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00:01Un petit point sur la préparation, enfin le dispositif qui est prévu pour encadrer la journée nationale d'action qui
00:08est prévue demain 5 novembre.
00:10Donc journée qui était annoncée de longue date.
00:14Donc c'est une journée qui a date selon les informations qui nous seront remontées, notamment par les préfectures et
00:19par les services de police et de gendarmerie.
00:22Donc pour cette journée nationale d'action, nous avons une prévision d'un peu plus de 220 actions de voix
00:27publiques, c'est-à-dire des manifestations.
00:30Donc un grand nombre d'ailleurs ont été déclarées, d'autres non, mais sont annoncées.
00:35Et donc nous attendons 220 actions de voix publiques demain.
00:40La plupart dont je disais ont été déclarées, elles l'ont été par l'intersyndicale en fait, l'intersyndicale de
00:48plusieurs syndicats à Paris et dans de nombreuses villes.
00:54Ces déclarations ont donné lieu à des discussions avec les préfets, conformément aux instructions que j'ai passées, dans le
01:03but de veiller à ce que les itinéraires puissent être le plus sécurisés possible.
01:07Voilà, le plus sécurisé possible.
01:09En évitant évidemment les lieux sensibles, dont l'hypercentre ville d'un certain nombre d'agglomérations, notamment celle où il
01:17y avait eu des incidents le 17 octobre.
01:20Et à date, des accords ont été trouvés dans la quasi-totalité des villes.
01:24Modulo, quelques désaccords qui ont donné lieu à la saisine par les organisations syndicales, les tribunaux administratifs, dans quelques villes
01:33pour arrêter définitivement le trajet.
01:35Pour le reste, il y a eu des accords qui sont des accords qui ont permis de trouver des itinéraires
01:42qui évitaient, je le redis, les centres-villes et qui étaient sécurisés.
01:45Vous savez que l'autre condition qui avait été fixée et qui a été suivie bien évidemment, c'est de
01:49s'assurer que les organisations syndicales mettaient en place des services d'ordre
01:53qui étaient plutôt, je vous le guillemets, rassurants, qui permettaient aux préfets localement d'être rassurés sur leur capacité à
02:00éviter les débordements et à encadrer ces cortèges.
02:04Un mot sur Paris, où à Paris nous avons une déclaration de l'intersyndicale sur un itinéraire qui est allé
02:11de la Bastille à la Concorde.
02:13Itinéraire évidemment qui ne nous convient pas, compte tenu des risques que cet itinéraire engendre.
02:19Et monsieur le préfet de police a pris un arrêté d'interdiction de ce cortège, mais qui autorise en revanche
02:26partiellement un défilé
02:27qui pourra aller de la place de la République à la place de la Nation.
02:33Je comprends que cet arrêté est actuellement contesté devant le tribunal administratif.
02:38Pour le reste, voilà, nous avons connaissance de l'ensemble des mouvements de voie publique.
02:42Avant que je vous parle du dispositif concernant les risques, d'abord avant de parler de risques,
02:48la mission première des forces de sécurité intérieure demain, sous mon autorité, sous celle des préfets,
02:52sera évidemment de faire en sorte que les cortèges se déroulent de manière pacifique
02:57et que les manifestations organisées par les intersyndicales puissent aller à leur terme sans aucun débordement.
03:04Ça, c'est notre mission première et c'est celle qui sera mise en œuvre demain.
03:08C'est la mission qui est fixée.
03:11Concernant les risques, j'en viens au risque.
03:12Évidemment, nous avons noté, les services de renseignement nous signalent un intérêt,
03:16et là encore, je vous l'ai dit, mais assez soutenu de la mouvance d'ultra-gauche,
03:20de la mouvance d'extrême-gauche radicale, de certaines mouvances contestataires sociétales violentes
03:25pour ces cortèges, avec plusieurs objectifs.
03:30Le premier, c'est éventuellement d'y participer et, le cas échéant, de les faire dégénérer
03:34par la constitution de Black Bloc, par l'attaque de commerce ou de bâtiments publics sur l'itinéraire.
03:42Premier risque.
03:43Le deuxième risque qui a été clairement identifié, c'est le risque de cortèges chauvages,
03:47c'est-à-dire des cortèges qui pourraient se constituer sans avoir été déclarés
03:51et se diriger plutôt de préférence vers des bâtiments publics, des lieux publics
03:56ou commettre des exactions.
03:58Et puis, le troisième risque, clairement identifié, évidemment,
04:01c'est celui de la commission d'un certain nombre de pillages et de dégradations
04:04sur des commerces ou sur des bâtiments publics.
04:07Voilà les risques que nous avons identifiés, qui, vous le noterez,
04:11sont les mêmes que ceux qui avaient été identifiés le 17, le 24 et le 31, l'octobre.
04:16Pour le dispositif policier qui a été mis en œuvre, c'est exactement le même que celui du 31 octobre.
04:22Alors, quand je dis exactement le même, ça veut dire que c'est le même dispositif en volumétrie
04:25d'effectifs mobilisés.
04:27Donc, on mobilise à nouveau 70 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire national.
04:33Le même volume de forces mobiles est également mobilisé pour cette journée,
04:39c'est-à-dire 110 forces mobiles qui sont mobilisées sur l'ensemble du territoire national,
04:43le total faisant 70 000 effectifs, avec la mobilisation également des moyens spécialisés,
04:51notamment les blindés centaures de la gendarmerie, nos 26 blindés,
04:54notre quinzaine d'engins lanceurs d'eau, les hélicoptères, les drones,
05:00et puis évidemment les équipes cynophiles, les équipes équestres,
05:05tous les moyens spécialisés sont mobilisés,
05:07au même que, à nouveau, la BRI, le RAID et le GIGN.
05:11Donc, gros dispositif policier, donc, ce sera un dispositif conséquent,
05:16avec exactement, donc, en volumétrie, c'est la même chose que le 31,
05:20en missionnel, c'est exactement la même chose.
05:23Sécurisation des cortèges, aller impacter les groupes à risque,
05:27les cortèges sauvages, tout ce qui va créer des débordements,
05:31le dispositif visera à aller intervenir pour disperser, interpeller,
05:35systématiquement, comme ça a été fait, de manière extrêmement efficace,
05:39le 24 et le 31 octobre.
05:42Donc, un dispositif qui sera sécable, mobile, extrêmement agile,
05:48et qui sera surtout prépositionné dès le départ.
05:51Et le prépositionnement inclura, comme on l'a fait le 24 octobre, le 31 octobre,
05:57des contrôles en amont, dans la profondeur, des contrôles poussés,
06:00qui seront effectués sur tous les axes routiers, tous les axes ferroviaires,
06:03dans les gares, dans toutes les gares, notamment les gares parisiennes,
06:06mais pas que, partout sur le territoire national,
06:08de manière à pouvoir entraver les personnes qui seraient animées
06:11de mauvaise intention, et évidemment, saisir, le cas échéant,
06:14des armes par destination.
06:17Donc, on aura exactement le même dispositif,
06:21et évidemment, protection des commerces, protection des bâtiments publics.
06:26Voilà, en quelques mots, ce que je voulais vous dire,
06:29on est sur un dispositif qui est tout à fait analogue.
06:32Alors, évidemment, la situation est un peu différente.
06:35Là, c'est un schéma classique.
06:37On a, partout sur le territoire national,
06:39des déclarations qui ont été déposées par les organisations intersyndicales.
06:43Donc, on est sur un scénario, on va dire, classique.
06:46N'empêche que les volontés, les velléités,
06:48de faire dégénérer la situation sont bien là.
06:50Et donc, le dispositif policier répondra à la hauteur,
06:53à la fois avec cette idée permanente de faire en sorte
06:55que les cortèges se déroulent convenablement,
06:58et qu'il n'y ait pas d'exaction, qu'il n'y ait pas de violence,
07:00qu'il n'y ait pas de pillage.
07:01Et donc, le dispositif sera, de ce point de vue, extrêmement réactif.
07:04Évidemment, je renouvelle le message que j'avais formulé
07:08la veille du 31 octobre.
07:09La réponse, s'il devait y avoir des volontés,
07:12des velléités d'exaction,
07:13elle sera d'une extrême fermeté.
07:15D'une extrême fermeté.
07:16Les instructions qui ont été passées aux forces de l'ordre
07:19qui vont constituer ce dispositif policier exceptionnel
07:22sont des instructions d'extrême fermeté.
07:24Voilà.
07:25On ne tolérera pas de débordements.
07:26Et il y aura des interpellations.
07:28Et je rappelle d'ailleurs que le garde des Sceaux a formulé,
07:31pour ce qui est des instructions adressées au parquet,
07:33des instructions de traitement judiciaire
07:36à la hauteur des exactions qui pourraient être commises.
07:40Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots.
07:42Je n'oserai pas plus long.
07:44mais vous redire, redire aux téléspectateurs, aux auditeurs,
07:49tous ceux qui nous écoutent ou nous entendent,
07:51que nous sommes absolument déterminés à maintenir l'ordre public
07:54comme ça a été fait le 24 octobre, le 31 octobre.
07:58Cette journée du sein qui est un rendez-vous important
08:00pour les organisations syndicales.
08:02Elle doit se tenir dans le calme.
08:03Et si ça ne devait pas être le cas,
08:05notre réponse sera extrêmement ferme.
08:08Voilà.
08:08Si vous avez quelques questions, je peux répondre rapidement.
08:13Voilà donc pour les propos de Laurent Nunez
08:15au sujet du dispositif sécuritaire demain.
08:18Itinéraire les plus sécurisé possible pour éviter les centres-villes.
08:22Toujours un imbroglio judiciaire autour de certains tracés,
08:25on va en parler.
08:26Et puis la crainte, toujours le risque pointé de la mouvance ultra-gauche,
08:30risque de cortège sauvage, de pillage.
08:32Et puis le même dispositif que le 31 octobre.
08:35Et toujours cette même question.
08:36L'État risque-t-il d'être débordé ?
08:38Et surtout, quelle place pour les manifestants,
08:40pour les revendications qu'est l'issue politique également ?
08:43Beaucoup de questions à poser à nos invités
08:45tout au long de ces 2h20 jusqu'à 21h.
08:48Je rappelle nos invités ce soir.
08:49Nous aurons un candidat à la présidentielle,
08:52la personne de Gabriel Attal,
08:53qui vient de nouveau tirer la sonnette d'alarme
08:55sur la nécessité de la primaire.
08:57Le maire de Nice, Éric Ciotti, sera avec nous.
09:00Et puis autour des mobilisations lycéennes,
09:01un débat inédit entre l'ancien ministre
09:03de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer,
09:05et Riyad Rani, le président de l'union syndicale lycéenne.
09:09Mais tout d'abord, nos invités sont déjà là.
09:11Bonsoir, M. Alexis Corbière.
09:13Bonsoir.
09:13Merci de votre présence.
09:14Je vous ai voulu écouter très attentivement,
09:16M. Laurent Nunez.
09:18Nous sommes avec Dominique Rizé.
09:19Bonsoir à vous.
09:20Bonsoir, Sonia.
09:21Tug du Haldonis est avec nous.
