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  • il y a 37 minutes
Avec Philippe Coy, Bernard de La Villardière, Remi Branco

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##DEBATS_AVDLD-2026-10-29##

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News
Transcription
00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:05A vous de le dire avec Philippe Coye, Bernard de la Villardière, Rémi Branco.
00:10Aujourd'hui, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur Sud Radio.
00:14On parle d'Emmanuel Macron qui s'est exprimé hier soir chez Hugo Descriptes.
00:19Il est revenu notamment sur l'attentat de Trappes, l'attentat raciste,
00:22alors qu'un hommage a lieu aujourd'hui pour la victime.
00:25Alors on se dit, tiens, ce qu'on attend du Président de la République dans un moment pareil,
00:30c'est une forme de concorde, et après les émeutes du 17 octobre,
00:33qu'il protège les Français, qu'il nous explique comment sortir de ces tensions.
00:37Que fait-il ?
00:39Lui aussi, il met dos à dos LFI et le RN.
00:42Écoutez.
00:43Je trouve qu'il y a une désinhibition des violences.
00:46Je trouve qu'on a eu plusieurs fois l'occasion d'en parler,
00:49on a eu une désinhibition d'un antisémitisme chez certains,
00:52et une désinhibition du racisme chez les autres.
00:54Et en vérité, le combat de la République, c'est un combat universaliste.
00:57Il n'y a deux places pour aucune de ces haines.
01:01Oui, alors, il nomme courageusement de problème.
01:04Non mais, Bernard David-Ardière, ça vous inspire quoi ?
01:07Pour d'ailleurs, un Président de la République qui n'a pas su marcher contre l'antisémitisme.
01:12Oui, il y a quelques années, il était absent de cette grande manifestation contre l'antisémitisme en France,
01:17et c'est quelque chose que les Juifs de France ont eu du mal à accepter.
01:21Et ça a été une blessure pour eux, et ils restent d'ailleurs extrêmement blessés.
01:26Voilà.
01:28Non mais il y a toujours un différé, on a l'impression qu'Emmanuel Macron découvre les choses, vous voyez,
01:32en différé, non ?
01:33Il y a un petit ralentissement à l'allumage, non ?
01:35Moi, je suis frappé par ça.
01:37Depuis quelques mois, Emmanuel Macron semble en retard sur tout.
01:40Oui, c'est ça.
01:41Prenez la colère des lycéens, il reçoit les lycéens, 15 jours après, une fois qu'il y a eu des
01:44manifs, de la casse.
01:45Prenez la manifestation du 17, le dispositif n'est pas au niveau, il l'est une semaine après.
01:50Prenons l'antisémitisme, la marche du 12 novembre à laquelle vous faites référence, il n'y va pas,
01:55alors qu'évidemment, la place d'un Président de la République s'est dit être au premier rang.
01:59Je vais souvenir que Nicolas Sarkozy, François Hollande étaient présents dans cette marche,
02:02c'est la moindre des choses quand on est un Président ou un ancien Président.
02:05Oubliant au passage, pardonnez-moi, quand il y a eu l'attentat de Trappes il y a quelques jours,
02:09oubliant au passage qu'il y a eu Mohamed Merah et d'autres attentats, effectivement.
02:12J'allais dire, sa réaction après Trappes, comme si c'était la première fois qu'il y avait un attentat
02:16raciste en France,
02:16en dit très long, sur la légèreté avec laquelle il prend ses problèmes.
02:20On ne peut pas comme ça découvrir ou faire simplement découvrir qu'il y a eu d'autres attentats
02:24et qu'on refait un tweet, encore une fois, il est en retard, il refait un tweet pour dire
02:29« Ah ben même, je me suis trompé la première fois ».
02:30J'ai l'impression, ça donne l'impression d'un Président toujours en retard et pas vraiment concerné
02:33par des sujets qui sont pourtant extrêmement graves.
02:36Très hors-sol, en fait, qui ne semble plus comprendre le pays qui couvait.
02:40Je pense qu'il a un agenda.
02:41Moi, j'ai longtemps pensé qu'il n'était pas forcément multiculturaliste
02:44ou pour une société multicommunautaire ou multiculturaliste,
02:47mais je pense qu'il est sur un modèle anglo-saxonne
02:49et il se dit « De toute façon, c'est trop tard pour faire marche arrière ».
02:52Et donc, je pense qu'il est pour, comme Mélenchon d'ailleurs, pour la créolisation de la France
02:55et je pense qu'il l'assume.
02:57Enfin, peut-être par cynisme d'ailleurs,
02:59ou parce que c'est un fonctionnaliste, finalement.
03:03Non, il n'a pas d'idée, pas de culture, pas de stratégie et pas de colonne vertébrale.
03:07Mais ce qui est extrêmement dangereux, c'est d'être indifférent à ça
03:10dans cette période-là de la société où elle se tempe
03:14parce qu'il y a une crise sociale extrêmement dure.
03:16On parlait tout à l'heure de la crise des carburants.
03:18Je pourrais vous parler du fioul.
03:19Il y a des gens dans ma campagne, il y a un lotois sur quatre qui se chauffe au fioul.
03:22Et bien sûr, on va en parler.
03:23Il y a des gens qui ne remplissent pas leur cuve,
03:25qui vont avoir froid cet hiver, qui vont mettre trois aides redons.
03:27Enfin, on est dans une situation où les gens vont mal.
03:29Et quand les gens vont mal, c'est une règle de l'histoire.
03:32Malheureusement, quand il n'y a pas de solution,
03:33on cherche un bouc émissaire à côté.
03:34Alors ça va être l'assisté, ça va être l'immigré,
03:37ça a été à une époque le juif, ça peut être demain le musulman.
03:39Et dans ces périodes-là, le président de la République,
03:42s'il ne montre pas l'exemple,
03:43s'il n'est pas en première ligne, dans la minute
03:45où il y a un acte raciste ou antisémite,
03:47là, il peut laisser la porte ouverte à d'autres dérives
03:49et à la désinhibition, comme vous le disiez.
03:51C'est terrible, c'est qu'il parle de LFI et RN.
03:54C'est la seule chose qu'il sait faire,
03:55mettre dos à dos LFI et le RN,
03:57comme si ces deux parties étaient responsables.
04:00Oui, alors que l'irruption de la violence,
04:01on voit bien la violence symbolique,
04:03la violence du langage, des discours, etc.
04:05On voit bien d'où elle vient.
04:06Aujourd'hui, elle vient de LFI.
04:08Et eux, ils ne sont pas d'accord, attention.
04:09Et on l'a vu, d'ailleurs, émerger,
04:13dans l'enceinte même du temple de la démocratie,
04:15l'Assemblée nationale.
04:17Moi, j'ai été choqué tout au fil.
04:18On a eu quand même plusieurs premiers ministres
04:20et plusieurs discours généraux des premiers ministres.
04:25Et ils étaient accueillis par...
04:26Enfin, les discours étaient couverts par des lazies,
04:29les sifflets, les hurlements venant du banc de LFI.
04:33Et je pense qu'on aurait dû faire la discipline
04:34beaucoup plus d'eau au sein de l'Assemblée nationale.
04:37Mais pire que ça !
04:38Vous avez vu le rassemblement à Paris-Place-Stalinigrad
04:40suite à l'assassinat à Trappes.
04:43Vous avez le maire de Paris qui prend la parole
04:45en solidarité avec les victimes de Trappes.
04:47Et vous avez des militants à LFI
04:49qui ne trouvent rien de mieux
04:50que de venir et de dire que tout le monde déteste le PS.
04:52Enfin, on est chez des gens qui...
04:52Tout comme Raphaël Bixman, votre candidat au Parti Socialiste,
04:55qui n'arrive pas à faire campagne.
04:57À chaque fois qu'il sort de chez lui,
04:58il est harcelé par les LFI.
05:00Là, moi, ça me rend extrêmement inquiet
05:01parce que ce n'est plus une histoire d'idées politiques,
05:03d'idéologie même.
