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  • il y a 7 semaines
Avec Matthieu Baccialone, Samuel Lafont, Philippe Coy.

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##A_VOUS_DE_LE_DIRE- 2026-09-09##

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News
Transcription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:05A vous de le dire, soyez les bienvenus ravis de vous retrouver jusqu'Ă  midi pour votre rendez-vous.
00:00:11A vous de le dire, dans la prochaine demi-heure, vous le savez, maintenant c'est votre histoire.
00:00:15On va parler de votre quotidien, ce qui vous concerne, ce qui vous fait réagir aussi au menu aujourd'hui.
00:00:22Du SMS de livraison de colis à l'email douteux de la sécurité sociale
00:00:27en passant par un appel d'un faux conseiller de sa banque.
00:00:30La fraude par manipulation, c'est comme ça qu'elle s'appelle, est repartie à la hausse jusqu'à 516
00:00:37millions d'euros de préjudice en 2025.
00:00:39Elle représente aujourd'hui plus de 41% du montant total des arnaques au moyen de paiement.
00:00:44Alors, pourquoi les banques, les opérateurs téléphoniques et les plateformes numériques ne parviennent toujours pas à les arrêter ?
00:00:50Est-ce que ça vous est déjà arrivé ? Venez témoigner.
00:00:53Et puis surtout, est-ce que vous trouvez ça normal ? A vous de le dire.
00:00:58A partir de 10h30, comme chaque jour, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler
00:01:05la France ce matin.
00:01:06Le pétrole qui passe la barre des 100 dollars.
00:01:09Une réunion aura lieu à 10h30 à Bercy face au carburant au-dessus de 2 euros.
00:01:14Faut-il plafonner les prix comme le juge inéluctable Michel-Edouard Leclerc ?
00:01:19Ou faire des aides ciblées seulement sur ceux qui doivent rouler ? A vous de le dire.
00:01:23Faut-il également geler le prix du tabac pour sauver les buralistes ?
00:01:28C'est ce que propose Marine Le Pen en soutien Ă  ceux qui se mobilisent en ce moment dans plusieurs
00:01:32villes françaises au risque de relancer peut-être la consommation, disent les détracteurs.
00:01:37A vous de le dire. On en débattra.
00:01:39Des insultes racistes, des propos misogynes et même l'évocation d'une dictature à Carcassonne.
00:01:44Une caméra piéton a enregistré les conversations sidérantes de policiers municipaux en pleine patrouille.
00:01:50Ces policiers aux propos racistes salissent-ils l'ensemble de ceux qui nous protègent ?
00:01:55Est-ce que vous trouvez ça normal ? 0826 300 300 1.
00:01:59Et enfin, faut-il baisser le salaire des ministres ?
00:02:02Sébastien Lecornu y réfléchit.
00:02:04Une mesure symbolique pour montrer que chacun fait des efforts.
00:02:07Bonne idée ou démagogie ? 0826 300 300.
00:02:1210h midi. Sud Radio. A vous de le dire. Stéphanie Demiru.
00:02:16Bonjour Gilles Lanzemann.
00:02:17Bonjour Stéphanie.
00:02:19Un sommet riche aujourd'hui.
00:02:20Oui, j'ai vu ça.
00:02:21Du boulot.
00:02:21Oui, oui, comme d'habitude.
00:02:23Bon, on aura votre...
00:02:24Toujours riche entre 10h et midi et puis mĂŞme tout le temps.
00:02:27Tout le temps, nous sommes très riches.
00:02:2910h30, ce sera les...
00:02:31Non, non, pas nous, mais en actualité.
00:02:3510h30, évidemment, donc ces débats.
00:02:37Et puis tout d'abord, les auditeurs en ont pris l'habitude.
00:02:40Maintenant, quelque chose qui vous concerne, qui vous fait réagir.
00:02:43Et là, ça concerne beaucoup de Français.
00:02:46On va parler de ces arnaques.
00:02:48Est-ce que vous, d'ailleurs, Gilles, je vous pose la question.
00:02:51Est-ce que ça vous est déjà arrivé ?
00:02:52Non, parce que je suis assez vigilant, mais je ne suis pas Ă  l'abri,
00:02:55puisque vous avez révélé ma vie privée.
