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  • il y a 2 semaines
A Saint-Etienne, la Manufacture française du surcyclage veut donner une seconde vie aux déchets des supports publicitaires : bâches et autres kakémonos.
Fédérer, promouvoir et défendre les intérêts des entreprises ligériennes de la filière dispositif médical, c'est l'ambition et la mission de Novéka, ex-Pôle des Technologies Médicales, qui regroupe une soixantaine d'adhérents.
Difficultés en entreprise : quand faut-il faire appel à un avocat ? Et pourquoi ? La réponse avec Juliette Saint-Père, avocate au barreau de Saint-Etienne.
Pâtissier et ultra-trailer… Oui c'est compatible ! Xavier Jousserand nous explique comment dans le Face à Face.
Sans oublier notre tour d'horizon de l'actualité économique de notre département avec le Quiz Eco.
La Loire a de savoir-faire et à Loire Eco, on aime le faire savoir !

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00:05Bienvenue dans le Loire Eco, l'émission qui met en lumière les acteurs économiques de la Loire.
00:09Ici, on parle de celles et ceux qui entreprennent, de celles et ceux qui embauchent, qui produisent
00:13et qui fabriquent, qui prennent des risques aussi chaque jour pour faire avancer notre territoire.
00:18Alors, dans la Loire, l'économie se vit sur le terrain avec de l'audace, de l'engagement,
00:22mais aussi avec cette volonté de concilier performance, responsabilité et sens.
00:27Nous allons à la rencontre de ces femmes et de ces hommes qui bougent, qui innovent et qui font vivre
00:32notre tissu économique.
00:34Alors, au programme, l'actualité économique locale, des chefs d'entreprise, bien sûr, ils sont engagés
00:39et ils donnent de leur temps dans les réseaux professionnels, par exemple.
00:43Et aussi, on aura des conseils juridiques grâce à notre partenariat avec le barreau de Saint-Etienne.
00:48Nous nous interrogerons aussi pour savoir si la seconde main a un avenir avec un nouvel acteur sur le marché
00:54stéphanois.
00:54Et puis, nous saluerons ces dirigeants qui arrivent à conjuguer passion, performance et responsabilité à la tête de leur entreprise.
01:02Loire et Co, c'est parti.
01:19Alors, nous voici autour de cette table avec Gilles Cahuela.
01:23Bonjour Gilles, de quoi allez-vous nous parler ?
01:25Bonjour Rémi. Cette semaine, je vous emmène découvrir un atelier stéphanois, pas comme les autres,
01:29un atelier dans lequel on redonne une seconde vie aux supports publicitaires, bâches, quelques émonnaux et autres supports événementiels.
01:36Je vous en dis plus dans quelques minutes.
01:37Travail d'une main, le travail de seconde main, c'est ça ?
01:39Voilà, écoutez.
01:41Alors, Sylvain Augier, bonjour.
01:43Salut Rémi, salut à tous les Ligériens.
01:44Alors, on va faire le traditionnel quiz ligérien.
01:47Et est-ce que vous aimez les bunes, Rémi ?
01:49Ah, j'adore.
01:49Vous avez adoré les bunes.
01:51Alors, je vais recevoir un pâtissier qui sait très bien les faire, mais qui n'en mange pas trop,
01:54parce qu'à côté de ça, il a une passion dévorante.
01:56C'est l'ultra trail.
01:56Très bien.
01:57Sylvie Martel.
01:58Alors, nous, nous allons partir à la rencontre d'un réseau,
02:01d'un réseau qui fédère et anime l'écosystème territorial engagé dans le progrès et l'innovation,
02:06pardon, juste en santé.
02:07D'accord.
02:08Et Cécile Bayard ?
02:09Pardon ?
02:09Et on rencontrera tout à l'heure la directrice.
02:11Très bien, on rencontrera la directrice.
02:13Et Cécile Bayard qui est avec nous.
02:14Et nous, justement, c'est l'invité de Gilles Cahuela.
02:18Mais avant de vous laisser la parole, je vous propose qu'on passe au quiz
02:21et je laisse ma place à Sylvain Auger.
02:29Oui, c'est parti pour une nouvelle étape du quiz économique ligérien.
02:33Pardon, je vous rappelle le principe.
02:35Je vais poser des questions d'actualité économique ligérienne
02:38en espérant avoir des réponses de la part des chroniqueurs.
02:41On va tester les buzzers.
02:42On va faire masculin contre féminin.
02:45Pupier Cahuela contre notre invité, Sylvie Martel.
02:49C'est parti.
02:49Première question.
02:50Écoutez bien.
02:51Nos invités peuvent évidemment répondre s'ils ont les bonnes réponses.
02:54Première question.
02:56MRS.
02:57Voici trois initiales à découvrir.
02:59De quoi parlons-nous ?
03:00Attention, cela recrute très, très fort.
03:03Nous parlons de Thalès, le groupe industriel basé à Saint-Éan.
03:06360 salariés, 10 000 m2 de lignes de production et de salles blanches
03:10dans un domaine qui est la défense désormais.
03:12Thalès recrute 80 opérateurs, monteurs-régleurs pour produire des viseurs et des jumelles
03:17de vision nocturne.
03:18Aucun diplôme spécifique demandé, mais une sélection par MRS.
03:24Que veut dire MRS ?
03:31C'est une méthode des agilités, c'est ça ?
03:35C'est une méthode de recrutement par simulation.
03:38C'est-à-dire que les candidats n'ont pas besoin d'avoir des diplômes particuliers,
03:42mais ils sont stimulés.
03:43On évalue leurs aptitudes par des exercices pratiques qui reproduisent des gestes du métier
03:49et donc des gestes de très forte précision.
03:52Donc, pas besoin de diplôme, mais 80 personnes à embaucher à Thalès.
03:55Avis aux amateurs, ça se passe à Saint-Éan.
03:58Le point est pour moi.
03:59MRS, ben oui.
04:01C'était sûr.
04:01C'était un peu compliqué, mais je suis là pour vous challenger.
04:05Deuxième question.
04:07Là aussi, ça pousse fort et ça se développe.
04:09De qui parlons-nous ?
04:10Nous parlons d'un secteur en difficulté au niveau national,
04:12mais qui va plutôt bien pour cette entreprise ligérienne basée à Andrézie Boutéon.
04:17De qui parle-t-on ?
04:1814 millions d'euros de chiffre d'affaires avec une projection
04:21de plus d'une vingtaine d'embauches supplémentaires.
04:23Cette entreprise recherche deux hectares de terrain
04:25pour un projet d'extension de 6 à 9 millions d'euros d'investisseurs.
04:29EPMECA ?
04:30Non.
04:31Afin de regrouper toutes les activités sur un seul site,
04:34c'est quoi les activités ?
