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  • il y a 13 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Je vais qu'on écoute Marine Le Pen. Marine Le Pen qui a repris la parole ce soir pour parler
00:04des retraites.
00:05C'est inaudible.
00:06Pour parler des retraites. Marine Le Pen qui dit...
00:08Ça, je veux bien répondre. Ça me fait plaisir, ça.
00:10Ah voilà, ce sera pour vous dans un instant.
00:12On écoute Marine Le Pen qui dit, notamment Jean-Luc Mélenchon, arrêtez de promettre la retraite à 60 ans à
00:17tout le monde, ça ne marchera pas.
00:18Écoutez Marine Le Pen.
00:18Ça, c'est exceptionnel. Je n'avais pas vu.
00:20Je ne m'appelle pas Jean-Luc Mélenchon. Je ne promets pas à tout le monde de partir à la
00:26retraite pleine à 60 ans.
00:28Je sais pertinemment que ça n'est pas raisonnable.
00:33En revanche, je considère que ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, en règle générale, ont commencé à
00:40travailler dans des emplois qui sont des emplois physiques,
00:45qui sont des emplois manuels et qu'il n'est pas raisonnable de leur demander de travailler au-delà de
00:5360 ans si tant est qu'ils aient leur 40 ans d'annuité pleine.
00:59Pierre Cazeneuve, qu'est-ce que vous répondez à Marine Le Pen ?
01:02Déjà, c'est bien. Ils commencent à se réveiller que 60 ans, ce n'est pas possible.
01:05C'était quand même encore leur programme jusqu'à l'année dernière, jusqu'à 2022, pardon.
01:10En 2022, c'était le programme de retour à 60 ans.
01:12Et maintenant, ce qui est hallucinant avec la réforme des retraites de Marine Le Pen, donc elle prévoit 60 ans
01:17pour les carrières longues, 62 ans âge de départ légal avec 42 annuités.
01:21Et ce qui est magnifique, moi j'ai épluché toutes les lignes du contribué du Rassemblement National.
01:24Donc non seulement elle budgette cette réforme-là à 9,5 milliards d'euros en 2031, en année pleine.
01:29La réalité est court des comptes, un situe montagne c'est plutôt 25-30 milliards, ce que ça coûterait de
01:33revenir à 42 annuités.
01:35Et en plus, ce qui est magnifique, c'est qu'ils font un petit tour de passe-passe et ils
01:38mettent une ligne réparation du modèle des retraites,
01:42qui permet de dégager 15 milliards d'excédents à partir de 2031.
01:47Sans ni vu ni connu, le Rassemblement National vous explique qu'en retournant à 42 annuités avec un départ d
01:52'âge légal à 62 ans,
01:53en fait, on va faire 5 milliards d'économies sur la réforme des retraites.
01:56C'est absolument magnifique d'hypocrisie et de décalage avec la réalité par rapport à nos finances publiques.
02:03Donc je suis extrêmement le culot pour Marine Le Pen d'aller parler de la réforme des retraites de Jean
02:11-Luc Mélenchon
02:11quand on est à ce point-là, à titre personnel et en tant que parti politique en décalage.
02:16D'ailleurs même Jordan Bardella avait commencé un peu à le comprendre, avait commencé à essayer de dire
02:19« Putain, il ne faut pas que je me retrouve à devoir porter cette réforme qui est évidemment intenable
02:23et parfaitement non financée ».
02:25Et là on revient avec Marine Le Pen qui revient avec ses gros sabots sur 42 annuités.
02:28C'est d'une hypocrisie sans nom, si on était honnête.
02:31Et il y a un chiffre sur lequel on aurait dû faire une heure et demie de débat ce soir,
02:34qui est monstrueux et qui est sorti hier, qui est sur le déficit caché des retraites
02:37qui a été donné par Bercy.
02:4050 milliards du budget de l'État ne va pas pour financer nos services publics.
02:44Et par exemple 32% du budget de l'éducation nationale.
02:4728 milliards du budget de l'éducation nationale va en fait pour financer, compenser le système
02:53de pension de retraite.
02:54Pas les fonctionnaires de l'éducation nationale.
02:55Donc vous vous dites qu'il faut reculer ?
02:56Mais évidemment qu'il faut reculer.
02:57Il faut avoir le courage de dire plusieurs choses.
02:59Un, il faut avoir le courage de dire qu'il va falloir travailler plus longtemps à tous
03:01les actifs.
03:02Et deux, il faut alors aussi avoir le courage de dire aux retraités actuels, à nos aînés,
03:06qu'il va falloir aussi contribuer à l'effort collectif si on veut que le système
03:11ne s'effondre pas.
03:12En fait ce qui est intéressant c'est qu'on a eu la vision de la gauche très enfantine.
