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  • il y a 22 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:001,5 million de manifestants, c'est ce que dit la CGT.
00:03On est à 600 000 selon le ministère de l'Intérieur.
00:06Il y a encore énormément de monde de place de la Nation.
00:08On va y retourner dans un instant.
00:10On va continuer de mesurer l'importance de la mobilisation avec nos invités.
00:15Et on va retourner justement sur place voir les équipes de BFM TV,
00:22notamment avec tous ces manifestants qui continuent de participer et de défiler.
00:30– Effectivement, ça continue d'affluer ici, place de la Nation.
00:33Et on remarque différents profils.
00:35Différents profils comme par exemple ces jeunes.
00:37Ces jeunes qui ont des pancartes entièrement recouvertes,
00:40où c'est le pass Navigo, pour protester contre la vie chère,
00:45le pouvoir d'achat, aussi leur charge régulière.
00:47Ces jeunes qui me disaient il y a quelques minutes que c'était aussi en soutien par rapport aux lycéens,
00:51même si on rappelle que cette grande manifestation, elle est indépendante.
00:54Elle est indépendante du mouvement lycéen,
00:56puisqu'elle a l'appel des principaux syndicats salariés.
01:01Et beaucoup de monde ici, c'est dans une ambiance calme, festive,
01:05avec de la musique en arrière-plan.
01:07Beaucoup de monde qui continue d'affluer ici.
01:10Et il y a aussi en parallèle un important dispositif de sécurité
01:13que vous voyez sur cette image BFM TV, avec ces CRS qui sont positionnés,
01:20qui quadrillent la place de la nation et opèrent un barrage filtrant.
01:25Pour l'instant, tout se déroule dans le calme.
01:28On a entendu un peu plus tôt aussi plusieurs personnes qui disaient
01:31« Voilà, nous on ressent une certaine résignation. »
01:35Normalement, je ne suis pas habituée à manifester.
01:37Mais pour moi, c'était important d'être ici,
01:40parce qu'il y a un ras-le-bol.
01:42C'est ce que nous a dit un manifestant un peu plus tôt.
01:45Donc voilà, on entend beaucoup de colère, d'indignation
01:47et une volonté que finalement, cette mobilisation,
01:51elle se généralise, elle s'étende.
01:53En tout cas, ce qui est important à revenir ici,
01:55c'est qu'il y a une ambiance calme, assez massive,
01:59avec beaucoup de monde qui continue d'arriver.
02:00Et à mesure que la nuit tombe,
02:03on attend de voir comment ça va évoluer ici,
02:06puisqu'on l'a couvert depuis plusieurs week-ends désormais.
02:10Parfois, c'est en fin de soirée que, par moment,
02:13les choses se tendent.
02:14Donc on attend de voir dans quelle mesure
02:17les choses vont se construire ici, à Place de la Nation.
02:20Toujours en direct de la Place de la Nation.
02:22Si vous nous rejoignez maintenant, à 18h,
02:25passez deux minutes sur BFM TV.
02:28On a cette journée de mobilisation.
02:29Aujourd'hui, à la fois à l'origine par les lycéens,
02:33les organisations syndicales pour une augmentation du SMIC,
02:36des salaires, de meilleures conditions d'études aussi pour les lycéens.
02:40Des annonces, probablement, demain sur le SMIC
02:43et surtout une rencontre patronat syndicat,
02:46lundi, à l'hôtel de Matignon,
02:47à l'initiative du Premier ministre Sébastien Lecornu.
02:50On va y revenir, mais tout d'abord, quand même,
02:51soulignons que la manifestation, notamment parisienne,
02:54jusqu'à présent, s'est déroulée dans le calme.
02:58Visiblement, tout se passe bien, aussi bien du côté manifestant
03:01que du côté policier.
03:02Et gendarme, Mathieu Raël, vous êtes délégué régional Paris
03:05du syndicat de police unité.
03:07Le dispositif robuste, pour reprendre le mot employé par Laurent Nunez,
03:12semble pour l'instant fonctionner, ça se passe bien.
03:15C'est aussi une manifestation syndicale,
03:17c'est-à-dire que c'est une manifestation qui est encadrée par les syndicats,
03:19ils savent faire avec un service d'ordre, etc.
03:21Donc pour l'instant, on croise les doigts,
03:23parce que la dispersion peut poser des problèmes comme à chaque fois,
03:25mais ça s'est bien passé.
03:27Disons qu'il n'était pas, à mon sens, robuste,
03:30il était juste normal, en fait.
03:32Je pense que quand on exploite bien les renseignements qui sont fournis,
03:34quand on a un dispositif qui est adapté et qui est mieux dimensionné,
03:39un parcours aussi qui est adapté à ce genre de manifestation,
03:42effectivement, les syndicats sont là aussi avec leur service d'ordre,
03:45ce qui permet aussi de pouvoir un petit peu améliorer la tâche pour les policiers.
03:51On a tiré les leçons du fiasco du 17 octobre ?
03:54Je pense aussi que depuis deux samedis,
03:57où clairement l'État n'était pas au rendez-vous des instructions qui étaient données aux policiers,
04:04on a musclé un petit peu aussi le maintien de l'ordre,
04:08ce qui a permis aussi de déférer devant la justice un bon nombre d'émeutiers
04:13et qui soient éventuellement incarcérés ou au moins interdits de paraître dans la manifestation d'aujourd'hui.
04:18– Alors on sait que la dispersion, ça peut toujours être un peu problématique,
04:22on voit que la place de la nation se remplit,
04:25il y a encore des manifestants boulevard Voltaire,
04:27il n'y en a plus à République, mais ils sont encore boulevard Voltaire,
04:30il y a beaucoup de monde,
04:32donc il va falloir gérer cette masse et éviter des affrontements.
04:37– C'est tout le problème de la fin de manifestation,
04:40il fait nuit, on a la fin du cortège qui arrive,
04:44il va y avoir des annonces qui vont être faites pour demander aux gens de quitter les lieux tranquillement.
04:49– La manifestation doit se terminer à 19h officiellement ?
04:51– Oui, tout à fait, on espère qu'en fait les gens vont d'eux-mêmes quitter la manifestation
04:56quand ce sera le moment, quand ce sera l'heure,
04:58sur instruction des services d'ordre des syndicats,
05:00sur instruction des sommations qui seront faites aussi par la police sur place,
05:03et puis tout se passera bien,
05:04et si à la fin, il reste quelques personnes qui ne veulent pas quitter la manifestation,
05:07ils seront considérés comme illégaux,
05:10et donc du coup, le langage ne sera pas le même.
05:14– D'accord, Jean-Pierre Mercier, c'est une journée réussie ?
05:16– Énorme, une journée énorme, oui bien sûr.
05:19En termes, si on prend les chiffres de la préfecture,
05:23vu que c'est les vôtres,
05:25600 000, c'est beaucoup plus que la plus grosse des manifestations
05:29qui était donnée à plus de 500 000, 510 000,
05:33donc ça veut dire…
05:34– Pour l'instant, c'est les chiffres de la CGT, mais c'est vrai que…
05:36– Non, je vous parle des chiffres de la préfecture,
05:38oui, vous n'êtes pas habitués, mais…
05:39– Non, mais c'est bon ça, je suis assez surpris, Jean-Pierre,
05:41vous citer la préfecture, tout arrive.
05:42– Je me carie sur vos références, voilà, comme ça on a…
05:45– Non, nous, on donne les deux, on donne les deux, nous.
05:46– La même référence, mais…
05:47– Mais il y a plus de monde, effectivement, que les amis précédents.
05:50– Voilà, ça veut dire quoi ?
05:51Ça veut dire que cette colère qui existe dans le pays,
05:54elle continue à s'exprimer,
05:56cette mobilisation, elle perdure,
05:57c'est une très bonne chose,
05:59et le virus qu'a aujourd'hui la jeunesse
06:04de la contestation de la politique du gouvernement,
06:08eh bien il faut qu'il continue à rentrer dans les entreprises.
06:12Le problème général, c'est le problème des salaires,
06:14c'est le problème de lutter contre l'inflation,
06:16il faut une augmentation générale des salaires,
06:18il faut que nos salaires et les pensions de retraite
06:21suivent l'augmentation des prix.
06:22On ne peut pas accepter,
06:24et je prends un exemple qui est flagrant
06:26et qui a fait beaucoup discuter autour de moi dans les ateliers.
06:30Vous avez un groupe multimilliardaire comme Total
06:32qui annonce 8 milliards de bénéfices pour le troisième trimestre,
06:35ça veut dire 18 milliards depuis le début de l'année,
06:38et on continue à se faire racketter à la pompe,
06:40on se fait saigner à blanc.