04:35Le transport, la logistique et la commission de transport.
04:40AITR ?
04:40Non.
04:41Déjà fait.
04:43Ah, je pensais que vous trouvriez...
04:45Encore un point pour lui, en fait.
04:47Alors, l'entreprise, c'est Catherine Balichard,
04:50qui est une des dirigeantes, avec Stéphane Rousset.
04:54L'entreprise, c'est Afrac Service,
04:56une entreprise de logistique qui se développe énormément
04:59et qui a besoin de deux hectares supplémentaires.
05:01Là, pareil, il y avait aux amateurs,
05:02si vous connaissez des terrains pour cette belle entreprise digérienne.
05:05Deux points pour lui.
05:06Il va gagner.
05:07Il voulait le trophée.
05:08Je pensais que vous alliez réviser, mes amis chroniqueurs.
05:09Non, passez-toi.
05:10Non, passez-toi.
05:11On continue.
05:12Troisième question.
05:144723 mètres carrés.
05:16Voici la surface des nouveaux bureaux de cet établissement.
05:19De qui parle-t-on ?
05:20Direction le Technopole de Saint-Étienne, dans le quartier du Stade.
05:23Un quartier qui nous est cher.
05:24Et plus précisément, un bâtiment de bureaux nommé le cinquième élément.
05:29Il n'y a pas la question, mais c'est le bâtiment de l'URSSAF
05:32qui a été fait par l'architecte...
05:37Bonne réponse de Rémi Pupier.
05:39Il s'agit donc du bâtiment qui vient de loger récemment l'URSSAF,
05:43un bâtiment de haute qualité environnementale,
05:46géothermie, VMC double flux, panneau solaire,
05:49un nouvel outil de travail moderne pour les 250 bureaux.
05:52Alors, plus de bureaux attitrés, c'est du flex office.
05:55J'arrive le matin, je me positionne sur mon bureau,
05:57j'ai un espèce de petit casier fermé à clé et je repars.
06:00Et le lendemain, je n'ai pas forcément le même bureau
06:01puisque les gens sont beaucoup aussi en télétravail.
06:04Pour information, ce site gère quand même 2 millions de comptes employeurs
06:07et c'est le siège national du CESU,
06:10le fameux chèque emploi service universel.
06:12Bonne réponse de Rémi Pupier.
06:14C'est donc l'URSSAF qui s'installe en plein cœur du Technopole.
06:17Allez, dernière question, vu qu'il y a 1-0 pour l'équipe Pupier qui est là,
06:19c'est la première fois que ça arrive, qu'on ne trouve qu'une seule réponse.
06:21On va tout miser sur la dernière question.
06:24Ceux qui répondent vont gagner le trophée Je Suard, le trophée Loire-Éco.
06:29Dernière question, écoutez bien, 400 000 euros.
06:32Voici la jolie somme investie dans cette entreprise
06:35et plutôt dans la rénovation de son outil de travail.
06:38Direction Saint-Etienne et plus précisément le quartier de Saint-François.
06:43400 000 euros, ça a servi à quoi ?
06:44La rénovation des parties communes mais aussi de deux salles.
06:48Ça devrait vous donner un ordre d'idée.
06:51Et création d'une salle événementielle prête à accueillir des entreprises et des associations.
06:55Gilles Cayula.
06:55Le cinéma Méliès.
06:57Oui, le Méliès Saint-François.
06:58Bonne réponse de Gilles Cayula.
07:00Il s'agit du cinéma Le Méliès Saint-François
07:03qui donc a rénové intégralement ses salles de cinéma
07:06et créé une nouvelle salle qui s'appelle la salle Afsaï Erzi
07:10du nom de la comédienne réalisatrice.
07:12Et donc c'est un bel investissement pour son dirigeant Paul-Marie Claret
07:16qui déplore tout de même une baisse générale du nombre d'entrants dans les salles de cinéma.
07:21Mais à noter quand même ce bel investissement pour le cinéma Le Méliès.
07:25Bonne réponse.
07:26Et là donc c'est victoire de l'équipe.
07:28Cayula.
07:30Grosse victoire.
07:32Si Laurent était là, il nous le donnerait.
07:35Je suis désolée.
07:36Allez, va.
07:37On va le donner.
07:39Voilà.
07:39Je passe devant la caméra.
07:41Voilà.
07:41On est à temps.
07:42Voilà.
07:43Nous l'avons gagné.
07:44Eh bien je vous dis à très bientôt pour une nouvelle étape du quiz économique Liger.
07:47Merci beaucoup.
07:52C'est un dessus là.
07:54Gilles Cayula.
07:55Alors on va parler donc de la deuxième.
07:59De la seconde.
08:00On va parler d'une nouvelle entreprise qui s'appelle la Manufacture Française du Surcyclage.
08:06De la seconde vie.
08:07Upcycling en anglais.
08:08Cette nouvelle société vient d'être lancée par deux acteurs stéphanois.
08:12909 Upcycling qui fabriquent des vêtements et accessoires à partir de toiles de tente.
08:16Qu'on avait déjà reçues.
08:18909.
08:18Tout à fait.
08:19Et Petit Cul, la marque de coussins outdoor et un accessoire réalisé à partir de matériaux revalorisés
08:26fondés par Cécile Bayard que nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Loire Eco.
08:30Alors Cécile Bayard, expliquez-nous la genèse de MFS, donc la Manufacture Française du Surcyclage.
08:35Quel est un petit peu le constat de départ qui vous a poussé à vous lancer ?
08:39Alors MFS, la Manufacture Française de Surcyclage est née d'une idée conjointe avec Romain, Léo et moi-même
08:47sur le fait qu'énormément de moyens de communication des entreprises étaient jetés ou inutilisés.
08:54pour dire une action par exemple d'une marque qui dure très peu de temps ou un salon, ça dure
09:00trois jours et le kakemono on l'a à vie.
09:03Il s'avère qu'il y a des...
09:03Donc on parle de kakemono, de bâches...
09:05Kakemono, de bâches publicitaires...
09:07Publicité sur le lieu de vente, ouais.
09:08De PLV, exactement.
09:10Chapiton aussi, Barnum, tout ça soit c'est abîmé, soit c'est en fait au bout d'un moment inutilisable,
09:18soit par les marques, soit que c'est obsolète.
09:21Oui, à cause du changement de logo, changement de slogan, des choses comme ça.
09:25Voilà, exactement. Et du coup, on veut et on souhaite surtout revaloriser ces tonnes de déchets parce qu'on parle
09:30de caves, de petits locales qui sont pleins à craquer.
09:35Alors on parle à l'échelle nationale, c'est plusieurs centaines de milliers de tonnes de déchets.
