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  • il y a 20 minutes
Avec Mathias Leboeuf, Pascal Bataille, Frédéric Dabi

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##DEBATS_AVDLD-2026-10-22##

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Transcription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:08Et je suis avec mes débatteurs, donc Frédéric Dhabi, Pascal Bataille, Mathias Leboeuf.
00:15On parlait de ce sujet sur France Télévisions qui a été extrêmement critiqué.
00:20La CGT qui demande le départ de Laurent Delahousse et de son équipe, jugé trop,
00:26alors ce n'était pas les mots de la CGT, mais peut-être trop partial, de trop montrer ces violences.
00:31Il y avait un commentaire de plusieurs minutes, 7 minutes je crois, des images de ces violences de samedi,
00:37sans commentaire, on en parlait de manière nourrie, on n'était pas forcément d'accord,
00:40parce que c'est vrai que Mathias Leboeuf, vous, Pascal Bataille, vous estimez que c'est une réalité tronquée, c
00:47'est ça ?
00:48J'estime que, effectivement, l'opinion, alors Frédéric disait très justement,
00:53que les médias doivent aussi refléter ce que l'opinion, la réalité de l'opinion,
01:01mais l'opinion, elle est aussi façonnée par les médias.
01:07Et je prends l'exemple, effectivement, de ma commune...
01:09Ah, c'est ça qui dérange, j'imagine, la CGT ?
01:12Oui, mais tout dépend, effectivement, après chacun juge à l'aune de son parti ou de ses idées,
01:19mais le but du service public, et on l'a beaucoup dit au cours de cette commission sur l'audiovisuel,
01:26n'est normalement pas de prendre parti, ni dans un sens, ni dans l'autre.
01:30Mais vous trouvez, Pascal Bataille, que c'est prendre parti que de montrer ces violences
01:34qui ont traumatisé les Français, sérieusement ?
01:36Tout est une question, me semble-t-il, de mesures, et encore une fois, sur quoi on veut insister ?
01:44Est-ce qu'on veut insister sur la problématique ?
01:47Et puis, montrer des violences en décontextualisant totalement les choses,
01:52c'est-à-dire que les violences, il y a un moment, il va quand même, peut-être, falloir regarder...
01:56Mais ce n'était pas tout le 20h, c'était 7 minutes du 20h, hein ?
01:59Pardon ?
02:00Non, non, ce n'était pas tout le 20h, mais faire comme ça, effectivement, un sujet sans commentaire sur des
02:06violences,
02:07et c'est un peu aussi ce que fait le gouvernement en permanence depuis des semaines et des semaines,
02:11voire des années, c'est ignorer totalement la réalité de ce qui occasionne ces violences.
02:17Ce n'est pas les justifier que de dire qu'elles ont des raisons, des motivations, des causes,
02:22et que, d'une part, et qu'en plus, ce n'est pas la première fois,
02:26et je parle sous le contrôle de Frédéric, dans l'histoire de France, plus ou moins récente,
02:31je ne vais pas remonter jusqu'en 1789, que la rue s'exprime de façon extrêmement violente.
02:37Toutes les grandes conquêtes de notre histoire politique ont été, et on peut le déplorer,
02:43mais c'est la réalité faite en partie par la violence.
02:51Je ne laisserai pas Emmanuel Macron dire qu'aucune violence n'est légitime,
02:58parce que, par exemple, mais bien sûr qu'il y a des violences légitimes,
03:03je ne dis pas que celle-là l'est, mais faire une formule totalitaire comme ça,
03:08en disant qu'aucune violence n'est jamais légitime, c'est faux,
03:11et alors la résistance, ce n'était pas de la violence ?
03:13Ah mais, ah mais, ah mais, ah mais, ah mais, ah mais, ah mais,
03:17non, non, c'est pas le point Godwin.
03:18C'est intéressant.
03:19Juste une chose, au passage, parce que là, on rentre sur un débat qui est quasiment un débat philosophique.
03:23C'est ça, c'est un débat, mais c'est ça qui est dérangé dans le JT Passeur.
03:26Il y a un moment où il faut jouer de la philosophie dans les choses.
03:28Dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui est en préambule de la Constitution,
03:34l'article 2 prévoit un droit à la résistance et à l'oppression.
03:39Alors, c'est un peu des grands mots qu'il faudrait définir,
03:41Mais cette résistance à l'oppression, elle est justement parfois assurée par des actes violents.
03:48Donc si on rentre dans ce débat-là, il peut y avoir des violences légitimes.
03:53Et comme Pascal, je ne dis pas que celle...
03:55Ah ben Vanibaka Yoko, bienvenue sur ce...
03:57Il peut y avoir des violences légitimes.
04:01Je ne dis bien évidemment pas que celles-là en sont, parce qu'elles ne paraissent pas l'être.
04:06Mais si on veut rentrer dans ce débat, il faut pouvoir en discuter sereinement.
04:11Moi ce que je veux dire, tout simplement, parce que si vous parlez beaucoup, je ne parle pas beaucoup.
04:14Tout simplement dire que quand j'analyse le discours des Français sur les événements récents,
04:22ils parlent de vols, de rapines, de pillages.
04:25Où sont le droit, la résistance à l'oppression, qui est bien sûr légitime ?
04:29Où sont les conquêtes sociales qui font la fierté de toute la population,
04:34quelle que soit, si je puis dire, les attaches partisanes et l'habitus culturel ?
04:39Là, les Français ont vu...
04:41Alors, les images, ils ont vu les tirs de mortier,
04:44ils ont vu le magasin, je dirais d'une marque,
04:46SFF à la rue de Révolie, complètement mis à sac.
04:48Ils ont vu toute une série de choses.
04:49Là, on n'est pas dans la résistance.
04:51Par contre, effectivement, ils soutiennent,
04:53même moins que par rapport à d'autres mouvements,
04:57le mouvement lycéen,
04:58parce qu'ils ont le sentiment que ces actions,
05:02se révoltées contre des classes trop chargées,
05:04contre Parcoursup, contre des frigos l'hiver et des fours l'été,
05:12ça, c'est légitime.
05:13Mais là, les Français opèrent une dissociation très forte
05:17entre ces mouvements et ce qu'on a vu,
05:19c'est-à-dire du vol, du pillage, des émeutes.
05:22Et là, ce qui est intéressant,
05:23c'est qu'au moment des Gilets jaunes,
05:25ils n'opéraient pas cette dissociation.
05:27Il y avait un tel soutien au mouvement des Gilets jaunes
05:29que dans le baron Matiphoff Fédicel pour Sud Radio,
05:32et c'était ces news à l'époque
05:34où on demandait notre question historique
05:36de soutien, de sympathie pour le mouvement,
05:39il y avait le score le plus fort,
05:40le fameux week-end du 1er décembre
05:42avec le saccage de l'Arc de Triomphe
05:43qui après, rétrospectivement,
05:44a peut-être beaucoup choqué les gens.
05:45Et votre sondage pour Sud Radio,
05:48il y a trois jours, vous le disiez,
05:49c'est vrai que cette séquence,
05:50elle profite largement à Marine Le Pen.
05:53Vous pouvez le déplorer en fonction de votre opinion.
05:57Non, mais Pascal Bataille,
05:58ce n'est pas ce qui vous gêne justement
05:59dans cette séquence du 20h.
06:01D'ailleurs, c'est très clivant,
06:03on le voit, les débats sont très agressifs
06:05sur les plateaux de télé.
06:07Je vais vous montrer, tiens,
06:08une autre séquence hier
06:09qui a retenu mon attention,
06:10c'était sur BFM TV,
06:12un échange entre, vous savez,
06:13cette femme qu'on voit un peu partout maintenant,
06:15Jamie Mach et la boulangère à Paris,
06:18issue de l'immigration.
06:19C'est important, parce que, justement,
06:22vous allez comprendre pourquoi je précise ça
06:24avec un membre du Parti communiste français.
06:26Ce que je n'admets pas,
06:28c'est qu'on excuse la violence
06:29par une misère sociale.
06:31Toutes les banlieues ne sont pas violentes
06:33et tous les gens pauvres
06:33ne sont pas violents non plus.
06:35Ça, vous n'en savez rien.
06:36Je veux dire, l'origine,
06:36vous ne savez pas où ils habitaient.
06:38Moi, je vous entends bien.
06:40Vous avez eu l'impression
06:40que c'était des jeunes de banlieue,
06:41mais que je sache,
06:42ils ne vous ont pas laissé leur adresse,
06:43à mon avis,
06:44ni leur dernier relevé de quittance de loyer.
06:46Non, mais, effectivement,
06:50aujourd'hui, on fait tous
06:52dans le politiquement correct.
06:53C'est pas du politiquement correct,
06:54c'est qu'il faut être factuel.
