00:00TV Liberté est en danger. Aujourd'hui, je ne vais pas y aller par quatre chemins.
00:04L'avenir de TVL est menacé. Nous faisons les frais d'un effet ciseau.
00:08Je vous explique. D'une part, les politiques catastrophiques des deux quinquennats Macron ont appauvri les Français.
00:13Les conséquences se font sentir. Même nos plus fidèles téléspectateurs peinent à soutenir TVL autant qu'ils voudraient le faire.
00:19De l'autre côté, les attaques du pouvoir nous ont infligé de sévères blessures.
00:23Un an après la fermeture arbitraire de notre compte bancaire, les pertes et les coûts globaux de plus de 442
00:30000 euros mettent évidemment en péril la pérennité de TV Liberté.
00:34À cela s'ajoute un dernier facteur, la censure insidieuse des géants du numérique.
00:40Malgré le cap d'un million d'abonnés à la chaîne TVL, un cap historique pour un média alternatif, nos
00:45émissions, comme nos appels aux dons, sont invisibilisées pour réduire notre impact.
00:50Face à cette pression croisée, inédite, du système, je vous garantis toutefois que toute l'équipe a su garder intacte
00:57son envie de vous informer.
00:58Mais nous ne pourrons pas poursuivre cette mission si la mobilisation pour TVL ne s'amplifie pas vaillamment.
01:04Il nous manque encore beaucoup pour que nous puissions finir l'année.
01:07Alors je vous le demande, si vous le pouvez, faites dès à présent un don à TV Liberté pour battre
01:13en brèche le pouvoir et imposer la liberté d'informer.
01:15Mais rappelez-vous, chaque don à TVL est déductible à 66% de vos impôts.
01:20Il vous coûtera donc le tiers de la somme versée.
01:22Alors je compte sur vous avant qu'il ne soit trop tard.
01:53Bonjour à tous et bienvenue dans Choc du Monde.
01:55Le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL.
01:58Il fallait s'y attendre avant le sommet de l'OTAN à Istanbul.
02:02Ce 7 juillet, Vladimir Poutine a tenu à répondre à Volodymyr Zelensky.
02:07Des frappes massives ont eu lieu les 2 et 6 juillet sur Kiev.
02:11Vladimir Poutine a aussi revendiqué la prise de Konstantinovka dans le Donbass.
02:15Il y a une semaine, tous les médias occidentaux, ou presque, vous l'assurez, Kiev est en position favorable.
02:22Or ces derniers événements nous le font sérieusement douter.
02:26Dimanche, Donald Trump, le président américain, a parlé longuement au téléphone avec les deux dirigeants.
02:32Alors pourra-t-il résoudre la situation ?
02:34Pour en parler, je reçois Charles Danjou, fondateur du média Omerta.
02:38Charles Danjou, bonjour.
02:39Bonjour Edouard.
02:40Merci beaucoup d'avoir répondu présent à l'appel de Choc du Monde.
02:43D'autant plus que vous revenez d'un voyage à Moscou de l'autre côté du mur, a-t-on
02:47envie de dire ?
02:48Votre regard sur la situation en Russie sera précieux.
02:51Vous venez aussi de publier votre dernier numéro de la revue Omerta,
02:56La dégénérescence occidentale.
02:58C'est polémique, ça, nous allons évidemment en parler.
03:01Et puis, votre nouveau reportage sur l'Iran, cette fois, est disponible depuis hier sur l'application Omerta.
03:08Iran, le prix de la guerre, chronique d'un pays sous pression.
03:11Nous vous invitons à aller vous renseigner sur Omerta, sur Charles Danjou et sur ses reportages.
03:16Mais avant cela, si vous le voulez bien, l'actualité, l'actualité assez brûlante.
03:21Voici la carte des frappes, des dernières frappes sur la production de drones, la production de drones en Ukraine.
03:28Les frappes ont été très rudes il y a 36 heures.
03:31Au moins 8 personnes sont décédées, voire 15 selon certains calculs.
03:35Malheureusement, bien sûr, 23 missiles Iskander, de manière beaucoup plus militaire,
03:3923 missiles Iskander ont été tirés et aucun n'a été intercepté.
03:44Ce qui signifierait que l'Ukraine est, en tout cas dans l'immédiat, à court de munitions.
03:48A noter que la Russie riposte depuis plusieurs jours contre les stations-service de la ligne de front.
03:54Alors Kiev est-il en train de perdre une bataille ou Zelensky va-t-il obtenir une rallonge auprès de
03:59ses alliés de scénario ?
04:01On a l'impression que cela se répète.
04:02Charles Danjou, vers lequel penchez-vous ?
04:05Je pense que la Russie et l'Ukraine se rendent coup pour coup
04:08et que les deux pays ont respectivement les moyens d'infliger des coûts sévères.
04:16Les Ukrainiens disposent d'un arsenal de drones qu'ils produisent localement,
04:21mais aussi de drones qui leur sont fournis par un certain nombre de pays occidentaux.
04:25La France d'ailleurs en produit pour le compte de l'Ukraine.
04:28Elle dispose aussi d'une nouvelle gamme de missiles à longue portée.
04:32Il y a les Taurus qui ont été donnés par les Allemands, mais il n'y a pas que ça.
04:36Il y a aussi une production notamment de missiles flamingos qui permettent de toucher Moscou
04:42et des régions qui sont assez éloignées du front.
04:45Et puis les Russes de l'autre côté évidemment ont des moyens conséquents aussi.
04:49Ils ont ces fameuses bombes planantes, les FAB qu'ils utilisent pour détruire les défenses ukrainiennes urbanisées
04:56dans les villes de l'Est du Donbass.