09:22Merci, éditorialiste, journaliste.
09:25Merci de votre présence.
09:26Nous sommes également avec Laurence Saillet.
09:27Bonsoir, chère Laurence.
09:28Et Cyril Chabani nous accompagne.
09:30Bonsoir à vous.
09:31Vous êtes le président de la CFTC.
09:33Et il ne faut pas l'oublier,
09:34demain, c'est quand même des cortèges privés, publics.
09:37On va également parler des revendications.
09:39Et elles sont multiples.
09:41Mais tout d'abord, Dominique Rizé, expliquez-nous.
09:43Moi, j'ai l'impression, je le dis déjà depuis plusieurs jours,
09:45je me répète, c'est le jour sans fin.
09:47Et là, c'est la même conférence.
09:48On aurait pu prendre la même, la semaine dernière,
09:50exactement les mêmes mots, la même fermeté,
09:53le même risque et le même dispositif.
09:55Oui, parce qu'on a un ministre de l'Intérieur
09:58qui est rescapé du 17 octobre.
10:00C'est un rescapé du 17 octobre.
10:02Ça s'est passé tellement mal.
10:04Ça a été tellement compliqué.
10:05Et il a eu le courage, reconnaissons-lui cela,
10:09de présenter sa démission le lundi matin
10:11au président de la République, qu'il a refusé.
10:13Donc ça a servi de leçon.
10:14Personne ne s'attendait à un choc pareil le 17 octobre.
10:18Personne ne s'attendait à un spectacle pareil,
10:20à autant de violence.
10:22Alors, tout le monde a parlé d'une violence inouïe.
10:25On en a tous été les témoins.
10:27Et je pense qu'on est tous d'accord là-dessus.
10:29En marge des manifestations.
10:31Et on dit bien à côté des manifestations.
10:34Donc, ça a tellement servi de leçon
10:36que le 23 octobre, ça a été différent.
10:38Ça s'est bien passé.
10:40Plutôt bien.
10:41Et donc, le dispositif est maintenu.
10:4470 000 forces de sécurité intérieure,
10:47c'est-à-dire des policiers et des gendarmes,
10:48les centaures de la gendarmerie,
10:50les canons à eau, le GIGN, le RAID, la BRI,
10:53tout ça pour protéger les bâtiments,
10:56protéger les manifestants, bien évidemment,
10:57les commerces, les commerçants qui ont souffert,
11:00les bâtiments publics,
11:01qui ont souffert aussi dans certaines villes.
11:02Je vous rappelle quand même Limoges, Bordeaux, Lyon.
11:06Donc, un dispositif maintenant qui est adapté.
11:10Mais vous vous rendez compte où on en est ?
11:12Un dispositif qui est adapté,
11:14c'est-à-dire 70 000 forces de l'ordre,
11:15le RAID, le BRI, etc.,
11:17pour des manières, évidemment,
11:18le risque de casse, de piège,
11:20mais qui est maintenant adapté à la situation.
11:22Nous en sommes là.
11:23Oui.
11:23Aussi conséquent, aussi massif, aussi impressionnant.
11:25Et des privations de liberté avec des couvre-feu,
11:27pas demain, mais dans des quartiers.
11:28Non, mais parlons-en.
11:29Des couvre-feu et une bataille politique
11:31autour des tracés.
11:32C'est important les tracés, Alexis Corbière ?
11:35Oui, c'est important.
11:36Moi, je...
11:37Je vous réveille.
11:38Non, mais pas du tout.
11:40Non, non.
11:41Non, mais vous étiez plongé dans vos pensées.
11:43La partie sécuritaire...
11:45Vous me reprochez d'être interventionniste.
11:47Je vais vous laisser poser votre tour de questions
11:49sur la conférence de presse du ministre de l'Intérieur.
11:52Il est bien réveillé.
11:52Et alors, la question des tracés est importante.
11:55Moi, je soutiens les organisations syndicales.
11:57Je comprends qu'elles veuillent maintenir
11:59quand même une tradition française
12:00de pouvoir manifester,
12:02même si les organisations syndicales
12:03sont des organisations sérieuses
12:04qui ne souhaitent pas qu'il y ait de la casse.
12:06Mais au-delà de ça,
12:07moi, j'étais en train de me dire...
12:08Bon, le ministre de l'Intérieur s'exprime,
12:09dont acte,
12:10mais il faudrait que le Premier ministre,
12:11le ministre du Travail, s'exprime.
12:12Parce que demain,
12:13ce n'est pas une manifestation
12:14sur le sujet de la police.
12:15Ce n'est pas pour ça que les gens manifestent.
12:16Il y a quand même du monde
12:17qui va manifester.
12:18Il y a la jeunesse
12:19qui a ses revendications.
12:20Il y a les salariés
12:21qui ont leurs revendications.
12:22Je sais que dans les secteurs de transport,
12:23les cheminots ont leurs revendications.
12:25Les gens considèrent
12:26que les salaires sont trop bas.
12:27J'entends dire
12:27que peut-être le gouvernement
12:29avancerait sur l'augmentation du SPIC.
12:31Où est la réponse politique ?
12:32Et je ne voudrais pas
12:33que se forme une espèce de couple
12:34comme ça,
12:35manifestant,
12:35ministre de l'Intérieur,
12:36qui tourne en rond.
12:37Alors, le ministre de l'Intérieur
12:38va nous dire qu'il met les moyens.
12:39Les organisations syndicales
12:40vont dire qu'elles font tout
12:41pour que ça se passe bien.
12:42Et où il n'y a jamais
12:43de réponse politique.
12:44Parce que si on laisse pourrir le sujet,
12:46et c'est là où, quelque part,
12:47je ne veux pas dédouaner
12:48M. Nunes,
12:49mais lui, il est dans son rôle.
12:49Mais le sujet, je répète,
12:51les gens ne manifestent pas
12:52en direction de M. Nunes.
12:54Ils manifestent en direction
12:55de M. Farandouge.
12:56Peut-être que les Français
12:56connaissent pas ce nom,
12:57mais c'est ministre du Travail.
12:58Lui, ce serait bien.
12:59Il en pense quoi ?
13:00Et puis, tout à l'heure,
13:01je vais vous laisser,
13:02je vais aller voter sur le budget.
13:04Le budget...
13:04Ah, plus personne n'en parle.
13:06Mais oui, mais c'est important
13:07parce qu'il n'y a rien
13:08de la part du gouvernement
13:09dans ce budget.
13:10Il n'y a pas d'amendement
13:10qui donne l'impression
13:11qu'il se donne les moyens
13:13sur des questions de fiscalité,
13:14sur des questions de défense
13:15des services publics.
13:16Donc, si, et c'est ma conclusion,
13:18s'il n'y a pas de réponse politique,
13:20il y aura d'autres manifs.
13:21Et demain, ça peut être en tournant.
13:22Ça peut être en tournant
13:23avec une mobilisation
13:25qui devient une grève,
13:25Vous allez voir,
13:26je vais revenir à ma question.
13:27Les tracés sont aussi
13:28un choix politique.
13:29Quand vous décidez de passer
13:30par des lieux stratégiques
13:32de pouvoir,
13:33vous avez quand même
13:34une petite idée derrière la tête.
13:35Vous préférez...
13:36Non, non, mais c'est logique.
13:37C'est logique.
13:38Quand la police manifeste
13:39devant la Sommelle nationale...
13:40C'est ce que je dis.
13:41C'est le symbole.
13:42Oui, c'est ce que je dis.
13:46Je suis estomaqué d'avoir entendu
13:48sur cette antenne,
13:49d'ailleurs, cet après-midi,
13:51des responsables syndicaux,
13:54lycéens, étudiants,
13:56et d'ailleurs aussi
13:57quelques commentateurs,
13:59acter l'idée que,
14:00effectivement,
14:01une manifestation demain
14:02entre Bastille et Concorde
14:04pourrait être une bonne idée.
14:05Pour ceux qui n'habitent pas Paris,
14:06c'est en gros l'idée
14:07chez les organisateurs
14:09de traverser des quartiers
14:10avec les commerces
14:11les plus importants,
14:12les avenues, entre guillemets,
14:13les plus historiques,
14:14et faisant fi quand même
14:15qu'il s'est passé le 17 octobre,
14:17ce que je tiens personnellement,
14:18comme une bascule
14:19dans l'histoire contemporaine française.
14:21Ce n'était pas un changement
14:22de degré dans la violence
14:24des manifestants
14:25et dans les exactions
14:27qu'on pouvait voir
14:28en marge des cortèges
14:28qui, en plus, d'ailleurs,
14:29ces dernières années
14:30étaient quand même plutôt
14:32en train d'empirer.
14:33Non, ce qui s'est passé,
14:34c'est un changement de nature,
14:35une forme d'ensauvagement total
14:38des revendications.
14:39Et donc, vous dites qu'il n'y a responsabilité
14:41de ceux qui prétendent
14:42qu'il faut garder des tracés.
14:43Absolument.
14:43Je ne comprends pas quand même
14:44qu'un lycéen,
14:46fut-il convaincu
14:47de la nullité de parcours sup
14:49ou du degré d'urgence
14:51de réparation des lycées,
14:53puisse se dire,
14:54après ce qui s'est passé
14:55dans nos rues le 17 octobre,
14:57retournons dans ces quartiers
14:58où la police a dû mal intervenir,
15:00où les commerçants
15:01ont déjà souffert énormément.
15:03Ils sont en train
15:04de ne pas se rendre compte
15:05de l'espèce de dictature
15:08du chaos
15:08qui nous a posé.
15:10Mais c'est une façon aussi
15:11de s'opposer
15:11à l'ordre donné.
15:13C'est un rejet
15:14d'une forme d'autorité.
15:16C'est-à-dire,
15:16ils veulent à chaque fois...
15:17Mais c'est la conscience.
15:18Oui, oui, je sais.
15:18Mais pour vous répondre
15:19sur la réponse politique,
15:20oublions ce que moi-même,
15:21je pense,
15:22des revendications.
15:23Si on regarde seulement
15:25la faisabilité des choses
15:26d'un terme,
15:27au niveau du calendrier.
15:28C'est pour ça
15:29que je suis très inquiète.
15:30Parce que je ne vois pas
15:31comment on trouve
15:32des réponses politiques
15:33aujourd'hui.
15:34L'augmentation des salaires,
15:35mis à part le SMIC
15:36sur lequel le gouvernement
15:37a un levier,
15:39l'augmentation des salaires,
15:40elle ne peut pas se faire
15:42par le gouvernement.
15:43Il faut pour cela
15:44baisser les charges,
15:45baisser la dépense publique,
15:46etc.
15:47Non, mais si vous avez une...
15:48Comment vous augmentez
15:49les salaires sans...
15:51On va vous répondre.
15:52Je suis d'accord.
15:54C'est bien que vous apprenez.
15:54D'une décision du gouvernement.
15:56Non, pas que du gouvernement.
15:57Ah, ben voilà.
15:58D'accord, merci.
15:58Mais ils ont de la possibilité.
16:00D'abord, sur le parcours,
16:02on en parle beaucoup.
16:03Il n'y avait pas
16:04de mauvaise intention.