05:04C'est une histoire de rapport à la démocratie.
05:06Quand on en est à intimider, à harceler des candidats,
05:09il faut faire attention à ce que l'antifascisme
05:11ne devienne pas, finalement, une forme de fascisme.
05:13Parce qu'empêcher de parler,
05:15c'est le début de comportement extrêmement dangereux.
05:18Je suis d'accord et j'abonde dans votre sens.
05:19Maintenant, c'est vrai que votre parti,
05:21le Parti Socialiste,
05:22s'est commis avec la France Insoumise.
05:25Et vous découvrez aujourd'hui...
05:26Non, il se trouve que moi...
05:27Ils sont ingrats avec vous.
05:28J'ai toujours été opposé.
05:30À titre personnel, j'étais candidat dissident de la NUPES.
05:32Donc, j'ai préféré perdre en dissidence de la NUPES
05:34face à une candidat à LFI
05:35plutôt que gagner avec LFI.
05:37Vous étiez bien seul ?
05:38On était quelques-uns
05:39et Carole Delga a eu à ce moment-là
05:40un comportement exemplaire.
05:41Raphaël Glucksmann était sur la même ligne.
05:43Sur le tard, Raphaël Glucksmann, je vous rappelle.
05:46Alors, c'était...
05:47Oui, en tout cas,
05:48on était un certain nombre
05:49avec Bernard Cazeneuve,
05:50avec Carole Delga à s'y opposer.
05:51Et je crois malheureusement
05:52qu'on n'a pas été assez écoutés à ce moment-là
05:54et qu'aujourd'hui,
05:55on en paie les conséquences
05:56avec une LFI qui est...
05:57Voilà, hégémonique.
05:59C'était une faute du Parti Socialiste.
06:00Je crois que l'alliance avec LFI
06:01à ce moment-là était une faute, oui.
06:04À ce moment-là,
06:06à tous les moments, à mon avis.
06:07Oui, mais en fait,
06:08ce que je veux dire,
06:09c'est qu'aujourd'hui, ça paraît évident
06:10alors qu'à l'époque, un peu moins.
06:12On était avant les attentats de 2023.
06:14Enfin, ça paraissait plus évident,
06:15ça y avait LFI.
06:16Et moi, je dis que dès ce moment-là,
06:18c'était une faute.
06:19De la tambouille politique
06:20et des circonstructions.
06:21Je suis désolé.
06:22Le citoyen que je suis,
06:24ces attelages-là,
06:25contre nature,
06:26n'ont pas servi
06:27l'engagement politique.
06:28Ils ont servi quelques députés
06:30à avoir des places
06:31à l'Assemblée nationale.
06:32M. le maire, je veux juste revenir.
06:33Vous parlez du président Macron.
06:34C'est vrai, il est souvent en retard.
06:37Il avait lui-même, d'ailleurs,
06:39fait de son début de mandat
06:40qu'il allait lutter contre les extrêmes.
06:42Eh bien, ils n'ont jamais été
06:43aussi puissants.
06:45La bipolarisation du débat politique
06:48n'est que la conséquence
06:49de ces neuf années.
06:51Enfin, on en est là aujourd'hui.
06:53Plus personne ne se supporte.
06:55La démocratie est bafouée.
06:57Et je suis d'accord avec vous.
06:59Quelles que soient les idées,
07:00et que votre candidat
07:02ne puisse pas se balader,
07:03il a été entarté l'autre jour
07:05ou en fariné.
07:07Les discours à Stalingrad
07:09sont inadmissibles.
07:10Un moment de recueillement
07:11où on doit faire nation.
07:13Ceux qui prônent l'unité
07:15et la solidarité
07:15la bafouent tous les jours.
07:17En tout cas, c'est...
07:18Il faut tout conflictualiser,
07:19dit Jean-Luc Mélenchon.
07:21Il n'y a que l'apparencé unique.
07:22Enfin, je suis désolé.
07:24Il y a quelque chose
07:25qui m'a choqué à Orléans
07:26ce week-end.
07:27On aime ou on n'aime pas
07:28le congrès qui se donnait à Orléans
07:30où le débat n'est pas là.
07:31Mais depuis quand
07:31les responsables politiques
07:32vont manifester devant
07:34d'autres réunions politiques,
07:37d'autres obédiences,
07:38d'autres partis ?
07:38Olivier Faure, le premier lieu.
07:39Ce n'est pas admissible.
07:40Et on ne peut que encourager
07:42aujourd'hui la haine dans le pays.
07:44Vous parlez d'antisémitisme
07:46et du racisme.
07:46Mais c'en est une sorte.
07:48C'en est une forme.
07:49Et moi, je le dis,
07:51vivons plutôt l'apaisement
07:53que l'affrontement.
07:54Aujourd'hui,
07:55tous les partis politiques,
07:57enfin, une grande partie
07:58des deux extrêmes
07:59ne font qu'arranguer les foules.
08:01Il reste six mois.
08:02Vous les mettez doigt d'eau ?
08:04Oui.
08:05LFI et le Rassemblement National.
08:07Pour vous,
08:07il y en a quand même plus un,
08:09excusez-moi de nommer LFI
08:10et je ne fais pas de politique,
08:11qui aujourd'hui bordélise.
08:14On l'a vu,
08:14Bernard vient de le dire,
08:15dans l'hémicycle.
08:16Ils ne respectent plus les règles.
08:18Notre jeunesse, du coup,
08:19suit ça.
08:20Et quand vous voyez les plateaux
08:21où ils interviennent,
08:22ils ont les EDL,
08:24les éléments de langage,
08:24pardon,
08:25de l'EFI,
08:26il y a un endocrinement,
08:28une situation
08:28et un pourrissement
08:29portés par cette moudance-là.
08:31Et interdire tout ce qui n'est pas
08:33en lien avec la Nouvelle-France.
08:35Vous voyez ce débat
08:36sur les médias,
08:37Bernard de Villardier.
08:37Oui, bien sûr.
08:38Justement,
08:38permettez-moi d'intervenir
08:39en tant que président
08:40du Presse Club de France.
08:41Moi, j'appartiens
08:42à une corporation
08:42qui, dans ces temps de crise,
08:45devrait avoir
08:45un comportement exemplaire
08:47et au sein même
08:48de notre corporation,
08:49il y a des gens
08:50qui essayent de disqualifier les autres,
08:52de mettre des étiquettes,
08:53etc.
08:53et d'interdire,
08:54on l'a vu l'autre jour
08:55à l'Assemblée Nationale
08:56sur une conférence de presse
08:57organisée par le Parti écologiste,
08:59où on a interdit
09:00les gens de chez CNews
09:01ou du GDD,
09:02de manière invraisemblable.
09:03Et Jean-Luc Mélenchon
09:04qui traite BFM
09:06de raciste quand même.
09:07Et donc,
09:07on met des cibles
09:08sur des journalistes
09:09et je trouve
09:10qu'on devrait justement
09:11nous contribuer
09:12à un apaisement du débat.
09:13Et un journaliste,
09:14c'est quoi ?
09:14C'est un mec
09:16qui contextualise,
09:17qui enquête,
09:18qui essaye d'expliquer
09:20les choses et les phénomènes
09:21de manière extrêmement sereine.
09:23Et ce n'est pas parce que
09:23vous interviewez quelqu'un
09:25qui n'est pas de vos idées
09:27qu'il faut être agressif
09:29et se comporter
09:31comme se sont comportés
09:32les deux présentateurs
09:33de France Info
09:34hier matin
09:34en recevant Sarah Knafow.
09:36Regardez cette séquence
09:37qui fait un buzz incroyable
09:39et qui va contribuer
09:40à affaiblir encore
09:41l'image du service public.
09:42Mais elle a raison
09:43parce que c'est un comportement
09:45Le service public
09:45qui enfonce le clou
09:46en soutenant
09:47les deux journalistes.
09:48Oui, oui, oui.