09:41Oui, exactement. Voilà, c'est vraiment énorme et je pense que les entrepreneurs ou les entreprises qui nous regarderont ce
09:47soir seront de quoi on parle
09:48puisque depuis le lancement il y a dix jours, on a déjà reçu pas mal de demandes.
09:52Ah oui, ma cave est pleine. Ah oui, j'ai des Kakemono de 2009, de 2005 qui traînent. Qu'est
09:58-ce qu'on peut en faire ?
09:59Alors justement, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Qu'est-ce que vous, vous en faites à
10:02la Manufacture française du sur-cyclage ?
10:03Quelle réponse apportez-vous à ces déchets ?
10:06Alors nous, le but du jeu, c'est clairement de sur-cycler, donc de pouvoir réutiliser en une nouvelle matière
10:12ces objets qui sont destinés à être jetés.
10:14Donc c'est une boucle fermée finalement ?
10:16C'est une boucle fermée, voilà, et de donner une seconde vie à ces objets, de vraiment pouvoir les revaloriser
10:21et d'avoir des cadeaux utiles pour les collaborateurs,
10:24mais aussi pour les clients, pour les salons ou pour des cadeaux fournisseurs.
10:28Donc concrètement, ces bâches deviennent quoi ? Quel type de produit vous proposez ?
10:33Donc concrètement, ça devient des fat boys, par exemple des chiliennes, des housses d'ordinateur, des glacières, des porte-clés.
10:40C'est quoi des fat boys ?
10:41Des fat boys, c'est les petits coussins avec des petites billes à l'intérieur.
10:45D'accord.
10:45Qui fera du coup écho à l'invité de tout à l'heure parce qu'on met des billes de
10:49semelles de trail.
10:50Ah oui, très bien.
10:51On est en train de développer un nouveau, une boucle fermée encore parce qu'on sait que les trailers changent
10:57tous les six mois à leur basket.
10:58Et donc c'est important pour nous d'avoir vraiment tout été recyclé dans nos produits.
11:03Donc vous nous donnez une bâche et nous après on la revalorise en de nouveaux produits, sachant qu'on fait
11:08aussi de surmesures.
11:09Donc par exemple, tout à l'heure, on parlait de samoutillage.
11:11On est aussi capable de faire, par exemple, des trousses d'outils de travail pour mettre, par exemple, on sait
11:19tout faire à partir de 10 places.
11:21C'est l'entreprise qui vient vous déposer des déchets qui repart avec ces mêmes déchets transformés finalement.
11:27Alors c'est encore mieux parce que c'est nous qui allons chercher les mâches et qui les transformons et
11:34après on leur relivre une nouvelle matière.
11:36Voilà, c'est ça le concept de base avec Romain et Léo et qu'on a eu, c'est de
11:41pouvoir porter de 909 en cycling, de pouvoir avoir des nouveaux objets à partir de déchets.
11:50Et on trouve que c'est quand même vertueux et agréable parce que c'est des objets, comme on peut
11:57le voir en fond, qui sont beaux.
11:59Alors vous venez de lancer cette nouvelle activité. Est-ce que vous avez déjà des premiers clients dans votre portefeuille
12:06?
12:06Et quels sont les objectifs que vous êtes fixés à la fois peut-être en termes de chiffre d'affaires
12:10ou au moins de produits à fabriquer, à revaloriser ?
12:14Alors on a déjà un client, donc on avait lancé avec un client déjà dans le scope qui est la
12:19coopérative des tomes de Deux-Savoies qui est basée à Rumigny,
12:22pour qui on fait par exemple des glacières et des lunchbags pour les clients à partir d'un certain montant
12:27d'achat.
12:28Ils leur offriront ces glacières-là. Et après, les garçons avaient déjà travaillé avec AXENS qui est un cabinet d
12:35'expertise comptable
12:36qui est situé dans la Loire. Et depuis, l'orientation que nous prenons, c'est plus des entreprises outdoor.
12:43Donc pour l'instant, on a deux, trois touches. Et en tout cas, toutes les entreprises que je rencontre, à
12:48qui j'explique le projet,
12:49sont très intéressées. Donc j'espère que plusieurs entreprises ligériennes pourront nous rejoindre,
12:54parce que c'est aussi le savoir-faire local qu'on met en œuvre. Et si on avait des gros
12:59clients qui venaient du territoire,
13:01ça serait encore meilleur pour nous.
13:02Et finalement, l'intérêt aussi pour une entreprise, c'est qu'il y a un côté très RSO finalement à
13:08opter pour ce circuit-là.
13:10Exactement, c'est le constat qu'on a fait de base et ce qu'on met quand même assez en
13:13avant.
13:13Je pense qu'aujourd'hui, le bilan carbone des entreprises est primordial.
13:17En tout cas, il est demandé aussi bien par l'État que par les fournisseurs ou par les clients.
13:21Et donc, on inclut cela avec une vraie revalorisation des déchets,
13:25qui est très important, je pense, à l'heure actuelle, en tout cas dans l'ère où l'on vit.
13:31Très bien.
13:32Merci beaucoup.
13:33C'est vrai qu'on parle beaucoup de la main, du travail manuel, de l'artisanat.
13:38On en parlera tout à l'heure avec un de nos invités.
13:40C'est important parce que face à l'intelligence artificielle, il faut façonner avec ses mains.
13:44Et c'est ce qui apporte une valeur ajoutée.
13:46Et puis, on parle aussi beaucoup de la seconde main avec tout ce qui touche justement à la réutilisation des
13:53matières premières.
13:54Merci beaucoup, Cécile Bayard, pour cette belle initiative.
13:58Et merci, Gilles Cahula, de nous avoir trouvé encore une belle pépite.
14:01Merci à vous.
14:08J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui, dans le fauteuil du face-à-face, Xavier Jousserand,
14:13qui est le dirigeant de la boulangerie-pâtisserie Le Croc en Bouche.
14:16Mais on va voir qu'il y a une passion dévorante en parallèle.
14:19Alors, tout d'abord, bonjour Xavier.
14:21Bonjour.
14:21Les ligériens ont envie de vous connaître.
14:23Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ?
14:24Alors, Xavier Jousserand, je suis né à Saint-Etienne, originaire d'un petit village de Chambles.
14:31Chambles, bien sûr.
14:32Voilà, sur les hauteurs des gorges de la Loire.
14:36Et j'ai 37 ans, du coup, je suis à mon compte maintenant depuis 13 ans, 13 ans à Saint
14:42-Etienne.
14:42Alors, à votre compte, on va parler du Croc en Bouche.
14:45C'est une boulangerie-pâtisserie basée sur la Plage Chavanel.
14:48C'est quoi, ce Croc en Bouche ? Combien vous êtes ?
