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  • il y a 5 mois
Vous êtes plus de 250 000 à avoir suivi notre journal de mardi, merci à ceux qui ont partagé la vidéo et rendu possible cette rentrée sur les chapeaux de roues. Et merci également à ceux qui le feront avec cette nouvelle édition et celles de la fin de semaine.

Au programme ce soir les diplomaties russe et américaine avancent dans le dossier ukrainien et l’Europe reste sur le bord de la route… Notre président aura été particulièrement impuissant en dépit de son hypercommunication.

Une page indienne ensuite avec Dehli qui va au bras de fer contre Washington dans le cadre des tarifs douaniers.

Et enfin un sujet national avec un sinistre fait divers sur les réseaux sociaux. Un homme est mort en direct. La recette : voyeurisme, humiliation, immigration et torture.

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00:00Générique
00:01...
00:14Madame, Monsieur, bonsoir.
00:15Vous êtes plus de 250 000 à avoir suivi notre journal de mardi.
00:20Merci à ceux qui ont partagé.
00:21La vidéo est rendue possible, cette rentrée, sur les chapeaux de roue.
00:25Et merci également à ceux qui le feront avec cette nouvelle édition
00:29et celle de la fin de semaine.
00:32Au programme ce soir, les diplomaties russes et américaines avancent
00:36dans le dossier ukrainien et l'Europe reste sur le bord de la route.
00:39Notre président aura été particulièrement impuissant
00:42en dépit de son hypercommunication.
00:45Une page indienne ensuite avec Delhi qui va au bras de fer
00:48contre Washington dans le cadre des tarifs douaniers.
00:51Et enfin, une page nationale avec un sinistre fait divers sur les réseaux sociaux.
00:56Un homme est mort en direct.
00:57La recette, voyeurisme, humiliation, immigration et torture.
01:05Emmanuel Macron, le pitre des négociations.
01:08Dans sa tournée diplomatique, le président français a été humilié
01:11et son échec semble aujourd'hui bel et bien consommé.
01:14Tous, nous avons un accord, nous voulons la paix.
01:17C'est ce qui nous unit.
01:17Aujourd'hui, la Russie ne donne aucun signal de vouloir sincèrement la paix.
01:21L'expérience que nous avons...
01:24Il se rêvait à la comédie française.
01:26Il joue désormais une vilaine pièce devant la France entière.
01:29Emmanuel Macron a voulu se positionner comme un acteur clé
01:32dans les négociations sur la guerre en Ukraine,
01:35notamment lors du sommet de lundi à Washington.
01:37Pourtant, en dépit de son incontinence verbale,
01:40le chef d'État français semble désormais cantonné à un rôle purement symbolique.
01:45Les récents développements, notamment les discussions entre Donald Trump et Vladimir Poutine,
01:49soulignent une marginalisation de la France et de l'Europe,
01:52où Macron apparaît souvent comme un figurant dans un théâtre géopolitique orchestré par d'autres.
01:57Emmanuel Macron a plaidé pour une réunion quadrilatérale incluant l'Europe,
02:01insistant sur l'importance de considérer la sécurité du continent dans son ensemble.
02:06Cette proposition semble davantage un effort pour exister dans un processus
02:10où les États-Unis et la Russie dictent les termes.
02:13La confidence de Trump à Macron, captée par CNN,
02:16selon laquelle Poutine veut un accord avec moi,
02:19illustre la centralité de l'axe Trump-Poutine.
02:22Le président français, malgré ses discours musclés, n'a pas réussi pour l'instant
02:26à imposer une vision concrète.
02:27Son idée d'un sommet en terrain neutre, comme Genève, soutenue par la Suisse et l'Autriche,
02:32reste vague et dépendante de la bonne volonté des autres partis,
02:35notamment de la Russie, mais aussi des États-Unis et de l'Ukraine.
02:40Les critiques, comme celles de Gérard Harrault,
02:42ancien ambassadeur de France aux États-Unis notamment,
02:45mettent en lumière l'inefficacité des sommets d'Anchorage et de Washington pour les Européens.
02:51Ceux-ci, Macron en tête, se sont précipités à Washington
02:54pour protéger Vladimir Zelensky,
02:57craignant que Donald Trump ne cède aux exigences russes.
