat des médecins libéraux depuis décembre 2022 (8200 adhérents, créé en 1981) et chirurgienne thoracique et vasculaire en clinique privée à Melun en Seine et Marne (77) et Philippe Besset, président de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France et pharmacien à Limoux (Aude).
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##LE_PETIT_DEJ_DE_L_ACTU-2023-08-21##

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Transcription
00:00 c'est une dette record de la sécurité sociale, le gouvernement veut faire des économies à tout prix.
00:04 La santé n'y échappera pas avec les patients qui devront mettre la main à la poche,
00:08 comme le doublement de la franchise sur les médicaments et la participation forfaitaire sur les consultations.
00:13 La question qu'on vous pose ce matin, les patients doivent-ils être davantage mis à contribution sur le prix de la consultation et des médicaments
00:19 pour réduire le déficit de l'assurance maladie ?
00:22 Donc continuez de réagir et témoigner 0 800 26 300 300
00:25 ou nos réseaux sociaux comptent sur vous. Pour nous éclairer ce matin on reçoit Sophie Boer,
00:29 présidente du syndicat des médecins libéraux, chirurgienne thoracique et vasculaire en clinique privée à Melun en Seine-et-Marne,
00:35 et Philippe Bessette, président de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France,
00:40 pharmacien à Limoux dans l'Aude. Bonjour.
00:42 Bonjour à vous deux et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio pour débattre
00:48 de ce sujet qui fait énormément réagir avec notamment nos auditeurs.
00:54 On leur donnera la parole dans quelques instants. 0 800 26 300 300.
00:59 Docteur Sophie Boer, déjà tout simplement mettre à contribution les Français sur le prix de la consultation médicale
01:05 comme sur la question des boîtes de médicaments selon vous, est-ce que c'est une bonne chose ou pas ?
01:09 Écoutez, si ça peut responsabiliser un peu certains patients,
01:14 je vous rappelle quand même qu'il y a des patients qui investissent 330 euros par mois
01:18 dans les cigarettes de façon à se rendre malade.
01:23 Donc si on les fait payer un petit peu plus, c'est vraiment dû à un petit peu plus
01:28 leur boîte de médicaments ou leur consultation médicale, peut-être que ça les fera réfléchir
01:33 avant d'avoir certains comportements dont on sait quand même qu'ils participent grandement
01:40 à les rendre malades et en particulier pour les maladies chroniques.
01:45 Sachant qu'en plus, pour le moment, la France est quand même le pays où le reste à charge des ménages
01:51 est le plus faible de tous les pays, l'OCDE, c'est des pays qui comprennent l'Europe et toute l'Amérique du Nord,
01:58 entre autres. Donc on peut discuter effectivement d'augmenter un petit peu leur reste à charge.
02:03 Pour vous, ce n'est pas forcément une mauvaise chose en termes de responsabilisation,
02:06 mais oui, je vous laisse continuer, Docteur Sophie Boer.
02:09 Oui, ce qui n'empêche qu'en fait, ça ne réglera pas le problème.
02:15 Le problème est de changer de paradigme et d'aller sur un investissement sur la santé
02:19 et non de continuer à se comporter comme si la santé était uniquement quelque chose qui coûte.
02:26 Alors, il faut le savoir avant de donner la parole dans un instant à Philippe Bessé, Docteur Sophie Boer,
02:32 les Français ne le savent pas forcément, mais il y a déjà une contribution sur la consultation médicale
02:37 ou même sur la boîte de médicaments, c'est quelque chose qui existe déjà, ça fonctionne comment ?
02:42 Alors, ça fonctionne en fait lorsque les patients ont un remboursement,
02:47 il y a une retenue sur ce remboursement au niveau du remboursement.
02:51 Alors, c'est plus problématique pour un certain nombre de patients qui ne payent rien
02:57 et qui n'ont jamais de remboursement parce que si à un moment quelconque,
03:00 ils sont amenés à perdre leur CMU pour une raison quelconque,
03:06 ils peuvent se retrouver avec effectivement une petite somme qui est prélevée
03:12 sur les remboursements éventuels ensuite, voire la sécurité sociale peut leur demander
03:19 éventuellement une somme qui s'accumule pendant un certain nombre d'années,
03:23 ça arrive à une de mes patientes et là, ça peut être beaucoup plus problématique
03:26 que d'augmenter comme ça ponctuellement au fur et à mesure.
