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  • il y a 15 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Frédéric Dabi, Brice Soccol, Lucas Planavergne

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-04##

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Transcription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:05Soyez les bienvenus en cette fin de semaine, c'est vendredi, ravi de vous retrouver de 10h à midi
00:00:10pour votre désormais rendez-vous quotidien, à vous de le dire, dans la prochaine demi-heure.
00:00:15C'est votre histoire, on va parler de votre quotidien, ce qui vous concerne et ce qui vous fait réagir.
00:00:20Au menu, c'est plus des réactions, c'est de la passion.
00:00:23Est-ce que vous êtes prêt à casser votre tirelire pour aller voir Céline Dion ?
00:00:27La folie Céline a 9 jours de son grand retour sur scène, ce sera à Paris, la Défense Arena, le
00:00:3412 septembre.
00:00:35Derrière l'événement musical, la machine à cache est en marche jusqu'à 1 milliard d'euros de retombées, selon
00:00:42certaines études.
00:00:43Elle ferait même gagner 0,03% de croissance à l'économie française.
00:00:48Alors, comment une seule chanteuse peut faire tourner autant l'économie ?
00:00:52Vous trouvez ça normal ou totalement fou de dépenser des sommes folles pour aller la voir sur scène ?
00:00:56A vous de le dire, 0,826 300 300.
00:01:00Dans notre deuxième partie, à partir de 10h30, comme chaque jour, trois débatteurs autour de la table pour commenter les
00:01:07sujets qui font parler la France ce matin.
00:01:09Les Français doivent-ils avoir le dernier mot en cas de censure d'une loi par le Conseil constitutionnel ?
00:01:14C'est la proposition du candidat LR, Bruno Retailleau.
00:01:18Et vous, qu'en pensez-vous ? A vous de le dire.
00:01:20Pourra-t-on échapper à des hausses d'impôts lors du prochain quinquennat ?
00:01:24On l'espère bien, j'imagine, vous qui nous écoutez aussi.
00:01:26Un rapport du Sénat démontre comment la pression fiscale est en train d'étouffer littéralement les entreprises françaises.
00:01:32Alors, hausse d'impôts ou non ? A vous de le dire.
00:01:35Pourquoi les Français sont-ils aussi pessimistes en cette rentrée ?
00:01:39Selon la balise d'opinion IFOP fiduciale pour Sud Radio,
00:01:42seuls 18% d'entre vous se disent optimistes pour l'avenir du jamais vu depuis le début de ce
00:01:47baromètre.
00:01:48Santé, pouvoir d'achat et éducation sont vos priorités.
00:01:52A vous de nous dire pourquoi.
00:01:54Et puis, croyez-vous à l'union des droites ?
00:01:55Est-ce que c'est possible en France, comme en Italie d'ailleurs,
00:01:58Giorgia Meloni bat des records de longévité ?
00:02:00Alors que le RN est favori des sondages,
00:02:02c'est évidemment la question que beaucoup se posent.
00:02:050-800-26-300-300.
00:02:08Qu'en pensez-vous ?
00:02:09A vous de le dire.
00:02:1110h midi, Sud Radio.
00:02:13A vous de le dire.
00:02:14Stéphanie Demiru.
00:02:15Bonjour mon cher Gilles Gansman.
00:02:17Bonjour.
00:02:18Comment ça va ? C'est vendredi ?
00:02:19Ça va bien, c'est vendredi.
00:02:19Vous avez déjà le drapeau anglais dans les yeux ?
00:02:22Oh mais ne racontez pas mes secrets.
00:02:24Mais des Gilles par à Londres tout à l'heure.
00:02:26C'est des petits secrets.
00:02:27Comme ça, si je suis cambriolé, je porterai plainte contre vous.
00:02:31Il n'y a rien à prendre.
00:02:32Bon, est-ce que vous allez assister à ce concert de Céline Dion ?
00:02:37Oui, je suis même...
00:02:39C'est vrai ?
00:02:39Oui.
00:02:40Vous avez beaucoup de sous alors ?
00:02:41Non, on peut être invité aussi.
00:02:43Oh, ça sert.
00:02:44Alors là, vous allez faire des jaloux.
00:02:46Non, mais j'ai fait une émission avec elle.
00:02:49Et ça a été, je pense, une des plus belles expériences de ma vie.
00:02:52Vous, comme ça, vous nous dites en gros que vous avez fait une émission avec Céline Dion ?
00:02:55Ça s'appelait We Love Céline.
00:02:56Et c'était un moment assez étonnant.
00:03:00Ce qui était plus étonnant, c'était...
00:03:01Incroyable.
00:03:01Notre Gilles Gansmane a des ressources.
00:03:03C'était les coulisses.
00:03:04C'était assez incroyable cette rencontre.
00:03:08Et j'ai rarement vu une artiste aussi professionnelle.
00:03:11Bah, racontez-nous quand même les coulisses, là.
00:03:13Les coulisses, moi, ce qui m'a le plus surpris, c'est qu'on lui a fait un plan avec
00:03:16tous les cadreurs.
00:03:17Vous savez, tous ceux qui filment.
00:03:20C'est-à-dire un plan.
00:03:21Un plan où les caméras étaient placées avec les prénoms des cadreurs.
00:03:25Elle a retenu tous les prénoms et elle a été les saluée au tout début en les appelant par leur
00:03:31prénom.
00:03:31Waouh !
00:03:32Et du coup, tous les cadreurs étaient tellement honorés que, évidemment, on a eu les plus belles images de la
00:03:41Terre.
00:03:41Mais on voit cette proximité.
00:03:43Bon, là, de plus en plus, les chaînes de télé, les réseaux sociaux montent ces images avec ces fans.
00:03:49Il y a une passion, Céline.
00:03:51Elle est très naturelle.
00:03:53C'est-à-dire, au-delà de l'équipe qui s'en occupe, etc.
00:03:57Et c'est leur fonction de tout préparer pour qu'elle puisse être à l'aise et elle-même.
00:04:02Comme tout est très bien préparé, quand elle arrive, elle est vraiment naturelle.
00:04:06Elle blague, elle est drôle.
00:04:08C'est assez étonnant.
00:04:09Faites-nous écouter, ce sont des fans avec Céline.
00:04:12Des fans avec Céline, oui.
00:04:14Mais l'hiver, on n'est pas abandonné.
00:04:19Moi, je ne sais pas jouer.
00:04:22On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres sont assis.
00:04:28Bon, je ne vais pas chanter, mais forcément, on a envie de chanter cette chanson magnifique de Jean-Jacques Goldman.
00:04:32D'ailleurs, je crois qu'elle a déclaré récemment que c'était vraiment sa chanson, un peu comédie de Piave.
00:04:38Un peu fétiche, oui.
00:04:39Un fétiche qu'elle adore.
00:04:42Ben oui.
00:04:42Et ses fans attendent au pied de son hôtel, dans le huitième arrondissement de la capitale.
00:04:49Et 480 000 places ont déjà été vendues chez ça, Gilles.
00:04:53C'est énorme.
00:04:54Oui, c'est énorme.
00:04:56Et pourquoi ? Parce que, mais on en parlera avec notre invité, dont un des invités après la pub, c
00:05:02'est que ça vient du monde entier.
00:05:04C'est-à-dire l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie, toute l'Europe.
00:05:09Parce que c'est le premier concert à Paris.
00:05:11C'est important de le rappeler.
00:05:12Non, c'est le premier concert après la mort de Renée.
00:05:16Depuis la mort de Renée, elle n'a plus donné de concert.
00:05:19Donc, c'est un événement.
00:05:20Et depuis sa maladie aussi, à part évidemment les Jeux Olympiques.
00:05:23Et les Jeux Olympiques, évidemment.
00:05:24Mais c'était pas un concert.
00:05:26Mais c'est un événement.
00:05:29Et cet événement, il est mondial, il est européen.
00:05:32Il y a des Américains qui vont venir.
00:05:34Le monde entier va venir à Paris.
00:05:36Et c'était cher quand même, entre 90 euros et 298,50 euros.
00:05:42Vous allez voir, ça ne fait pas peur aux fans.
00:05:44Ah oui, c'est vrai.
00:05:45On peut en parler avec Shirley ?
00:05:46On va en parler avec Shirley.
00:05:48Bonjour Shirley Kepler.
00:05:50Bonjour.
00:05:53Soyez la bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
00:05:56Vous êtes aide-soignante, c'est ça Shirley ?
00:05:59C'est ça, c'est tout à fait ça, oui.
00:06:00Vous êtes en repos aujourd'hui ?
00:06:03Tout à fait, en repos et dispo pour Gilles.
00:06:06Dispo pour Gilles et pour Céline, surtout.
00:06:09Pour Céline, oui.
00:06:11Alors vous, Shirley, vous êtes une fan de la première heure.
00:06:15Je ne vous demande même pas, ça serait une insulte, si vous avez déjà pris votre billet.
00:06:21Oui, évidemment.
00:06:22Évidemment.
00:06:23Je compte les jours, il manque huit jours encore.
00:06:26Et on y est.
00:06:28Alors vous, vous habitez où Shirley ?
00:06:31Alors moi, je suis d'origine d'Alsace et depuis cinq ans, j'habite dans le Var.
00:06:35Nous avons ce point en commun, l'Alsace.
00:06:37Mais vous, c'est bien, vous êtes allé.
00:06:38Elle est très, très alzacienne, très pro-Alsace.
00:06:41C'est bien, c'est bien.
00:06:42Une touche.
00:06:44Donc, ça veut dire, vous habitez dans le Var, ça veut dire qu'il y aura des kilomètres quand même.
00:06:47Vous venez quoi, au premier concert, le 12 ou dans les jours qui suivent ?
00:06:52Au premier concert, je serai là, mais je suis là deux jours avant.
00:06:55On imagine, parce que vous avez une vraie passion pour Céline Dion, qui date de plusieurs années.
00:07:03On imagine une émotion, là, chez vous.
00:07:06Ah là, carrément.
00:07:08Moi, je n'y croyais plus, honnêtement, puisque vu que je suis dans les soins et ayant vu les images
00:07:13de sa maladie,
00:07:14honnêtement, moi, je voulais qu'elle prenne soin d'elle avant tout, avant qu'elle remonte sur scène.
00:07:20Moi, honnêtement, je n'y croyais plus.
00:07:22Et quand j'ai appris son grand retour, c'était une très, très grande émotion, quoi.
00:07:28C'est déjà une émotion de savoir qu'elle va mieux, quoi, déjà, voilà.
00:07:32C'est vrai, Shirley, qu'on a tous vu les images de ce documentaire vraiment choquante, poignante, où elle était
00:07:38en souffrance.
00:07:40Est-ce que vous êtes un petit peu fébrile ?
00:07:43C'est vrai qu'on se pose tous la question, est-ce qu'elle va y arriver, quand même ?
00:07:47Elle va y arriver, je vois des images de mes amies qui sont devant l'hôtel.
00:07:52J'ai vu encore les dernières images d'hier soir, elle est plus en forme que jamais, là.
00:07:55Elle est prête, c'est sûr, à 100%.
00:07:58Céline ne fait pas les choses à moitié et si elle ne se sentait pas capable, elle ne serait pas
00:08:04revenue.
00:08:04Donc, je suis confiante à 1000%.
00:08:07Ce qui est étonnant, c'est que vous en parlez, quand je vous vois dialoguer avec Stéphanie, vous en parlez
00:08:11comme une amie.
00:08:13Céline ne ferait pas ci, Céline ne ferait pas ça.
00:08:14C'est quelqu'un qui vous accompagne.
00:08:17Moi, je sais, parce qu'on se connaît, que vous avez fait le tour du monde grâce à elle.
00:08:21Vous l'avez toujours suivie.
00:08:24Ah oui, toujours.
00:08:25Elle fait partie de ma famille, indirectement.
00:08:28Je ne peux pas passer pour la folie, mais elle m'a fait traverser des choses difficiles.
00:08:35Grâce à elle, c'est dépendant.
00:08:38Elle ne le sait pas forcément, mais j'ai grandi grâce à elle.
00:08:43Je suis devenue la femme que je suis aujourd'hui, aussi grâce à elle.
00:08:46C'est vraiment un modèle.
00:08:48Comment ça ? Parce que toutes les chansons vous ont accompagné, ça a traversé des moments, c'est ça ?
00:08:53Où vous vous êtes reconnue dans les textes ?
00:08:55C'est ça, c'est ça.
00:08:57Et puis, sa voix, et puis son caractère aussi, sa façon d'être, sa façon d'agir.
00:09:04Quand on voit comment qu'elle est proche, elle est proche de nous.
00:09:07Elle nous parle.
00:09:07Elle prend le temps de parler avec nous, d'avoir toujours un petit mot.
00:09:13À chaque fois qu'elle m'a vue, elle a toujours eu un petit mot gentil.
00:09:16Ça peut paraître peu ou ça peut paraître un peu fou pour certains, mais pour moi, c'était beaucoup.
00:09:21Juste merci, parfois, elle me disait juste merci pour ton énergie.
00:09:25Et voilà, moi, c'est drôle.
00:09:29C'est indiscret de vous demander ce que vous avez dépensé pour venir du Var, le billet, l'hôtel, j
00:09:36'imagine ?
00:09:38Moi, j'ai réussi à m'arranger puisque je dors chez des amis.
00:09:43Je les remercie de toute façon.
00:09:45Voilà, c'est grâce à Céline aussi, parce que c'est des amis qui sont fans.
00:09:48Donc, je me suis fait plein d'amis aussi à travers le monde.
00:09:52Et le train, ça ne coûte rien du tout.
00:09:54La place de concert, j'ai pris la catégorie la plus chère, comme vous l'avez dit tout à l
00:09:59'heure, à 298 euros.
00:10:01Oui, alors c'est vrai que je me posais la question de savoir est-ce que vous trouvez ça normal
00:10:05qu'on dépense des fortunes ?
00:10:07Là, vous, vous trouvez ça parfaitement normal.
00:10:09Mais je crois qu'il y a des objections, parce que vous savez, maintenant, dans cette émission, c'est la
00:10:14nouveauté de cette année,
00:10:15eh bien, vous entendez cette petite cloche, c'est qu'un auditeur n'est pas d'accord avec ce qui
00:10:18se dit à l'antenne,
00:10:20soit des débatteurs qui nous rejoindront à 10h30, soit vous, par exemple, Shirley.
00:10:24Donc, je vais interroger Florence, qui nous appelle de Toulouse.
00:10:28Bonjour, ma chère Florence.
00:10:30Bonjour.
00:10:31Merci d'intervenir sur l'antenne de Sud Radio.
00:10:33Vous, vous trouvez ça dingue de dépenser ces sommes-là ?
00:10:37Oui, moi, je trouve ça...
00:10:39Alors, chacun s'est ce qu'il veut, avec son argent, attention, avec tout le respect que je dois à
00:10:45cette dame, c'est sûr.
00:10:47Mais moi, je trouve que c'est libre par procuration, ce qu'elle est en train de raconter.
00:10:53C'est-à-dire qu'elle vit à travers une image d'une dame qui va pouvoir crouler sous les
00:10:58millions,
00:10:59qui vit bien, et tant mieux, pas de problème.
00:11:02Mais moi, cette attitude-là me gêne maintenant dans le sens où nous n'allons pas bien.
00:11:11Et cet engagement, elle montera à Paris pour la manifestation des policiers, qui lui veut très mal.
00:11:19Elle montera à Paris pour les paysans.
00:11:23Est-ce qu'elle est capable d'acheter des yaourts à 3,5 euros ?
00:11:27Chacun dans son rôle, ma chère Florence, elle donne du bonheur aux gens en chantant.
00:11:31Enfin, je vais laisser Shirley quand même vous répondre, mais c'est vrai qu'elle apporte aussi ce bonheur, j
00:11:36'imagine,
00:11:37aux gens qui manifestent d'une autre manière et avec son talent-là.
00:11:40Mais on va laisser passer une petite pub, comme ça on permettra à Shirley de vous répondre.
00:11:45On vous garde toutes les deux sur l'antenne de Sud Radio.
00:11:49Sud Radio
00:11:52Sud Radio, à vous de le dire, on parlait de la folie Céline Dion.
00:12:01Est-ce que vous trouvez ça complètement fou de dépenser des fortunes pour aller au concert de Céline Dion ?
00:12:05On est avec Shirley Kepler, aide-soignante, totalement fan de Céline Dion.
00:12:10Et puis, vous avez cette cloche quand un auditeur est un peu choqué par ce qu'il se raconte à
00:12:15l'antenne.
00:12:16Eh bien, il intervient. Florence venait de dire à Shirley, mais moi je trouve ça complètement dingue, cette folie de
00:12:21dépenser des fortunes.
00:12:22Est-ce que Céline Dion, elle vient manifester quand il y a des problèmes en France ?
00:12:25Enfin, pas manifester, mais qu'est-ce qu'elle apporte vraiment ?
00:12:29C'est en décalage avec notre réalité.
00:12:32Shirley, j'imagine que vous voulez lui répondre à Florence, qui est toujours en ligne.
00:12:37Oui, bien sûr. Bonjour Florence.
00:12:39Moi, je pense qu'il faut faire la distinction entre le loisir, la passion que j'ai pour Céline et
00:12:45les actions qu'on fait à côté.
00:12:46Moi, je suis aide-soignante et j'apporte, je pense au quotidien, des actions pour les Français, pour les gens.
00:12:55Donc, je ne comprends pas pourquoi.
00:12:57Parce qu'on va voir Céline et qu'on a dépensé 300 euros, enfin, pourquoi on n'aurait pas le
00:13:02droit ?
00:13:02Enfin, alors, la fin dans le monde, il y a la fin dans le monde.
00:13:05Alors, arrêtez de manger, Florence, comme ça, on va être solidaires pour ceux qui n'ont pas à manger, quoi.
00:13:11Enfin, si on suit ce genre de raisonnement, on ne fait plus rien.
00:13:13Je ne comprends pas pourquoi ça choque les gens qu'on ne puisse pas.
00:13:16Il y en a qui dépensent des mille et des cents pour des sacs, pour des jeans, n'importe.
00:13:21Moi, ça fait neuf ans que je n'avais rien dépensé pour Céline Dion.
00:13:24Là, je dépense 300 euros pour aller la voir.
00:13:27Et puis, c'est bien votre droit, évidemment, Shirley.
00:13:29Mais Florence, qui est toujours en ligne, disait, bon, c'est la vie par procuration.
00:13:33D'ailleurs, c'est une jolie chanson de Jean-Jacques Goldman qui a écrit pour Céline Dion.
00:13:37Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:13:39Je ne vis pas du tout par procuration.