03:00Pourtant, cette mobilisation n'a abouti qu'à des engagements verbaux flous
03:03de Donald Trump sur des garanties de sécurité pour l'Ukraine
03:06sans détail ni calendrier.
03:08L'absence de cesser le feu préalable contre l'avis d'Emmanuel Macron
03:11montre que ses priorités sont ignorées
03:13au profit d'une approche américaine favorisant un deal rapide.
03:18Même Emmanuel Macron n'a pu que constater son propre échec
03:21au sortir du bureau Oval.
03:23Je l'ai dit tout à l'heure dans le bureau Oval au président Trump,
03:25quand on s'est reparlé après, et nous sommes plusieurs à lui avoir dit,
03:28vous parliez au président Poutine, il était en train de bombarder l'Ukraine.
03:31Donc, ça montre d'abord la nécessité d'arrêter les massacres,
03:35la nécessité d'une trêve.
03:36Que cette trêve soit souhaitable ou non,
03:38elle n'a pas lieu.
03:39Et le fait que le président français la réclame ne change rien.
03:43Après 18 trains de sanctions,
03:45et sans le soutien des États-Unis,
03:46que vont faire parier Bruxelles ?
03:48Un 19ème train de sanctions ?
03:50Difficile par ailleurs de prendre au sérieux un président
03:53qui se fait marcher dessus par l'État algérien.
03:55Un État corrompu et sous-développé
03:56avec un PIB 11 fois inférieur au nôtre.
04:00Finalement, les présidents Poutine et Trump
04:01semblent avoir réussi dans un objectif implicite commun,
04:04marginaliser l'Europe,
04:06qui a bien donné le bâton pour se faire battre.
04:09En étant naïves du rôle de la Russie,
04:11diront certains,
04:11en étant à la botte des États-Unis,
04:13et plus certainement en refusant de se penser comme puissance,
04:17cette Europe,
04:18ou en tout cas les pays qui la composent,
04:20ont échoué.
04:21Aujourd'hui, le président français multiplie
04:22les déclarations guerrières,
04:24mais n'a aucun moyen de ses ambitions de façade,
04:27justement car il fait partie de ceux
04:28qui ont sabordé la souveraineté du pays à Bruxelles.
04:32Et cela, Donald Trump l'a bien compris,
04:34et il l'a rappelé en humiliant le président français.
04:37Emmanuel Macron,
04:51malgré ses éructations
04:53pour promouvoir une force de réassurance européenne en Ukraine,
04:56se heurte à la réalité
04:57d'un pouvoir politique continental des Unis
04:59et dépendant des États-Unis.
05:02La proposition ukrainienne
05:03d'un accord de 100 milliards de dollars
05:05financée par l'Europe pour acheter des armes américaines
05:08illustre cette subordination.
05:10La France et ses partenaires paient,
05:12mais sans contrôler la stratégie.
05:18Narendra Modi et l'Inde
05:20ne cèderont pas comme Ursula von der Leyen
05:22et Bruxelles.
05:23Frappés de tarifs douaniers à 50%
05:25pour avoir importé du pétrole russe,
05:27New Delhi veut tenir tête à Washington.
05:30Édouard Cheneau.
05:31Trump a obtenu une victoire écrasante
05:33contre Ursula von der Leyen,
05:35mais il pourrait bien se casser les dents sur l'Inde.
05:38Car Narendra Modi, lui, refuse de plier,
05:40malgré le décret de la Maison-Blanche
05:42du 6 août dernier,
05:43lui infligeant 25% de tarifs douaniers supplémentaires,
05:46les portant donc à 50% en raison
05:49de désaccords sur les produits agricoles
05:51et pour avoir acheté du pétrole russe.
05:53Hier 19 août,
05:54la porte-parole de la Maison-Blanche,
05:56Caroline Levitt,
05:57déclarait que les sanctions sur l'Inde
05:59faisaient partie des pressions
06:00pour mettre un terme à la guerre en Ukraine.
06:02Le président a exercé une pression publique énorme
06:06pour mettre fin à cette guerre.
06:08Il a agi, comme vous l'avez vu.
06:09Il a pris des sanctions contre l'Inde
06:11et d'autres actions également.
06:12Il a été très clair.
06:13Il veut la fin de cette guerre.
