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  • il y a 21 minutes
Avec Alexia Germont, Conseillère (Horizons) de Paris et fondatrice du think tank "France Audacieuse" et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank "Place de la République"

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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-11-01##

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News
Transcription
00:02Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Jean-François Kéli.
00:07Il est 9h11, c'est le débat. Bonjour Alexia Germont.
00:10Bonjour Jean-François, bonjour à tous.
00:12Conseillère Horizon de Paris et fondatrice du Think Tank France Audacieuse.
00:16Et bonjour Nicolas Corato.
00:18Bonjour à tous, bonjour Alexia, bonjour Jean-François.
00:19Président fondateur du Think Tank Place de la République.
00:23Tous les deux vous allez débattre évidemment de ce qui se passe dans ce pays.
00:27Il y a eu la troisième mobilisation hier qui s'est terminée par des violences.
00:33Moi j'ai envie de vous poser une première question, je commence par vous Alexia Germont.
00:35Après trois semaines de manif de violence, il faut le rappeler, Emmanuel Macron peut-il encore reprendre la main ?
00:41Très compliqué. Je pense que c'est quasi impossible en fait.
00:48Parce qu'il devait y avoir une réponse politique et la réponse politique elle doit arriver le plus tôt possible.
00:54Et aujourd'hui, ce qui me paraît très compliqué, c'est que personne, en dépit de...
01:01On voit bien quand on met un dispositif de force de sécurité extrêmement conséquent,
01:06on arrive à peu près à maintenir la possibilité de manifester, ce qui est très bien.
01:12Mais en revanche, on ne maîtrise pas les heures qui sont de plus en plus fortes en fin de manifestation.
01:21Et personne ne devrait se satisfaire de voir les images de ce membre de la gendarmerie nationale partir en flamme
01:32avec un cocktail Molotov.
01:35Donc, on est aujourd'hui dans une situation qui est très instable, si on parle franchement.
01:45Très instable. Et on ne voit pas de quelle façon Emmanuel Macron, qui est peu audible, c'est le moins
01:53qu'on puisse dire, arriverait lui à reprendre la main.
01:56Et après tout, je finirai par ça, il y a des élections présidentielles dans six mois.
02:02Et remettons les règles du jeu au centre du débat.
02:06Nicolas Corato ?
02:08On voit bien que, effectivement, je suis d'accord, l'ordre ne peut pas tout, il faut une réponse politique.
02:12La question, c'est celle que vous posez, est-ce qu'il y a encore une réponse politique possible par
02:16rapport à un mouvement qui devient protéiforme,
02:20peut-être toujours violent, mais surtout qui abonde sur plein d'autres sujets.
02:26Les étudiants ont embrayé, les salariés vont le faire le 5 novembre.
02:30Donc on voit vraiment que c'est les digues du macronisme qui sont en train de céder, avec, au-delà
02:35de l'incapacité institutionnelle, je pense, du président de la République ou du gouvernement de répondre,
02:39il y a aussi un problème de logiciel.
02:42Quelles sont les réponses politiques que peut apporter ce gouvernement en matière d'éducation, en matière de demande sur l
02:47'environnement, en matière de demande sur le pouvoir d'achat, en matière de demande sur le logement ?
02:51On est complètement à court d'idées et de dispositifs politiques pour répondre.
02:55Parce qu'il est trop tard ?
02:56Mais je ne sais pas, la question, vous la posez aussi, c'est, on est en pleine campagne présidentielle, mais
03:01est-ce que cette campagne présidentielle,
03:02elle n'est pas tout simplement, il faut peut-être l'acter, suspendue par ce mouvement social ?
03:07Et est-ce que ce n'est pas un problème politique majeur ?
03:09C'est une des premières fois, peut-être la première, sous la Ve République, où la campagne présidentielle coïncide avec
03:16un mouvement social aussi profond.
03:17Est-ce qu'on sera en capacité de tenir les élections présidentielles au mois de... le 2 mai ?
03:23C'est un vrai sujet, non ?
03:25Alexia Germant, campagne suspendue, dit Nicolas Corato.
03:27Je rappelle que votre patron, si je puis dire, Edouard Philippe, fait le 20h de TF1 ce soir,
03:33pour essayer de peut-être recoller ce qui se passe.
03:37Suspendue, vous diriez, la campagne.
03:38Il y a eu ça un petit peu avec le Covid pour 2022 ?
03:41Oui, de facto c'est suspendu, parce que la préoccupation première de nos concitoyens s'est rythmée en fait par
03:50les manifestations du samedi ou du jeudi.
03:54Écoutez, toute personne qui hier était dans Paris a vu véritablement une ville se claquemurer.