06:42Le budget, mal en point,
06:44enfin, compliqué les discussions à l'Assemblée nationale,
06:47mais c'est un budget prévisionnel
06:50qui est d'attaque frontale, brutale sur l'ensemble des classes populaires.
06:54Oui, on a toutes les raisons du monde, nous les travailleurs,
06:57de s'engouffrer dans la brèche qu'a ouvert la jeunesse,
07:00et elle a bien raison cette jeunesse.
07:01Alors, on va retourner place de la nation,
07:03puisque c'est le point d'arrivée de la manifestation,
07:06on va continuer de discuter,
07:07parce que nos équipes sont sur place auprès des manifestants,
07:10elles scrutent ce qui se passe, ce qui se déroule,
07:13et là, il y a eu des premières interpellations
07:15de la part des forces de l'ordre.
07:19Oui, exactement, on se situe à côté d'une artère,
07:22à une sortie de la place de la nation,
07:23où les gendarmes mobiles que vous voyez sur l'image
07:26et les policiers de la préfecture de police de Paris
07:28ont reçu quelques projectiles tout à l'heure,
07:32on parle d'une poignée de projectiles,
07:34et ils se sont préparés, tout d'un coup,
07:36on les a vus d'un instant à l'autre fendre la foule,
07:38aller chercher quelqu'un qui, visiblement, ils avaient repéré,
07:41l'interpeller, ils l'ont ramené tout de suite derrière eux,
07:43on ne sait pas exactement ce qu'il a fait,
07:44mais probablement, vu la temporalité qui faisait partie
07:47de ceux qui avaient jeté des projectiles,
07:49et donc il y a eu cette interpellation
07:51juste à l'instant après ces quelques projectiles,
07:54ce qui met la situation, c'est apaisé,
07:57alors forcément, quand il y a une interpellation,
07:59ça fait chauffer l'atmosphère,
08:00il y a eu des cris, des acabes, etc.,
08:03mais vous voyez que tout est très vite redescendu ici,
08:06et d'ailleurs, vous voyez que la rue qu'on est en train de montrer
08:09est réouverte à nouveau,
08:10et les gens peuvent sortir parce que, on le rappelle,
08:13l'objectif des forces de l'ordre, à l'heure où on se parle,
08:16c'est de permettre aux gens de se disperser,
08:18soit par les différentes rues, avec les barrages qu'ils font,
08:22soit par les stations de métro.
08:23Là, Mathieu Raël, c'est interpellation immédiate, quoi, en fait.
08:26Je pense que c'est très, très important.
08:28C'est la doctrine, là.
08:28Bien sûr, bien sûr, mais elle aurait été adoptée dès le départ,
08:31c'est d'aller au contact et d'aller chercher le fauteur de troupe,
08:33ne pas attendre que la pression monte,
08:38que là, on voit tout de suite, dès qu'il y a une interpellation,
08:40votre journaliste le dit, tout de suite, il y a des cris,
08:42il y a des mouvements de foule, il y a des trucs.
08:44Bon, là, il y a une interpellation qui est faite,
08:46il est extrait, il est interpellé,
08:47il sera présenté à la demande du parquet,
08:50certainement devant un juge, et puis, et puis, et puis, voilà.
08:52– Alors, la réponse politique, maintenant, parce qu'on l'a dit,
08:55conférence sociale organisée à Matignon un lundi,
08:58avec le patronat et les représentants des salariés, les syndicats.
09:03Nelly Garnier, vous êtes vice-présidente LR de la région Île-de-France,
09:06conseillère de Paris, il n'y a plus d'argent dans les caisses.
09:09Un coup de pouce du SMIC, c'est ce que réclament les syndicats.
09:12Visiblement, le gouvernement est prêt,
09:13mais à mon avis, le montant sera très faible
09:15par rapport à ce que demandent les syndicats.
09:17Donc, comment on sort de cette crise sociale ?
09:20– Déjà, je me permets un petit point,
09:22parce que je suis élue du 11e arrondissement.
09:24Le boulevard Voltaire a été extrêmement touché par les violences.
09:29– Encore ?
09:30– Non, le 17 octobre.
09:31– Ah oui, le 17 octobre.
09:32– Mais ça a laissé un très lourd traumatisme
09:34pour les commerçants et les habitants.
09:35Et je dois quand même dire que le préfet de police
09:37avait dit le 29 octobre qu'il n'y aurait plus de manifestation
09:40sur le tracé Bastille-République-Nation.
09:42Donc, il y a eu quand même un effet de sidération
09:44de voir qu'on réautorisait cette manifestation,
09:48qui, même s'il n'y a pas les mêmes violences que le 17 octobre,
09:51ça fait que les commerçants, ils ne peuvent pas travailler.
09:53Certains ont dû prendre un vigile,
09:55ils ont dû engager des frais supplémentaires,
09:57en plus des frais de réparation,
09:58pour protéger leurs vitrimes.
09:59Et on ne peut pas à la fois dire,
10:00on va les laisser ouvrir le dimanche
10:02pour qu'ils se refassent de tous ces dégâts,
10:05et multiplier des manifestations qui sont des jours,
10:08et peut-être le samedi.
10:08Et qui font que, d'ici Noël,
10:11ils ne vont pas pouvoir travailler,
10:13parce qu'il y a en permanence des manifestations.
10:16Après, on voit bien, c'est quand même difficile
10:18de cerner la réalité des revendications,
10:21parce que, finalement, il y a eu des premières annonces
10:24du gouvernement qui étaient sur le bâti,
10:26qui étaient sur les lycées,
10:27qui étaient sur les universités,
10:28quand même 5 milliards annoncés.
10:30Et puis maintenant, on nous dit,
10:31non, mais vous avez donné là,
10:32mais en réalité, ce n'était pas ça.
10:34En réalité, c'était le pouvoir d'achat.
10:36– C'est les deux, en fait.
10:37– En réalité, je pense qu'il y a une usure de ce pouvoir,
10:40et notamment depuis la dissolution,
10:42où finalement, gouverner sans majorité,
10:44ne pas pouvoir prendre de décision,
10:46d'avoir des budgets qui ne sont jamais votés,
10:48d'avoir des dépenses publiques
10:49qui ne sont jamais réduites,
10:51eh bien, on est sur une fin de quinquennat interminable,
10:54et je crains malheureusement que…
10:56– Mais ça, ça l'est dans le temps,
10:57c'est la manifestation de vous.
10:58– Je crains malheureusement que ce qui se joue,
11:00c'est effectivement une pré-présidentielle
11:03ou une présidentielle, une campagne présidentielle
11:05qui se joue pour une partie de la classe politique dans la rue,
11:09et la question, c'est de ne pas aggraver
11:11la situation des comptes publics
11:13et aussi la situation des entreprises,
11:14parce qu'on peut dire,
11:15on va augmenter les salaires pour tout le monde,
11:17mais enfin, on va faire une année
11:18où avec une croissance quasi nulle, quasi nulle.
11:21– Beaucoup d'entreprises n'ont pas les moyens d'augmenter le site.
11:23– On peut citer le cas total,
11:24mais les entreprises n'ont pas les moyens aujourd'hui,
11:28alors même qu'il y a un budget en discussion à l'Assemblée
11:31qui alourdit les charges et les cotisations,
11:34en plus d'augmenter les salaires.
11:36– On va rappeler que le tissu PME en France,
11:38c'est 160 000 entreprises qui ont en moyenne 10 salariés,
11:4110-15 salariés.
11:42– Moi j'ai été marquée, il y avait une mère de famille qui parlait,
11:45et d'ailleurs elle disait,
11:47mon problème c'est que mon fils n'a pas trouvé de travail
11:49après ses études.
11:49Donc on voit bien que la problématique,
11:52c'est aussi la situation économique du pays.
11:54On a besoin d'un pays qui renoue avec la croissance,
11:57qui renoue avec la productivité,
11:58un pays qui aille bien économiquement,
12:00déjà ça règle beaucoup de problèmes,
12:01ça règle aussi la problématique des débouchés professionnels.
12:04– Vous êtes en train de dire,
12:04on ne peut pas augmenter le SMIC quand le pays va mal.
12:06– Ce n'est pas en déchargeant sur les entreprises
12:08le fait de répondre à une colère envers la classe politique,
12:14c'est pas comme ça que ça va se résoudre,
12:17et c'est pas en aggravant la problématique des dépenses publiques
12:19qu'on répondra à cette crise politique.