16:04Il y avait l'idée aussi
16:06de passer devant
16:06des endroits un peu stratégiques
16:08du pouvoir
16:08pour faire entendre
16:09la voix des salariés.
16:11Et je crois...
16:12Monsieur, excusez-moi.
16:13Non, monsieur,
16:14je vous interromps une seconde.
16:15Vous êtes d'accord
16:15qu'on n'est pas dans un scénario
16:17en ce moment ?
16:17Mais j'allais vous dire
16:18que ce n'est pas le plus important.
16:19Essayent de se faire entendre.
16:20Est-ce que ces gens
16:21qui manifestent
16:22depuis le 17 octobre,
16:23vous les laissez approcher
16:24de l'Assemblée nationale
16:24avec le risque de chaos ?
16:26J'allais vous dire
16:26que pour la CFTC,
16:28le parcours,
16:29ce n'est pas ma préoccupation principale.
16:31Ce qui est important demain,
16:32c'est qu'on soit très nombreux
16:33dans la rue
16:34et qu'on soit entendus
16:35et que le gouvernement
16:36apporte des réponses politiques
16:38qu'on attend depuis
16:39des jours et des jours,
16:41voire des semaines,
16:41qui ne sont jamais arrivées.
16:43Donc, est-ce que...
16:44Et comment vous montez
16:44les salaires, monsieur ?
16:45Je vais vous répondre tout de suite.
16:46Est-ce que oui ou non,
16:47on augmente le SMIC ?
16:48Est-ce que oui ou non,
16:49on met des conditions
16:50des aides aux entreprises ?
16:51Est-ce que oui ou non,
16:52on change la logique
16:52des exonérations ?
16:53Enfin, il y a toutes ces questions
16:54où on veut des réponses.
16:56Sur l'augmentation,
16:57il y a deux types de choses.
16:58Il y a ce que le gouvernement
16:59peut faire.
16:59Ce qu'il peut faire,
17:00c'est augmenter le SMIC.
17:01On demande d'ailleurs
17:02qu'il soit avancé
17:03au 1er décembre
17:04et qu'il y ait un coup de pouce au SMIC.
17:05Je rappelle que ça fait 12 ans
17:06qu'il n'y a pas eu de coup de pouce.
17:07Le dernier était sous François Hollande.
17:09Je crois qu'on peut faire
17:10un geste raisonnable
17:11pour les entreprises,
17:12mais un vrai geste
17:13pour le pouvoir d'achat.
17:14Il y a aussi le dégel
17:16pour l'indice des fonctionnaires
17:18sur lequel on ne peut pas avoir
17:20des fonctionnaires
17:21qui sont augmentés en moyenne
17:22de 1% une fois tous les 6 ans
17:24qui ont perdu 15%.
17:25Toutes les romandes questions
17:26sont légitimes.
17:27Mais vous ne croyez pas
17:28que ça, c'est le terrain
17:30de l'élection présidentielle ?
17:32Mais on ne peut pas attendre
17:33encore 6 mois.
17:34Je pense que demain,
17:35on va avoir une manifestation.
17:37Le gouvernement peut prendre des mesures.
17:39On a travaillé...
17:39Lesquels ?
17:40Jean-Pierre Farandou,
17:41on a travaillé depuis une semaine.
17:42Il y a la possibilité,
17:43je vous dis,
17:43d'augmenter le SMIC
17:44avec un coup de pouce.
17:44Ceux qui sont juste au-dessus du SMIC,
17:46vous ne pensez jamais à eux.
17:47Eux, ils vont rester au...
17:49La phrase suivante,
17:52c'était de pouvoir
17:53travailler sur les classifications
17:55des grilles salariales
17:57en demandant au minimum,
17:58par exemple,
17:59que chaque grille,
18:00chaque niveau de classification,
18:02il y ait une augmentation,
18:03il y ait un écart de 5%.
18:04Parce que les grilles,
18:05aujourd'hui,
18:05sont complètement tassées.
18:06Et parfois,
18:07quand vous prenez une augmentation...
18:08Vous prenez où l'argent ?
18:08Regardez, expliquez-moi une chose.
18:10Il y a une situation politique
18:11et un contexte social inflammable.
18:13Je vous pose une question.
18:14Il y a une élection
18:14dans 5 mois et demi.
18:15Mais en même temps,
18:16et c'est là où vous avez raison,
18:17il y a des Français
18:18dépendants de leur voiture.
18:19Il y a des prix d'énergie
18:20qui augmentent plus vite
18:21que le rythme de l'inflation.
18:22Il y a la vraie question
18:23des revenus du travail.
18:25Donc, c'est vrai
18:25qu'on ne peut pas attendre.
18:26Pour beaucoup de gens,
18:28évidemment,
18:28on ne peut pas attendre.
18:29Et en même temps,
18:30vous avez une élection présidentielle.
18:31Vous avez un pouvoir affaibli,
18:33M. Corbière,
18:33qui ne peut plus rien lâcher
18:35parce que les caisses sont vides
18:35et les poches sont trouées.
18:37Qu'est-ce qu'on fait ?
18:38Non, mais vous n'allez pas
18:39rendre responsables les Français
18:41d'une situation
18:42de pauvrissement politique
18:43dont le premier responsable,
18:44je vous donne son nom
18:45et son prénom,
18:46s'appelle Emmanuel Macron.
18:47Est-ce que vous êtes
18:48pour une élection présidentielle
18:50anticipée ?
18:50S'il partait,
18:51ça pourrait régler le problème.
18:53En 30 jours,
18:53en 5ème République,
18:54il n'y en a qu'un seul
18:55qui peut le décider.
18:57Mais non, mais ça,
18:58attendez,
18:58soit on croit en la démocratie,
18:59soit on n'y croit pas.
19:00C'est bien.
19:0130 jours de campagne.
19:02Il y a une...
19:02Non, mais par ailleurs,
19:03il pourrait organiser son départ
19:04qui fait en sorte
19:05que ce n'est pas en 30 jours.
19:06Mais ça, je veux dire,
19:08on ne peut pas,
19:09c'est votre métier,
19:10on ne peut pas avoir
19:10le nez collé sur l'information.
19:12Ce qui se passe,
19:13c'est pour ça que le mot
19:14de pourrissement
19:14peut être employé,
19:15c'est que c'est une accumulation
19:16de choses qui fait
19:17qu'au bout non,
19:18il y a une tension sociale.
19:19En juin 2024,
19:20une élection a été convoquée.
19:22Le gouvernement a été
19:23lourdement battu.
19:24Le Rassemblement National
19:25a fait un gros score.
19:26Le NFP a fait un gros score.
19:27Mais pour autant,
19:28il garde le pouvoir.
19:29Donc, ils n'ont plus
19:30aucune marge.
19:30Grâce au front républicain
19:31que vous avez défendu.
19:33Non, mais on peut
19:34compétenir la fin.
19:35On ne peut pas refaire la fin.
19:36Bref, on connaît la fin.
19:37Non, mais c'est trop...
19:39Depuis 2022...
19:40Ce qui l'arrange
19:40dans le front républicain.
19:40Ah non, mais...
19:41Ce n'est pas ce qui m'arrange.
19:42Le front républicain,
19:43ça a participé
19:44à son échelle
19:45à la frustration des Français.
19:46Depuis 2022,
19:47il n'y a plus aucun budget
19:48qui est voté dans ce pays.
19:49Qui va dire la vérité aux Français ?
19:51Est-ce qu'on a encore
19:51des marches de manœuvre ?
19:52Je suis en train de dire la vérité.
19:55C'est-à-dire,
19:55depuis 2022,
19:56les budgets sont imposés.
19:57D'accord ?
19:58Il y a une situation,
19:59notre ami syndicaliste
20:00vient de le dire,
20:01le gel du point d'indice
20:01des fonctionnaires.
20:02L'inflation fait que
20:03les fonctionnaires
20:04voient leur pouvoir d'achat
20:05dégradé.
20:06D'accord ?
20:07Augmenter le SMIC,
20:08Laurent Saillet,
20:08je ne vous l'apprends pas,
20:09c'est un décret.
20:10C'est exactement ce que j'ai dit,
20:11M. Corbière.
20:12Alors, on est d'accord.
20:13Donc, c'est tout à fait possible.
20:14On convoque une conférence salariale,
20:16les patrons,
20:17le gouvernement,
20:18les salariés,
20:19et on discute.
20:20Non, non, ce n'est pas injuste.
20:20Non, parce que ceux qui sont...
20:21Mais on ne sait jamais
20:22aux classes moyennes
20:22qui sont juste au-dessus du SMIC.
20:24Bien sûr, vous y pensez beaucoup.
20:25Mais on convoque une conférence salariale
20:28dont le but,
20:28on sait très bien
20:29que le but,
20:29ce n'est pas la SMIC,
20:30caractérisation de tout le monde,
20:31c'est comment on fait une échelle,
20:32y compris de rémunération,
20:34qui tient compte du fait
20:35que le SMIC augmente
20:36et tout augmente.
20:37Ça, ça nécessite
20:37qu'on ait après une discussion
20:38d'ordre politique
20:39sur comment il y a des entreprises
20:41qui peuvent se le permettre,
20:42d'autres qui ne peuvent pas
20:43se le permettre.
20:43Donc, comment on aide
20:44et pourquoi pas même
20:45pour réfléchir
20:46à ce que toute une série d'entreprises
20:47qui sont donneurs d'ordre
20:48à de grosses entreprises
20:50qui sont donneurs d'ordre
20:51à des petites...
20:52Je trouve Alexis très bien.
20:53Très optimiste.
20:54Non, je suis très inquiet.
20:56Je vais vous expliquer
20:59pourquoi, Alexis.
21:00C'est parce que vous,
21:01vous raisonnez,
21:02entre guillemets,
21:03selon les anciens schémas,
21:04en disant que
21:05si on obtient
21:06telle avancée politique,
21:08tel geste social,
21:09les choses vont se calmer.
21:10Et pareil avec les revendications
21:12que vous lissiez, monsieur.
21:13Je ne suis pas sûr
21:14que demain,
21:14si on augmente le SMIC,
21:15le risque de chaos social
21:17en France
21:17est annulé
21:19pour plusieurs semaines.
21:20Le premier temps
21:21de l'élection présidentielle
21:22a lieu le 18 avril 2027.
21:24C'est un horizon
21:24qui me semble
21:26extrêmement lointain
21:26vu la convergence
21:28des crises
21:28à laquelle nous assistons.
21:30Et c'est pour ça
21:30que j'estime
21:31que le sujet
21:32d'une élection anticipée
21:34n'est pas quelque chose
21:34de farfelu, effectivement.
21:36Je vais vous respecter
21:37donc je ne vais pas
21:37être désagréable.
21:39Vous, peut-être
21:40que vous pouvez attendre
21:41jusqu'au mois d'avril
21:42mais parce que vous
21:43ne circulez pas en bagnole.
21:44Je vous dis
21:45exactement l'inverse, Alexis.
21:46Non, mais on est d'accord.
21:46Donc, ce que je veux dire
21:47c'est que vous et moi
21:48je vais me l'apprécier
21:49moi-même.
21:50Moi, aujourd'hui,
21:50je me considère
21:51étant parlementaire
21:52comme un privilégié.
