- il y a 13 heures
Avec Alexia Germont, Présidente fondatrice du think tank “France Audacieuse” et Conseillère (Horizons) de Paris et Aminata Niakaté, Porte-parole des Écologistes et conseillère de Paris
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NewsTranscription
00:02Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Jean-François Kéli.
00:07Le débat du dimanche avec Aminata Niakate, bonjour.
00:11Bonjour.
00:11Vous êtes porte-parole des écologistes et conseillère de Paris.
00:15Et Alexia Germont, bonjour également.
00:17Bonjour.
00:18Présidente de fondatrice du Think Tank du Cercle de Réflexion France Audacieuse
00:22et conseillère Horizon de Paris, je précise.
00:26Et vous y tenez que vous êtes toutes les deux avocates de métier.
00:29Vous avez aussi une vraie vie.
00:32Je commence par vous, Aminata Niakate.
00:34Quel regard vous portez sur cette journée d'hier qui a été marquée par une ultra-violence
00:39à Paris, à Lyon, à Marseille, à Bordeaux, à Toulouse, à Limoges, où l'hôtel de ville a brûlé ?
00:45Bref, ces images qui marquent les esprits.
00:47Tout d'abord, j'aimerais exprimer ma sympathie et mon soutien à toutes les personnes,
00:53les commerçants, les agents du service public, toutes les personnes victimes des sévillances.
00:59Dire que les écologistes dénoncent les fermements et condamnent les violences d'où qu'elles viennent.
01:07Et voilà, je regrette que ça ternisse les revendications légitimes des lycéens,
01:16de tous les manifestants qui réclament une rémunération, une vie digne, un pouvoir d'achat.
01:23Et je trouve désolant qu'on retienne cette violence
01:28et que les dégradations soient lourdes de conséquences et pèsent sur toute la collectivité.
01:37Comme je ne suis pas porte-parole d'un parti, peut-être que j'exprimerai les choses différemment.
01:42Moi, j'ai écouté hier, c'était des scènes d'émeute urbaine qu'on a vécues à Paris.
01:50Donc, quand vous nous demandez comment on vit cela,
01:55évidemment, beaucoup de monde dans les rues pour les manifestations légitimes des lycéens.
02:02Mais ce que l'on a vu, ce ne sont pas des dérapages.
02:06On a vraiment assisté hier à des scènes qui, pour partie,
02:14n'étaient peut-être pas autant maîtrisées que ce qu'on a bien voulu dire.
02:17En tout cas, on verra après.
02:21Et véritablement, quand j'entends parler de casseurs,
02:25je pense qu'on était au-delà des casseurs et des pilleurs pour certains.
02:28C'était vraiment avec une volonté d'en découdre
02:33et une sensation pour tous les Parisiens qui étaient présents dans tous les quartiers
02:38quand on était mobile.
02:43Vraiment, honnêtement, pour la première fois de ma vie,
02:45en me baladant dans Paris, on ne se sentait pas en sécurité.
02:50Aminata Nyagate, tout à l'heure, c'est sur notre antenne,
02:53un spécialiste des questions de sécurité, Driss Haït Youssef,
02:57qui fait autorité, ce n'est pas un homme politique,
02:59qui évoquait ces groupes d'ultra-gauche,
03:04parlant de proxy de la France insoumise,
03:06et les idiots utiles sont les bandes de casseurs.
03:09Ce n'est pas une position politique.
03:11C'est un observateur des questions de sécurité.
03:14Quel regard vous portez ?
03:15C'est cette ultra-gauche qui se déploie de façon ultra-violente d'Azimuth ?
03:19Moi, je trouve qu'en tout cas, cette affirmation est un peu prématurée.
03:23Les personnes sont encore en garde à vue.
03:26Les enquêtes sur toutes les personnes interpellées sont encore en cours.
03:30Et je pense qu'il faut attendre le travail policier,
03:34le travail de la justice,
03:35et ensuite, peut-être, analyser si derrière,
03:38C'est un peu documenté, quand même.
03:40C'est un regard sur plusieurs journées d'exaction.
03:43Ils ont été utilisés d'ultra-gauche,
03:44mais est-ce qu'on ne peut pas dire avec certitude
03:45qu'ils appartiennent à tel parti politique ?
03:50Moi, je ne connais aucun écologiste casseur,
03:54et il n'y a aucun mot d'ordre d'un parti politique de gauche
03:59incitant à ces violences et à ces casses.
04:01Alexia Germont ?