06:56Elle a raison, non,
06:58parce qu'elle bataille.
07:00Cette séquence était extrêmement intéressante
07:02parce qu'elle se retrouve partout,
07:04en ce moment,
07:04dans les dialogues,
07:06dans les débats,
07:07sur toutes les chaînes d'info.
07:08Gemini a expliqué, tout simplement,
07:10qu'elle avait vu des jeunes
07:12issus des banlieues
07:13saccager sa boulangerie.
07:15Elle est elle-même
07:16issue des banlieues.
07:17Elle a vécu à Sarcelles.
07:19Elle l'explique très bien.
07:20Et c'est vrai que le membre
07:21du Parti communiste français,
07:22en face,
07:23ne supportait pas d'entendre ça.
07:24C'était viscéral.
07:25Alors, il est resté calme et poli,
07:27mais vous le retrouvez partout.
07:29Il faut nommer des choses, non ?
07:30Vous ne pensez pas ?
07:31Le sujet n'est surtout pas
07:33de mêler l'immigration à ça.
07:35Parce que dans les commerçants
07:37que j'ai vus,
07:38moi, dans les boutiques
07:39qui ont été saccagées
07:42par ces casseurs,
07:43et encore une fois,
07:44je condamne totalement
07:45ce qui s'est passé,
07:46les vols,
07:47les larcins,
07:48les destructions,
07:49etc.
07:50Il y avait beaucoup
07:51de personnes
07:52issues hier
07:54ou avant-hier
07:55ou avant-hier
07:56de l'immigration,
07:57mais qui sont des Français
07:59aujourd'hui.
08:00Encore une fois,
08:01il ne faut surtout pas
08:04prendre ce prisme-là
08:05pour regarder ces événements-là.
08:06parce que, là encore une fois,
08:09on sait comment ça dérape
08:11très vite entre banlieue
08:12et immigrés, etc.
08:14Donc, en l'occurrence,
08:15d'abord, il faudrait peut-être,
08:17et la question se pose
08:20légitimement,
08:21on sait très bien,
08:22les services de police,
08:23de renseignement,
08:24savent très bien
08:24qui sont ces casseurs.
08:25Ils sont quelques milliers.
08:27Ne me dites pas,
08:27à l'heure où on déjoue
08:29des attentats
08:30tous les trois jours
08:30parce que nos services
08:32de renseignement
08:32sont plutôt assez efficaces,
08:34ne me dites pas
08:34qu'on ne sait pas
08:35qui sont ces casseurs.
08:36Donc, on sait très bien
08:37qu'ils sont.
08:37Il y a un laissé-faire
08:38dont il faudra un jour
08:39que nos gouvernants
08:40soient responsables
08:42et rendent des comptes.
08:43Il y a un laissé-faire
08:44sur tout ça.
08:45Mais ça vous fait mal
08:46aux oreilles d'admettre
08:47qu'il y avait une partie,
08:49une grande partie
08:50de jeunes des banlieues.
08:51Alors, c'est vrai
08:51qu'il faut être juste
08:52et dire qu'aujourd'hui,
08:53le procureur de Marseille
08:54s'est exprimé,
08:55il y avait tous les profils,
08:56c'est vrai.
08:57Mais, voilà,
08:58on sait qu'à Paris,
08:59il y a eu une partie
09:00de jeunes des banlieues.
09:02C'est important de le dire,
09:03il y avait tous les profils.
09:04Donc, s'il y a tous les profils,
09:05il y a aussi des jeunes de banlieue,
09:06mais il y a tous les profils.
09:07Et il faudrait les identifier,
09:09ces gens-là,
09:10et faire en sorte
09:11qu'ils ne nuisent plus
09:13et qu'on n'occulte plus
09:14la réalité dont Frédéric
09:16disait effectivement
09:17qu'elle est quand même
09:18en partie reconnue
09:19par l'opinion,
09:21la réalité des revendications
09:22des gens qui sont
09:23dans la rue aujourd'hui
09:24et qui défilent pacifiquement.
09:25Mathias, je peux ?
09:28Moi, je partage
09:32de l'avis de Pascal,
09:33il y a quelque chose
09:34qui me...
09:35Déjà, la première chose,
09:36c'est qu'il y a des colères.
09:41La France,
09:41c'est un pays en colère.
09:43Et ces colères,
09:44elles sont nombreuses
09:45et elles s'agrègent.
09:47Les pièges,
09:47c'était de la colère pour vous,
09:49la colère sociale ?
09:51Il y a quand même,
09:52il y a de l'opportunisme,
09:53mais il y a de la colère.
09:54Et que, pardon,
09:55mais quand la colère
09:56n'est pas entendue,
09:57forcément,
09:58à un moment donné,
09:59elle s'exprime en violence.
10:00Ça, c'est la première chose.
10:01Et l'impéritie
10:02et l'effondrement
10:04du politique,
10:05pour moi,
10:06jouent un rôle
10:07extrêmement important.
10:09Parce qu'on a renvoyé
10:10dos à dos
10:11la jeunesse
10:12qui est en colère,
10:13que ce soit
10:14la jeunesse des lycées
10:15ou la jeunesse
10:16des banlieues,
10:17qui, finalement,
10:18y voient une certaine
10:19forme d'opportunisme.
10:20Et puis,
10:21la police,
10:22qui, elle aussi,
10:23d'une certaine façon,
10:24est instrumentée
10:24par le politique.
10:25Pourquoi ?
10:26Parce qu'elle fait tampon.
10:27Et le politique,
10:28c'est défaussé
10:29sur la police.
10:32Ça, c'est la première chose.
10:33Après,
10:35sur le fiasco sécuritaire...
10:37Comment ça,
10:37la police,
10:39le gouvernement,
10:40c'est défaussé sur...
10:43Défaussé sur...
10:43Parce qu'il n'y a eu
10:46aucun traitement politique
10:47de la situation.
10:49Il y a eu juste
10:50un traitement policier
10:53et il n'y a pas eu
10:54de traitement...
10:54Où est le politique ?
10:56Est-ce que
10:57les lycéens ont été reçus ?
10:59Est-ce que les syndicalistes
11:00ont été reçus ?
11:01Est-ce que les gueux
11:02et les gens qui manifestent
11:04pour le pouvoir d'achat
11:05ont été reçus ?
11:06Est-ce que Matignon
11:07a ouvert ses portes ?
11:08Est-ce que le...
11:09Il y a eu une plateforme...
11:11Je ne dis pas
11:12que c'est la faute
11:12du gouvernement.
11:13Je vous pose la question.
11:14Pareil,
11:14je ne justifie pas
11:15les pillages,
11:16bien évidemment.
11:17Bien évidemment
11:17que ces pillages
11:18sont condamnables.
11:19Vous dites que c'est
11:19de la colère sociale.
11:20On dit,
11:22quand on cherche
11:24à comprendre quelque chose
11:25et pas seulement condamnés,
11:28on peut condamner,
11:29très bien,
11:30et je condamne les pillages
11:31bien évidemment
11:32parce que les premières
11:33victimes de ces pillages
11:34sont effectivement
11:35les commerçants
11:35et tous ces gens
11:37qui n'ont rien demandé
11:38et qui ne demandent
11:38qu'à travailler.
11:39Mais une fois qu'on a condamné,
11:40on peut chercher
11:41à comprendre
11:42pourquoi ça arrive.
11:43Et si vous ne cherchez pas
11:43à comprendre
11:44pourquoi ça arrive,
11:45ça se répétera
11:46dans 6 mois,
11:483 mois,
11:48Ce n'est pas qu'on ne cherche
11:49pas à comprendre,
11:49c'est que vous n'êtes pas
11:50forcément d'accord
11:51sur les causes
11:52des uns et des autres.
11:53Mais on en parle
11:53dans quelques instants
11:54puisqu'il y a une réunion
11:55à Matignon
11:56autour de Sébastien Lecornu
11:58qui va recevoir les partis.
11:59Il y en a qui ont eu piscine,
12:00qui n'y vont pas.
12:01Mais Alaphie veut demander
12:03au Premier ministre
12:04des excuses
12:04et des réponses politiques.
12:05Est-ce qu'il doit en donner ?
12:09A vous de le dire
12:10avec aujourd'hui
12:11Frédéric Daby,
12:12Pascal Bataille,
12:13Mathias Leboeuf.
12:15On parle de la suite
12:15de ces émeutes
12:16du 17 octobre
12:17avec cette inquiétude
12:19puisque c'est une nouvelle
12:20journée de mobilisation
12:21qui aura lieu samedi
12:23à l'appel des Gilets jaunes.
12:25Fallait-il l'interdire ?
12:26En tout cas,
12:27elle aura lieu
12:27malgré certains couvre-feux
12:29en ce moment.