21:53D'accord ?
21:54Donc, moi, effectivement,
21:55ce n'est pas un problème
21:55pour moi de dire
21:56j'attends.
21:57Mais les gens,
21:58quand vous avez aujourd'hui
21:5934% des Français
22:00qui nous disent
22:01qu'ils vont avoir
22:01un problème sur le chauffage,
22:03ça devrait nous interpeller
22:04quand on voit que
22:0410% des Français
22:05sont passés
22:05sous le seuil de pauvreté.
22:06Est-ce qu'on peut
22:07ne pas nier ça,
22:08M. Corbière ?
22:08Moi, je peux
22:09confortablement avec vous
22:10dans ce salon,
22:11dans ce studio,
22:11vous dire que ça a peur.
22:12Non, mais ça, c'est de la démagogie
22:12de dire ça.
22:13Non, non, non.
22:13On est dans le salon des Français
22:14et on reste sur le tacle.
22:15Mais attention, Laurent,
22:15ça n'est pas de la démagogie.
22:16Ce que je veux dire, c'est que...
22:17Le mensonge que vous êtes en train
22:18de dire aux Français,
22:20ça, c'est pire que tout.
22:21Parce que vous savez très bien
22:22parce que vous êtes intelligent
22:23et que vous savez compter.
22:24Ça, ça s'écrit d'ailleurs.
22:25Si, non, j'en suis persuadée.
22:26Vous ne croyez même pas
22:27en ce que vous dites.
22:28Vous savez très bien...
22:29Non, mais je vous le dis,
22:31c'est pas méchant de ma part.
22:32Je suis intelligent,
22:32mais d'un cynique et d'un menteur.
22:33Non, mais vous êtes
22:34trop intelligent pour penser
22:36qu'on peut aujourd'hui
22:37faire voter un budget
22:38avec des revendications
22:40telles qu'elles sont.
22:41Vous le savez très bien
22:42que nous sommes dépendants
22:43des emprunts que nous faisons
22:45à plus de 5%.
22:45On ne va pas rentrer
22:46dans les détails.
22:47Il y a toutes ces revendications
22:48n'en sont pas démagogiques.
22:49Oui, d'abord, il y a des revendications
22:50qui sont différentes.
22:51Les revendications sont démagogiques.
22:52Monsieur, j'ai dit que l'explication
22:54qu'il en fait sont démagogiques.
22:55Et quand on dit
22:56augmenter le SMIC de 100 euros,
22:57quand vous êtes boulanger,
22:58que vous avez 3 salariés
23:00qui sont au SMIC,
23:01vous allez trouver...
23:02Vous allez augmenter
23:03les 3 SMIC de 100 euros.
23:04Attendez, Cyril Chabani,
23:05ça va tomber du ciel.
23:06C'est pas la proposition
23:06de tout le monde.
23:08Mettez-vous d'accord déjà, là ?
23:09Non, mais on a le droit d'avoir...
23:10S'il y a plusieurs organisations,
23:11comme s'il y a plusieurs partis politiques,
23:12c'est qu'il y a plusieurs idées différentes.
23:14Vous n'êtes pas les plus...
23:15Donc aujourd'hui,
23:17nous avons une valorisation du SMIC
23:19normalement qui devrait arriver
23:21automatiquement au 1er janvier
23:22entre 0,9 et 1%
23:24qui correspond au complément.
23:25Et est-ce qu'on va vers un coût
23:26supplémentaire au-dessus d'inflation ?
23:26Donc nous, on demande
23:27qu'au lieu d'avoir 1% au 1er janvier,
23:29on soit autour de 2% au 1er décembre.
23:31Ça reste raisonnable.
23:32Tout à fait.
23:33Voilà.
23:33Très raisonnable.
23:34Mais c'est quand même un coup de pouce
23:35qui est important,
23:35ce qui ferait à peu près
23:374,5 sur l'année,
23:38ce qui serait raisonnable
23:39par rapport à l'inflation.
23:40Il y a des choses
23:41qui ne coûtent pas très cher.
23:42Aujourd'hui, vous avez une politique
23:43d'exonération de cotisation
23:45pour les entreprises.
23:46Je ne remets même pas en cause
23:47pour ne pas vous énerver,
23:48mais qui fait en sorte
23:49qu'au plus vous payez mal le salarié,
23:52c'est-à-dire au plus il est proche du SMIC,
23:54au plus vous êtes exonéré.
23:55Ce qui avait été fait dans une idée à l'époque
23:57où le chômage était à 11%.
23:59On est les entreprises les plus chargées.
24:00Je ne parle pas de les charger plus.
24:01Écoutez ce que je dis.
24:02Je vous dis simplement
24:04que c'était dans une époque
24:05où le chômage était à 11%.
24:06Il fallait sortir quelqu'un du chômage
24:08et le mettre au SMIC.
24:09Donc on a exonéré à mort
24:11autour du SMIC.
24:12Aujourd'hui, ce qu'on propose,
24:13par exemple,
24:14c'est de un peu moins exonérer
24:16les entreprises pour les salariés
24:18qui sont au SMIC
24:19et de un peu plus les exonérer,
24:21c'est le rapport Bozio-Besmer,
24:23pour les salaires qui sont au-dessus.
24:25Et au moins, on donne une récompense
24:29à une dynamique salariale.
24:30Ça ne coûte pas plus cher.
24:31Vous voyez, ça peut être une bonne idée,
24:33on peut le faire sous-décrire.
24:33Vous n'êtes pas du tout sur les positions
24:34de la CGT, monsieur.
24:35Vous n'avez pas échappé
24:36que je ne suis pas CGT.
24:38Mais ils ont d'autres propositions
24:40et certains en partagent,
24:41dont on ne partagent pas.
24:42Il y a quelque chose qui m'interpelle.
24:43Ce débat, c'est un débat de fond.
24:45Il est nécessaire
24:45et c'est très important.
24:46Mais je reviens sur quelques obsessions
24:49quand on appelle conseil de défense.
24:51Là, c'est des vrais sujets
24:52parce qu'il y a des manifestations.
24:54Conseil de défense,
24:55avec tout ce dispositif sécuritaire,
24:57d'accord, évidemment,
24:58il faut éviter les pillages
24:59et tout ce qui s'est passé.
25:00Et le 17 octobre est une tâche
25:01et ça nous a fait mal à la France.
25:03Mais quand même,
25:04Dominique Grisse,
25:04on a l'impression là,
25:05quand j'entends le ministre de l'Intérieur,
25:06qu'on n'annonce pas une manifestation,
25:08qu'on annonce une journée
25:09où on est sur le pied de guerre,
25:11en réalité.
25:12C'est frappant.
25:13Alors qu'avec les OES,
25:14ça se passe toujours bien en plus.
25:16Enfin, quand même,
25:17les 14 manifs sur les retraites,
25:18on a démontré qu'on s'avait géré
25:19plutôt bien quand même.
25:20Vous avez vu que maintenant,
25:21les manifs sont totalement dépassés
25:23par des gens qui viennent d'ailleurs.
25:24On verra demain.
25:24Avec les manifestants.
25:25Je pense que demain,
25:26on arrivera un petit peu à gérer quand même.
25:28Trop souvent.
25:29Et il y a plein de bon sens
25:31dans ce qui est autour de cette table.
25:33D'abord, quand Alexis Corbière dit
25:34qu'il est député,
25:35qu'on dit
25:36nous, on est des nantis.
25:37Moi, je l'ai dit sur ce plateau
25:39un soir,
25:40ça a été mal interprété
25:41en disant que si nous,
25:42qui vivons plutôt confortablement,
25:44on sent le vent du boulet.
25:46Alors, on m'a dit
25:46sur les réseaux sociaux,
25:47on a dit
25:47Rizek à 8000 euros.
25:50Il dit des choses pareilles.
25:51Non, si nous,
25:52on sent qu'on est impacté,
25:54ça veut dire que derrière nous,
25:55ça doit souffrir énormément.
25:57Ensuite, Alexis Corbière
25:58disait tout à l'heure,
25:59à la fin de votre phrase,
26:00vous avez dit
26:01et je crains que des choses graves
26:03se produisent.
26:04Je réponds à votre question,
26:05Sonia.
26:06Le préfet de Lyon,
26:07le préfet de Lyon
26:08a pris un arrêté
26:09et dans cet arrêté,
26:10écoutez bien ce qu'il écrit,
26:12considérant que de nombreux commerçants,
26:13donc un arrêté
26:14pour demander aux manifestants
26:16de ne pas venir
26:17pour interdire
26:18les manifestations
26:19dans le centre-ville,
26:20considérant que de nombreux commerçants
26:21ont exprimé leur intention
26:23à Lyon
26:24de s'auto-défendre
26:25ou de constituer des groupes
26:26chargés d'assurer eux-mêmes
26:28la protection de leur établissement,
26:30que par un courrier du 21 octobre,
26:32les organisations en ont un.
26:33Donc,
26:35le préfet
26:36décide
26:37d'interdire
26:39l'accès
26:40des manifestations
26:41au centre-ville.
26:42Imaginez,
26:42ça c'est l'étape suivante.
26:44C'est l'étape suivante,
26:45c'est qu'un jour,
26:46quelqu'un risque
26:47de prendre son arme
26:48ou de demander
26:50à des camarades
26:51commerçants
26:52de se joindre à lui
26:54et il va se passer
26:56quelque chose,
26:57il pourrait se passer
26:58quelque chose
26:58de grave.
26:59Alors bon,
27:00je ne suis pas,
27:01je n'ai pas de boule de cristal,
27:02mais comme on sent
27:03cette pression
27:05qui monte,
27:06il faut effectivement
27:07en tenir compte.
27:07Alors,
27:08c'est vrai que les manifestations
27:10syndicales
27:10se tiennent,
27:11ce sont des manifestations
27:13différentes des autres
27:13avec des services d'ordre
27:15organisés,
27:15mais à un moment,
27:17peut-être que les services
27:17d'ordre des manifestations
27:19syndicales,
27:19s'ils se produisent
27:20ce qui s'était passé
27:20le 17 octobre,
27:21peuvent être dépassés
27:22eux aussi.
27:23Et puis de toute façon,
27:23on ne contrôle pas
27:24les rues avoisinantes.
27:25moi j'ai connu.
27:26Parce qu'il y a ces manifestations
27:27tout à fait légitimes
27:29et démocratiques
27:30et tout à fait valables
27:31que des black blocs
27:32ou des casseurs
27:33et des pires de banlieue
27:35s'agrègent.
27:35S'il n'y avait personne
27:36dans les rues,
27:37ce serait plus facile
27:38pour m'arrêter de vivre
27:39non plus quand même.
27:40qui n'est pas naturellement.
27:42Si ça risque de finir,
27:43moi,
27:44on est dans la cinquième,
27:45certains voudraient la sixième,
27:46on est encore dans la cinquième
27:47et ça remonte
27:49à une seule personne.
27:50La seule issue,
27:51elle ne peut pas être sécuritaire.
27:52On le dit depuis le début d'ici,
27:54elle ne peut être que politique.
27:55Est-ce qu'elle peut être
27:55encore financière ou sociale ?