00:13:41J'ai une vie à côté.
00:13:42Enfin, je veux dire, je suis épanouie.
00:13:43Je suis quelqu'un de très heureuse.
00:13:45Je vis au jour le jour.
00:13:46Ça se voit.
00:13:46Je ne pense pas à Céline Dion.
00:13:48Merci.
00:13:49Je ne pense pas à Céline Dion à 24.
00:13:51Là, c'est parce qu'elle revient.
00:13:52Mais croyez-moi, Florence, j'ai une vie à côté.
00:13:55J'ai ma famille, j'ai mes amis et je vis très bien.
00:13:58Et si Céline n'avait pas dû revenir sur scène, ça aurait été son choix.
00:14:02Je l'aurais respecté, évidemment, puisque ça aurait été pour sa santé.
00:14:05Je n'en serais pas morte.
00:14:07J'aurais été très attente.
00:14:08Shirley, avant de venir, au revoir.
00:14:10En plus, vous y allez plusieurs fois au concert, c'est ça ?
00:14:12Vous avez renouvelé les 300 euros.
00:14:15J'y vais plusieurs fois.
00:14:16Mais comme dit, je n'ai rien dépensé à côté.
00:14:19Ça fait ça depuis 9 ans.
00:14:21Vous n'avez pas à vous justifier.
00:14:23Mais c'est bien d'avoir répondu à Florence.
00:14:24Mais vous n'avez pas à vous justifier.
00:14:26On vous souhaite beaucoup de bonheur pendant ce concert.
00:14:29Ah oui.
00:14:30Il y en a pour 10% de bonheur.
00:14:32Merci à vous.
00:14:33Bonne journée.
00:14:33Florence, alors, la réponse de Shirley.
00:14:36Est-ce qu'elle vous a convaincue ?
00:14:38Non, non.
00:14:39Écoutez, en plus, c'est aide-soignante.
00:14:40Donc, j'ai beaucoup de restes pour les soignants.
00:14:42Surtout avec ce qui leur est arrivé pendant le Covid.
00:14:45Donc, j'ai énormément de restes pour ces gens-là.
00:14:48Autant que pour les policiers ou autres.
00:14:52Comme je vous disais, je respecte tout à fait ces choses.
00:14:54Mais il ne faut pas dissocier les choses, les sujets.
00:14:58C'est tout.
00:14:59Ce n'est pas la fin dans le monde que je discute.
00:15:01Moi, c'est nos paysans, nos portes et tout ça.
00:15:03Quand l'Union est venu chanter pour les Jeux Olympiques,
00:15:05combien ça nous a coûté ?
00:15:07Oui, mais combien ça nous a rapporté ?
00:15:09Ça rapporte beaucoup, beaucoup.
00:15:11Ça, monsieur, on ne va pas ouvrir le dossier.
00:15:14Mais quand on va plus profondément dans l'histoire,
00:15:17justement, il ne faut pas...
00:15:19Ce sujet-là, on a bien modifié certaines choses.
00:15:24Mais bon, ce n'est pas grave.
00:15:25Ce n'est pas le sujet.
00:15:26Vous savez qu'elle rapporte quand même jusqu'à...
00:15:28Ça a été estimé par, je crois, la Banque Natexis,
00:15:300,02 à 0,03 % de points de PIB.
00:15:37Ce concert, c'est énorme quand même.
00:15:41Comment vous réagissez devant ce chiffre ?
00:15:42Moi, j'avoue que quand j'ai lu ça, je me suis « waouh ».
00:15:45Moi, je suis sceptique maintenant pour tout, je ne vous le cache pas.
00:15:50Vu l'état du pays, de toute façon, ça peut être du 0,2, 0,3.
00:15:56Moi, on ne va plus y arriver, de toute façon.
00:15:58Non, non, attendez.
00:15:59Pour répondre à la dame, c'était le sujet du débat.
00:16:01Bien sûr, bien sûr.
00:16:02Moi, la dame, mon Dieu, respect pour elle.
00:16:05Je comprends tout à fait.
00:16:07On met l'argent là où on veut et tout ça.
00:16:09Mais j'ai un décalage avec la réalité
00:16:12parce que je n'arrive pas à dissocier,
00:16:14je pense que je suis, on est nombreux dans ce cas-là,
00:16:16à dissocier les sujets, en fait.
00:16:19Et ce n'est pas possible parce qu'il y a des gens qui sont...
00:16:21Enfin, je n'arrive pas à me dire
00:16:23que les gens ne veulent pas, vont aller...
00:16:25Excusez-moi, mais ils vont aller dans une enseigne
00:16:27bas prix pour acheter un yaourt à 0,99.
00:16:30Et le paysan à côté qui directe ce yaourt
00:16:33qui vaut 2,50 euros, si je prends mon truc,
00:16:35ils vont dire que c'est trop cher.
00:16:36Je comprends, Florence.
00:16:37En tout cas, vous êtes submergée par le pessimisme.
00:16:39D'ailleurs, ce sera l'un des débats du jour
00:16:41puisqu'il y a un baromètre à Sud Radio
00:16:44qui a montré que jamais les Français ont été aussi pessimistes.
00:16:46Vous en faites partie et on comprend bien, évidemment, les raisons.
00:16:49Merci beaucoup, Florence, d'être intervenue
00:16:51sur l'antenne de Sud Radio.
00:16:54Gilles, on voit qu'il y a beaucoup de passion
00:16:56autour de ce sujet.
00:16:58Céline Dion, quand même.
00:16:59Oui, après, je peux comprendre
00:17:01qu'il peut y avoir une différence,
00:17:03mais au final,
00:17:05Shirley a expliqué
00:17:06qu'elle ne l'empêchait pas
00:17:08d'être dans la vraie vie
00:17:10et de vivre de sa passion.
00:17:12Alors, on est en ligne, maintenant,
00:17:14avec Jean-Luc Geneste.
00:17:16Il est journaliste.
00:17:17Il a rencontré la star, souvent, même.
00:17:20Il a même été invité chez elle.
00:17:21Il vous a battu.
00:17:22Vous avez fait les coulisses,
00:17:23mais lui, il a quand même été invité chez elle.
00:17:25Il a passé une journée avec Céline et Ranné
00:17:28dans leur propriété.
00:17:30Bonjour, Jean-Luc Geneste.
00:17:32Bonjour.
00:17:33Alors, vous êtes à peu près
00:17:35l'homme le plus envié de France,
00:17:37aujourd'hui.
00:17:38Vous avez passé la journée avec Céline.
00:17:40Oui, j'ai l'impression, oui.
00:17:42C'était en 2012,
00:17:43à l'occasion de la sortie
00:17:45de son album français
00:17:47qui s'appelait « Sans attendre ».
00:17:48Effectivement, alors, à l'époque,
00:17:49je travaillais pour le groupe M6
00:17:51et, en fait,
00:17:52on a fait une grosse opération
00:17:54pour la sortie de cet album.
00:17:56J'ai eu la chance d'être choisi
00:17:57pour partir là-bas,
00:17:59pour partir une journée entière
00:18:01dans cette propriété.
00:18:02À Las Vegas, c'était ?
00:18:04Non, non, non, c'était...
00:18:05Ah, c'était au Canada.
00:18:06C'est une propriété moins connue
00:18:09qui se trouve au nord de Montréal,
00:18:10qui s'appelle le Mirage,
00:18:13qui était une propriété
00:18:14que Céline a vendue, d'ailleurs, depuis.
00:18:16Et voilà, j'ai passé la journée là-bas
00:18:18avec Céline, avec René,
00:18:21et j'ai eu un grand entretien
00:18:22d'une heure et demie avec elle
00:18:24qui m'a permis, à l'époque,
00:18:25de balayer toute sa vie,
00:18:27toute son œuvre,
00:18:29que ce soit sur le plan musical,
00:18:31que sur le plan privé,
00:18:33parce que Céline,
00:18:34c'est un livre ouvert,
00:18:35elle nous parle de tout,
00:18:37elle ne cache rien.
00:18:38Sans filtre.
00:18:39Et toutes les questions
00:18:40qu'on ne poserait jamais
00:18:41à d'autres artistes
00:18:43de ce galerie,
00:18:44avec Céline,
00:18:45on peut y aller,
00:18:46elle répond,
00:18:47elle y va,
00:18:47et elle nous donne même
00:18:48parler de deux choses,
00:18:50elle répond à une question
00:18:50que vous ne lui avez même pas posée,
00:18:52en fait, c'est ça.
00:18:53Elle est hors-nord,
00:18:54en fait,
00:18:54c'est quelqu'un d'hors-nord.
00:18:55C'est peut-être ça, d'ailleurs,
00:18:56qui la rend aussi sympathique
00:18:58auprès de ses fans,
00:18:59et c'est pour ça
00:19:00qu'il y a une forme
00:19:00de lien quasi fusionnel.
00:19:03Absolument.
00:19:03Je rejoins ce que Gilles disait
00:19:04tout à l'heure,
00:19:06quand il parlait
00:19:07de la manière
00:19:09dont elle avait été
00:19:09avec les cadreurs,
00:19:10les techniciens, etc.
00:19:11Elle est comme ça,
00:19:13elle parle à tout le monde,
00:19:13elle est nature,
00:19:14on le voit là,
00:19:15avec ses fans,
00:19:16elle descend dans la rue,
00:19:17elle vient chanter avec eux,
00:19:19elle esquisse
00:19:19deux, trois pas de danse,
00:19:21c'est un livre ouvert,
00:19:22c'est quelqu'un qui...
00:19:23Et puis, en plus,
00:19:23elle ne se force pas, quoi.
00:19:24C'est sa personnalité,
00:19:26ce n'est pas un calcul,
00:19:27c'est quelque chose
00:19:28de totalement naturel.
00:19:31Surtout qu'elle aurait pu changer
00:19:32avec le succès,
00:19:33avec l'argent,
00:19:35et ce n'est pas le cas.
00:19:36Non, elle n'a pas changé.
00:19:38Si vous voulez,
00:19:38j'ai rencontré la première fois
00:19:40que c'est l'Union,
00:19:40à une époque
00:19:41où tout le monde
00:19:41s'en foutait un peu en France.
00:19:43Pour vous donner une idée,
00:19:44c'était au début des années 90,
00:19:46elle démarrait sa carrière américaine,
00:19:48mais voilà,
00:19:48en France,
00:19:49on se souvenait vaguement
00:19:50de la petite fille
00:19:51de 14 ans
00:19:51qui chantait
00:19:52« Mon ami m'a quitté »,
00:19:53mais elle n'était plus grand-chose.
00:19:55Et la première fois
00:19:55que je l'ai rencontrée,
00:19:56la maison de disques,
00:19:56m'avait calé un rendez-vous
00:19:58dans un hall d'hôtel
00:20:00sur un canapé,
00:20:01dans un hall d'hôtel.
00:20:02Donc,
00:20:02elle était vraiment traité
00:20:03comme une artiste
00:20:04de deuxième catégorie.
00:20:06Et puis,
00:20:07deux, trois ans après,
00:20:08elle explose aux États-Unis,
00:20:09et là,
00:20:10je rencontre une Céline
00:20:11qui a une suite,
00:20:12au Royal Brunceau,
00:20:14etc.
00:20:15Et ensuite,
00:20:16on la connaît,
00:20:17c'est-à-dire que
00:20:19elle n'a pas été,
00:20:20la star qu'elle est,
00:20:21elle n'a pas toujours été.
00:20:22Mais,
00:20:23en revanche,
00:20:23sa personnalité
00:20:24n'a jamais changé.
00:20:25C'est toujours la même.
00:20:26Et vous avez passé
00:20:28la journée aussi
00:20:28avec René ?
00:20:30Oui,
00:20:31absolument,
00:20:32qui était un homme charmant.
00:20:34Il est parti il y a 10 ans,
00:20:36en 2016.
00:20:37Et René,
00:20:37comme ça,
00:20:38il faisait un petit peu peur.
00:20:39Il était produiteur,
00:20:40l'impresario.
00:20:41C'est un homme charmant,
00:20:43très doux.
00:20:44Et alors,
00:20:45je l'ai su après,
00:20:47mais au moment où
00:20:48il a accepté à l'époque,
00:20:49ce n'était pas prévu,
00:20:50de m'accorder
00:20:51un entretien pour la télévision.
00:20:53Et après,
00:20:53c'était en fait le dernier,
00:20:54puisqu'il avait un cancer de la gorge,
00:20:56il a été opéré
00:20:57quelques semaines plus tard,
00:20:58il ne pouvait plus s'exprimer.
00:21:01Et donc,
00:21:01j'ai sans savoir effectuer
00:21:03là,
00:21:04ou en tout cas,
00:21:04l'une de ses
00:21:05toutes dernières interviews.
00:21:10vous avez peut-être entendu
00:21:11notre auditrice.
00:21:12Est-ce que vous,
00:21:13vous pensez que
00:21:14Céline Dion,
00:21:15c'est une chance pour la France,
00:21:16cette série de concerts ?
00:21:19Oui,
00:21:19alors justement,
00:21:20c'est très intéressant.
00:21:21J'ai écouté ça
00:21:23avec beaucoup d'intérêt
00:21:24parce que
00:21:25ça va rapporter de l'argent,
00:21:27ça va rapporter des devises,
00:21:28c'est clair.
00:21:28Alors,
00:21:28ça peut paraître bizarre
00:21:29de dire ça.
00:21:30Il ne faut pas oublier
00:21:30que dans les années 60,
00:21:32si les Beatles ont été décorés
00:21:33par la reine d'Angleterre,
00:21:34ce n'est pas uniquement
00:21:35parce qu'ils avaient du succès,
00:21:36c'est qu'ils rapportaient
00:21:37énormément de devises au pays.
00:21:39Et effectivement,
00:21:40cette série de concerts
00:21:40va rapporter beaucoup,
00:21:41beaucoup d'argent.
00:21:44On parlait du prix des places
00:21:45là tout à l'heure,
00:21:46il faut savoir qu'en vrai,
00:21:47oui,
00:21:48les places les plus chères
00:21:49sont autour de 298 euros
00:21:50comme le titre
00:21:51que vous avez vu en ligne,
00:21:52mais une plateforme sécurisée
00:21:54a été ouverte
00:21:55qui permet aux fans
00:21:56de se revendre
00:21:57les places entre eux
00:21:58et pour l'instant,
00:21:59aujourd'hui,
00:22:00les places atteignent
00:22:00plus de 600 euros
00:22:01sur les marchés par l'aile.
00:22:02Ah oui, bien sûr, forcément.
00:22:03Merci.
00:22:04Et ça va dans l'augmentant.
00:22:05Eh bien,
00:22:06merci beaucoup,
00:22:06Jean-Luc Jeunesse.
00:22:08J'espère que le gouvernement
00:22:09ne va pas entendre tout ça
00:22:10parce qu'ils vont être capables
00:22:10d'aller taxer
00:22:12les bénéfices du concert.
00:22:13Il y a eu une proposition
00:22:14à l'Assemblée
00:22:15d'un des députés.
00:22:17Non, non,
00:22:17si vous voulez,
00:22:18je vous ramène le son lundi
00:22:20qui réclame.
00:22:20Ah oui, je vais bien.
00:22:21Parce qu'en fait,
00:22:22les taxes ne sont pas élevées
00:22:23sur les concerts
00:22:24et ils veulent mettre
00:22:25une taxe,
00:22:25c'est l'indurne.
00:22:26Je vous ferai écouter l'extrait.
00:22:27C'est insupportable,
00:22:28je trouve.
00:22:28Allez, on se retrouve
00:22:29justement pour nos débats
00:22:31dans quelques instants
00:22:32à partir de 10h30
00:22:33et vous pouvez toujours,
00:22:34vous le savez,
00:22:34intervenir.
00:22:350826 300 300.
00:22:38Sud Radio,
00:22:39à vous de le dire,
00:22:40Stéphanie Demiru.
00:22:41À vous de le dire,
00:22:4310h33,
00:22:43on est un peu en retard
00:22:44mais bon,
00:22:45c'est vrai qu'on avait
00:22:45des fans de Sénine,
00:22:47Dion,
00:22:47qui nous parlaient
00:22:48de leur folie,
00:22:49de leur passion
00:22:49pour la chanteuse canadienne
00:22:51qui arrive bientôt en France.
00:22:53Ça va être un petit peu
00:22:53plus sérieux maintenant,
00:22:55trois débatteurs
00:22:55autour de la table
00:22:56pour commenter
00:22:57les sujets
00:22:58qui font parler
00:22:58la France ce matin.
00:23:00Il y en a,
00:23:01faut-il passer outre
00:23:02le Conseil constitutionnel ?
00:23:04Ça passionne les Français.
00:23:04Ces 80% sont pour.
00:23:06Pourra-t-on échapper
00:23:07à la hausse des impôts ?
00:23:08Ça c'est la question
00:23:10et surtout l'inquiétude
00:23:11de beaucoup d'entre vous
00:23:13et pourquoi les Français
00:23:14sont si pessimistes ?
00:23:15C'était l'un de vos sondages
00:23:17de mes débatteurs aujourd'hui,
00:23:19Frédéric Dhabi,
00:23:20directeur général
00:23:21de l'IFOP,
00:23:22co-auteur avec Brice Socol
00:23:23qui est à côté de vous deux.
00:23:25L'écharpe et les tempêtes,
00:23:26on vous a mis ensemble
00:23:27pour vous rassurer.
00:23:29Bonjour messieurs.
00:23:31Le troisième débatteur du jour,
00:23:32Lucas Planavergne,
00:23:35journaliste au JDD.
00:23:36Bonjour.
00:23:36Bonjour, Lucas.
00:23:38Mais tout d'abord,
00:23:38on commence avec
00:23:39le traditionnel zapping
00:23:41de mon cher Gilles Ganzman.
00:23:43Sud Radio, 10h midi,
00:23:45l'instant zapping.
00:23:46Est-ce qu'Emmanuel Macron
00:23:48n'aurait-il pas vendu
00:23:49la peau du dragon
00:23:50avant de l'avoir construit ?
00:23:52En tout cas,
00:23:53on n'est pas prêt
00:23:54de trouver
00:23:54cette boule de cristal.
00:23:56Ok, Boomer ?
00:23:57À Serge-du-Pontoise,
00:23:58Emmanuel Macron a annoncé
00:23:59un projet de trois parcs
00:24:00à 6 milliards d'euros.
00:24:02Mais Toei Animation
00:24:03assure n'avoir donné
00:24:04aucune licence au Dragon Ball.
00:24:05Le point clé,
00:24:06c'est que Dragon Ball
00:24:06n'appartient pas
00:24:07à une seule entreprise.