04:04Vous avez l'ensemble des commerçants qui maintenant installent de façon pérenne, si vous regardez, les protections de leur vitrine
04:13en marquant nous restons ouverts.
04:15Vous aviez de la sécurité privée pour certaines entreprises qui avaient les moyens de le faire, qui a été mise
04:21en place par les commerçants.
04:24Regardez le baromètre de la Chambre de commerce et d'industrie des entrepreneurs sur le mois d'octobre qui vient
04:30de sortir avec une inquiétude majeure des entrepreneurs et des commerçants
04:36qui vraiment maintenant préemptent tout le débat autour des présidentielles, puisque c'était votre question initiale.
04:48Et j'aimerais revenir, pour rebondir sur ce que disait Nicolas Corato, très justement sur l'incapacité institutionnelle, finalement du
04:57fait de cette dissolution qui a tout renversé.
05:03Aujourd'hui, vous avez un gouvernement, quelles que soient les qualités que chacun d'entre eux peut avoir, un gouvernement
05:09qui ne peut pas, qui n'est pas en capacité de répondre.
05:14Nicolas Corato, vous allez répondre à l'accès à Germont là-dessus. Je voudrais vous faire écouter, parce que c
05:17'était un moment très fort, dès ce matin, il était 7h05,
05:21Alain Di Crescenzo, qui est à Toulouse, qui préside les chambres de commerce et d'industrie, CCI France, voici ce
05:27qu'il disait ce matin.
05:28Le moral est au plus bas, on n'arrête pas de recevoir des messages, donc on n'en peut plus,
05:34on en a ras le bol, je crois que c'est vous qui l'avez cité, on va mourir.
05:37Et puis, il y a quelque chose qu'on ne voit pas encore, c'est que derrière tout ça, il
05:43va y avoir une casse sociale très importante,
05:44puisqu'effectivement, on commence à atteindre des dommages irréparables, et nous sommes excessivement inquiets pour ce qui va se passer
05:51le 5 et quid du week-end d'après, c'est-à-dire le week-end du 7.
05:56Vous entendez ce qu'il dit, Nicolas Corato, Alain Di Crescenzo, ras le bol, on va mourir,
06:00et à un moment donné, il faut se poser la question, est-ce que manifester, c'est un droit constitutionnel,
06:04et c'est très légitime,
06:06est-ce qu'il n'y a pas une forme de responsabilité dans, on va dire, la fabrication d'un
06:10chaos aujourd'hui dans ce pays ?
06:12Est-ce qu'on peut se poser la question, ou est-ce qu'elle est illégitime ?
06:15Non, moi je ne dirais pas que la question, elle est illégitime, je dirais qu'elle est inappropriée en l
06:19'état.
06:20Le sujet aujourd'hui, qui manifeste ? Principalement des jeunes, des très jeunes, des lycéens, des étudiants,
06:25eux aussi, ils ont peur de l'avenir. Ils ne manifestent pas pour instaurer le chaos,
06:30ils manifestent pour dire, avec des revendications qui sont très concrètes, pour dire, on est très inquiet,
06:34on ne sait pas où vous nous emmenez, vous les adultes. Et ils invoquent notre responsabilité et notre autorité,
06:40et notre incapacité à trouver des solutions. Et ce qu'on voit en face de ce mouvement des jeunes,
06:45c'est l'incapacité et l'irresponsabilité des adultes qui ne trouvent pas de solution.
06:51Je prends un exemple. Est-ce que c'est compliqué de supprimer Parcoursup dès 2027 ?
06:56Est-ce que nous, les adultes, on n'a pas la responsabilité et la capacité de le faire ?
07:00Il faut trouver un système...
07:02Et pourquoi nous ne le faisons pas ?
07:03Vous voulez dire tout de suite ?
07:04Mais oui. Et pourquoi nous ne le faisons pas ?
07:06On pourrait se poser la question, pourquoi est-ce que nous avons délégué, nous, à une machine, à un algorithme,
07:11la responsabilité, l'autorité de dire à des jeunes, voilà, vous ferez telle ou telle étude supérieure ?
07:15Et pourquoi nous ne revenons pas vers ce désengagement de notre autorité et de notre responsabilité ?
07:19Tant qu'on n'aura pas réussi à trouver des réponses à ces questions qui sont très simples,
07:23et très basiques, très concrètes des jeunes, ce mouvement y continuera.
07:27Alexa Germont, Nicolas Corato dit supprimer Parcoursup tout de suite pour donner une réponse concrète aux jeunes qui s'inquiètent.
07:34Oui, mais en responsabilité, il faut trouver un système qui permette quand même d'accueillir nos jeunes.
07:41Vous êtes défavorable à la suppression de Parcoursup ou pas ?