06:16Pourtant, dès le 6 août,
06:17le premier ministre indien
06:19a tenu vouloir se dresser comme un rempart
06:21contre toute politique
06:22menaçant les intérêts du pays
06:24lors d'un discours traditionnel
06:26sur les remparts du Fort Rouge de New Delhi.
06:28« L'Inde se refuse au moindre compromis
06:30lorsqu'il s'agit de protéger
06:32les intérêts de ses agriculteurs »,
06:34a-t-il ajouté.
06:35Bien sûr, la mesure de Trump
06:36menace de priver l'Inde,
06:37notamment son secteur agricole et laitier,
06:40de son plus grand marché d'exportation
06:41qui s'élevait à 87 milliards de dollars
06:44en 2024.
06:45Pourtant, même si les États-Unis
06:46sont le premier marché pour les produits indiens,
06:49New Delhi peut compter sur plusieurs leviers
06:51dans son bras de fer avec Washington,
06:53comme le souligne le géopolitologue Ramdi Vedi,
06:55directeur de la fondation indienne Kooteniti,
06:57qui nous répond de New Delhi.
06:59C'est compliqué parce que les États-Unis
07:01sont le premier partenaire commercial de l'Inde
07:02et l'Inde en est très bénéficiaire
07:04avec un surplus de 46 milliards de dollars.
07:06Mais quand même, l'Inde a quelques leviers
07:08à exercer.
07:09Le premier, c'est son marché intérieur,
07:11c'est la promesse de ce marché
07:12de 1,4 milliard d'habitants,
07:14qui est la locomotive de l'économie mondiale,
07:16avec plus de 7% de croissance depuis des années,
07:19qui, contrairement à la Chine,
07:20est un marché qui est ouvert
07:21et donc les entreprises américaines
07:22vont en avoir besoin sur le long terme.
07:24Ensuite, à chaque fois qu'il y a une tension
07:26avec les États-Unis,
07:27l'Inde se tourne vers d'autres partenaires.
07:29Donc il va y avoir forcément plus de liens
07:31avec la Russie sur l'hydrocarbure,
07:32avec la France sur l'armement,
07:34et on commence à avoir pas mal
07:35le partenariat avec la Chine sur la tech.
07:37Ensuite, il y a aussi un partenariat
07:39indo-américain, militaire,
07:41un peu partout sur Terre,
07:42en termes de logistique.
07:44Et l'Inde pourrait couper l'accès
07:45aux Américains de ces plateformes logistiques,
07:48dont l'océan Indien en particulier.
07:49L'Inde, pilier des BRICS et du G20,
07:52a théorisé depuis plusieurs années
07:53le multi-alignement ou l'optionalité,
07:56c'est-à-dire la capacité à pivoter
07:58entre plusieurs partenaires
07:59sans se limiter à un seul.
08:01Dans l'absolu,
08:02plutôt que de mater ou d'isoler New Delhi,
08:04la politique tarifaire de Trump
08:05pourrait accélérer la multipolarité
08:08que Washington cherche à contenir.
08:10Dans la foulée de l'annonce
08:11du président américain,
08:12le premier ministre indien
08:13a envoyé son conseiller à la Sécurité nationale,
08:16Agit Doval, au Kremlin.
08:17Il s'est entretenu avec Vladimir Poutine
08:20et l'a invité à se rendre en Inde rapidement.
08:22Sur X, il rapportait que tous deux
08:24s'engageaient à approfondir encore
08:25le partenariat stratégique spécial
08:27et privilégié entre leurs pays.
08:30Le chef de la diplomatie,
08:31Subramaniam Jaichankar,
08:33doit aussi rencontrer son homologue russe,
08:35Sergei Lavrov, à Moscou le 21 août.
08:37Selon Reuters,
08:38Modi envisagerait d'acheter
08:39davantage de systèmes aériens russes S-400,
08:42l'Inde ayant revendiqué avoir abattu
08:44six chasseurs pakistanais
08:45grâce à celui-ci lors du conflit éclair d'avril dernier.
08:48Plus discrètement,
08:49selon trois responsables indiens
08:50encore cités par Reuters,
08:52Modi a suspendu l'achat d'armes américaines,
08:54notamment de lance-missiles Javelin
08:56et de véhicules de combat Strikers,
08:58mais aussi d'avions P8 de Boeing.