00:02:57J'adore ça, vous savez bien.
00:02:59Vous savez que je suis revenu de Londres.
00:03:01Oui.
00:03:01Et vous savez ce que j'ai reçu hier ?
00:03:03Une proposition pour rembourser mon billet avec le logo Eurostar,
00:03:07avec mon nom quand mĂŞme.
00:03:09Le logo Eurostar.
00:03:11Et évidemment, il me demandait de laisser mon RIB
00:03:14pour pouvoir obtenir ce remboursement miracle de mes billets de train.
00:03:19Vous vous doutez que je n'ai pas rempli et ni mis mes coordonnées,
00:03:22parce que je ne vois pas pourquoi Eurostar me rembourserait un billet.
00:03:26Oui, vous avez bien raison, vous n'ĂŞtes pas naĂŻf,
00:03:28mais c'est lĂ  oĂą c'est assez vicieux et pernicieux.
00:03:30C'est que...
00:03:31Comment ils ont su, un, que j'avais pris un billet d'Eurostar ?
00:03:35Bon, ça, c'est peut-être à cause de vous.
00:03:37Deux, vous avez peut-être aidé les...
00:03:39Deux, comment ils ont mon nom, mon prénom ?
00:03:43Et trois, ils avaient ma référence de billet.
00:03:46Ce sont les piratages, on va en parler.
00:03:48C'est totalement fou.
00:03:50Avant d'accueillir Eric Revelle, qui nous expliquera tout ça,
00:03:53quand mĂŞme, ces fraudes par manipulation,
00:03:55elles représentent jusqu'à 516 millions d'euros,
00:03:58une hausse de 34% en un an, selon la Banque de France.
00:04:01Ça fait quand même beaucoup.
00:04:03Et puis, en plus, tout le monde est vraiment concerné.
00:04:05Les jeunes, les vieux, les personnes âgées, les actives, les 4 subs.
00:04:08Moi, j'avoue que j'ai failli me faire arnaquer un jour, naĂŻvement.
00:04:11Je vous raconterai ça, peut-être, au cours de notre conversation.
00:04:14Bonjour, Eric Revelle.
00:04:15Bonjour, Stéphanie.
00:04:16Bonjour, Gilles.
00:04:17Bonjour Ă  tous.
00:04:18C'est grâce à vous qu'on fait ce sujet.
00:04:19Je vous ai entendu, je l'ai dit Ă  Jacques Cardos.
00:04:21Je vous ai entendu hier.
00:04:23C'est vrai que...
00:04:23C'était le sujet économique des matinales hier matin, quand même, cette histoire.
00:04:28C'est hallucinant.
00:04:29Vous avez donné le là, mon cher Eric.
00:04:31Oui, mais le chiffre, moi, je ne le connaissais pas.
00:04:35Bon, on savait que cette fraude aux faux conseillers bancaires représentait des centaines de millions.
00:04:39Mais là, le chiffre de 516 millions dont vous avez parlé, 516 millions d'euros qui ont été volés aux
00:04:45Français en 2025
00:04:46avec cette arnaque à laquelle tout le monde peut céder, en réalité.
00:04:50On expliquera pourquoi.
00:04:52Oui.
00:04:53Justement, vous pouvez nous l'expliquer, d'ailleurs, parce que c'est ce qu'avait commencé à dire Gilles.
00:04:59Ces arnaqueurs, ils ont souvent nos données grâce au piratage.
00:05:03Alors, ça va même plus loin que ça, parce que, en fait, pour vous mettre en confiance,
00:05:08parfois, le faux conseiller bancaire vous appelle sur le numéro de fixe, par exemple, de votre banque.
00:05:13Donc, par exemple, si vous avez enregistré dans votre téléphone le numéro de votre banque,
00:05:17ce numéro, il apparaît, et donc vous êtes immédiatement mis en confiance,
00:05:21puisque c'est le numéro de votre banque.
00:05:22Donc, ce numéro-là, il est vraiment utilisé de manière, évidemment, spécieuse.
00:05:27Mais, vous avez raison, la multiplication des hackings, notamment dans nos institutions publiques,
00:05:33je pense à ce qui s'est passé aux impôts à Bercy, par exemple.