04:02Je crois qu'on arrive aujourd'hui à la limite de l'exercice.
04:07C'est-à-dire qu'à force de souffler le chaud et le froid
04:10pour Jean-Luc Mélenchon et l'ensemble de la sphère LFI,
04:17on arrive évidemment à...
04:18Il ne faut pas oublier les prises de parole
04:20qui ont été essaimées préalablement ces dernières semaines,
04:25et qui, évidemment, à certains moments,
04:27sont rétablis par Jean-Luc Mélenchon aussi.
04:31C'est ça qui est compliqué,
04:32c'est qu'il souffle le chaud et le froid,
04:35mais vous parliez de proxy,
04:36et je crois qu'il faut avoir le courage
04:39de dire que c'est le bon mot que vous utilisez.
04:43Il y a une permissivité dans la prise de parole,
04:50en fait, de la sphère LFI,
04:53qui, aujourd'hui, polarise le débat.
04:56Et pour clôturer sur ce sujet-là,
04:59hier, Dominique Régnier, le politologue,
05:02faisait une analyse très précise du sujet,
05:05en disant qu'on ne peut pas analyser ce qui s'est passé
05:07si on ne met pas en perspective
05:10qu'on est à six mois d'une présidentielle.
05:12Alors, Raminathan Nyakate,
05:13vous disiez tout à l'heure au détriment
05:14de ceux qui manifestent ces violences
05:17et du message qui peut être porté.
05:19Nous sommes en ligne avec vous, Martine.
05:21Bonjour, Martine.
05:23Bonjour.
05:24Bonjour, bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
05:26Vous nous appelez de Béziers.
05:29Vous avez participé, vous,
05:30à des manifs gilets jaunes,
05:32manifs retraite, jadis.
05:34Et là, vous êtes allée manifester ?
05:35Non, alors, je ne suis pas allée manifester
05:38parce que j'ai eu trop peur.
05:39C'est peur.
05:40Quand je vois toutes les manifestations,
05:43toute cette violence,
05:44moi, j'ai manifesté en 2018,
05:46au début des gilets jaunes.
05:47J'ai été syndiquée,
05:49donc j'ai été également manifestée pour les retraites.
05:52J'étais sur Montpellier à l'époque.
05:54On n'a jamais eu cette violence.
05:56Jamais, jamais.
05:56Et là, quand je vois,
05:58je n'aurais jamais pu y aller avec...
06:00Quand je vois cette violence à la télé,
06:03je me dis, mais ce n'est pas possible.
06:04Comment est-ce qu'on peut aller manifester
06:06avec des cagoules, des pierres,
06:08ce sont des armes ?
06:09C'est dans l'intention de faire du mal.
06:11Et moi, quand j'ai vu que tout le monde
06:13se rajoutait aux lycéens,
06:15je me suis dit, ça ne va pas être bien.
06:18Ils vont en profiter pour refaire de la violence.
06:20Et c'est ce qui s'est passé.
06:21Et je voulais également, moi, par contre,
06:24encourager et véditer ces gendarmes,
06:27ces policiers dont on a besoin,
06:28quand on a besoin de quelque chose,
06:30c'est eux qu'on appelle.
06:31Et la violence qui est défermée contre eux,
06:33je me dis, ce n'est pas possible.
06:35C'est impossible qu'on puisse laisser faire ça.
06:37Parce qu'après, je ne sais pas si vous vous souvenez,
06:39quand les agriculteurs vont manifester,
06:41les Gilets jaunes,
06:42Macron a envoyé des chars.
06:43Là, il n'a rien envoyé.
06:45Et ils ont les faits.
06:46Vous voulez dire qu'il y a deux poids de mesure ?
06:48Deux poids de mesure.
06:49Moi, j'ai dit, on est fort avec les faibles.
06:50Et ça, d'ailleurs, il est fort.
06:51Les agriculteurs et nous, on n'a jamais...
06:54Enfin, moi, je parle de mon époque,
06:55je suis retraité maintenant.
06:57On n'a jamais été dans l'intention de casser.
06:59Regardez, ces commerçants,
07:00ils ont tout perdu.
07:01On les voit, ils sont allés piller.
07:03Et il n'y a rien.
07:04Il n'y a rien qui se passe.
07:06Et là, à mon avis, il n'y aura rien.
07:08Parce qu'il n'y a rien.
07:09De nouveau, ils vont pouvoir recommencer.
07:12On les voit.
07:12Moi, je vous regardais à l'athée.