12:21– On va retourner.
12:22– Oui, on va retourner place de la nation,
12:25les manifestants continuent d'arriver dans une ambiance toujours calme,
12:29tant mieux.
12:30– Oui, les manifestants continuent d'arriver dans le calme,
12:36dans une ambiance plutôt festive,
12:38vous le voyez sur ces images.
12:40Le cortège, la tête de cortège est arrivée,
12:42place de la nation, un petit peu après ces heures,
12:45et là il est presque 18h15,
12:46et les manifestants qui continuent d'affluer,
12:49là vous voyez sur cette image le char de rail solidaire,
12:53sud rail solidaire qui est en train d'arriver,
12:55et puis vous entendrez sûrement derrière moi,
12:56et bien la musique, car il y a une ambiance festive,
12:59on a vu des manifestants danser sur ma droite,
13:02d'autres un petit peu plus posés sur notre gauche,
13:05et puis preuve que l'ambiance se détend un peu,
13:07il est important de préciser que les manifestants
13:09n'ont pas accès à la place de la nation,
13:11à les protéger par un cordon de CRS,
13:13les CRS qui ont commencé pour certains à retirer leur cagoule,
13:17à relever leur visière,
13:19et donc près de 2h30 après l'arrivée des premiers manifestants,
13:22en place de la nation,
13:23le cortège qui continue d'affluer dans le calme.
13:28Merci Louis,
13:29Les Toublons est avec nous,
13:30c'est l'une des figures de ce mouvement des lycéens,
13:32qui en est à sa combientième semaine,
13:34Louis, est-ce que vous faites que le compte ?
13:36Je pense que là, on atteint des records en termes de durabilité du mouvement,
13:42on rentre finalement dans l'endurance d'un mouvement qui...
13:46C'est un marathon maintenant.
13:48Je pense que oui, on peut parler de marathon,
13:50en tout cas d'un mouvement qui ne s'est pas arrêté,
13:53contrairement à ce qu'on nous a dit aux vacances scolaires,
13:57et qui clairement va durer dans le temps,
13:58jusqu'à ce que le gouvernement nous réponde et satisfasse nos...
14:01Enfin, jusqu'à ce que le gouvernement...
14:03Satisfasse...
14:04Satisfasse...
14:05C'est bien, c'est bien.
14:07Nos revendications...
14:07Pourquoi l'école est utile ?
14:10Je l'avais, là en l'occurrence, j'avais juste un 2.
14:13Et je pense que c'est important que justement,
14:16madame, je vous entendais tout à l'heure parler de la situation économique du pays,
14:20mettre de l'argent dans l'éducation,
14:21mettre de l'argent dans l'enseignement supérieur,
14:23c'est une façon aussi de créer de la valeur ajoutée plus tard sur le marché du travail
14:28et de relancer l'économie.
14:31Et donc, c'est clairement, en fait, investir dans l'avenir,
14:34c'est avant tout investir dans la jeunesse.
14:36Et si le gouvernement ne fait pas ce pari-là,
14:39c'est se retrouver dans une dizaine d'années, dans une vingtaine d'années,
14:42avec une situation économique qui sera probablement encore pire.
14:45Et ce que demandent les lycéennes et les lycéens,
14:47c'est des garanties sur leur avenir, sur leur éducation.
14:51Et on a été très clair sur nos revendications depuis le début.
14:54C'est une rénovation du bâti scolaire,
14:57c'est l'abolition de parcours suple,
14:58l'ouverture de place dans les universités,
15:00des revendications qui sont chiffrées et présentes sur un site qui s'appelle 10mesures.fr.
15:05Charles Consigny est avec nous à 1,6 million de manifestants,
15:08dont 350 000 à Paris, selon la CGT.
15:12On attend les chiffres de l'Intérieur, du ministère de l'Intérieur,
15:16qui a donné une estimation à 17h autour de 600 000,
15:18mais ce n'est pas des chiffres définitifs, donc on verra précisément.
15:20Mais ça veut dire que, si on s'en tient à ces chiffres donnés là,
15:23c'est la plus forte mobilisation depuis le début de cette crise sociale.
15:28Donc c'est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement,
15:30ça veut dire que ça ne va pas s'arrêter comme ça.
15:32Il y a une conférence sociale lundi,
15:33que doit répondre Sébastien Lecornu ?
15:36Moi d'abord, je ne crois pas du tout à ces chiffres.
15:38Je pense qu'ils sont totalement mensongers, gonflés.
15:43Ceux du ministère, si ceux du ministère, c'est 600 000 sur toute la France,
15:48on est 68 millions en France.
15:50Donc 600 000, excusez-moi, pour moi, c'est pas...
15:54En tout cas, l'1,6 million invoqué par la CGT,
15:58bah oui, ça vous fait ricaner,
15:59mais je pense que si on faisait le chiffre de tous les gens
16:03qui ne soutiennent pas ce mouvement et qui en ont ras-le-bol
16:06de cette insurrection permanente,
16:08là on aurait peut-être les chiffres de la CGT,
16:10voire vous pouvez les multiplier par 10.
16:13Donc je pense qu'il faut raison garder.
16:15Et ensuite, je crois tout simplement que c'est la campagne présidentielle
16:19en réalité qui commence.
16:21Je ne pense pas...
16:21Dans la rue ?
16:22Oui, je pense que la singularité de ce mouvement
16:26qui arrive à quelques mois de la présidentielle,
16:28c'est qu'en fait, il est attisé très fortement
16:31par la France insoumise.
16:33Il faut dire les choses comme elles sont.
16:34Je les vois, moi, notamment sur les réseaux sociaux,
16:37faire preuve d'un activisme forcené
16:40avec des faux comptes Twitter,
16:41avec des campagnes de harcèlement
16:43qui visent les uns et les autres,
16:45avec des campagnes visant à faire monter des thèmes, etc.
16:49Et je pense qu'ils sont de la...
16:50Souvenez-vous de ce qu'a fait Louis Boyard
16:52qui a fait le tour de tous les collèges et lycées
16:55qu'il a pu en Ile-de-France
16:56pour chauffer les collégiens.
16:58Il peut y avoir une récupération politique,
16:59mais il peut y avoir aussi des revendications sincères
17:01pour la vie chère.
17:02Je n'ai entendu des retraités tout à l'heure,
17:04des gens qui ont dit
17:06« On n'a jamais manifesté,
17:07mais on n'en peut plus, on n'y arrive pas. »
17:08Et là, ils ne sont pas instrumentalisés.
17:10Je pense que la singularité de ce mouvement,
17:12c'est que ce n'est pas de la récupération,
17:14c'est qu'il est initié par des forces politiques
17:16dans lesquelles je classe les syndicats.
17:17Mais pour que les gens descendent dans la rue,
17:19il faut aussi qu'ils aient des raisons de le faire.
17:20Il peut y avoir aussi des manifestants spontanés.
17:23Je ne nie pas leur existence.
17:25Je pense que c'est un mouvement néanmoins très politique,
17:29politicien,
17:29mais qui est orienté vers la présidentielle.
17:31Donc en fait, ça va durer jusqu'à présidentielle, selon vous ?
17:33En tout cas, c'est une stratégie politique.
17:35Et d'ailleurs, moi, je pense qu'il ne faudra pas pleurer
17:38si le Rassemblement National finit par gagner cette élection,
17:41parce que je pense que toutes ces images,
17:43ces week-ends répétés de bordel, de casse, etc.,
17:47en réalité ne renforcent pas
17:48tant les forces de gauche
17:50que les forces de droite, voire d'extrême droite.
17:52D'abord, M. Consigny, je crois qu'il faut vous...
17:55Vous m'aviez dit tout à l'heure,
17:56comme quoi l'école, ça ne sert à rien.
17:58Je pense que là, on peut faire un peu d'histoire politique
18:01et remonter dans le temps
18:04pour constater qu'un certain nombre de luttes sociales
18:07commencent dans la rue et aboutissent dans les urnes.
18:10Quand, en 1936, le Front populaire
18:12obtient un certain nombre d'avancées sociales,
18:15c'est avec l'aide de la mobilisation des travailleurs et des travailleuses.
18:18Et de la même façon, en 1968, c'est une convergence globale
18:22des étudiants, des étudiantes et de toute la société
18:26vers une société plus juste.
18:28Et pour vous répondre concernant...
18:30Mais vous trouvez que c'est une société injuste, la société française ?