00:05:37Ça veut dire que toutes ces données collectées, elles sont revendues ensuite, sur le dark web,
00:05:43à des escrocs, à des boîtes d'escrôcs, en fait, qui les utilisent,
00:05:47parce qu'ils vous donnent votre numéro de compte bancaire.
00:05:49Ah ben oui, c'est bien le mien.
00:05:51Vous disiez mon nom, mon prénom.
00:05:53En fait, ils vous donnent votre numéro de sécurité sociale.
00:05:56Donc, vous ĂŞtes totalement mis en confiance.
00:05:58Souvent, le ton utilisé est très patelin, c'est-à-dire que l'escroc, au bout de la...
00:06:02Évidemment.
00:06:03Il vous met en confiance, jusquez et y compris, par le ton qu'il emploie, par les mots qu'il
00:06:08emploie,
00:06:08par les chiffres concernant votre vie privée qu'il met devant vous.
00:06:13Donc, la confiance, elle est totale.
00:06:16Et puis, je tiens quand même une conclusion de tout ça, si vous voulez, sans faire de politique.
00:06:21C'est qu'il y a dix ans, on nous avait promis la Startup Nation, vous voyez ?
00:06:26On s'aperçoit qu'on est au Moyen-Âge informatique.
00:06:33Parce qu'en fait, toutes nos institutions, la plupart de nos institutions publiques,
00:06:36sont vulnérables à ce type de hacking.
00:06:38Et c'est vrai que ça, ça s'appelle donc la fraude par manipulation.
00:06:42Ce qui est très important, c'est de préciser que c'est vous, finalement,
00:06:45qui appuyez sur le bouton, qui donnez les codes.
00:06:48Mais on veut ça manipuler.
00:06:50Et c'est toute la différence avec les fraudes bancaires à l'époque, Gilles.
00:06:54Et oui, il y a mĂŞme ce qu'on appelle maintenant le Switch SIM.
00:06:57C'est-Ă -dire qu'on arrive Ă  copier votre SIM.
00:07:01Vous tapez Switch SIM pour enquĂŞter.
00:07:04De votre téléphone portable.
00:07:05Et vous avez évidemment une demande de votre banque ou autre qui vous demande de valider.
00:07:10Et eux reçoivent cette validation.
00:07:13Ça ne passe même pas par vous, puisqu'ils ont switché votre SIM.
00:07:17Non, mais comment vous voulez lutter ?
00:07:18Non, mais ce qu'il faut dire, c'est que jamais aucune banque
00:07:23ne vous demandera votre code personnel ou les 4 chiffres qui sont derrière votre carte bancaire.
00:07:30Jamais, jamais, vous le demandez par téléphone.
00:07:32Donc déjà, là, il y a un sujet.
00:07:36Moi, ce que je recommande aux gens, c'est que derrière chaque carte bancaire,
00:07:38en cas de perte ou de vol, vous avez un numéro.
00:07:40Bon, si un type vous demande de vous raccrocher,
00:07:42vous appelez ce numéro simplement pour vérifier.
00:07:45Vous verrez que ce sont des escrocs,
00:07:47puisque jamais aucune banque ne vous appellera.
00:07:48Et souvent, ils nous appellent au moment où la banque est fermée aussi.
00:07:52C'est-Ă -dire vers 18h, vers 18h.
00:07:54Ça devrait éveiller notre méfiance.
00:07:56On va d'ailleurs poser directement la question Ă  Fabien Cariel,
00:08:00CIO de Saxo Banque en France, qui est notre invité également.
00:08:04Bonjour Fabien Cariel.
00:08:05Bonjour.
00:08:06Alors, c'est vrai que c'est important de préciser que dans le même temps,
00:08:08le taux de fraude à la carte bancaire, lui, est tombé à son plus bas niveau historique.
00:08:1447 euros fraudés pour 100 000 euros de paiement.
00:08:17Mais là, c'est sûr que la fraude par manipulation, elle a explosé.
00:08:21Complètement.
00:08:21On voit une évolution clairement dans la fraude et les escroqueries ces dernières années.