27:57Ça, ça va venir,
27:58vous allez voir,
27:58la crise financière,
27:59c'est la première chose.
28:01Je vous donne un exemple,
28:02par exemple,
28:03sur les carburants.
28:03C'est une bombe incendiaire
28:04qui va s'agranger.
28:05La baisse des carburants,
28:06elle est,
28:06c'est quand même,
28:07c'est très concret,
28:08elle est de 15 centimes
28:09et le gouvernement nous dit
28:113 000 stations sur 10 000.
28:1315 centimes pour le diesel,
28:13juste.
28:14Oui, bien sûr.
28:14Et dont la baisse dépasse
28:15les 20 centimes
28:16selon le gouvernement.
28:17J'ai fait le calcul,
28:18je crois qu'il est bon,
28:19un plein de 45 litres à peu près,
28:21c'est un plein normal.
28:22Un plein moyen,
28:23on économise combien ?
28:2510 euros ?
28:26Non, un peu moins.
28:279, voilà.
28:28Vous voyez que...
28:28Et encore,
28:29si vous voulez au 10 ans,
28:29il y a aussi des gens qui travaillent.
28:31On a délibéré.
28:33Pourquoi vous vous balancez
28:34toujours des petites...
28:34Elle est taquine avec vous.
28:35Parce qu'on aime bien
28:36débattre ensemble,
28:37parce que même si on est opposés,
28:38je pense que nos débats
28:39sont respectueux.
28:40Tout à fait.
28:40C'est le principe de l'émission.
28:42Mais bon,
28:42c'est des miettes.
28:43Non, non,
28:44oui, on est d'accord.
28:45Mais c'est ce que je voulais dire
28:46tout à l'heure,
28:47c'est qu'on est dans une situation,
28:48déjà,
28:49c'est intéressant
28:50quand vous dites
28:51comment ça se fait
28:51que la date de l'élection
28:53n'apaisse pas ?
28:54Parce qu'il y a un doute
28:55qui s'installe
28:56sur le fait que les gens
28:57pensent que cette élection
28:57ne va pas purger,
28:59si je me permettez l'expression,
29:00le problème.
29:00C'est grave.
29:01Après, on peut regretter,
29:02etc.
29:02Mais c'est un fait politique
29:03qui, moi, m'interpelle.
29:05C'est-à-dire qu'on a plutôt
29:05l'habitude en France
29:06à la veille d'une élection
29:07où les gens se disent
29:07je vais lui régler son compte.
29:09Mais vous connaissez la différence.
29:10Politiquement.
29:11Vous connaissez la différence.
29:12C'est-à-dire que les gens pensent
29:13que Marine Le Pen
29:13va être élue.
29:21Oui, mais si c'était le cas,
29:23on pourrait se dire
29:24qu'il y a une majorité
29:24qui se dit
29:25ouf, bientôt ça va aller mieux.
29:26Je crois que même
29:27dans l'électorat de Marine Le Pen,
29:28je ne suis pas du tout
29:29son porte-parole,
29:30je crois qu'il n'y a pas
29:31vraiment cette conviction.
29:32Donc ça, il faut l'entendre
29:33sur ce que ça veut dire.
29:33C'est pour ça que je pense
29:34qu'on ne peut pas être seulement
29:36pris dans les phares de la voiture
29:38comme un petit lapin
29:39hypnotisé parce qu'il y a lieu.
29:40Il faut essayer de comprendre
29:41l'état du pays.
29:42Il ne faut pas prendre
29:42l'homme ou la femme providentielle.
29:44C'est quand même plutôt
29:45Jean-Luc Mélenchon
29:45qui joue le premier tour
29:46dans la rue.
29:47Mais non, mais c'est plus profond
29:49que ça.
29:49Je vous assure qu'il y a une colère.
29:50qu'il y a dans la rue
29:51que Édouard Philippe.
29:52Vous ne pouvez pas
29:53qu'il y a une colère
29:54très profonde.
29:55Il y a une rage même.
29:57Il y a un doute
29:57sur la démocratie.
29:58Elle vient d'où ?
29:59Est-ce que c'est le résultat
30:00de toutes les faillites
30:01et toutes les crises ?
30:02Je pense.
30:02C'est le résultat déjà
30:03de l'effondrement de l'autorité
30:04parce que tout à l'heure
30:05vous parliez
30:05de conseil de défense.
30:07Les forces de l'ordre,
30:08vous avez vu
30:09et on l'a vu et revu.
30:10C'est un symbole
30:11mais ce policier
30:12qu'on a voulu brûler.
30:14Il y a énormément
30:15de policiers attaqués,
30:17blessés, caillassés.
30:18Donc quand on dit
30:18conseil de défense,
30:19oui.
30:19Il y a des professeurs
30:19depuis 48 heures malheureusement.
30:21C'est-à-dire,
30:21je vais vous donner
30:22même les chiffres,
30:23il y a 37 membres
30:24du personnel de l'éducation
30:26depuis hier
30:27qui ont été attaqués.
30:28Des tirs de mortiers.
30:29Au total,
30:30200 personnels de l'éducation
30:31ont été blessés
30:32depuis le début du mouvement.
30:33Vous en parlez, regardez.
30:34Des tirs de mortiers
30:35dans les cours d'école.
30:36Regardez,
30:37à Lille,
30:37c'est effectivement
30:38dans un établissement scolaire
30:40et depuis la cour de l'école.
30:53C'est vrai que c'est un vrai
31:06parce que tous ceux
31:06qui observent
31:07et connaissent depuis toujours
31:08ces mouvements sociaux
31:10ou de jeunesse
31:11affirment...
31:12Non, non, je parle
31:12des professeurs
31:14et des personnels de l'éducation.
31:15Vous êtes totalement libre
31:16de faire ce que vous voulez.
31:17Mais moi, je pense malgré tout
31:19qu'il y a aujourd'hui
31:20un mouvement lycéen.
31:22Moi, j'étais encore
31:22dans ma circonstruction
31:23où globalement se passe bien.
31:2438 personnels blessés
31:25en 48 heures de l'éducation.
31:26Non, mais j'aimerais
31:26qu'on puisse le dire.
31:27Je n'excuse rien.
31:28C'est comme le fou
31:29qui jette un cocktail
31:30sur le policier l'autre jour.
31:32On peut quand même se dire
31:33sans rien minimiser.
31:35On n'avait qu'une pensée
31:35pour le policier
31:36que la manifestation
31:37s'est bien passée.
31:38Je vais quand même...
31:38Les tirs de mortier
31:39sur les proviseurs
31:40et les camions
31:41pour les brûlés.
31:41D'accord.
31:42Non, mais attendez.
31:42C'est un coup pour TikTok
31:43de poubelles brûlées
31:44sur ce moment lycéen
31:45depuis le premier jour.
31:45Eh bien, je ne crois pas.
31:46Eh bien, je ne crois pas.
31:47ils n'en ont rien à faire.
31:48Alexis, c'est sûr.
31:49Eh bien, tu es du haldenis.
31:50Ça, c'est intéressant.
31:51Je ne crois pas.
31:52Alexis, attendez.
31:53Attendez, juste une seconde.
31:55En fait, ce que je précise...
31:55Je ne suis pas revenu
31:56au 17 octobre.
31:57Pardonnez-moi.
31:58Non, non, non.
31:58Là, je suis en train
31:59de vous dire,
31:59c'est une information nouvelle
32:00que nos téléspectateurs
32:01ne connaissent pas,
32:02ce qui s'est passé en 48 heures.
32:03Je ne suis pas revenu
32:04sur d'anciennes...
32:05Pas du tout.
32:05Je vous dis, avant...
32:07Ce que je voulais vous dire,
32:08c'est que depuis 48 heures,
32:09il y a des...
32:12Non, mais ce que je veux dire,
32:19alors, je vais jouter
32:20avec Tudieu Haldenis.
32:21Est-ce qu'on pense
32:21que c'est un mouvement de jeunesse,
32:22comme vous venez de le dire,
32:23en gros, de jeunes
32:24qui ne savent même pas
32:26pourquoi ils manifestent,
32:27voilà, et en gros,
32:28et que c'est un problème d'autorité,
32:30ou est-ce que quand même
32:30il faut entendre ?
32:31Et moi, je pense que les Français
32:33soutiennent ce mouvement.
32:34Il y a les deux.
32:34Parce que les mômes,
32:35quand ils rentrent à la maison,
32:36les Français, ils voient
32:37que le prof a été absent,
32:38il n'est pas remplacé.
32:38Les Français, ils voient
32:39quand ils vont se rendre
32:40à l'État du sang
32:41et rencontrer les profs
32:41que l'État du sang,
32:42il est dégradé.
32:43Les Français, ils voient
32:43que quand le gamin...
32:44On ne remet pas en cause.
32:45Non, mais c'est le sujet.
32:47161 bacheliers...
32:48Vous aussi, vous voulez être
32:49rédacteur en chef de l'émission,
32:50ça fera beaucoup.
32:51161 000 bacheliers
32:52l'année dernière
32:53qui n'ont pas d'inscription
32:54dans l'enseignement supérieur.
32:55Ce que je veux dire,
32:56c'est que, je vais le résumer
32:56en un moment,
32:57le mouvement, il est légitime.
32:59D'accord ?
33:00Légitime.
33:01Et il mérite des répétitions
33:02qui sont dégradées.
33:03Vous, le lycée Nelson Mandela
33:04à Nantes ?
33:05C'est tout neuf.
33:06Mais c'est inacceptable.
33:07Mais une fois que j'ai dit ça,
33:08qu'est-ce que j'ai dit ?
33:09Alexis Corbière,
33:10personne n'a jamais dit
33:10qu'il n'y avait pas
33:11de revendications légitimes.
33:12Combien il y a eu
33:13d'étudiants qui sont venus
33:14qui ont débattu et tout ça ?
33:16On entend tout ça ?
33:17Je peux vous le donner,
33:18leur dit revendications.
33:19Mais ce n'est pas
33:20parce que c'est légitime
33:21qu'on ne doit pas aussi parler
33:22de vos confrères,
33:24de vos collègues enseignants
33:25tirés au mortier
33:26dans des cours d'école.
33:27J'ai bien compris.
33:28Mais la seule chose
33:29que je disais,
33:29c'est que la stratégie
33:30du gouvernement
33:31qui vise à faire un coup
33:32manifestant au ministre
33:33de l'Intérieur,
33:34c'est très bien.
33:35Monsieur Nunes
33:35nous donne des éléments
33:36et en plus,
33:36on a plutôt l'impression
33:37qu'il répète
33:37avec une certaine rigueur
33:39les choses.
33:40Mais les manifestants
33:41ne manifestent pas demain
33:42pour faire parler
33:42monsieur Nunes.
33:43Les manifestants,
33:43ils manifestent
33:44pour entendre
33:44le ministre de l'Éducation.
33:45Et on en vient à une chose
33:46où je deviens moi
33:47le défenseur de la police
33:48parce que je pense
33:48qu'on fait faire
33:49le sale boulot à la police.