00:24:08Les droits sont partagés
00:24:09entre plusieurs sociétés japonaises.
00:24:11Toei Animation
00:24:11en détient une partie
00:24:12et elle dit que personne
00:24:14n'a validé l'utilisation
00:24:15de la saga pour ce parc.
00:24:16C'est un gros problème
00:24:17parce que Dragon Ball
00:24:18n'est pas un petit détail
00:24:19du projet.
00:24:19C'est ce qui fait rêver
00:24:20les fans,
00:24:21attire les visiteurs
00:24:22et peut justifier
00:24:22une partie des investissements.
00:24:23Annoncer des milliards
00:24:24avant d'avoir les accords écrits,
00:24:26ça donne l'impression
00:24:26qu'on a vendu le rêve
00:24:27avant d'avoir acheté les clés.
00:24:30Qui veut réagir
00:24:31des millions et des millions
00:24:33d'emplois,
00:24:33des millions d'argent ?
00:24:34Bah, on n'a pas les droits.
00:24:36Bah,
00:24:37avec l'Arabie saoudite surtout.
00:24:38Décidément,
00:24:38Emmanuel Macron a un problème
00:24:39avec Dragon Ball.
00:24:40Déjà,
00:24:41cet été,
00:24:42il avait fait
00:24:43le fameux kamehameha,
00:24:44il s'était trompé avec Fusion
00:24:45donc il avait bien montré
00:24:46qu'il avait une forme
00:24:46d'inculture sur le sujet.
00:24:48Là,
00:24:49effectivement,
00:24:49il y a ce parc
00:24:51en projet
00:24:51mais sans les droits.
00:24:53Après,
00:24:53personnellement,
00:24:54je suis un grand fan
00:24:55de Dragon Ball.
00:24:56J'ai pleuré
00:24:57quand Akira Doriyama
00:24:58est mort il y a quelques années.
00:24:59C'est quelque chose
00:25:00de très familial pour moi.
00:25:01Je pense que c'est générationnel
00:25:02également
00:25:02et tous les jeunes
00:25:04de ma génération
00:25:05et celles un peu au-dessus
00:25:06ont grandi
00:25:06avec Dragon Ball Z
00:25:08sur MCM
00:25:09à l'époque.
00:25:10Donc moi,
00:25:11c'est vrai que
00:25:12dans la perspective
00:25:13de pouvoir y aller un jour,
00:25:14je ne suis pas complètement
00:25:15fermé à l'idée
00:25:17surtout si elle peut permettre
00:25:18de créer des emplois
00:25:19mais bon,
00:25:19encore faut-il avoir les droits.
00:25:20Vous avez Frédéric David
00:25:21et Brice Socol
00:25:22qui se demandent
00:25:22qui est Dragon Ball.
00:25:25C'est plutôt Goldorak
00:25:27quand même.
00:25:27C'est pour ça
00:25:28que je vous dis ça.
00:25:29C'est très intéressant
00:25:30dans le baromètre
00:25:31IFOP
00:25:32Hendrix
00:25:32pour l'opinion.
00:25:34Ex-JDD
00:25:35comme vous le savez.
00:25:36On interroge
00:25:37spontanément
00:25:38les Français
00:25:38sur leurs raisons
00:25:39de satisfaction
00:25:40ou de mécontentement
00:25:41à l'égard
00:25:41du président
00:25:42de la République.
00:25:43et c'est vrai
00:25:45que l'affaire
00:25:47du parc
00:25:47Dragon Ball
00:25:49sort
00:25:49mais exclusivement
00:25:51négativement
00:25:52s'agissant
00:25:53du chef de l'État.
00:25:53Alors qu'on aurait pu dire
00:25:54comme vous le dites
00:25:55oui,
00:25:55il y a plusieurs milliards,
00:25:57il y aura 22 ou 24 000 emplois.
00:25:59C'est la collusion
00:26:01avec
00:26:02Dragon Ball.
00:26:03C'est quelque chose
00:26:04sur le mode
00:26:05mais est-ce que c'est au président
00:26:06de s'occuper de ça
00:26:08il y a un gouvernement ?
00:26:09C'est intéressant
00:26:10de voir qu'il y a
00:26:11un regard relativement
00:26:13sévère.
00:26:14Ce n'est pas une surprise
00:26:14puisque dans notre sondage
00:26:16IFOP
00:26:16Fédiciel
00:26:17pour Sud Radio
00:26:17l'emploi
00:26:18n'est plus une préoccupation
00:26:20majeure.
00:26:21C'est la douzième
00:26:21préoccupation des Français
00:26:22puisque pour les Français
00:26:24l'injustice
00:26:26est ce qui va compter.
00:26:27L'injustice
00:26:28c'est moins être au chômage
00:26:29qu'avoir un emploi
00:26:30qui paye mal.
00:26:31Dans ce cadre-là
00:26:32c'est le pouvoir d'achat
00:26:33qui est l'enjeu central.
00:26:34Oui, il y a deux sujets.
00:26:36Je vais d'abord répondre
00:26:37et je vais rassurer
00:26:38notre ami du JDD
00:26:39c'est qu'en fait
00:26:40en discutant
00:26:40avec des élus locaux
00:26:41cette semaine
00:26:42dans le Val-d'Oise
00:26:42en effet
00:26:43s'il n'y a pas la licence
00:26:44il y aura quand même un parc
00:26:45ce sera un parc de manga
00:26:46donc c'est déjà pas mal.
00:26:48Mais un parc de manga
00:26:49sans les licences ?
00:26:49Alors sans les licences
00:26:50mais c'est ça.
00:26:51qu'il n'y avait pas content.
00:26:52On a bélisé manga.
00:26:53Ça c'est une première réponse
00:26:55alors elle n'est pas forcément
00:26:55satisfaisante.
00:26:56Et deuxième point
00:26:57ce qui est intéressant
00:26:58c'est que les Français
00:26:58veulent bien
00:26:59que des fonds souverains
00:27:00investissent en France
00:27:00mais pas forcément
00:27:03de cette manière-là
00:27:04peut-être plus dans l'IA
00:27:05peut-être plus dans l'énergie
00:27:06sur des sujets
00:27:08qui intéressent vraiment
00:27:10l'avenir de notre pays.
00:27:11En même temps
00:27:11on a envie de garder
00:27:12notre souveraineté
00:27:13donc sur l'IA
00:27:14mais en même temps
00:27:15on a besoin
00:27:16on ne veut pas que la France
00:27:17devienne un grand parc d'attractions.
00:27:19Les Français nous l'ont dit
00:27:21ça c'est pas possible.
00:27:22La France n'est pas
00:27:23qu'un pays de service.
00:27:25C'est aussi un pays d'industrie
00:27:26c'est un pays qui doit se positionner
00:27:28sur l'intelligence artificielle
00:27:29sur l'énergie
00:27:30sur la souveraineté
00:27:30et ça c'est une vraie question.
00:27:32C'est une vraie question.
00:27:33On vous fera un parc
00:27:34Candy et Frédéric
00:27:35sur Godora
00:27:36Candy et Maya Labeille
00:27:38et Maya Labeille aussi.
00:27:40Moi je préfère
00:27:40et Capitaine Flamme
00:27:41quand même.
00:27:41Vous savez que
00:27:44un des réalisateurs d'ici
00:27:45John est passionné
00:27:46de parc
00:27:47et qu'il a un site
00:27:48donc je donne son site
00:27:50parcnonstop.fr
00:27:51parcnonstop.fr
00:27:52c'est John
00:27:53qui fait ça.
00:27:54Bon je vous donne
00:27:55un autre débat
00:27:57les enfants déjà
00:27:58n'ont plus le temps
00:27:59de rester enfants
00:28:00mais aujourd'hui
00:28:00on veut qu'ils apprennent
00:28:02à lire dès 3 ans.
00:28:04Alors évidemment
00:28:04au sein de la communauté enseignante
00:28:06le sujet divise
00:28:08c'était hier
00:28:09sur France 2
00:28:10est-ce qu'on doit apprendre
00:28:11à lire
00:28:13dès 3 ans ?
00:28:14Ils sont près de 500
00:28:15venus de toute la France
00:28:16pour assister
00:28:17à la formation
00:28:18de la chercheuse
00:28:19Céline Alvarez
00:28:19qui défend depuis 15 ans
00:28:21un apprentissage
00:28:22plus précoce
00:28:23de la lecture
00:28:23dans la salle
00:28:24beaucoup sont déjà convaincus
00:28:26J'ai l'impression
00:28:27que c'est ça
00:28:28qui donne du sens
00:28:28un petit peu
00:28:29à l'enseignement maternel
00:28:30Dans leur environnement
00:28:32à la maison
00:28:33sur le pot de confiture
00:28:34ils vont reconnaître
00:28:36les lettres
00:28:36et en fait
00:28:37ça les amuse
00:28:38Mais les collègues
00:28:38de primaire
00:28:39sont parfois
00:28:40plus réticents
00:28:41Les futurs enseignants
00:28:42qui sont en CP
00:28:42mais qu'est-ce que je vais faire
00:28:43avec mon programme
00:28:44ma progression
00:28:44ça inquiète
00:28:46même des parents
00:28:47il ne faut pas aller trop vite
00:28:47ils sont encore petits
00:28:49Est-ce qu'on fait grandir
00:28:51les enfants trop vite ?
00:28:52De toute façon
00:28:53ils grandissent trop vite
00:28:53avec les réseaux sociaux
00:28:54et tout ça
00:28:55donc qu'est-ce que vous en pensez ?
00:28:56Ils doivent choisir
00:28:57une orientation
00:28:58extrêmement jeune
00:29:00Vous êtes un spécialiste
00:29:01du sujet
00:29:02je vois dans mon entourage
00:29:04des enfants
00:29:04qui savent
00:29:05presque bien lire
00:29:07avant leur entrée
00:29:08à l'école primaire
00:29:10avant l'entrée
00:29:11en 11ème
00:29:12comme on disait
00:29:12au cours préparatoire
00:29:13c'est vrai aussi
00:29:14qu'on voit
00:29:17la catastrophe
00:29:18sur les tests
00:29:18sur les tests
00:29:19de connaissances
00:29:20la difficulté
00:29:21de beaucoup d'enfants
00:29:22à maîtriser
00:29:24lecture, écriture
00:29:25et calcul
00:29:27en 6ème
00:29:27pourquoi pas commencer plus tôt
00:29:28mais je le répète
00:29:29je ne suis pas un spécialiste
00:29:30en tout cas
00:29:31dans notre baromètre
00:29:32on voit très bien
00:29:33comme l'école reste
00:29:34un sujet majeur
00:29:35et il est au cœur
00:29:35du pessimisme français
00:29:37au cœur
00:29:38du déclin français
00:29:39quand on interroge
00:29:40les Français
00:29:40sur qu'est-ce que c'est
00:29:41que le déclin
00:29:41ici comme Prick se le disait
00:29:43la désindustrialisation
00:29:45pas seulement
00:29:46la dimension servicielle
00:29:48même si elle est
00:29:48extrêmement importante
00:29:49mais également
00:29:50la santé
00:29:51l'éducation
00:29:52l'hôpital
00:29:52l'école
00:29:53le 8 septembre
00:29:53d'ailleurs il y aura
00:29:54le classement PISA
00:29:55et on ne s'attend pas
00:29:55à des miracles
00:29:56oui absolument
00:29:57mais le problème
00:29:58dans ce pays
00:29:58c'est qu'on a du mal
00:30:00à le réformer
00:30:00c'est intéressant
00:30:01votre son
00:30:02parce que
00:30:02la première réaction
00:30:04de l'enseignant
00:30:04c'est ça va nous perturber
00:30:05nous enseignants
00:30:06moi je trouve
00:30:07que l'éducation
00:30:07elle devrait être plus axée
00:30:09aujourd'hui
00:30:09sur les enfants
00:30:10sur l'éducation
00:30:12que sur
00:30:12les enseignants
00:30:13et plus souple aussi
00:30:14et beaucoup plus souple
00:30:15pourquoi ne pas expérimenter
00:30:17en effet
00:30:19la lecture
00:30:20à partir de 3 ans
00:30:20je pense qu'il ne faut
00:30:21rien s'interdire
00:30:22et on a le sentiment
00:30:23que dans ce pays
00:30:23dès qu'on veut essayer
00:30:24de toucher à quelque chose
00:30:25dès qu'on veut le réformer
00:30:26dès qu'on a des propositions
00:30:27ah non non
00:30:28ça il ne faut pas
00:30:28parce que ça porte atteinte
00:30:29au service public
00:30:30ça porte atteinte
00:30:30à l'état de droit
00:30:31ça porte atteinte
00:30:32à l'éducation nationale
00:30:33à l'hôpital
00:30:34mais ça ne fonctionne pas
00:30:35donc il faut bien
00:30:36trouver des solutions
00:30:37c'est ça le pessimisme français
00:30:39que parfois je dénonce
00:30:41c'est que ça ne fonctionne pas
00:30:43les français le savent
00:30:44et on a malgré tout
00:30:46du mal à réformer
00:30:47l'ensemble de notre système
00:30:48de toute façon
00:30:49on va en parler
00:30:49de ce baromètre
00:30:50c'est l'un des sujets
00:30:51de débat
00:30:51votre baromètre
00:30:52et les français en effet
00:30:54n'ont jamais été aussi pessimistes
00:30:55Gilles
00:30:56et alors
00:30:57comme monsieur Jourdain
00:30:59Gabriel Attal
00:31:00apprend la prose
00:31:01A, E, I, O, U, A, O
00:31:03que c'est joli
00:31:04vous avez vu
00:31:04je connais Moli
00:31:07entretien avec Marc-Olivier Fogiel
00:31:08sur son podcast
00:31:10voici
00:31:10les secrets de la prose
00:31:13aujourd'hui par exemple
00:31:14vous ne seriez pas le premier
00:31:15plein de candidats
00:31:16Emmanuel Macron l'avait fait
00:31:17pour la campagne
00:31:18s'entraîne
00:31:18vous vous entraînez
00:31:19vous avez des cours de théâtre
00:31:20des cours de chant
00:31:20des cours de je ne sais pas quoi
00:31:21j'ai une professeure de chant
00:31:24qui m'aide
00:31:25sur la prise de parole
00:31:27mais plus sur des éléments
00:31:28elle vous fait chanter ?
00:31:29non
00:31:29enfin
00:31:30oui un peu
00:31:31mais par exemple
00:31:32elle m'a appris
00:31:32avant une prise de parole
00:31:33importante
00:31:36pour gérer aussi le stress
00:31:38pour parler plus lentement
00:31:39etc
00:31:40quelques exercices
00:31:41à faire de la résonance nasale
00:31:43par exemple
00:31:43ah ouais ?
00:31:44ça donne quoi ?
00:31:45vous savez
00:31:46vous faites des vibrations
00:31:47qui passent beaucoup
00:31:48par les os
00:31:49de votre nez
00:31:50ce qui permet de
00:31:53stimuler le nerf
00:31:54qui est l'un des plus grands nerfs
00:31:56du corps
00:31:56le dixième nerf
00:31:57du système nerveux cérébral
00:31:59bon élève
00:31:59il a bien retenu
00:32:00qui stimule lui-même
00:32:01votre système parasympathique
00:32:03ça s'appelle comme ça
00:32:03vous faites ça pendant
00:32:04cinq minutes
00:32:05avant une prise de parole
00:32:06et je suis président de la république
00:32:07vous n'êtes pas président de la république
00:32:09mais en tout cas
00:32:10ça détend
00:32:11voilà
00:32:13il a coupé quand il le faisait
00:32:14c'est dommage
00:32:15vous savez quoi ?
00:32:16il a coupé
00:32:16mais Anthony
00:32:17c'est ce qu'il fait
00:32:18il y a la pub
00:32:19et on va vraiment écouter
00:32:20parce que ça vaut le coup
00:32:21ah c'est vous qui a demandé de le couper ?
00:32:22non non
00:32:23c'est Anthony
00:32:23et son talent naturel
00:32:25on va écouter
00:32:26Gabriel Attal
00:32:27dans quelques instants
00:32:28après un court passage publicitaire
00:32:30puis on fera réagir
00:32:31évidemment
00:32:32mes débatteurs
00:32:3410h midi
00:32:35Sud Radio
00:32:36à vous de le dire
00:32:37Stéphanie Demiru
00:32:38à vous de le dire
00:32:39avec mes débatteurs
00:32:40Frédéric Dhabi
00:32:41Brice Socol
00:32:42Lucas
00:32:43Planavergne
00:32:43on était en plein zapping
00:32:45de Gilles Ganzman
00:32:45et vous nous parliez
00:32:46des cours de chant
00:32:47de Gabriel Attal
00:32:48exactement
00:32:48où il a appris
00:32:49à maîtriser le son nasal
00:32:51et il a donné un exemple
00:32:53à Marc-Olivier Fogiel
00:32:56aujourd'hui par exemple
00:32:57vous ne seriez pas le premier
00:32:58plein de candidats
00:32:59Emmanuel Macron l'avait fait
00:33:00pour la campagne
00:33:01s'entraîne
00:33:01vous vous entraînez
00:33:02vous avez des cours de théâtre
00:33:03des cours de chant
00:33:03des cours de je ne sais pas quoi
00:33:05j'ai une professeure de chant
00:33:07qui m'aide
00:33:08sur la prise de parole
00:33:10mais plus sur des éléments
00:33:11elle vous fait chanter ?
00:33:11non
00:33:12enfin oui un peu
00:33:13mais par exemple
00:33:14elle m'a appris
00:33:15avant une prise de parole
00:33:16importante
00:33:18pour gérer aussi le stress
00:33:20pour parler plus lentement
00:33:21etc
00:33:22quelques exercices
00:33:23à faire de la résonance nasale
00:33:24par exemple
00:33:25ah ouais ?
00:33:26ça donne quoi ?