12:30Une réunion a lieu
12:31autour de Sébastien Lecornu
12:33cet après-midi.
12:35LFI a déjà prévu
12:36de demander des excuses
12:38au Premier ministre.
12:39Écoutez,
12:39Emmanuel Bompard,
12:40c'était sur notre antenne.
12:42J'ai à lui demander
12:43des excuses.
12:44J'ai à lui demander
12:45des explications.
12:46Et j'ai à lui demander
12:48des réponses politiques
12:49à la colère de la jeunesse
12:51et à la colère
12:51d'une grande partie
12:52du peuple français.
12:53Des excuses d'abord
12:54pour le fiasco
12:55qui a été la journée
12:56de samedi
12:57où à la souffrance
12:59des jeunes,
13:00des lycéens,
13:00des citoyens
13:01qui sont mobilisés,
13:02il a ajouté
13:03par son incompétence
13:05et par sa stratégie
13:06qui a été celle
13:07du pourrissement
13:08la souffrance
13:08de commerçants,
13:09la souffrance
13:10de citoyens
13:10qui voient leur mairie
13:11incendier ou dégrader.
13:13Et ça,
13:13c'est sa responsabilité.
13:15Emmanuel Bompard
13:16sur BFM
13:17ce matin.
13:19C'est vrai
13:19que le gouvernement
13:22est accusé
13:23par LFI
13:23pas d'être responsable
13:25mais un petit peu.
13:26Il y a quoi ?
13:27Parce qu'ils se renvoient
13:28la balle les deux.
13:29On a vu la passe d'armes
13:30à l'Assemblée nationale.
13:32Vous diriez quoi ?
13:33Qu'il y a une forme
13:33de co-responsabilité
13:35entre LFI
13:36et le gouvernement ?
13:37Je ne vois pas sourire
13:39Pascal Bataille.
13:39Oui,
13:40parce que je ne vois pas
13:40la responsabilité de LFI
13:42moi dans l'histoire.
13:42Je vois que la responsabilité
13:44du gouvernement
13:45et la responsabilité
13:46de casseurs
13:48extrémistes,
13:49etc.
13:49Mais je ne vois pas
13:50la responsabilité de LFI
13:51quant à demander
13:52des excuses au gouvernement.
13:53Je pense que
13:54le gouvernement
13:55a tendu la perche
13:56puisque le ministre
13:56de l'Intérieur
13:57lui-même
13:57a présenté sa démission
14:00dimanche soir
14:00ou lundi matin.
14:01C'est donc qu'il estime
14:03qu'il a fait...
14:03C'était une démission
14:05d'image.
14:08Vous savez bien
14:09si tu me donnes
14:09ta démission
14:10puis après
14:11je te dis
14:11on y va.
14:12Entendu Gilles
14:13mais si j'ai bien fait
14:13mon boulot
14:14je ne présente pas
14:14ma démission.
14:15en disant
14:16et quand Emmanuel Macron
14:19réunit
14:20aujourd'hui
14:22ce conseil
14:23de sécurité
14:24etc.
14:25C'est bien la preuve
14:26qu'il y a des choses
14:27qui ont failli
14:27au niveau gouvernement.
14:28Il le dit lui-même
14:29le président de la République
14:30le dit.
14:31Donc que LFI
14:31demande des excuses
14:32ne me semble pas déplacer.
14:34Il y a en plus
14:35l'instrumentalisation
14:36qui a été faite
14:38avec des faux rapports
14:39de police
14:41mettant en cause
14:42LFI.
14:44Une enquête est en cours
14:45il s'agit d'un commissaire
14:46il ne peut peut-être pas
14:48généraliser une situation.
14:50Mathias Leboeuf
14:51vous quand Sébastien Lecornu
14:52dit
14:55c'est vrai que
14:56LFI
14:56vise à installer
14:57la violence
14:58et le chaos
14:58dans le pays
14:59c'est maintenant manifeste
15:00vous êtes d'accord
15:01avec ça ou pas ?
15:03Ou vous rejoignez
15:03Pascal Bataille ?
15:04Non je rejoins
15:05mon ami
15:06Pascal Bataille
15:07et ce n'est pas pour rien
15:09que c'est mon ami.
15:11On pourrait ne pas
15:12être d'accord
15:14bien évidemment
15:15mais il ne suffit pas
15:17de le dire
15:17il faut le montrer
15:18si LFI
15:19attise la violence
15:20parce que ça
15:21c'est la petite musique
15:23d'intoxication
15:24de dire
15:24c'est LFI
15:25qui est responsable
15:27d'une violence
15:28d'atmosphère
15:29mais
15:30c'est quand même délirant
15:32Ah non non non
15:33Excusez-moi
15:34il faut tout
15:34conflictualiser
15:35si nous ne gagnons pas
15:36les élections
15:37par les urnes
15:38nous les gagnerons
15:39dans la rue
15:39il va falloir
15:40vous organiser
15:41les camarades
15:41avec des méthodes
15:42impactantes
15:43Qui a dit ça ?
15:44La phrase de Sébastien
15:45Dologu sur
15:46Casser la mairie
15:46Qui a dit ça ?
15:48La phrase de Dologu
15:49effectivement
15:49C'était en l'occurrence
15:50des phrases
15:50de Jean-Luc Mélenchon
15:51Il l'a dit quand ?
15:53C'est plusieurs phrases
15:54qu'il a dit
15:55ces dernières semaines
15:56C'est-à-dire
15:56Si c'est le cas
15:57la violence légitime
15:59de M. Bakary
16:00C'est bien évidemment condamnable
16:00Après moi juste une chose
16:02LFI
16:03a le droit
16:04de soutenir
16:05des mouvements
16:06qui sont des mouvements
16:09de contestation
16:10si vous interdisez
16:12un parti d'opposition
16:13Soutenir et manipuler
16:14n'est pas la même chose
16:15on est d'accord
16:16Ah bah
16:16vous savez
16:17ça dépend
16:17comment on regarde
16:18si
16:19moi franchement
16:21les propos
16:22sur la violence
16:23que Louis
16:24vous trouvez que
16:26Louis Boyard
16:26il a soutenu
16:28ou il a enflammé
16:28les choses ?
16:31Honnêtement
16:31je n'ai pas suivi
16:32les déclarations
16:33de Louis Boyard
16:34mais encore une fois
16:35si
16:35ils attisent
16:37la violence
16:37bien évidemment
16:38c'est condamnable
16:39mais il ne suffit pas
16:40de le dire
16:41pour que ce soit vrai
16:43et juste une chose
16:44que les filles
16:45en l'occurrence
16:46demandent des excuses
16:47des réponses
16:48et des explications
16:49au gouvernement
16:50qui est donc
16:51aux manettes
16:52qui est le pouvoir
16:52exécutif
16:53ça ne paraît pas
16:55indécent
16:56il y a eu
16:56un fiasco sécuritaire
16:58comme l'a dit Pascal
17:01les black box
17:02c'est quoi ?
17:02c'est 200-300 types
17:04on ne sait pas
17:05les juguler
17:05à chaque fois
17:06on le sait
17:07et quand on les jugule
17:08on dit que la police tue
17:09et que la police tue
17:10mais c'est la vérité
17:11quand il s'agit
17:12on va donner la parole
17:14à la très belle
17:14lorsque la police
17:14n'est pas là
17:15on leur reproche
17:16de ne pas être là
17:16quand il s'agit
17:17d'organiser
17:17les Jeux Olympiques
17:18ou la Coupe du Monde
17:19là il n'y a pas de problème
17:20vous l'avez dit
17:20non mais attendez
17:21là n'empêche pas l'autre
17:22on peut demander
17:23largement des comptes
17:24au gouvernement
17:24et dire qu'elle est fille
17:25s'ouvre sur les braises
17:26Frédéric Dhabi
17:27qu'en pensent les français ?