33:50On l'amène à être
33:51en situation de confrontation
33:52avec une mobilisation sociale
33:54et que, honnêtement,
33:55beaucoup de policiers,
33:56et j'ai une pensée,
33:57je veux vous dire,
33:57les 20 policiers
33:58qui étaient devant
33:58le lycée ce matin
33:59à Bagnolet
33:59qui sont restés là,
34:01impassibles,
34:01pendant 4 heures dans le froid
34:02alors qu'il ne se passait rien,
34:04je me dis franchement,
34:05les policiers,
34:06ils ont autre chose à faire
34:07que le rôle
34:08qu'on leur fait jouer aujourd'hui.
34:09Oui, mais Alexis Corbière,
34:10c'est des salariés
34:11et aussi,
34:11non mais parce que c'est important
34:13parce que pendant ce temps,
34:14ils ne font pas autre chose.
34:14Ils ne sont pas que des salariés.
34:15Je sais que ce qu'on dit
34:15est moins important que vous
34:16mais il y a aussi,
34:17on a vu des images
34:18où des parents sont venus
34:19pour se poser à des blocus.
34:20Le blocage est interdit.
34:22On doit aussi,
34:23pardonnez-moi,
34:24représenter ces voix-là.
34:25Et donc,
34:26il y a aussi des parents
34:27qui ont dit
34:27ça suffit,
34:28on veut que nos enfants
34:29aillent à l'école
34:29pour certains.
34:30Oui, heureusement.
34:31Donc, on peut encore le dire.
34:32Mais bien sûr.
34:32Ce n'est pas une majorité
34:33qui est dans la rue.
34:34On a deux sujets
34:35qui sont différents.
34:35On a un sujet
34:36qu'il faut arrêter d'attendre
34:38qu'il y ait des événements
34:40dramatiques
34:40pour prendre des décisions.
34:42Les Gilets jaunes,
34:43à l'époque,
34:43il y a eu des revendications
34:44plutôt pacifiques.
34:46Merci, monsieur.
34:46Au bout d'un moment,
34:47ça a déliré
34:48et on a pris des mesures
34:49quand ça a déliré.
34:50Les agriculteurs
34:50qui avaient des revendications
34:52légitimes,
34:53il n'y a eu aucune réponse
34:54pendant des mois.
34:55Il y en a attendu
34:56qu'il y ait des milliers
34:57de tracteurs
34:58qui bloquent tout
34:58pour faire des premières réponses.
35:00Et là, encore une fois,
35:01c'est pareil.
35:01Donc déjà,
35:02il pourrait y avoir des réponses
35:03et des réponses...
35:04Et du dialogue.
35:05Et du dialogue.
35:07Et de la considération.
35:08Non mais exactement.
35:09Et on peut trouver
35:09des compromis aussi
35:10sans aller que dans
35:11des revendications
35:14idéologiques.
35:14Vous comprenez qu'avec des gens
35:15comme vous,
35:15c'est quand même
35:15beaucoup plus facile
35:16d'avoir des compromis.
35:17C'est très gentil.
35:17Non mais je vous le dis
35:18parce que vous voyez,
35:19vous m'avez déjà convaincu
35:19d'un certain nombre de choses
35:20parce que vous n'êtes pas
35:21la structure sale
35:22d'un parti politique
35:22contrairement à certains.
35:23Mais la deuxième chose
35:24sur les jeunes,
35:25il y a des tas de revendications
35:26qui sont légitimes.
35:28Il y a des lycées
35:28qui sont dans un état catastrophique
35:29pas tous.
35:30Il y en a qui sont très bien.
35:31Il y a des problèmes
35:32avec les enseignants,
35:33y compris les enseignants,
35:34nous qui viennent nous voir
35:35en disant
35:35travailler aujourd'hui
35:36dans certaines conditions,
35:37ça devient hyper compliqué.
35:39Après, ce qu'on peut noter,
35:41et là on peut être d'accord
35:41avec vous,
35:42c'est que parfois
35:42il y a des choses
35:43qui sont problématiques.
35:45Moi je vois parfois
35:46des endroits
35:47où il y a le plus de problèmes
35:48et le plus de violences
35:49qui sont des lycées
35:50où il y a le moins de problèmes.
35:51Le lycée est à peu près neuf,
35:53est à peu près bien.
35:54Donc ce n'est pas toujours coordonné.
35:56Ça je peux l'entendre.
35:57Merci pour ce discours
35:58de vérité de votre part.
35:58Mais ceci dit,
35:59il y a une immense majorité
36:01de lycéens
36:03et d'étudiants
36:04qui ont des revendications
36:06légitimes
36:07et il y a quelques endroits
36:08où ça part complètement
36:09en cacahuète
36:10et c'est inacceptable
36:10et en plus
36:11ce ne sont souvent pas
36:12les endroits
36:12qui ont le plus de problèmes.
36:13Donc là il faudrait le régler.
36:15Mais l'immense majorité
36:18c'est quand même
36:18des vraies revendications.
36:19C'est l'intérêt du débat.
36:20Ce sont des vraies revendications.
36:22Je rappelle que le ministre
36:23de l'Éducation nationale
36:25en commission d'éducation
36:26à l'Assemblée
36:26reconnaît que 8%
36:27de la totalité des enseignements
36:28ne sont pas assurés aujourd'hui.
36:29D'ailleurs on aura
36:30un ancien ministre
36:31de l'Éducation nationale.
36:31Est-ce qu'on est dans un pays
36:32où on accepte l'idée
36:33que 8% ?
36:34Ben voilà.
36:35Moi j'ai connu
36:36cher Laurent,
36:37ça y est,
36:37j'ai connu une jeunesse
36:38en France
36:38beaucoup plus idéaliste
36:40et révolutionnaire
36:41entre guillemets
36:41que le simple fait
36:42que le prof
36:43remplacé
36:45soit notre prof à la place.
36:46Franchement on a plus
36:47plus idéaliste
36:48et plus rêveur.
36:48Qui pourrait accepter
36:49qu'en France
36:49des gens n'arrivent pas
36:50à se chauffer ?
36:51Qui pourrait accepter
36:51en France
36:52que des gens
36:52qui doivent prendre
36:53leur bagnole
36:53n'arrivent pas à le faire ?
36:54Parce que je rappelle
36:55que si nous
36:56on a une boulangerie
36:57en bas de l'appartement
36:59il faut faire 5 km
37:01pour le médecin
37:02et donc il n'y a pas de choix.
37:03C'est un confinement.
37:03Et le salarié souvent
37:04il met une heure et demie
37:05pour aller travailler
37:05dans la boulangerie.
37:06C'est pour ça que je me suis permis
37:07vis-à-vis de ce que disait
37:08Tudio Aldenis
37:09et sans aucune démagogie
37:10de ma part.
37:11Moi j'habite dans une ville
37:12où je peux prendre le vélo
37:12pour aller bosser,
37:13je peux prendre le métro
37:14mais moi qui ai de la famille
37:15comme vous tous j'imagine
37:16ce qu'on appelait en région
37:23sinon on ne peut pas travailler
37:23et la question du prix du carburant
37:26est une question vitale
37:27et vous avez des gens
37:28incroyables qui travaillent
37:29il y a même deux salaires
37:30à la maison
37:30et tu te dis
37:33mais ce n'est pas possible
37:34et ça je comprends
37:35que les gens n'avaient pas envie d'attendre.
37:36Je vais vous dire même
37:36que le confinement énergétique
37:38c'est un sujet économique
37:40et social
37:40mais c'est même
37:41un sujet existentiel
37:42parce que vous avez d'une part
37:43le problème de ces infirmières
37:45à domicile
37:45ces aides-soignants
37:46qui doivent arbitrer
37:48quand ils sont dans
37:49des départements très ruraux
37:50pour ne pas aller très loin
37:52s'occuper de certains patients
37:53parce qu'ensuite
37:55il y aura une espèce
37:56de manque à gagner
37:56avec leur activité professionnelle
37:58mais il y a aussi
37:59les interactions sociales
38:00si vous voulez
38:01l'homme n'est pas fait
38:02pour être sédentaire
38:03qu'on se fait chez lui
38:03on a bien vu
38:04les pétages de plomb
38:05qu'avaient provoqué
38:06les personnes âgées
38:11qui ont des petits budgets
38:12et qui vont faire leur course
38:13ils ne font pas leur course
38:15juste pour leur manger
38:15ils font aussi leur course
38:16parce qu'ils parlent au caissier
38:17ils parlent des gens
38:18dans les rayons
38:18donc confinement énergétique
38:19imposé pour ça
38:20mais confinement sécuritaire également
38:22parce que la liberté
38:23je le rappelle souvent
38:24ça vous agace un peu
38:25mais de circuler
38:26de travailler
38:27de commercer
38:29là elle est aussi
38:30en commun
38:31Sébastopol hier
38:32vous croyez que les gens
38:33qui ont des commerces
38:34et qui dépensent de l'argent
38:36pour barriqueter leur commerce
38:37mais une journée
38:38quand le commerce
38:39demain
38:39pareil sur BFM tout à l'heure
38:41on entendait des commerçants
38:42témoigner à un caviste
38:43en l'occurrence
38:43qui disait
38:43je vais fermer
38:44parce que je n'ai pas envie
38:45de me faire saquer
38:45ma boutique
38:46par ailleurs
38:46évidemment si je ferme
38:47c'est une journée
38:48de moins de chiffre d'affaires
38:49est-ce que vous ne pensez pas
38:50est-ce que vous ne pensez pas
38:51je voudrais répondre
38:53à la question que vous posiez
38:54tout à l'heure
38:54sur le manque de réaction
38:56du gouvernement
38:57parce que je suis plutôt
38:58d'accord avec vous
38:59est-ce que vous ne pensez pas
39:00qu'ils sont en train de se dire
39:01qu'en fait
39:01ils gèrent juste
39:02les affaires courantes
39:03j'ai l'impression
39:04qu'ils sont un peu
39:04dans cet état d'esprit
39:05et le problème
39:06c'est que quand vous
39:07ne sentez pas le pays
39:08c'est là où les choses
39:09s'aggravent
39:10je pense qu'ils sentent
39:10très bien le pays
39:11je pense que demain
39:13nous aurons
39:13je vais essayer
39:15de finir une fois
39:16demain
39:18ça risque d'être
39:18une démonstration de force
39:19de force
39:20et je pense que vendredi
39:21il y aura des premières annonces
39:22donc vous avez déjà
39:22des informations
39:23non je dis
39:24je pense qu'il y aura
39:24des premières annonces
39:25on l'a demandé
39:27et tout ne pourra pas
39:28se régler en une fois
39:29expliquez-moi
39:29j'aimerais être une petite souris
39:31qui vous suit
39:31dans vos conversations
39:33avec le ministre du travail
39:36quand un jour
39:36ils viennent ici
39:37ils nous disent
39:37il n'y a plus d'argent
39:38c'est fini
39:39il n'y a plus de marge de manœuvre
39:39on est à l'os
39:40vous allez voir ce que vous allez voir
39:41et qu'à vous
39:42ils disent
39:42non mais finalement
39:43avec ce qui se passe
39:43c'est possible
39:44ce n'est pas forcément
39:45des marges de manœuvre
39:46de l'état
39:47parce que l'augmentation du SMIC
39:48ce n'est pas l'état qui paye
39:49ce sont les entreprises
39:50donc là en l'occurrence
39:51ce n'est pas les marges de manœuvre
39:52ça ils vont y aller
39:53le résultat vous avez
39:55il va être simple
39:55parce que ce que je veux dire
39:57à chaque fois
39:57c'est que
39:57en fait
39:58tout ce qui sera promis là
39:59c'est un chèque en bois
40:00c'est à dire que
40:01dans quelques semaines
40:03dans quelques semaines
40:04je vous prends le pari
40:04et on se retrouvera
40:05sur ce plateau
40:06nous aurons
40:07des difficultés
40:08à emprunter
40:09nous souliciterons
40:10la BCE
40:11et nous aurons
40:12des exigences
40:13qui nous seront mises
40:14donc vous pouvez promettre
40:15ce que vous voulez aux Français
40:16ça ne se passera pas
40:17peut-être même que certains candidats
40:19se disent
40:19on va être sous tutelle
40:20par la FMI
40:21il n'y aura même pas besoin
40:22c'est pas totalement une tutelle
40:22il y a des étapes avant ça
40:23mais aujourd'hui
40:24vous savez
40:26si le Premier ministre
40:27était hypocrite et lâche
40:28il dirait
40:29il dirait
40:30évidemment que je ne le pense pas
40:32il dirait
40:33ok
40:34on fait ça
40:35allez-y
40:35je vous signe tout