00:33:27vous savez
00:33:28vous faites des vibrations
00:33:29qui passent beaucoup
00:33:30par les os
00:33:31de votre nez
00:33:32ce qui permet de
00:33:34stimuler le nerf
00:33:36qui est l'un des plus grands nerfs
00:33:37du corps
00:33:37le dixième nerf
00:33:38du système nerveux cérébral
00:33:40bon élève
00:33:40il a bien retenu
00:33:41qui stimule lui-même
00:33:42votre système parasympathique
00:33:44ça s'appelle comme ça
00:33:44qui vous donne
00:33:46on peut en faire un exercice ensemble
00:33:47si vous voulez
00:33:48allez-y
00:33:48donc vous fermez la bouche
00:33:49et vous faites
00:33:52allez-y
00:33:54vous faites ça pendant
00:33:56cinq minutes
00:33:57avant une prise de parole
00:33:58et je suis président de la république
00:33:59allez-y Stéphanie
00:34:01ça fait très
00:34:03Frédéric
00:34:04ça vous détend
00:34:05ça vous détend
00:34:12c'est la méthode
00:34:14c'est un groupe de parole
00:34:15en fait on médite
00:34:17c'est la méditation
00:34:18du vendredi
00:34:19non mais c'est marrant
00:34:20alors bon
00:34:21là il a
00:34:21il faut que je lui pose
00:34:22la question
00:34:23mais c'est rigolo
00:34:24ça va être intéressant
00:34:26d'observer un peu
00:34:27le coulisse
00:34:27de cette présidentielle
00:34:29aussi
00:34:30puisque c'est pas que
00:34:31les discours
00:34:31devant la télé
00:34:33devant les médias
00:34:33il y a aussi
00:34:34en effet
00:34:34ces petits moments de vie
00:34:36c'est intéressant
00:34:37les français ça les intéresse
00:34:38non Frédéric
00:34:39oui tout à fait
00:34:39dans notre baromètre
00:34:40il faut appeler une risque
00:34:41pour l'opinion
00:34:41on a dans les conversations
00:34:43des français
00:34:43déjà un français sur deux
00:34:44qui parle de l'élection présidentielle
00:34:46c'est beaucoup plus
00:34:46qu'en 2022
00:34:47on voit très bien
00:34:49que c'est une présidentielle
00:34:51qui a un contenu très fort
00:34:53symbolique
00:34:53certains la rattachent
00:34:55à 81
00:34:56il y a un changement très fort
00:34:57d'autres
00:34:58pensent que
00:34:59comme 95
00:35:002007
00:35:00c'est une élection
00:35:01de renouvellement
00:35:0295
00:35:02fin de l'ère Mitterrand
00:35:032007
00:35:03fin de l'ère Chirac
00:35:04et c'est vrai
00:35:05qu'il y a aussi
00:35:06j'enfonce des portes ouvertes
00:35:08et devant Gilles en plus
00:35:09tellement de nouveaux médias
00:35:11tellement de moyens différents
00:35:12pour les candidats
00:35:13d'engager des conversations
00:35:14avec les français
00:35:16avec des longs formats
00:35:18avec bien sûr
00:35:19l'intelligence artificielle
00:35:21et puis je trouve
00:35:22assez sympathique
00:35:23que Gabriel Attal
00:35:24donne un peu
00:35:25les coulisses
00:35:25on sait très bien
00:35:26que tous sont déconseillés
00:35:27en voix en commun
00:35:28c'est des coulisses gentilles
00:35:29à mon avis
00:35:29et là
00:35:30c'est assez sympathique
00:35:32même si c'est pas
00:35:33le cœur
00:35:33des Français
00:35:35de montrer un peu
00:35:36l'envers du décor
00:35:36on a su
00:35:37en fin de campagne
00:35:38en 2017
00:35:38Emmanuel Macron
00:35:39avait un professeur de chant
00:35:41pour plutôt porter sa voix
00:35:43qui était un peu
00:35:44trop aiguë
00:35:45si je me souviens bien
00:35:46avec la
00:35:46c'est ça qu'Atal
00:35:47a une voix aussi
00:35:48assez
00:35:50bon c'est pas un sujet majeur
00:35:51mais c'est pas un sujet anecdotique
00:35:52pour autant
00:35:53est-ce que justement
00:35:53le phrasé de Glucksmann
00:35:55pourrait lui enlever des voix
00:35:57ou pas
00:35:58parce qu'on a tous vu
00:35:59au 20h
00:36:00ce phrasé un peu compliqué
00:36:02est-ce que ça pourrait lui enlever
00:36:04des voix ?
00:36:04moi qui ai pas fait un phrasé compliqué
00:36:06je vais dire non
00:36:07et je pense que c'est pas
00:36:08l'important c'est plus
00:36:10le message
00:36:10que le connu
00:36:11c'est vrai
00:36:12c'est vrai
00:36:13absolument
00:36:14moi
00:36:16Frédéric trouve ça sympathique
00:36:17moi je trouve plutôt ça
00:36:18affligeant pour te vous dire
00:36:19parce que
00:36:20le petit cours de chant là
00:36:21non mais le petit cours de chant
00:36:22déjà je pense que
00:36:23évidemment
00:36:25il centrait les politiques
00:36:26centraient des cours
00:36:27c'est évident
00:36:28tout le monde le sait
00:36:28maintenant
00:36:29là la manière
00:36:30dont c'est raconté
00:36:31je trouve que ça fait
00:36:32ça place quand même un petit peu
00:36:33la politique comme du théâtre
00:36:35d'autant plus
00:36:36sur des
00:36:36sur des responsables politiques
00:36:38qui sont souvent
00:36:40critiqués
00:36:40pour leur aspect robotique
00:36:42pour leur insincérité
00:36:43je trouve que
00:36:44quand on explique ça
00:36:45longuement
00:36:46ça participe quand même
00:36:47de ce sentiment
00:36:48et effectivement
00:36:49à la fin
00:36:50évidemment que les français
00:36:51ont besoin de représentants politiques
00:36:53qui s'expriment correctement
00:36:55pour autant
00:36:56je pense que c'est le fond
00:36:57qui compte
00:36:58que c'est ce qu'ils proposent
00:36:59qui compte
00:37:00on aimerait bien
00:37:01parce que c'est vrai
00:37:02qu'on dit toujours
00:37:04que c'est la rencontre
00:37:05entre un homme
00:37:06le candidat
00:37:07et les français
00:37:08c'est vrai que
00:37:08les français
00:37:09ont une appétence
00:37:10pour connaître
00:37:11ce candidat
00:37:12vous parliez de théâtre
00:37:14vous avez vu
00:37:14la une de Closer ?
00:37:16non pas encore ?
00:37:17c'est sorti
00:37:17je crois hier
00:37:18ou hier soir
00:37:19ou tard
00:37:20son été grand luxe
00:37:21avec Maria Carolina
00:37:22on parle de
00:37:23Jordan Bardella
00:37:24alors vous avez
00:37:24quelques pages
00:37:26où ils sont quasiment
00:37:27pas sur un yacht
00:37:28mais enfin c'est vrai
00:37:29que le journal explique
00:37:31qu'ils sont quand même
00:37:32en Sardaigne
00:37:33sur la Costa Verralda
00:37:34aux côtés des milliardaires
00:37:35sur la côte amalfitaine
00:37:37ça peut ça
00:37:39ça peut faire mal
00:37:40non ?
00:37:41oui
00:37:41moi je trouve
00:37:43que cette communication
00:37:44pour être candidat
00:37:45à l'action présidentielle
00:37:46il faut sa page
00:37:47dans Closer
00:37:47ou dans Paris Match
00:37:48je trouve que c'est
00:37:48complètement anachronique
00:37:49et dépassé
00:37:50on l'a vu avec
00:37:51le président de la république
00:37:52sur un scooter
00:37:53cet été
00:37:54il avait gagné 6 points
00:37:55on en parle encore
00:37:55il avait gagné 6 points
00:37:56dans les sondages
00:37:56avant les vacances
00:37:58il en a perdu 6 après
00:38:00et tous les commentateurs
00:38:01se disent
00:38:01voilà cette image
00:38:02est déconnectée
00:38:03des attentes des français
00:38:04et ce que
00:38:05voilà l'image que vous citez
00:38:06mais ça dit quelque chose
00:38:07aussi du candidat
00:38:08le scooter
00:38:08et puis le yacht
00:38:10en Sardaigne
00:38:11c'est pas la même chose
00:38:12je trouve que ça
00:38:12ça contribue
00:38:13à déconnecter
00:38:14à montrer une image
00:38:15de la politique
00:38:16qui n'est pas
00:38:17une image réelle
00:38:18qui est une image mystifiée
00:38:19et qui continue
00:38:20à déconnecter
00:38:21une partie des français
00:38:22avec la classe politique
00:38:24je pense que
00:38:24certes
00:38:25on veut des gens
00:38:26qui ne nous ressemblent pas
00:38:27mais on ne veut pas
00:38:28des gens qui soient
00:38:28complètement déconnectés
00:38:30des réalités
00:38:31de notre quotidien
00:38:32sachant que depuis
00:38:32une dizaine d'années
00:38:33on voit bien
00:38:34qu'une partie des français
00:38:35sont dans des conditions
00:38:36j'allais dire
00:38:37matérielles et économiques
00:38:39extrêmement difficiles
00:38:40et je trouve que
00:38:40cette déconnexion là
00:38:42elle crée
00:38:43elle crée
00:38:44de l'incompréhension
00:38:44encore une fois
00:38:46elle peut créer
00:38:46de la démagogie
00:38:47elle peut créer
00:38:47du populisme
00:38:48elle peut créer
00:38:48de l'abstention
00:38:49je trouve que
00:38:50c'est pas bien
00:38:51pour la politique
00:38:53au sens noble du terme
00:38:54Frédéric
00:38:55oui je passage complètement
00:38:56ce que Brice dit
00:38:56d'un côté
00:38:57les français
00:38:58c'est tout à l'heure
00:38:59de notre peuple
00:39:00opèrent une distinction
00:39:01très nette
00:39:02entre vie privée
00:39:03et
00:39:06vie publique
00:39:06c'est à dire
00:39:07qu'on n'est pas
00:39:08aux Etats-Unis
00:39:09quand vous dites
00:39:09opère une distinction
00:39:10ça veut dire
00:39:10que ça ne les intéresse pas
00:39:11non c'est qu'on juge
00:39:13des dirigeants
00:39:14sur leur action
00:39:15leur prise de parole
00:39:16sur ce qu'ils sont
00:39:17je donne toujours
00:39:17ces deux exemples
00:39:18qui sont assez anciens
00:39:20mais qui sont extrêmement parlants
00:39:22quinquennat Nicolas Sarkozy
00:39:23on apprend
00:39:24qu'il va être
00:39:25papa
00:39:26les stratèges de l'UMP
00:39:27disent
00:39:28c'est super
00:39:28ça va le rendre plus humain
00:39:30c'est l'arrivée
00:39:31d'une petite fille
00:39:32ou d'un petit garçon
00:39:32à l'Elysée
00:39:33pas de chance
00:39:34c'est à ce moment là
00:39:35qu'il est le plus impopulaire
00:39:36du côté des français
00:39:37contre exemple
00:39:38un François Mittand
00:39:39extrêmement impopulaire
00:39:41il se sépare
00:39:43un peu violemment
00:39:44de Valéry Trier-Weiler
00:39:45et bien c'est un moment
00:39:46où il y a un regain
00:39:47dans l'opinion publique
00:39:49avec au même moment
00:39:50la présentation du CEU-CE
00:39:52et de la politique
00:39:52de l'offre
00:39:53là où Brice a complètement raison
00:39:54c'est le sentiment
00:39:55de déconnexion
00:39:57quand on est un parti politique
00:39:59qui se réclame souvent
00:40:00comme le représentant
00:40:02des petits
00:40:03de ceux qui souffrent
00:40:05des sans grades
00:40:06afficher un tel luxe
00:40:08une opulence
00:40:09ça peut bien sûr
00:40:10considérablement gêner
00:40:11même si
00:40:11je fais une nuance
00:40:12également
00:40:12parce que c'est pas très simple
00:40:13c'est pas tout blanc
00:40:15ou tout noir
00:40:15le ressort majeur
00:40:17du vote RN
00:40:18aujourd'hui
00:40:18j'ai bien dit du vote RN
00:40:20j'ai pas dit du vote Le Pen
00:40:21ou du vote Bardeda
00:40:22c'est un ressort
00:40:23d'alternative
00:40:23c'est ceux qui n'ont jamais
00:40:25été essayés
00:40:26pourquoi pas eux
00:40:27ils feront pas pire
00:40:28que les autres
00:40:28et c'est vrai que
00:40:29la condamnation
00:40:30de Marine Le Pen
00:40:31d'un côté
00:40:31ou cette affaire de Yot
00:40:33je pense que ça pèse
00:40:34pour l'instant
00:40:35moins
00:40:35mais au cours d'une campagne
00:40:36où chaque voix compte
00:40:37ça peut être un vrai problème
00:40:38où on sent quand même
00:40:39à Jordan Bardeda
00:40:40très en retraite
00:40:41c'est quand même présidentiel
00:40:42pour les raisons qu'on sait
00:40:42Lucas vous ça vous fait quoi
00:40:44je vous montre les images
00:40:45ça vous inspire quoi
00:40:46quand vous les voyez
00:40:47comme ça
00:40:48moi en tant que journaliste
00:40:50et du journaliste politique
00:40:51ça m'inspire pas grand chose
00:40:52je suis d'accord sur la déconnexion
00:40:54à l'échelle de l'ensemble
00:40:56de la classe politique
00:40:57c'est pas
00:40:58Jordan Bardeda
00:40:59n'est pas le seul
00:40:59à être mis en scène
00:41:00dans de telles situations
00:41:02là où je suis plus sceptique
00:41:03c'est vrai que là
00:41:04c'est la Sardenne
00:41:05c'est la côte à Malfitaine
00:41:06c'est une princesse
00:41:08bon il y a
00:41:09quelque chose de différent
00:41:10il y avait déjà Monaco
00:41:12il y a quelques semaines
00:41:13où on a déjà eu ces débats
00:41:14de savoir si Jordan Bardeda
00:41:15rompait finalement
00:41:16avec l'image
00:41:17ou en tout cas
00:41:18la sociologie de ces électeurs
00:41:20en réalité moi cet été
00:41:21j'ai vu beaucoup d'électeurs
00:41:23du rassemblement national
00:41:24je viens de Moselle
00:41:25une terre qui a déjà largement
00:41:26été conquis
00:41:27par le rassemblement national
00:41:28et si vous voulez
00:41:29personne ne m'a parlé de Monaco
00:41:30personne ne me parle
00:41:32du couple de Jordan Bardeda
00:41:33c'est une distinction
00:41:34dont je vous parlais
00:41:35voilà
00:41:35à la limite
00:41:36j'ai plus entendu
00:41:37des propos du type
00:41:38j'aurais préféré
00:41:39que ce soit Jordan Bardeda
00:41:40parce qu'il présente mieux
00:41:41que Marine Le Pen
00:41:41que l'inverse
00:41:42donc là dessus
00:41:43sur les répercussions
00:41:44en tout cas sur l'électorat
00:41:45je suis mesuré
00:41:46c'est intéressant
00:41:47d'avoir ces voix du pays
00:41:48c'est Monaco ou Moselle ?