07:14Ils incitent, ils provoquent les gendarmes.
07:17Et après, ils ressortent.
07:18Regardez le monsieur,
07:19le gendarme qui a été un coup de pied dans la tête.
07:23C'était dans l'inverse de le tuer.
07:24Le jeune est ressorti.
07:26Il n'a rien vu.
07:27Donc, moi, je suis très, très inquiète.
07:29C'est la peur et la stupéfaction.
07:31La sidération, j'imagine.
07:33Martine, encore un mot avec vous.
07:34Oui, oui, tout à fait.
07:35Moi, j'ai des enfants.
07:36J'ai deux petites filles de 17 ans, de 11 ans.
07:39J'ai très, très peur.
07:41Je me dis, mais quel avenir on va leur donner ?
07:43Je me sens en insécurité aussi pour elles.
07:47Et après, je pense que monsieur Macron est conscient,
07:50qu'il ne dit rien qu'on sent.
07:52Il voit bien la violence.
07:53Et je me dis, peut-être qu'il compte.
07:54C'est une stratégie de continuer à couler le pays
07:57comme il a coulé.
08:00Merci pour votre témoignage, Martine.
08:02Pour aller avec votre cœur, ça s'entend.
08:03Martine, depuis Béziers, je rappelle,
08:05l'antenne ouverte tout à l'heure de 10h à 11h,
08:07dans ce grand matin, au week-end,
08:08Sud Radio, Aminata Niakate,
08:10vous entendez Martine,
08:11qui appelle depuis Béziers.
08:13À Paris, ça a été une folie,
08:15ce qui s'est passé hier.
08:16Vous avez fait un tour dans Paris.
08:18Vous avez pu voir ce qui s'est passé ?
08:20Moi, je n'étais pas sur les lieux des manifestations,
08:24mais de nombreux proches à moi y étaient.
08:27Et c'est vrai qu'il y avait deux motifs pour avoir peur.
08:31D'abord, il y avait effectivement ces black blocks,
08:34ces gens encagoulés dont les intentions
08:38étaient complètement déconnectées,
08:39des revendications légitimes,
08:41des lycéens, des gilets jaunes.
08:43Donc, effectivement, les gens ont peur
08:44quand ils vont manifester.
08:46Mais aussi, des amis à moi étaient
08:49place de la République.
08:51Ils n'ont jamais pu accéder
08:52parce qu'entravés aussi par les forces de l'ordre,
08:55donc au chemin du cortège,
08:57les routes étaient bloquées.
08:58Avant même que la manifestation ne commence,
09:04certains ont été nassés,
09:05d'autres ont dû fuir dans les rues adjacentes.
09:09Il y a eu une espèce de désorganisation ambiante.
09:13Et donc, les personnes ont été gazées
09:16et eu vraiment une incompréhension.
09:18Et les black blocks n'étaient pas encore
09:19sur site Place de la République.
09:21Et donc, vraiment,
09:23il y a aussi eu une réponse disproportionnée
09:26des forces de l'ordre
09:28sur le site Place de la République
09:29en début de manifestation.
09:31Moi, je ne suis pas d'accord
09:32sur le vocabulaire employé
09:34quand j'entends que des manifestants
09:36ont été gazés.
09:37Je voudrais apporter tout mon soutien
09:39aux forces de l'ordre
09:40qui ont eu à gérer une violence
09:44absolument inouïe.
09:44Et je crois que,
09:46d'ailleurs, le Premier ministre l'a dit,
09:48c'est miraculeux
09:49qu'avec la nuit d'émeute qu'on a eue
09:53et qu'on n'ait pas eu plus de blessés
09:55de part et d'autre.
09:56Enfin, il y a quand même
09:57beaucoup de policiers, de gendarmes
10:00qui font 150 officiellement,
10:02dont un en urgence absolue
10:03hier après-midi.
10:04Il y a aussi beaucoup
10:05de manifestants blessés.
10:06Je pense qu'on peut avoir
10:07un propos nuancé,
10:08c'est-à-dire remercier
10:11les policiers
10:12qui sont intervenus,
10:13qui ont protégé les commerces,
10:14qui ont empêché
10:15des excès de violences
10:16et déplorer,
10:17parfois,
10:18l'usage de gaz
10:19de la Prémotion
10:20quand ce n'était pas nécessaire.
10:21Mais je pense que
10:22l'usage du gaz...
10:23Le recours à la NAS
10:24illégale
10:25condamnée
10:26par les gens
10:27européens...