14:50Alors, on est une dizaine de collaborateurs maintenant,
14:53mais à la base, c'est une affaire familiale où j'ai rejoint mon oncle il y a 13 ans.
15:01D'accord.
15:01En 2012, pour développer l'activité de la pâtisserie et du snacking et du chocolat également.
15:08Et depuis 2022, mon oncle, étant sur sa fin de carrière, m'a laissé les reines
15:16et m'a laissé reprendre la boutique tout seul pour voler de mes propres ailes.
15:23Donc, une belle boutique, une dizaine de collaborateurs.
15:25Ce qui vous qualifie peut-être, c'est le savoir-faire et tout est fait maison, tout est fait sur
15:29place ?
15:29Tout est fait maison.
15:30On essaie de travailler avec les producteurs locaux, mon frère qui est avec ma belle-sœur agriculteur sur Chambles.
15:37Donc, du coup, on essaie vraiment de privilégier les circuits courts.
15:42Et vraiment le savoir-faire de l'artisanat local et former des jeunes surtout.
15:52C'est très important pour l'avenir, un autre métier.
15:54Un savoir-faire que vous essayez de faire savoir puisque vous êtes en lice pour l'émission de M6,
15:58la meilleure boulangerie de France.
16:01C'était quoi l'expérience ?
16:02L'émission n'est pas encore passée, je crois, n'est pas encore diffusée.
16:04Donc, on ne peut pas trop en dire, mais c'était une belle expérience.
16:06Oui, c'était vraiment super.
16:08On a été sélectionnés en décembre.
16:11Le tournage s'est fait en février.
16:14Et puis, du coup, on attend la date de l'émission, fin avril, peut-être début même.
16:21Et on va en savoir plus très rapidement.
16:23Allez, on croise les droits pour le croqu'en bouche.
16:25Vous le savez que le principe du face-à-face, c'est de découvrir les dirigeants sous l'aspect de
16:29leur passion
16:29et de leur vie en dehors du travail.
16:32Et je me suis laissé dire qu'il y avait une passion qui est assez dévorante pour vous,
16:35qui était l'Ultra Trail.
16:37Alors, expliquez-nous, quels sont vos faits d'armes ?
16:40Oui, ça fait une dizaine d'années que je cours maintenant.
16:43J'ai pris goût, en fait, suite à un voyage en allant rendre visite à ma cousine à La Réunion.
16:50Et je suis tombé amoureux de cette île intense, comme on dit.
16:53Et du coup, je m'étais juré d'y retourner pour faire la Diagonale des Fous.
16:58La course mythique de l'Ultra Trail.
17:00Voilà, exactement.
17:01Et j'en suis tombé amoureux.
17:04Et j'y suis retourné plusieurs fois pour aller me confronter à Mafat et Sillao.
17:08C'est tous ces beaux cirques qui entourent Style Intense.
17:14Faites-nous rêver.
17:15Mais c'est des chiffres complètement fous.
17:17Combien de kilomètres, la Diagonale des Fous ?
17:19170 kilomètres avec 10 000 de dénivelé.
17:22C'est énorme, énorme.
17:23Vous avez fait aussi la trace des Ducs de Savoie, qui est une course de l'UTMB aussi.
17:28Exactement.
17:29Et j'y retourne cette année, d'ailleurs.
17:31C'est un échappatoire pour moi d'aller prendre l'air dans la nature qui nous entoure.
17:37Parce qu'on a quand même des super spots comme Roche Taillée, les Gorges de la Loire.
17:41Donc, il y a vraiment de quoi s'amuser pour s'entraîner et être prêt pour le jour J sur
17:45ces grosses courses.
17:45Excusez-moi, Xavier, mais alors, c'est quoi le planning d'un boulanger ?
17:49Ça, je ne comprends pas.
17:50On démarre à quelle heure ?
17:514h, 4h30 ?
17:524h30, 5h.
17:54Et quand est-ce qu'on s'entraîne, alors ?
17:55Parce que pour des périodes aussi longues, quand est-ce qu'on s'entraîne ?
17:58Fin d'après-midi, quand le boulot est fini et que l'esprit est libéré.
18:03C'est vraiment très beau.
18:04Bravo à vous pour ces performances.
18:06On va vous suivre les prochaines avec attention.
18:09On va terminer notre interview toujours par un thé ou café.
18:12Je vais vous faire deux propositions que vous allez choisir sans argumenter.
18:15Alors, première question, tablier ou short ?
18:20Short.
18:22Transat, bronzette ou sac à dos basket ?
18:24Sac à dos basket.
18:25Économie ou écologie ?
18:29Économie.
18:30UTMB ou Diag des Fous ?
18:32Diag des Fous.
18:34Voiture française ou voiture chinoise ?
18:36Voiture française.
18:37Condrieux ou Bourgogne ?
18:39Condrieux.
18:40Bûche ou galette ?
18:42Galette.
18:43Petit commerce ou marketplace ?
18:45Petit commerce.
18:46TL7 ou TL7 ?
18:48TL7.
18:49Sans aucun doute.
18:51MEDEF ou CPME ?
18:55CPME.
18:57Presse quotidienne ou réseau social ?
19:00Réseau social.
19:02Praliné ou frangipane ?
19:04Praliné.
19:05Et enfin, thé ou café ?
19:06Un bon café.
19:08Eh bien voilà, mon cher Rémi, j'ai eu le plaisir de recevoir aujourd'hui dans mon fauteuil du face
19:11-à-face,
19:12Xavier Jousserand, qui est boulanger, pâtissier, dirigeant du croque-en-bouche,
19:15mais aussi et surtout un super sportif et ultra-trailer.
19:18Merci.
19:25Et nous revoilà sur le plateau avec Sylvie Martel et son invitée, Sylvie.
19:31Oui, donc du coup, ce que je vous disais tout à l'heure, on va se diriger sur le cluster
19:34Noveca,
19:34qui est un réseau qui fédère et anime les acteurs de la santé de notre territoire.
19:39Et on est riche en belles pépites sur la Loire par rapport à tout ce qui est sur la santé.
19:43Beaucoup de choses.
19:44Et nous allons donc découvrir avec Nathalie Coet, qui est sa directrice.
19:48Bonjour Nathalie, déjà, merci d'être avec nous.
19:50Alors, vous allez nous parler de Noveca, qui fait partie des réseaux qui font vraiment la richesse de notre territoire
19:55et qui mettent en avant notre savoir-faire, notamment dans le domaine de la santé, de l'innovation, du développement,
20:00de tout ce qui est dispositifs médicaux.
20:02Nous développerons ceci tout à l'heure, mais là déjà, est-ce que vous pourriez nous donner un peu l
20:05'histoire de Noveca ?
20:06Et puis pourquoi Noveca ? Parce que ça veut dire quoi, Noveca ?