40:36merci
40:37au revoir
40:37bisous
40:38et dans trois mois
40:40on va vous expliquer
40:41que ce ne sera pas possible
40:43ce que vous dites
40:44est intéressant
40:44et fort
40:45et dans certains produits
40:47je vais vous donner le point
40:47mais vous ne pensez pas
40:48que ce que vous dites
40:49que pensent peut-être
40:50beaucoup de Français
40:50qu'en fait
40:51il n'y a plus qu'une seule
40:52économie possible
40:53est un élément de la crise
40:54une société démocratique
40:56vous ne pouvez pas lui dire
40:57on ne peut plus rien faire
40:58quand le pouvoir politique
40:59dit en fait
40:59je suis impuissant
41:00mais vous ne voulez pas le faire
41:01c'est un homme de gauche
41:02qui avait dit l'État
41:03il y a une solution
41:04vous la connaissez la solution
41:06il y a une solution
41:07pourquoi on est dans le mur
41:09un tiers des dépenses sociales
41:10et laissez-moi finir
41:11non mais
41:13vous défendez votre opinion
41:14non
41:14c'est pas une opinion
41:15c'est un principe économique
41:17c'est la retraite
41:19ça veut dire quoi
41:20il ne faut pas baisser les pensions
41:21ce qu'il faut faire
41:22c'est comprendre
41:23non laissez-moi aller au bout
41:24de mon raisonnement
41:25ce qu'il faut comprendre
41:26c'est qu'encore un tiers
41:27de la dépense publique
41:28c'est la retraite
41:29parce qu'on est le seul pays
41:31à ne pas accepter
41:32de travailler plus longtemps
41:33et bien je peux vous dire
41:34tant que vous direz ça aux français
41:36on ne s'en sort rien
41:36cher Laurent Saï
41:37avec tout le respect que j'ai
41:38je suis en désaccord
41:39mais avec le respect que j'ai
41:40je vous assure que
41:40si le message vis-à-vis des gens
41:42qui s'ouvrent
41:42c'est de leur dire
41:42en fait
41:43on ne peut rien faire
41:44la seule chose qu'on peut faire
41:45c'est réduire
41:45toute une série de dépenses publiques
41:47donc de dépenses sociales
41:48vous allez mettre
41:49de travailler plus longtemps
41:50on a la passion de l'égalité
41:51la France est un pays
41:53qui ne supporte pas
41:54les inégalités
41:54vous trouvez que je vais faire
41:55un raccourci
41:56mais quand vous voyez
41:56les surprofits de chez Total
41:57les gens ne comprennent pas
41:59comment les frais c'est si cher
42:00et qu'il y a un groupe
42:01qui fait des bénéfices
42:02et qui reverse
42:03des dividendes
42:03c'est l'actionnaire
42:06mais oui
42:07soyez
42:07aller au bout
42:08de votre raisonnement économique
42:09c'est un grand peuple
42:10qui n'aime pas l'inégalité
42:10non mais il faut aller au bout
42:11du raisonnement économique
42:12Total
42:12allez ils font une défense
42:14très précise
42:15allez expliquer demain
42:15dans la manif
42:16mais moi je ne suis pas là
42:17pour faire la démagogie
42:20c'est une forme de démagogie
42:21de dire aux gens
42:21on ne peut rien faire
42:21alors justement
42:22si travailler plus longtemps
42:23on va parler des propos
42:25démagogiques ou pas
42:27sincères ou pas
42:28est-ce qu'on peut tout dire
42:29est-ce qu'on peut encore
42:30avoir un débat politique
42:31j'allais dire
42:32où il n'y a pas de police
42:33de la pensée
42:34monsieur Edouard Philippe
42:35pense que non
42:35il pense qu'il y a une police
42:36de la pensée aujourd'hui
42:38il maintient ce qu'il avait dit
42:39alors sur certains français
42:41issus de l'immigration
42:42et une responsabilité
42:44de certains dans les pillages
42:45et la casse
42:45il l'a redit
42:46il a justifié ses propos
42:47ce matin
42:48il a même dit à monsieur Mélenchon
42:49venez je suis votre homme
42:50des bâtons
42:51écoutons-le
42:53j'ai dit qu'il y avait
42:54des français issus
42:54de l'immigration
42:55je comprends qu'on dit
42:56que dire qu'il y aurait
42:58des français issus
42:59de l'immigration
42:59serait traduire
43:01une pensée raciste
43:01non mais on rêve ou quoi
43:02bien sûr qu'il y a des français
43:03issus de l'immigration
43:04et ils sont français
43:05et ils ont les mêmes droits
43:06que les français
43:08et les mêmes devoirs
43:09et on peut parler
43:09de français issus
43:10de l'immigration
43:13on est sous la forme
43:14d'une espèce de police
43:15de la pensée
43:15imposée par l'extrême gauche
43:16imposée par monsieur Mélenchon
43:18non mais est-ce qu'on a le droit
43:19de dire en France
43:20les choses telles qu'elles sont
43:21oui il y a des français
43:22issus de l'immigration
43:23ils sont français à part entière
43:24ils ont les mêmes droits
43:25les mêmes devoirs
43:25et on n'aurait pas le droit
43:26de le dire
43:27oui il y a un problème
43:27d'intégration dans notre pays
43:28et on n'aurait pas le droit
43:29de le dire
43:30mais qui pense que l'intégration
43:31fonctionne bien en France
43:31vous avez vu des gens
43:33qui vous disent
43:33non vraiment l'intégration
43:34ça se passe très très bien
43:35alors là vraiment
43:36on n'a pas de problème
43:37qui pense que l'intégration
43:39fonctionne bien
43:39c'est hyper intéressant
43:41parce que ça vient
43:42d'Edouard Philippe
43:42qui est évidemment
43:43quand même pas le plus à droite
43:45des candidats
43:46de cette famille politique
43:49si vous écoutez
43:50Jean-Luc Mélenchon
43:51c'est un juppiste
43:53et donc ce qui est intéressant
43:54c'est que
43:55c'est d'autant plus efficace
43:57je pense que ça vienne de lui
43:58si vous voulez
43:58dans le débat public
43:59que si ça avait été
43:59François-Xavier Bellamy
44:00ou Jordan Bardella
44:01qui sont étiquetés
44:03plus à droite que lui
44:03il dit des vérités
44:06incontestables
44:07on n'a pas bien entendu
44:08la fin de votre sonore
44:09mais en fait
44:09c'était le moment
44:09où il disait
44:10franchement
44:11qui peut dire
44:12que depuis 30 ans
44:13l'intégration fonctionne bien
44:14dans ce pays
44:15que tout se passe
44:16merveilleusement bien
44:17entre les gens
44:18de 2ème, 3ème, 4ème génération
44:19qu'il n'y a jamais
44:20de communautarisme
44:21que les gens
44:23qui sont d'origine maghrébine
44:24ou africaine
44:25pensent que l'état français
44:26n'est pas du tout raciste
44:27et que les gens
44:28qui sont depuis plus longtemps
44:29en France
44:30pensent qu'il n'y a jamais
44:31de problème
44:31avec les gens issus
44:32de l'immigration
44:32c'est d'une banalité
44:33confondante
44:34tous les français pensent ça
44:35mais je veux dire
44:35y compris les gens
44:36issus de l'immigration
44:37et en fait
44:37le seul endroit
44:38où vous ne pouvez pas dire ça
44:39en France
44:40c'est sur un plateau de télévision
44:41ou dans un meeting politique
44:43même des électeurs de gauche
44:45savent très bien
44:46qu'il y a un problème
44:46d'intégration
44:47avec les gens
44:47qui habitent dans les banlieues
44:48et les gens qui sont d'immigration
44:49demandons à un militant de gauche
44:51ne le prenez pas
44:52je vais vous prendre comme exemple
44:53si un jour vous disiez
44:54quelque chose
44:54qui ne me convient pas
44:55vous êtes sûr
44:55me prendre moi
44:56si je disais
44:57Sonia Mabrouk a dit ça
44:58parce qu'elle est issue
44:59de l'immigration
45:00je pense que vous auriez
45:01à juste raison
45:02le droit de me dire
45:03que je suis un saltine
45:04mais vous pourriez dire
45:05que Sonia Mabrouk
45:05est issue de l'immigration
45:06mais ce que je veux dire
45:10c'est que si je ramenais
45:11un désaccord
45:12avec Mme Mabrouk
45:13au fait que Mme Mabrouk
45:15en fait c'est une française
45:16vous êtes d'origine tunisienne
45:17etc
45:19et vous êtes tunisienne
45:20bref
45:20ce serait stupide
45:21c'est à dire que
45:22ce que je veux dire
45:22c'est pour quelle raison
45:23quand il y a des gens
45:24qui font de la casse
45:27pourquoi
45:27en plus il le dit
45:28ils disent des français
45:28mais pourquoi rajouter
45:29issue d'immigration
45:30quel est le sujet
45:31quel est le sujet
45:32le sujet c'est de dire
45:33parce que M. Philippe est cohérent
45:34qu'il y a un lien
45:36et que s'ils cassent
45:38c'est parce qu'ils sont
45:38issus d'immigration
45:39tout le monde comprend cette phrase
45:41et cette phrase là
45:42je vais vous dire
45:43tu dois aller avec colère
45:44elle est scandaleuse
45:45elle est raciste
45:47je le dis parce qu'on est tous les deux
45:49cette phrase là
45:50elle est immonde
45:51parce qu'il y en a ras le bol
45:52un délinquant
45:53c'est un délinquant
45:54pour quelle raison dire
45:55c'est un français délinquant
45:56mais issu de l'immigration
45:57qu'est-ce que ça change
45:58mais quand vous avez
45:59une sur-représentation
46:00mais qu'est-ce que vous en savez
46:01qu'il y a une sur-représentation
46:02écoutez vous êtes le seul français
46:03à ne pas savoir que les prisons
46:04sont sur-représentées
46:05vous décon-discute de ça
46:06vous décon-discute de ça
46:07les commissariats
46:08les gardes-vues sont remplis de français
46:09c'est dégueulasse
46:10on n'a pas de statistiques ethniques
46:12moi attendez
46:13attendez
46:13et bien sûr
46:14tu me dis à Denis
46:16et bien mon explication
46:17c'est la même qu'Edouard Philippe
46:18si vous voulez
46:18c'est qu'on a un gigantesque problème
46:19d'intégration dans ce pays
46:20et il va falloir le régler un jour
46:22avec Cicolère
46:22non non
46:23non je vais vous dire
46:23avec Cicolère
46:24vous auriez dit
46:25c'est un très bon
46:26secrétaire numérale
46:26et l'Élysée
46:27je vais vous dire
46:27on n'a pas le temps
46:28on pourrait faire une émission là-dessus
46:29il y a des études sociologiques
46:30qui montrent
46:31qu'à catégorie
46:32socio-professionnelle équivalente
46:34premièrement
46:34souvent quand les étrangers
46:35font le même délit
46:36votre réaction
46:36elle est typique
46:37non non elle n'est pas typique
46:38c'est le seul moment
46:38de l'émission
46:39où vous prenez des grands uns
46:41où vous investissez
46:42d'une grande colère
46:43alors qu'en fait
46:44c'est un sujet dont tu peux parler
46:45on se connait le deux
46:46et on se respecte
46:46oui je pense que quand
46:48le dénommé Kevin
46:49fait un carton à Trapp
46:50et assassine un mec
46:51parce qu'il dit
46:51j'ai entendu dire que Trapp
46:52c'est une ville d'islamistes
46:53et qu'ils cherchent des étrangers
46:55oui on devrait
46:56toute une série de gens
46:57qui font un lien
46:58entre les problèmes
46:59et l'immigration
47:00devrait baisser d'un ton
47:01voire même devrait se taire
47:02je le pense vraiment
47:03parce que moi j'aime ce pays
47:05ça c'est gratter des allumettes
47:06au dessus d'un baril
47:07de poudre
47:08et après
47:09non non honnêtement
47:10et je trouve que monsieur Philippe
47:11moi j'ai connu comme premier ministre
47:12qui était digne
47:13il court après l'électorat
47:15mais un digne
47:15oui honnêtement
47:17je suis très surpris
47:18vous savez qu'il y a des personnalités
47:19à gauche
47:20qui disent la même chose
47:21pardon
47:21il y a des personnalités à gauche
47:23qui disent la même chose
47:23qui disent quoi ?