04:58Ce sont des bombes qui sont larguées par avion.
05:02Et puis ils ont évidemment des missiles balistiques.
05:04Et en termes de drones, ils font quasiment jeu égal avec les Ukrainiens.
05:08Je dis quasiment jeu égal parce que vraiment les Ukrainiens ont pris en trois ans une avance assez considérable
05:15que les Russes sont en train de réduire.
05:18Ils ont des moyens aussi très importants.
05:20Mais c'est vrai que le drone, c'est vraiment ce qui a sauvé l'armée ukrainienne.
05:24C'est ce qui a sauvé la présidence Zelensky sans les drones aujourd'hui.
05:27Il est vraisemblable que la carte de l'Ukraine serait très différente.
05:31On parle de mur de drones qui protègent le front.
05:33Vous dites aussi que le mur de drones protège la présidence ou en tout cas le pouvoir de Volodymyr Zelensky.
05:38Oui, bien sûr, parce que l'Ukraine a moins d'hommes que les Russes.
05:42Les Russes n'ont fait qu'une mobilisation.
05:44Ils comptent sur un corps de volontaires qui est très important.
05:48Aujourd'hui, un combattant russe sur deux quasiment est un volontaire.
05:51En général, quand on dit volontaire, en réalité, soit c'est quelqu'un qui s'est engagé pour des raisons
05:55financières et patriotiques.
05:56Souvent, c'est un combiné des deux.
05:59Mais surtout, ce sont des gens qui sont sortis de prison et qui ont signé des contrats d'engagement pour
06:04refaire leur vie.
06:06Et donc, les Russes ne manquent pas de soldats.
06:09En revanche, du côté de l'Ukraine, on en est, je crois, à la quatrième mobilisation.
06:12C'est une mobilisation qui ne se passe pas très bien.
06:15On voit beaucoup de vidéos circuler sur Internet sur des gens qui refusent d'aller faire la guerre.
06:20Les Ukrainiens, aussi, ont des problèmes d'approvisionnement en munitions d'artillerie.
06:26Ils ont des problèmes, évidemment, ils ont moins de moyens aériens que la Russie.
06:30Ils ont moins de missiles balistiques que la Russie.
06:32Donc, ils essaient de compenser tout ça.
06:34Avec les crédits occidentaux, ils y arrivent.
06:36Donc, je disais, ils sortent une nouvelle gamme de missiles à moyenne portée.
06:40Ils ont augmenté l'arsenal de drones.
06:42Mais le drone, c'est vraiment ce qui a permis de freiner l'avance russe.
06:46J'ai couvert la bataille de Mariupol et certains autres points du front à l'époque où il n'y
06:50avait quasiment pas de drones.
06:51Il n'y avait que des drones d'observation.
06:53Les Russes avaient des pertes importantes parce que les Ukrainiens se battaient.
06:57Le combat urbain est défavorable aux assaillants, évidemment.
07:01Mais depuis, ces avancées russes spectaculaires, elles ont été freinées par l'apparition des drones.
07:09Il faut dire que les Ukrainiens sont passés vraiment maîtres dans l'utilisation tactique des drones.
07:13C'est d'ailleurs eux qui ont élaboré les premières tactiques pour les drones kamikazes.
07:19Et ils les ont utilisées à partir de septembre 2023, au moment de la contre-offensive.
07:25Et ils n'ont fait que développer le drone, ce qui leur a permis, ayant moins de moyens lourds que
07:33les Russes,
07:34notamment blindés en artillerie, en aviation, de freiner les Russes de manière considérable.
07:39Ça n'empêche pas les Russes d'avancer.
07:40Mais ça les freine considérablement. Ça a obligé les Russes aussi à revoir leurs tactiques.
07:44Il n'y a plus d'offensive avec des sections de 30 personnels aujourd'hui.
07:49Les groupes d'assauts qui partent à la conquête des bâtiments des immeubles en zone urbaine,
07:54c'est des groupes de 4-5 personnes qui interviennent après que les drones aient, je dirais, nettoyé les bâtiments
08:01occupés.
08:02Donc tout a changé. Mais c'est vrai que le drone a sauvé Zelensky.
08:06Alors vous évoquez la réalité très prosaïque du front.
08:09Alors dans le Donbass, la prise de Konstantinovka, comme je le disais, a été annoncée le 3 juillet par le
08:14Kremlin, par Vladimir Poutine.
08:16La Russie en fait est à 8, 9, 10 kilomètres des villes-forteresses de Slavians et Kramatorsk.
08:22C'est ce qu'on appelle la ceinture des villes-forteresses ukrainiennes.
08:26Au vu de ce que vous nous dites, 8 kilomètres, 10 kilomètres, est-ce peu ou est-ce beaucoup ?
08:30Alors c'est à la fois peu et en même temps c'est énorme parce que c'est 8 kilomètres,
08:36je dirais, c'est 8 kilomètres à travers des défenses ukrainiennes qui ont été préparées depuis 2014.
08:42Et je le disais avec l'apparition du drone, en réalité, quand vous faites, quand les unités d'assaut font
08:46des bonds, elles font des bonds de 100 mètres, 200 mètres, 300 mètres.
08:50Et ils sont possibles après que tout ait été nettoyé, soit par les drones, soit par les bombes planantes.
08:57Donc quand on prend la taille de villes comme Kramatorsk et Slaviansk, ce sont des villes qui sont à 100
09:03000 habitants, voire même plus, avec les usines qui vont avec, les complexes résidentiels, les complexes d'immeubles,
09:09toutes les infrastructures souterraines aussi, c'est deux très très gros morceaux.