20:09Alors, l'histoire de Noveca, il faut revenir en 1993, où à l'initiative de la mairie de Saint-Etienne
20:15et d'une quarantaine d'entreprises locales, toutes majoritairement issues de l'industrie classique,
20:21ont décidé de se réunir, de se fédérer pour pouvoir avoir un poids, une visibilité
20:26et mieux collaborer sur le territoire en termes de santé.
20:30En 2021, l'association, du fait d'un renouvellement de la gouvernance et d'une nouvelle dynamique,
20:37s'est recréée sous le nom de Noveca, avec l'ambition d'être plus tournée vers l'innovation,
20:44en particulier avec l'avènement de la santé numérique.
20:46Et puis en 2023, fort de cette dynamique, on a, avec les membres, défini trois orientations stratégiques
20:54qui guident aujourd'hui notre activité sur la prévention santé à l'échelle du territoire,
20:59sur les enjeux de développement durable pour la filière industrielle,
21:02et puis aussi comment améliorer l'attractivité, la visibilité de notre filière
21:07au bénéfice des entreprises et d'une économie, d'une activité économique territoriale.
21:12À l'origine, c'était le pôle des technologies médicales, c'est ça ?
21:14À l'origine, c'était le pôle des technologies médicales, effectivement.
21:17Et territoire stéphanois, ou vous êtes sur un territoire plus large ?
21:19Alors, on a un épicentre sur le territoire stéphanois, mais on a quand même des membres et des partenaires
21:24sur la région, voire même au niveau national.
21:27D'accord.
21:28Et donc Noveca, ça fait penser à Eureka.
21:31Oui, c'est la découverte, l'innovation, la science.
21:37Et puis ensuite, Nove, c'est nouveau.
21:41Donc l'innovation, la nouveauté.
21:43Et puis Eka, alors ça, je ne le savais pas, mais je l'ai appris.
21:46C'est le nom d'un dieu égyptien qui était le dieu de la médecine et de l'alchimie.
21:50Ah, bien intéressant.
21:51Et donc l'idée, c'est que quand on partage et qu'on met ensemble, finalement, le résultat
21:57est supérieur à l'addition de chacun des parties.
22:00Et donc c'est pour ça que Noveca, c'est l'innovation, la coopération.
22:04Et puis, l'alchimie.
22:05Oui, l'alchimie, c'est une belle histoire, un beau nom en tout cas.
22:09Oui, c'est sûr.
22:09Du coup, c'est un réseau, ce qu'on disait, multidisciplinaire et collaboratif,
22:13qui est enterrement dédié à l'ensemble des acteurs de la filière du dispositif médical.
22:16Vous parliez tout à l'heure de numérique, c'est la e-santé, ce que vous appelez la e-santé
22:20un peu ?
22:20Oui.
22:21D'accord.
22:22Donc, pouvez-vous nous en dire plus sur le fonctionnement, les orientations et les objectifs, en fait, de Noveca aujourd
22:26'hui ?
22:27Alors, Noveca, c'est une association loi 1901.
22:30Donc, on est une équipe opérationnelle de trois personnes.
22:33On est soutenu par un bureau.
22:34Ce bureau, c'est un ensemble de dirigeants d'entreprises et également de représentants de la recherche académique et du
22:42CHU de Saint-Étienne.
22:43Donc, c'est un bon panel de notre filière.
22:46Et puis, on a un conseil d'administration qui permet aussi de valider les orientations stratégiques et nos décisions.
22:52Et notre principal financeur, c'est Saint-Étienne Métropole, d'où notre ancrage Stéphano Afford.
22:58C'est-à-dire quand même que les adhérents de Noveca payent une cotisation quand même ?
23:01Les adhérents de Noveca payent une cotisation qui est liée à leur chiffre d'affaires.
23:05Et une grosse partie de nos recettes, c'est lié à cette subvention de fonctionnement qui va nous permettre de
23:09déployer des services sur l'ensemble du réseau.
23:13Combien d'adhérents, justement ?
23:15Aujourd'hui, on a une soixantaine d'adhérents.
23:18C'est bien, hein ?
23:19Il y a des beaux noms de notre région.
23:20Quand on va sur votre site, il y a des belles représentations.
23:23On a un panel d'entreprises, de l'ETI, en particulier dans le textile médical, avec Thuan, Sigvaris, Laman et
23:29Rocher.
23:29Mais aussi des entreprises plus récentes, dont on parle beaucoup, comme les Deux Sainte.
23:36Mais aussi des entreprises comme Stéphanix, des start-up, Givardis, etc.
23:40Il y a vraiment de quoi faire.
23:41On a un vivier ici, dans la Loire.
23:43C'est énorme, dans la Loire, la vivier, ce qui est au niveau de la santé, est très important.
23:47Aujourd'hui, quel projet et quelle réussite vous pourriez nous donner au travers des entreprises qui sont adhérentes et qui
23:53ont été accompagnées par Noveca ?
23:55Qu'est-ce qui a marqué votre histoire, on va dire ?
23:58Alors, l'histoire de Noveca est relativement courte, puisque ça date de 2021.
24:02Mais je dirais qu'il y a sans doute deux faits marquants.
24:06La première, c'est ce premier axe, prévention santé, à l'échelle du territoire, en mettant les usagers au cœur
24:12des sujets.
24:13On a créé en 2020 un événement qui s'appelle Mède 5P et qui vise à rassembler des entreprises, des
24:20chercheurs, des soignants, des usagers, autour de thématiques de prévention santé, de les faire travailler avec des ateliers participatifs.
24:28Et la fierté qu'on a, c'est que c'est devenu une démarche qui se déroule en continu.
24:33Et depuis trois ans, chaque année, à l'issue des projets qui sont réfléchis lors de l'événement, on a
24:40des appels à manifestations d'intérêts soutenus par la métropole pour financer des projets de recherche-action.
24:45Et toujours très local.
24:46Et toujours très local, avec un consortium d'acteurs locaux.
24:49En général, il va y avoir un centre de soins, un laboratoire de recherche et puis d'autres structures.
24:54Ça peut toucher aux enjeux de perturbateurs endocriniens dans l'alimentation, de santé environnementale, etc.
25:01D'accord. Et du coup, alors ça, c'est une de vos actualités, j'imagine, ce salon. Vous en avez
25:05d'autres à nous communiquer sur 2026 ?
25:07Alors sur 2026, il y a un vrai enjeu pour nous. Nous, on est un collectif.
25:13Donc l'enjeu, c'est comment, face à un contexte qui est quand même difficile, il y a des enjeux
25:18de santé, il y a des problématiques économiques, des problématiques environnementales.
25:22C'est comment le collectif va être une force supplémentaire pour aider les entreprises et les acteurs à faire mieux.