00:41:49s'il vous plaît
00:41:50pas ce mépris là
00:41:51je viens d'à côté
00:41:52donc attention
00:41:53on est deux en force
00:41:55moi j'ai passé deux mois à l'Est
00:41:57c'est très bien
00:41:58c'est une belle région
00:41:59l'Est de la France
00:42:01allez restez avec nous
00:42:02on se retrouve
00:42:03dans quelques instants
00:42:04est-ce qu'il faut passer
00:42:05outre le Conseil constitutionnel
00:42:07manifestement
00:42:07les français
00:42:07on aura le bol
00:42:08de voir le Conseil constitutionnel
00:42:10censuré
00:42:11et bien oui
00:42:12mais quand même
00:42:13je ne suis pas d'accord
00:42:14avec vous
00:42:15on en parle dans quelques instants
00:42:160 826 300 300
00:42:19Sud Radio
00:42:20à vous de le dire
00:42:21Stéphanie Demiru
00:42:23à vous de le dire
00:42:24avec aujourd'hui
00:42:25Frédéric Daby
00:42:26Brice Socol
00:42:27Lucas Planavergne
00:42:28comme débatteur
00:42:29et n'hésitez pas
00:42:30vous le savez
00:42:30800 26 300
00:42:32300
00:42:33si vous pouvez
00:42:34si vous voulez
00:42:35prendre part aux discussions
00:42:36ou si vous entendez
00:42:37quelque chose
00:42:37qui vous fait mal aux oreilles
00:42:38qui ne correspond pas
00:42:40à votre réalité
00:42:41il y aura
00:42:41cette petite cloche
00:42:43vous pourrez interrompre
00:42:44oui
00:42:44attention
00:42:45on va vous rappeler alors
00:42:46dans un filet des bêtises
00:42:47Frédéric
00:42:47ça ne vous arrive jamais
00:42:48j'en écris aussi
00:42:49avec Brice
00:42:50en tout cas
00:42:51n'hésitez pas
00:42:53à venir
00:42:54oui vous avez écrit
00:42:55un livre ensemble
00:42:56c'est vrai
00:42:57ça s'appelle
00:42:58L'écharpe
00:42:58et les tempêtes
00:42:59aux éditions de l'Aube
00:43:01une co-écriture
00:43:02et on vous a par deux
00:43:03désormais
00:43:04on ne vous sépare pas
00:43:06les français doivent-ils
00:43:07avoir le dernier mot
00:43:08en cas de censure
00:43:09d'une loi
00:43:09par le conseil constitutionnel
00:43:11et bien
00:43:11c'est oui
00:43:12à l'écrasante majorité
00:43:13à la proposition
00:43:14donc du candidat LR
00:43:16Bruno Retailleau
00:43:17et vous
00:43:18qu'en pensez-vous
00:43:18à vous de le dire
00:43:19donc n'hésitez pas
00:43:20alors c'est vos confrères
00:43:21vos concurrents
00:43:22on peut les citer
00:43:23une fois
00:43:24vitivés
00:43:24au Doxa
00:43:25pour le Figaro
00:43:2780%
00:43:29des français
00:43:30sont
00:43:32pour censurer
00:43:33la censure
00:43:34du conseil constitutionnel
00:43:35et ce qui est intéressant
00:43:36je regardais le sondage
00:43:37de près
00:43:37c'est vraiment
00:43:38gauche et droite
00:43:39confondus
00:43:39c'est aussi bien
00:43:41l'électeur du RN
00:43:41que de LFI
00:43:42des socialistes
00:43:44donc je crois
00:43:45qu'il y a eu
00:43:46des choses
00:43:46qui ont heurté
00:43:46les français
00:43:47bon on a
00:43:48plusieurs exemples
00:43:49en tête
00:43:51Gabriel Attal
00:43:52qui a voulu
00:43:52réformer
00:43:53vous savez
00:43:54cette loi
00:43:54sur les mineurs
00:43:55ça a été retoqué
00:43:56par le conseil constitutionnel
00:43:57il y a eu aussi
00:43:58la durée de rétention
00:43:59des OQTF
00:44:00avec le meurtre
00:44:02de la jeune Philippine
00:44:03en 2014
00:44:04Bruno Retailleau
00:44:05ça l'avait beaucoup heurté
00:44:06d'ailleurs
00:44:07pardon
00:44:07merci de me corriger
00:44:09c'est à cause de ça
00:44:11que les français
00:44:12aujourd'hui
00:44:12veulent réagir
00:44:13Frédéric
00:44:14oui je pense que
00:44:15vous avez rappelé
00:44:16des faits
00:44:17qui ont marqué
00:44:17les français
00:44:18je me permets
00:44:19très respectueusement
00:44:20de dire
00:44:22qu'il faut prendre
00:44:22ce sondage
00:44:23avec une certaine prudence
00:44:24il a été bien sûr
00:44:25bien fait par
00:44:26mes confrères
00:44:27mais je suis frappé
00:44:28de voir
00:44:28vous savez il y a eu
00:44:29un article
00:44:30il y a très longtemps
00:44:31de Pierre Bourdieu
00:44:32qui s'appelle
00:44:32l'opinion publique
00:44:33n'existait pas
00:44:34et Pierre Bourdieu
00:44:35dans cet article
00:44:36dit
00:44:36il remettait en cause
00:44:38des sondages
00:44:38de manière un peu sévère
00:44:39en disant
00:44:39les sondeurs
00:44:41ou les sondages
00:44:41posent aux français
00:44:43des questions
00:44:44qui ne se posent pas
00:44:45des questions
00:44:46qui ne les intéressent pas
00:44:47vraiment
00:44:47et qui ne les concernent pas
00:44:48je suis frappé
00:44:49de voir
00:44:49que dans les enquêtes
00:44:50qualitatives
00:44:51celles qu'on peut faire
00:44:51avec Sud Radio
00:44:52et Fiducial
00:44:53ou Paris Match
00:44:55quand on fait parler
00:44:56spontanément
00:44:56les français
00:44:57sur l'état du pays
00:44:59sur la politique
00:45:00des gouvernants
00:45:01je tiens à vous le dire
00:45:01le conseil constitutionnel
00:45:03n'émerge jamais
00:45:04est-ce que les français
00:45:06savent parfaitement
00:45:07comment ça fonctionne
00:45:08la saisine
00:45:09mais c'est ce que vous dites
00:45:10peut-être qu'ils ne savent pas
00:45:11comment ça fonctionne
00:45:12mais si vous leur demandez
00:45:13s'ils voulaient réformer
00:45:13la loi des mineurs
00:45:14je pense qu'ils vous diront
00:45:15oui
00:45:15ce sondage est aussi révélateur
00:45:18qu'il y a le sentiment
00:45:19que le politique
00:45:20est parfois empêché
00:45:21il est aussi révélateur
00:45:23de quelque chose
00:45:23que Brice et moi
00:45:24dans nos ouvrages
00:45:24on a mis en avant
00:45:25c'est la crise de l'écoute
00:45:27la crise du politique
00:45:28que l'on vit depuis 2024
00:45:29cette éclipse du politique
00:45:31dont j'ai souvent parlé
00:45:32c'est une crise du résultat
00:45:33le politique ne change plus
00:45:34la vie des gens
00:45:35et une crise de l'écoute
00:45:36les politiques
00:45:37avec parfois des lois
00:45:38mal fistées
00:45:39ne sont pas complètement
00:45:40et loin de là
00:45:42en adéquation
00:45:43avec les attentes des français
00:45:44ça ne veut pas dire
00:45:45que le Conseil constitutionnel
00:45:45ne sera pas
00:45:47je dirais
00:45:47un moment important
00:45:49de la campagne
00:45:49et c'est quand même
00:45:49un candidat
00:45:50un candidat crédit
00:45:51mais un candidat sérieux
00:45:52Bruno Retailleau
00:45:52qui avance cette proposition
00:45:55on va continuer à en parler
00:45:56parce que ça plaît aux français
00:45:57mais alors pas aux politiques
00:45:58quand même
00:45:59écoutez la présidente
00:46:00de l'Assemblée nationale
00:46:01Yael Broun-Pivet
00:46:02qui s'est dite
00:46:02en total désaccord
00:46:03avec Bruno Retailleau
00:46:04je suis en total désaccord
00:46:06je vois depuis des mois
00:46:07et des mois
00:46:08certains hommes
00:46:09ou femmes politiques
00:46:11attaquent
00:46:12le Conseil constitutionnel
00:46:13et notre constitution
00:46:14moi je dis souvent
00:46:16notre constitution
00:46:17c'est notre bien
00:46:18le plus précieux
00:46:19prenons garde à cela
00:46:21nous avons besoin
00:46:22d'un cadre
00:46:22c'est un cadre
00:46:23qui est protecteur
00:46:24qui est issu
00:46:25de notre histoire
00:46:26et le Conseil constitutionnel
00:46:27est une émanation
00:46:29constitutionnelle
00:46:30qui est chargée
00:46:30de faire appliquer
00:46:31cette constitution
00:46:33Lucas
00:46:34non mais la réaction
00:46:35de la présidente
00:46:36de l'Assemblée nationale
00:46:37montre à mon avis
00:46:38à quel point
00:46:39Bruno Retailleau
00:46:40s'attaque
00:46:40à l'éléphant
00:46:41au milieu de la pièce
00:46:42c'est à dire que le sujet
00:46:43va être très important
00:46:45durant la campagne présidentielle
00:46:46puisque presque tous les candidats
00:46:47finalement ont des projets
00:46:48qui sont susceptibles
00:46:49d'être retoqués
00:46:50un jour
00:46:51par le Conseil constitutionnel
00:46:52moi
00:46:53en tant que citoyen
00:46:54en tant que journaliste
00:46:54je me pose une question simple
00:46:55c'est est-ce qu'on peut
00:46:56réellement parler
00:46:57de souveraineté populaire
00:46:58quand neuf personnes
00:46:59qui ne sont pas élues
00:47:01peuvent retoquer
00:47:02une loi
00:47:03qui a été votée
00:47:04par des élus
00:47:06mis ici
00:47:07par le peuple
00:47:08ah oui Richard Ferrand
00:47:10le Conseil constitutionnel
00:47:11proche d'Emmanuel Macron
00:47:12par exemple
00:47:13en plus avec les proximités
00:47:17parfois les conflits d'intérêts
00:47:19qu'il peut y avoir sous-jacent
00:47:21vous parliez
00:47:21de ces lois
00:47:23qui ont été retoquées
00:47:24par le Conseil constitutionnel
00:47:25il y a même
00:47:25si vous voulez
00:47:26les propositions de référendum
00:47:28sur la question des retraites
00:47:29qui a beaucoup mobilisé
00:47:30dans la rue
00:47:31très récemment
00:47:31sur la question de la fin de vie
00:47:32qui sont retoquées
00:47:33par le Conseil constitutionnel
00:47:34donc tout ça participe
00:47:35d'un sentiment
00:47:36de déni démocratique
00:47:36j'ai regardé sur la fin de vie
00:47:38c'est vrai qu'il y a eu
00:47:38une consultation citoyenne
00:47:40et ça ressortait
00:47:41en faveur de la loi
00:47:42mais vous pouvez citer
00:47:44par exemple
00:47:44le vrai dernier référendum
00:47:46c'était 2005
00:47:47et c'est vrai que les Français
00:47:48se sont sentis
00:47:49extrêmement trahis
00:47:51Brice
00:47:51deux choses
00:47:52premièrement
00:47:52on va dire à nos auditeurs
00:47:53le Conseil constitutionnel
00:47:55il est là
00:47:56pour dire
00:47:57si la loi
00:47:57est conforme
00:47:58à la constitution
00:47:58mais la constitution
00:48:00c'est quoi ?
00:48:01c'est la constitution de 58
00:48:02c'est le préambule de 46
00:48:03c'est la déclaration
00:48:06des droits de l'homme
00:48:07c'est la charte
00:48:08de l'environnement
00:48:08donc c'est un espèce
00:48:09on appelle ça
00:48:10le bloc de constitutionnalité
00:48:11et c'est vrai
00:48:12qu'il y a une jurisprudence
00:48:14progressivement
00:48:15qui est en train
00:48:15de se mettre en place
00:48:15du Conseil constitutionnel
00:48:16et le sentiment
00:48:17que ressentent
00:48:18beaucoup de Français
00:48:19c'est qu'on est
00:48:20dans une co-décision
00:48:22législative
00:48:22c'est-à-dire que
00:48:23le Parlement
00:48:24qui est censé être
00:48:25le souverain
00:48:25ne l'est plus complètement
00:48:27ça c'est ce que
00:48:27se ressentent les Français
00:48:28mais moi je voudrais dire
00:48:29pour rassurer les Français
00:48:31le 21 décembre 1958
00:48:33le général de Gaulle
00:48:34est élu
00:48:35président de la République
00:48:36il est élu
00:48:37par 80 000 notables
00:48:39et il y a l'attentat
00:48:41du petit Clamard
00:48:42et le président
00:48:42de la République
00:48:44monsieur
00:48:44le général de Gaulle
00:48:45décide
00:48:47un vote
00:48:48du président
00:48:49de la République
00:48:49au suffrage
00:48:50universel
00:48:51vous vous souvenez
00:48:51qu'est-ce qui se passe
00:48:53les assemblées
00:48:54s'y opposent
00:48:55les partis politiques
00:48:56traditionnels
00:48:57de l'époque
00:48:58les centristes
00:48:59les socialistes
00:49:00le MRP
00:49:00s'y oppose
00:49:01François Mitterrand
00:49:02parlera de coup d'état
00:49:03permanent
00:49:04les parlementaires
00:49:05font quoi ?
00:49:06ils sanctionnent
00:49:08le gouvernement
00:49:09de monsieur Pompidou
00:49:10motion de censure
00:49:11que fait le général de Gaulle
00:49:12il dissout l'assemblée nationale
00:49:14et il fait un référendum
00:49:15le référendum
00:49:17attendez attendez
00:49:18le référendum est gagné
00:49:20préalablement
00:49:21vous avez un avis défavorable
00:49:22du conseil d'état
00:49:22vous avez un avis défavorable
00:49:24du conseil constitutionnel
00:49:25vous avez une assemblée
00:49:27qui est contre
00:49:27et il décide
00:49:28de faire l'article 11
00:49:30et de faire un référendum
00:49:31qu'il gagne
00:49:32et derrière il gagne
00:49:33les élections législatives
00:49:34tout ça pour vous dire
00:49:35que c'est possible
00:49:37on peut
00:49:38enfin le sujet
00:49:39c'est pas l'état de droit
00:49:40le sujet
00:49:41c'est sa mise en oeuvre
00:49:42et son application
00:49:42le général de Gaulle
00:49:44en changeant l'élection présidentielle
00:49:45et rester dans l'état de droit
00:49:47contre l'avis du conseil d'état
00:49:48de l'époque
00:49:49contre l'avis du conseil constitutionnel
00:49:51et contre l'avis
00:49:52d'une majorité
00:49:53de l'Assemblée nationale
00:49:56la cloche
00:49:57ça veut dire qu'un auditeur
00:49:58veut réagir
00:49:59vous nous écoutez
00:50:01vous savez que vous avez
00:50:01la parole en priorité
00:50:02nous sommes avec Julien
00:50:03bonjour Julien
00:50:05vous êtes en décalage
00:50:06peut-être
00:50:07vous avec
00:50:08ce que vous entendez
00:50:10alors
00:50:11pas avec tout le monde
00:50:12je suis assez
00:50:12d'accord avec le fait
00:50:14que
00:50:15la constitution française
00:50:17doit être défendue
00:50:17par les français
00:50:19et c'est une constitution
00:50:20c'est un bloc
00:50:21qui a été créé
00:50:22à un moment donné
00:50:22à un instant T de l'histoire
00:50:23mais qui malheureusement
00:50:25le monde évoluant
00:50:26a besoin aussi
00:50:27d'être capable d'évoluer
00:50:28d'être souhaité
00:50:29et doit agir
00:50:30comme un contre-pouvoir
00:50:31et un contre-pouvoir
00:50:32à un pouvoir
00:50:32doit être fait
00:50:33c'est pas
00:50:34pour l'instant
00:50:35on devrait
00:50:36être décidé
00:50:37de nommer
00:50:37le conseil constitutionnel
00:50:39il devrait être élu
00:50:40à une période miroir
00:50:41avec l'élection présidentielle
00:50:43de façon à ce qu'il y ait
00:50:43une alternance
00:50:44et qu'il y ait un contre-pouvoir
00:50:45qui puisse réagir
00:50:46quand un pouvoir
00:50:48repart en cacahuètes
00:50:49on le voit avec
00:50:50le mouvement des gilets jaunes
00:50:52on l'a vu avec
00:50:52les réformes des retraites
00:50:53on le voit avec
00:50:54beaucoup de sujets
00:50:55qui touchent les français
00:50:56les français sont favorables
00:50:57ils se sont retoqués
00:50:58par des gens
00:50:59qui n'ont même pas été élus
00:51:00et moi je trouve ça
00:51:00scandaleux
00:51:02sachant aussi
00:51:02que le conseil constitutionnel
00:51:04normalement est supposé
00:51:05s'attacher au droit
00:51:06aux règles
00:51:07et pas être
00:51:08une forme de contre-pouvoir
00:51:09il serait supposé
00:51:11être indépendant
00:51:11mais peut-être
00:51:12qu'on sait
00:51:13que c'est pas toujours
00:51:13le cas
00:51:14et c'est vrai que
00:51:15Julien pose un problème
00:51:16c'est ce qu'on appelle
00:51:17aux Etats-Unis
00:51:18le spoil système
00:51:19c'est qu'on nomme
00:51:19un petit peu
00:51:20quand même
00:51:20les copains
00:51:21à tous les postes
00:51:21et ça va souvent
00:51:22dans le sens
00:51:23qui arrange
00:51:24c'est peut-être
00:51:24en tout cas
00:51:25ce que pointent
00:51:26les français
00:51:26aujourd'hui Lucas
00:51:27la question du fait
00:51:29qu'il juge en droit
00:51:30c'est à mon avis
00:51:31aussi un des problèmes
00:51:32c'est que
00:51:33des querelles politiques
00:51:34et des débats politiques
00:51:35sont finalement
00:51:37éteints
00:51:38par le droit
00:51:40et en l'occurrence
00:51:41par des décisions
00:51:41que parfois
00:51:43le simple citoyen
00:51:44n'est pas
00:51:45c'est décalé
00:51:45regardez la loi des mineurs
00:51:47l'ordonnance des mineurs
00:51:47c'est 1945
00:51:48ça a été retoqué
00:51:50par le conseil constitutionnel
00:51:52Gabriel Attal
00:51:53a pourtant essayé
00:51:53mais c'est vrai
00:51:54que les français
00:51:55ne comprennent pas
00:51:55absolument
00:51:56c'est normal
00:51:57et aussi
00:51:58il y a tout de même
00:51:59je suis d'accord
00:52:00que l'exemple
00:52:00du général de Gaulle
00:52:01montre que c'est possible
00:52:03aujourd'hui
00:52:03il y a tout de même
00:52:04quelque chose
00:52:05de contexte
00:52:06qui est différent
00:52:06c'est que l'Assemblée
00:52:08est très disparate
00:52:08que c'est déjà
00:52:09ultra difficile
00:52:10de voir un texte
00:52:11réussir à être adopté
00:52:13avec une majorité
00:52:13à l'Assemblée Nationale
00:52:14et qu'au final
00:52:16on voit qu'il peut
00:52:17quand même être censuré
00:52:17par le conseil constitutionnel
00:52:18j'ajoute juste
00:52:19pour nuancer tout de même
00:52:20sur la question
00:52:21de la proximité
00:52:21avec le pouvoir
00:52:22notamment aujourd'hui
00:52:23avec Emmanuel Macron
00:52:24on pourrait penser ça
00:52:25puisqu'évidemment
00:52:26le président nomme
00:52:27et a nommé
00:52:28certains de ses proches
00:52:29au conseil constitutionnel
00:52:31pardon
00:52:31mais on voit aussi
00:52:32que sa volonté
00:52:33d'interdiction
00:52:35des réseaux sociaux
00:52:35pour les mineurs
00:52:36a été retoquée
00:52:37par le conseil constitutionnel
00:52:38donc on voit
00:52:38que c'est un problème
00:52:39avec l'aval du RN
00:52:39je m'en souviens
00:52:40Richard Ferrand
00:52:41c'est pas tout à fait
00:52:42comme ça
00:52:43mais en tout cas
00:52:43avec des
00:52:44voilà
00:52:44pas
00:52:45elle n'avait pas dit non
00:52:46Marine Le Pen
00:52:46avant de vous donner la parole
00:52:48Richard Ferrand
00:52:49lui réagit évidemment
00:52:50ça n'arrange pas
00:52:51ce que pensent les français
00:52:52qui veulent censurer
00:52:54la censure du conseil constitutionnel
00:52:55j'ai coutume de dire
00:52:56que l'état de droit
00:52:57est comme l'oxygène
00:52:59on en manque
00:53:00à mesure
00:53:00non pardon
00:53:02on en mesure
00:53:02la nécessité vitale
00:53:03que lorsque l'on commence
00:53:04à en manquer
00:53:05bon
00:53:06est-ce qu'il a tort ?
