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  • il y a 10 minutes
À la veille de la mobilisation du 5 novembre, près de six Français sur 10 disent y être favorables, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi. Une large majorité de Français estime d'ailleurs que les revendications portées par les manifestants sont légitimes. 

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Transcription
00:00Un petit point sur la préparation, enfin le dispositif qui est prévu pour encadrer la journée nationale d'action
00:07qui est prévue demain 5 novembre, donc journée qui était annoncée de longue date.
00:12Donc c'est une journée qui a date, selon les informations qui nous seront remontées,
00:17notamment par les préfectures et par les services de police et de gendarmerie.
00:20Donc pour cette journée nationale d'action, nous avons une prévision d'un peu plus de 220 actions de voix
00:26publiques,
00:26c'est-à-dire des manifestations dont un grand nombre d'ailleurs ont été déclarées, d'autres non, mais sont
00:32annoncées.
00:33Et donc nous attendons 220 actions de voix publiques demain.
00:39La plupart dont je disais ont été déclarées, elles l'ont été par l'intersyndicale en fait,
00:45l'intersyndicale de plusieurs syndicats à Paris et dans de nombreuses villes.
00:52Ces déclarations ont donné lieu à des discussions avec les préfets,
00:57comme conformément aux instructions que j'ai passées,
01:01dans le but de veiller à ce que les itinéraires puissent être le plus sécurisés possible.
01:06Voilà, le plus sécurisé possible, en évitant évidemment les lieux sensibles,
01:10dont l'hypercentre ville d'un certain nombre d'agglomérations,
01:15notamment celle où il y avait eu des incidents le 17 octobre.
01:18Et à date, des accords ont été trouvés dans la quasi-totalité des villes,
01:23modulo quelques désaccords qui ont donné lieu à la saisine par les organisations syndicales,
01:29des tribunaux administratifs dans quelques villes pour arrêter définitivement le trajet.
01:34Pour le reste, il y a eu des accords qui sont des accords qui ont permis de trouver des itinéraires
01:41qui évitait, je le redis, les centres-villes et qui étaient sécurisés.
01:44Vous savez que l'autre condition qui avait été fixée et qui a été suivie bien évidemment,
01:47c'est de s'assurer que les organisations syndicales mettaient en place des services d'ordre
01:51qui étaient plutôt, j'ouvre les guillemets, rassurants,
01:53qui permettaient aux préfets localement d'être rassurés sur leur capacité
01:58à éviter les débordements et à encadrer ces cortèges.
02:02Un mot sur Paris, où à Paris nous avons une déclaration de l'intersyndicale
02:08sur un itinéraire qui est allé de la Bastille à la Concorde,
02:11itinéraire évidemment qui ne nous convient pas compte tenu des risques que cet itinéraire engendre
02:17et M. le préfet de police a pris un arrêté d'interdiction de ce cortège
02:22mais qui autorise en revanche partiellement un défilé qui pourra aller de la place de la République
02:29à la place de la Nation.
02:32Je comprends que cet arrêté est actuellement contesté devant le tribunal administratif.
02:36Pour le reste, voilà, nous avons connaissance de l'ensemble des mouvements de voie publique.
02:41Avant que je vous parle du dispositif concernant les risques,
02:45d'abord avant de parler de risques, la mission première des forces de sécurité intérieure demain,
02:49sous mon autorité, sous celle des préfets, sera évidemment de faire en sorte
02:52que les cortèges se déroulent de manière pacifique
02:55et que les manifestations organisées par les intersyndicales puissent aller à leur terme
03:00sans aucun débordement.
03:02Ça, c'est notre mission première et c'est celle qui sera mise en œuvre demain.
03:07C'est la mission qui est fixée.
03:09Concernant les risques, j'en viens aux risques.
03:11Évidemment, nous avons noté, les services de renseignement nous signalent un intérêt,
03:14et là encore, je vous l'ai dit, mais assez soutenu de la mouvance d'ultra-gauche,
03:18de la mouvance d'extrême-gauche radicale,
03:20de certaines mouvances contestataires sociétales violentes pour ces cortèges,
03:25avec plusieurs objectifs.
03:27Enfin, plusieurs objectifs.
03:28Le premier, c'est éventuellement d'y participer et, le cas échéant,
03:32de les faire dégénérer par la constitution de Black Bloc,
03:35par l'attaque de commerce ou de bâtiments publics sur l'itinéraire.
03:40Premier risque.
03:42Le deuxième risque qui a été clairement identifié,
03:44c'est le risque de cortèges chauvages,
03:46c'est-à-dire des cortèges qui pourraient se constituer
03:47sans avoir été déclarés et se diriger plutôt de préférence
03:52vers des bâtiments publics, des lieux publics ou commettre des exactions.
03:56Et puis, le troisième risque, clairement identifié, évidemment,
03:59c'est celui de la commission d'un certain nombre de pillages et de dégradations
04:02sur des commerces ou sur des bâtiments publics.
04:05Voilà les risques que nous avons identifiés,
04:08qui, vous le noterez, sont les mêmes que ceux qui avaient été identifiés
04:11le 17, le 24 et le 31 octobre.
04:14Pour le dispositif policier qui a été mis en œuvre,
04:17c'est exactement le même que celui du 31 octobre.