09:00Une perte sèche de plus de 3,6 milliards de dollars
09:03pour l'industrie américaine.
09:05En définitive,
09:06la politique tarifaire de Trump
09:07menace de virer au jeu à somme nulle.
09:09Si l'on en croit la presse indienne,
09:10les Etats-Unis pâtiront aussi
09:12de la hausse des prix
09:12des produits pharmaceutiques indiens,
09:14mais aussi de celle des services informatiques
09:16qui menacent les entreprises américaines
09:18de problèmes opérationnels.
09:19Et New Delhi accélère aussi
09:21le réchauffement avec Pékin
09:22après cinq années de tensions diplomatiques
09:24et les heurts entre les deux armées
09:25en 2020 dans l'Himalaya.
09:27Le ministre chinois des Affaires étrangères
09:29est à New Delhi ce 18 août
09:30et Narendra Modi se rendra
09:32chez son voisin chinois
09:32pour la première fois en sept ans
09:34à l'occasion du sommet
09:35de l'Organisation de coopération de Shanghai
09:37le 31 août.
09:38Le réchauffement a d'ailleurs été initié
09:40lors du sommet des BRICS de Kazan
09:41au mois d'octobre 2024.
09:43Déjà des signes se font voir,
09:45les vols directs entre l'Inde
09:46et la Chine ont repris,
09:47les restrictions sur les visas touristiques
09:49ont été assouplies
09:49et le commerce transfrontalier
09:51dans l'Himalaya,
09:52marginal mais symbolique,
09:53a repris à tous les points de passage.
09:55New Delhi envisage désormais
09:56de s'ouvrir aux investissements chinois.
09:59À cela s'ajoute un véritable affront.
10:01Depuis la fin du conflit
10:02entre Islamabad en mai,
10:03le chef d'état-major pakistanais
10:04a été reçu à deux reprises
10:06par des responsables militaires américains.
10:09En définitive,
10:09le retournement vis-à-vis de Washington
10:11est une grande nouveauté pour l'Inde
10:13alors que Modi et Trump
10:14s'étaient entendus à merveille
10:15entre 2017 et 2021,
10:18Washington ayant attiré New Delhi
10:19dans le Quad avec le Japon et l'Australie
10:21afin de contrer l'émergence de la Chine.
10:23Une relation gâchée,
10:24selon Ramdi Vedi,
10:25qui souligne l'exaspération indienne
10:27devant les injonctions
10:28de la puissance américaine.
10:30Mais l'Inde ne demande qu'à continuer
10:31à avoir de bons rapports
10:32avec les Etats-Unis.
10:33L'Inde n'est pas du tout
10:33un pays anti-occidental,
10:34mais il faut avouer qu'il y a eu
10:36depuis le début de l'année
10:37quelques séquences un peu étranges.
10:38La première,
10:39c'est l'injonction de Trump
10:40à Modi d'acheter des F-35
10:42alors que l'Inde continuera
10:43à acheter des Rafales.
10:45Ensuite,
10:45il y a eu ce don
10:46de 400 millions de dollars
10:47au Pakistan
10:47pour des F-16.
10:50Puis,
10:51lors de la guerre
10:51indo-pakistanaise
10:52du printemps,
10:54les Etats-Unis ont voulu arriver
10:55à la fin de la guerre
10:55pour s'y faire la fin de la récré,
10:57ce qui n'a pas du tout
10:57été apprécié ici en Inde.
10:59Et puis,
11:00la raison de l'augmentation
11:00de ces tarifs,
11:01c'est que l'Inde achète
11:03du brut à la Russie.
11:05Alors,
11:05premièrement,
11:06des Slaves
11:06qui se battent
11:07à l'autre bout du monde
11:08pour quelques kilomètres carrés,
11:09ça ne regarde pas les Asiatiques.
11:11Et ensuite,
11:12les Occidentaux aussi
11:13achètent plein de choses
11:14à la Russie,
11:14notamment par le biais
11:16des Indiens,
11:18en ce qui concerne
11:18les hydrocarbures.
11:19Donc,
11:19c'est cette attitude
11:20un peu générale
11:21de ce qui est à moi
11:21est à moi
11:22et ce qui est à toi
11:23est négociable
11:23que les Indiens
11:24ne supportent plus vraiment
11:25et, encore une fois,
11:26ne demandent qu'à avoir
11:27de bons rapports
11:27avec les Asiatiques Unies.