00:53:07je pense que le sujet
00:53:08c'est pas l'état de droit
00:53:08parce qu'on peut réformer
00:53:10en restant dans l'état de droit
00:53:11je pense que c'est pas
00:53:12incompatible
00:53:14deuxièmement
00:53:14et tu pointes
00:53:15un point intéressant
00:53:16c'est que ces élections présidentielles
00:53:18elles sont d'autant plus importantes
00:53:20celles qui arrivent en 2027
00:53:22qu'il va falloir
00:53:23qu'au-delà d'un président
00:53:24trouver une majorité
00:53:26parce que la cinquième
00:53:27c'est un fait majoritaire
00:53:28et en effet
00:53:29si le président
00:53:30n'a pas de majorité
00:53:32il aura encore du mal
00:53:33à gouverner
00:53:34et de nouveau
00:53:34vous savez
00:53:35la nature a horreur du vide
00:53:36quand le politique est faible
00:53:37le juridique est fort
00:53:38et vice versa
00:53:39et donc il faut bien expliquer
00:53:41aux français
00:53:42qu'il va falloir
00:53:43qu'on retrouve un fait majoritaire
00:53:44c'est-à-dire qu'un président
00:53:45qui est une majorité
00:53:47pour pouvoir gouverner
00:53:48pourquoi pourra-t-on
00:53:50vous parler
00:53:50de cette campagne présidentielle
00:53:52et des enjeux
00:53:53des sujets qui vont être importants
00:53:55il y en a un autre
00:53:55qui va être extrêmement majeur
00:53:57on le voit déjà
00:53:57en ce moment
00:53:58lors des
00:53:58ennièmes discussions
00:53:59pour le budget
00:54:00pourra-t-on échapper
00:54:01à la hausse des impôts
00:54:03vous avez entendu
00:54:03Éric Lombard
00:54:04ancien ministre de l'économie
00:54:06et ben non
00:54:06on n'y échappera pas
00:54:07pour lui en plus
00:54:07il veut revenir en politique
00:54:08ça promet
00:54:09on en parle dans quelques instants
00:54:110826 300
00:54:12300
00:54:12si vous voulez réagir
00:54:13et merci à Julien
00:54:14d'avoir été sur notre antenne
00:54:1710h midi
00:54:18Sud Radio
00:54:19à vous de le dire
00:54:20Stéphanie Demuru
00:54:21à vous de le dire
00:54:22avec nos débatteurs du jour
00:54:24Frédéric Dhabi
00:54:25Brice Socol
00:54:26Lucas Planavergne
00:54:28on parlera dans quelques instants
00:54:29et dans la prochaine demi-heure
00:54:31pourquoi les français
00:54:31sont si pessimistes
00:54:32vous avez commis
00:54:34un sondage
00:54:35en ce sens
00:54:35c'est vrai que les résultats
00:54:36sont assez édifiants
00:54:38c'est vraiment le marasme
00:54:40et ça ne l'a jamais été autant
00:54:41en tout cas depuis
00:54:42le début de cette mesure
00:54:43on en parlera
00:54:44on parlera aussi
00:54:45de cette union des droites
00:54:46est-ce qu'elle est impossible
00:54:48en France
00:54:48est-ce qu'elle est souhaitable
00:54:50un seul numéro
00:54:510826 300 300
00:54:53si vous voulez
00:54:54prendre part aux discussions
00:54:55et tout de suite
00:54:56cette question
00:54:57brûlante aussi
00:54:58que beaucoup se posent
00:54:59qui nous écoutaient
00:55:00pourra-t-on échapper
00:55:02à la hausse des impôts
00:55:03c'est vrai qu'il y a toujours
00:55:04ce côté
00:55:05où on a l'impression
00:55:05qu'ils rôdent
00:55:06et qu'ils sont prêts à taper
00:55:08vous voyez
00:55:08là où ça peut taper
00:55:10aller faire les poches
00:55:11des uns
00:55:12et des autres
00:55:13on a entendu
00:55:13Eric Lombard
00:55:14lu plutôt dans Challenge
00:55:16il y a trois jours
00:55:17ben non
00:55:18on n'y échappera pas
00:55:19à la hausse des impôts
00:55:20quand on voit qu'Eric Lombard
00:55:20c'est quand même
00:55:21l'ancien ministre des finances
00:55:22il n'y a pas si longtemps
00:55:24et qu'il veut revenir en politique
00:55:25on a de quoi s'inquiéter
00:55:26quand même
00:55:26Frédéric
00:55:27oui alors c'est toujours
00:55:29comme ça
00:55:29à la rentrée
00:55:30c'est des moments
00:55:31de très fortes crispations
00:55:32sur le pouvoir d'achat
00:55:34autour notamment
00:55:35de l'énergie
00:55:36on oublie à quel point
00:55:37le coût d'énergie
00:55:38à son domicile
00:55:39et dans le cadre
00:55:41de ses déplacements
00:55:42est majeur
00:55:42chez les français
00:55:43et effectivement
00:55:45la question du budget
00:55:46on se souvient
00:55:47les conditions
00:55:48presque dantesques
00:55:49avec lesquelles
00:55:49il est passé
00:55:50en 2026
00:55:52le budget
00:55:53en début d'année
00:55:54va être aussi
00:55:55au coeur
00:55:56des attentions
00:55:57dans un contexte
00:55:57également particulier
00:55:58on l'a bien vu
00:55:59dans notre enquête
00:56:00IFOF Fiducel
00:56:01pour Sud Radio
00:56:01la dette devient
00:56:02un enjeu majeur
00:56:03pour les français
00:56:04il y a cette prise
00:56:05de conscience
00:56:06quand même
00:56:06que ça progresse
00:56:08là ça se tasse un peu
00:56:09mais ça reste maintenant
00:56:10et c'est une des premières fois
00:56:11que dans les enquêtes
00:56:12qualitatives
00:56:12on voit un lien
00:56:13entre cet enjeu
00:56:15macroéconomique
00:56:16le quoi qu'il en coûte
00:56:17pour les français
00:56:18c'est fini
00:56:18avec la question
00:56:20du pouvoir d'achat
00:56:21vous avez peut-être vu
00:56:23que l'IFOP a eu
00:56:23la chance de présenter
00:56:25par moi-même
00:56:27une enquête
00:56:28lors du séminaire
00:56:28du gouvernement
00:56:29de lundi
00:56:30une enquête
00:56:30pour sa liste
00:56:31d'information
00:56:32du gouvernement
00:56:33les français
00:56:34ont conscience
00:56:35de la dette
00:56:36et quand on leur demande
00:56:37quoi faire
00:56:37ils sont très marginalement
00:56:39sur des hausses d'impôts
00:56:40là ce qui sort
00:56:41massivement
00:56:42dans le discours
00:56:42des français
00:56:43c'est à l'état
00:56:44de faire des efforts
00:56:45c'est à l'état
00:56:46d'aller couper
00:56:47la dépense publique
00:56:48il y a aussi
00:56:49également
00:56:50des dépenses
00:56:51qui sont absolument
00:56:51sanctuarisées
00:56:52en matière
00:56:53de santé
00:56:54et en matière
00:56:55d'éducation
00:56:56il y a toujours
00:56:57cette idée
00:56:57qu'on peut accepter
00:56:58telle ou telle hausse
00:56:59la question par exemple
00:57:01qui ont été posées
00:57:02et ça m'a surpris
00:57:03sur le remboursement
00:57:05des médicaments
00:57:06il y a peut-être
00:57:06un chemin
00:57:07chez les français
00:57:08c'est du 50-50
00:57:09si on explique
00:57:10la finalité
00:57:11de telle ou telle hausse
00:57:12et si
00:57:12il y a cette idée
00:57:13que l'état
00:57:14fait l'effort
00:57:15en premier
00:57:15mais en tout cas
00:57:16le fait majeur
00:57:17et ça compte
00:57:18le contexte exogène
00:57:19plutôt le fait majeur
00:57:21c'est un
00:57:22les français veulent
00:57:23une sanctuarisation
00:57:24de l'élection présidentielle
00:57:25donc le vote
00:57:26du budget
00:57:26doit intervenir
00:57:27rapidement
00:57:28que la campagne
00:57:28ne soit pas
00:57:29parasitée
00:57:30par une absence
00:57:32de budget
00:57:32et deux
00:57:33c'est l'idée
00:57:34qu'il n'y a plus que
00:57:3410% des français
00:57:36qui disent
00:57:36la dette
00:57:37c'est pas important
00:57:38on peut continuer
00:57:39à dépenser
00:57:39c'est vrai que vous dites
00:57:42ils veulent qu'on touche
00:57:43dans les dépenses publiques
00:57:44la moitié
00:57:45de la dépense publique
00:57:46c'est de la dépense sociale
00:57:47et un quart
00:57:48c'est des retraites
00:57:48et ils ne veulent pas forcément
00:57:51cette réforme des retraites
00:57:52ils sont extrêmement nets
00:57:53ah oui
00:57:53les fraudes sur les arrêts de travail
00:57:55d'ailleurs
00:57:55ça se corse un petit peu
00:57:56ça se durcit
00:57:57le contrôle
00:57:58oui Lucas
00:57:59plusieurs choses
00:58:00d'abord
00:58:00c'est marrant d'écouter
00:58:02Eric Lombard
00:58:02comme vous le disiez
00:58:03qui était ancien ministre
00:58:04il faut toujours écouter
00:58:04les anciens ministres
00:58:05les anciens responsables politiques
00:58:06quand justement
00:58:06ils ne sont plus aux manettes
00:58:07et là on peut entendre ce qu'ils disent
00:58:08parce qu'une chose est sûre
00:58:10pour cette campagne présidentielle
00:58:11c'est que très peu de candidats
00:58:12mis à part bien sûr
00:58:13à l'extrême gauche
00:58:14mais des candidats de droite
00:58:15vont venir
00:58:17en proposant
00:58:18des hausses d'impôts
00:58:19est-ce que ce sera différent
00:58:22une fois aux manettes
00:58:23c'est là où ça devient
00:58:24plus compliqué
00:58:25c'est qu'effectivement
00:58:26tout le monde
00:58:27à droite notamment
00:58:27et au centre
00:58:28dans les programmes
00:58:29ont la réduction des dépenses
00:58:31ont une réforme des retraites
00:58:32etc
00:58:33mais c'est aussi des réformes
00:58:34qui seront souvent
00:58:36très impopulaires
00:58:36et qu'il va falloir
00:58:38porter
00:58:38et que ça va mettre du temps
00:58:40dans une assemblée
00:58:41encore une fois
00:58:41qui risque d'être
00:58:42très disparate
00:58:43donc en réalité
00:58:44on a beau promettre
00:58:45qu'il n'y aura pas
00:58:45d'hausses d'impôts
00:58:46c'est malheureusement
00:58:47bien plus complexe
00:58:48oui mais il va falloir
00:58:49s'en sortir à un moment donné
00:58:50de ces hausses d'impôts
00:58:50parce que les français
00:58:51en peuvent plus
00:58:51à tous les états
00:58:53et sur les français
00:58:53simplement un mot également
00:58:54sur l'ensemble des français
00:58:55c'est que
00:58:56évidemment personne
00:58:58ne veut de hausses d'impôts
00:58:59mais personne ne veut non plus
00:59:00qu'on réduise les dépenses
00:59:02dans son secteur
00:59:03oui c'est ça
00:59:03c'est toujours le voisin
00:59:04donc c'est toute la complexité
00:59:06il ne faudrait pas croire
00:59:07non plus
00:59:08il ne faudrait pas
00:59:09laisser penser
00:59:10que la classe politique
00:59:12finalement
00:59:13n'a juste pas envie
00:59:13de se saisir du sujet
00:59:14en réalité
00:59:15c'est un sujet
00:59:16éminemment complexe
00:59:17et qui va forcément
00:59:19faire beaucoup de débats
00:59:20durant toute la campagne
00:59:20il y a Stéphane
00:59:21qui veut prendre part
00:59:23aux discussions
00:59:23bonjour Stéphane
00:59:24vous nous appelez de Bordeaux
00:59:25Bordeaux
00:59:26soyez le bienvenu
00:59:27sur l'antenne de Sud Radio
00:59:28alors rose d'impôts
00:59:29vous êtes d'accord
00:59:30ou pas vous ?
00:59:31bonjour
00:59:32c'est Stéphanie
00:59:33c'est ça ?
00:59:33oui c'est ça
00:59:35bonjour
00:59:35Stéphane
00:59:37Stéphanie
00:59:37voilà
00:59:37bien sûr
00:59:39allons-y en fait
00:59:40plus d'impôts
00:59:41encore plus d'impôts
00:59:42c'est ironique
00:59:43oui c'est absolument ironique
00:59:45la question que vous posez
00:59:45c'est pourra-t-on
00:59:46je crois qu'on ne pourra pas
00:59:47faire autrement
00:59:49que la hausse d'impôts
00:59:50mais pourrait-on
00:59:51oui on pourrait tout à fait
00:59:52sauf que le souci
00:59:54je pense que c'est qu'on a
00:59:55en fait
00:59:56au gouvernement
00:59:57alors c'est pas que le gouvernement
00:59:58c'est toute une grande partie
00:59:59de la classe politique
01:00:01en fait
01:00:03qui nous occupe
01:00:04depuis une vingtaine d'années
01:00:05on a des gens
01:00:05qui sont absolument cyniques
01:00:08on a des personnes
01:00:09qui pour la plupart
01:00:10sont
01:00:11ont des revenus
01:00:12qui sont supérieurs
01:00:13à 10 000 euros
01:00:13donc quand vous êtes
01:00:14dans cette tranche là
01:00:15je ne dirais pas beaucoup
01:00:16quand même
01:00:17c'est pas la moyenne des français
01:00:18c'est pas la majorité des français
01:00:19non non
01:00:20je ne parle pas
01:00:21de la majorité des français
01:00:22je parle de la majorité
01:00:23des gens
01:00:24qui s'expriment
01:00:25et dans les médias
01:00:25et des gens
01:00:26qui sont aux manettes
01:00:27ces gens gagnent
01:00:28plus de 10 000 euros
01:00:29donc ils ne voient pas
01:00:31le souci
01:00:32d'accroître
01:00:34les impôts
01:00:35on a des gens
01:00:36qui pour la plupart
01:00:37sont manipulateurs
01:00:38c'est qu'effectivement
01:00:38les politiques
01:00:39vont prendre
01:00:40ce sujet
01:00:41à bras le corps
01:00:42mais vous savez
01:00:42comme moi
01:00:43que quoi qu'ils disent
01:00:44il y aura des hausses d'impôts
01:00:45ils ne sont pas foutus
01:00:45de faire autrement
01:00:47vous avez raison
01:00:48c'est le mal sensé
01:00:50pour finir
01:00:51sur la qualité
01:00:52de ces gens là
01:00:52on a des gens
01:00:53qui sont absolument
01:00:54incompétents
01:00:54pour tout ce qui consomme
01:00:56autre chose
01:00:57leur propre intérêt
01:00:59merci en tout cas
01:01:01Stéphane
01:01:01d'avoir apporté
01:01:02votre opinion
01:01:03mais c'est vrai
01:01:04que ça correspond
01:01:04enfin je me tourne
01:01:05vers nos deux sondeurs
01:01:06mais c'est vrai
01:01:06que les français
01:01:07n'en peuvent plus
01:01:09les impôts
01:01:09en permanence
01:01:10on dirait
01:01:10qu'il n'y a que ça
01:01:11c'est vrai que
01:01:13sans vouloir pointer
01:01:14les socialistes
01:01:14on a vu
01:01:15lors du dernier budget
01:01:16les taxes
01:01:17on veut tu en voilà
01:01:19il n'y a pas de créativité
01:01:20chez nos responsables politiques
01:01:21il ne faut pas attendre
01:01:22la créativité
01:01:22sur le budget
01:01:23qui va arriver
01:01:23je veux dire
01:01:24Sébastien Lecornu
01:01:24a dit
01:01:27ni hausse
01:01:28ni création d'impôts
01:01:29je pense qu'il est dans
01:01:30une situation
01:01:31de lui extrêmement difficile
01:01:32puisqu'il y a la campagne présidentielle
01:01:33il n'a pas de majorité
01:01:34à l'Assemblée Nationale
01:01:35donc les grandes réformes
01:01:36structurelles
01:01:36qui pourraient permettre
01:01:37de réduire les dépenses publiques
01:01:38elles vont être
01:01:39extrêmement limitées
01:01:40ils vont jouer un peu
01:01:40sur les niches fiscales
01:01:41et peut-être sur les niches
01:01:43sociales
01:01:44mais au-delà de ça
01:01:45leur manœuvre
01:01:46est faible
01:01:48ce qui est intéressant
01:01:48c'est que les français
01:01:49vous souvenez
01:01:50de l'élection présidentielle
01:01:51de 2022
01:01:53la thématique numéro 1
01:01:54qui a été d'ailleurs
01:01:55mise sur la table
01:01:56par Marine Le Pen
01:01:56c'était le pouvoir d'achat
01:01:57on attendait sur l'immigration
01:01:58on est arrivé sur le pouvoir d'achat
01:02:00là c'est intéressant
01:02:01parce que
01:02:02à la fin du mois d'août
01:02:03qui est intervenu
01:02:04sur le sujet de la dette
01:02:05c'est Marine Le Pen
01:02:06dans une déclaration
01:02:08à vos confrères
01:02:09donc elle pose
01:02:10la dette
01:02:11et d'ailleurs
01:02:11Mélenchon a rebondi
01:02:12sur cette thématique
01:02:13de la dette
01:02:13en lui voulant
01:02:14carrément l'annuler
01:02:16on voit bien
01:02:17qu'aujourd'hui
01:02:18cette thématique
01:02:20du pouvoir d'achat
01:02:21cette thématique
01:02:22de la dette
01:02:23cette thématique
01:02:24du rapport
01:02:25au service public
01:02:26sera au coeur
01:02:27de la campagne
01:02:28des présidentielles
01:02:28parce que
01:02:29dans l'étude
01:02:29que l'on a faite
01:02:30avec Frédéric
01:02:30et dans les deux ouvrages
01:02:32que nous avons écrits ensemble
01:02:33les français nous disent
01:02:33nous
01:02:33payer un petit peu plus d'impôts
01:02:35à la limite
01:02:36pourquoi pas
01:02:36mais on veut
01:02:37des services publics
01:02:38efficients
01:02:39on veut une école
01:02:40qui fonctionne
01:02:40on veut un hôpital
01:02:41qui fonctionne
01:02:42on veut du commerce
01:02:43dans nos villages
01:02:46dans nos banlieues populaires
01:02:47c'est à dire que
01:02:47il y a un vrai sujet
01:02:49d'efficacité
01:02:50et d'efficience
01:02:50oui c'est ça
01:02:51on fait des impôts
01:02:52pourquoi pas
01:02:52mais on aimerait
01:02:53que ça soit efficace
01:02:54on poursuit cette discussion
01:02:56où va le pognon
01:02:57on poursuit cette conversation
01:03:00dans quelques instants
01:03:00surtout qu'en plus
01:03:01il y a un rapport du Sénat
01:03:02qui pointe vraiment
01:03:03les hausses d'impôts
01:03:04dans les entreprises
01:03:05et on sait que les entreprises
01:03:06c'est pas que Total
01:03:07ou les grandes entreprises
01:03:08c'est des toutes petites entreprises
01:03:1080% sont des PME
01:03:12des ETI dans ce pays
01:03:12évidemment
01:03:13et qui se croulent
01:03:14sous les charges
01:03:15aussi à tout de suite
01:03:16sur ce tableau
01:03:17Stéphanie Demiru
01:03:2311h32 sur Sud Radio
01:03:25à vous de le dire
01:03:26et puis un invité
01:03:27une invitée surprise
01:03:28qui nous a troublés
01:03:30du coup
01:03:30on a failli
01:03:30louper le retour
01:03:32bonjour
01:03:34est-ce que ça vous fait bizarre
01:03:36de me voir là ?