09:15Un peu comme ce qu'a été la ville de Mariupol, sauf qu'à Mariupol, les Russes avaient pu encercler
09:20la ville assez vite et il n'y avait pas de drone.
09:22Là, les Russes vont essayer de contourner ces deux villes pour les isoler, mais la défense ukrainienne, à n'en
09:29pas douter, va être acharnée.
09:30Et ça ne peut pas être une victoire qui peut être obtenue, je dirais, en quelques mois.
09:36Ce sont des offensives, on l'a vu à Pokrovsk, on l'a vu à Konstantinovka, on l'a vu
09:41à Barhmout, qui prennent des mois, voire même plus d'une année.
09:48Alors Pokrovsk, qui n'a toujours pas été, qui a été revendiqué et qui est désormais occupé par la Russie,
09:53dont la perte n'a jamais été reconnue par Kiev.
09:57Enfin, vous parlez de six mois, d'une saison entière, ça fait beaucoup.
09:59Pour l'anecdote, les Allemands, en 1916, lors de la bataille de Verdun, ont avancé de 8 km, et justement
10:05de 8 km, mais au prix de pertes énormes.
10:08Vous pensez que c'est l'analogie, la meilleure analogie, la guerre de 1914 ? Vous pensez que le scénario
10:13se répète ?
10:14Alors, sauf que les Russes ont changé de tactique.
10:17Les Russes ont souvent eu des pertes assez lourdes parce qu'ils ont employé des tactiques soviétiques, je dirais, un
10:25peu primaires.
10:26Ils ont fait beaucoup d'erreurs. Il y a d'ailleurs beaucoup d'officiers qui ont été sanctionnés parce qu
10:29'ils ont envoyé notamment sur Avdivka des colonnes de chars ou des colonnes d'infanterie
10:33qui n'avaient strictement aucune chance de percer, mais un peu, je dirais, à la soviétique, un peu avec une
10:41légèreté qui a été souvent dramatique.
10:45Donc là, ils ont complètement changé de tactique. La prise de Pokrovsk préfigure celle peut-être de Kramatorsk et de
10:56Slavyans,
10:56c'est-à-dire qu'on ne peut avancer, on ne peut pas envoyer, comme pendant la Première Guerre mondiale,
11:03des colonnes à l'assaut.
11:04Il faut progresser mètre par mètre, centimètre par centimètre, à l'abri des drones, après l'emploi de bombes planantes,
11:11pour tout simplement réduire les pertes humaines.
11:14Aujourd'hui, les Russes et d'ailleurs les Ukrainiens ont réduit les pertes en matériel.
11:19L'emploi de blindés, notamment par exemple de chars, ne se fait que dans un usage comparable à celui de
11:27l'artillerie.
11:27Il n'y a plus de chars qui foncent vers des positions parce que simplement, il y a l'apparition
11:32du drone.
11:33Donc tout ça se fait un peu, si vous voulez, peut-être que nos auditeurs certainement le savent.
11:39Il faut relire Capitaine Conan pour comprendre ce qu'est aujourd'hui devenue la guerre dans l'Est de l
11:43'Ukraine,
11:43c'est-à-dire un peu des corps francs de quelques dizaines d'hommes et qui font le coup de
11:49main après que, je dirais, les dronistes aient nettoyé le plus possible.
11:54Voilà, ça ressemble à ça aujourd'hui, la guerre dans l'Est de l'Ukraine.
11:56Donc les choses avancent vraiment très lentement, peut-être des mois, des années avant des évolutions notables.
12:01Donald Trump a essayé à Anchorage, en Alaska bien entendu, en août dernier, de pacifier la situation,
12:08mais peut-être avait-il d'autres intentions à l'esprit.
12:10En tout cas, lassé par le manque de volonté des deux belligérants, le président américain a accepté de laisser parler
12:16les armes.
12:17Mais néanmoins, dimanche dernier, il a repris son téléphone, il a parlé pendant 90 minutes au téléphone avec Vladimir Poutine,
12:24puis avec Volodymyr Zelensky.
12:26Le conseiller diplomatique du Kremlin, Yuri Uchakov, a rapporté les propos de Poutine.
12:30Je vous propose d'écouter ce qu'il avait à dire.
12:34Les présidents ont également évoqué un règlement du dossier ukrainien,
12:37notamment à la lumière de la participation de Donald Trump au prochain sommet de l'OTAN en Turquie, les 7
12:42et 8 juillet.
12:42Le président américain a réaffirmé sa volonté de faciliter une fin rapide des hostilités ainsi que la recherche de solutions
12:48pacifiques à la crise.
12:49Ses envoyés spéciaux, Steve Whitcoff et Jared Kushner,
12:52poursuivront leurs efforts de médiation et sont prêts à se rendre à Moscou selon nos convenances.
12:56Le président russe a réaffirmé notre attachement à un règlement politique et diplomatique du conflit.
13:01Toutefois, Kiev et ses parrains occidentaux misent sur la prolongation, voire l'escalade du conflit,
13:05ainsi que sur la terreur exercée contre les civils.
13:07Par ailleurs, le parti de la guerre européen se fonde sur une perception erronée de la situation globale et de
13:12l'évolution des événements sur le front.
13:14Notre président a exposé la réalité de la situation sur le champ de bataille.
13:17La prise de contrôle de Konstantinovka, l'une des places fortes clés des forces armées ukrainiennes,
13:22constitue une étape importante dans la libération de la République populaire de Donetsk.
13:25Quels que soient les efforts du régime de Kiev pour s'accrocher aux zones fortifiées restantes,
13:30notre armée finira inévitablement par s'en emparer.
13:36Charles Donjoux, 11 mois plus tard, 11 mois plus tard après Anchorage,
13:40faites-vous confiance au président américain pour arracher un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie ?