03:32 Philippe Bessé, je rappelle, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France,
03:36 pharmacien du côté de Limoux, dans l'Aude, on parle sur cette piste envisagée par le gouvernement
03:43 de doubler en 2024 la franchise sur les médicaments ainsi que la participation forfaitaire
03:48 sur la consultation. Concernant les médicaments, on passerait pour la boîte en gros de 50 centimes à 1 euro.
03:54 C'est une piste là-dessus envisagée par le gouvernement qui vous inquiète ou pas ?
03:59 Écoutez, l'enfer est dans les détails sur ce sujet. Il faut savoir, et le docteur Bauer l'a dit,
04:04 il n'y a pas d'argent magique, on a besoin de financement pour notre santé.
04:08 Donc chaque citoyen, nous, on doit financer notre santé d'une façon ou d'une autre.
04:11 La responsabilisation de chacun est effectivement nécessaire parce qu'il faut que les soins soient
04:18 juste, proportionnés et que l'éducation et la santé permettent un jour, j'espère, d'aller mieux
04:24 et de faire des économies. Pour répondre à votre question, de quoi on parle là ?
04:27 On parle de 15 euros par an par français en réalité. Il y a un plafond de cette franchise qui est à 50 euros
04:34 et il y a énormément de catégories de populations qui sont exemptées.
04:37 Tous les jeunes de moins de 18 ans, les femmes enceintes,
04:42 tous les personnes qui ont la CMU ou la couverture santé solidaire ou l'aide médicale d'État,
04:46 c'est-à-dire tous les patients qui ont une fragilité sociale
04:49 et on ne doit pas compromettre l'accès aux soins avec cette franchise.
04:54 Donc un plafond de 50 euros, une exonération pour les publics fragiles socialement.
04:59 Donc ce que vous nous dites, c'est qu'en gros, si on reste là-dessus, sur ce plafond à 50 euros,
05:04 les conséquences, elles seraient minimes ?
05:06 Les conséquences seront minimes. La direction de la sécurité sociale parle d'une augmentation,
05:12 bon c'est un centaine de millions, donc ça fait peur, ça fait 500 millions d'euros de plus,
05:15 mais en gros, on va passer de 15 euros par français en moyenne, à peut-être 25 par an.
05:25 Le problème que nous avons, c'est de ne pas dépasser la franchise parce qu'on a des patients chroniques.
05:31 Et les patients chroniques, les pauvres, ils sont obligés de prendre des médicaments et des soins tous les mois.
05:37 Et donc pour eux, en fait, c'est une pénalité de 50 euros. Et ils ont déjà cette pénalité de 50 euros.
05:43 Donc il ne faut pas augmenter ce plafond, le reste, ça participe au financement du système,
05:49 d'une manière ou d'une autre, de toute façon, il faut financer le système.
05:51 Parce que dans les discussions, l'augmentation de ce plafond, le basculer peut-être de 50 euros à au-delà, 100 euros, c'est évoqué, c'est envisagé ?
05:58 Oui, la direction de la sécurité sociale a indiqué qu'elle y réfléchissait aussi.
06:03 Là par contre, moi personnellement, j'y suis assez opposé.
06:06 Ou en tout cas, si ça devait être fait, il faudrait exempter les patients à l'infection de longue durée
06:13 parce que là pour le coup, c'est injuste par rapport à des gens qui sont obligatoirement malades
06:19 et donc vont obligatoirement avoir une augmentation de leur reste à charge.
06:25 Dr Sophie Bauer, sur ce que dit à l'instant Philippe Besset, finalement, les premières victimes, ce ne seraient pas ces malades,
06:31 justement, qui sont victimes en l'occurrence de maladies chroniques et qui n'y peuvent rien
06:36 et qui, finalement, sur une telle mesure, seraient bien handicapés d'une certaine manière.
06:45 Alors c'est sûr que ça cible davantage, mathématiquement si on peut dire, des patients sur le long boite de médicaments et tous les mois, forcément.
06:56 Forcément, ce sont les patients qui vont le sentir le plus sur le plan économique, si on peut dire.
07:02 Pour ce qui est de la consultation médicale, ce qui serait bien, c'est que cette franchise,
07:06 elle soit prélevée dès que les gens prennent rendez-vous pour éviter aussi les rendez-vous non honorés.
07:12 C'est un vrai souci.
07:15 En fait, les 25 millions de consultations de médecins qui sont perdus par an,
07:19 ça fait quand même l'équivalent de l'activité plein temps de 4000 médecins, alors qu'on en manque.
07:24 Donc ça pourrait être couplé à ce type de dispositif.