09:49Ça, c'est le corporatisme
09:51un peu ridicule.
09:53Les gens qui préservent
09:55leurs privilèges
09:55parce que pourquoi
09:56tout ça est tellement violent aussi ?
09:58C'est parce que finalement
09:59il y a une caste
10:00qui est en train
10:00de perdre le pouvoir.
10:01On le voit
10:02dans le domaine culturel,
10:03dans le domaine des médias,
10:04etc.
10:05D'ailleurs,
10:06CNews fait des scores
10:07incroyables en ce moment.
10:08Ils sont première chaîne
10:10d'info de France
10:10depuis pas mal de temps déjà.
10:13Sud Radio aussi
10:14fait des audiences incroyables.
10:15Je me permets
10:16de le préciser.
10:18Non mais Rémi Branco,
10:20c'est vrai que c'est intéressant
10:20de vous avoir
10:21parce que vous êtes
10:22au Parti Socialiste.
10:24Effectivement,
10:25ce que décrit
10:25Bernard de Villardière,
10:27c'est un fait.
10:28Il y a une forme de...
10:29On veut annuler,
10:30en tout cas,
10:31la France insoumise
10:32veut interdire
10:33tout ce qui ne va pas
10:33dans son sens.
10:35C'est clair.
10:35Vous n'êtes pas étonné
10:36qu'on les mette
10:37souvent dos à dos,
10:38Emmanuel Macron,
10:39le premier ?
10:41Moi,
10:41ce que je pointe aussi,
10:43bien sûr,
10:43on peut rejeter la faute
10:45exclusivement sur LFI et le RN.
10:46Mais pourquoi ils montent ?
10:47D'abord,
10:48parce que les autres ont échoué,
10:49le macronisme a échoué.
10:50Mais parce que les oppositions
10:52au macronisme ont aussi échoué.
10:53Que ce soit LR,
10:54que ce soit le PS,
10:55aujourd'hui,
10:56bien malin,
10:57qui peut dire
10:57quelles sont les trois propositions
10:58de LR ou du PS
11:00pour changer la vie des gens
11:01au quotidien.
11:02Et c'est aussi
11:02parce qu'il y a ce vide-là
11:03que les autres,
11:04parce qu'ils crient plus fort,
11:05s'opposent plus fort,
11:06se font entendre.
11:07Et je crois aussi
11:08qu'il faut balayer
11:08devant notre porte.
11:09Bien sûr,
11:09le macronisme a échoué,
11:10mais ces oppositions
11:12raisonnables,
11:12entre guillemets,
11:13ces oppositions de gouvernement,
11:14on disparaît.
11:16Et les uns,
11:16comme Bruno Retailleau
11:17ou d'autres,
11:18courent après le RN
11:19et le PS aussi
11:20a couru après LFI
11:22en faisant alliance
11:22et en pensant
11:23sauver sa peau
11:23avec LFI.
11:24Et c'est là
11:25que les partis de gouvernement,
11:26vous avez reçu ce matin
11:27Guillaume Lacroix
11:28qui est exemplaire là-dessus.
11:29On va l'entendre tout à l'heure.
11:30Il n'a jamais accepté
11:31des alliances
11:31pour sauver sa peau.
11:32Et je crois qu'à un moment,
11:33il faut accepter en politique
11:34de perdre,
11:35de prendre des défaits politiques
11:36pour garder une constante
11:38et être à nouveau crédible
11:39auprès des gens.
11:39Et en fait,
11:40les partis politiques
11:41doivent prendre un peu
11:42de hauteur
11:42et les candidats
11:43à la présidentielle.
11:44Moi, j'ai été frappé en 80.
11:45Vous vous souvenez de la campagne ?
11:46Enfin, peut-être pas
11:46parce que vous n'étiez
11:47peut-être pas nés.
11:48Moi, j'avais 20 ans à l'époque.
11:50Et je me souviens
11:51du projet de société
11:53proposé par François Mitterrand.
11:55Un projet de société.
11:56C'est-à-dire qu'on emmenait
11:57les gens.
11:58On leur proposait
11:59un projet de société.
12:03apparaître exaltant
12:04pour certains.
12:04Moi, ce n'était pas le cas
12:06parce qu'il a fait
12:06Jean-Luc Mélenchon.
12:08Attention,
12:08c'est ce que fait
12:09Jean-Luc Mélenchon
12:09au projet de société.
12:10Mais aujourd'hui,
12:11ce sont LMI et l'ERN.
12:12Et Marine Le Pen
12:14dans son congrès, etc.
12:15On se concentre d'accord ou pas ?
12:16Moi, les habitants de mon village,
12:17ils peuvent vous dire
12:17ce qu'est le projet de société
12:18de Mélenchon,
12:19Marine Le Pen.
12:20Et on en parle
12:21dans quelques instants.
12:21Est-ce que vous,
12:22vous trouvez ça normal,
12:24justement,
12:24qu'on ne les entende pas ?
12:25Ces oppositions,
12:26le Parti Socialiste,
12:27les LR ?
12:28A tout de suite
12:29sur Sud Radio
12:300826 300 300.
12:32On voulait le dire
12:33avec Philippe Coy,
12:34Buralis,
12:34vice-président des entrepreneurs,
12:36Bernard de la Villardière,
12:37producteur,
12:38journaliste,
12:38rédacteur en chef
12:39et présentateur à M6
12:40et Rémi Branco,
12:41maire depuis l'évêque
12:42dans le lot,
12:43porte-parole du PS.
12:44Ah non, je ne le suis plus.
12:45Ah non, c'est vrai.
12:46Non, j'ai arrêté ça.
12:47J'avais cette petite information
12:48qu'on va renouveler
12:49sur les fiches.
12:50Vous vous désolidarisez.
12:51Je faisais partie
12:52avec Boris Vallaud
12:53de ceux qui ont quitté
12:54la direction
12:54il y a quelques mois
12:55pour pas mal de raisons
12:56et notamment l'ambiguïté
12:58qu'il y a eu
12:58pendant les municipales
12:59avec LFI
13:00que moi, à titre personnel,
13:01je ne pouvais pas supporter.
13:02C'est bien de le dire
13:04parce qu'on en parlait
13:05il y a quelques instants
13:06et vous avez été
13:07un des rares
13:07extrêmement clairs
13:08sur le sujet.
13:11C'est le PS
13:12que l'on regrette.
13:13Eh oui.
13:13Mais ça, il est mort
13:14ce PS-là.
13:16De ce point de vue,
13:17vraiment,
13:17Raphaël Gluckman
13:18a permis de clarifier ça.
13:19Et il faut vraiment
13:20qu'on tienne maintenant
13:21sur cette ligne
13:21et qu'on ne revienne plus
13:22en arrière
13:22sur ces alliances
13:23qui nous ont coûté
13:23politiquement.
13:24Dans un deuxième temps,
13:25je le rappelle.
13:26Il ne l'a pas fait
13:27du premier coup.
13:27D'ailleurs,
13:28certains lui ont tenu
13:29en rigueur.
13:29Il progresse.
13:31Vous parliez,
13:31il y a quelques instants,
13:32Rémi Branco,
13:33de Guillaume Lacroix
13:34qui n'a pas fait
13:35de compromis
13:36avec LFI,
13:37président du Parti Radical
13:39de gauche.
13:40Il parle justement
13:41de ce climat
13:43vraiment en débullition
13:44en France.
13:45Chacun veut son mort.
13:47Finalement,
13:48dans les têtes,
13:48la guerre civile est là.
13:49Chacun veut compter ses morts.
13:51Dans les têtes,
13:51chacun se dit
13:52j'ai mon mort.
13:53Mon mort à moi,
13:54il est noir.
13:54Mon mort à moi,
13:55il est blanc.
13:56Mon mort à moi,
13:56il est juif.
13:57Mais on est dans un monde
13:58qui devient dingue
13:59et je ne l'accepterai pas
14:00parce que nous ne pouvons
14:02aller nulle part.