01:03:37oui un petit peu
01:03:38je me masque
01:03:39qu'est-ce que c'est
01:03:39que cette lame
01:03:40elle est à ma place
01:03:41surtout j'ai jamais eu
01:03:42Brice Socol
01:03:43et Frédéric Demiru
01:03:44ça y est ça sort de l'un
01:03:46c'est pas de ma faute
01:03:47c'est Juliette
01:03:48c'est Juliette
01:03:49bon alors vous profitez
01:03:51de la vie ?
01:03:52absolument
01:03:52je profite de la vie
01:03:53mais vous allez m'entendre
01:03:55et me retrouver
01:03:56sur Sud Radio
01:03:57avec les libraires
01:03:58c'est quand ça ?
01:04:00ce sera le dimanche
01:04:01comme l'année dernière
01:04:02à 14h
01:04:03voilà
01:04:04pour parler livres
01:04:06pour parler livres
01:04:07avec une rentrée littéraire
01:04:08très chargée
01:04:09frustrante
01:04:09parce que 500 et quelques livres
01:04:11c'est trop
01:04:12du coup vous avez le temps
01:04:13de les lire ?
01:04:14bah non
01:04:14pas les 500 hélas
01:04:15mais en tout cas
01:04:16je vous ai écouté
01:04:17et je trouve que
01:04:18c'est très bien
01:04:19merci
01:04:20ça donne un
01:04:20non non
01:04:21c'est différent
01:04:23vous avez une belle
01:04:24complicité avec Gilles
01:04:25très bien
01:04:26des beaux débats
01:04:27un petit peu adolescent
01:04:28Gilles
01:04:28j'ai l'impression
01:04:29d'avoir trois enfants
01:04:29depuis que j'ai gilé
01:04:33continuez vos débats
01:04:34et puis heureuse
01:04:34de retrouver le micro
01:04:35de Sud Radio
01:04:36vous pouvez débattre
01:04:37avec nous
01:04:38si vous avez envie
01:04:38on va parler
01:04:39de l'union des droits
01:04:41tiens
01:04:41est-ce qu'elle est
01:04:42non
01:04:42ça y est
01:04:43Valérie est partie
01:04:44je vais vous dire
01:04:45j'ai pas de regrets
01:04:46en fait
01:04:46j'écoute les débats politiques
01:04:48j'ai pas de regrets
01:04:49les sujets de société
01:04:50m'intéressent
01:04:51mais alors l'union des droits
01:04:52je vous laisse
01:04:53merci d'être passée
01:04:54en tout cas
01:04:55Valérie est pessimiste
01:04:56comme la grande majorité
01:04:57des français
01:04:57absolument
01:04:58ça nous a fait plaisir
01:04:59de vous voir
01:05:00vous avez attiré
01:05:01avec des grands signes
01:05:02avec grand plaisir
01:05:03et donc dimanche 14h
01:05:05sur l'antenne
01:05:06de Sud Radio
01:05:08non mais bon
01:05:09cela dit
01:05:09l'union des droites
01:05:10c'est un vrai sujet
01:05:10parce que
01:05:11vous avez vu
01:05:11Mélanie
01:05:12Georgia
01:05:12qui a un record
01:05:14de longévité
01:05:15en Italie
01:05:15bon bah
01:05:16elle a fait
01:05:16l'union des droites
01:05:17est-ce que c'est la même chose
01:05:18en France
01:05:18est-ce que c'est aussi
01:05:19facile de la faire
01:05:20qui veut prendre la parole
01:05:21sur ce point
01:05:22allez Lika
01:05:23évidemment que non
01:05:24c'est tout sauf facile
01:05:26déjà parce qu'en France
01:05:27je pense qu'il n'y a pas
01:05:27cette tradition
01:05:28de coalition
01:05:29qu'il peut y avoir
01:05:29par exemple en Italie
01:05:30parce que de façon
01:05:32très contextuelle
01:05:34la dernière présidentielle
01:05:35puis l'élection européenne
01:05:37puis les législatives
01:05:38anticipées
01:05:39ont été très violentes
01:05:41à droite
01:05:42on se souvient
01:05:44notamment
01:05:44des grosses querelles
01:05:45entre reconquête
01:05:46et le rassemblement national
01:05:47qui laissent des traces
01:05:48parce qu'évidemment
01:05:48chaque responsable politique
01:05:50a son égo
01:05:51tout ça c'est difficile
01:05:52mais bon vous avez vu
01:05:53que Sarah Knafo
01:05:53elle n'est pas
01:05:54parce qu'elle s'insurge
01:05:56tout le monde raccourci
01:05:57dit ça y est
01:05:58elle est pour l'union des droites
01:05:58elle est prête à bosser
01:05:59elle a toujours été
01:06:01pour l'union des droites
01:06:02mais elle tend
01:06:03ouvertement la main
01:06:04au rassemblement national
01:06:04elle dit précisément
01:06:06que si ses convictions
01:06:08étaient respectées
01:06:09que Marine Le Pen
01:06:10arrivait au pouvoir
01:06:11elle n'écarte pas
01:06:12l'idée de rentrer
01:06:13dans un gouvernement
01:06:14de Jordan Bardella
01:06:14bon il y a beaucoup de ci
01:06:16et c'est pas avec beaucoup de ci
01:06:17qu'on fait l'union des droites
01:06:18je pense
01:06:18il y a un autre grand problème
01:06:20à l'union des droites
01:06:20en France
01:06:21d'abord précisons
01:06:22qu'on a un parti
01:06:23qui s'appelle
01:06:24l'union des droites
01:06:24pour la République
01:06:25tout de même
01:06:25celui d'Éric Ciotti
01:06:26donc il y a déjà
01:06:27on va dire
01:06:28une micro union des droites
01:06:29entre le parti d'Éric Ciotti
01:06:30et le parti de Marine Le Pen
01:06:31qui pour le coup
01:06:32ont des lignes différentes
01:06:33on parlait juste avant
01:06:35du budget
01:06:36des finances publiques
01:06:37de la dette
01:06:38des retraites
01:06:38pour le coup
01:06:39ont des lignes différentes
01:06:39il y a quand même
01:06:40une petite union
01:06:40maintenant il y a
01:06:41quand même plus important
01:06:42encore à droite
01:06:43c'est le fait que
01:06:44la droite traditionnelle
01:06:45les républicains notamment
01:06:47historiquement
01:06:47c'est toujours plutôt allié
01:06:49avec le centre
01:06:50ou en tout cas
01:06:50avec des personnalités
01:06:51plus à leur gauche
01:06:52qu'avec des personnalités
01:06:54plus à leur droite
01:06:55et c'est ce qui rend
01:06:55à mon avis
01:06:56l'union des droites
01:06:56impossible en France
01:06:57et je me tourne
01:06:58vers les sondeurs
01:06:58c'est important d'entendre
01:06:59est-ce que les français
01:07:01eux la veulent ou pas
01:07:02l'appel de leur vœu
01:07:03et les français de droite
01:07:05c'est pas une question
01:07:06que les français
01:07:06se posent
01:07:07l'union des droites
01:07:08marche s'il y a une finalité
01:07:10si un second tour
01:07:11opposerait
01:07:12Jean-Luc Mélenchon
01:07:13et Marine Le Pen
01:07:15clairement
01:07:15il y aura
01:07:16sans dire les choses
01:07:17l'union des droites
01:07:18pour éliminer
01:07:19Jean-Luc Mélenchon
01:07:20on sait très bien
01:07:21et rappelez-vous
01:07:21la phrase de Guy Mollet
01:07:23que Charles Pasqua
01:07:23avait remise au goût du jour
01:07:24qu'est-ce que c'est
01:07:25qu'une élection
01:07:26au premier tour
01:07:26on choisit
01:07:26au second tour
01:07:27on élimine
01:07:28je reviens pas sur ce que
01:07:29Louis-Luc a dit
01:07:29qui est très juste
01:07:30sur les freins
01:07:31à l'étion des droites
01:07:32des partis différents
01:07:33quittons les partis
01:07:34regardons les électeurs
01:07:36il y a effectivement
01:07:37des sujets
01:07:38sur lesquels
01:07:39les électorats
01:07:40RN
01:07:41reconquête
01:07:42LR
01:07:42sont en véritable fusion
01:07:44insécurité
01:07:45immigration
01:07:46identité
01:07:46parfois il y a une intensité
01:07:48plus forte
01:07:49mais il y a quand même
01:07:50des vrais points communs
01:07:50par contre
01:07:51elle n'est pas toujours
01:07:51d'ailleurs l'intensité plus forte
01:07:52n'est pas toujours là
01:07:53où on pourrait l'attendre
01:07:54on est bien d'accord
01:07:55je pense à l'insécurité
01:07:56notamment du côté de LR
01:07:57qui est un vrai sujet
01:07:58en revanche
01:07:59il y a des sujets
01:07:59sur lesquels
01:08:00ces trois partis
01:08:02plutôt les électeurs
01:08:04ou les sympathisants
01:08:04de ces trois partis
01:08:05ont des visions
01:08:06tout à fait différentes
01:08:07vous parliez de la dette
01:08:08de la question
01:08:08de la réforme des retraites
01:08:09la question des impôts
01:08:10la question de l'éducation
01:08:12de la santé
01:08:13ce qui rend les choses difficiles
01:08:14et puis la présidentielle
01:08:15c'est l'anti-coalition
01:08:17c'est une affaire
01:08:18Brice le disait
01:08:19de rencontre du pays
01:08:20avec un homme ou une femme
01:08:22et clairement
01:08:23Rotaillot
01:08:23par exemple
01:08:24Bruno Rotaillot
01:08:25a intérêt
01:08:25ça serait idéal pour lui
01:08:27de refaire le coup
01:08:28de Sarkozy 2007
01:08:29c'est-à-dire faire revenir à lui
01:08:31des électeurs
01:08:32de droite historique
01:08:33partis au rassemblement
01:08:34national
01:08:35ça paraît plus difficile
01:08:36que Nicolas Sarkozy
01:08:37mais c'est une possibilité
01:08:38donc il va
01:08:39cette union des droites
01:08:40va être extrêmement
01:08:42fragile
01:08:42n'existera pas
01:08:43mais je pense que
01:08:44le 18 avril au soir
01:08:45selon l'affiche
01:08:46qui passe à suivre
01:08:47va être donnée
01:08:48par les français
01:08:49par leur vote
01:08:51du premier tour
01:08:52de la présidentielle
01:08:53
01:08:53union des droites
01:08:54une union sacrée
01:08:55contre une personnalité
01:08:57de gauche
01:08:57pour être intéressante
01:08:58c'est intéressant
01:08:59je partage avec Frédéric
01:09:01moi je trouve que
01:09:02cette notion d'union
01:09:04des droites
01:09:04elle est anachronique
01:09:05je pense qu'aujourd'hui
01:09:06il vaut mieux parler
01:09:07de coalition
01:09:08que d'union
01:09:09parce qu'on est rentré
01:09:10à l'ère des coalitions
01:09:11et pas à l'ère de l'union
01:09:13on a vu
01:09:14vous le disiez justement
01:09:15aux élections
01:09:16municipales
01:09:16on a vu
01:09:17un électorat
01:09:18de droite modérée
01:09:19qui est allé
01:09:20sur un électorat
01:09:22qui est allé
01:09:22soutenir des candidats
01:09:23du rassemblement national
01:09:24quand ils étaient en tête
01:09:25au premier tour
01:09:26et vice versa
01:09:26on a eu des candidats
01:09:28voilà
01:09:29des électeurs RN
01:09:30qui allaient soutenir
01:09:31des candidats républicains
01:09:33quand ils étaient
01:09:33en capacité de gagner
01:09:34et on a eu
01:09:35la même chose
01:09:35à gauche
01:09:36attendez
01:09:36place à ceux
01:09:38qui nous disent
01:09:38c'est toujours quand
01:09:40ça me tombe dessus
01:09:41mon pauvre Brice
01:09:41c'est une éco-dynamique
01:09:43et monsieur
01:09:43bon alors
01:09:45c'est Sonia
01:09:46qui nous appelle
01:09:47de Paris
01:09:47vous vouliez intervenir
01:09:48dans les conversations
01:09:49vous n'étiez pas d'accord
01:09:50avec la totalité
01:09:51des analyses
01:09:52dans ce studio
01:09:53Sonia
01:09:53j'ai pris un peu
01:09:55le discours
01:09:56à bruit pour point
01:09:57mais oui
01:09:58moi
01:09:59pour mon principe
01:10:00à moi
01:10:01et ma réflexion
01:10:02c'est que
01:10:03à un moment donné
01:10:04la gauche
01:10:05et le centre-gauche
01:10:07et l'extrême-gauche
01:10:08et les écolos
01:10:09ont su se rallier
01:10:10faire une coalition
01:10:11pour leur intérêt
01:10:12et nous
01:10:13la droite
01:10:14on n'est pas foutu
01:10:15de faire ça
01:10:15et si on ne le fait pas
01:10:16on court à la catastrophe
01:10:18ça va être encore
01:10:20la même chose
01:10:20on va se faire
01:10:21battre à plate couture
01:10:22alors effectivement
01:10:23on n'a pas les mêmes
01:10:24points de vue
01:10:25sur certaines choses
01:10:26mais la base
01:10:27le socle est quand même là
01:10:28vous Sonia
01:10:29c'est indiscret
01:10:30puisque vous le dites
01:10:30vous-même
01:10:31c'est plutôt
01:10:31j'ai bien compris
01:10:32droite républicaine
01:10:33c'est ça ?
01:10:34plutôt LR ?