13:46C'est moins une question de confiance que de considérer que Donald Trump fait ce qu'il peut,
13:51mais en réalité les Russes et les Ukrainiens ne veulent pas de la paix.
13:55Ils ne veulent pas de la paix et d'ailleurs on parlait de Kramatorsk et Slaviansk,
13:58les deux ont besoin de cette bataille qui s'annonce, qui va s'ouvrir.
14:01Les Russes en ont besoin pour pouvoir la gagner, d'ailleurs ils sont prêts à y mettre le prix et
14:05le temps.
14:06Il n'y a aucun problème, les Russes peuvent...
14:09Je me permets de vous interrompre parce que c'est un point très important.
14:11Vous revenez de Moscou, vous revenez de Russie,
14:13vous pensez qu'à la fois le pouvoir et l'opinion peuvent assumer des pertes ou un effort humain supplémentaire.
14:19En fait, l'objectif du Kremlin, il lui faut une victoire symbolique importante
14:25et pour le moment il ne l'a pas eue.
14:27Donc la dernière victoire symbolique c'est Pokrov, c'est Konstantinovka,
14:30mais je dirais ce n'est pas suffisant.
14:32Aujourd'hui, tant que les villes de Kramatorsk et Slaviansk
14:35et l'intégralité du Donbass n'ont pas été débarrassées de l'armée ukrainienne
14:38par une victoire militaire, je dirais la situation...
14:44La guerre ne peut pas s'arrêter côté russe.
14:47Ça donnerait lieu à un problème que vous venez de souligner,
14:50un problème de politique intérieure.
14:52Les Russes sont trop engagés, ils ont fait trop de sacrifices
14:55pour pouvoir s'arrêter au milieu du guet.
14:58Ils ont besoin d'une victoire importante.
15:00La victoire importante ce sera Kramatorsk et Slaviansk.
15:02Et de l'autre côté, les Ukrainiens, ils ont besoin de tenir à Kramatorsk et Slaviansk
15:06parce qu'on voit que Zelensky est entré dans une course contre la montre.
15:10Il y a l'adhésion à l'Union Européenne,
15:12il y a la nécessité d'obtenir de plus en plus de subsides
15:15et il y a la nécessité de pouvoir se maintenir au pouvoir.
15:19Et il ne peut se maintenir au pouvoir que si la guerre se poursuit.
15:23Donc les deux ne veulent pas de la paix
15:25et Donald Trump en réalité ne peut rien y faire.
15:28Les Ukrainiens ont refusé l'accord proposé par les Russes validé,
15:32enfin les conditions d'un accord, d'un possible accord
15:34proposé par les Russes validé par les Américains en Corrèche.
15:37Donc on voit que tout est complètement bloqué.
15:40Et aujourd'hui Donald Trump en réalité il compte les points.
15:43Il compte les points, il doit encore laisser parler les armes visiblement.
15:47Dans la nuit du 6 juillet, l'Ukraine a touché une raffinerie à Homs,
15:51donc à 2300 km de sa frontière.
15:53Vous évoquiez évidemment les capacités ukrainiennes de plus en plus importantes.
15:57en missiles et en drones bien sûr.
15:59Selon le Financial Times avant-hier, le 5 juillet,
16:02l'Ukraine a réussi 16 frappes sur des raffineries au mois de mai,
16:06peut-être plus au mois de juin, les chiffres ne sont pas encore définitifs.
16:0920 à 40% de la capacité de raffinage russe aurait été mise hors service.
16:13Le Financial Times évoque des sources ukrainiennes,
16:18ce qui amène à relativiser l'affirmation.
16:19Mais l'affirmation du Financial Times est celle-ci.
16:21Les services de renseignement américains auraient aidé les Ukrainiens à, je cite encore,
16:25effectuer une cartographie détaillée des défenses aériennes russes
16:28à planifier des itinéraires pour les drones ukrainiens.
16:31Alors, vous évoquiez justement ce match nul pour l'instant,
16:35le besoin de Victor de part et d'autre.
16:36Mais je vous repose la question, au vu de cette information du Financial Times,
16:40de potentiellement une implication des services américains,
16:43peut-on faire confiance à la neutralité américaine ?
16:46Alors, vous l'avez souligné, il faut faire attention aux informations qui sortent,
16:50notamment dans la presse américaine, qui est quand même en grande majorité
16:53plutôt défavorable à Donald Trump et favorable au Parti démocrate.
16:59C'est pareil pour les chiffres du renseignement britannique sur le nombre de morts russes, etc.
17:04Tout ça est à prendre avec des pincettes.
17:05Ce que je peux vous dire, parce que j'en reviens,
17:06c'est qu'il y a effectivement des problèmes d'approvisionnement en Russie.
17:11Moi, je l'ai constaté, parce que j'ai une voiture diesel,
17:13donc revenant de province à 400 km de Moscou,
17:17sur 10 stations-service, j'ai constaté qu'effectivement,
17:19seuls deux étaient approvisionnés en diesel.
17:22Ceci étant, par exemple, si j'avais une voiture à l'essence,
17:25il n'y aurait eu absolument aucun problème pour trouver de l'essence.
17:28Donc, il y a des problèmes d'approvisionnement, évidemment.
17:32Savoir, connaître le nombre exact de raffineries touchées,
17:35sachant qu'il y a des centaines de raffineries et de points de stockage,
17:37des milliers de points de stockage d'essence en Russie,
17:40c'est tout à fait impossible.
17:41Ce qu'on constate, c'est que les Russes honorent toujours
17:43leurs commandes de brutes en direction de la Chine et de l'Inde,
17:47et que les raffineries, elles sont disséminées sur le plus grand pays du monde.