14:03Nous ne pouvons emmener
14:04nos enfants nulle part.
14:05Nous ne pouvons autoriser
14:07la jeunesse à rien
14:08si nous ne lui offrons
14:09rien d'autre
14:09que la désolation
14:11des détestations.
14:12On ne peut que lui donner
14:13raison,
14:14Guillaume Lacroix.
14:15C'est vrai qu'elle a fait
14:15à sauter,
14:17pardonnez-moi,
14:17c'est terrible de dire ça,
14:19mais sur ce terrible attentat,
14:20en effet,
14:21raciste à Trappes
14:22puisque ça a été
14:23circonstancié par le procureur.
14:24Il y avait clairement
14:26un objectif raciste
14:27En même temps,
14:28c'est intéressant
14:28de s'intéresser
14:29au parcours du personnage,
14:30d'où il vient.
14:32La victime était chrétienne.
14:34Et on ne le souligne pas
14:36beaucoup, en fait.
14:37Mais il a raison.
14:40C'est le produit
14:41de l'inculture,
14:41cet homme,
14:42qui a été mis à temps
14:45psychiatrique,
14:45qu'on a sorti
14:46aujourd'hui en prison
14:47et bien fait pour lui
14:49et j'espère qu'il sera
14:50très sévèrement condamné.
14:51Mais c'est le produit
14:53d'une inculture,
14:54de ce qu'on a laissé
14:54prospérer dans notre pays.
14:56Mais oui,
14:56mais tout le système
14:57d'extrême gauche,
14:59je vais dire de gauche
14:59parce que Rémi Branco
15:00va m'en vouloir sinon,
15:01c'est mis en branle.
15:04Pour viser la droite,
15:05encore ce matin,
15:06j'entendais une chanteuse
15:07sur RTL,
15:08Chaïm,
15:09qui disait
15:09« Ah bah oui,
15:10c'est la faute du RN ! »
15:10Non mais c'est la surenchère
15:12victimaire de l'idéologie victimaire.
15:14Ça vous inspire quoi ça,
15:15Rémi Branco ?
15:16Justement,
15:16vous,
15:17l'homme de gauche,
15:18vous êtes d'accord avec ça,
15:19sérieusement ?
15:20C'est la faute d'Éric Zemmour ?
15:21C'est la faute du RN ?
15:22S'il y a eu cette attaque à Trappes ?
15:24Parce qu'en gros,
15:25c'est ce qu'on dit à gauche,
15:26en tout cas à l'extrême gauche.
15:28C'est beaucoup trop facile
15:29si on dit
15:30que c'est la faute
15:30d'un parti politique
15:31parce qu'il y a eu un attentat,
15:33évidemment que c'est faux.
15:34Là où les partis politiques
15:35ont une responsabilité,
15:36c'est dans cette désinhibition
15:39de la parole,
15:40dans un sens comme dans l'autre,
15:41qu'elle soit raciste,
15:41qu'elle soit antisémite,
15:42qu'elle soit ne serait-ce qu'ambiguë
15:44sur l'antisémitisme.
15:45Et LFI
15:46n'a peut-être pas tenu
15:47de parole ouvertement antisémite,
15:49mais par cette ambiguïté,
15:51par jouer sur les noms,
15:52par exemple,
15:52de Raphaël Glucksmann,
15:53de Jean-Luc Mélenchon,
15:54etc.
15:55On libère,
15:56on autorise un sous-entendu
15:58et un discours antisémite.
15:59Et, pardon,
16:00mais Éric Zemmour
16:01et Sarah Gnafo
16:02que vous citez là,
16:03à travers leur partie reconquête,
16:05a rejoué le rôle
16:06de Jean-Marie Le Pen
16:07que j'entendais
16:08quand moi j'étais jeune
16:09il y a 20 ans, 25 ans,
16:10de désinhiber aussi
16:11une parole
16:12qui pointe du doigt l'étranger,
16:13qui pointe du doigt l'immigré.
16:14Alors le RN,
16:15évidemment,
16:15a évolué
16:16et le RN profite bien
16:17du fait qu'il y ait
16:18plus raciste que lui,
16:19entre guillemets,
16:20qu'il y ait plus violent
16:20que lui dans les propos.
16:22Mais ce que fait Éric Zemmour
16:23qui a été condamné
16:23quand même par la justice
16:24pour ces raisons-là.
16:26Tout comme d'ailleurs
16:26le passionnément antisémite
16:27du côté de LFI.
16:29Ça a été condamné
16:30par la justice aussi.
16:31C'est les deux faces
16:31d'une même pièce.
16:32C'est-à-dire que c'est une pièce
16:33qui travaille au corps
16:34d'une société
16:35pour l'autoriser
16:35à avoir des propos
16:37et ensuite des actes
16:38racistes et antisémites.
16:39Moi, je suis extrêmement inquiet
16:40par rapport à ça.
16:41Ce que dit Guillaume Lacroix
16:43qui est un ami
16:43que je respecte
16:44et pour qui j'ai vraiment
16:45beaucoup d'estime
16:45est vrai.
16:47J'ai très peur
16:47que ça désinhibe cette parole
16:48pas simplement
16:49dans les quartiers populaires,
16:50pas simplement
16:50mais partout en France.
16:52Je vois monter une parole
16:55ouvertement raciste
16:55dans des coins
16:56où il n'y a même pas d'immigrés.
16:57Mais où ?
16:58Parce que ces discours prospèrent
16:59et qu'au final
17:00on commence à les croire.
17:01On voit une société
17:01qui évolue
17:02et qui cherche d'abord
17:03le bouc émissaire
17:04parce que par ailleurs
17:05elle n'attend plus
17:06aucune solution du politique.
17:07Et encore une fois,
17:08quand le politique
17:09ne propose plus de solution
17:10pour répondre au problème
17:11est-ce que c'est vraiment
17:11la faute du politique ?
17:12On cherche le bouc émissaire.
17:13L'inaction du politique
17:14fait que les gens
17:15ont envie de se faire justice.
17:16Moi, je suis frappé par ça.
17:18Je vois des gens
17:20qui peuvent y avoir
17:20des vrais problèmes
17:21de règlement de compte
17:22y compris dans des villages.
17:23Mais la propension
17:24à vouloir se faire justice
17:25soi-même, elle augmente.
17:26Mais bien sûr.
17:26Parce que la délinquance
17:28progresse
17:28et ça c'est quelque chose
17:29que je n'avais pas vu
17:30à ce point.
17:31Et notamment à la campagne.
17:33Et attention,
17:34il y a des armes
17:35dans les quartiers,
17:36il y a des armes aussi
17:36à la campagne.
17:37Il y a des chasseurs,
17:37il y a des fusils
17:38dans beaucoup de maisons
17:38et des drames peuvent vite arriver.
17:40Vous avez raison
17:40et souvent c'est un tabou
17:43de dire ça.
17:44Absolument.
17:44Il y a des agriculteurs
17:45qui montent des groupes
17:48pour aller surveiller
17:50les champs,
17:51la nuit, etc.
17:52Parce qu'ils sont dévalisés
17:53les tracteurs
17:54avec le prix du carburant.
17:556 Français sur 10
17:56songeraient à se protéger
17:57eux-mêmes.
17:58C'était un sondage
17:59qui a été fait
17:59après les émeutes
18:00du 17 octobre.
18:01On en a longuement parlé ici
18:02où les commerçants
18:03n'ont pas pu être défendus.
18:06C'est ça le sujet aussi.
18:07Philippe Coyne,
18:08vous qui êtes commerçant.
18:09Chacun aujourd'hui
18:10pense à sa protection
18:11vu que l'État a failli.
18:14Il est en faillite
18:16sur la protection
18:16des biens et des personnes
18:17au cours des événements
18:19du mois d'octobre,
18:2017 octobre en l'occurrence.
18:22Il est en faillite
18:23sur la protection
18:24dans le monde rural.