25:28Donc en fait, on a un modèle qui s'appelle le modèle de cercle, qui est un groupe de travail
25:33thématique.
25:35On en avait un premier qui marche très bien, qui est le cercle réglementaire, puisque le marché de la santé,
25:39c'est un marché très fortement régulier.
25:41Leur réglementaire, c'est extrêmement important. Donc en fait, les responsables réglementaires des entreprises membres se rassemblent une fois par
25:49trimestre pour échanger, mutualiser, s'auditer, etc.
25:54Et comme ce modèle marche très bien, aujourd'hui, il y a plus de 30 entreprises qui participent à ce
25:58groupe.
25:58On a décidé de le décliner dans de nouvelles thématiques, l'enjeu des ressources humaines, recrutement, fidélisation, modification des organisations.
26:06Toujours dans le domaine de la santé.
26:08Toujours dans le domaine de la santé, des enjeux d'industrialisation et aussi de développement durable.
26:13Comment les entreprises sont plus vertueuses sur ces questions importantes d'impact environnemental et sociétal ?
26:19C'est intéressant parce qu'on voit vraiment la puissance du collectif dans votre réseau.
26:23En fait, c'est comme ça qu'on avance. Donc merci pour cette présentation.
26:26Et puis, on est fiers, on est fiers, en fait, je veux dire, de porter toutes ces belles pépites sur
26:31notre département.
26:32On a effectivement beaucoup d'entreprises du monde industrie avec des vrais pépites qui sont des leaders nationaux.
26:39On parlait régulièrement de Urgo également dans notre émission.
26:44Et puis, il y en a plein. Et le marché, comment se porte-t-il ?
26:48Le marché, il y a des besoins qui sont croissants.
26:50Donc, clairement, il y a vraiment beaucoup d'activités.
26:53Et après, les entreprises industrielles, elles subissent comme risque les entreprises, les enjeux économiques.
26:59Et puis, il y a des difficultés aussi à l'international aujourd'hui dans un contexte,
27:04parce que le dispositif médical, c'est quand même quelque chose qui est très porté pour les entreprises,
27:07le développement à l'international.
27:09On imagine qu'aujourd'hui, ce n'est pas forcément évident.
27:12Il y a les barrières douanières qui se dressent aussi.
27:14Il y a toutes les questions des dispositifs réglementaires.
27:17On imagine que c'est un petit peu complexe quand même en ce moment.
27:20Vous avez bien résumé la situation.
27:22Alors, ça n'empêche pas que les entreprises françaises font une grosse part de leur chiffre d'affaires à l
27:27'export,
27:28parce que c'est un marché mondial.
27:29Mais c'est vrai que c'est plus difficile.
27:31Et puis, sur le territoire français, on suit tous en fin d'année les discussions sur le budget de la
27:37sécurité sociale.
27:38Bien sûr.
27:39Et comme il faut faire des économies, effectivement, il faut faire mieux avec moi.
27:43Avec moi.
27:45Nathalie Coet, merci beaucoup de votre présence.
27:47Et merci à vous de porter ce beau réseau qui est important pour l'économie ligérienne.
27:53Merci.
28:02Maître Saint-Père va nous parler des entreprises en difficulté.
28:06C'est notre avocat avec la minute du barreau de Saint-Etienne.
28:12Bonjour, Juliette Saint-Père.
28:13Bonjour.
28:14Alors, Juliette, vous êtes nouvellement installée, d'ailleurs, vous êtes l'une des dernières avocats à avoir créé un nouveau
28:19cabinet.
28:20Oui, c'est ça, j'en ai installé à mon compte le 1er février, donc c'est très récent.
28:23Comment ? Il y a beaucoup d'avocats au barreau de Saint-Etienne ? Il y a une évolution, vous
28:26le savez ?
28:27Oui, on est quasiment 400 maintenant.
28:30À peu près la moitié fait du conseil en droit des sociétés ou autre.
28:34Et la moitié des avocats fait du contentieux et aide au quotidien les clients devant les juridictions ligériennes.
28:41On a un barreau qui est très, très riche et qui est classé au niveau national avec un nombre d
28:46'avocats qui est très présent.
28:48Et c'est bien parce que, justement, vous apportez des conseils et, justement, vous êtes là pour nous parler des
28:53conseils des avocats.
28:55Et plus particulièrement, quand on parle de dépôt de bilan, on fait appel à l'avocat.
29:00Mais n'est-ce pas trop tard ?
29:02Alors, précisément, c'est le message que je voudrais faire passer aujourd'hui.
29:06Le dépôt de bilan, donc, c'est la liquidation judiciaire de l'entreprise.
29:09On est plutôt en fin de vie de l'entreprise à ce moment-là.
29:13Moi, mon conseil aujourd'hui, c'est de venir consulter un avocat le plus tôt possible.
29:17Puisque quand on vient consulter un avocat dès les premières tensions de trésorerie,
29:22un refus de la banque, des difficultés d'encaissement des clients ou des difficultés de régler ses fournisseurs,
29:28si on vient consulter un avocat dès ses premiers stades de difficulté,
29:33un large éventail de solutions s'offre à nous dans ces cas-là.
29:37Et notamment grâce aux procédures de prévention, qui sont des procédures confidentielles
29:41ouvertes par le président du tribunal de commerce
29:44et qui permettent de renégocier des délais de paiement,
29:47réécheuner les dettes et parfois négocier des remises de dettes des partenaires.
29:51Mais concrètement, ces procédures de prévention, de quoi s'agit-il ?
29:55Alors, il en existe deux. Il y a le mandat ad hoc et la conciliation.
29:59Ce sont deux procédures dont on peut bénéficier lorsque l'entreprise n'est pas encore en cessation des paiements
30:05ou lorsqu'elle l'est depuis moins de 45 jours pour la conciliation.
30:09C'est pour ça qu'il faut vraiment venir nous voir très tôt, le plus tôt possible.
30:13La cessation des paiements, pour rappel, c'est lorsque l'entreprise ne peut plus faire face
30:17à son passif exigible avec ses liquidités, sa trésorerie,
30:21et donc que les dettes s'accumulent et qu'on ne peut plus faire face à ce passif.
30:25Donc ces deux procédures, elles sont ouvertes par le président du tribunal de commerce
30:31et il désigne un mandataire ad hoc ou un conciliateur qui est un tiers neutre
30:36qui va donc négocier avec les principaux créanciers de l'entreprise ses remises de dettes ou ses échéanciers.
30:45C'est ces deux procédures qui interviennent avant une possible procédure de sauvegarde ?
30:51Exactement, et il faut savoir que lorsqu'on est en conciliation,
30:54on ne peut plus être assigné en redressement judiciaire par un créancier.