07:30 Par contre, effectivement, la répercussion va être plus importante chez les malades chroniques.
07:36 Donc on peut effectivement mettre cet amortisseur qui existe déjà à 50 euros.
07:41 On peut peut-être l'augmenter un tout petit peu à 60, mais c'est clair qu'il ne faut pas aller beaucoup de là.
07:47 Il ne faut pas non plus que les gens puissent plus se soigner, c'est bien évident.
07:51 Mais il faudrait mettre le paquet quand même, passez-moi l'expression,
07:56 vraiment aller sur la prévention de ces maladies chroniques.
08:01 Et on sait tous qu'il y a une bonne partie de ces maladies chroniques qui sont liées quand même à des facteurs de risque,
08:06 comme le tabac, l'alcool, évidemment la prise de drogue.
08:11 On va voir ça de plus en plus dans les années qui viennent.
08:14 En particulier, une maladie psychiatrique peut être déclenchée par la prise de toutes ces drogues
08:20 et aboutir à des maladies psychiatriques chroniques.
08:22 Donc il faut aller vers une prévention.
08:25 Et peut-être qu'on pourrait cibler ces 500 millions d'euros pour faire de la prévention.
08:32 Ce qui n'empêche encore une fois qu'il faut investir dans le système de santé.
08:36 On a été capable de mettre 17 milliards sur des vaccins.
08:40 Je crois qu'il faut continuer à investir dans la santé et arrêter de considérer ça comme un poste de dépense,
08:48 mais plutôt voir ça comme un poste d'investissement sur l'avenir.
08:52 On a su démontrer qu'une consultation par exemple à 50 euros régénérait des fonds sociaux au bout d'un an à un an et demi.
09:01 Donc investir dans le système de santé est une bonne chose qui permet de tirer vers le haut le pays.
09:08 Philippe Besset, c'est peut-être une question naïve,
09:11 mais on a énormément de gâchis aussi sur ces médicaments.
09:14 On va acheter des boîtes, on se retrouve avec des comprimés qu'on n'utilise pas parce qu'il en reste.
09:21 Est-ce que finalement la solution peut-être de basculer de l'achat de boîtes de médicaments
09:28 vers la vente plutôt de médicaments à l'unité, ce ne serait pas une bonne solution ?
09:33 Plus que cette question mise en avant par le gouvernement ici.
09:39 Ça c'est une fausse barbe en fait.
09:41 Pourquoi ?
09:42 Parce que la plupart des médicaments sont pris par des malades chroniques et qu'ils les prennent tous les mois.
09:48 À l'opposé, au lieu de nous demander de les donner par mois,
09:53 on nous demande de les donner pour trois mois, d'avoir des boîtes de 90 comprimés
09:56 pour que les gens n'aient pas à revenir tous les mois,
09:59 et ça aussi ça s'économie d'ailleurs chez le médecin ou chez le pharmacien,
10:04 alors que leur pathologie est équilibrée.
10:06 Donc la plupart des médicaments en France sont pris par,
10:10 et ça c'est important à retenir, par les malades chroniques.
10:12 Ce qu'on fait sur la dispensation à l'unité,
10:14 et on est en train de le faire, c'est sur les antibiotiques,
10:18 notamment pour les pathologies justement aigües, pour les infections,
10:22 parce que là pour le coup il faut donner la juste dose de médicaments.
10:25 Les boîtes sont petites, une boîte de paracétamol il y a 8 comprimés dedans,
10:29 donc on a mis le paquet sur les industriels
10:34 pour qu'ils nous fassent de façon industrielle,
10:38 c'est-à-dire sécuriser des boîtes de comprimés qui soient avec des nombres de comprimés faibles,
10:43 des boîtes de 8, des boîtes de 10.
10:45 Donc c'est sur cette piste là qu'on est, il faut le juste conditionnement,
10:51 et c'est mieux de le faire quand même proprement avec des outils industriels
10:55 que dans le back office de nos officines malheureusement,
11:00 parce qu'on va utiliser beaucoup de temps,
11:05 et on ne pourra pas garantir la même sécurité que ce que font les industriels
11:11 avec des process qualité qui sont bien sûr mis en place,
11:15 et tous les contrôles afférents.
11:17 Donc ça moi je...
11:19 - Donc pour vous c'est un faux débat là-dessus ?