18:32Concernant le fait que notre mouvement alimenterait
18:35la droite ou l'extrême droite,
18:37aujourd'hui, j'ai écouté un petit peu, quelques minutes,
18:40avant d'arriver ici, ce qui se disait sur le plateau,
18:43globalement, il ne s'est rien passé.
18:45Il ne s'est rien passé, et tout ça montre bien
18:48qu'en fait, la colère qui s'exprime, elle est légitime
18:51et qu'aujourd'hui, elle s'est exprimée de façon absolument policée.
18:52Il ne s'est pas rien passé, ce n'est pas vrai.
18:54Ce matin même, rue Drivoli, il y avait un bordel indescriptible,
19:00indescriptible, avec des affrontements entre jeunes et CRS,
19:04la circulation bloquée, je suis désolé, il ne s'est pas rien passé.
19:07Et c'est comme ça maintenant, trois fois par semaine.
19:09Donc ne dites pas qu'il ne se passe rien.
19:11Vous pouvez soutenir ce mouvement,
19:12mais moi, je comprends l'exaspération des gens qui en ont ras-le-bol.
19:16Bon, si, il est indéniable que, bon, Charles Consigny
19:20ne veut pas voir ou imagine un complot
19:23au niveau de la stratosphère, de la France insoumise.
19:26Moi, je ne suis pas du tout France insoumise,
19:28je suis lutte ouvrière.
19:30Et il est évident qu'il y a une crise sociale
19:34qui est profonde dans le pays,
19:36parce qu'il y a une colère extrêmement pro-fassoie
19:41sur le pouvoir d'achat.
19:43Macron ne comprend pas.
19:44La colère, elle est là.
19:44Il dit pourquoi les gens manifestent à quelques mois.
19:47Emmanuel Macron ne comprend pas l'air qui existe,
19:50qui est en train de s'exprimer.
19:53Le gouvernement sent bien que si cette contestation
19:57qui part du mouvement des jeunes, de la jeunesse,
20:00elle rentre dans les entreprises,
20:02elle rentre sur un terrain qui est hypersensible,
20:05le terrain des salaires.
20:06Parce que dès qu'on parle d'augmentation de salaire,
20:08ça veut dire qu'on parle profit.
20:09On touche au profit des grandes entreprises du CAC 40.
20:12Et là, c'est extrêmement tabou.
20:14Et c'est ça qu'il faut voir.
20:16Il n'y a pas plus d'heureux qu'un salarié du CAC 40.
20:17Quand le cornu dit
20:20qu'on va avancer l'augmentation du SMIC,
20:2522 euros bruts, on parle de ça,
20:2722 euros bruts, ça veut dire du 16 euros net.
20:2916 euros net par mois, ça fait 1 euro par jour.
20:32Ça fait 50 centimes par jour.
20:34Demandez aux PME qui ont des salariés au SMIC.
20:37Alors là, il y a un feu de poubelle,
20:38il faut qu'on s'arrête de parler.
20:39Non, non, non, non, justement, ce n'est pas des poubelles.
20:41Jean-Pierre, écoutez,
20:42ce sont des effigies de responsables politiques en carton
20:44qui ont été mises dans une espèce de brasier.
20:47Voilà, c'était juste pour préciser
20:48ce qui se passait sur la pelouse.
20:50D'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.
20:52Et bon, moi, c'est festif.
20:53Là, on n'a pas dit autre chose.
20:54C'était juste pour qu'on explique à ceux qui nous regardent
20:56ce qui est en train de brûler,
20:58comme un carnaval.
20:59C'est les feu de la Saint-Jean avant l'heure.
21:01Ce sont des effigies responsables politiques.
21:03Ça ne vous choque pas, en tout cas.
21:03Absolument pas.
21:04Non, c'est vrai que c'est anodin.
21:07Bien sûr qu'il y a eu un effet d'instrumentalisation
21:09de la France insoumise.
21:12D'ailleurs, on le voit dans les remontées
21:14qui ont en charge le lycée.
21:17Depuis 2015, il y a 6,6 milliards d'euros
21:20qui ont été mis sur les régions.
21:23Vous êtes allé dans vos lycées, madame ?
21:24Oui, je les connais très bien.
21:25Non, mais vous êtes allé à Paule-Luaire.
21:28Attendez, je veux dire quelque chose.
21:29Ça a commencé à Saint-Denis.
21:31À Saint-Denis, ça a commencé à Saint-Denis.
21:33Il y a eu deux lycées neufs.
21:34Il y a eu quatre lycées nouveaux construits
21:36parce qu'il y a de la démographie croissante
21:38dans certains départements d'Île-de-France.
21:40Il y a eu deux lycées neufs construits à Saint-Denis
21:42sur Paule-Luaire.
21:44Il y a 40 millions d'euros de plans de rénovation
21:46qui sont engagés.
21:47Et Bali Bagayoko le sait très bien
21:49puisqu'il a vu Valérie Pécresse en juillet
21:51qu'il lui a exposé tout ce plan
21:52sur les 6,6 milliards d'euros
21:54que la région Île-de-France a mis
21:56pour rénover les lycées.
21:57On a mis un milliard sur la Seine-Saint-Denis.
21:59Et donc quand vous avez le maire de la Courneuf
22:01quand vous avez le maire de la Courneuf
22:03quand vous avez le maire de Saint-Denis
22:05qui vont voir les lycéens
22:07et qui leur dit
22:08on vous met dans des lycées pourris.
22:10C'est totalement faux.
22:11Ils le savent très bien.
22:13Mais les Garniers, pourquoi
22:14tout est parti d'un lycée d'ailleurs
22:16le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis ?
22:18Le lycée Paul-Éluard ?
22:19Pourquoi il était dans cet état ?
22:21Parce qu'il y a eu des années
22:23de sous-investissement.
22:24Quand on a récupéré la région en 2015
22:27on a doublé...
22:28En 2015, c'était il y a 11 ans.
22:29On met 2 milliards par an.
22:30Avant, c'était 1 milliard par an
22:32qui était mis sur les lycées.
22:33Pourquoi ça ne va pas plus vite ?
22:33On a fait un plan...
22:34Pourquoi ça ne va pas plus vite ?
22:35Tout le monde parle des toilettes.
22:36On a rénové, on a mis un plan toilettes.
22:39On a rénové...
22:40On a récupéré les lycées en 2015.
22:42Il y avait les toilettes à l'heure.
22:44Des blancs et des milliards.
22:44Il y avait...
22:45On les a mis...
22:46Regardez, dans les revendications
22:47des lycéens qui sont remontés
22:49par la plateforme...
22:50Pourquoi quand on...
22:51Dans un lycée, très concrètement,
22:54ça ne fonctionne pas ?
22:55Pourquoi pendant les vacances de la Toussaint,
22:57on a 15 jours,
22:57on ne répare pas les toilettes ?
22:58Au lieu de nous annoncer des plans toilettes.
23:00C'est des choses concrètes.
23:01Pourquoi ça ne va pas vite ?
23:02Parce qu'on a plus le droit
23:03de faire travailler les gens
23:04grâce à M. Mercier.
23:05Parce que les lycées sont en bon état
23:06dans leur...
23:07Tous les 100% des chantiers sont en état.
23:09Pourquoi ça ne va pas
23:10pour qu'on ne répare pas les toilettes ?
23:11Parce qu'on a 468 lycées
23:13et qu'il nous a fallu 10 ans.
23:15Mais vous avez 50% des chantiers
23:17qui sont terminés.
23:18Vous avez les autres qui sont lancés.
23:21Donc ils le savent très bien.
23:22Quand vous avez...
23:23Oui, mais le problème,
23:24c'est que sur le terrain,
23:25quand on voit un établissement
23:26où il n'y a pas de volets,
23:27on sait pourquoi ils ne mettent pas des volets.
23:28Et pourquoi on attend 5 ans
23:29pour mettre des volets ?
23:30Non, il y a une instrumentalisation
23:31des images de la LFI.
23:32C'est très bien.
23:34Les images, elles sont vraies.
23:36Enfin, il n'y a pas d'instrumentalisation.
23:38Mais aujourd'hui, regardez tout ce qui remonte.
23:40Vous avez de nouvelles images,
23:41des images, madame,
23:42qui sont votre bilan politique
23:43à la région Île-de-France.
23:45Le bilan politique de madame Pécresse
23:47à la région Île-de-France,
23:47c'est 72 millions d'euros
23:49dans les lycées privés.
23:5072 millions d'euros
23:51qui ne vont pas dans les lycées publics.
23:53Vous le savez très bien.
23:54C'est 10 millions pour Stanislas.
23:55Après, moi, maintenant,
23:56j'aimerais qu'on parle de...