17:52Donc, les frappes ukrainiennes, elles sont réelles.
17:54Elles créent des troubles, des problèmes d'approvisionnement,
17:57mais elles sont surtout spectaculaires,
17:58et elles servent un objectif de communication,
18:00qu'aujourd'hui, on le voit bien avec la perspective des élections législatives,
18:05je crois, le 18 septembre prochain,
18:08est fait clairement pour essayer de déstabiliser Vladimir Poutine.
18:11Et là, on reprend un peu la...
18:13Je dirais, c'est une technique des néoconservateurs
18:15ou des démocrates et des européens,
18:18c'est-à-dire de penser qu'une campagne de communication
18:23basée sur un certain nombre de mensonges,
18:25je ne dis pas qu'il ment sur tout,
18:27je viens de dire qu'il y a des perturbations en Russie,
18:30et que la Russie connaît des difficultés économiques
18:32et des difficultés en approvisionnement d'essence,
18:33mais la manière dont c'est présenté en Europe,
18:37dans les médias occidentaux,
18:38on voit bien que c'est fait avec une loupe
18:40qui, en réalité, déforme la vision réelle,
18:42l'état réel des choses,
18:44et qui est fait pour déstabiliser de l'extérieur
18:46Vladimir Poutine à la veille d'élections
18:49qui pourraient d'ailleurs, je dirais,
18:54favoriser des formations politiques
18:55qui sont plus radicales que celles de Vladimir Poutine.
18:58En novembre prochain, les élections législatives en Russie ?
19:00En septembre, je crois.
19:02En septembre, à l'automne, au début de l'automne, pardon.
19:04Alors, inversement, la situation est difficile.
19:07En Russie, on en vient à se demander,
19:09c'est ce que vous disiez,
19:10en fin de compte que la Russie n'avait pas tant de temps que ça,
19:13mais corrigez-moi si je me trompe.
19:14En Ukraine, inversement, la situation est aussi dramatique.
19:18Tout le monde se presse, d'une certaine manière.
19:20Il est assez difficile quand même de savoir
19:21ce qui se passe exactement en Ukraine.
19:24Il y a une omerta, pour en revenir au titre de votre média.
19:28Je vous propose d'écouter une vidéo postée dimanche
19:31par une opposante à Volodymyr Zelensky,
19:33qui s'appelle Yulia Mendel.
19:35Figurez-vous qu'elle était porte-parole
19:37du président ukrainien de 2019 à 2021.
19:40Aujourd'hui, elle s'oppose à lui.
19:41Et je dois dire, quel risque sa vie ?
19:46Certains osent aujourd'hui me qualifier de pro-Russe,
19:48simplement parce que je refuse de soutenir
19:51le populisme primaire qui permet à Zelensky
19:53de prolonger la guerre, d'en tirer profit
19:55et de s'accrocher au pouvoir.
19:56Soyons donc parfaitement clairs,
19:58quiconque lance cette accusation agit à l'encontre de mon pays.
20:01Tous ceux qui adhèrent à la mise en scène irrationnelle
20:04de Zelensky, qui sont prêts à combattre la Russie
20:06en versant le sang ukrainien tout en ignorant
20:08les souffrances de la population, agissent contre l'Ukraine.
20:11En soutenant sans vergogne la politique de Zelensky,
20:14vous défendez le statu quo actuel,
20:16ce qui implique une Ukraine réduite à une nation
20:19qui saigne en permanence,
20:20où la population tente simplement de survivre
20:22sous les bombardements russes incessants
20:24et le régime de plus en plus autoritaire de Kiev,
20:27des violations massives des droits humains,
20:29avec des hommes traqués dans la rue,
20:31enrôlés de force, battus, torturés
20:33et parfois tués dans les centres de recrutement,
20:35une corruption endémique.
20:37Presque tous les proches collaborateurs,
20:39amis ou aux responsables gravitants
20:41autour de Zelensky ont été accusés
20:43de blanchiment d'argent ou d'autres malversations.
20:45Tandis que des entreprises dirigées
20:47par son premier cercle perçoivent
20:48des milliards provenant de l'argent
20:50des contribuables occidentaux,
20:51Poutine a déclenché cette guerre,
20:53mais Zelensky a su en tirer un profit considérable.
21:03Charles Danjou, vous disiez qu'il y a une forme de lassitude
21:06ou un empressement en Russie.
21:07Vous pensez que la Russie peut tenir vraiment
21:10plus longtemps que l'Ukraine,
21:11si l'on en croit d'ailleurs la description de Yulia Mendel ?
21:13Je crois que la société russe, la population russe,
21:18même si elle est fatiguée hélas de la guerre,
21:21a conscience que le meilleur moyen pour retrouver une vie normale
21:27sans perdre la face et sans que le pays s'effondre,
21:31la Russie est un pays compliqué, multi-ethnique, multi-confessionnel,
21:34un pays immense, c'est de gagner cette guerre.
21:38Et pour gagner cette guerre, il faut atteindre des objectifs significatifs
21:42et il faut tordre le bras du président ukrainien,
21:45peut-être par l'intermédiaire de Donald Trump,
21:47mais le forcer, je dirais, à accepter des conditions
21:51qui permettent de sortir de cette guerre.
21:53Donc ça, les Russes en ont tout à fait conscience.
21:55Et du côté ukrainien, d'ailleurs, ce qu'on voit,
21:58c'est qu'il y a effectivement les pro-russes d'un côté,
22:02bon, la plupart de son côté maintenant ont été intégrés
22:05à la Fédération Russie, mais enfin, il reste des Ukrainiens pro-russes.