04:20Alors, quand je dis exactement le même,
04:22ça veut dire que c'est le même dispositif en volumétrie d'effectifs mobilisés,
04:26donc on mobilise à nouveau 70 000 policiers et gendarmes
04:29sur l'ensemble du territoire national.
04:31Le même volume de forces mobiles est également mobilisé pour cette journée,
04:37c'est-à-dire 110 forces mobiles qui sont mobilisées
04:39sur l'ensemble du territoire national,
04:41le total faisant 70 000 effectifs,
04:44avec la mobilisation également des moyens spécialisés,
04:49notamment les blindés Centaure de la gendarmerie,
04:52nos 26 blindés, notre quinzaine d'engins dans le lanceur d'eau,
04:55les hélicoptères, les drones,
04:58et puis évidemment les équipes cynophiles,
05:02les équipes équestres,
05:03tous les moyens spécialisés sont mobilisés,
05:05au même que, à nouveau, la BRI, le RAID et le GIGN.
05:10Donc, gros dispositif policier,
05:12donc ce sera un dispositif conséquent,
05:14avec exactement,
05:16donc en volumétrie, c'est la même chose que le 31,
05:18en missionnel, c'est exactement la même chose.
05:21Sécurisation des cortèges,
05:23aller impacter les groupes à risque,
05:25les cortèges sauvages,
05:26tout ce qui va créer des débordements,
05:29le dispositif visera à aller intervenir
05:32pour disperser, interpeller, systématiquement,
05:35comme ça a été fait,
05:36de manière extrêmement efficace,
05:37le 24 et le 31 octobre.
05:40Donc un dispositif qui sera sécable,
05:42mobile,
05:45extrêmement agile
05:46et qui sera surtout prépositionné
05:48dès le départ.
05:50Et le prépositionnement inclura,
05:52comme on l'a fait le 24 octobre,
05:54le 31 octobre,
05:55des contrôles en amont,
05:56dans la profondeur,
05:57des contrôles poussés
05:58qui seront effectués sur tous les axes routiers,
06:00tous les axes ferroviaires,
06:01dans les gares,
06:02dans toutes les gares,
06:03notamment les gares parisiennes,
06:05mais pas que,
06:05partout sur le territoire national,
06:07de manière à pouvoir entraver
06:09les personnes qui seraient animées
06:10de mauvaise intention
06:10et évidemment saisir le cas échéant
06:13des armes par destination.
06:15Donc on aura exactement le même dispositif
06:19et évidemment protection des commerces,
06:22protection des bâtiments publics.
06:24Voilà en quelques mots
06:26ce que je voulais vous dire.
06:27On est sur un dispositif
06:28qui est tout à fait analogue.
06:30Alors évidemment,
06:31la situation est un peu différente.
06:33Là, c'est un schéma classique.
06:35On a partout sur le territoire national
06:38des déclarations qui ont été déposées
06:39par les organisations intersyndicales.
06:41Donc on est sur un scénario,
06:43on va dire, classique.
06:44N'empêche que les volontés,
06:45les velléités de faire dégénérer
06:47la situation sont bien là.
06:48Et donc le dispositif policier
06:50répondra à la hauteur,
06:51à la fois avec cette idée permanente
06:53de faire en sorte que les cortèges
06:54se déroulent convenablement
06:56et qu'il n'y ait pas d'exaction,
06:58qu'il n'y ait pas de violence,
06:59qu'il n'y ait pas de pillage.
07:00Et donc le dispositif sera,
07:01de ce point de vue,
07:02extrêmement réactif.
07:02Évidemment, je renouvelle le message
07:04que j'avais formulé la veille du 31 octobre.
07:08La réponse, s'il devait y avoir
07:09des volontés, des velléités d'exaction,
07:11elle sera d'une extrême fermeté.
07:13D'une extrême fermeté.
07:14Les instructions qui ont été passées
07:16aux forces de l'ordre
07:17qui vont constituer ce dispositif
07:19policier exceptionnel
07:21sont des instructions d'extrême fermeté.
07:23Voilà.
07:23On ne tolérera pas de débordements
07:24et il y aura des interpellations.
07:26Et je rappelle d'ailleurs
07:27que le garde des Sceaux a formulé,
07:29pour ce qui est des instructions
07:30adressées au parquet,
07:31des instructions de traitement judiciaire
07:34à la hauteur des exactions
07:36qui pourraient être commises.
07:39Voilà ce que je voulais vous dire
07:40en quelques mots.
07:41Je n'oserai pas plus long.
07:43mais vous redire,
07:44redire aux téléspectateurs,
07:47aux auditeurs,
07:48tous ceux qui nous écoutent
07:48ou nous entendent,
07:49que nous sommes absolument déterminés
07:51à maintenir l'ordre public
07:53comme ça a été fait
07:54le 24 octobre,
07:55le 31 octobre.
07:57Cette journée du sein
07:57qui est un rendez-vous important
07:58pour les organisations syndicales.
08:00Elle doit se tenir dans le calme.
08:02Et si ça ne devait pas être le cas,
08:03notre réponse sera extrêmement ferme.
08:06Voilà, si vous avez quelques questions,
08:08je peux répondre rapidement.
08:09Merci.
08:09Merci.
08:09Merci.
08:09Merci.

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