23:59Vous avez des dotations obligatoires.
24:00La ville de Paris
24:01qui ne voulait pas les payer.
24:02La justice l'a obligée
24:03de payer les dotations pour Stanislas.
24:05Ensuite, moi, j'aimerais savoir
24:06ce que vous attendez sur Parcoursu.
24:07Si la question, c'est de dire
24:09ici, il y a 20 000 personnes
24:11qui veulent aller à Assas,
24:12il faut ouvrir 20 000 places à Assas,
24:14vous savez très bien
24:15que derrière, ça sera...
24:15Non, j'ai jamais dit ça.
24:16J'ai dit une place en licence,
24:17dans la licence de son choix
24:18pour n'importe quel bachelier.
24:20Aujourd'hui, vous savez ce qu'il faut
24:21pour l'éducation supérieure.
24:23Il faudrait d'ailleurs
24:24que les universités
24:25puissent choisir leurs étudiants
24:27pour que quand vous voulez faire des maths,
24:29eh bien, on sélectionne
24:30que vous sachiez faire des maths.
24:30Mais vous dites quoi
24:31aux élèves qui sortent
24:32avec un bac général
24:33et qui se retrouvent mis sur le carreau ?
24:35C'est vrai.
24:35Parce que la réalité,
24:37c'est que quand vous avez un bac général,
24:38votre valeur sur le marché du travail...
24:39Eh bien, ce qui se retrouve,
24:40c'est qu'effectivement,
24:40on paye des années de non-sélection
24:43parce qu'on a eu tellement peur
24:44de sélectionner
24:46qu'au bout d'un moment,
24:47la seule sélection qui reste,
24:48c'est la sélection
24:49quand on arrive sur le marché du travail
24:50et c'est cette dame
24:50qu'on voyait dans les manifestations.
24:52On va retourner à la place de la nation
24:54où le cortège est arrivé maintenant.
24:57Les manifestants continuent d'affluer
25:01dans un calme total.
25:02Les équipes de BFMTV sont sur place.
25:07Oui, exactement.
25:08Calme total.
25:09Ambiance extrêmement festive ici,
25:10place de la nation.
25:12Et vous voyez toujours
25:12ce cortège qui est en train d'arriver.
25:14Cela fait des heures désormais
25:16que ce cortège est en train
25:17de défiler de manière discontinue
25:19pour arriver ici,
25:20place de la nation,
25:21des dizaines et des dizaines
25:22de milliers de personnes
25:23qui affluent d'heure en heure
25:24sur cette place.
25:25Tout s'est extrêmement bien passé
25:26dans le cortège.
25:27On en a été témoins tout du long.
25:28Témoins aussi des revendications
25:30de toutes ces personnes
25:31que nous avons pu interroger
25:33tout à l'heure.
25:33Des retraités qui n'arrivaient plus
25:35à vivre de leur pension de retraite.
25:37Des retraités qui soutenaient
25:38aussi la jeunesse.
25:39Et puis des travailleurs aussi
25:40tout simplement
25:41qui étaient au contact
25:42de cette jeunesse
25:43qui avaient eu envie
25:44de suivre leur mouvement
25:45pour les soutenir d'une part,
25:47soutenir leurs revendications,
25:48soutenir le manque de moyens
25:50dans les services publics
25:51comme dans l'éducation nationale
25:52par exemple.
25:53C'est ce qu'ils nous le disent.
25:53Mais aussi pour faire entendre
25:55aussi leur voix des travailleurs
25:56qui pour beaucoup nous disent
25:57qu'ils n'arrivent plus
25:57à vivre correctement
25:59de leur travail,
25:59que ça devient de plus en plus compliqué
26:01dans tous les secteurs
26:02et qu'il faut donc se mobiliser.
26:03Beaucoup de personnes
26:04et de personnels
26:05des services publics
26:06que nous avons vus,
26:07notamment des personnels
26:08de santé,
26:08des personnels d'éducation
26:09par exemple,
26:10mais aussi des travailleurs
26:11du secteur privé
26:12qui sont aussi pour certains
26:14dans la rue.
26:14Et puis on avait rencontré
26:16aussi tout à l'heure
26:16une assistante sociale
26:17qui disait qu'aujourd'hui
26:18la politique sociale du gouvernement
26:19ne répondait plus
26:20à ce qu'elle entendait elle
26:22à longueur de journée
26:23dans son bureau.
26:23Voilà donc un peu
26:24pour vous donner
26:25la teneur des échanges
26:26que nous avons eus
26:27tout au long de ce parcours
26:28qui je vous le rappelle
26:28s'est fait dans une ambiance
26:30extrêmement bonne enfant.
26:31Voilà c'est ça
26:32qui est intéressant aussi
26:33c'est tout est parti
26:33des lycéens,
26:34mouvement qui continue
26:35auxquels sont venus
26:36s'agglomérer aujourd'hui
26:37et on l'a vu effectivement
26:38des gens qui n'avaient
26:39jamais manifesté.
26:41On a des salariés
26:42du privé qui étaient là
26:42il y avait quelques
26:43agriculteurs aussi
26:44de la Confédération Paysanne
26:46et ce mouvement
26:47c'est ce qu'a montré
26:47le sondage Elab
26:48pour BFM TV
26:49il est soutenu
26:50par deux tiers des Français.
26:52Donc pour prendre un slogan
26:54il se passe quelque chose
26:54quand même.
26:55Bien sûr il se passe
26:56quelque chose
26:56depuis plusieurs semaines
26:57vous avez raison
26:58de le souligner
26:59et là moi j'ai manifesté
27:01avec les camarades de Renault
27:02je travaille à Stellantis
27:04voilà donc on s'est mis ensemble
27:05on n'est pas dans le même syndicat
27:06on ne travaille pas
27:07dans la même boîte
27:08mais on est ensemble
27:09parce qu'on a des revendications
27:10qui sont communes
27:12l'augmentation des salaires
27:13et que nos salaires
27:14puissent suivre
27:14l'augmentation des prix
27:15on travaille dans des entreprises
27:17qui sont multimilliardaires
27:19mais on avait à côté de nous
27:20des infirmières
27:21des hôpitaux publics
27:23de Paris
27:24qui nous disaient
27:25mais depuis le Covid
27:26rien n'a changé en fait.
27:27si ça a changé
27:29c'est que ça s'est dégradé
27:30c'est que
27:31les infirmières
27:31elles ont été quand même
27:31augmentées depuis le Covid
27:32oui mais au niveau des
27:34pas tant que ça
27:35déjà mais au niveau
27:36des conditions de travail
27:37et au niveau des usagers
27:41tout craque dans cette société
27:43que ça soit du côté du public
27:45ou du côté du privé
27:47et là on a une colère
27:48qui est en train de s'exprimer
27:50tant mieux
27:50maintenant il va falloir
27:51qu'elle continue
27:52parce qu'on est loin du compte
27:53ce qui va se passer lundi
27:55c'est zéro pointé
27:57il va rien sortir
27:58c'est la réunion
27:59à l'hôtel de Matignon
28:00entre le patronat
28:01et les syndicats
28:02moi je sais
28:02qu'il va rien sortir
28:03j'imagine que vous ne serez
28:03pas content de ce qui va
28:04être avancé
28:05mais il va y avoir
28:05peut-être un petit coup
28:06de pouce du SMIC
28:07alors un petit coup
28:08de pouce du SMIC
28:08ça veut dire quoi
28:09tout à l'heure je disais
28:10ils vont avancer
28:12l'augmentation du SMIC
28:1322 euros brut par mois
28:15ça fait 16 euros net
28:16dans le mois
28:17ça veut dire 50 centimes
28:18par jour
28:19c'est une demi baguette
28:21ce qu'ils sont en train
28:21de proposer
28:22vous vous rendez compte
28:23quand vous êtes au SMIC
28:24quand vous êtes au SMIC
28:25c'est à dire vous comptez tout
28:26et c'est de pire en pire
28:27et on est pris à la gorge
28:29sur quelque chose d'important
28:31sur deux choses
28:32il y a le gaz
28:33mais il y a aussi le carburant
28:34le carburant
28:35on est obligé de prendre sa voiture
28:36pour aller
28:36vous avez vu que le diesel
28:37quand même un peu baissé
28:38depuis qu'on a libéré
28:39les socles stratégiques
28:40depuis le début de la semaine
28:41mais de combien
28:42on était à combien
28:44le litre du diesel
28:45avant la guerre en Iran
28:46mais c'est pas le cornu
28:47qui est responsable de ça
28:48c'est pas lui qui a déclenché
28:49la guerre en Iran
28:49vous le savez bien
28:51vous avez dit vous même
28:52avant la guerre en Iran
28:52s'ils sont incapables
28:53qu'ils laissent la place
28:54et qu'ils nous laissent
28:55à nous
28:55les travailleurs
28:56la place
28:56si vous savez libérer
28:58le détroit d'Ormuz
28:58allez-y
28:59c'est pas ça le problème
29:00en tout cas nous
29:01on saurait les travailleurs
29:02prendre sur les profits
29:03de Total
29:04pour les partager
29:05ça c'est certain
29:06Charles Consigny
29:07il va falloir quand même
29:08apporter une réponse
29:09vous dites
29:09c'est la campagne présidentielle
29:10qui se joue dans la rue
29:11bon mais on va pas non plus
29:13peut-être accepter
29:13que ça dure jusqu'au
29:14premier tour de la présidentielle
29:16donc il faut quand même
29:16une réponse politique
29:17il faut aussi que les candidats
29:18s'emparent quand même
29:20d'une demande sociale
29:21qui s'exprime
29:22non mais d'abord
29:23prendre sur les profits
29:25de Total
29:25Total est la seule boîte
29:27qui permet aux français
29:28de faire face
29:29à l'explosion
29:30du prix de l'essence
29:31depuis la guerre en Iran
29:32en plafonnant les prix
29:34on devrait lui dire merci
29:35oui absolument
29:36mais d'ailleurs c'est ce que
29:37mais monsieur Mercier
29:38il faut sortir parfois
29:39de votre cellule syndicale
29:41allez en province
29:42et allez voir les stations Total
29:43elles sont en rupture de stock
29:45pourquoi ?
