00:00Aujourd'hui on est à une quarantaine de brevets, répartis sur 6 familles.
00:02On est ce qu'on appelle un spin-off ou alors c'est une start-up issue d'un laboratoire
00:05de recherche.
00:05L'IUMN, c'est un institut du CNRS.
00:08L'avantage pour nous en fait, c'est que ça nous permet d'avoir un asset technologique de plusieurs brevets.
00:13Ça nous permet aussi de s'appuyer sur une équipe, sur une équipe technique, une équipe scientifique,
00:18je dirais de renom sur le sujet sur lequel on travaille.
00:20Donc ça nous permet à nous de pouvoir, je dirais, limiter un peu le risque financier.
00:24Aucune entreprise Deep Tech ne pourrait le faire aujourd'hui, en tout cas avec notre prise de risque capitalistique,
00:30sans avoir un appui tel que le CNRS.
00:32L'idée a été de se dire qu'on va reprendre des caractéristiques physiques ou techniques qui sont dans le
00:37vivant
00:38pour pouvoir, je dirais, mieux approcher une innovation technologique.
00:42Dans les années 2000-2010, on en parlait beaucoup plus, mais malgré tout, aujourd'hui, même si on en parle
00:46un petit peu moins,
00:47ça reste en fait des itérations technologiques sur lesquelles beaucoup d'entreprises, beaucoup de chercheurs s'appuient.
00:51Donc c'est aussi, nous, le pari qu'on a fait en s'inspirant de ce qu'on retrouve, par
00:55exemple, dans le corps humain
00:56pour pouvoir améliorer, gérer la quantité de stockage d'une batterie.
01:00Nous, on est sur un modèle capitalistique de très long terme.
01:02Donc concrètement, ça veut dire que notre accès marché, il est 5 à 10 ans en moyenne sur des startups
01:07comme ça.
01:07Je dirais, le besoin financier est assez conséquent puisqu'il faut financer les équipes, les infrastructures,
01:12les technologies que l'on utilise pour fabriquer nos produits.
01:14Le soutien de l'État au travers de subventions, notamment crédits impôts-recherche ou autres, est indispensable pour nous.
01:19L'intérêt de ces politiques d'investissement au travers des financements de l'innovation de l'État,
01:25c'est de pouvoir bénéficier directement ou indirectement d'un retour sur investissement concret,
01:29soit financier via des entreprises, des champions européens, des champions français,
01:33donc sur des axes économiques de rupture.
01:35Après, il y a tout un enjeu aussi de souveraineté.
01:37C'est très d'actualité de pouvoir maîtriser nos chaînes d'approvisionnement, les chaînes de valeur, nos technologies souveraines.
01:42Et le dernier axe, c'est celui plutôt des cas sur des applications qui apportent ce qu'on appelle un
01:47impact social ou sociétal.
01:49C'est le cas de Biotech et de MedTech, par exemple, qui vont avoir un impact significatif sur le système
01:53de santé.
01:53C'est un investissement qui ne génère pas directement des revenus pour l'État,
01:57mais par contre, évite à posteriori, soit de générer une surcharge sur un système de santé, par exemple.
02:04Ce sont des technologies qui sont indispensables pour l'avenir.
02:07L'État a forcément tout intérêt à financer ces innovations.
02:11La première revendication, effectivement, ce serait de la stabilité.
02:13Ce qui fait le plus de mal à l'écosystème, au sens vraiment très large, c'est une instabilité économique
02:18et politique.
02:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui, n'importe quelle entreprise va porter ce risque qui va être essentiellement technologique,
02:24mais si à côté de ça, elle n'a pas toutes les règles du jeu en main, ou alors les
02:28règles du jeu changent en cours de route.
02:29Dans un investissement long terme, sur 10 à 15 ans, où nous, on a une vision d'économie de marché,
02:34industrielle,
02:35si on n'a pas cette vision de stabilité, on ne peut pas, d'une manière logique,
02:41pouvoir envisager un avenir qui nous permet de nous déployer et de nous développer de manière pérenne.