07:42Non, non, non, non. Sur Parcoursup, je pense que personne ne considère que ça fonctionne.
07:48Voilà. Dès que vous posez la question autour de vous, il n'y a que des mécontents.
07:52Mais il faut néanmoins un système. Il faut néanmoins qu'on retrouve une capacité aussi d'accueil de nos jeunes
08:02au sein des universités et qui permettent à chacun de trouver la voie qu'il veut.
08:07Mais si vous remplacez Parcoursup aujourd'hui, quel est le système que vous mettez en place ?
08:12Je voudrais juste rebondir sur une chose qu'a dit Nicolas en disant qu'aujourd'hui, c'est vraiment le
08:18mouvement des jeunes.
08:20Et on est incapable d'y répondre. Certes, mais je crois, vous l'avez dit aussi juste avant,
08:27le mouvement désormais est protéiforme. Donc il n'y a pas que la colère des jeunes à laquelle on doit
08:32répondre.
08:33Il y a, et c'est d'ailleurs pour cela qu'il y avait eu une réponse du gouvernement sur
08:37le prix de l'essence,
08:38au moment où Sébastien Lecornu s'est exprimé il y a une quinzaine de jours.
08:44Il a répondu au mouvement des jeunes par cette annonce sur le carburant.
08:51Ça montre bien aussi que c'était pour répondre, pas qu'aux jeunes,
08:55c'était pour répondre à un mouvement social qui aujourd'hui est plus large.
08:59Vous avez ex-gilets jaunes, on continue d'appeler gilets jaunes, mais peut-être un peu différents.
09:06Et c'est ça la difficulté.
09:07Mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, Nicolas Corato, pour suivre l'idée de l'exagèrement que ce
09:11pays, ça déborde ?
09:13Tout est inaudible et il y a une forme d'expression façon gilets jaunes d'il y a huit ans.
09:19On dépasse les carburants et puis c'est l'expression d'un profond malaise.
09:25C'est une fin de règne qui est difficile pour tout le monde et pas simplement pour le président de
09:30la République.
09:31Il y avait une crise institutionnelle, aujourd'hui il y a une crise sociale, vous en parlez, il y aura
09:35peut-être dès aujourd'hui et demain certainement une crise économique.
09:40Ça fait un cocktail explosif, pour ne pas reprendre une métaphore difficile.
09:45Mais la question, je la repose, est-ce que ce pays est en capacité d'organiser des élections présidentielles dans
09:52cette situation ?
09:53Est-ce que, comme vous le disiez, le climat permet un débat public apaisé ?
10:00Est-ce que nos forces de l'ordre vont pouvoir tenir semaine après semaine et pendant combien de temps ?
10:06Et là aussi, ça n'est pas que la responsabilité des manifestants.
10:09Bien sûr, il y a une responsabilité individuelle des manifestants qui cassent, qui pillent, qui attaquent les forces de l
10:14'ordre et il faut les réprimer.
10:15Mais il y a une responsabilité politique d'un gouvernement qui ne fait pas tout pour mettre fin à ce
10:21mouvement.
10:22Et c'est une obligation de résultat qu'a le gouvernement, pas de moyens.
10:25Il faut que le gouvernement arrive à trouver les solutions et les portes de sortie pour faire cesser ce mouvement.
10:31C'est exactement ce que disait Rudi Mana, le délégué national de communication du syndicat UNSAPOLIS,
10:35qu'on a entendu tout à l'heure, que j'ai remis un extrait de ce qu'il nous disait
10:39ce matin avec beaucoup de force.
10:41Les forces de l'ordre n'en peuvent plus, Alexia Germont.
10:43Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut avancer l'élection présidentielle ?
10:46Non mais les forces de l'ordre n'en peuvent plus.
10:48Il faut les remercier d'ailleurs de tenir de cette façon-là parce que vraiment, elles sont très méritantes.
10:56Mais vous dites quoi, ça va mal finir ?
10:57Le vrai risque que nous avons, et on le sait tous, c'est qu'il y ait un dérapage à
11:05un moment d'un côté ou de l'autre
11:06et que la France n'est pas en état aujourd'hui de supporter politiquement.
11:12Et sur l'ensemble des crises qui ont été mentionnées par Nicolas, institutionnelles, politiques, sociales, économiques,
11:20moi je rajouterais une crise qui nous pend au bout du nez quand même, c'est la crise financière,
11:26celle qui est extérieure et qui risque de mettre tout le monde d'accord.
11:30C'est-à-dire que là, on ne jouera plus avec les mêmes règles du jeu.
11:34Donc il faut quand même prendre la mesure du précipice qui nous attend
11:38si on n'arrive pas à remettre dans notre pays la première des libertés,
11:45c'est la liberté de pouvoir bouger en sécurité.