11:32Une mort en direct
11:33sur les réseaux sociaux.
11:3415 000 personnes
11:35ont vu mourir
11:36un vidéaste
11:37de santé fragile
11:38brutalisé
11:38par deux individus
11:40pour de l'argent.
11:40Une affaire glauque
11:41expliquée
11:42par Renaud de Bourleuf.
11:43Ce n'était pas
12:07une mise en scène.
12:08Cet homme est mort
12:09dans la nuit
12:09de dimanche à lundi.
12:11Raphaël Graven,
12:12âgé de 46 ans,
12:13était connu
12:14sous les réseaux sociaux
12:15sous le pseudonyme
12:15Jean Pormanov.
12:17Une mort en direct
12:18et en ligne
12:18à mi-chemin
12:19entre le snuff-movie
12:20et l'humiliation
12:21et la moquerie
12:21devenues mots-nés courantes
12:22dans certains programmes
12:24télévisés français.
12:25Derrière le glauque
12:26se cache un parcours
12:27sinistre
12:27d'un homme blanc
12:28de plus de 40 ans
12:29perdu et coincé
12:30au milieu de racailles du net.
12:31Ce serait en 2020
12:32pendant le confinement
12:33que cet ancien militaire
12:34aurait découvert
12:35les vidéos en ligne.
12:36Pour s'occuper
12:36lors de cette période
12:37d'enfermement,
12:38il détourne des séquences
12:39de jeux vidéo,
12:40improvise des sketchs absurdes
12:41et attire rapidement l'attention.
12:43A partir de 2023,
12:45il se lance dans des défis
12:46spectaculaires,
12:46boire de l'alcool
12:47d'un seul trait
12:48ou se couvrir de nourriture
12:49ou de peinture.
12:50A partir de 2024,
12:52deux individus
12:52entrent en scène,
12:54Owen Senazandoti
12:55et Safin Amadi,
12:57âgés de 26 et 23 ans.
12:58Tous les deux sont présentés
12:59comme étant originaires
13:00de Nice.
13:01En réalité,
13:02l'un d'eux,
13:03Safin Amadi,
13:04né en France,
13:04est originaire du Maroc.
13:06L'autre,
13:06Owen Senazandoti,
13:08français converti à l'islam,
13:09est bien originaire
13:10de la région niçoise.
13:11Il affirme
13:12que sa nouvelle religion
13:13lui a apporté
13:13de la droiture,
13:14ce qui apparaît aujourd'hui
13:15tristement ironique.
13:16Ça m'a dévié un peu de tout
13:18et ça m'a appris plein de choses,
13:19même le sérieux
13:20dans le monde du travail.
13:22En fait,
13:23c'est un tout.
13:23Ces deux individus
13:24deviennent régulièrement présents
13:25dans les vidéos
13:26et le ton change.
13:27Jean Portmanoeuf
13:27est insulté
13:28et régulièrement humilié.
13:30Objet,
13:30vomi lancé au visage,
13:31coup,
13:32provocation,
13:32moquerie en direct,
13:33etc.
13:34Il y avait une autre victime
13:35présente sur quelques vidéos,
13:37un homme âgé
13:37d'une trentaine d'années
13:38connue sous le pseudonyme
13:39Kudoux.
13:40Il est handicapé
13:41et sous curatelle.
13:42Mais au mois d'août,
13:43Jean Portmanoeuf,
13:43bien que souffrant
13:44de problèmes cardiovasculaires,
13:45se lance dans un marathon inédit
13:47300 heures consécutives
13:49de vidéos en direct,
13:50soit 12 jours
13:51sans interruption.
13:52Contrairement à d'autres vidéos,
13:53il ne coupe jamais la caméra,
13:54pas même pour dormir.
13:56Au fil des jours,
13:56son épuisement est flagrant.
13:58Très tiré,
13:59yeux rouges,
13:59gestes lents.
14:01Wensé Nazandotti
14:02et Safine Hamadi
14:02continuent de le provoquer,
14:04parfois en l'incitant
14:04à boire de l'alcool.
14:06Le 18 août,
14:06les spectateurs
14:08Jean montre des difficultés respiratoires
14:10et arrête de bouger.