18:25Je suis effaré de voir
18:26le nombre de vols
18:28et M. le maire,
18:29vous en parlez mieux que moi
18:30certainement,
18:30de matériel agricole.
18:32Sans parler du carburant,
18:33du matériel agricole.
18:34Il y a eu quelques reportages
18:35ces derniers jours
18:36où on a volé
18:37des équipements
18:38sur les exploitations
18:39et pas des petits équipements.
18:41Sur les tracteurs,
18:42les systèmes GPS,
18:44etc.
18:44Donc il y a un vrai sujet
18:46et on peut comprendre
18:47à un moment
18:48quand vous êtes seul
18:49que vous ayez
18:50ce mauvais réflexe
18:51de vouloir vous défendre.
18:53Et Emmanuel Macron
18:54qui s'étonne de tout ça
18:55quand même.
18:56C'est quand même la flague.
18:58Quand vous vivez dans un palais
18:58avec des gens
19:00qui vous protègent
19:00matin, midi et soir
19:01que vous n'avez jamais géré
19:03un embouteillage
19:03de votre quotidien,
19:05forcément la vie
19:06est beaucoup plus simple.
19:07Moi je viens
19:07avec le métro,
19:09je repars avec le métro,
19:10je prends la flotte
19:11quand il pleut
19:12parce qu'on ne me tient pas
19:12le parapluie
19:13donc forcément
19:14je sais un peu mieux
19:15ce qui se passe
19:16dans la vraie vie
19:16du quotidien.
19:18Mais ce que vous disiez
19:19M. le maire
19:19sur la croyance des élus
19:21est inquiétant
19:22parce que vous êtes
19:23un élu local,
19:23j'ai eu été
19:25et le dernier rempart
19:26de conviction
19:28que les gens avaient
19:28c'était avec le maire.
19:30Et il y a eu
19:31des enquêtes récentes
19:32qui montrent
19:33que même
19:33l'élu local,
19:34cet édile de proximité
19:36comme vous dites souvent
19:37à portée d'Anglade
19:38ou de Baf
19:39a plu non plus
19:41l'amour des concitoyens
19:42et des français.
19:43On est à quelques jours
19:44du congrès des maires
19:45il y a quand même
19:46aujourd'hui aussi
19:47une défiance
19:47peut-être moins en ruralité
19:49mais il y a
19:51une perte de confiance
19:52dans la classe politique
19:53dans l'engagement politique
19:54quel qu'il soit
19:54même des fois
19:56dans les corps intermédiaires
19:56que je représente
19:58c'est tous pourris
19:59et rien que pour leur gueule
20:00et le maire
20:02qui avait quand même
20:02cette proximité
20:03encore un peu d'autorité
20:05se voit bafoué
20:06et d'ailleurs
20:06le nombre de vos collègues
20:09sont aujourd'hui
20:10malmenés
20:10et violentés.
20:12J'y vois deux choses
20:13j'y vois d'abord
20:15un aspect
20:15qui est que
20:16les habitants ont compris
20:17que le maire
20:17avait moins de pouvoir
20:17qu'avant
20:18donc ça
20:20ça fait quand même partie
20:20de forme de dépossession
20:22de pouvoir
20:22de changer la vie des gens
20:23qui à un moment
20:25se voient
20:25les gens voient bien
20:26que le maire
20:26ne peut plus faire
20:27autant de choses
20:27qu'avant
20:28et après
20:28vous avez raison de le dire
20:29il y a un rapport
20:32au maire
20:32mais ça vaut aussi
20:33pour le médecin
20:33ça vaut aussi
20:34pour l'enseignant
20:35aujourd'hui
20:36vous avez des citoyens
20:36qui vont engueuler
20:37des médecins
20:38les médecins vous disent
20:39plus jamais je ne vivrai
20:40dans le village
20:41où j'exerce
20:42des enseignants
20:43ça vaut aussi
20:44qui disent attention
20:45moi maintenant
20:46je me sens en danger
20:47parce que les parents d'élèves
20:47viennent me chercher
20:48pour les médecins
20:49c'est des patients
20:50ils disent mais quoi
20:50tu ne m'as pas pris
20:51moi j'ai quelqu'un
20:52qui est dentiste
20:53pas très loin de Cahors
20:54qui m'a dit
20:55je me suis fait défoncer la porte
20:56parce que je finissais
20:57et que je disais
20:58non je ne peux plus prendre personne
20:59vous n'avez pas rendez-vous
21:00je ne vous prends pas
21:01et bien quelqu'un est venu menacer
21:02à commencer à défoncer la porte
21:03parce qu'il l'accusait
21:04de faire une discrimination
21:06parce qu'il n'avait pas de rendez-vous
21:07on est chez les fous
21:08donc là cette montée
21:09de la violence
21:10par rapport à
21:11toute forme en fait
21:12d'autorité
21:13un médecin quelque part
21:15il fait autorité
21:15dans un village
21:16un enseignant
21:16il fait autorité
21:17d'une certaine façon
21:18on le voit de plus en plus
21:19et moi ça m'inquiète
21:20mais ça part d'abord
21:21quand même
21:22de la défaillance
21:22du service public
21:23on a moins de médecins
21:24donc il y a plus de pression
21:25sur le médecin
21:26les enseignants
21:26il y a moins de moyens à l'école
21:27il y a plus de pression
21:28sur les enseignants
21:29le maire a moins de moyens
21:30il y a plus de pression
21:31c'est à un moment
21:32malheureusement c'est inextricable
21:33mais parce que
21:33quand ils ne se reconnaissent plus
21:35dans la société
21:36telle qu'elle l'est
21:37autour d'eux
21:37finalement ils se replient
21:38sur eux-mêmes
21:39et ils se comportent
21:40comme des consommateurs
21:41à cariatres
21:41moi ce qui m'a frappé
21:42c'était qu'il y a quelque temps
21:44un maire me disait
21:44mais ça fait 20 ans
21:45que je suis maire
21:46ou 30 ans
21:46et j'ai vu le citoyen
21:50administré
21:50devenir le consommateur
21:52administré
21:52c'est à dire que les gens
21:54les jeunes qui arrivent
21:55dans ma commune
21:56ou les jeunes couples
21:56etc.