00:08:26C'est qu'il ne faut pas oublier qu'on a une évolution de la technologie.
00:08:28Alors, on parlait du piratage, effectivement,
00:08:30de toutes ces données qui échappent aux administrations publiques.
00:08:34Les entreprises ont tendance quand même à mieux se protéger,
00:08:36parce qu'on investit quand même énormément dans la sécurité de nos systèmes informatiques.
00:08:39Et ça, c'est vrai, particulièrement dans le secteur bancaire,
00:08:43puisque ce sont des données particulièrement sensibles.
00:08:44En pourcentage d'un chiffre d'affaires, vous avez le...
00:08:46C'est des investissements sur le très long terme.
00:08:48C'est des centaines de millions d'euros qui sont placés dans ces secteurs-là.
00:08:52Mais ce qui est important et ce qu'on disait,
00:08:54c'est que quand un faux conseiller vous contacte, il va agir dans l'urgence.
00:08:58Et une banque ne va jamais vous pousser Ă  agir dans l'urgence.
00:09:02Si une banque a des doutes sur l'activité d'un compte sur un moyen de paiement, on le bloque.
00:09:06Et c'est la chose qu'on peut faire, on va tout fermer,
00:09:08donc on bloque votre compte, on bloque vos moyens de paiement,
00:09:10on va bloquer vos accès, on va analyser, on va prendre une décision.
00:09:13Donc si quelqu'un vous contacte avec ce sentiment d'urgence,
00:09:16c'est un des moyens de détecter une arnaque potentielle.
00:09:19On va aller plus loin, on marque une petite pause,
00:09:21on vous retrouve dans quelques instants, Eric Revelle, Fabien Cariel, sur Sud Radio.
00:09:26Et évidemment, vous, si ça vous est déjà arrivé,
00:09:28venez surtout nous le raconter, 0800 26 300 300.
00:09:3410h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:09:39Ă€ vous de le dire sur Sud Radio, et on vous parle des arnaques,
00:09:43et précisément de la fraude par manipulation.
00:09:45Alors c'est un nom un peu barbare, mais en gros,
00:09:47vous avez un escroc au bout du fil qui vous pousse Ă  appuyer sur le bouton de votre code bancaire.
00:09:53Ça fait 516 millions d'euros de préjudice en 2025 quand même.
00:09:57C'est une fraude qui représente aujourd'hui plus de 41% du montant total des arnaques au moyen de
00:10:03paiement.
00:10:03On est avec Eric Revelle, journaliste économique, Sud Radio,
00:10:08Fabien Cariel également, patron de Saxo Banque en France.
00:10:12Et puis vous êtes nombreux à réagir, 0800 26 300 300,
00:10:16parce que vous ĂŞtes malheureusement nombreux, comme nous tous.
00:10:19Vous vous ĂŞtes fait arnaquer ou avoir failli l'ĂŞtre.
00:10:23Bonjour Johan.
00:10:25Bonjour.
00:10:26Bonjour, soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
00:10:28Vous nous appelez de Marseille.
00:10:31Ça vous est déjà arrivé, vous, de vous faire arnaquer ?
00:10:35Non.
00:10:36Fort heureusement.
00:10:38Je trouve du bois.
00:10:40Moi, je travaille plutôt du côté des cyber défenseurs.
00:10:43Donc, j'essaie d'ĂŞtre vigilant,
00:10:47que ce soit sur l'utilisation de mes applicatifs bancaires
00:10:50ou sur la communication que je vais avoir.
00:10:52Vous avez une longueur d'avance par rapport au commun des mortels.
00:10:55C'est votre métier.
00:10:56C'est mon métier.
00:10:58Je ne sais pas si je l'ai, mais en tout cas, j'essaie de la poursuivre.
00:11:02Donc, vous, votre point, puisque vous travaillez dans la sécurité informatique,
00:11:05c'est quoi ? C'est qu'il faut plus de moyens pour protéger nos données ?
00:11:11Il faut agir sur la prévention ?
00:11:12Qu'est-ce que vous conseillez ?
00:11:14Alors, l'avantage des banques, c'est qu'elles ont suffisamment des moyens
00:11:19et elles ont mis suffisamment des moyens ces dernières années
00:11:22sur la sécurité de la donnée.