29:45parce que les français
29:46vont chez Total
29:47pour prendre leur essence
29:47tout le monde va chez Total
29:48ça vous défrise hein
29:49on est obligé
29:50ben oui parce que
29:50je vous demande
29:51de nos salaires
29:52moi je voudrais bien
29:53aller ailleurs que chez Total
29:54c'est-à-dire qu'on s'allère
29:54il est suffisant
29:55donc finalement
29:56merci Total alors
29:57parce que Total
29:57est un fleuron français
29:59qui fait l'effort
30:00de plafonner le prix de l'essence
30:01pour les français
30:03pour les français
30:04pour tuer sa concurrence
30:04ah oui
30:05et puis avoir le monopole
30:07il est forcément
30:07c'est forcément mal intentionné
30:09c'est pas un mécène
30:10il fait ça
30:11il a un objectif
30:12c'est qu'il tue la concurrence
30:13mais monsieur Mercier
30:14mais heureusement
30:15on a 2-3 entreprises rentables
30:17en France
30:18heureusement
30:18qu'il reste encore
30:192-3 entreprises rentables
30:21moi ce que je pense
30:21c'est que c'est à cause
30:22de votre système
30:23du fait que la France
30:25est un pays
30:26qui est beaucoup trop taxé
30:28beaucoup trop réglementé
30:29qu'aujourd'hui
30:30on n'a plus d'argent
30:31pour l'hôpital
30:32on n'a plus d'argent
30:33pour l'école
30:34on n'a plus d'argent
30:34pour rien
30:35parce que notre économie
30:36ne crée plus de richesses
30:37on est une économie
30:38qui est en récession
30:39c'est pas les travailleurs
30:40qui dirigent la société
30:41aujourd'hui
30:42qui dirigent le gouvernement
30:43pendant des décennies
30:45et moi je parle
30:45pas simplement
30:46des 10 dernières années
30:47c'est les 20
30:48les 30
30:49les 40 dernières années
30:50on a été
30:51la réforme des retraites
30:52elle a été retirée par qui ?
30:53elle a été retirée par qui ?
30:55les 211 milliards
30:56qui sont déversés
30:57ils ne sont pas déversés
30:58ils ne sont pas déversés
30:59vous mentez
31:00ce sont des exonérations de taxes
31:01c'est nos impôts
31:02ce sont des exonérations fiscales
31:04c'est pas de la réforme des retraites
31:05moi je suis salarié
31:06ça veut dire quoi ?
31:06ça veut dire que je suis propre
31:07ça veut dire que je paie mes cotisations
31:09à 100%
31:10je paie mes impôts
31:11à 100%
31:13moi je ne suis pas un évadé fiscal
31:14moi je n'ai pas
31:15je n'ai pas un compte en banque en Suisse
31:16je ne suis pas domicilié au Luxembourg
31:18moi je suis en France
31:19je bosse en France
31:20et je paie tous mes impôts en France
31:22parce que je n'ai pas le choix
31:23et nous les travailleurs
31:24vous regardez
31:25monsieur
31:27monsieur Mercier
31:28d'abord
31:28monsieur Mercier
31:30d'abord
31:30même si moi je suis pour lutter
31:32contre la fraude fiscale
31:33vous pouvez
31:35mais si tout à fait
31:36mais pas du tout
31:36mais vous pouvez éradiquer
31:38c'est pas vrai vous êtes pour
31:38mais Jean-Paul
31:39vous êtes même un compte en Suisse
31:40mais vous pas
31:40oui bien sûr
31:41bien sûr
31:42j'ai que ça à faire
31:42d'avoir un compte en Suisse
31:44je n'ai pas
31:45je n'ai jamais dû
31:46vous êtes comme Mélisat
31:47ni maintenant
31:47ni avant
31:49monsieur Bourdin
31:50je n'ai pas
31:52même si on éradiquait
31:53la fraude fiscale
31:54même si on mettait en place
31:56la taxe Zuckman
31:57vous n'auriez pas
31:58de quoi financer
31:59le système français
32:00la protection sociale en France
32:01c'est 650 milliards d'euros
32:03la taxe Zuckman
32:04selon les estimations
32:05les plus hautes
32:06c'est 20 milliards d'euros
32:07donc vous voyez bien
32:08qu'il y a un problème
32:09c'est la gauche
32:10qui a demandé le retrait
32:11de la réforme des retraites
32:12ça a empêché le gouvernement
32:15de faire des dizaines
32:16de milliards d'euros
32:17d'économie
32:17alors
32:18argent qui pourrait être utilisé
32:20aujourd'hui
32:20pour aider
32:20je voudrais qu'on revienne
32:22quand même
32:22parce que c'est presque inédit
32:24et ça mérite d'être souligné
32:25finalement ça soulage
32:26un peu tout le monde
32:27parce qu'on parle
32:27beaucoup des revendications
32:29et tant mieux
32:29parce que c'est toujours
32:30au coeur des décortèges
32:31Dominique Rizet
32:32ça se passe bien
32:33et ça s'est bien passé
32:34pour le moment
32:35il est au chômage
32:36Dominique Rizet
32:36c'est à souhaiter
32:38la dispersion
32:39on en parlait tout à l'heure
32:41avec Mathurel
32:42parce qu'il y a eu
32:42un changement de doctrine
32:43parce qu'il y a sûrement
32:44la participation aussi
32:46des organisations syndicales
32:47qui sont des interlocuteurs
32:49et tout le monde veille
32:50à ce qu'il y ait un bon dispositif
32:51pour aller jusqu'au bout
32:52alors la manifestation
32:54déclarée
32:54demandée
32:55qui finalement a été
32:57reportée ailleurs
32:58mais c'est dans Paris
32:59ça se tient dans les rues de Paris
33:00bien encadrée
33:02avec en amont
33:03discussion avec la préfecture
33:05de police quand même
33:06un service d'ordre
33:07qu'on connaît
33:08dans les manifestations syndicales
33:10irréprochables
33:11qui communique avec la police
33:12et ça se passe bien
33:14et une doctrine quand même
33:15d'aller tout de suite au contact
33:16on l'a expliqué tout à l'heure
33:18pour la police
33:18oui
33:19pour la police
33:20c'est quand quelqu'un
33:21se comporte mal
33:22dans la manifestation
33:22on l'interpelle tout de suite
33:23pour pas que ça dégénère
33:24c'est les consignes
33:25du ministre de l'Intérieur
33:26puissant, réactif et agile
33:28pardon mais les consignes
33:29elles changent toutes les semaines
33:30avec Laurent Nunez
33:30ah là quand même
33:31depuis non
33:31je veux dire que depuis
33:33alors autant
33:33on n'a pas été sympa
33:35avec lui le 17 octobre
33:36on n'avait pas à l'être
33:37parce que ça ne s'était pas bien passé
33:38mais autant depuis le 17 octobre
33:40le 23
33:41je vous rappelle quand même
33:42que le 19 octobre
33:44le ministre présente sa démission
33:45au président de la république
33:46qui la refuse
33:47et lui-même dit
33:48on n'a pas géré
33:50on n'a pas vu venir
33:51on n'a pas cru
33:51que ça allait se passer comme ça
33:53depuis il y a quand même
33:54oui il parle d'un fiasco
33:55moi j'ai dit fiasco
33:56en plateau
33:57je rappelle que
33:58c'était entendu dans les micros
34:00c'était repris partout
34:00mais c'était bien un fiasco
34:02on ne dit pas n'importe quoi
34:03sur BFM TV
34:05donc oui les manifestants
34:06sont responsables
34:08moi je trouve que
34:09la grogne est en train
34:10de s'installer
34:11et de s'installer
34:12comment dire
34:13tranquillement
34:14et durablement
34:15tranquillement et durablement
34:16la manif d'aujourd'hui
34:17s'est très bien passée
34:18Jean-Pierre Mercier
34:20avec son humour
34:20on me dit
34:20voilà je suis au chômage
34:21mais tant mieux
34:22moi je suis content
34:23d'être au chômage
34:23j'ai envie que les manifestations
34:25parce que les gens