14:12Alors que les donateurs
14:13demandent au dénommé Owen
14:14de vérifier s'il va bien,
14:16celui-ci lui jette
14:17une bouteille d'eau à la figure.
14:19Il décide finalement
14:19d'interrompre la vidéo.
14:21Le compteur de temps
14:21indique alors
14:22plus de 298 heures
14:23et le compteur d'argent
14:24à la somme
14:25de 36 411 euros.
14:28Vers 11 heures du matin,
14:29les pompiers et les gendarmes
14:30concèdent le décès
14:31de Jean Portmanoeuf.
14:32Quelques heures avant sa mort,
14:34il aurait adressé
14:35un message à sa mère,
14:36lui écrivant
14:37coincé pour un moment
14:38avec son jeu de mort.
14:39Ça va trop loin,
14:40j'ai l'impression
14:40d'être séquestré
14:41avec leur concept de merde.
14:43J'en ai marre,
14:44je veux me barrer.
14:45L'autre, il ne veut pas,
14:46il me séquestre.
14:47Fin de citation.
14:48Une enquête a été ouverte
14:49par le parquet de Nice.
14:51Le lendemain,
14:51un mardi soir,
14:52l'avocat d'Owen
14:53sénazandotti,
14:54maître Yacine Sadoni,
14:55ne semble pas prendre au sérieux
14:56la gravité des sévices
14:57subis par le défunt.
14:59Il semble que ce ne soit
15:00pas pris en compte,
15:00on les voit même chronométrer
15:02des moments de strangulation.
15:06Je reviens effectivement
15:07sur ma notion de script
15:09et de mise en scène.
15:11Une question se pose,
15:12comment 15 000 internautes
15:13ont-ils pu assister
15:14à une mort en direct
15:14alors que les responsables
15:15faisaient l'objet
15:16d'une enquête judiciaire ?
15:17En décembre 2024,
15:18le parquet de Nice
15:19a ouvert une enquête préliminaire,
15:21toujours en cours,
15:22pour plusieurs chefs.
15:23Provocation publique
15:24par un moyen
15:24de communication électronique
15:25à la haine ou à la violence
15:26à l'égard d'une personne
15:27ou d'un groupe de personnes
15:29à raison de leur handicap.
15:30Violence volontaire
15:31en réunion sur personnes vulnérables
15:32et en entraîner
15:33une incapacité totale
15:34de travail inférieure à 8 jours.
15:36Et diffusion d'enregistrement
15:38d'images relatives
15:38à la commission d'infraction
15:40d'atteinte volontaire
15:41à l'intégrité de la personne.
15:43En janvier,
15:44Owen Sénazandotti
15:45et Safi Namadi
15:46ont été placés en garde à vue
15:47mais sont aux sorties libres.
15:49La plateforme Australian Kik
15:50avait suspendu quelques jours
15:51les contenus
15:52avant de les rétablir.
15:53Notons que l'Arcom
15:54avait été saisie en février
15:55mais l'instance
15:56n'avait pas pu réagir
15:57ni même appliquer
15:58le règlement européen
15:59sur les services numériques
16:00appelé DSA.
16:01L'explication,
16:02il n'y a pas de représentant
16:03officiel de Kik
16:04dans l'Union européenne.
16:05Quant à Clara Chappaz,
16:06ministre déléguée chargée
16:07de l'intelligence artificielle
16:08et du numérique,
16:09elle fustige aujourd'hui
16:10une horreur absolue.
16:12Mais elle était déjà informée
16:13de l'affaire depuis 2020,
16:14à croire que la lutte
16:14contre les contenus haineux
16:16en ligne
16:16est composée de combats
16:17jugés plus ou moins urgents
16:18selon le bon vouloir
16:20de nos dirigeants.
16:20L'actualité en bref
16:25en France.
16:29Règlement de compte
16:30tribal en France.
16:31L'eurodéputé LFI
16:32Rima Hassan
16:33est accusé d'avoir lancé
16:34une fatwa
16:35contre l'imam de Drancy
16:36Hassan Shalgoumi
16:37après un poste
16:38publié dimanche
16:39sur un réseau social.
16:40Dans ce message,
16:41elle cite Shalgoumi
16:41aux côtés de deux autres figures
16:43pro-israéliennes
16:44accompagnant son nom
16:45d'un émoji d'horloge
16:46perçu comme une menace implicite.