17:28déjà ce qu'on a vu
17:29samedi soir et dimanche
17:30c'était moins des black box
17:31que des pilleurs d'opportunités
17:33il y avait des deux
17:33il y avait des deux
17:34moi je vais citer
17:36une enquête IFAP
17:36pour LCI
17:37faite avant le 17 octobre
17:38au moment des premières violences
17:41en marge du mouvement lycéen
17:42qui je disais
17:43a été soutenu par les français
17:44mais moins que d'autres
17:45mouvements sociaux
17:45notamment les gilets jaunes
17:46ou ceux pour la réforme
17:47contre la réforme des retraites
17:49qui est responsable
17:51des violences
17:51les français renvoient
17:52aux ados
17:53le gouvernement
17:54pour l'exemple
17:54t'expliquer
17:55également
17:55la France insoumise
17:56à 71%
17:58parce qu'il y a effectivement
17:58toute une série
17:59de déclarations
18:00et on peut mettre de côté
18:02une déclaration
18:03quand il y en a 4, 5, 6 ou 10
18:04ça fait quand même système
18:06maintenant alors
18:07l'impact
18:08sur la France insoumise
18:09il est très très intéressant
18:10quand on prend notre enquête
18:11IFAP fiduciale
18:13pour Sud Radio, LCI
18:13et Le Figaro
18:14le socle de premier tour
18:16de Jean-Luc Mélenchon
18:17reste extrêmement élevé
18:18extrêmement stable
18:19il y a une hypothèse
18:21où il y a une baisse d'un demi-point
18:21une hypothèse où il monte
18:22disons qu'il est stable
18:23avec des vrais soutiens
18:25dans je dirais
18:26les zones de force
18:27de la France insoumise
18:28les primo-votants
18:29les plus jeunes
18:30qui vont voter
18:31pour la première fois
18:32en arrière prochain
18:32il tangente
18:33les 40
18:34les 45%
18:35en même temps
18:36il est à moins de 10%
18:37dans l'électorat âgé
18:38qui est quand même indispensable
18:39pour gagner une présidentielle
18:41les habitants
18:42des grandes villes
18:43les cadres supérieurs
18:44mais quand on regarde
18:45le deuxième tour
18:46par rapport auquel
18:46il faut être extrêmement fragile
18:48là jamais
18:49l'écart avec Marine Le Pen
18:50n'a été aussi fort
18:51parce que peut-être
18:51ce qu'il solidifie
18:53d'un côté
18:53en accompagnant
18:54ce mouvement social
18:55il le perd
18:56d'un autre côté
18:57avec
18:57qu'est-ce que c'est
18:58que la philosophie
18:58d'un second tour
18:59vous le savez
19:00c'est élargir
19:01rassembler
19:01et éviter
19:03à ce que Pasqua
19:04avait appelé
19:04le vote d'élimination
19:05au premier tour
19:06on choisit
19:06au second tour
19:07on élimine
19:07la logique d'élimination
19:08est très forte
19:09Julien
19:10bonjour
19:11vous nous appelez
19:11de Chambéry
19:12vous écoutez
19:13nos discussions
19:15sur Sud Radio
19:16qu'est-ce que vous en pensez ?
19:19personnellement
19:19bonjour à tous
19:20je pense que
19:20les premiers responsables
19:21des violences
19:22ce sont les personnes
19:22qui commettent les violences
19:23mais par contre
19:24il y a de manière sous-jacente
19:26un parti
19:27qui souffle sur les brèves
19:28et qui ne fait rien
19:29pour apaiser
19:30il s'appelle LFI
19:31même si la gestion
19:32de la crise
19:33est catastrophique
19:33par le gouvernement
19:34comme on a pu le constater
19:35samedi dernier
19:36mais les principaux responsables
19:38ce sont bien sûr
19:38les casseurs
19:39les pires
19:39et les personnes
19:41qui profitent
19:41de manifestations
19:42pour sauver
19:43les pires dans les villes
19:44mais par contre
19:44on sait très bien
19:45qu'il y a un parti derrière
19:46qui soutient
19:48cette gronde
19:50on va dire
19:50et cette violence
19:53et bien c'est LFI
19:54c'est indéniable
19:55donc vous n'êtes pas d'accord
19:56avec Mathias Leboeuf
19:57et Pascal Bataille
19:59moi je vois bien
20:00qu'on dit ça
20:01mais qu'on le démontre
20:02moi je ne suis pas
20:03pro-LFI
20:04donc je ne soutiens pas
20:05LFI
20:05mais quand on affirme ça
20:08il faut le démontrer
20:10et pardon
20:10mais ce n'est pas juste
20:11alors les déclarations
20:12que vous avez citées
20:13sont à mon avis
20:14éminemment condamnables
20:15mais ce n'est pas ça
20:16qui suffit
20:17à mettre la France
20:18en colère
20:18vous prêtez à LFI
20:20un pouvoir
20:21qu'il n'a pas
20:21c'est-à-dire qu'on a l'impression
20:23que c'est LFI
20:24qui dirige la France
20:25peut-être que LFI
20:27instrumentalise
20:29ses colères
20:30et ses révoltes
20:30très bien
20:31mais encore une fois
20:32la cause
20:33ce n'est pas LFI
20:34ce n'est pas LFI
20:35la cause
20:35la cause c'est quoi
20:37parce que
20:38le discours du gouvernement
20:40c'est dire
20:40ah ben c'est LFI
20:41et c'est l'étranger
20:43et moi je suis ponce pilage
20:44je m'enlève les mains
20:45je n'ai pas de responsabilité
20:46ah non mais
20:47si vous voulez
20:48on ne voit que ce qu'on regarde
20:50donc effectivement
20:51et LFI
20:52attise peut-être
20:53un certain nombre
20:54de comment dire
20:55de colère
20:56et de révolte
20:57et peut-être même
20:57qu'elle l'alimente
20:58mais encore une fois
20:59c'est aussi
21:01son
21:01comment dire
21:03sa conviction politique
21:05et
21:06juste une chose
21:07et LFI
21:08n'est pas la cause
21:09de la colère
21:10et des révoltes
21:11et de la casse
21:12Julien
21:13je vous laisse répondre
21:14mais on marque
21:15une toute petite pause
21:16et on se retrouve
21:17dans quelques instants
21:17je vais vous laisser répondre
21:19à Mathias Leboeuf
21:20c'est tout de suite
21:21sur Sud Radio
21:22avec donc
21:23Frédéric Dhabi
21:24Pascal Bataille
21:25et Mathias Leboeuf
21:27Sud
21:2810h midi
21:28Sud Radio
21:29à vous de le dire
21:30Stéphanie Demiru
21:32à vous de le dire
21:33et on poursuit
21:33nos conversations
21:35qui sont les pilleurs
21:36petite
21:36pas passe d'armes
21:38mais c'est vrai
21:38qu'il y a un auditeur
21:39avec lequel on est
21:40Julien
21:40à qui je vais redonner
21:41la parole
21:42qui n'était pas du tout
21:42d'accord avec
21:43Mathias Leboeuf
21:44et Pascal Bataille
21:45qui dit en gros
21:46LFI
21:47a son petit rôle
21:49mais enfin pas tellement
21:49quand même
21:50Mathias
21:50vous avez du mal
21:51quand même à admettre
21:52le fait que LFI
21:53souffre sur les braises
21:54non c'est pas ça
21:55moi je suis journaliste
21:57je suis philosophe
21:58également
21:59je veux dire
22:00je suis attaché
22:01à la notion
22:02de vérité
22:04et je
22:05on l'est tous
22:06non mais bien
22:06je ne veux pas dire
22:07que vous ne l'êtes pas
22:08mais il ne suffit pas
22:10d'affirmer une chose
22:11pour qu'elle soit vraie
22:12et si c'est le cas
22:14documentons la chose
22:16et analysons-la
22:17et alors il y a des citations
22:20mais encore une fois
22:20je ne crois pas que
22:22LFI soit la cause
22:24de la colère
22:26et des violences
22:27est-ce que LFI
22:29profite de ça ?
22:30probablement
22:31est-ce que LFI
22:32joue avec ça ?