34:25ont des choses à demander
34:26se passent bien
34:27Dominique Ayer
34:28quand même l'enjeu
34:28de la dispersion
34:29on sait que c'est toujours
34:30un petit peu délicat
34:31c'est en plus beaucoup de monde
34:32c'est là que ça va être délicat
34:34au moment où on va dire
34:35il est temps d'évacuer
34:36c'est-à-dire dans 25 minutes
34:38moi pour le coup
34:39je pense que les policiers
34:41sur place
34:41et les gendarmes sur place
34:42feront preuve de discernement
34:43et iront chercher
34:44les fauteurs de troubles
34:45je pense que là-dessus
34:46c'est quelque chose
34:46qui doit faire consensus
34:47entre tout le monde
34:48c'est-à-dire que
34:48depuis le début
34:49on répète nous
34:50les syndicats de police
34:50c'est l'intérêt de nous
34:51bien sûr que c'est l'intérêt
34:52de tout le monde
34:53aujourd'hui
34:53si vous avez pu manifester
34:54dans de bonnes conditions
34:55c'est parce que
34:56bon déjà
34:56il y a des discussions
34:57qui se font en amont
34:57entre les syndicats
34:58et la préfecture
34:59ce qui permet quand même
34:59d'avoir des parcours
35:00un peu mieux adaptés
35:01c'est aussi de répondre
35:02à la peur des commerçants
35:03en disant
35:03ben voilà
35:04ils ne vont pas passer
35:04forcément dans vos rues
35:05mais du coup
35:05on est revenu dans le centre-ville
35:07alors que
35:07c'est pour ça que je dis
35:08pardon Dominique
35:09avec le remunesse
35:09il y a quelques jours encore
35:12il disait
35:12plus de manif dans les centres-villes
35:13puis finalement
35:14on est entre Bastille et Nation
35:16et les commerçants
35:17ils se disent
35:17c'est encore une journée de perdus
35:18oui complètement
35:19mais je pense qu'il compte
35:20surtout sur le nombre
35:21cette fois de policiers sur place
35:22c'est-à-dire que là
35:23on est 70 000
35:24on n'est pas 10 000
35:24comme le premier jour
35:25comme le 17 octobre
35:26où on a laissé les casseurs
35:28ruiner l'entièreté de Paris
35:31et donc je pense que là
35:33la manifestation
35:34pour le moment se déroule bien
35:35évidemment il faudra rester vigilant
35:36pour la fin de manifestation
35:37parce qu'on sait toujours
35:38que c'est là où les troubles se passent
35:39surtout que là il fait nuit
35:40quand même relativement tôt
35:41et puis voilà
35:42puis j'ai envie d'être
35:43un peu plus optimiste que monsieur
35:44j'espère que voilà
35:45les revendications
35:45et des lycéens
35:46et des travailleurs
35:46aboutiront lundi
35:47ça permettra aussi à mes collègues
35:49de partir un petit peu en congé
35:52aussi puis de profiter de leur famille
35:53il y a sûrement des policiers
35:54dans les manifestations
35:54mais complètement
35:55les policiers
35:56ils sont comme tout le monde
35:56ils travaillent
35:57ils ont des revendications aussi
35:58bien sûr on porte des revendications
36:00nous toutes les semaines
36:01tous les mois et tous les ans
36:02Nelly Garnier
36:03vous êtes une élue
36:04du 11e arrondissement
36:06on dit que
36:07Demiq vient dire
36:08c'est un mouvement sans doute
36:09qui est en train de s'installer
36:10donc il y aura d'autres manifestations
36:11vous aimeriez que ces manifestations
36:13quittent cet arrondissement
36:14qu'il y ait d'autres arrondissements
36:16qui soient sollicités
36:16parce que les commerçants
36:17ne peuvent plus
36:17là c'est surtout qu'il faut laisser
36:19quand même
36:19il faut voir la violence
36:21on y est allé
36:22moi les commerçants
36:23j'en ai vu un très grand nombre
36:25vous avez des commerçants
36:26qui ont encore le visage
36:27tuméfié
36:27parce qu'ils ont défendu
36:29leur commerce
36:30et qu'ils ont été
36:31attaqués, violentés
36:32donc il faut leur permettre
36:34il y en a certains
36:35qui ont dit
36:35moi si les manifestations
36:36continuent
36:37je ne remets pas les stocks
36:39dans le magasin
36:39parce que je ne prends pas
36:40le risque de me faire piller
36:41une nouvelle fois
36:42donc il faut leur permettre
36:43de reprendre cette activité
36:44mais on pose la question
36:45de est-ce que ces manifestations
36:46vont durer jusqu'à la présidentielle
36:48moi j'ai beaucoup d'habitants
36:49et de commerçants
36:50ou de citoyens
36:52au sens général
36:52qui leur crainte
36:54c'est même que ces manifestations
36:55elles perdurent
36:56après la présidentielle
36:57en fonction du résultat
36:59quand vous avez des responsables politiques
37:01qui disent
37:01si c'est certaines forces politiques
37:04qui sont élues
37:04il faudra que le peuple se lève
37:06ou qui disent
37:07il n'y a pas de grande transformation
37:09sans l'insurrection
37:10il y a quand même
37:11une conflictualisation
37:12du discours politique
37:13et une violence politique
37:15qui s'installe
37:15dans le discours
37:16via la France Insoumise
37:17moi je trouve
37:18qu'on laisse tout passer
37:18à Jean-Luc Mélenchon
37:19moi personnellement
37:20j'ai Anne Hidalgo
37:21qui avait porté plainte contre moi
37:22parce que j'avais dit
37:23que le déni de gauche
37:24avait tué
37:24et bien moi je vois
37:26quelqu'un qui dit
37:27les soi-disant
37:28forces de l'ordre
37:29tirent dans le tas
37:30pour se détendre
37:31et puis ça ne fait réagir personne
37:32qui dit
37:33les chaînes domestiques
37:35les chaînes domestiques
37:36ont motivé
37:37ont diffusé les images
37:38que motivé le tueur de trappe
37:40vous vous rendez compte
37:41de la gravité
37:42de tels propos
37:45je vais vous dire
37:45je n'ai jamais vu
37:47je n'ai jamais vu
37:48un tel niveau
37:49de violence
37:50dans les propos
37:51de responsables politiques
37:52et c'est ça
37:53moi je vois
37:53vous savez
37:54il y a un sondage
37:55qui est sorti aujourd'hui
37:56je crois avec la fondation
37:57Jean Jaurès
37:57qui dit sur l'inquiétude
37:58des français
37:59alors effectivement
37:59ils sont très inquiets
38:01sur le pouvoir d'achat
38:02et sur les carburants
38:03mais ils sont encore
38:04plus inscrits
38:06plus inquiets
38:06de la violence
38:08et de la polarisation
38:09et de la conflictualisation
38:10qui s'installe
38:11dans la société française
38:12et pour poursuivre ce que vous dites
38:13Nelly Garnier
38:14c'est vrai que
38:14pour les commerçants
38:15maintenant qui n'en peuvent plus
38:17et bien hier
38:18ça a échappé un petit peu
38:19à tout le monde
38:19on en a parlé
38:20sur le plateau de BFM TV
38:21le préfet de Lyon
38:22a pris un arrêté
38:22en disant
38:23voilà
38:23pas dans la ville
38:24pas dans la presse
38:25de Lyon
38:26parce qu'on commence
38:28à entendre parler
38:29d'idées
38:31d'autodéfense
38:32de la part
38:33de certains commerçants
38:34qui pourraient
38:35se regrouper
38:36qui pourraient
38:37peut-être
38:37par ras-le-bol
38:39qui pourraient peut-être
38:40s'interposer
38:42face aux casseurs
38:43et ça c'est pas possible
38:44et ça c'est pas possible
38:45ces personnes-là
38:46ces commerçants
38:46ne peuvent pas
38:47se mettre en danger