00:11:24Alors, on peut toujours s'améliorer.
00:11:26Il n'y a pas de risque zéro, il n'existe pas.
00:11:28Le banquier dans le studio, au fine.
00:11:31Je vous le dis.
00:11:32Je pense, voilĂ , que M. Sacrobanque pourra vous dire un peu le budget
00:11:36qu'il doit allouer chaque année à sa sécurité informatique.
00:11:38Ça doit être assez conséquent.
00:11:41De part, d'abord, parce que les banques sont aussi tenues légalement,
00:11:44mais également, c'est une question aussi d'image qu'ils peuvent avoir.
00:11:47Évidemment, la sécurité de nos données financières est vitale.
00:11:53Le point sur lequel, effectivement, moi, en tout cas,
00:11:55dans le cas de Montreux, j'essaie d'accentuer,
00:11:57c'est vraiment, effectivement, cette question de prévention,
00:12:01un petit peu d'éducation aussi au numérique.
00:12:06Il y a des choses, jusqu'à présent, avant les arnaques,
00:12:09on les voyait relativement facilement
00:12:10parce qu'il y avait, par exemple, 8 fautes d'orthographe par mot
00:12:13et c'était assez facile.
00:12:14C'est ce que nous expliquait Éric Revelle.
00:12:15Ils sont très doués aujourd'hui.
00:12:17Aujourd'hui, c'est doué.
00:12:18Ils ont des outils perfectionnés.
00:12:22Mais ils utilisent quand mĂŞme,
00:12:25quelle que soit la forme,
00:12:26ils utilisent quand mĂŞme des process
00:12:27que les banques n'utilisent pas normalement.
00:12:30Votre banque, par exemple,
00:12:31ne va jamais vous demander de faire un paiement par téléphone.
00:12:34Elle ne va jamais vous demander de communiquer
00:12:37un code secret ou un identifiant.
00:12:38C'est la base.
00:12:40Et quelle que soit la banque,
00:12:43votre banquier peut vous appeler,
00:12:44par exemple, pour vous demander de vous rappeler.
00:12:46Il ne vous donnera jamais un numéro en 09.
00:12:48Ça va être toujours le numéro en 04, 03, 01,
00:12:52selon votre origine en France.
00:12:53Oui, mais vous avez entendu, Johan,
00:12:55et vous le savez mieux que nous,
00:12:58parfois, ces arnaqueurs prennent le numéro de la banque.
00:13:01C'est incroyable.
00:13:03Oui, tout Ă  fait.
00:13:05Mais encore une fois, c'est le process qui est utilisé.
00:13:07Moi, ce que je fais,
00:13:08alors moi, ce que je préconise dans ces cas-là,
00:13:10c'est qu'il faut faire un petit peu,
00:13:12pardon, un peu Ă  l'ancienne,
00:13:14c'est-Ă -dire qu'on raccroche ou on dit
00:13:16« Ok, je viens en agence et on en discute ».
00:13:19Eh oui, mais bon,
00:13:20c'est vrai qu'il y a beaucoup de banques en ligne aujourd'hui.
00:13:23C'est vrai qu'il y a beaucoup de banques en ligne.
00:13:25Pour autant, les sujets sur lesquels
00:13:27ils vont vouloir vous parler si c'est de la banque en ligne,
00:13:29ce sont des sujets qui ne vont pas forcément vous concerner.
00:13:31Vous avez été victime, par exemple,
00:13:34d'un arnaque Ă  la carte Visa, par exemple.
00:13:37Souvent, c'est le cas,
00:13:38c'est votre carte bancaire,
00:13:42vous avez un paiement qui n'est pas normal.
00:13:45Ok, sur votre brochure de carte bancaire,
00:13:48vous avez le numéro d'urgence appelé.
00:13:49C'est pas...
00:13:51Donc, vous vous rappelez ce numéro-là.
00:13:54D'accord, oui, oui.
00:13:55Et quelle est l'arnaque la plus fréquente, vous,
00:14:00contre laquelle vous luttez ?
00:14:03Alors nous, souvent,
00:14:04dans le cadre professionnel,
00:14:05souvent, c'est ce qu'on appelle...