22:34possible
22:35mais la cause
22:37de la colère
22:38ce n'est pas LFI
22:39ce n'est pas LFI
22:40qui a créé
22:41les casseurs
22:42et moi
22:44j'ai écouté
22:46Jean-Luc Mélenchon
22:47je ne sais plus
22:47si c'était hier
22:48ou avant-hier
22:48il appelait
22:49à manifester
22:50dans le calme
22:51et dans la retenue
22:53de façon tout à fait
22:54citoyenne
22:55donc on peut aussi
22:55retenir ça
22:56et la petite musique
22:58qui vise
23:00à faire de LFI
23:01un bouquet mystère
23:02me paraît
23:03très facile
23:04on redonne la parole
23:05à Julien
23:05s'il vous plaît
23:06Mathias
23:06la réponse Julien
23:07je suis désolé
23:08mais lorsqu'on est
23:09Jean-Luc Mélenchon
23:10et que l'on entend
23:12monsieur Bakayoko
23:12maire d'une ville
23:13de 150 000 habitants
23:14qui appelle à l'insurrection
23:15c'est-à-dire bien sûr
23:16une insurrection
23:17ça a quand même du sens
23:19c'est-à-dire prendre les arts
23:20et prendre le pouvoir
23:20par la force
23:21et que cette personne
23:22n'a pas été exclue
23:24ou ses propos
23:24n'ont pas été condamnée
23:25par LFI
23:26je pense que LFI
23:27a quand même
23:27sa part de responsabilité
23:28y compris quand des députés
23:30édus de la nation
23:31se retrouvent
23:32sur des barrages
23:33et des blocages
23:34qui sont totalement
23:35illégaux
23:35ils ont aussi
23:36leur part de responsabilité
23:37et légitime
23:38la violence
23:39que l'on peut
23:39malheureusement trouver
23:41donc pour moi
23:41ils ont bien sûr
23:42une part de responsabilité
23:44ce ne sont pas les seuls
23:44mais ils ont quand même
23:46je pense
23:47des responsabilités
23:49dans cette affaire
23:50puisque lorsqu'il y a
23:51des manifestations
23:52et de la casse
23:54on ne voit pas
23:55souvent
23:55les parlementaires
23:57LFI
23:57du côté des forts de l'ordre
23:58pour le maintien de l'ordre
23:59mais plutôt du côté
24:00des manifestants
24:01parce que je le rappelle
24:02lorsqu'un lycée
24:03ou une université
24:04est bloqué
24:04c'est totalement
24:06illégal
24:06et je ne comprends pas
24:08comment des élus
24:08peuvent soutenir
24:09une méthode
24:10qui est illégale
24:12non mais
24:13ce qu'a dit
24:14Mathias
24:15me paraît juste
24:16LFI
24:16n'est pas responsable
24:17de tout
24:18pour autant
24:19comme je l'ai dit
24:20je suis frappé
24:21de voir le rejet
24:21dont pâtit
24:22Luc Mélenchon
24:24dans les enquêtes
24:24électorales
24:25de second tour
24:25ce n'est pas lié seulement
24:26au mouvement social
24:27c'était le cas
24:28avant
24:28je suis frappé
24:30de voir
24:30le discours
24:32de beaucoup de français
24:32par rapport à ce que
24:33l'auditeur a dit
24:34il rajoute aussi
24:34le cas
24:35de Raphaël
24:37Arnaud
24:37imaginez qu'un député
24:39de gauche
24:39et deux assistants
24:39parlementaires
24:40ou un député
24:41du RN
24:41et deux assistants
24:42parlementaires
24:43en prison
24:44on ne va pas se cacher
24:45des choses
24:45ce serait un feuilleton
24:46et ce serait un tonné
24:47matin, midi et soir
24:48c'est ce sentiment
24:49que
24:50comme d'ailleurs
24:51pour la question
24:51de l'antisémitisme
24:53ou les enquêtes
24:54IFOP
24:54pour AJC
24:55montre qu'une majorité
24:56très forte
24:57français de confession
24:58de culture juive
24:59considère qu'elle est fille
25:00à une part de responsabilité
25:02ainsi qu'une majorité
25:03de français
25:03mais beaucoup plus restreinte
25:04et plus que le RN
25:06et là c'est une rérupture
25:07par rapport au passé
25:08dans la montée
25:09d'antisémitisme en France
25:10il y a ces dimensions-là
25:13maintenant
25:13je pense qu'il faut être
25:14extrêmement prudent
25:16on disserte depuis maintenant
25:17une heure
25:18sur un événement
25:19qui est toujours en cours
25:20un événement qui allait
25:21soyons optimistes
25:22peut-être s'arrêter
25:23et laisser la campagne revenir
25:25parce qu'on vit quand même
25:26quelques jours
25:27de complètement inédits
25:28depuis maintenant
25:28quelques semaines
25:30traditionnellement
25:30six mois avant une présidentielle
25:32le pays se calme
25:33le pays écoute
25:34le pays voit les candidats
25:35est-ce que vous en êtes sûr
25:36Frédéric Dhabi
25:36parce que la crainte des français
25:37c'est aussi que les choses
25:39s'enveniment avec justement
25:40je ne suis sûr de rien
25:42je dis que
25:43on est dans un événement
25:45en cours
25:45et on analyse
25:46un événement
25:47qui n'est pas figé
25:48mais qui est en
25:48constante évolution
25:50pour l'instant
25:51et c'est vrai
25:51que c'est complètement inédit
25:52et c'est peut-être
25:53il y a une part
25:54de danger
25:56pour ce que tout le monde souhaite
25:57c'est-à-dire une forte participation
25:59à l'élection présidentielle
26:00en avril prochain
26:01il y a deux scènes
26:03qui cohabitent
26:04qui ne sont pas étanches
26:05la scène politique
26:06l'arène présidentielle
26:08traditionnelle
26:08on annonce des débats
26:10on voit
26:10les candidats
26:11invités ici
26:12à Sud Radio
26:12comme dans d'autres médias
26:13et cette scène sociale
26:15éruptive
26:16qui est le reflet
26:17du fait que
26:17on parlait
26:19des lycéens
26:20jamais
26:21les jeunes
26:22se sont sentis
26:23aussi peu écoutés
26:24aussi peu représentés
26:25jamais les jeunes
26:26ont aussi peu
26:27l'intention
26:27d'aller voter
26:28à la présidentielle
26:28alors que
26:29traditionnellement
26:29contrairement
26:30à ce qu'on dit
26:31Mathias
26:31vous le savez
26:32on a souvent
26:33des primo-votants
26:34qui votent plus
26:35que l'ensemble
26:35des français
26:35à la présidentielle
26:37on a
26:37reprenons notre baromètre
26:39match
26:39Sud Radio
26:40d'il y a trois jours
26:40où on a vu
26:41quelque chose
26:42de jamais vu
26:43sur 50 personnalités
26:44et la question posée
26:45elle est extrêmement gentille
26:46c'est bonne
26:46mauvaise opinion
26:4741 sont en baisse
26:49et il n'y a qu'une personnalité
26:50qui a une majorité
26:51de bonnes opinions
26:52qui est Michel Hédard Leclerc
26:53qui n'est pas un véritable homme politique
26:54on vit une période
26:55de défiance
26:56et de désenchantement
26:58des français
26:59jamais vue
26:59mais j'aimerais bien vous croire
27:01que la campagne
27:02va revenir
27:03je dis que c'est une possibilité
27:05je vous ressors
27:06cette citation
27:07de Jean-Luc Mélenchon
27:08si nous ne gagnons pas
27:09par les urnes
27:10nous les gagnerons
27:11dans la rue
27:11et vous savez très bien
27:12qu'à l'extrême gauche
27:13on appelle à manifester
27:14si Marine Le Pen
27:15passe
27:15beaucoup de français
27:16ont vraiment peur
27:18d'un chaos
27:18encore plus gros
27:20que ce qui est en train
27:20de se dérouler
27:21sous nos yeux
27:22Pascal Bataille
27:22bien sûr
27:23bien sûr
27:23mais alors moi je crois
27:24qu'il faut
27:24qu'il faut que les français
27:26ne soient pas
27:27dupes une seule seconde
27:28si Marine Le Pen
27:30remporte ses élections
27:31il va y avoir
27:32très certainement
27:33d'énormes mouvements
27:35dans la rue
27:36mais je pense que
27:37si Jean-Luc Mélenchon
27:38remporte ses
27:39c'est la démocratie
27:39vous voyez ce que je veux dire
27:40vous ne pouvez pas être d'accord
27:41avec Marine Le Pen
27:42c'est la démocratie
27:43laissez-moi
27:44je dis que si
27:45Jean-Luc Mélenchon
27:47gagnait
27:48alors Frédéric va me dire
27:49pour l'instant
27:49il y a peu de chance
27:50non je ne dis pas ça
27:51un second tour
27:52c'est vraiment très liquide
27:54par rapport à un premier tour
27:55dans l'hypothèse
27:56où Jean-Luc Mélenchon
27:57remporterait ses élections
27:58il y aurait aussi
27:59j'en suis convaincu
28:01à la fois des mouvements
28:02dans la rue
28:02et d'autres formes
28:03d'insurrection
28:04parce que si
28:05parce que si les milliardaires
28:07quittent le pays
28:07c'est une forme d'insurrection aussi
28:09pardonnez-moi
28:09c'est pas la même
28:10mais c'est de la violence aussi
28:11c'est de la violence contre l'Etat
28:13c'est de la violence contre le pays
28:14c'est de la violence
28:15contre l'Etat
28:15quand on donne l'adresse
28:17de Bernard Arnault
28:17et de Vincent Bolloré
28:18à la radio
28:19sur Nova
28:20et qu'on leur met une cible dans le dos
28:21c'est une forme de violence aussi
28:22excusez-moi
28:24dans le magazine Voici
28:25elles étaient indiquées
28:27elles sont à la portée
28:29de tout le monde
28:29elles sont connues de tous
28:31attendez laissez-moi juste
28:32parce que je voulais
28:33dire quelque chose
28:34d'important en temps
28:35me semble-t-il
28:35par rapport à l'intervention
28:36de Frédéric tout à l'heure
28:38qui est appuyé sur des choses
28:39très justes
28:40Frédéric David
28:42et Julien aussi l'auditeur
28:44il y a un moment
28:44où il faut aussi se demander
28:45à qui profite le crime
28:46qui aujourd'hui
28:47et Frédéric vient de le démontrer
28:49magnifiquement
28:49qui aujourd'hui profite
28:51de ce chaos
28:52est-ce que c'est LFI ?