21:57les nouveaux venus
21:58avant venaient me voir
21:59en me disant
22:00monsieur le maire
22:00comment puis-je être utile
22:01à ma commune
22:02aujourd'hui ils viennent
22:03monsieur le maire
22:04j'y ai droit
22:05j'y ai droit
22:06et c'est vrai
22:06et c'est normal français
22:07et ça c'est la crise du politique
22:09bon en attendant
22:10il y en a qui dorment bien
22:12les scurbés
22:13ils dorment bien
22:13figurez-vous
22:15ça n'empêche pas de dormir
22:16les taxes sur le carburant
22:17ben goûtez tant mieux
22:18parce que ça empêche
22:19de dormir à mon avis
22:20beaucoup de français
22:21qu'est-ce que vous en pensez
22:22vous 0 826 300 300
22:26Sud Radio
22:27à vous de le dire
22:28Stéphanie Demiru
22:29à vous de le dire
22:30on continue nos débats
22:31avec Philippe Coy
22:32Bernard de la Villardière
22:33et Rémi Branco
22:36une petite phrase
22:37là comme ça
22:38qui a beaucoup choqué
22:39celle de Roland Lescure
22:40quand même
22:41le ministre de l'économie
22:43écoutez ce qu'il a dit
22:44au sujet des taxes
22:45sur les carburants
22:45à l'Assemblée nationale
22:47tenez-vous bien
22:47parce que ça va vous faire bondir
22:49c'est vrai
22:49vous avez raison
22:50les prix de l'essence
22:50sont plus élevés en France
22:51qu'ailleurs
22:52d'aucuns nous en demandent
22:53de les baisser
22:53par la baisse des taxes
22:54je considère moi
22:55que la taxation du prix du pétrole
22:57c'est une bonne manière
22:58mais quand vous dites
22:58les prix du pétrole
22:59sont trop élevés en France
23:00la raison essentielle
23:01pour laquelle les prix du pétrole
23:03en France
23:03sont plus élevés qu'ailleurs
23:04c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs
23:06moi c'est pas une taxe
23:07qui m'empêche de dormir
23:08je sais que ça n'empêche
23:09d'endormir d'autres
23:10mais moi ça ne m'empêche pas
23:11de dormir
23:11ça permet de financer
23:13plein d'infrastructures
23:14c'est très bien
23:14au secours
23:16non mais
23:17mettez-vous à la place
23:18des français là
23:18qui nous écoutent
23:19monsieur Rémi Branco
23:21ici même
23:22le maire de Puy-Léves
23:23qui nous expliquait
23:24et on en parle aussi régulièrement
23:25ici sur Sud Radio
23:26qu'il y a des gens
23:27qui ne vont plus voir
23:28leurs parents
23:28leurs cousins
23:30leur famille
23:30le week-end
23:31à cause du plein de l'essence
23:32et là on a tranquillement
23:34un ministre de l'économie
23:34qui dit
23:35bon moi je m'en fie
23:35ça ne m'empêche pas de dormir
23:37je suis abasourdi
23:39je ne sais pas quoi dire
23:40quand j'entends ça
23:41un ministre de l'économie
23:42qui dit
23:42ça ne m'empêche pas de dormir
23:44alors ça ne m'empêche pas de dormir
23:45mais le prix du carburant
23:46ça empêche les gens
23:46aujourd'hui d'aller bosser
23:47vous avez 3 habitants sur 4
23:49en ruralité
23:49on l'a montré avec l'IFOP
23:50qui disent que ça leur coûte
23:51trop cher d'aller bosser
23:52vous avez 2 habitants sur 3
23:54qui disent que leur vie
23:54se sont rétrécies
23:55qui ne peuvent plus se voir
23:56en famille
23:56qui ne peuvent plus
23:57aller voir un médecin
23:58aujourd'hui vous habitez
23:59chez moi à Puy-de-Vec
23:59vous voulez aller à Toulouse
24:00voir un spécialiste
24:01c'est 60 euros
24:0260 euros en plus du reste
24:03mais il n'y a plus d'égalité
24:05devant la santé
24:05c'est des commerçants
24:07qui vous disent
24:08je ne vois plus personne
24:09parce que les gens
24:09n'ont plus l'argent
24:10pour venir jusqu'à chez moi
24:11c'est des pharmaciens
24:12qui vous disent
24:12les gens ne prennent plus
24:13leur traitement
24:13ils attendent une semaine
24:14pour faire leur tout rebours
24:15les vies sont rétrécies
24:16c'est une galère pas possible
24:18à tous les niveaux
24:18et aller dire
24:19écoutez moi
24:20le coût des taxes
24:21sur le carburant
24:21ça ne m'empêche pas de dormir
24:22mais c'est révoltant
24:23il ne faut pas s'étonner
24:24après si les gens
24:25vont aller retrouver
24:26sur les ronds-points
24:26il peut avoir sa petite logique
24:28chacun peut avoir
24:29sa solution sur les carburants
24:30moi j'en propose une
24:31de voiture électrique
24:32à 50 euros par mois
24:33par le leasing
24:33qui est possible
24:34mais au-delà de ça
24:35il faut comprendre
24:36ce que vivent en ce moment
24:36les gens
24:37et là on voit vraiment
24:37un pouvoir qui est hors sol
24:39les gens ne se rendent pas compte
24:40ça va finir dans les rues
24:41mais ce qu'on a vu
24:42le 17
24:46je peux vous dire
24:47que si ça continue comme ça
24:48pendant longtemps
24:48ils n'ont jamais manifesté
24:50vous allez avoir des manifs
24:51vous allez avoir des gens
24:52parce qu'ils n'auront plus
24:53rien à perdre au bout du moment
24:54et quand un pouvoir
24:55méprise ça
24:55il ne faut pas s'étonner
24:57si demain il y a des menaces
24:58de guerre chimique
24:58ils accusent l'ERN
24:59et l'EFI
25:01c'est un gouvernement
25:02qui fait rire
25:03et qui en plus
25:04cette espèce de mépris
25:05de condescendance
25:06le propos de monsieur Lescure
25:07hier est indécent
25:09bien évidemment
25:11inconcevable
25:11dans la période
25:12qui est la nôtre
25:13de ces milliers
25:14et millions de français
25:15dans lesquels
25:15on est tous
25:16si vous êtes automobiliste
25:17si vous vous chauffez
25:18vous vous faisiez référence
25:19au fût
25:20on est tous impactés
25:21peut-être
25:22à la décharge
25:24de monsieur Lescure
25:25le contexte
25:26dans lequel
25:26il mettait sa phrase
25:28c'était la taxe
25:29par rapport
25:29à la décarbonation
25:32et donc
25:32c'était ça
25:33peut-être
25:33qu'il avait en tête
25:34mais en tous les cas
25:35si c'était son idée
25:36elle peut être louable
25:37la façon de prononcer
25:39la phrase
25:39à l'Assemblée nationale
25:41dans la période
25:42qui est la nôtre
25:42est irresponsable
25:44inconcevable
25:46offense
25:47bon nombre de français
25:48et je me rappelle
25:49ici même
25:49à l'antenne
25:50un auditeur
25:51qui nous avait appelé
25:51des Landes
25:53rappelez-vous Stéphanie
25:54il dormait dans sa voiture
25:55je m'en souviens très bien
25:55parce qu'il avait 70 km
25:56à faire pour aller à son travail
25:58il préférait dormir
25:59dans sa voiture
26:00pour pouvoir avoir
26:01un peu d'argent
26:02le week-end
26:02pour offrir des loisirs
26:03à ses enfants
26:04et il n'osait pas le dire
26:05à son patron
26:05et il ne le disait pas
26:07à son patron
26:07il avait honte
26:08de la situation
26:09et il dormait dans sa voiture
26:10je pense qu'on doit
26:11garder ça en tête
26:12quand on est ministre
26:13de la République
26:14il y a des gens
26:15qui souffrent
26:15il faut avoir plus de contact
26:16plus de proximité
26:18et essayer d'avoir
26:19un peu de respect
26:20pour ces moments difficiles
26:22Bernard Delaville
26:22ce genre de phrase
26:24ok