22:08Il y a des Ukrainiens aussi qui sont totalement russophobes
22:10et totalement pro-européens et qui, je dirais,
22:13constituent le fer de lance aujourd'hui de l'armée ukrainienne
22:16et des idéologues qui sont derrière Zelensky.
22:19Et puis, entre les deux, il y a effectivement des Ukrainiens
22:23qui étaient russophones, mais qui n'étaient pas forcément très russophiles
22:28et qui constituent un peu une sorte de ventre mou
22:31qui, au début de la guerre, était par patriotisme, par réflexe,
22:34c'était plutôt anti-russe et soutenait Volodymyr Zelensky,
22:38mais qui, avec la tournure que prend cette guerre,
22:40le comportement de Volodymyr Zelensky, le comportement de son entourage,
22:43les affaires de corruption, le fait que la guerre aujourd'hui dure
22:47et que Zelensky, les Ukrainiens l'ont bien compris,
22:50soit, je dirais, totalement tourné vers la guerre
22:55et refuse systématiquement le principe de négociation
22:58et le principe d'un accord avec la Russie sur des conditions pragmatiques.
23:01Eh bien, ces gens qui constituent un peu ce ventre mou de l'électorat ukrainien,
23:06eh bien, commencent aujourd'hui à, je dirais, se retourner contre Volodymyr Zelensky.
23:10Et c'est le cas de Mme Mendel,
23:13qui, au départ, dont la position a évolué, tout simplement,
23:16parce qu'aujourd'hui, Volodymyr Zelensky a, quelque part,
23:20radicalisé à l'extrême la position ukrainienne
23:24et d'un patriotisme et de volonté de défendre la souveraineté territoriale ukrainienne,
23:30aujourd'hui, est passé dans un combat idéologique.
23:33Les Ukrainiens aussi, beaucoup d'Ukrainiens, ont conscience aujourd'hui
23:35que Volodymyr Zelensky, quelque part, est un peu la marionnette de l'Union Européenne
23:39et que ce qui se joue en Ukraine, c'est plus tellement la défense
23:42des frontières ukrainiennes et de la souveraineté ukrainienne,
23:44c'est autre chose.
23:45L'intégration à l'UE ?
23:46Absolument.
23:47Mais ça, dans ce cas, c'est, d'une certaine manière,
23:50une victoire pour le parti de Volodymyr Zelensky
23:53et pour les partisans de l'Union Européenne.
23:54Oui, simplement, il y a beaucoup de gens, je dirais,
23:58dont j'ai parlé, qui sont un peu dans ce ventre mou,
24:01qui, aujourd'hui, je dirais, comprennent
24:04quel est le prix de la guerre, aujourd'hui, contre la Russie
24:07et qui sont favorables, peut-être, à une solution plus pragmatique,
24:10à un deal, à un accord avec la Russie.
24:12C'est, finalement, ce que proposait Donald Trump.
24:14Et il se heurte au refus de Volodymyr Zelensky,
24:17au refus quasiment de principe de discuter avec les Russes
24:19sur des bases raisonnables.
24:20Il est vraisemblable qu'un certain nombre d'Ukrainien,
24:23aujourd'hui, notamment des régions autour de Kiev ou de l'Ouest,
24:25ne soient pas défavorables à ce que l'Ukraine cède le don de basse
24:30en échange d'une reconstruction de l'Ukraine, etc.,
24:32et d'une intégration européenne.
24:33Volodymyr Zelensky, le problème, c'est qu'il veut à la fois
24:35l'intégration européenne, mais il veut la guerre à mort contre la Russie.
24:38Et il veut aussi, il se fait le relais des idéologues les plus durs,
24:43notamment européens, qui veulent, derrière cette guerre,
24:46en fait, l'effondrement, la chute de Vladimir Poutine
24:50et l'effondrement de la Russie pour parcelliser, régionaliser
24:54le territoire russe.
24:55Bien sûr. Une guerre par procuration, évidemment.
24:58Pour en revenir, en fait, à l'action de Vladimir Poutine,
25:01il y a une semaine, on évoquait très souvent,
25:03on l'a évoqué ici dans Choc du Monde,
25:05le fait que les nationalistes russes poussaient à l'escalade.
25:09Là, depuis une semaine, nous voyons que Poutine,
25:11d'une certaine manière, a répondu aux attaques ukrainiennes
25:14ou à l'escalade ukrainienne.
25:15Il bombarde très lourdement Kiev et le complexe militaire
25:19industriel ukrainien.
25:21Il prend à minima une ville dans le Donbass.
25:25Vous pensez que cela peut satisfaire les nationalistes russes ?
25:29Que cela est suffisant ?
25:30Oui, qu'ils ne cesseront de réclamer une escalade ?
25:33Disons que la position de Vladimir Poutine,
25:35les Russes qui sont raisonnables la comprennent.
25:37C'est-à-dire que Vladimir Poutine ne peut pas laisser la Russie s'isoler,
25:42ne peut pas isoler la Russie.
25:43Il est donc, c'est bien évidemment au-delà des BRICS.
25:47Il y a des partenariats très forts qui ont été noués par la Russie
25:50ces dernières années, pendant cette guerre,
25:52avec la Chine, avec l'Inde, avec d'autres pays,
25:54l'Arabie Saoudite et bien d'autres.
25:57Mais Vladimir Poutine doit garder cette porte,
26:00cette main tendue, en réalité, que lui a offert Donald Trump.
26:03Il ne peut pas isoler davantage son pays.
26:06Il ne peut pas pousser Donald Trump
26:09à prendre des trains de sanctions supplémentaires contre la Russie.
26:12Les sanctions économiques font mal à la Russie.
26:14La Russie les gère tant bien que mal,
26:16mais elles ont un impact sur l'économie russe,
26:18sur le moral des Russes aussi.