03:17Il faut augmenter le SMIC sans avoir la vision globale des conséquences.
03:19Et là on a la vision de M. Cazeneuve qui dit de manière aussi totalement enfantine
03:23la solution c'est augmenter l'âge de départ à la retraite.
03:26Mais en fait notre réforme des retraites justement vous voyez elle est un petit peu plus évoluée.
03:31Elle a une vision.
03:32La vision c'est de dire qu'on est privilégié quand on commence à travailler entre 17 et 20 ans.
03:37Pourquoi ?
03:38Parce que les métiers justement ont commencé.
03:40C'est quoi la part des gens qui ont commencé à 17 ans qui partent avant l'âge de départ
03:45légal en France aujourd'hui ?
03:46Vous n'en savez rien ?
03:48C'est plus de 80%.
03:49Donc arrêtez de raconter n'importe quoi.
03:50Qui partent à combien ?
03:51Mais qui partent avant l'âge de départ légal ?
03:53Bien sûr.
03:54Les dispositifs et qui regardent.
03:55Bien sûr.
03:55Vous nous passez la vision de la réforme de ces deux ans.
03:57Sauf que vous ne leur avez pas à 40 annuités.
03:59Vous ne leur avez pas à 40 annuités.
04:01Contrairement à ce que nous on se préconise.
04:02C'est-à-dire que ceux qui ont travaillé à 20 ans, ceux qui ont travaillé...
04:06Allez, répondez sur le fond.
04:07Unimum de yes.
04:08Ceux qui ont travaillé...
04:09Ce que nous on peut préconiser, c'est que...
04:11Ben si.
04:11Non mais c'est pas...
04:12C'est un avantage justement pour ceux qui ont commencé à travailler tôt.
04:15C'est un avantage qui existe déjà.
04:16Non, puisque ce n'est pas à 40 annuités comme pour ceux qui ont commencé à travailler à 20 ans
04:19par exemple, M. Cazeneuve.
04:21Non, parce que nous on a 44 annuités, donc évidemment qu'on a pas ça.
04:25Mais vous dites que votre vision, c'est que les gens qui commençaient plus tôt, peuvent partir plus tôt.
04:27Oui, donc avec 48 annuités.
04:28Ce qui est notre vision aussi, puisque par définition c'est le modèle.
04:30Si vous voulez, notre modèle permet d'avoir encore plus un avantage quand on commence à travailler tôt.
04:34Vous êtes d'accord avec ça ?
04:35Oui.
04:36Merci.
04:37Et donc, ce qu'on peut préconiser ensuite, c'est qu'effectivement, quand on commence à travailler plus tard,
04:42et notamment parce que c'est des métiers aujourd'hui qui, quand on commence à travailler à 24, 25 ans,
04:47qui sont souvent moins pénibles,
04:48mais aussi parce qu'on veut inciter à aller, je le disais, vers les filières d'apprentissage,
04:52parce que c'est là où on aura le plus besoin d'emploi dans l'avenir,
04:55eh bien, si vous commencez à travailler, par exemple, à partir de 25 ans,
05:00eh bien, pour avoir votre retraite à taux plein, il faudra 42 annuités,
05:02et vous partirez effectivement à 67 ans.
05:04Je rappelle que ce modèle, il est appliqué.
05:08Ça te coûte 20 milliards.
05:10Non, parce que ce que je viens de dire va recréer de la productivité, par exemple.
05:13Oui, parce que quand vous allez inciter à commencer à travailler tôt,
05:16vous remplir des emplois non pourvus, par exemple, dans l'industrie,
05:19vous recréer de la richesse.
05:20Mais vous, vous ne pouvez pas comprendre ça,
05:21puisque l'industrie est tombée à moins de 10% dans le prix.
05:23Monsieur Nicolique, non.
05:24Recréer de l'activité économique, c'est ça.
05:26Aujourd'hui, le pays départ habitant est des Français et des Français.
05:29Mais vous ne vous croyez pas, monsieur, la moyenne de l'économie européenne.
05:31Vous posez une question simple, c'est la retraite de vous raconter la vérité.
05:34Je raconte n'importe quoi.
05:34Il y a un truc faux dans ce que j'ai envie de faire.
05:35Je veux dire la vérité aux Français, votre système ne tient pas debout,
05:39tout comme le système de la plupart des partis politiques
05:41qui vont à cette élection présidentielle.
05:43Et l'un des problèmes majeurs de tous les instituts internationaux
05:49et également des agences de notation qui vont donner leurs notes prochainement,
05:54et c'est pour ça qu'il y a une telle tension sur la France, sur les taux d'intérêt,
05:58c'est que la situation française de la dette, du chômage et de beaucoup de choses
06:02n'est pas bonne du tout.