11:21 - En fait c'est un débat, et il a été pris en compte,
11:23 pour les pathologies aiguës, donc pour les antibiotiques c'est fait,
11:27 on a signé une convention qui le met en place,
11:30 et on est très moteur là-dessus,
11:32 et pour les pathologies chroniques c'est une très mauvaise idée,
11:34 parce qu'au contraire il faut que les gens aient chez eux de quoi se soigner
11:39 sans revenir tous les 4 matins chez le médecin ou chez le pharmacien.
11:42 - Philippe Besset, je rappelle, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France,
11:46 pharmacie par ailleurs à Limoux dans l'Aude,
11:48 puis docteur Sophie Bauer, président du syndicat des médecins libéraux,
11:52 et puis chirurgienne thoracique vasculaire clinique privée à Melun en Seine-et-Marne,
11:56 vous restez avec nous, on revient dans un instant sur Sud Radio avec vous,
12:00 0826 300, 300 oui les patients qui vont devoir un peu plus,
12:06 passer à la caisse en l'occurrence,
12:09 l'expression sur les prix des médicaments,
12:12 sur la participation à la consultation médicale,
12:14 votre avis quel qu'il soit, vous nous appelez,
12:16 parlons vrai sur Sud Radio, 0826 300, 300, je vous rappelle le numéro,
12:20 c'est Manu qui vous attend au Standard, à tout de suite.
12:21 - On continue le débat autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2024,
12:26 face à une dette record de la Sécu, le gouvernement veut faire des économies à tout prix,
12:29 la santé n'y échappera pas, avec les patients qui devront mettre la main à la poche,
12:33 comme avec le doublement de la franchise sur les médicaments,
12:36 et la participation forfaitaire sur les consultations.
12:40 - Simple piste pour le moment, on verra ce que ça donne effectivement,
12:44 mais c'est important de le préciser, c'est une des pistes,
12:47 parmi d'autres, on pourra d'ailleurs les évoquer avec nos invités, Marie-Lyne.
12:50 - Les patients doivent-ils être davantage mis à contribution
12:52 sur le prix de la consultation et des médicaments,
12:54 pour réduire le déficit de l'assurance maladie ?
12:56 C'est la question qu'on vous pose ce matin.
12:58 0826 300 300, ou nos réseaux, pour voter et réagir, on compte sur vous.
13:03 Et on retrouve nos invités pour ce débat, Sophie Bauer,
13:05 présidente du Syndicat des médecins libéraux, chirurgiennes, thoraciques et vasculaires
13:09 en clinique privée à Melun en Seine-et-Marne,
13:11 et Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France,
13:15 pharmacien à Limoux dans l'Aude.
13:16 - Oui, docteur Sophie Bauer, on parlait avec vous de la question importante de responsabiliser,
13:23 c'était le mot que vous utilisiez tout à l'heure,
13:25 responsabiliser les Français concernant la santé, leur santé.
13:29 On voit qu'entre 2004 et 2019, je voyais les chiffres,
13:32 la consommation de médicaments par habitant avait baissé de 16% en France.
13:37 Est-ce que ce n'est pas le signe ici, un début de prise de conscience
13:40 à ce sujet-là de la part des Français ?
13:42 - Écoutez, il y a deux solutions.
13:45 Soit il y a une pau-opérisation,
13:47 il y a une deuxième chose,
13:50 c'est que je ne sais pas si dans ces chiffres-là,
13:53 vous comptez tous les médicaments qui autrefois étaient remboursés
13:56 et qui sont maintenant en accès libre,
13:58 et donc que le pharmacien vous propose en boîte non remboursée,
14:03 je pense en particulier à tout ce qui est antihistaminique,
14:05 parce que là par contre, on peut parler de vraies restes à charge,
14:09 puisque quand le patient achète lui-même ses antihistaminiques
14:12 dans une boîte non remboursée, par définition il les paye entièrement.
14:15 Donc il y a ça, je ne sais pas si ça est compté dedans ou pas.
14:19 Maintenant, c'est vrai qu'il y a eu une vraie campagne...
14:21 - En tout cas d'expérience pour vous, je ne sais pas comment vous le sentez.
14:25 - Comment ?
14:26 - Je disais en tout cas de votre expérience,
14:28 je ne sais pas comment vous le sentez, s'il y a une évolution là-dessus.
14:30 Alors paupérisation, effectivement, ou prise de conscience, ou les deux ?
14:35 - Je pense qu'il y a les deux.
14:35 Alors, il y a les deux sur les antibiotiques, ça c'est clair.
14:39 Mon collègue pharmacien en a parlé.
14:43 - Tout à fait.