26:20Donc, Vladimir Poutine doit garder ce lien particulier
26:25noué avec Donald Trump.
26:27Donald Trump est la porte d'accès à l'Occident
26:31pour la Russie, et c'est tout à fait fondamental.
26:34Alors, il y a des formations politiques
26:37qui prônent, je dirais, y compris jusqu'à l'emploi
26:40de l'arme nucléaire tactique sur certains secteurs du front ukrainien.
26:45Mais tout ça, en réalité, est, je dirais, déraisonnable.
26:48C'est peut-être séduisant pour certains Russes
26:50qui, je dirais, ont du mal à tenir la pression psychologique
26:55engendrée par cette guerre.
26:57Mais la plupart des Russes, je dirais, raisonnables,
27:00ceux qui ont des familles qui se lèvent le matin,
27:01qui vont travailler, etc., comprennent bien
27:03que l'option prise par Vladimir Poutine,
27:09en réalité, je dirais, permet d'assurer des victoires
27:13sur le terrain et permet en même temps
27:15de maintenir ouverte la voie politique,
27:19la sortie par la diplomatie.
27:20Ce qu'il faut noter aussi, c'est que,
27:22contrairement aux Ukrainiens,
27:23les Russes communiquent peu et souvent communiquent mal.
27:25C'est-à-dire que le prisme, aujourd'hui, en Occident,
27:28c'est cette opération de communication
27:31pour expliquer que l'armée russe est en déroute
27:34et que l'armée ukrainienne reprend des positions
27:37sur le terrain, etc., ce qui est totalement faux.
27:39De l'autre côté, on a des Russes qui communiquent peu.
27:41On a effectivement la prise de Konstantinowka,
27:43mais je dirais, ils sont peu présents
27:47sur le terrain médiatique.
27:48Peut-être aussi que les images
27:50ou leurs éléments de communication passent mal.
27:53Alors qu'en réalité, la Russie ne fait qu'avancer,
27:56même si c'est lent,
27:57le rouleau compresseur russe
27:59ou l'avance russe sur le terrain
28:02peut être freinée par les Ukrainiens,
28:03on en a parlé,
28:04mais elle ne peut pas être stoppée.
28:06Pas stoppée totalement,
28:08mais vous avez quand même...
28:09Enfin bon, la parole russe,
28:10qu'on entend peu,
28:11évidemment a été censurée.
28:12C'est peut-être un début de réponse.
28:14J'en viens à votre dernière revue,
28:17parce que malheureusement,
28:18le temps coule,
28:19vous avez titré en une
28:21« Occident dégénéré,
28:22pédophilie,
28:23wokisme,
28:23antifa,
28:24racaille,
28:24progressisme,
28:25jusqu'où iront-ils ? »
28:26C'est pour le moins provocateur.
28:27Charles Danjou,
28:28pourquoi avoir décidé
28:30de provoquer autant
28:31avec votre revue ?
28:32Est-ce parce que votre média,
28:33Omerta,
28:34se prépare d'une certaine manière
28:35pour 2027 ?
28:36Est-ce une manière
28:37de cadrer les choses ?
28:39Alors oui,
28:40effectivement,
28:40c'est une manière
28:41de cadrer les choses.
28:41Surtout,
28:42ce qu'on a voulu,
28:43c'est effectivement
28:45analyser,
28:46expliquer
28:48le phénomène
28:49de dégénérescence
28:50de l'Occident.
28:52Quand on parle de l'Occident,
28:53évidemment,
28:53c'est essentiellement
28:55l'Europe de l'Ouest,
28:55les États-Unis
28:56et le Canada.
28:58Et pour ce faire,
28:59on est parti
29:00peut-être des fléaux principaux
29:02qui touchent aujourd'hui
29:03les sociétés occidentales.
29:05Vous les avez cités.
29:07Mais en considérant
29:08que ce ne sont pas
29:08des phénomènes isolés,
29:10mais qu'on peut les articuler.
29:11Et qu'on peut les articuler,
29:12je dirais,
29:13politiquement,
29:13autour de,
29:14je dirais,
29:16de deux tendances politiques
29:17aujourd'hui très fortes.
29:18L'extrême-gauche,
29:19la gauche radicale,
29:20et de l'autre côté,
29:21ce qu'on appelle
29:22les progressistes,
29:23c'est-à-dire en réalité
29:24le macronisme
29:25et je dirais
29:26tous ces proxys
29:27ou tous ces partenaires.
29:28Ces deux formations,
29:29ces deux tendances politiques,
29:31ce centre progressiste
29:32et l'extrême-gauche,
29:33en réalité,
29:34convergent
29:34sur un certain nombre de points
29:36avec un objectif,
29:37c'est transformer
29:38la société française,
29:39transformer la civilisation française,
29:41la civilisation occidentale.
29:43Et on le voit
29:44avec,
29:45par exemple,
29:46le wokisme,
29:47c'est quelque chose
29:47qui est assumé
29:48à la fois par Emmanuel Macron
29:49et à la fois par
29:50Jean-Luc Mélenchon,
29:51mais aussi avec
29:52une certaine permissivité
29:54du côté des macronistes.
29:55Par exemple,
29:56on observe
29:56qu'au bout de neuf ans,
29:58rien n'a été fait
29:59pour lutter efficacement
30:01et à grande échelle
30:02contre la pédocriminalité,
30:04rien n'a été fait,
30:05on parle des racailles,
30:06une espèce de bande ethnique,
30:08de voyous,
30:11rien n'a été fait contre ça,
30:13on le voit encore,
30:14je le tweetais récemment,
30:16François Hollande
30:16avait été humilié
30:17par Léonarda,
30:18et bien Emmanuel Macron
30:19est humilié par Hamza
30:20la douane
30:20sur le canal Saint-Martin.