30:58On se permet de garder un peu la main et d'essayer de négocier amiablement et confidentiellement
31:02avant d'être dans une procédure qui sera un peu plus publique.
31:04La présidente du tribunal de commerce le répète sans cesse, prévoyez, anticiper,
31:08c'est pas le moment, après c'est trop tard, et justement il faut anticiper.
31:13Et si on n'a pas agi à temps, qu'est-ce qui se passe ?
31:15Alors, trop tard, non, il y a d'autres procédures qui sont à la disposition du chef d'entreprise.
31:20Donc c'est la sauvegarde dont vous parliez.
31:22La sauvegarde, l'entreprise n'est pas encore en cessation des paiements non plus,
31:25ou alors depuis moins de 45 jours également.
31:28Et la procédure, une fois qu'elle est ouverte, on vient geler l'intégralité des dettes de l'entreprise.
31:33Et l'entreprise, par contre, continue son activité normale pendant une période de 6 à 12 mois,
31:38ce qui permet une véritable bouffée d'oxygène, en fait, pour le chef d'entreprise
31:41qui ne paye plus son passif, et notamment son passif bancaire.
31:43Et donc, il n'a plus la charge des emprunts à payer tous les mois.
31:47Et à la fin de la procédure de sauvegarde, on va présenter un plan de sauvegarde,
31:51ou de redressement quand on est en redressement judiciaire,
31:53et ça se permet d'étaler l'intégralité du passif sur une durée jusqu'à 10 ans.
31:58Le redressement judiciaire, ça a exactement la même finalité, en fait, que la sauvegarde.
32:02C'est la même procédure en pratique, simplement, la société est déjà en cession des paiements
32:07lorsqu'elle ouvre son redressement judiciaire, mais elle a ce bénéfice du gel de ses dettes
32:12pendant cette période d'observation devant le tribunal de commerce.
32:15On se rend compte, Rémi, qui a quand même beaucoup d'outils à la disposition des chefs d'entreprise.
32:18La pédagogie, c'est l'art de la répétition.
32:20Il faut inciter les chefs d'entreprise en difficulté le plus tôt possible.
32:23Parfois, il y a des sentiments de honte, mais allez voir les conseils le plus rapidement possible,
32:28soit les avocats, soit le tribunal de commerce, soit les deux, idéalement,
32:30pour pouvoir anticiper. Il y a beaucoup d'outils à la disposition.
32:33On a tendance à aller voir son comptable ou son expert comptable quand on met l'avocat.
32:38Il y a des conseils qui sont différents, n'est-ce pas ?
32:41Oui, c'est ça. L'expert comptable, évidemment, c'est l'interlocuteur privilégié du chef d'entreprise
32:45qui est plutôt en contact au quotidien avec le chef d'entreprise
32:49et qui peut dire qu'il y a des marqueurs, des facteurs de trésorerie financiers
32:53qui ont tendance à porter vers une de ces procédures.
32:58C'est eux qui doivent donner l'alerte.
32:59Voilà, ils peuvent donner l'alerte, ils peuvent nous envoyer les clients pour nous consulter,
33:03mais il faut savoir qu'on travaille vraiment main dans la main.
33:05On est deux partenaires de l'entreprise.
33:08L'expert comptable, il va avoir un rôle très important pendant la procédure collective
33:11puisqu'il va devoir faire des tableaux, des comptes de résultats, en fait,
33:14pour pouvoir démontrer au tribunal de commerce que l'entreprise génère un excédent de trésorerie
33:19pour permettre de payer ce passif dans le cadre du plan de redressement.
33:22L'avocat, nous, on va sécuriser vraiment le procès juridique de ces procédures.
33:28On va négocier avec les créanciers.
33:30On va faire les actions peut-être de recouvrement de créances
33:33pour les clients qui n'ont pas payé et qui peuvent se dire
33:35l'entreprise est en redressement judiciaire, j'arrête tout.
33:39Donc voilà, on travaille main dans la main avec les experts comptables
33:41et en tout cas, pas l'un sans l'autre.
33:43Et c'est important.
33:44Mais ça arrive, il ne faut pas avoir de honte, ça arrive même au meilleur.
33:47Vous avez un dernier conseil peut-être à apporter ?
33:49Oui, c'est ça.
33:50Donc ne pas faire l'autruche, c'est ce qu'on disait.
33:52Ne pas hésiter à consulter un avocat, même à un stade très précoce
33:56et à contrario, même à un stade avancé de difficultés.
33:59Il ne faut pas non plus jeter l'éponge en se disant « j'y arrive plus ».
34:02Il y a vraiment des procédures qui sont là pour aider le dirigeant.
34:06Le tribunal de commerce est assez bienveillant d'ailleurs,
34:08avec les chefs d'entreprise ligériens.
34:11Voilà, c'est des procédures qui sont là pour aider le dirigeant de Bonnefoy
34:14à rebondir et à avoir une nouvelle opportunité.
34:18Et j'ai même des clients qui sont venus me consulter
34:20alors qu'ils étaient assignés en redressement judiciaire.
34:22Ils avaient même tendance à se dire « est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?
34:26Qu'est-ce que c'est que cette procédure ? »
34:28Ils étaient très inquiets.
34:29Et finalement, après cette période d'observation d'un an,
34:32on a pu présenter un plan.
34:34Et aujourd'hui, les entreprises se portent même mieux
34:36grâce à la restructuration de cette dette.
34:39Donc, n'attendez pas avant de consulter un avocat.
34:42On a compris.
34:42Maître Juliette Saint-Père, merci beaucoup.
34:45Avocate au barreau de Saint-Étienne, merci de votre expertise.
34:47Merci.
34:55Samoutillage, tout le monde connaît.
34:56Oui, c'est vraiment.
34:58Voilà.
34:58Eh bien, on a envoyé un caméraman
35:00parce qu'il y a eu le président national du syndicat des patrons, la CPME.
35:06Vous y étiez ?
35:07J'y étais.
35:08J'étais là.
35:09Vous aussi, c'est très bien.
35:11Et du coup, on a envoyé un caméraman.
35:13Et vous allez voir, il va nous expliquer des choses très intéressantes
35:17sur le fonctionnement de la CPME et plus exactement de ses dirigeants.
35:25Je vous souhaite la bienvenue chez Samoutillage,
35:29une entreprise sur le bassin ligérien, le bassin industriel ligérien.
35:34L'enjeu du jour, c'est de faire découvrir au président de la CPME nationale
35:40et ainsi qu'à Madame la préfète,
35:42la transformation d'une entreprise qui existe depuis 120 ans
35:46et qui a dû accélérer ces cinq dernières années
35:49pour pouvoir se moderniser, s'automatiser, se robotiser.