16:48Shalgoumi,
16:49connu pour sa docilité
16:50mielleuse avec les institutions
16:51et son appétence
16:52pour le dialogue interreligieux,
16:55à porter plainte,
16:55il dénonce une désignation
16:57dangereuse.
16:58Le terme fatwa
16:58popularisé par l'affaire Rushdie
17:00amplifie la polémique.
17:01Rima Hassan
17:02a réitéré son message
17:02le lendemain
17:03mais l'histoire va pouvoir
17:04continuer devant les tribunaux.
17:06Et les insoumis
17:07aiment décidément
17:08drôlement le réseau social
17:09d'Elon Musk.
17:10En effet,
17:10le préfet du Val-d'Oise
17:11a porté plainte mardi
17:12contre le député LFI
17:13Aurélien Taché
17:14pour un poste sur X
17:15jugé diffamatoire
17:16et injurieux
17:17envers les policiers.
17:18Dans ce message,
17:19publié la veille,
17:20le député du Val-d'Oise
17:21écrivait
17:22« La police tue partout »
17:23en référence à la mort
17:24de Gabriel,
17:25âgé de 33 ans,
17:26abattu par un gendarme
17:27à Auger dans les Deux-Sèvres
17:28en mai 2025
17:29en marge d'une affaire
17:30de tapage nocturne.
17:32Le préfet,
17:33indigné,
17:33demande le retrait
17:34de la publication,
17:35la qualifiant de déshonorante
17:37pour un élu
17:37et exprime son soutien
17:38aux forces de police.
17:40La propagande
17:41se décline en jeux vidéo.
17:42Depuis lundi,
17:43un jeu intitulé
17:44Bad Vax
17:45est disponible en ligne.
17:46Les joueurs
17:47y apprennent à s'opposer
17:48à ce qui est appelé
17:49les techniques de manipulation
17:50utilisées pour tromper
17:52les gens
17:52sur le thème
17:52de la vaccination.
17:54Il est inutile
17:55de préciser
17:55qui est présenté
17:56ici comme manipulateur.
17:58Le jeu a été cofinancé
18:00par l'Union Européenne
18:01à travers un programme
18:02instauré en 2020,
18:03année du Covid,
18:04ainsi que le gouvernement
18:05britannique
18:05et les agences fédérales
18:07américaines.
18:07Yael Broun-Pivet
18:09prend les Français
18:10pour des dindes.
18:11Mardi,
18:11une nouvelle information
18:12a été dévoilée
18:13sur l'affaire
18:14du poulailler
18:14de la présidente
18:15de l'Assemblée nationale.
18:16Rappelons que
18:17jeudi 14 août,
18:18Yael Broun-Pivet
18:18a démenti l'information
18:19du canard enchaîné
18:20selon laquelle
18:21des CRS
18:22gardant sa maison
18:23du Vésiné
18:23dans les Yvelines
18:24retient pour mission
18:25de nourrir ses poules.
18:26Elle assurait
18:27sur son compte Instagram
18:28qu'aucun agent
18:28de la force publique
18:29n'avait reçu cette mission.
18:30Mais mardi,
18:31le canard enchaîné
18:32a confirmé sa version,
18:33affirmant avoir reçu
18:34un témoignage
18:35d'un major
18:35disant refuser
18:36cet ordre jugé absurde.
18:38À croire que
18:38dans la Macronie,
18:39le mensonge
18:40est un devoir de vacances.
18:45L'actualité internationale
18:47en bref.
18:50Gaza bientôt occupé.
18:52Mercredi,
18:52le ministre israélien
18:53de la Défense
18:54a approuvé
18:55le plan de conquête
18:55et d'occupation
18:56de la ville de Gaza
18:57nommé
18:58chariot de Gideon 2.
19:00Il a ordonné
19:00le rappel
19:01de 60 000 réservistes
19:02supplémentaires
19:03qui rejoindront
19:04les 70 000
19:04déjà mobilisés.
19:06Actuellement,
19:06à Gaza,
19:07des combats
19:07se poursuivent
19:08dans les quartiers
19:08de Sabra
19:09et de Zaytoun.
19:10Une annonce
19:10qui intervient
19:11alors que la réponse
19:12d'Israël
19:13à une proposition
19:13de cesser le feu
19:14acceptée lundi
19:15par le Hamas
19:15est encore attendue.