10:28Vous dites usage
10:28excessif de la force,
10:29vous diriez...
10:30On peut avoir
10:30un regard nuancé.
10:32Et en général,
10:35on manque de ça
10:36en politique
10:37d'un regard nuancé.
10:38Alors, en général,
10:39je ne suis pas connue
10:40pour avoir des positions
10:41non-nuancées,
10:42au contraire.
10:44Mais je pense que
10:45hier,
10:46c'est aussi pour protéger
10:47les manifestants
10:48que vous avez
10:49un usage
10:50de la force légitime,
10:52il faut quand même
10:53le rappeler,
10:54par les forces de l'ordre
10:56parce qu'il y avait
10:58beaucoup de monde,
10:59ça c'est clair,
10:59il y avait vraiment
11:00des manifestants
11:02très en nombre
11:03pour une fois
11:04dans Paris,
11:05bien plus nombreux
11:06d'ailleurs que ce que
11:06les notes du renseignement
11:08laissaient présager
11:10et peut-être que
11:11ce sera un sujet
11:12qui sera abordé
11:13par la suite,
11:14mais il est clair
11:17que quand on voit
11:18le désarroi
11:19des commerçants
11:22de ces pillages,
11:23vraiment avec une force
11:26et une volonté
11:26d'en découdre
11:27contre l'autorité publique,
11:30tout ce qui représente
11:31l'autorité publique,
11:32et d'ailleurs même
11:33le maire de Paris
11:34dont vous êtes
11:35l'adjointe au maire
11:38a souligné
11:39la violence
11:42inattendue
11:42finalement,
11:43l'ampleur
11:44de la violence
11:45que Paris
11:47a eu à affronter
11:47hier.
11:48Il y a peut-être eu aussi
11:49une...
11:49J'avais le sentiment
11:50qu'on n'a pas
11:53retenu les leçons
11:54de la séquence
11:55des Gilets jaunes,
11:56on a eu des épisodes
11:57aussi de violences
11:58très très fortes,
11:59et puis on voyait
12:00tous ces mots d'ordre,
12:01et j'avais vraiment
12:03le sentiment
12:03d'une impréparation.
12:04Il y a déjà eu à Paris
12:06de très grosses manifestations,
12:07moi j'ai fait des manifestations
12:08où j'étais fouillée
12:09à l'entrée, etc.,
12:10où il n'y avait pas de nas,
12:11et où à la fin
12:12ça s'est bien passé,
12:13ça existe ça,
12:15et puis c'est aussi
12:16la responsabilité
12:17du gouvernement
12:18de permettre
12:19de garantir
12:21le droit de manifester
12:22sereinement,
12:23en sécurité,
12:25dans le calme,
12:26et vraiment,
12:27je pense que ça doit
12:28être analysé,
12:29regarder,
12:29investiguer,
12:30est-ce que les conditions
12:31étaient réunies ?
12:31Pour qu'on puisse manifester
12:33dans le calme,
12:34dans tous les cortèges.
12:35Je vous pose une question
12:35à toutes les deux,
12:36quand vous voyez
12:37les messages
12:38de certaines...
12:39Alors c'est pas chez
12:39l'écologiste,
12:40je tiens à le préciser,
12:41c'est à la France Insoumise.
12:42Je ne suis pas l'avocate
12:43de la France Insoumise.
12:44Non, voilà, absolument,
12:45vous n'êtes pas l'avocate
12:46de la France Insoumise.
12:47Chez LFI,
12:48il y a eu ce discours,
12:50grosso modo,
12:50de la police qui tue,
12:51et est-ce que
12:52vous n'y voyez pas là,
12:53je commence par vous,
12:54Alexia Germont,
12:55une sorte de permis
12:57d'agresser
12:58les policiers,
12:58les gendarmes,
12:59parce qu'au fond,
13:00ils sont la cible
13:01désormais de certains
13:02groupes ultra-violents.
13:04Mais bien sûr,
13:05d'ailleurs,
13:05quand vous regardez
13:06les rues de Paris
13:07ce matin,
13:08là où il y a eu
13:08des émeutes hier soir,
13:10qu'est-ce que vous voyez
13:11comme slogans
13:11qui sont tagués
13:12sur plein de murs ?
13:14Vous voyez
13:15ACAB,
13:16vous voyez 13-12,
13:17bon,
13:18pour décoder,
13:19c'est
13:19« All Cops Are Bastards »
13:22et c'est vraiment
13:23le slogan
13:24de l'ultra-gauche
13:26qui est très présent.