47:24qui disent qu'il y a peut-être
47:25un problème à régler
47:27avec l'intégration
47:28alors
47:28autre sujet
47:30effectivement
47:30moi je suis élu de Saint-Saint-Denis
47:31oui dans certains quartiers
47:32nous concentrons des gens
47:35de nationalités étrangères
47:36dans des immeubles dégradés
47:37oui effectivement
47:38cela amène à ce qu'il y ait
47:40des conditions
47:41comment dirais-je
47:41de toute une série de problèmes
47:43que les gens eux-mêmes
47:44quand vous allez les voir
47:44sont les premiers à exprimer
47:45il y en a ras-le-bol
47:46parce que les boîtes aux lettres
47:47sont cassées
47:47parce que cette nuit
47:48je me suis fait péter ma bagnole
47:49et que si vous concentrez
47:51des difficultés
47:52vous faites un quartier
47:53plein de difficultés
47:54comment on y travaille ?
47:55on y travaille tranquillement
47:56donc c'est un sujet
47:57oui mais attendez
47:59avouez que c'est la même chose
48:00que de dire
48:01mais monsieur Corbière
48:03vous rendez compte
48:04vous allez choisir les mots
48:06dans le débat public et politique
48:07non pardon Sournier
48:07vous êtes trop intelligente
48:08pour me faire ce coup-là
48:09discuter du fait
48:10je vais vous dire une chose
48:11oui quand il y a l'école publique
48:12c'est pas bien que dans l'école
48:13il n'y ait que des enfants d'étrangers
48:15oui c'est pas bien
48:15donc comment on travaille
48:16à ce que quand on fait
48:17une carte scolaire
48:18on ne concentre pas
48:19tous les gamins
48:20issus de l'immigration
48:21français
48:22issus de l'immigration
48:23ou de nationalité étrangère
48:24donc ça existe
48:24c'est les gens issus de l'immigration
48:25ça c'est une discussion
48:27de comment on travaille
48:28pour faire en sorte que des gens
48:29mais vous n'avez pas
48:29donc on peut en discuter
48:30trop de mois
48:31sans s'énerver
48:32mais attendez Philippe
48:32ce n'est pas ça qui a enflammé
48:33c'est qu'il a expliqué
48:35la violence du 17 octobre
48:37en disant que lui
48:37il faut voir ce qu'il vaut voir
48:39sous-entendu à la gueule des gens
48:40je vois bien que ce sont des Français
48:41vous avez regardé
48:42des dizaines de vidéos
48:42du 17 octobre ?
48:43Dominique Rizet
48:44vous voulez intervenir
48:46il y a un trop de goût
48:50je pense qu'effectivement
48:53dans notre pays
48:53il y a une police politique
48:55de la pensée
48:56qu'on ne peut plus dire
48:57ce qu'on a envie de dire
48:58sur les plateaux de télévision
48:59ça devient très compliqué
49:01dès que vous tenez des propos
49:02on vous accuse
49:03de racisme
49:04d'être d'extrême droite
49:06c'est très compliqué
49:07quand vous dites des choses
49:08qui sont simplement
49:09des choses cohérentes
49:11constatées
49:14je ne vais pas revenir
49:15sur des choses que j'ai dites
49:16déjà parce que ça fait
49:17tellement de bazar
49:19certains trucs qui se passent
49:20dans les prisons
49:21certaines choses qui se passent
49:22et donc c'est très compliqué
49:24ce qui fait qu'on est obligé
49:25de faire très attention
49:26à ce qu'on dit
49:26et moi ce qui me surprend
49:27dans ce que dit
49:28Edouard Philippe
49:29c'est qu'il s'empare
49:31en fait
49:31d'une partie du discours
49:33des autres
49:33ce qu'il dit là
49:36en martelant son propos
49:38c'est ce que disent d'autres
49:39mais lui il n'avait jamais dit
49:40jusqu'ici
49:41donc il s'empare du discours
49:42parce que les élections approchent
49:44parce que c'est important
49:45pour lui d'aller
49:47ramasser quelque part
49:49des électeurs
49:50qui ne lui sont pas acquis
49:52tant qu'il ne tient pas
49:52ses propos
49:53et je pense que ça peut marcher
49:55et je pense que ça peut marcher
49:55en tous les cas
49:56je ne crois pas
49:56je le connais bien
49:57j'ai écrit un livre sur lui
49:59il est capable des deux
50:00il est comme tous les hommes politiques
50:03il a dit
50:04le racisme
50:04un dernier mot
50:06moi je pense que c'est juste
50:07une question de raisonnement
50:09il a dit
50:13une seconde
50:14il a dit sur le JTTF1
50:15une phrase
50:16et en fait
50:16il y a une espèce
50:17d'orgueil intellectuel
50:18chez Edouard Philippe
50:18qui fait qu'il ne voudra
50:19jamais revenir sur cette phrase
50:21qui consiste à dire
50:21que oui
50:22vous pensez qu'il ne pense pas
50:23ce qu'il dit
50:23si justement
50:25et que c'est parce qu'il défend
50:26ce qu'il dit
50:27ce n'est pas par clientélisme
50:32sur ce mot de la police
50:33de la pensée
50:34bon très bien
50:35je suis le censeur
50:36premièrement on a le droit
50:37Edouard Philippe
50:38j'ai le droit aussi
50:39de considérer
50:40que ça me met en colère
50:41ce qu'il dit
50:42sans exercer une police
50:43de la pensée
50:43je n'ai que ma voix
50:44etc
50:44d'accord
50:44et lui le dit
50:45et on répète
50:46et qu'on répercute
50:48ce qu'il dit
50:48l'étiquette de raciste
50:50généralement
50:50elle est infamante
50:51et elle consiste
50:52à anesthésier
50:53à un niler l'autre
50:54et à faire en sorte
50:56qu'il participe
50:56au débat politique
50:57moi quand je suis à un débat
50:58et que je débat
50:59avec Laurent Saillet
51:00ou d'autres
51:00et qu'on me dise démagogie
51:02je pourrais dire
51:02il y en a marre
51:02de la police de la pensée
51:03ce que je veux dire
51:04c'est observant
51:05que dans beaucoup de débats
51:06dans beaucoup de débats
51:07mais il y a pire que ça
51:08dans beaucoup de débats
51:09chacun utilise l'argument
51:11effectivement
51:11de neutralisation
51:12d'une parole
51:13non
51:14c'est pas vrai
51:14le racisme
51:15une fois qu'on a dit ça
51:16écoutez moi bien
51:17je ne vais pas jouer du violent
51:19je vous assure
51:20que ce qui s'est passé
51:20tout de même à Trappes
51:22doit collectivement
51:23nous faire réfléchir
51:24sur le fait
51:25qu'il y a des paroles
51:26violentes
51:26pourquoi vous auriez
51:28un tel acte aussi insupportable
51:30vous pensez que les autres
51:31ne sont pas de chair et de sang
51:32là c'est une phrase rhétorique
51:33je n'ai pas dit
51:33que j'avais le monopole
51:34je ne suis pas en train
51:36de faire la leçon
51:36mais vous nous appelez
51:36à réfléchir
51:37comme si on n'avait pas réfléchi
51:38et comme si
51:40s'il vous plaît
51:41attention
51:41oui il y a des mots
51:42qui sont violents
51:44je trouve que les partis politiques
51:46ont des indignations
51:47en fonction de
51:47donc vous vous indignez
51:48de l'affaire Kevin T
51:50on s'indigne de toute cette affaire
51:51mais bien sûr
51:52mais évidemment
51:54mais moi j'aurais aimé
51:55quand les policiers de Magnanville
51:56se sont fait tuer
51:58tous les deux
51:58que l'indignation soit la même
52:00j'aurais aimé que
52:00quand le père Hamel
52:01s'est fait égorger
52:02dans son église
52:03à Saint-Etienne-du-Rouvray
52:04l'indignation soit la même
52:05j'aurais aimé même
52:06pour Samuel Paty
52:07quand vous allez voir
52:07le film L'Abandon
52:09que pour la mort de Samuel Paty
52:11l'indignation soit la même
52:12et je trouve que
52:13ce n'est pas équilibré
52:14que certains
52:16hommes politiques
52:16ont une indignation
52:18en fonction d'eux
52:19et par contre
52:20vous ne l'avez pas
52:21sur ce plateau
52:22et c'est plus important
52:23je suis désolé
52:24merci beaucoup
52:25ce serait bien
52:26que tout le monde
52:26y réfléchisse
52:27écoutez
52:27c'est point de vue
52:27c'est point de vue
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