26:24même Maude Bréjean
26:25ce matin
26:26porte-parole du gouvernement
26:27dit c'est une phrase maladroite
26:28mais c'est assassin
26:29enfin vous voyez
26:30ça rend dingue
26:31les gens d'entendre ça
26:31non mais ça illustre
26:33à la fois la déconnexion
26:34et une sorte de cynisme
26:36et peut-être
26:38un détachement provoqué
26:39parce qu'ils voient
26:40que le navire
26:41est en train de couler
26:43et ils sont comme
26:44sur le Titanic
26:44et donc ils font semblant
26:46de regarder ailleurs
26:47enfin c'est assez terrible
26:50c'est assez terrible
26:50il y a un côté foutu pour foutu
26:52mais qui est indécent
26:53et puis à côté de ça
26:54on ne parle pas
26:55des vrais problèmes
26:55la pauvreté en France
26:57la lutte contre les inégalités
26:58l'hôpital qui fout le camp
27:00enfin voilà
27:00il y a tout un tas de choses
27:02le scandale du périscolaire
27:03avec les atteintes
27:05les atteintes aux gosses
27:06les agressions sexuelles
27:07enfin c'est des choses
27:08qu'on devrait résoudre
27:10et pendant ce temps
27:10on entretient des discours
27:12sur la France
27:13est-elle raciste
27:13ou antiraciste
27:14enfin on est en déconnexion
27:16complète
27:16et c'est tragique
27:19et très ennuyeux
27:20c'est une vraie crise
27:21de la démocratie
27:22et puis il y a un côté
27:23Marie-Antoinette
27:24qui mange de la brioche
27:25lui évidemment
27:26ça n'empêche pas de dormir
27:27je ne sais pas pourquoi
27:27il est chauffé
27:28je ne sais pas
27:28s'il dort à Bercy
27:29le master en tout cas
27:30je sais qu'il ne roule pas
27:31avec sa voiture
27:31sa vieille diesel
27:32qui fait du 7 du litre
27:34honnêtement c'est honte
27:35non mais humainement
27:36c'est dommage
27:37parce que je crois
27:37que c'est un homme
27:38qui a des qualités
27:38cet homme
27:40être à ce point
27:40loin d'élargité des gens
27:42et avoir cette part
27:43de cynisme aussi
27:43moi c'est un truc
27:45qui me révole
27:45je me dis
27:46mais à minima
27:47quand un politique
27:47n'arrive pas à résoudre
27:48une crise
27:48au moins qu'il soit
27:49dans la compassion
27:50dans la compréhension
27:51de ce que vivent les gens
27:51et à côté de ça
27:52on apprend Total Énergie
27:53fait des bénéfices
27:54de 7,45 milliards
27:55de dollars
27:56oui mais il est fait
27:57les grands gérans
27:58c'est le seul aujourd'hui
28:00qui accède
28:01qui donne aux Français
28:02la capacité d'acheter
28:03son carburant
28:04et le crise
28:05et quand ils ont
28:077,5 milliards de bénéfices
28:08ils en payent
28:09un tiers d'impôt
28:11parce que tout ça
28:12est imposé évidemment
28:12et puis de financer
28:13les infrastructures
28:14en effet
28:15on est avec Bernard
28:17qui nous appelle
28:17pas vous
28:18Bernard de la Ville
28:19un autre Bernard
28:20qui nous appelle
28:21de Clermont-Ferrand
28:22bonjour Bernard
28:24bonjour
28:24bonjour à tous
28:25merci
28:26bon alors vous la trouvez
28:27super j'imagine
28:28cette phrase de Roland Lescure
28:30j'ironise
28:31oui mais bien sûr
28:32non c'est
28:33c'est complètement
28:35un minimum incroyable
28:36mais je dirais
28:37que c'est aussi
28:37quelque chose
28:38de beaucoup plus important
28:39et auquel il serait bien
28:41que vous vous intéressiez
28:42c'est que les taxes
28:43en fait
28:44jusqu'en 1914
28:46en France
28:46jusqu'en 1943
28:47en Suisse
28:49le gouvernement
28:50n'était pas financé
28:51par les impôts
28:52sur le revenu
28:53ni les taxes
28:54sur la TVA
28:56sur les valeurs ajoutées
28:56les gouvernements
28:58étaient financés
28:58par la création monétaire
29:01d'accord
29:01très bien
29:02ce qui est encore le cas
29:03dans certains pays
29:05ce qui veut dire
29:06qu'aujourd'hui
29:06on a double impôt
29:07double peine
29:08on a toujours
29:09la création monétaire
29:10mais qui était détournée
29:11par les banques
29:11parce que quand une banque
29:12fait crédit
29:13en fait elle crée de la monnaie
29:15et on le paye
29:17il y a une dilution
29:18de la valeur de la monnaie
29:19qui n'est pas tracée
29:21il n'y a pas de statistique
29:22là dessus
29:22et en plus maintenant
29:24on a le deuxième impôt
29:26qui est les impôts
29:26sur le revenu
29:27et les taxes
29:28sur les achats
29:30ce qui est sûr
29:32c'est qu'avec
29:33aujourd'hui cette situation
29:34où les gens
29:35n'en peuvent plus
29:35pour se déplacer
29:36pour se soigner
29:37le recul des services publics
29:38la non-action
29:39sur le carburant
29:39il va y avoir
29:40à un moment
29:41un problème de consentement
29:42à l'impôt
29:42c'est qu'à un moment donné
29:43les gens
29:44comme Bernard
29:45l'autre
29:45va nous dire
29:46qu'à un moment
29:47c'est plus normal
29:48de payer les impôts
29:49que ça ne vaut plus
29:49le coup de payer les impôts
29:50et c'est vrai
29:51je le vois dans les territoires
29:52comme le mien
29:52quand vous avez la perception
29:53qui est partie
29:54des fermetures de classes
29:55encore cette année
29:55vous avez tout qui recule
29:57et que vous avez l'impression
29:58de payer davantage d'impôts
29:59mais finalement
30:00pourquoi je paie des impôts ?
30:01et même les émeutes
30:01du 17 octobre
30:02où il n'y a pas eu de protection
30:03et il va falloir payer
30:04pour ceux qui ont payé
30:05et pour ceux qui ont payé
30:06donc à un moment
30:06moi j'ai très peur de ça
30:07parce que le consentement
30:08à l'impôt
30:08c'est quand même
30:09la base de la République
30:10vous le ressentez vous
30:10avec nos administrés ?
30:11ah bah oui
30:11le consentement à l'impôt
30:12enfin là vous voyez
30:12on a payé la taxe foncière
30:14c'est sûr que quand on est maire
30:16si jamais je devais augmenter
30:17c'est pas le cas
30:18je rassure les habitants
30:19qui nous écoutent
30:19parce qu'ils nous écoutent
30:20beaucoup à Puy-Lévesque
30:21et dans le Lot
30:21mais si je disais
30:22on augmente un tout petit peu
30:23les impôts
30:23ce serait la goutte d'eau
30:24qui fait déborder tout le vase
30:25même si c'était quelques euros
30:26parce qu'aujourd'hui
30:27vraiment il y a ce sentiment
30:28que le service public
30:29n'est plus au rendez-vous
30:29qu'on paie toujours plus d'impôts
30:30et que ça va
30:31on ne sait où
30:32pour réparer ce que font
30:33les pilleurs
30:34et là c'est très grave
30:35parce que si on n'a plus
30:36de consentement à l'impôt
30:37on n'a plus de service public
30:38on n'a plus de République
30:39enfin je ne sais plus où on va là
30:40Et pourtant mon cher Rémi Branco
30:42vous avez Emmanuel Macron
30:43dont on parlait tout à l'heure
30:45toujours dans Hugo Décrypte
30:47qui vous dit
30:47ben non mais moi les taxes
30:49je les justifie
30:50par la protection
30:51du financement
30:53surtout du modèle social français
30:55ça vous évoque quoi
30:57cette sortie encore ?
30:58C'est par ailleurs épuisé
30:59le modèle social
30:59C'est ce que vous voulez dire ?