13:28Donc,
13:29il y a un moment
13:29où il faut quand même
13:30dire les choses
13:32et vous faites le...
13:33Enfin,
13:33par la question
13:34que vous posez là,
13:37Jean-François,
13:37vous revenez
13:39sur ce que je vous disais
13:40en fait
13:40en début d'intervention.
13:42C'est-à-dire
13:43qu'il y a eu
13:43des petits cailloux
13:45qui ont été semés
13:46par LFI,
13:48par Bali Bagayoko
13:50qui a parlé
13:52de la violence
13:52dans certains cas
13:53légitime.
13:54Vous avez
13:56la désobéissance civile,
13:58je rappelle que ça,
13:59c'est le thème
13:59favori
14:00de Rima Hassan.
14:01Tous ces propos-là
14:02ne sont pas démentis,
14:04après,
14:04ils ne sont pas sanctionnés
14:05par Jean-Luc Mélenchon.
14:07Donc,
14:08il y a un moment,
14:08effectivement,
14:10où il ne faut pas
14:11attiser
14:12la violence
14:13parce que la violence
14:14ne demande
14:15qu'à s'épanouir.
14:16Et c'est ça,
14:17la triste réalité
14:18de notre pays
14:19aujourd'hui.
14:20Alors,
14:20je m'adresse
14:20aux deux avocates.
14:21C'est la colle du jour,
14:22il reste à peine
14:23plus d'une minute.
14:24Je commence par vous,
14:25Aminata Niakate.
14:25comment on en sort ?
14:27Comment on apaise
14:28le débat,
14:29là,
14:29tout de suite ?
14:30Moi,
14:30déjà,
14:30dire que la violence,
14:31pour moi,
14:31n'est jamais légitime.
14:32La défense peut être légitime
14:34et la violence
14:34n'est jamais légitime.
14:37Et je pense que,
14:38pour sortir de cette crise,
14:39il faut apporter
14:40des réponses politiques
14:43aux lycéens
14:43qui demandent des choses,
14:44des moyens
14:45de travailler
14:46dans de bonnes conditions,
14:47des enseignants,
14:48des salariés de classe.
14:49Il faut apporter
14:51de vraies solutions
14:52à la question
14:53du pouvoir d'achat
14:54et puis aux revendications
14:55des lycéens.
14:56Je pense qu'il faut...
14:56Voilà.
14:57Et que la question sécuritaire
14:59ne détourne pas
15:00le regard du débat
15:03qui est à l'origine
15:04de cette crise sociale
15:05et donc,
15:06il faut régler
15:06la crise sociale.
15:07En quelques secondes,
15:08également.
15:08On a un premier élément
15:10qui nous rassemble,
15:12une réponse politique,
15:14ça,
15:14c'est le fond.
15:15Et puis,
15:15je pense qu'il faut aussi,
15:17je rajouterais,
15:17une réponse de forme,
15:20c'est-à-dire qu'il faut
15:21faire appliquer la loi.
15:23C'était interdit
15:24de manifester
15:25dans certains endroits
15:26à Paris hier.
15:28On a laissé manifester
15:29aussi sur ces endroits,
15:30place de la Concorde,
15:31il ne devait y avoir personne.
15:32Il y a eu beaucoup,
15:33beaucoup de monde.
15:34Voilà.
15:35Donc,
15:35il faut savoir tirer
15:37réflexion
15:38de ce qui s'est passé.
15:38Merci à toutes les deux,
15:40Alexia Germant,
15:41Aminata,
15:41Agnacaté.
15:42Vous reviendrez
15:42en prochaine semaine
15:43pour débattre.
15:44C'est toujours intéressant
15:45d'y mettre un petit peu
15:46de mesure
15:47à suivre.
15:48Pendant une demi-heure,
15:50osez entreprendre,
15:51osez investir
15:52avec l'ami Thomas Binet,
15:53Thomas qui nous attend.
15:54Et nous vous retrouvons,
15:56nous nous retrouvons
15:57de 10h à 11h,
15:59antenne ouverte
16:00du Grand Matin Sud Radio.
16:01Vous continuez
16:01à nous appeler
16:02au 0800 26 300 300
16:04pour témoigner,
16:04pour dire
16:05votre sentiment ce matin.
16:07Et Fergnot
16:08fera son marché,
16:09c'est promis,
16:09mais ce sera à 11h.
16:10A tout à l'heure.
16:11Sud Radio
16:12Parlons vrai.