28:53Non ce n'est pas LFI
28:54c'est d'une part
28:56le RN
28:56dont le socle électoral
28:59se trouve encore renforcé
29:01parce que les gens ont peur
29:02et que quand ils ont peur
29:03on sait bien qu'ils vont plutôt
29:04vers le RN
29:05que vers d'autres parties
29:08et ensuite
29:10c'est aussi
29:10le gouvernement
29:11et potentiellement
29:12Emmanuel Macron
29:13sans faire de complotisme
29:16dans l'hypothèse
29:19où effectivement
29:20il voudrait
29:24s'arroger les pleins pouvoirs
29:27faire un état d'urgence
29:28etc.
29:29donc ce n'est pas LFI
29:30que ça profite
29:31ce chaos
29:31ça veut dire
29:32qu'un auditeur
29:32n'est pas d'accord
29:33avec vous
29:34bonjour Olivier
29:36bonjour
29:36bonjour à tous
29:37soyez le bienvenu
29:38vous n'êtes pas d'accord
29:39avec ce que vient de dire
29:40Pascal Bataille
29:40la cloche c'est ça
29:41c'est que les auditeurs
29:43peuvent intervenir
29:43quand bon leur semble
29:44sur l'antenne
29:45de Sud Radio
29:46alors non
29:47je ne suis pas d'accord
29:48je suis désolé monsieur
29:49mais
29:51je pense que le projet
29:53enfin je pense
29:53j'ai appris
29:54en vous écoutant tous
29:55et en vous écoutant les médias
29:56qu'il semblerait
29:57que le projet
29:57de monsieur Mélenchon
29:59c'est de faire beaucoup
30:00parler de lui
30:00et de surtout pas arriver
30:01à être président
30:03ça marche super bien
30:04comme ça
30:04de pas arriver à quoi ?
30:05à être président
30:06j'imagine
30:07ça a coupé un petit peu
30:08je suis désolé
30:09il n'a pas du tout
30:09envie d'être président
30:10Mélenchon à mon avis
30:11par contre
30:12qu'on parle de lui avant
30:13et qu'il soit
30:14omniprésent partout
30:15et qu'il déstabilise
30:16tout le système
30:16je pense que c'est un projet
30:18exactement
30:19et alors si je peux me permettre
30:20d'aller un tout petit peu plus loin
30:22je pense que
30:23le pire qui pourrait arriver
30:25pour le pays
30:27c'est
30:28un deuxième tour
30:29LFI
30:30RN
30:31mais je pense que
30:31LFI est en train de perdre
30:33des voix
30:33il va gagner des voix de jeunes
30:34mais il va perdre
30:35de plus en plus de voix
30:36de personnes
30:37qui auraient pu être
30:37des PS
30:38inclinées vers LFI
30:39et qui vont revenir vers le PS
30:40même si c'est Glucksmann
30:41qui représentera le PS
30:44je pense que le pire
30:45qui pourrait arriver
30:46c'est un deuxième tour
30:46LFI RN
30:47pourquoi ?
30:48parce que LFI RN
30:49est aux présidentielles
30:51et présidente
30:53et aux législatives
30:54j'ai peur qu'on ait
30:55et ça pourrait être
30:56un point de vue
30:57défendable par Mélenchon
30:59qui est un vrai
31:00Machiavel
31:00avec toutes les qualités
31:02qu'avait Machiavel
31:02à savoir si
31:04Marine Le Pen
31:05est élue présidente
31:06alors aux législatives
31:07il y aura probablement
31:08un grand mouvement de fonds
31:09qui partira à gauche
31:10et puis je suis d'accord
31:11c'est un truc
31:12qui à mon avis
31:13serait préjudiciable
31:14pour le pays
31:14et je préférerais
31:15de loin que Marine Le Pen
31:16ne soit pas élue
31:17qu'on ait un centriste
31:19ou un mec de droite
31:19qui soit élue
31:20à peu près normal
31:20et qu'on ait aux législatives
31:23des gens de droite
31:24qui votent plus
31:25pour des députés de droite
31:26mais j'espère que tout le monde
31:27vote à gauche
31:28si c'est Marine Le Pen
31:28qui est le présidente
31:29c'est vrai que le dernier sondage
31:30il faut montrer
31:30que le bloc central
31:31s'en prend pour son ordre
31:34et puis il y a une clé
31:34vous allez être d'accord
31:36avec moi Frédéric
31:37qu'on ne maîtrise pas
31:38c'est l'entre-deux-tours
31:40qui a lieu le 1er mai
31:41jour de manifestation
31:44des syndicats
31:45et autres
31:46et là
31:47si la manifestation
31:49prévue du 1er mai
31:50se transforme en manifestation
31:52comme le dit notre auditeur
31:54pour l'un ou pour l'autre
31:55alors là
31:56c'est aussi un chaos
31:57qu'on peut attendre
31:57le 1er mai
31:58Je partage complètement
31:58ce que dit Gilles
31:59on va encore être
32:00sur de l'inédit
32:01c'est pour ça
32:02que j'ai tendance
32:02à toujours
32:03fan d'histoire que je suis
32:04comparer cette présidentielle
32:05par rapport aux précédentes
32:07je pense que c'est assez
32:08inopérant
32:09vous avez tout à fait récent
32:10Gilles
32:10en plus le 1er mai
32:11enfin c'est la loi
32:13la campagne électorale
32:14est terminée
32:15elle s'arrêtera
32:16le vendredi 30 avril
32:17à minuit
32:18et vous médiatres
32:19initialement
32:20vous commentez
32:21les petits oiseaux
32:21vous ne faites aucune référence
32:23à la campagne électorale
32:24c'est pour ça que l'affaire
32:24Papy-Voise
32:25en 2002
32:26ce vieux monsieur
32:27qui avait été agressé
32:28on dit que c'est ce qui a fait perdre
32:29les 150 000 voix
32:30à Ndl Jospin
32:31ce n'est pas à moi de le dire
32:32mais c'est intéressant
32:33ça n'a pas été traité
32:34à partir du samedi midi
32:36c'était fini
32:37là on n'imagine pas
32:38s'il y a des manifestations
32:39un peu sur le mode
32:40du 1er mai 2002
32:41contre Marine Le Pen
32:43s'il y a des échauffourés
32:44s'il y a de la violence
32:45si par malheur
32:46il y a de nouveau
32:47des pillages
32:48et des émeutes
32:48comment ça va être
32:51traité médiatiquement
32:52les candidats
32:53les deux candidats
32:54qualifiés pour le second tour
32:55ne pourront pas en parler
32:57on va avoir quelque chose
32:58d'extrêmement incertain
33:00c'est pour cela
33:00et j'étais le premier
33:01à être persuadé
33:02que les élections
33:03auraient lieu
33:04le 11 et le 25 avril
33:06notons que le décret
33:07n'a pas été
33:08complètement publié
33:09les élections
33:09n'ont pas été convoqués
33:10et on a entendu
33:11par exemple
33:11Bruno Retailleau
33:12je crois
33:12dire que c'était
33:13une folie
33:14de faire ce second tour
33:16le 2 mai
33:17est-ce que vous vous rendez compte
33:18que là
33:19on est arrivé à un moment
33:20dans notre histoire
33:22où 61% des français
33:24pensent ne plus pouvoir
33:25compter sur les forces
33:26de l'ordre
33:27pour les protéger
33:276 français sur 10
33:29estiment qu'ils vont devoir
33:30se protéger
33:31par leurs propres moyens
33:32ça c'était un sondage concurrent
33:34de Frédéric Hélab
33:35pour BFM TV
33:38à tel point
33:40que la préfecture
33:41de police de Paris
33:42invite à l'instant
33:43les commerçants
33:45à recourir
33:45à des agents privés
33:47avant les prochaines manifestations
33:49c'est qu'on en est là
33:50quand même
33:50oui on en est là
33:53et effectivement
33:56ça démontre
33:56la faillite de l'état
33:58et rien d'autre
34:00parce que
34:00la préfecture elle-même
34:02appelle
34:02à ce que ce soit
34:03des sociétés privées
34:05qui assurent
34:07ce qui est le rôle
34:08régalien de l'état
34:09c'est-à-dire
34:10le maintien
34:10de l'ordre
34:11et de la sécurité
34:12des citoyens
34:14je ne sais même pas
34:15comment ils osent
34:15faire une déclaration
34:16comme ça
34:17sans que le préfet de police
34:18soit viré
34:18vous savez pourquoi
34:18je viens de vous donner
34:19la raison
34:20c'est que 61
34:21enfin là il y a 6 français
34:22sur 10