01:10:35moi je suis
01:10:35une droite gaulliste
01:10:37oui
01:10:39après
01:10:40moi je suis assez
01:10:41objective
01:10:41j'essaye d'en prendre
01:10:42un peu
01:10:43là où
01:10:44je peux en prendre
01:10:44il y a des choses
01:10:45à prendre
01:10:46même chez Sarah Knafo
01:10:47il ne faut pas rêver
01:10:48il y a des choses
01:10:49à prendre
01:10:50chez Bruno Retailleau
01:10:51il y a des choses
01:10:52à prendre
01:10:52alors par contre
01:10:53celui que je n'ai pas compris
01:10:55jusqu'à présent
01:10:56Xavier Bertrand
01:10:56il faut qu'il aille
01:10:57avec la bouche
01:10:58c'est la droite sociale
01:11:00comme on dit
01:11:01dans la droite
01:11:03après
01:11:03c'est sûr que
01:11:04si on n'est pas
01:11:05assez intelligent
01:11:06pour faire une coalition
01:11:08qu'on ne s'étonne pas
01:11:10après
01:11:10de perdre
01:11:11vous en tout cas
01:11:12vous l'appelez de vos voeux
01:11:13en tant que
01:11:15électrice de droite
01:11:15je l'appelle de mes voeux
01:11:16parce que moi
01:11:16ce que j'ai peur
01:11:17c'est que ça fasse
01:11:19que LFI
01:11:19prenne le pouvoir
01:11:20et moi dans ces cas-là
01:11:21je quitte la France
01:11:23peut-être pas
01:11:24je suis d'origine
01:11:26maghrébine
01:11:26et je vous le dis
01:11:28là LFI
01:11:29ils ont réussi
01:11:30par un élector
01:11:32un système
01:11:33d'hypocrisie
01:11:34à 200%
01:11:35à rallier
01:11:36en même temps
01:11:37les musulmans
01:11:39les wokistes
01:11:40les LGBT
01:11:40tout ce qui ne va pas ensemble
01:11:41je ne sais pas comment
01:11:42il a fait son compte
01:11:44c'est vraiment intéressant
01:11:45de vous entendre
01:11:45parce que vous dites
01:11:46que vous êtes
01:11:47d'origine maghrébine
01:11:48et pourtant
01:11:48il n'y a pas de secret
01:11:50pour personne
01:11:50que c'est un électorat
01:11:51que LFI
01:11:53drague son relâche
01:11:55la droite
01:11:56ce qu'elle n'a pas compris
01:11:57et moi
01:11:58c'est mon souhait
01:11:59le plus ardent
01:12:01c'est qu'en tant que maghrébine
01:12:02s'il y avait
01:12:03un parti
01:12:04qui pouvait mettre
01:12:06en avant
01:12:06les musulmans
01:12:08les africains
01:12:09qui bossent
01:12:10qui réussissent
01:12:10qui n'ont rien à voir
01:12:12avec la racine
01:12:13et bien peut-être
01:12:15qu'ils rallieraient
01:12:16des gens
01:12:17mais en fin de compte
01:12:18ils ont tout faux
01:12:19à chaque fois qu'ils tapent
01:12:20sur les musulmans
01:12:21parce qu'en fin de compte
01:12:22ça fait des voix
01:12:23pour LFI
01:12:23ils n'ont rien compris
01:12:25ça veut dire
01:12:26que vous vous sentez
01:12:27d'une certaine manière
01:12:29instrumentalisée
01:12:29alors vous dites maghrébine
01:12:30j'imagine que vous êtes
01:12:30peut-être musulmane
01:12:31vous vous sentez
01:12:32instrumentalisée
01:12:33par LFI
01:12:34mais bien sûr
01:12:34bien sûr
01:12:35mais le problème
01:12:36c'est que
01:12:37la droite
01:12:38s'ils prennent en compte
01:12:39ces musulmans
01:12:41surtout pas
01:12:42dans la victimisation
01:12:43ça suffit
01:12:43la victimisation
01:12:45est-ce que vous êtes
01:12:46nombreux
01:12:48je ne sais pas
01:12:48si vous avez des amis
01:12:49qui ont la même religion
01:12:51que la vôtre
01:12:52est-ce que vous avez
01:12:53le sentiment
01:12:53que vous êtes nombreux
01:12:54à penser ça
01:12:56on est nombreux
01:12:56à penser ça
01:12:57sauf qu'on n'ose pas le dire
01:12:58et ben voilà
01:12:59mais bon
01:12:59on est nombreux
01:13:00à penser ça
01:13:00mais le problème
01:13:01c'est que maintenant
01:13:02chez les musulmans
01:13:02moi je parle beaucoup
01:13:03encore dans des cités
01:13:04c'est les extrêmes
01:13:05soit ils sont comme moi
01:13:07parce qu'en fin de compte
01:13:08dans nos valeurs
01:13:09on est plus de droite
01:13:10que de gauche
01:13:10on a des valeurs
01:13:11de la famille
01:13:12on a des valeurs
01:13:13on n'aime pas le wokisme
01:13:14on n'aime pas tout ça
01:13:15on a des valeurs
01:13:16de famille
01:13:16que non plus la gauche
01:13:17et surtout
01:13:18et surtout
01:13:19LFI
01:13:19donc on se rapproche plus
01:13:21de la droite
01:13:22mais à cause
01:13:23de leur discours
01:13:24anti-musulmans
01:13:25ils ont réussi
01:13:26à faire basculer
01:13:27les musulmans
01:13:27chez LFI
01:13:28c'est incompréhensible
01:13:29c'était le piège tendu
01:13:31je sais pas ce qu'ils foutent
01:13:32aussi beaucoup
01:13:32chez les abstentionnistes
01:13:33tout de même
01:13:34je sais pas ce qu'ils foutent
01:13:35mais la droite
01:13:36mais réveillez-vous
01:13:37mettez en avant
01:13:38les musulmans
01:13:39qui bossent
01:13:40les musulmans
01:13:41qui demandent cas
01:13:41les africains
01:13:42qui demandent cas
01:13:43s'intégrer
01:13:44et on est nombreux
01:13:45après peut-être
01:13:46la droite
01:13:47ne fait pas la différence
01:13:48entre un français
01:13:49qu'il soit maghrébin
01:13:51africain
01:13:51comme vous dites
01:13:52ou français
01:13:53enfin vous voyez
01:13:53ce que je veux dire
01:13:55ou catholique
01:13:56pardon
01:13:56c'est peut-être ça aussi
01:13:58on ne parle pas
01:13:59forcément de religion
01:14:00on ne pointe pas
01:14:01les religions
01:14:02à droite peut-être
01:14:02Madame
01:14:03pour des gens
01:14:04qui ont fait
01:14:05des études
01:14:06qui sont intellectuelles
01:14:06ils vont le savoir
01:14:07mais des gens
01:14:08moi je vois
01:14:09je discute avec des gens
01:14:09dans la cité
01:14:10qui n'ont pas fait d'études
01:14:11et c'est
01:14:13ils ne le comprennent
01:14:15que si on leur dit
01:14:16si on met des mots
01:14:17dessus
01:14:19et ça
01:14:19personne ne sait le faire
01:14:21à chaque fois
01:14:21qu'on parle des maghrébins
01:14:22des africains
01:14:23soit on est des victimes
01:14:25soit on est des dévoilés
01:14:28c'est intéressant
01:14:29je me tourne vers Brice
01:14:31qui veut vous répondre
01:14:32parce que ça fait réagir
01:14:33ce que vous nous dites
01:14:34merci Madame
01:14:34pour votre témoignage
01:14:35il illustre
01:14:36vraiment une étude
01:14:38que nous avons faite
01:14:38avec Frédéric
01:14:39l'année dernière
01:14:40dans les banlieues populaires
01:14:41moi je travaille beaucoup
01:14:42dans les banlieues populaires
01:14:43en fait
01:14:44et les deux thèmes
01:14:46de sondage
01:14:48qui apparaissent
01:14:48dans les banlieues populaires
01:14:49c'est un
01:14:50l'insécurité
01:14:51on veut plus de sécurité
01:14:52et deux
01:14:53c'est le rapport
01:14:55au travail
01:14:55voilà
01:14:56on veut du travail
01:14:57parce que
01:14:58dans les banlieues populaires
01:14:58comme vous le dites justement
01:14:59on stigmatise
01:15:00ces banlieues populaires
01:15:01parce qu'on les instrumentalise
01:15:03soit à l'extrême gauche
01:15:04soit à l'extrême droite
01:15:05mais vous avez
01:15:06une majorité
01:15:07de jeunes
01:15:08qui créent des entreprises
01:15:09dans ces banlieues populaires
01:15:10qui ont envie de s'en sortir
01:15:12qui ont fait des études
01:15:13et qu'il faut aller chercher
01:15:15qu'il faut valoriser
01:15:16et arrêter
01:15:17de montrer
01:15:17de stigmatiser
01:15:18à travers une idéologie
01:15:21mortifère
01:15:21ces banlieues populaires
01:15:22et c'est pour ça
01:15:23que le sujet religieux
01:15:25doit rester
01:15:26dans la sphère privée
01:15:27et la sphère publique
01:15:29doit s'occuper
01:15:30elle
01:15:30du travail
01:15:31des transports
01:15:32des services publics
01:15:33de l'économie
01:15:34et tant qu'on ne changera pas
01:15:35ce logiciel là
01:15:37on amènera
01:15:38ces gens là
01:15:39à être soit stigmatisés
01:15:40soit à faire
01:15:41les mauvais choix politiques
01:15:42Merci en tout cas Sonia
01:15:43de votre intervention
01:15:44sur l'antenne
01:15:45de Sud Radio
01:15:46dernière partie
01:15:47de vous de le dire
01:15:48dans quelques instants
01:15:49on parlera
01:15:50du pessimisme français
01:15:51mais enfin
01:15:52on va parler de choses
01:15:52un peu plus légères
01:15:53aussi pour terminer
01:15:54parce que j'aimerais bien
01:15:55vous faire réagir
01:15:55vous avez vu qu'Elon Musk
01:15:56Tesla
01:15:58ils testent des voitures
01:15:59autonomes en France
01:16:00ça y est
01:16:00j'aimerais bien savoir
01:16:01ce que vous en pensez
01:16:02parce que c'est assez étonnant
01:16:03ces petites voitures
01:16:04enfin ces grosses voitures
01:16:05d'ailleurs aussi parfois
01:16:06qui roulent toutes seules
01:16:07à tout de suite
01:16:08sur l'antenne de Sud Radio
01:16:09Sud Radio
01:16:11Stéphanie Demiru
01:16:12à vous de le dire
01:16:14avec Frédéric Dabille
01:16:15Brice Socol
01:16:16les deux
01:16:17les deux
01:16:18comparses
01:16:19d'IFOP
01:16:19confère comparses
01:16:21exactement
01:16:21vous quittez par
01:16:22d'ailleurs
01:16:24auteur d'un livre
01:16:25que vous avez commis ensemble
01:16:26L'écharpe et les tempêtes
01:16:27aux éditions de l'Aube
01:16:28et Lucas Planavergne
01:16:30journaliste au JDD
01:16:31qui nous accompagne
01:16:32on va parler dans quelques instants
01:16:34des voitures autonomes
01:16:35parce que ça arrive
01:16:36en France
01:16:36il y a un gros test
01:16:37aujourd'hui
01:16:37de Tesla
01:16:38mais je voulais quand même
01:16:39vous entendre
01:16:39vous deux
01:16:40Frédéric et Brice
01:16:41sur ce sondage
01:16:43baromètre
01:16:44Sud Radio
01:16:45justement
01:16:45sur le pessimisme
01:16:46des français
01:16:47et c'est un peu la cata
01:16:48ils n'ont jamais été
01:16:49aussi pessimistes
01:16:50oui c'est la catastrophe
01:16:51dans le sens
01:16:52où ce n'est pas une question
01:16:53qu'on a inventée comme cela
01:16:54on la pose depuis 1995
01:16:55à l'époque c'était avec
01:16:56West France
01:16:57il faut toujours lire
01:16:58la question qui est posée
01:16:59c'est optimiste ou pessimiste
01:17:00pour vous
01:17:01et l'avenir de vos enfants
01:17:03donc il y a une dimension
01:17:03de projection
01:17:04et tout simplement
01:17:05vous l'avez vu
01:17:06ça a été dit
01:17:07sous cette antenne
01:17:08lundi matin
01:17:09c'est le score
01:17:10de pessimiste
01:17:11d'optimiste
01:17:12le plus faible
01:17:13de l'histoire
01:17:14sauf
01:17:14celui qu'on avait mesuré
01:17:16en juin 2024
01:17:17pendant la campagne
01:17:18pour les élections législatives
01:17:19après la dissolution
01:17:20il y a trois choses
01:17:21qui marquent
01:17:22un c'est minoritaire
01:17:23dans toutes les catégories
01:17:24à une époque
01:17:25les jeunes
01:17:25les plus âgés
01:17:27les quatre supérieurs
01:17:28les électeurs
01:17:28d'Emmanuel Macron
01:17:29étaient plus optimistes
01:17:29que la moyenne
01:17:30là c'est très très homogène
01:17:32deuxièmement
01:17:33c'est à rallier
01:17:34c'est à relier
01:17:35pardon
01:17:36quand on interroge
01:17:37les français
01:17:37dans des enquêtes qualitatives
01:17:38à l'histoire du pays
01:17:39depuis 15 ans
01:17:40qui n'a fait que des chocs
01:17:41chocs du terrorisme
01:17:42chocs des gilets jaunes
01:17:43chocs de la Covid
01:17:44de la guerre en Ukraine
01:17:45jusqu'au choc ultime
01:17:46à part l'inflation
01:17:48celui de la dissolution
01:17:49et de la crise politique
01:17:50et puis il y a aussi
01:17:51un élément
01:17:52conjoncturel
01:17:53avec l'été terrible
01:17:54qu'on vient de connaître
01:17:54l'été meurtrier
01:17:55qui fait que les français
01:17:56ont le sentiment
01:17:57qu'ils n'ont pas eu
01:17:58de répit
01:17:58la question dont je parlais
01:17:59tout à l'heure
01:18:00pour l'opinion
01:18:00sur les conversations
01:18:01des français
01:18:02on n'a que des sujets terribles
01:18:03en un les incendies
01:18:04en deux la canicule
01:18:06la rentrée
01:18:07et puis des sujets
01:18:08qu'on a évoqués
01:18:09le conseil constitutionnel
01:18:10avec les réseaux sociaux
01:18:11on a vraiment
01:18:12un été
01:18:13où les français
01:18:14ne sont pas vraiment
01:18:15mis en congé
01:18:16de leurs inquiétudes
01:18:18pour l'avenir
01:18:18on accuse souvent
01:18:19les médias
01:18:19d'être anxiogènes
01:18:20mais enfin
01:18:20c'est vraiment
01:18:21la réalité
01:18:21de ce qu'ils vivent
01:18:22qui est compliquée
01:18:23c'est ça
01:18:24c'est pas les médias
01:18:25et dans cette même enquête
01:18:27je l'ai dit
01:18:27la préoccupation
01:18:28sur le climat
01:18:29a gagné 17 points
01:18:30ça veut dire
01:18:30qu'il s'est passé
01:18:31quelque chose
01:18:31cet été
01:18:32c'est peut-être
01:18:32un tournant
01:18:32une prise de conscience
01:18:33ça peut paraître
01:18:35vu de l'extérieur
01:18:35comme un paradoxe
01:18:36parce qu'on est
01:18:37le pays qui attire
01:18:38depuis 6 ans
01:18:39le plus grand nombre
01:18:40d'investissements étrangers
01:18:41par exemple
01:18:41on est le deuxième pays
01:18:43économique de la zone euro
01:18:45on a quand même
01:18:46un modèle social
01:18:46qui nous coûte cher
01:18:48qui va falloir repenser
01:18:49mais qui est présent
01:18:51certes
01:18:51on a des hôpitaux
01:18:52qui fonctionnent pas bien
01:18:53des écoles
01:18:53qui sont pas optimum
01:18:54mais on les a
01:18:55on a des infrastructures
01:18:58vraiment de grande qualité
01:19:00par rapport à d'autres pays européens
01:19:01donc on a des atouts
01:19:02on a des points positifs
01:19:04et malgré tout
01:19:04les français
01:19:07sont pessimistes
01:19:08et historiquement pessimistes
01:19:10je pense que c'est
01:19:11notamment depuis 2022
01:19:13depuis 2024
01:19:14la dissolution
01:19:14nous on l'avait
01:19:15on a beaucoup travaillé
01:19:16avec Frédéric
01:19:17à partir de 2024
01:19:18sur les conséquences
01:19:19de la dissolution
01:19:20ça perturbait beaucoup
01:19:21de français
01:19:21c'est à dire qu'on a le sentiment
01:19:22d'avoir peut-être
01:19:24un gouvernement
01:19:25qui n'a pas tenu
01:19:25toutes ses promesses
01:19:26on a le sentiment
01:19:28d'un président de la république
01:19:29parfois nous disent
01:19:30les français
01:19:31qui ne s'occupent pas
01:19:32de nos préoccupations
01:19:33on a une assemblée
01:19:34qui n'est pas gérable
01:19:35on a une dette
01:19:36qui est devenue colossale
01:19:37et qui comme on le disait
01:19:38tout à l'heure
01:19:38commence à inquiéter les français
01:19:39et puis
01:19:41on n'en a pas pour notre argent
01:19:42on dit les français
01:19:43et puis
01:19:43et les français nous ont dit
01:19:45dans différentes études
01:19:45on a le sentiment
01:19:46qu'Emmanuel Macron
01:19:49a gouverné
01:19:50pour 25% des français
01:19:51qui profitent
01:19:51de la mondialisation
01:19:52et a oublié
01:19:53les 75 autres pourcents
01:19:54et donc
01:19:55ces notions de ruissellement
01:19:56qu'on attendait
01:19:56qui n'aient peut-être pas
01:19:57arrivées
01:19:59cette remise en cause
01:20:00du politique
01:20:00cette confusion
01:20:02du juridique
01:20:03et du politique
01:20:05la dette
01:20:05la dette qui commence
01:20:06à inquiéter
01:20:07dans les sondages
01:20:08ça inquiète les français
01:20:09parce que ça va avoir
01:20:10des conséquences
01:20:11sur nos services publics
01:20:12tout cela
01:20:14inquiète les français
01:20:14mais malgré tout
01:20:16nous sommes un pays
01:20:17résilient
01:20:17et moi je pense
01:20:18qu'il faut
01:20:20rester optimiste
01:20:21et surtout
01:20:21le vendredi
01:20:22la fin de la semaine
01:20:23je voulais vous faire
01:20:23quand même réagir
01:20:24mais j'ai dit
01:20:25tiens
01:20:25cette voiture autonome
01:20:26même si on va en faire
01:20:27un sujet
01:20:28avec Gilles Gansman
01:20:29jeudi prochain
01:20:29de 10h à 10h30
01:20:31mais
01:20:32Lucas
01:20:33vous le jeune
01:20:34anti-voiture
01:20:35du studio
01:20:36pas anti-voiture
01:20:38mais qui n'a pas le permis
01:20:39ça ne vous fait pas rêver
01:20:40apparemment
01:20:40les bagnoles
01:20:41vous
01:20:42les bagnoles
01:20:42peuvent me faire rêver
01:20:43les conduire un peu moins
01:20:45après ça
01:20:45je sais que ce n'est pas
01:20:46le cas de tous les jeunes
01:20:47maintenant
01:20:47donc vous êtes assez preneur
01:20:48de ce test-là
01:20:50de ces voitures autonomes
01:20:51comme ça je pourrais frimer
01:20:52avoir une grosse voiture
01:20:53sans même la conduire
01:20:54est-ce que ce n'est pas
01:20:55le summum de la frime
01:20:57plus sérieusement
01:20:59je ne vois pas
01:21:00moi je ne suis pas
01:21:01anti-progrès
01:21:02par nature
01:21:03donc je ne vois pas
01:21:04pourquoi
01:21:04ce ne serait pas forcément
01:21:06une bonne idée
01:21:06je ne pense pas
01:21:07que ça puisse évidemment
01:21:08s'appliquer partout
01:21:09je vois mal
01:21:09dans des petits bons français
01:21:12si vous voulez
01:21:13on me parlait de la Moselle
01:21:14tout à l'heure
01:21:14venez en Moselle
01:21:15je me rappelle
01:21:16que j'ai fait mon lycée
01:21:17à Mulhouse
01:21:19vous connaissez
01:21:19les routes vallonnées
01:21:21parfois de l'Alsace-Moselle
01:21:22j'ai du mal à voir
01:21:23comment une voiture autonome
01:21:24peut s'aventurer la vie
01:21:24je ne sais pas vous
01:21:26j'ai eu l'occasion
01:21:27d'aller voyager
01:21:28aux Etats-Unis
01:21:29à San Francisco
01:21:30précisément
01:21:31il y a 2-3 ans
01:21:32elles sont très appliquées
01:21:34il y a des taxis autonomes
01:21:36beaucoup de gens
01:21:37ne prennent que ça
01:21:38et elles conduisent très bien
01:21:39est-ce que
01:21:40il y aura des études
01:21:41il y aura des tests
01:21:42est-ce que ça commet
01:21:43plus d'infractions
01:21:44est-ce que ça
01:21:46occasionne plus d'accidents
01:21:47que ce qu'il y a dans la réalité
01:21:48très sincèrement
01:21:50je suis loin d'être convaincu
01:21:51maintenant
01:21:52ça va aussi
01:21:53ça va aussi changer
01:21:55tout ta mode de vie
01:21:56ça va aussi détruire
01:21:57des emplois
01:21:58dans les grandes villes
01:22:17Capitaine Flamme
01:22:18c'est vraiment
01:22:20moi aussi
01:22:20un bon jour
01:22:21c'est vrai que
01:22:22ça ne peut être
01:22:23que vu comme
01:22:24un progrès
01:22:25formidable
01:22:26ça va aussi
01:22:28entrer en
01:22:28en compétition
01:22:30avec
01:22:30l'imaginaire des français
01:22:31l'imaginaire de la bagnole
01:22:33de la liberté
01:22:34d'autonomie
01:22:34et c'est vrai que
01:22:35il y a un chiffre
01:22:36que je cite souvent
01:22:3772% des français
01:22:39déclarent avoir besoin
01:22:41d'utiliser leur voiture
01:22:42quasiment tous les jours
01:22:43ils sont très attachés
01:22:43à leur voiture
01:22:44effectivement je pense moi
01:22:45à la zone de fer
01:22:48à tous les endroits
01:22:49que je connais bien
01:22:50en France
01:22:50je peine à imaginer
01:22:52en dehors de grandes métropoles
01:22:53comme Lucas
01:22:54là n'empêche pas
01:22:55un débat
01:22:55mais c'est un début
01:22:56c'est extrêmement intéressant
01:22:59alors il y a aussi
01:22:59l'émetteur
01:23:00Elon Musk
01:23:01Tesla
01:23:01n'a pas une cote
01:23:03extraordinaire
01:23:03dans le pays
01:23:04c'est mon gros plaisir
01:23:05on est d'accord
01:23:05merci messieurs
01:23:06bon week-end
01:23:07dans vos voitures
01:23:09traditionnelles
01:23:09où on passe encore
01:23:10les vitesses
01:23:10pour certaines
01:23:11la mienne
01:23:12merci à vous
01:23:14tout de suite
01:23:15c'est André Bercoff
01:23:15sur Sud Radio
01:23:16qui prend la suite
01:23:17on se retrouve évidemment
01:23:18à lundi
01:23:1910h
01:23:20midi
01:23:20à vous de le dire
01:23:22sur Sud Radio
01:23:24Sud Radio
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