06:03Mais il y a une très très grande peur des marchés
06:06à la perspective de voir où le Rassemblement national...
06:10Qu'on a présenté notre contre-mégère.
06:13Qu'est-ce qu'on peut finir ?
06:14Mais non, je ne m'en parle pas.
06:15On présente notre contre-mégère.
06:15Mais laissez-moi terminer.
06:17Laissez-moi terminer.
06:18Et la France insoumise, ces deux parties,
06:21s'ils arrivent au pouvoir...
06:24Je rappelle qu'Alzheimer Arsène n'est pas la France insoumise.
06:26S'ils arrivent au pouvoir, ils font très très peur justement au marché
06:30parce qu'ils savent très bien que sur les comptes publics,
06:34le compte n'y est pas.
06:35Et votre plan...
06:36Les macronistes n'ont pas peur.
06:38Vous avez vu nos taux d'intérêt là ?
06:40Non mais vous rigolez ou quoi ?
06:42Regardez l'évolution des taux d'intérêt.
06:44C'est ce qu'on fait peur aujourd'hui.
06:46Et à raison, parce que ce qu'on prévoit à nous
06:48et la baisse justement des dépenses publiques dans le pays,
06:51c'est ce qu'attendent les Français aujourd'hui.
06:53Changez votre logiciel sur les retraites.
06:55Il y a aujourd'hui des tabous
06:57et les macronistes ne veulent pas y toucher
06:58et ne veulent pas faire ces économies
07:00et ne pas faire taper sur les retraités.
07:02Ce sont des choix politiques.
07:04Moi je vous écoute depuis tout à l'heure gentiment
07:07et j'ai l'impression qu'on a un monde fantasmé
07:11du Rassemblement National
07:11où revenir à 62 ans
07:14mais avec des critères qu'on ne comprend pas très bien
07:16mais qui fait que finalement à la fin
07:17vous êtes sur 67 ans,
07:19ça ne va finalement pas coûter grand-chose
07:21voire rapporter de l'argent.
07:22Ce qui est sûr...
07:23Non, c'est 9 milliards et ensuite ça rapportera.
07:26Aujourd'hui, si on revient sur la réforme borne,
07:29ce que nous nous proposons
07:30et ce que nous avons d'ailleurs suspendu
07:32mais on n'est pas encore revenu en arrière
07:35sur un certain nombre de points,
07:36eh bien ça va coûter quelques milliards par an.
07:39Ça peut coûter environ 10 milliards par an
07:41de revenir en arrière sur la réforme borne.
07:43Mais ça, il faut aller les chercher ces milliards.
07:45Donc on peut jouer sur plusieurs choses
07:46et pas forcément sur le nombre d'années de cotisation.
07:49Mais vous mentez aux Français.
07:50Pourquoi je vous mentez ?
07:51Mais c'est quand même...
07:52Mais eux, ils veulent augmenter les informations.
07:53Mais vous aussi, vous mentez aux Français.
07:54C'est dément, mais c'est dément.
07:56Vous nous envoyez dans le mur en craque-sonant.
08:00Mais vous nous envoyez dans le mur.
08:01Il faut dire la vérité aux Français.
08:03Et je ne veux pas qu'un pays comme le mien
08:05se fasse avoir par des védérants.
08:08Vous voyez là, des marchands de mensonges comme vous êtes.
08:10Des marchands de mensonges.
08:11Regardez la situation du pays, M. Tréa.
08:13Mais regardez que c'est un tiers, un tiers de la dépense publique.
08:17Vous soutenez Macron et vous nous proposez.
08:22Il faut que Yves se calme.
08:25Je lui propose la retraite à 60 ans.
08:27Voilà.
08:28Non, plus sérieusement.
08:29Mais vous n'êtes pas sérieux.
08:30Mais je n'ai pas fini.
08:31Vous n'êtes pas sérieux.
08:32Excusez-moi, mais en fait,
08:33si on a besoin de l'aller chercher 10 milliards,
08:34il suffit juste de faire en sorte de regarder
08:37qu'il y a des taux de clavier.
08:38C'est facile pour M. Tréa.
08:39Il aura fait des plateaux.
08:40Il y a des taux de coordination.
08:42Vous n'avez pas le même métier, en fait.
08:45Alors, arrêtez.
08:46Par exemple, la prise en compte des facteurs de pénibilité.
08:50Tout ça, c'est des choses quand même qu'on peut remettre.
08:51Je suis désolé.
08:52Mais aujourd'hui, les macronistes,
08:53ils ont supprimé ça en arrivant en 2017.
08:55Mais qui a nié ça ?