14:44 - C'est vrai que cette campagne sur les antibiotiques
14:48 sont pas automatiques a quand même fonctionné.
14:50 Les gens ont eu la prise de conscience que s'ils prenaient des antibiotiques
14:53 entre guillemets pour rien, et bien ça augmentait la pression sur les germes.
14:56 Et donc on aboutissait finalement à des bactéries de plus en plus résistantes
15:00 et de plus en plus difficiles à soigner.
15:03 Je crois qu'il y a eu une vraie prise de conscience là-dessus.
15:05 Après, effectivement, la nouvelle génération est moins enclin à prendre des traitements,
15:13 c'est ce qu'on constate aussi dans nos cabinets.
15:15 Ils sont plus tournés vers le développement durable,
15:19 et donc pour certains, prendre des médicaments est considéré comme "polluant",
15:25 alors qu'à quelque part ils en ont vraiment besoin et il faut qu'ils les prennent.
15:29 Donc encore une fois, il y a une éducation à la santé à faire là-dessus.
15:33 C'est vraiment la prise du médicament au bon moment quand il le faut.
15:37 C'est mieux avec une prescription médicale,
15:40 parce que comme ça on est plus sûr de ne pas faire d'erreur que forcément en automédication.
15:45 Et pour ce qui est de l'automédication, il y a un rôle quand même majeur du pharmacien
15:49 qui connaît le traitement de base des patients et qui peut leur éviter des grosses erreurs.
15:55 Parce que je rappelle que même un complément alimentaire,
15:57 qui là est entièrement à la charge du patient,
16:00 ça peut compromettre un traitement ou interagir avec un traitement dont le patient a besoin.
16:06 Donc le conseil du pharmacien est très important.
16:09 - On va y revenir justement, on va retrouver...
16:11 - C'est une tendance à aller vers les compléments alimentaires
16:15 qui ne sont pas forcément anodins comme vous le disiez.
16:17 Et voilà.
16:20 - Il y a une question qui se pose là-dessus,
16:22 on va revenir justement, on va redonner la parole dans un instant à Philippe Besset,
16:25 mais d'abord on va au standard puisqu'on a un auditeur qui nous a appelé 0826-300-300, Mariline.
16:29 - Oui, on accueille Laurent de Mérignac qui voulait réagir.
16:31 Bonjour Laurent, bienvenue.
16:33 - Oui, bonjour Laurent.
16:35 - Et bienvenue sur Sud Radio.
16:36 Vous vouliez réagir sur ce sujet en tout cas.
16:39 - Oui, moi aussi.
16:41 - Vous avez envie de réagir en tout cas là-dessus.
16:43 - Moi j'ai plusieurs infections, vous connaissez ça.
16:47 Moi réduire le trouble de la sécu, ce n'est pas quelque chose de nouveau.
16:50 Je pense bien qu'il soit bien creusé avec tout ce qui s'est passé avec le Covid.
16:56 Dans le fait de faire du reste à charge plus important pour les patients,
17:01 ça me pose deux questions.
17:03 La première c'est, est-ce qu'on ne va pas arriver à une santé un peu élitiste
17:07 et pour ça on court un rôle d'argent.
17:09 Il faut bien positionner le curseur pour faire attention à ça.
17:12 Moi j'ai une expérience personnelle avec ma fille qui est,
17:17 elle a 24 ans aujourd'hui mais quand même elle était plus jeune.
17:20 Elle était malade et si on voulait un rendez-vous quand elle souffrait,
17:25 si on voulait un rendez-vous c'était trois semaines à un mois de souffrance
17:28 ou un rendez-vous dès le lendemain en consultation privée payante.
17:32 Donc c'était une santé pour les riches.
17:34 Moi j'avais les moyens, on a fait comme on pouvait, c'était bien.
17:39 Il faut faire attention à ne pas tomber dans ce travers-là.
17:41 Ensuite le deuxième point,
17:45 le deuxième point c'était le trou de la sécu, dedans on a les arrêts maladie.
17:51 Moi je suis un petit patron, je soutiens aussi d'autres patrons
17:57 et on s'interroge toujours quand on a des arrêts de maladie la veille des ponts.
18:01 Sur des trucs comme ça.
18:03 Donc à un moment c'est les IGSS qui payent ça
18:07 et je pense qu'il y a eu un grand débat sur les arrêts de maladie
18:10 qui allaient être contrôlés pour les policiers.
18:12 Je pense que les arrêts de maladie, il faudrait peut-être regarder un petit peu
18:15 parce que j'ai l'impression qu'il y en a qui sont faciles.