38:48pour aller faire
38:49le travail
38:50que doit faire la police
38:51mais la police
38:52n'est pas suffisante
38:53en nombre
38:54enfin le 17 octobre
38:55ça s'était passé
38:56comme ça
38:56mais ça veut dire aussi
38:57le danger qui plane
39:00et toute la société le sait
39:02et tous les gouvernants
39:03le savent
39:03et tous les
39:04il y a une charge policière
39:05on l'avait dit
39:06la dispersion
39:07c'est toujours compliqué
39:07à gérer
39:09et notamment
39:10peut-être parce que
39:10c'est pour dégager
39:11pour l'incendie aussi
39:12qui vient d'être
39:13enfin là
39:14c'est le brasier
39:16qui est fait
39:16avec les effigies
39:17des responsables politiques
39:18des effigies en carton
39:19tout à l'heure
39:19on a montré l'image
39:20c'était plutôt bon enfant
39:21mais il y a peut-être
39:22des éléments
39:22à ce moment-là
39:23qui viennent se greffer
39:25pour dire
39:26c'est le moment d'y aller
39:27et c'est là
39:28où il faut agir
39:29pour l'instant
39:29la dispersion
39:30n'a pas encore
39:31ennemi donné
39:31parce que c'est à 19h
39:32donc pour le moment
39:33on peut
39:34sur les images
39:35on ne voit pas tellement
39:36mais c'est peut-être aussi
39:36pour faire la place
39:37pour que les pompiers
39:38puissent faire
39:38pour intervenir
39:38sur l'incendie
39:39c'est pas forcément
39:40une interpellation
39:41c'est surtout
39:41pouvoir pousser la foule
39:42d'un côté
39:43pour permettre éventuellement
39:44une intervention
39:45de l'autre côté
39:45bon après je ne sais pas
39:46exactement
39:46effectivement on voit
39:47je pense que c'est
39:48le camion de pompiers
39:48qui est en train d'arriver
39:49sur ce feu
39:50qui est en plein milieu
39:51de la place
39:52de la nation
39:53il fallait faire
39:54de l'espace
39:55pour pouvoir éteindre
39:56Je ne sais pas si c'est bon enfant
39:57de taper dans la tête
39:59comme dans la piñata
40:00en effigie
40:01d'un responsable politique
40:02ou brûler
40:03l'effigie
40:03d'un responsable politique
40:04quoi qu'on pense
40:05c'est interdit
40:05quoi qu'on pense
40:06on est dans
40:07il y a quand même
40:08un caractère
40:08de plus en plus violent
40:09quand vous vous rendez compte
40:11aujourd'hui
40:11qu'il y a des attaques
40:13contre des enseignants
40:14contre des
40:15on est en train
40:18les manifestations
40:19sont de plus en plus violentes
40:20déjà quand on a commencé
40:21à attaquer les pompiers
40:22vous vous souvenez
40:23ça avait beaucoup choqué
40:24un certain nombre de français
40:26qui disaient
40:26bon à la rigueur
40:28les pompiers
40:28on ne comprenait pas
40:29mais maintenant
40:29quand vous vous rendez compte
40:30qu'on s'attaque
40:31aux enseignants
40:31aux agents des lycées
40:33nous on a des cellules
40:33psychologiques
40:34Tout se passe bien
40:35donc vous pouvez revenir
40:36sur le passé
40:38Vous disiez
40:38c'est bon enfant
40:39C'est bon enfant
40:40Vous avez dit
40:42c'est bon enfant
40:43Mais non mais monsieur
40:44vous avez dit
40:44c'est bon enfant
40:45Est-ce que c'est bon enfant
40:46brûler des effigies
40:47de personnel politique
40:48Je ne trouve pas ça
40:49Ils ont raison
40:50C'est quelque chose
40:51qui arrive
40:52S'il arrive quelque chose
40:54à l'un de ses responsables
40:55Mais c'est bon enfant
40:55de brûler des effigies
40:56de personnel
40:56Alors
40:57Est-ce que je ne trouve pas
40:58bon enfant
40:59c'est la gestion actuelle
41:00de l'éducation nationale
41:01y compris
41:01chez vous
41:02à la région Île-de-France
41:03On va retourner
41:04justement en place de la nation
41:05retrouver les équipes
41:07de BFM TV
41:08pour comprendre
41:08ce qui se passe
41:09en ce moment
41:12Écoutez
41:12nous sommes toujours
41:13à proximité
41:14de ce boulevard Voltaire
41:15où encore
41:16le cortège
41:17continue d'arriver
41:18La queue du cortège
41:19est en train d'arriver
41:20ici place de la nation
41:21Ici de ce côté là
41:22tout se passe extrêmement bien
41:24comme depuis le début du cortège
41:25nous avons vraiment
41:27marché tout le long
41:28de la place de la République
41:29jusqu'à la place de la nation
41:30il n'y a eu aucun incident
41:31à signaler
41:31une ambiance extrêmement bonne
41:32enfant
41:33et pour vous donner
41:33à voir
41:34les CRS
41:35qui sont en train
41:37de bloquer
41:37les rues adjacentes
41:38pour essayer
41:39de faire en sorte
41:40que la dispersion
41:41se fasse dans certains
41:42points stratégiques
41:43ne sont même pas casqués
41:44ils ont gardé
41:44leur képi sur la tête
41:47ils ne sont pas casqués
41:48signe aussi
41:49qu'il n'y a pas de tension
41:50du tout
41:51aux abords
41:51des manifestants
41:52et c'est vrai
41:53qu'on a entendu
41:54beaucoup de slogans
41:55à l'instant
41:55une Marseillaise
41:56a été lancée
41:57par les manifestants
41:58qui étaient rassemblés
42:00et vous voyez
42:01que toujours
42:02les ballons
42:02des différentes
42:03organisations syndicales
42:04sont en train de défiler
42:05et les slogans
42:05ils ont toujours été
42:06les mêmes en fait
42:07depuis le début
42:08de cette mobilisation
42:08avec vraiment
42:09toutes les générations
42:10et c'est vraiment
42:11quelque chose
42:11que je voulais souligner
42:12qui ont été confondus
42:13de l'enfant
42:14qui est venu
42:15avec son père
42:16ou sa mère
42:17jusqu'au retraité
42:18toutes ces personnes
42:19étaient dans la rue
42:19avec des étudiants
42:20des lycéens
42:21des travailleurs
42:21tous étaient venus
42:22défendre l'augmentation
42:24du coût de la vie
42:24bien sûr
42:25la dégradation
42:26des services publics
42:27demandait plus de moyens
42:28dans les services publics
42:29notamment
42:30des revendications
42:31mais c'est vrai
42:31qu'il y avait
42:32une convergence des luttes
42:33convergence des revendications
42:34aussi de toutes ces personnes
42:35qui étaient venues
42:36chacun dénoncer
42:37finalement quelque chose
42:38peut-être qui ne tenait plus
42:38à coeur
42:39et une situation personnelle
42:41soit un travail
42:42qu'ils ne jugeaient plus
42:43assez payé
42:44pour faire face
42:45à l'inflation
42:46ou encore certains
42:46venaient manifester
42:47pour leurs enfants
42:48pour leurs petits-enfants
42:48pour les générations
42:49à venir aussi
42:51cette retraitée
42:51qui me disait tout à l'heure
42:52il n'y a plus d'avenir
42:53pour la jeunesse
42:54et c'est contre ça
42:55que je suis venue
42:56militer
42:57quand je suis venue
42:57me battre aujourd'hui
42:58et elle me disait
42:59et par ailleurs
43:00j'ai eu un salaire de misère
43:01toute ma vie
43:02elle a travaillé
43:02dans la fonction publique
43:03cette dame
43:03et aujourd'hui
43:04j'ai toujours à la retraite
43:05un salaire de misère
43:06voilà pour vous donner
43:07à voir un peu
43:07sur les revenus de questions
43:09qu'on a pu entendre
43:09aujourd'hui
43:10sous-titrage Société Radio-Canada

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