34:22vous avez vu
34:23les armureries
34:24elles sont prises d'assaut
34:25oui bien sûr
34:26mais
34:27on soit dans un état
34:28de crise terrible
34:29personne ne le lit
34:31mais est-ce que c'est
34:32ça aussi
34:32est-ce qu'il faut aussi
34:33mettre ça sur le dos
34:34de l'elfi
34:34pardon
34:34mais qui appelle
34:35à être dans la rue
34:36samedi
34:37force ouvrière
34:38la CFDT
34:39la CGT
34:40ça s'appelle des syndicats
34:41c'est leur rôle
34:44bon
34:44donc il y a
34:45est-ce qu'un jour
34:46on va essayer
34:47de donner des réponses
34:48politiques
34:48à ça
34:49est-ce que pour éviter
34:51ce que Frédéric vient
34:52de prédire
34:53non pas du tout
34:53en prenant toutes les précautions
34:55du monde
34:55pardon pour le prédire
34:57mais d'anticiper
34:58comme une potentialité
35:00et qu'on nous
35:01on redoute tous
35:02autour de cette table
35:02moi je le dis clairement
35:04jamais je ne voterai
35:05Jean-Luc Mélenchon
35:06au premier tour d'une élection
35:07je ne suis pas
35:07je suis sûre que beaucoup
35:09d'auditeurs
35:09en auraient douté
35:10en vous écoutant
35:10aujourd'hui
35:11mon cher Pascal Bataille
35:12mais vous avez le droit
35:14c'est votre droit
35:14le plus strict
35:15même si vous votiez
35:16Mélenchon
35:17mais non
35:17je peux dire
35:18pour qui je voterai
35:19c'est pas le souci
35:20je ne voterai pas
35:21Jean-Luc Mélenchon
35:22parce que je n'aime pas
35:23Jean-Luc Mélenchon
35:24et je le pense
35:24moi à titre personnel
35:26lui à titre personnel
35:27dangereux pour la démocratie
35:28mais
35:30et je ne parle pas
35:30de son parti
35:31je parle de cette personne
35:32en l'occurrence
35:33donc au premier tour
35:34d'une élection
35:34jamais je ne voterai pour lui
35:35je suis juste choqué
35:38qu'on instrumentalise
35:39qu'on diabolise
35:40etc
35:40pour faire oublier
35:41tout ça pour faire oublier
35:42le fond des choses
35:43et que le fond des choses
35:44c'est d'apporter
35:45des réponses politiques
35:46urgentes
35:47et précises
35:48à des questions
35:49qui sont réelles
35:50et concrètes
35:52le sujet c'était aujourd'hui
35:53la tentation
35:55de l'autodéfense
35:56avec la préfecture de police
35:58donc qui appelle
35:58les commerçants
35:59à recourir
36:00à des agents privés
36:00avant les prochaines manifestations
36:02on en parle
36:03dans quelques instants
36:03avec vous
36:05pour la suite
36:05et la fin
36:06de nos débats
36:07sur Sud Radio
36:07Sud Radio
36:08à vous de le dire
36:09Stéphanie Demiry
36:11dernière partie
36:12et d'à vous de le dire
36:13avec Frédéric Daby
36:14Pascal Bataille
36:15et Mathias Leboeuf
36:16on parlait de cette tentation
36:17de l'autodéfense
36:186 français sur 10
36:19qui estiment
36:19qu'ils vont devoir
36:20se protéger
36:21par leurs propres moyens
36:22et à l'instant
36:23la préfecture de police
36:24de Paris
36:25qui invite
36:25les commerçants
36:26à recourir
36:27à des agents privés
36:28avant les prochaines
36:30manifestations
36:30c'est de dire
36:31peut-être
36:32l'aveu d'impuissance
36:33finalement
36:34des autorités
36:35et le peu de confiance
36:36qu'on a
36:37quand Sébastien Lecornu
36:38nous dit
36:39on va mettre
36:39un déploiement massif
36:41alors on nous annonce
36:42le RAID
36:42la BRI
36:43bon il y a quand même
36:43j'ai vu que Lyon
36:44avait annulé
36:45et interdit
36:46sa mobilisation
36:47on va prendre
36:48un auditeur
36:49Luc
36:49bonjour
36:50vous nous appelez
36:51du Perrault
36:51sur Marne
36:52soyez le bienvenu
36:53merci Stéphanie
36:54bonjour à vous
36:55et à vos invités
36:56ça vous inquiète
36:57Luc
36:57quand vous entendez
36:58justement
36:59qu'on parle
37:00d'autodéfense
37:01ça veut dire vraiment
37:02qu'on n'a plus confiance
37:03du tout
37:04en l'état
37:04pour nous protéger
37:06ça ne m'inquiète pas
37:07plus que ça
37:08c'est une réaction
37:09tout à fait humaine
37:10les gens ont besoin
37:12de protéger leur bien
37:13mais aussi leur famille
37:14vous savez
37:14je pense que
37:15dans la vie de tous les jours
37:16en dehors de
37:17de ces manifestations
37:19dans la vie de tous les jours
37:20on rencontre
37:21de ci de là
37:23des gens
37:23qui sont armés
37:25non pas d'armes létales
37:26mais
37:28d'armes
37:29qui à la limite
37:30c'est plus pour se conforter
37:31soi-même
37:32et se rassurer
37:34vous seriez
37:35de se demander
37:35à des garagistes
37:37de voir
37:37de dire
37:38le nombre
37:39d'armes d'autodéfense
37:41qu'ils trouvent
37:42dans les voitures
37:43quand ils les réparent
37:45c'est pas
37:45c'est pas anodin
37:49à notre époque
37:50vous avez un accrocheur
37:51avec quelqu'un
37:52et vous vous retrouvez
37:52avec un type
37:53qui sort une machette
37:54ou un truc comme ça
37:56ça arrive
37:58mais vous voyez
37:59je vous écoute Luc
38:00et je me dis
38:00c'est terrible
38:01parce que
38:01non pas que vous
38:02ne vous en offusquiez pas
38:04mais c'est presque
38:05devenu banal
38:06vous ne vous en entonnez pas
38:08et vous dites
38:09ben voilà
38:09c'est vrai qu'on risque
38:10tous à un moment donné
38:11peut-être
38:12de se retrouver
38:14dans une situation
38:15violente
38:15et c'est vous
38:15ça ne vous choque pas
38:16plus que ça
38:17ça ne me choque pas
38:18plus que ça
38:20vous avez raison
38:20c'est affreux
38:22c'est affreux
38:23vous savez je fais partie
38:23d'un club de tir
38:25comme de nombreux français
38:27comme de nombreux français
38:29bien évidemment
38:30vous savez
38:31l'autodéfense
38:33c'est un peu
38:36si vous n'êtes pas sûr
38:38d'avoir le dessus
38:38c'est même pas la peine
38:40d'insister devant
38:41des hordes pareilles
38:42et je pense que
38:44les gens
38:45qui font appel
38:46avec des vigiles
38:47vont avoir beaucoup de mal
38:47à trouver des vigiles
38:49des sociétés
38:50qui leur proposent
38:52des services
38:53parce que
38:55ces hordes
38:56sont totalement
38:57incontrôlables
38:58totalement
38:58totalement
38:59je reprends mon
39:00mais oui
39:01mais Luc pardon
39:03il y a
39:04la justice
39:05vous savez très bien
39:06vous le savez mieux que moi
39:06elle encadre
39:07de manière extrêmement stricte
39:10la légitime défense
39:11donc c'est vrai
39:12que quelqu'un
39:13qui tire
39:13sur un pilleur
39:15c'est lui
39:16qui risque aussi
39:17d'aller en prison
39:17si vous suivez la loi
39:19il n'est pas question
39:20de tirer
39:21sur un pilleur
39:22déjà parce que
39:25moi
39:26personnellement
39:27je me vois mal
39:28tirer sur quelqu'un
39:29au risque de le tuer
39:32déjà par
39:33humanité
39:34si je puis dire
39:35c'est bien
39:36qu'il reste encore
39:38même si c'est un vrai taré
39:40et qu'il en veut
39:41à mes biens
39:42bon
39:43mais
39:43ce que je veux dire
39:44c'est que
39:45pour reprendre
39:47mon club de tir
39:48vous savez
39:51des dames
39:51des femmes
39:52qui ont
39:5360
39:5465 ans
39:5570 ans
39:56dans mon club de tir
39:57elles n'auront
39:58jamais d'armes
39:59elles n'achèteront
39:59jamais d'armes
40:00bien sûr
40:00mais c'est un peu
40:01une façon
40:02de se rassurer
40:06voilà
40:06c'est un
40:07Mathias Leboeuf
40:08quand vous entendez
40:09Luc nous expliquer ça
40:10il est dans un club de tir
40:11comme de plus en plus