00:14:06C'est ça, c'est du phishing.
00:14:07C'est du mail extrĂŞmement bien fait,
00:14:11avec un clic,
00:14:12alors soit avec une pièce jointe
00:14:14qui va vous demander de cliquer dessus pour l'ouvrir
00:14:16et ça, vous pouvez télécharger un virus
00:14:18ou une porte dérobée sur votre PC
00:14:22qui va permettre Ă  des attaquants
00:14:25de profiter d'une faille.
00:14:27Il y a encore un petit peu dans nos...
00:14:32Chez nos collaborateurs,
00:14:33ça arrive de temps en temps qu'ils aient des appels
00:14:35de personnes qui se font passer
00:14:37pour des membres de la direction
00:14:38qui demandent des virements
00:14:40ou des choses comme ça.
00:14:41C'est encore ce qu'on appelle l'arnaque au président
00:14:43dans le cadre professionnel.
00:14:46Mais le 3, on va dire que 80% du temps,
00:14:48c'est du phishing.
00:14:49C'est le mail qui est très bien fait,
00:14:50qui vous demande de cliquer.
00:14:52Donc, prudence, mettre les moyens
00:14:53et plus de prudence.
00:14:54Merci beaucoup, en tout cas,
00:14:56Johan, d'avoir témoigné.
00:14:58Fabien Cariel, Saxo Bank en France.
00:15:01Bon, c'est vrai que Johan nous disait
00:15:04des faux appels et tout ça,
00:15:05mais il y a beaucoup de banques en ligne aujourd'hui.
00:15:07Donc, ça complexifie la tâche.
00:15:10Tout Ă  fait.
00:15:10Et ce que disait Johan
00:15:12est complètement pertinent.
00:15:13C'est si vous avez le moindre doute
00:15:15quand quelqu'un vous contacte,
00:15:16même si le numéro de téléphone apparaît
00:15:17ou si l'adresse mail a été usurpée,
00:15:20raccrochez et recontactez votre banque
00:15:22par le canal habituel.
00:15:23C'est-Ă -dire, vous allez sur le site
00:15:25et vous vous connectez Ă  votre espace
00:15:26et vous utilisez la messagerie instantanée
00:15:28ou vous utilisez le numéro générique,
00:15:29vous allez tomber sur un accueil,
00:15:30vous expliquer,
00:15:31et eux vont vous aiguiller vers ce service
00:15:34qui aurait pu vous appeler
00:15:35et eux vont démentir à ce moment-là
00:15:36si ce n'est pas vrai.
00:15:37Alors, on vous retrouve souvent
00:15:40avec notre ami Thomas Bidet
00:15:42dans l'émission Oser Investir.
00:15:44Le dimanche,
00:15:45maintenant, c'est un peu découpé
00:15:47dans les horaires,
00:15:48mais vous écoutez la matinale
00:15:49et on vous retrouve d'ailleurs Ă  l'antenne.
00:15:52Et vous n'ĂŞtes pas Ă  l'angle de bois.
00:15:53Alors, je vais vous poser une question
00:15:54sur l'angle de bois.
00:15:55Moi, ce qui me choque le plus,
00:15:57c'est qu'on se fait arnaquer
00:15:59et derrière beaucoup de...
00:16:01Je ne parle pas de la Saxo Banque,
00:16:02mais vous êtes là pour représenter les banquiers.
00:16:05Souvent, ils ne remboursent pas
00:16:07parce qu'on a donné nos codes,
00:16:09parce que...
00:16:09Je vais venir, évidemment.
00:16:10C'est la question.
00:16:11Quelle est votre politique Ă  vous
00:16:13par rapport à ça ?
00:16:14La politique, c'est clair.
00:16:15Nous, on n'a pas de moyens de paiement.
00:16:16Donc, effectivement,
00:16:17on a des arnaques
00:16:17qui sont souvent plus sophistiquées,
00:16:19qui demandent un peu d'analyse.
00:16:20Mais la règle,
00:16:20c'est de rembourser sous 24 heures
00:16:22quand c'est une fraude
00:16:22au moyen de paiement,
00:16:23sauf s'il y a négligence évidente du client.