11:48Et ça aujourd'hui, quand vous parlez à l'ensemble de nos concitoyens,
11:52ils vous disent que lorsqu'il y a des manifestations,
11:55ce climat-là est un climat qui est d'insécurité, qui est insupportable.
12:01Et puis il y a le climat politique, il nous reste trois minutes tous les deux.
12:05RN contre LFI, LFI contre RN, ce sont les sondages qui le disent pour la finale.
12:10Qui souffre sur les braises de la colère et de la violence ?
12:12Nicolas Corato, à vos yeux.
12:13Est-ce que les uns et les autres s'accusent dans le débat public ?
12:16Oui, moi j'entends aussi les uns et les autres être très prudents,
12:21et je crois qu'il faut le reconnaître sur leur déclaration publique
12:26depuis quelques semaines, quelques jours.
12:28Ça a un peu changé, je trouve que le discours de Jean-Luc Mélenchon a changé
12:31en matière d'appel à la discipline.
12:33J'ai lu un appel à la discipline et au respect des consignes de sécurité de sa part.
12:39Marine Le Pen est assez taisante, mais surtout il faut reconnaître une chose,
12:43c'est qu'à part eux deux, qui a quelque chose à dire aujourd'hui ?
12:49Qui peut parler pendant ce mouvement social ?
12:53Qui a quelque chose à dire sur l'environnement ?
12:55Qui a quelque chose à dire sur le pouvoir d'achat ?
12:58Qui a quelque chose à dire sur le logement ?
12:59Qui a quelque chose à dire sur le prix de l'essence ?
13:02Parce que finalement, à part nous dire qu'on va réformer les retraites en 2027,
13:07moi je ne vois pas beaucoup d'autres projets de société qui émergent
13:10et qui sont audibles aujourd'hui.
13:11Les candidats ont évidemment des choses à dire aux Français.
13:15Le problème c'est qu'aujourd'hui, c'est extrêmement difficile d'être audible,
13:19alors que la préoccupation des Français, c'est bien normal,
13:23est sur le quotidien et les prochains jours avec les manifestations.
13:27Mais évidemment que l'ensemble, et vous voyez, je ne suis pas partisane,
13:33l'ensemble des candidats ont même plus que quelque chose à dire.
13:38Parce qu'aujourd'hui, je crois même que c'est une question de choix politique,
13:42d'organisation politique qui se pose à nous avec les prochaines présidentielles.
13:47Quel type de démocratie voulons-nous ?
13:50Un, voulons-nous toujours une démocratie ?
13:52Deux, quel type de démocratie voulons-nous ?
13:55Et quelle orientation de...
13:57Ce n'est même pas une orientation politique, c'est une orientation de société.
14:00Pardonnez-moi, mais moi quand j'entends Jean-Luc Mélenchon dire,
14:04alors aujourd'hui avec des discours effectivement plus cadrés,
14:08parce que la situation est bien plus difficile,
14:10enfin, qui a soufflé, vous voyez, je prends mon risque,
14:14qui a soufflé sur les braises ces derniers temps ?
14:17Évidemment, LFI a eu des discours à géométrie variable,
14:21avec la notion d'autorité qui était évidemment très attaquée.
14:28Donc, aujourd'hui, quand j'entends aussi Jean-Luc Mélenchon avoir des propos,
14:33mais sur la propriété privée par exemple,
14:36je suis très étonnée sur l'attaque de la propriété privée,
14:40je suis très étonnée que ça ne fasse pas plus réagir.
14:43Donc, c'est pour ça que c'est une réflexion qui est offerte à nous en mai
14:48sur quel type de société voulons-nous.
14:50Conclusion également, Nicolas Corato ?
14:52La conclusion, c'est qu'il faut un candidat de la Concorde Civile,
14:56et que la Concorde Civile, c'est aussi la responsabilité du Président de la République.
15:00Je crois qu'il est urgent qu'on revienne à un discours de Concorde Civile
15:04dans un pays qui se tend, qui se fracture,
15:06et qui devient violent physiquement, mais aussi culturellement.
15:10On ne peut pas s'enfermer dans cette culture de la violence,
15:14y compris dans cette culture de la violence du débat.
15:16Donc, il est urgent qu'on nous ramène vers l'unité nationale et vers la Concorde Civile.
15:20Et nous n'y sommes pas encore, vous êtes d'accord avec ça ?
15:23Merci à tous les deux.
15:24Alexia Germont, conseillère Horizon de Paris,
15:28fondatrice du Think Tank France Audacieuse,
15:30Nicolas Corato, président fondateur du Think Tank Place de la République.

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