40:12de français
40:13moi j'avais fait un reportage
40:14il y a déjà 3 ans
40:15c'était vraiment
40:17une augmentation massive
40:18dans les clubs de tir
40:19il n'y a plus de place
40:20quasiment
40:21moi ce n'est pas
40:21les clubs de tir
40:22qui m'inquiètent
40:23parce que les gens
40:23qui sont dans des clubs de tir
40:25il y a des règles
40:25très strictes
40:26d'engagement
40:27de manipulation
40:29des armes
40:29ils savent manipuler
40:31des armes
40:31et finalement
40:33dans les clubs de tir
40:34il y a un encadrement
40:35il y a peu de dingue
40:37dans les clubs de tir
40:38il n'y a plus de fou furieux
40:40ce qui est extrêmement inquiétant
40:42c'est effectivement
40:44cette volonté
40:45que je comprends
40:46que psychologiquement
40:48d'autodéfense
40:49et de commerçants
40:51qui ont dit
40:51moi je vais m'armer
40:53moi j'ai des gens
40:53qui m'écrivent
40:55régulièrement
40:56pour me dire
40:56ben voilà
40:58j'ai un fusil
41:00et je vais être
41:01dans mon magasin
41:02et je vais attendre
41:03et il y a une chose
41:05qu'on ne dit pas
41:06donc déjà
41:07il y a cette volonté
41:08d'autodéfense
41:09de la part des commerçants
41:10encore une fois
41:11qu'on peut comprendre
41:12mais ce qu'on ne dit pas
41:13et qu'on n'évoque jamais
41:13c'est que chez les pilleurs
41:15casseurs
41:16il y a aussi des armes
41:17vous avez dans les banlieues
41:19un arsenal
41:21opaque
41:22invisible
41:23qui
41:24si
41:24il descend dans la rue
41:26va mener
41:27à une véritable
41:28bien civile
41:30et si vous avez
41:31face à face
41:32d'une part
41:33des commerçants
41:34qui sont armés
41:35et des pilleurs
41:36qui eux aussi
41:37seront armés
41:39alors là
41:40ça va
41:41encore une fois
41:41et je ne veux pas
41:42jouer les cassandres
41:43mais on sera
41:44au bord de la guerre civile
41:45vous n'êtes pas le seul
41:46à évoquer cette possibilité
41:47ça va être terrible
41:48et dans ce cadre là
41:49la déclaration
41:50de la préfecture
41:51de police
41:52qui invite
41:54à comment dire
41:55à avoir recours
41:57à des sociétés
41:58de sécurité privée
42:00me paraît
42:00complètement irresponsable
42:02au sens propre
42:03du terme
42:04être responsable
42:05c'est répondre
42:06de
42:06là la préfecture
42:07de police
42:08ne répond plus de rien
42:09et elle dit
42:10on est aux abonnés
42:10c'est surtout un aveu
42:11d'impuissance terrible
42:14comme on dit aujourd'hui
42:16parce que c'est un mot
42:16à la mode
42:17c'est une dinguerie
42:17mais même cette conversation
42:18est une dinguerie
42:19de se dire
42:19qu'on pourrait avoir
42:20vous savez
42:21la fameuse phrase
42:22qui m'a obsédée
42:24tout le week-end dernier
42:25de Gérard Collomb
42:26au moment de son départ
42:27du gouvernement
42:27j'entends ce que dit
42:29Mathias
42:29qui est très très intéressant
42:33ce contexte
42:34il vient de quelque part
42:35je vous rappellerai
42:36qu'au dernier scrutin
42:37des élections municipales
42:39l'insécurité
42:40a été le premier
42:41déterminant du vote
42:42si je mets de côté
42:44les terribles régionales
42:45de 2015
42:46post-attentat
42:47du 13 novembre
42:48la dernière fois
42:49que l'insécurité
42:50a été le premier
42:50déterminant du vote
42:51c'est le 21 avril 2002
42:53et puis il ne faut pas oublier
42:54on n'en a pas parlé
42:55ce n'est pas le sujet
42:56mais le narcotrafic
42:57est un sujet
42:57que les français
42:58n'abordaient pas
42:59ne connaissaient pas
43:00ça restait dans le domaine
43:01si je puis dire
43:01privé
43:02d'ailleurs le mot
43:03narcotrafic
43:04les français se sont appropriés
43:05avant c'était réservé
43:06à une série Netflix
43:07à voir en famille
43:08ça a été le sixième
43:09déterminant du vote
43:10il y a des élus
43:11qui ont été battus
43:12avec qui j'ai discuté
43:14qui nous ont dit
43:14j'ai perdu à cause de ça
43:16donc on a un moment
43:17très compliqué
43:18et c'est vrai
43:18que ce que vous avez
43:19annoncé
43:19le fait que
43:20la préfecture
43:21elle est dans son rôle
43:23elle est dans son rôle
43:24elle peut le faire
43:26mais dans le contexte actuel
43:28vous savez
43:28la sécurité privée en France
43:30je travaille avec cette fédération
43:31il y en a partout
43:33il y en a partout
43:33vous rentrez dans son rôle
43:37ce que je dis
43:38c'est que la sécurité privée
43:42en France
43:42ça existe
43:43c'est un très très gros secteur
43:44et puis on peut dire aussi
43:46on ne peut pas mettre
43:46un policier
43:47devant chaque commerce
43:48de France
43:48on est d'accord avec ça
43:49ni chaque prof
43:51devant chaque commerce
43:52décidément
43:52maintenant
43:54le dire
43:55dans le contexte
43:56que l'on vit
43:56qui a été décrit
43:57par Mathias
43:58par vous
44:00et à travers
44:01mes enquêtes
44:01c'est vrai que
44:02la réception
44:04peut susciter
44:05un sentiment
44:06qui peut aller
44:06jusqu'à une forme
44:07de panique
44:09merci à tous les trois
44:10en tout cas
44:10Pascal Bataille
44:11Frédéric Daby
44:12Mathias Leboeuf
44:13bonjour Perico
44:13les gars
44:14bonjour Stéphanie
44:15je ne sais pas si vous avez suivi
44:16nos débats
44:16mais passionnément
44:17l'heure est grave
44:19je m'en suis imprégné
44:20mais nous sommes là
44:21pour faire face
44:21et décrypter cette actualité
44:23prégnante auprès de ceux
44:24qui nous écoutent
44:25et parce qu'ici
44:26c'est le parlant vrai
44:27donc on me dit peut-être
44:27des choses qu'on ne dit pas ailleurs
44:28surtout quand Frédéric Daby est là
44:31et les autres
44:33nous restons
44:35en édition spéciale
44:37on va se poser
44:37deux questions
44:39pourquoi la colère
44:40ne retombe pas
44:41et pourquoi ce gouvernement
44:42semble incapable
44:43pour l'instant
44:43de la faire retomber
44:44et sur le fond
44:45du social
44:46et sur la forme
44:47de l'ordre public
44:48on recevra Michel Maffesoli
44:49qui avait écrit
44:51l'ère des soulèvements
44:51il y a longtemps
44:52on se demandera pourquoi
44:53il y a tellement de gens
44:54qui préviennent
44:55dans ce pays
44:55surtout sur le climat
44:57sur le social
44:57et on ne les écoute pas
44:59et puis on reposera
45:00une deuxième question
45:01de 13 à 14 heures
45:03est-il encore possible
45:04de vivre en France
45:05je recevrai Amine Elkatmi
45:06qui a écrit
45:06avons-nous encore
45:07envie de vivre en France
45:08surtout pour des gens
45:09qui ne veulent plus habiter
45:09mais je crois qu'aujourd'hui
45:10cette crainte
45:11ne se limite pas aux juifs
45:12et à d'autres personnes
45:13qui se disent
45:14est-ce qu'on peut encore
45:15vivre en France sans danger
45:16et puis nous aurons Gérald Dandrieu
45:17qui au contraire
45:18a écrit un très beau documentaire
45:20qui s'appelle
45:21nous les français
45:21pourquoi la France
45:22reste encore une puissance
45:23et une force
45:23dans laquelle il faut croire
45:24pour un sursaut national
45:26et républicain
45:26de façon à redresser
45:28des valeurs de la République
45:29je ne suis pas candidat
45:31donc je suis journaliste
45:33on se retrouve demain
45:34quant à nous
45:35à 10h
45:35pour à vous de le dire
45:37et à 10h
45:37et à 10h
45:37et à 10h
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