31:00Une colère
31:00parce que je crois
31:02qu'on n'a pas besoin
31:03de le rappeler
31:03la France est le pays
31:04où il y a le plus de taxes
31:06la taxe sur le travail
31:07la taxe en tant que citoyen
31:09enfin la fiscalité
31:10l'oppression fiscale
31:12pour ne pas dire
31:13la pression fiscale
31:13c'est une oppression
31:14et je suis d'accord avec vous
31:15monsieur le maire
31:16c'est que ce qu'on dit
31:17dans le business
31:17ça s'appelle la courbe de l'affaire
31:19quand trop c'est trop
31:20ben on n'accepte plus
31:21le consentement à l'impôt
31:23aujourd'hui
31:23on ne va pas l'accepter
31:24Mais pourtant
31:25ils veulent nous en remettre encore
31:26à chaque fois
31:2717 milliards dans le nouveau budget
31:28donc forcément
31:29ça amène de la distance
31:31encore avec le pouvoir politique
31:32les décisions
31:33quelles qu'elles soient
31:34et ça crée
31:35un fossé complémentaire
31:37payer de l'impôt
31:38il n'y a pas de problème
31:39si c'est comme
31:40quand vous achetez un produit
31:41il a un prix
31:42parce qu'il a une valeur
31:43et il a une qualité
31:44aujourd'hui vous payez des impôts
31:45on vous en prélève beaucoup
31:47il vous en reste peu
31:48et il n'y a plus de service
31:49enfin voilà
31:49pour avoir les vrais chiffres
31:50je vous renvoie au livre
31:52de Jonas Haddad
31:52je ne sais pas si vous l'avez reçu
31:53ici
31:54c'est Nicolas qui paye
31:55c'est dans ce studio
31:57de Valérie Expert
31:58qu'il a trouvé ce concept
31:59de c'est Nicolas qui paye
32:00il a été repompé
32:01qui a cartonné
32:02sur les réseaux sociaux
32:03et donc c'est Nicolas qui paye
32:04et Jonas Haddad
32:05on l'a interviewé
32:06sur Réel Média
32:07que j'ai créé il y a 3 ans
32:08et qui est un média
32:09sur les réseaux sociaux
32:10qui est le média
32:11qui monte
32:12on a plusieurs dizaines
32:13de millions de vues
32:13chaque mois
32:14et on a interviewé
32:15Jonas Haddad
32:16et effectivement
32:17il donne ce chiffre
32:18quand un employeur dépense 100
32:20pour payer un salarié
32:21le salarié touche 53 euros
32:23seulement
32:2453 euros
32:25dans l'Union Européenne
32:27la moyenne c'est 35% du salaire
32:29donc voilà
32:31on est loin du compte
32:31mais vous êtes aussi employeur
32:33vous le savez
32:34et aujourd'hui
32:34quand on dit rapprocher
32:35le SMIG
32:36enfin le brut du net
32:38c'est une réalité
32:39et je le dis
32:41en tant qu'employeur
32:42et représentant
32:43les entrepreneurs
32:44c'est pas une volonté
32:47farouche
32:47de ne pas vouloir
32:48quand on est chef d'entreprise
32:50augmenter nos salariés
32:51moi j'ai 6 collaboratrices
32:52dans mon entreprise
32:53je voudrais faire mieux
32:54j'ai fait la prime carburant
32:56parce qu'elle est hors charge
32:57et que je peux les aider
32:59et je voudrais donner plus
33:01et partager plus
33:02mais finalement
33:03quand je vois
33:05le peu
33:05qui arrive
33:06directement aux salariés
33:08c'est écœurant
33:09et tout le monde est écœuré
33:10et du coup
33:11renvoie dos à dos
33:12les salariés
33:13et le patron
33:13mais voyez ce que dit
33:14Emmanuel Macron
33:15il a raison
33:15au moins il est honnête
33:17il dit
33:17on veut financer
33:18notre modèle social
33:18mais enfin
33:19vous entendez qui
33:20dans la campagne présidentielle
33:21vous dire
33:21à un moment donné
33:22il faudra peut-être
33:23avoir le courage
33:23de s'en prendre
33:25de travailler plus
33:28je serais président
33:29demain
33:30je passerais
33:30à 40h par semaine
33:32voire 42
33:32on est un pays
33:34qui déborde l'effondrement
33:35il faut travailler plus
33:36et il faut partir
33:36après
33:37tu as 68 ans
33:38Rémi Branco
33:39alors pardon
33:39vous êtes le seul socialiste
33:41dans ce studio
33:42vous savez pas
33:43c'est vrai
33:43l'occasion est trop belle
33:47mais c'est quand même
33:48le parti socialiste
33:49qui à chaque fois arrive
33:50avec de nouvelles taxes
33:52les débats budgétaires
33:54le monde
33:54bah si
33:54le dernier budget
33:55c'est le parti socialiste
33:57à chaque fois
33:57ça revient avec la taxe
33:58Zuckman
33:59vous entendez
34:00Raphaël Glucksmann
34:01qui parle de l'impôt
34:03sur les successions
34:04etc
34:04c'est quand même
34:05le grand sport
34:06dans la gauche en général
34:08et au parti socialiste
34:10en particulier
34:10pour être exact
34:12Raphaël Glucksmann
34:13effectivement
34:14ils prônent
34:15une taxation
34:15sur les très hauts héritages
34:16pourquoi ?
34:17pour apporter du pouvoir d'achat
34:19par la baisse des charges
34:20pour les salariés
34:21pourquoi pas
34:22une baisse de la dépense publique
34:23il ne peut pas tout vouloir
34:24il faut à un moment donné
34:24trouver l'argent
34:25pour financer
34:26et rapprocher
34:26le brut du net
34:27pourquoi toujours
34:27aller la prendre
34:28dans la poche des français
34:29là on parle des héritages
34:30de plus de 2 millions d'euros
34:31mais même
34:35ils payent déjà
34:36pardon mais il y a quand même
34:37une réforme fiscale
34:38à l'affaire profonde
34:39comment vous voulez
34:40que mon boulanger
34:40depuis l'évêque
34:41il paie plus d'impôts
34:43proportionnellement
34:44qu'une grande entreprise
34:44qui défiscalise
34:45à tour de bras
34:46enfin
34:46on a rendu ce système fiscal
34:48complètement injuste
34:50et bien oui
34:50mais pourquoi on a laissé faire ça
34:51pourquoi ça s'est creusé
34:53mais pourquoi c'est toujours
34:53au concours de celui
34:54qui paye le plus de taxes
34:55et puis on ne parle jamais
34:57chez vous
34:57de la baisse
34:59de la dépense publique
35:00c'est vrai que c'est quelque chose
35:01à l'impression que c'est interdit
35:02je vous ferai quand même signaler
35:03que la baisse des déficits
35:04sur les 15 dernières années
35:06elle a été la plus forte
35:07sous François Hollande
35:08vous voyez comme quoi
35:08les socialistes
35:09je ne sais pas si c'est parce
35:10qu'ils ont augmenté les taxes
35:11en tout cas ils ont réduit
35:12le déficit
35:12pas la dette
35:13parce que la dette
35:14de toute façon augmente
35:14mais les déficits
35:15on est quand même champion du monde
35:16on est en 45% de prélèvement
35:18on est le pays
35:18qui taxe le plus de l'OCD
35:20ça c'est un fait
35:21et qui fait aussi
35:21des cadeaux fiscaux
35:22enfin je veux dire
35:23il y a la dépense fiscale
35:24il y a les recettes
35:25c'est les deux choses
35:26qu'il faut voir en même temps
35:26Emmanuel Macron
35:27et non
35:28c'est ce que je vous dis
35:30c'est que le boulanger
35:31c'est pas normal
35:32qu'il aille beaucoup plus mal
35:33que certaines grandes entreprises
35:35c'est pas normal
35:35qu'ils défiscalisent moins
35:36et à un moment là
35:37il y a une rupture d'égalité
35:38devant l'impôt
35:39je suis désolé
35:39et si on ne fait pas
35:41de grandes réformes fiscales
35:42dans ce sens là
35:43évidemment
35:43ça arrivera dans les bras
35:45chez les commerçants
35:45c'est insupportable
35:46je suis désolé
35:48c'est le citoyen
35:49le commerçant
35:50vous avez souvent
35:51même tout le temps
35:53été à la manoeuvre
35:53pour augmenter la fiscalité
35:55en matière de tabac
35:56je vous rappelle
35:57madame Marisol Touraine
35:58elle était bien chez vous
35:59tout gouvernement confondit
36:00bien évidemment
36:01mais regardez les amendements
36:03vous êtes toujours
36:04en première ligne
36:04pour augmenter la fiscalité
36:06mais en tous les cas
36:07ce que j'aimerais
36:07de tout homme
36:08ou femme politique
36:10en amour pour le pays
36:11qu'il se comporte
36:13en chef d'entreprise
36:14moi
36:15dans mon entreprise
36:16comme les millions
36:16d'entrepreneurs
36:17dans ce pays
36:18quand on a besoin
36:20de ressources
36:20c'est pas augmenter le prix
36:21c'est améliorer
36:23la rentabilité
36:23la productivité
36:25et là
36:26il manque des sous
36:27dans les cas d'état
36:28il y a un déficit
36:29alors la seule ressource
36:30c'est de l'impôt
36:31c'est de l'impôt
36:32c'est de l'impôt

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