35:54Du coup, ici, une autre étape de changement qu'on a fait
35:56de passer de la forge à chaud à la forge à froid,
35:58c'est la réalisation des lames de coups boulons.
36:00Donc tout le monde voit ce que c'est un coup boulon, c'est une énorme pince.
36:02C'est cool d'être ici. C'est devenu dans la Loire
36:04parce que je voulais être là auprès de Daniel.
36:07Daniel, notre cher président, qui fête ses 18 ans de présidence
36:11et ses derniers mois, puisqu'il quitte son poste dans les prochains mois
36:15pour rester président de la CPME de Vannes-en-Alpes.
36:17Et donc je voulais être là et je voulais aussi voir un de nos adhérents
36:20et qui montre qu'aujourd'hui, on peut encore avoir des usines en France,
36:22on peut encore faire du mini-ne-France, mais on voit aussi toutes les difficultés.
36:25On a parlé tout à l'heure de CVAE, ce fameux impôt
36:28que le gouvernement s'est engagé à faire disparaître depuis cinq ans.
36:31Ce fameux impôt qui taxe une entreprise, qu'elle gagne ou qu'elle perde de l'argent
36:35et qui empêche aujourd'hui une entreprise comme Samotillage d'investir et d'innover.
36:39Ce que je peux dire, c'est que toutes ces années, je ne les ai pas vues passer.
36:43Il y a 25 ans que je suis rentré au conseil d'administration de la CPME Loire.
36:47Depuis 18 ans président, une aventure humaine tellement passionnante, tellement enrichissante.
36:54Une grande richesse, vous savez, quand on arrive à faire grandir les autres,
36:58on grandit soi-même.
37:00Ici, on a beaucoup de membres du conseil d'administration de la CPME 42,
37:05mais on a aussi des représentants de la CPME 69 et de la CPME Rhône-Alpes.
37:11C'est avec eux qu'on essaye de bâtir toute cette évolution.
37:16C'est un partage d'expériences, un partage de connaissances
37:20qui nous enrichit et qui nous permet de mettre les solutions.
37:24Aujourd'hui, il faut absolument soutenir l'industrie dans les territoires.
37:28Et la Loire, l'Ouven-Alpes est un exemple du fait que lorsqu'on a une volonté politique,
37:32on peut garder nos usines dans les territoires et on peut avoir des territoires industriels.
37:36Et aujourd'hui, une de nos énormes problématiques, c'est l'invasion chinoise.
37:40Vous vous rendez compte que pour la France, c'est 300 milliards de déficit que la Chine.
37:45Pour l'Europe, c'est plus de 1000 milliards.
37:47Et aujourd'hui, des plateformes comme TEMU, c'est une catastrophe.
37:50Plus de 80% des produits achetés en France sur la plateforme TEMU ne répondent pas aux normes européennes.
37:56Et on continue à importer des produits par TEMU.
37:59Donc, il faut se battre ?
38:00Il faut se battre.
38:02Il faut se battre.
38:03Il faut se battre.
38:04Et on a plein, on le disait tout à l'heure, de chefs d'entreprise qui sont engagés
38:08et qui passent du temps bénévolement pour animer des associations.
38:12On l'a vu dans les différents sujets que nous avons rencontrés.
38:15En tout cas, la CPME, c'est aussi des mandataires qui font des heures pour pouvoir avoir tout
38:21un tas de représentations.
38:22Et on a quand même le président Daniel Villareal.
38:25Ça fait combien d'années qu'il était président, Sylvain ?
38:27Ça fait 18 ans qu'il était là.
38:29Alors, avant de parler de Daniel, effectivement, je pense que vous avez raison.
38:32Il faut parler aussi des mandataires.
38:33Le tribunal de commerce, aujourd'hui, est géré par des chefs d'entreprise bénévoles
38:36qui donnent de leur temps.
38:38Et c'est beaucoup de temps.
38:39J'en connais particulièrement bien.
38:41Il y a des juges du tribunal de commerce.
38:42C'est beaucoup de temps de rédaction.
38:43Tout ça bénévolement.
38:44Donc, il faut saluer le travail des chefs d'entreprise bénévoles dans ce genre de juridiction.
38:48Concernant Daniel, ça fait 18 ans qu'il était président.
38:5018 ans ?
38:51Donc, c'est un...
38:5225 ans à la CPME.
38:5325 ans à la CPME.
38:5418 ans président de la CPME de la Loire.
38:57Donc là, désormais, il passe la main sur la CPME de la Loire.
39:00Il reste président de la CPME Auvergne-Rhône-Alpes.
39:02Donc, de toute façon, au-delà de son bilan de mandat, ça, chacun est libre d'en penser
39:08ce qu'il en souhaite.
39:09Mais par contre, on peut saluer l'engagement militant durant 18 ans de Daniel Villareal.
39:13Et le côté fédérateur qu'il a su, lui et son épouse Véronique, parce que c'est
39:17vraiment un engagement aussi au détriment de sa famille, pour pouvoir créer de la convivialité,
39:22des échanges, des rencontres, des moments sympathiques où on apprend à mieux se connaître
39:26et puis on peut s'entraider comme ça.
39:28On l'a encore vu lors des voeux de la CPME, où il y avait vraiment un engouement autour
39:34de cette manifestation.
39:37Chaque année, c'est plein.
39:38Bien sûr.
39:39Et cette année encore, bon, là, c'était une année un peu particulière, parce que c'est
39:42à ce moment-là qu'il annonçait son retrait de la CPME Loire.
39:45Mais il y avait vraiment beaucoup de monde et tout le monde s'est levé.
39:47Enfin voilà, il y avait une vraie émulation.
39:49Mais il reste président de la CPME Auvergne-Rhône-Alpes.
39:53Voilà.
39:53On voulait saluer Daniel Villareal.
39:55Merci beaucoup.
40:02Gilles Cahuela, vous allez nous parler du journal des entreprises.
40:05Oui, Rémi.
40:06Point comme.
40:07Un mot pour vous parler du numéro de mars du journal des entreprises Auvergne-Rhône-Alpes.
40:11Alors, il y a quoi ?
40:12Un numéro dans lequel vous trouverez une enquête sur les enjeux des municipales pour les entreprises,
40:16parce que ça concerne aussi indirectement les entreprises.
40:19Et également un article sur la fabrique à poudre que l'on a reçu dernièrement sur ce plateau.
40:25Voilà, tout ça à retrouver évidemment en format papier.
40:28Et sur le www.lejournalesentreprises.com
40:32Eh bien écoutez, merci beaucoup.
40:34Vous savez que la Loire est un territoire de savoir-faire.
40:36Eh bien nous, à Loire-Éco, on aime vous le faire savoir.
40:39Merci beaucoup.
40:39Sous-titrage Société Radio-Canada

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