18:18 - On va faire agir nos invités effectivement.
18:22 Merci Laurent, vous restez avec nous pour entendre justement la réponse de nos invités.
18:26 D'ailleurs c'est l'une des pistes aussi évoquées par le gouvernement,
18:29 celui de mettre à profit aussi les employeurs sur ces arrêts maladie.
18:34 C'est une question aussi évoquée.
18:36 Philippe Bessé, vous entendiez à l'instant notre auditeur Laurent sur Sud Radio
18:41 qui s'inquiétait lui d'une forme de privatisation de la santé en France,
18:47 voire c'était son mot, d'une santé un peu plus élitiste.
18:51 - Écoutez, moi je suis, je partage, je crois qu'on est tous, tous les Français,
18:55 très attachés à notre système de sécurité sociale,
18:58 hérité de 45 et qui justement est le plus égalitaire au monde.
19:04 Et donc ça c'est quelque chose qu'il nous faut préserver et chérir.
19:08 En ce qui concerne les médicaments, qui est une spécialité qui est ma partie,
19:13 ils sont pris en charge pour tout le monde.
19:16 Et toujours au même prix pour tout le monde.
19:19 Et l'assurance maladie, on a mis en place le tiers payant
19:22 de telle manière à ce qu'il n'y ait pas de...
19:25 que ce soit un dolor pour les patients les plus fragiles, socialement je parle.
19:30 Et évidemment cette franchise pour y revenir,
19:32 elles ne sont pas concernées par ce sujet-là.
19:37 Donc voilà, qu'est-ce qu'il faut faire en fait ?
19:39 Qu'est-ce qu'il faut faire pour préserver ça ?
19:41 Et bien Sophie Eberle l'a dit tout à l'heure,
19:45 c'est la politique de prévention.
19:47 On va mettre en place à partir de...
19:49 Non mais sérieusement, c'est vraiment quelque chose d'important.
19:51 - Bien sûr, bien sûr.
19:52 - A partir d'octobre, on va mettre en place des rendez-vous de prévention
19:56 chez le médecin traitant, chez le pharmacien, chez l'infirmier,
19:59 de telle manière à ce qu'on puisse discuter avec les gens de leur cas personnel,
20:04 faire un plan personnalisé de prévention
20:06 et voir ensemble comment on peut faire pour rester en bonne santé.
20:11 Parce que pour éviter de gâter de l'argent en soins,
20:16 il faut rester en bonne santé.
20:17 Donc ça, 1€,
20:20 des études ont été faites par les experts de médecine du travail là-dessus,
20:26 1€ investi dans la prévention,
20:29 c'est 13€ d'économiser dans le soin.
20:32 Donc c'est 13€ économisé sur les arrêts de travail,
20:34 sur d'autres postes de dépense.
20:38 Donc la prévention c'est majeur, c'est capital,
20:39 et c'est ça qu'il faut qu'on fasse, l'ancien attaque des lotons.
20:43 – Et c'est ce que disait effectivement docteur Sophie Bauer,
20:45 que je remercie infiniment, président du Syndicat des médecins libéraux,
20:48 chirurgienne thoracique-vasculaire en clinique privée à Melun en Seine-et-Marne.
20:52 Merci Sophie Bauer d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
20:55 Pierre Grand, merci aussi à vous.
20:56 Philippe Besset, je rappelle, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France,
21:00 pharmacien par ailleurs à Limoux dans l'Aude.
21:03 Merci à vous deux d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
21:06 Pierre, merci aussi à Laurent, notre auditeur qui était en notre compagnie,
21:09 au 0826 300 300 depuis Mérignac.
21:13 On clôture les votes sur notre question du jour,
21:16 notre compte Twitter @SudRadio et @Marie-Lyne, ça donnait quoi ?
21:18 – Les patients doivent-ils être mis davantage à contribution
21:21 sur le prix de la consultation et des médicaments
21:23 pour réduire le déficit de l'assurance maladie ?
21:24 61% non, c'est une erreur, 27% il y a d'autres solutions.
21:29 Emely qui nous dit, à quand un audit des dépenses de l'État de toutes les dépenses ?
21:33 – Oui, effectivement, il y a aussi à se poser cette question-là.
21:37 Merci, ça sera en tout cas sur un autre débat.
21:39 Merci à vous tous d'avoir participé à ce débat sur Sud Radio.
21:42 On revient dans un instant, 9h30 sur Sud Radio avec l'invité de Jacques Pessis.
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