19:18Scandale
19:18d'agressions sexuelles
19:19systématiques en Israël.
19:21Une enquête choc
19:22révélée lors du comité
19:23spécial de la Knesset
19:24sur les travailleurs étrangers
19:25a montré que
19:26100% des 654
19:28travailleurs agricoles
19:29thaïlandais interrogés
19:30ont subi
19:31des agressions sexuelles
19:32sur leur lieu de travail
19:33en Israël.
19:34Le rapport élaboré
19:35par le docteur
19:36Yaël Kurlander
19:37et Shahar Shoham
19:37souligne l'absence
19:39de mécanismes clairs
19:40pour les plaintes.
19:41Les victimes,
19:41majoritairement des femmes,
19:43risquent de perdre
19:43leur emploi
19:44et leur logement
19:45en cas de signalement.
19:46Le manque de données
19:47spécifiques de la police
19:48et de l'Institut national
19:49d'assurance
19:50complique la situation
19:51avec seulement 4%
19:52des plaintes
19:53pour agressions sexuelles
19:54depuis 2017
19:54provenant de non-citoyens.
19:56Trois ans depuis
19:57l'assassinat
19:58de Daria Dugina,
19:59journaliste et politologue russe,
20:01fille du penseur
20:01nationaliste Alexandre Dugin,
20:03tué dans l'explosion
20:04de sa voiture
20:04près de Moscou.
20:05Tout porte à croire
20:06que c'est son père
20:07qui était visé
20:08dans cet attentat
20:08qui avait suscité
20:09une vive émotion
20:10dans le pays
20:11et qui fut le premier
20:12d'une série d'attentats
20:13opérés par les services
20:14ukrainiens.
20:15« Nous avons tué des Russes
20:16et nous continuerons
20:17à tuer des Russes
20:18partout dans le monde
20:18jusqu'à la victoire
20:19totale de l'Ukraine »,
20:20avait pour sa part
20:21déclaré le patron
20:22du renseignement
20:22militaire ukrainien
20:23Kirelo Boudanov
20:25lors d'une interview
20:25à Yahoo News
20:26publiée en mai 2023
20:27alors qu'il était interrogé
20:29sur le meurtre
20:29de Daria Dugin.
20:31Pékin muscle son arsenal
20:33et annonce
20:33un grand défilé militaire.
20:35Dans un contexte
20:36de rivalité croissante
20:37avec les Etats-Unis,
20:38la Chine a révélé
20:38ce 20 août
20:39des détails
20:40de l'imposant défilé militaire
20:41prévu le 3 septembre
20:42à Pékin,
20:43marquant les 80 ans
20:44de la victoire de 1945
20:45contre le Japon.
20:46Le général Wu Zek,
20:47au responsable
20:48de l'état-major,
20:49a promis une démonstration
20:51d'armement
20:51dernier cri
20:52dont des systèmes stratégiques,
20:53des bombardiers,
20:54des chasseurs,
20:54des technologies hypersoniques
20:56et des équipements
20:56anti-drones.
20:57Tout cela doit refléter
20:59l'évolution
21:00des formes
21:00de la guerre moderne,
21:01a-t-il déclaré.
21:03Le défilé durera
21:0470 minutes
21:04et se tiendra
21:05à place Tiananmen
21:06sous le regard
21:06du président Xi Jinping
21:08et d'invités de marques
21:09comme Vladimir Poutine.
21:11Objectif affiché,
21:12illustrer la capacité
21:13de l'armée chinoise
21:14à remporter
21:14une guerre moderne
21:15tout en sauvegardant
21:16la paix mondiale.
21:18Cette démonstration
21:18intervient alors que
21:19Pékin a annoncé
21:20en mars
21:21une hausse de 7,2%
21:22de son budget
21:23de la défense
21:23pour 2025.
21:27C'est la fin
21:29de cette édition.
21:29Merci de l'avoir suivie.
21:30Ce soir,
21:31vous avez rendez-vous
21:31avec une retransmission
21:32de notre émission
21:33Choc du Monde
21:34sur la question
21:34la Russie et la France
21:36ont-elles encore
21:36un avenir en commun ?
21:38A demain pour un nouveau journal.
21:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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