08:55Il y a plein de choses qu'on peut faire.
08:57Mais qui a nié ça ?
08:58Ce que je vais vous dire,
08:59c'est que c'est 10 milliards d'euros que vous évoquez.
09:02Et l'emballement de la tête,
09:02ça coûte bien plus cher que 10 milliards d'euros.
09:03Mais attendez, avec vous, on part à quel âge ?
09:06Nous, on est à 62 ans.
09:07On est à retour à 62 ans.
09:08Donc, c'est ça, notre horizon ?
09:10Elsa Marcelle, avec vous ?
09:11Oui, nous, déjà, on pense qu'il faut supprimer
09:13toutes les conditions d'annuité.
09:14Et en fait, il y a quelque chose qui est absent du débat.
09:16Il y a quelque chose qui est absent du débat.
09:18Pourquoi travailler comme une nation sérieuse ?
09:19Non, mais ça vous fait rire.
09:20Je pense que c'est marrant.
09:21Vous ne savez pas exactement ce que c'est
09:22que la vie d'un raffineur,
09:23qui a priori a quasiment 10 ans d'espérance de vie
09:26moins que vous.
09:26Parce que vous, vous savez, Madame Marcelle,
09:28moi, je les défends les raffineurs.
09:29Parce que moi, j'ai fait ce type de métier.
09:31J'ai travaillé à Auchandra
09:32et que j'ai été pompier
09:33à faire du secours routier à minuit.
09:34Arrêtez de hurler.
09:35C'est incroyable.
09:37Moi, ce que je vous dis,
09:38c'est que l'argent,
09:38il faut le prendre là où on est.
09:39Parce qu'on discute de manière budgétaire
09:41complètement abstraite.
09:42Alors que si vous voulez,
09:43l'ensemble des individus
09:45autour de ce plateau
09:48ne défendent les intérêts du patronat.
09:49Moi, je vais vous donner des chiffres clairs.
09:51Il y a 210 milliards d'aides au patronat.
09:53Vous le savez très bien,
09:54c'est un rapport qui a été publié.
09:55C'est 210 milliards d'aides au patronat.
09:58Donc, en fait,
09:58les actionnaires...
09:59Il faut des entreprises pour des salaires.
10:02Paissez-vous, je vais finir mon propos.
10:04Ce gaffe d'argent public.
10:05Donc déjà, cet argent public,
10:06on le prend.
10:08Et ce n'est pas les seuls.
10:09Si vous regardez les dividendes
10:10des plus grandes entreprises,
10:12c'est 60 milliards,
10:13rien que sur le premier trimestre,
10:14120 milliards de fraudes fiscales
10:16des entreprises.
10:17Et c'est des milliards de fraudes
10:18à la TVA aussi.
10:19Donc, en fait,
10:19la réalité,
10:20c'est que la question qui se pose,
10:22c'est que c'est une question
10:22des intérêts majoritaires
10:24des travailleurs et des travailleuses
10:25contre ceux du patronat.
10:27Et tous ceux qui prétendent
10:28les défendre
10:29sans s'affronter
10:29aux intérêts fondamentaux du patronat.
10:31C'est terminé.
10:32Et quand vous avez
10:32les universités du MEDEF
10:33qui ricanent,
10:35qui ricanent
10:35quand on leur explique
10:36qu'il va falloir augmenter les salaires,
10:37ça montre un petit peu
10:38le niveau de radicalité
10:39dans lequel, eux, ils sont,
10:40évidemment qu'il faut retirer
10:41la réforme des retraites
10:42sans aucune condition d'annuité.
10:44Non, mais Marcelle,
10:45Alexandre,
10:46c'est la claque.
10:48Ça ne lui a pas plu
10:48quand on lui a expliqué
10:49par un plus vite
10:50qu'il racontait n'importe quoi.
10:51Mais vous avez augmenté
10:52la dette.
10:52Non, non,
10:53ajoutez pas,
10:53Pierre Gagnel.
10:54Non, ajoutez pas.
10:55Merci.
10:56Vous avez créé la charge
10:57sur la dette
10:57qui nous coûte 90 milliards
10:59aujourd'hui.
10:59Merci à tous les six.
11:00Alors aujourd'hui,
11:01c'est vous qui créez
11:02le déficit et la dette.
11:03Vous n'avez même pas
11:03à l'estimer,
11:04vous vous trompez
11:04à 0,6%.
11:05Vous êtes des tocas,
11:07honnêtement.
11:07Oh là là, regardez.
11:09Vous êtes tentés
11:09totalement économiquement
11:10et vous nous donnez des sous.
11:12Alexandre,
11:13c'est terminé.
11:14Merci à tous les six
11:15d'avoir été avec nous.

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