30:22Rien n'a été fait.
30:23Il a été interpellé.
30:24Oui, mais il a été relâché
30:25et puis c'est un...
30:27Malheureusement,
30:27c'est un exemple
30:28parmi tant d'autres,
30:28mais aujourd'hui,
30:29effectivement,
30:30l'Occident,
30:31la culture occidentale,
30:32la civilisation occidentale
30:33est menacée
30:35par ces phénomènes
30:36et par cette alliance
30:42des progressistes
30:42et de la gauche radicale
30:44qui d'ailleurs
30:44se retrouvent dans les urnes.
30:45On se soutient quand même
30:46que Gabriel Attal,
30:47Premier ministre,
30:48avait appelé à voter
30:50pour les candidats LFI
30:52aux législatives
30:52au moment de la dissolution
30:54contre des candidats
30:55du Rassemblement national.
30:56C'est dire que
30:57sur un certain nombre
30:58d'objectifs,
31:00notamment sociétaux,
31:01ces deux tendances
31:02ont quasiment strictement
31:04la même idéologie.
31:05Et vous êtes en train
31:05de nous dire
31:06qu'il y a d'une certaine manière
31:07un cordon sanitaire idéologique
31:09qui va se remettre en place
31:10et c'est pour ça
31:11que j'évoquais 2027.
31:12Va-t-il menacer de nouveau
31:14au moins la métapolitique française ?
31:16C'est tout à fait possible.
31:19Ceci étant,
31:20puisqu'on parle
31:20de cette dégénérescence occidentale,
31:22il faut quand même souligner
31:22qu'elle, malheureusement...
31:24C'est très polémique,
31:24il y a bien sûr,
31:25des dégénérescences,
31:25d'autres ont utilisé
31:26l'épithète avec un peu moins...
31:27Malheureusement,
31:28elle touche toutes les origines ethniques,
31:30toutes les communautés,
31:31toutes les religions
31:31et tous les partis politiques.
31:33Il y a aussi des dégénérés
31:34dans le...
31:35Il y a aussi de la dégénérescence
31:36dans le camp national.
31:38On le voit régulièrement.
31:40Donc, c'est une tendance
31:41de fond...
31:41Vous n'épargnez personne,
31:42vous voulez...
31:42Oui, oui,
31:43c'est une tendance de fond,
31:44malheureusement,
31:45contre laquelle il faut lutter
31:47parce que sinon,
31:49on risque de se retrouver
31:50comme la Belgique,
31:51comme l'Angleterre,
31:52des pays ultra communautarisés,
31:54je dirais,
31:55ou comme le Canada,
31:57une terre de wokisme intégral.
31:58Donald Trump avait...
32:00C'est dure l'accusation
32:01que vous portez.
32:01Vous dites,
32:02si je vous ai bien compris,
32:03qu'il y a des wokistes
32:04au sein du camp national.
32:06Pas des wokistes,
32:07mais quand on parle,
32:08je dirais,
32:08d'un certain nombre
32:13de thématiques sociétales,
32:14on voit qu'il y a
32:18certaines têtes
32:19du camp national,
32:20effectivement,
32:20sont assez progressistes.
32:23Alors, des noms,
32:24vous pensez à qui ?
32:24Je ne vais pas donner de noms
32:26parce qu'il y aura
32:27une suite à ce magazine.
32:30On va développer le thème.
32:31Mais ce que je veux dire,
32:33c'est que Donald Trump
32:34l'avait compris
32:35il y a déjà quelques années.
32:37Il a basé sa campagne électorale
32:39sur ce thème
32:41de l'Occident dégénéré.
32:43Il était en campagne
32:44aux Etats-Unis,
32:44évidemment,
32:45mais il a été élu
32:47justement pour lutter
32:48contre cet Occident dégénéré,
32:51contre tous ces fléaux
32:52qu'on a analysés
32:53et décryptés dans ce magazine.
32:55Et ce qu'on observe,
32:56et je le regrette,
32:56c'est que du côté
32:58du camp national en France,
33:00ces thématiques sociétales,
33:01elles font peur.
33:02On a peur de s'opposer
33:03au wokisme.
33:03On a peur de dénoncer
33:05la pédocriminalité de réseau,
33:07la pédocriminalité des élites,
33:08le laxisme total et intégral
33:11sur un certain nombre de sujets.
33:13Effectivement,
33:14il y a encore beaucoup à faire
33:15et on est très, très loin
33:18du dynamisme
33:20du mouvement Maga,
33:21par exemple,
33:21aux Etats-Unis,
33:22qui a pris tous ces problèmes
33:23à bras-le-corps.
33:24Eh bien,
33:24il y a beaucoup à faire,
33:25dites-vous,
33:26il y aura une suite
33:27à ce numéro
33:28sur l'Occident dégénéré,
33:29peut-être avec davantage de noms.
33:30Qui sait ?
33:31Merci beaucoup,
33:32Charles Danjou,
33:33d'avoir répondu présent
33:34à l'appel de Choc du Monde.
33:36Je rappelle donc
33:36que vous êtes le fondateur
33:37du média Omerta,
33:39dont voici le dernier numéro,
33:41la dernière revue
33:41Occident dégénéré.
33:43Merci à tous
33:44d'avoir suivi cet épisode
33:45de Choc du Monde.
33:46Surtout, bien sûr,
33:47n'oubliez pas
33:47de le partager
33:48et de le commenter
33:49et de vous abonner
33:50à TV Liberté.
33:51Merci à tous
33:52et bonne soirée.
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