00:16:26Mais ce n'est pas la faute du client.
00:16:28Alors, ça peut l'être
00:16:30ou ça ne peut pas l'être.
00:16:31Est-ce que c'est la faute de la banque ?
00:16:31Ça dépend.
00:16:32Ça va dépendre, effectivement.
00:16:33Si on vous appelle
00:16:34avec un numéro qui a été usurpé,
00:16:35le client n'a aucun moyen de savoir.
00:16:37LĂ , effectivement,
00:16:38le client n'est responsable en rien.
00:16:40Si le client, effectivement,
00:16:42a téléchargé des pièces jointes
00:16:44et que quelqu'un s'est connecté
00:16:45Ă  son ordinateur,
00:16:46s'est connecté à son espace client,
00:16:48lĂ , il peut y avoir discussion.
00:16:50Éric Revelle,
00:16:51c'est intéressant,
00:16:52la question de la responsabilité,
00:16:53parce que, bon,
00:16:53évidemment que ce n'est pas la faute du client,
00:16:56nécessairement la faute de la banque.
00:16:58Par exemple,
00:16:58quand c'est Bercy qui est fautif
00:17:00parce qu'il s'est fait...
00:17:02Comment ?
00:17:03Accueillé, j'ai raté.
00:17:04Accueillé, piraté ses données.
00:17:06Qu'est-ce qu'on fait ?
00:17:07On attaque l'État, finalement ?
00:17:08Non, mais après,
00:17:08c'est compliqué de prouver
00:17:10que l'escroc qui vous a contacté
00:17:12a lui-même racheté des données
00:17:14qui ont été volées à Bercy.
00:17:16Non, mais c'est compliqué.
00:17:17Non, mais c'est quand même compliqué
00:17:18pour les banquiers
00:17:19et donc pour le client aussi.
00:17:21Moi, je ne suis pas banquier,
00:17:21je suis client.
00:17:22C'est qu'en fait,
00:17:24ce que dit notre ami,
00:17:26c'est qu'il faut pouvoir juger
00:17:28finalement Ă  quel moment
00:17:30la responsabilité du client
00:17:31est engagée.
00:17:32Mais en fait,
00:17:33la difficulté,
00:17:34c'est de mettre une espèce de barre
00:17:37sur la naïveté du client.
00:17:39Et donc lĂ ,
00:17:40bon courage,
00:17:40bon courage
00:17:41parce que la naïveté du client,
00:17:42ça dépend de tout à chacun.
00:17:44Il y a des gens
00:17:45beaucoup plus fragiles que d'autres
00:17:46ou mĂŞme des gens qui sont...
00:17:48Et même des personnes âgées,
00:17:49vulnérables.
00:17:49Donc en fait,
00:17:50ces gens peuvent se laisser
00:17:51beaucoup plus embarquer facilement
00:17:52et alors lĂ ,
00:17:53on parlerait de négligence du client
00:17:55alors qu'en fait,
00:17:56la naïveté,
00:17:57elle est très personnelle.
00:17:58Ma naïveté,
00:17:59Gilles ou Stéphanie,
00:18:00ce n'est peut-ĂŞtre pas la vĂ´tre.
00:18:01Donc ça,
00:18:01c'est compliqué.
00:18:02Bon,
00:18:02alors pour le client,
00:18:04évidemment,
00:18:04il y a le traumatisme
00:18:06quand mĂŞme de cette fait hacker,
00:18:07de cette fait voler son argent
00:18:09parfois toute son épargne.
00:18:11C'est arrivé à des gens.
00:18:12Ça peut aller jusqu'à combien ?
00:18:14Et puis,
00:18:14il y a la confiance
00:18:16qu'on met quand mĂŞme
00:18:16dans le banquier
00:18:18Ă  ĂŞtre lĂ 
00:18:19quand ça ne va pas.
00:18:20Fabien Carrière,
00:18:21ça peut aller jusqu'à combien
00:18:22ces arnaques ?
00:18:23C'est des centaines
00:18:23de milliers d'euros.
00:18:24On agit entre les banques,
00:18:25on a des réunions régulières
00:18:27entre les banques de la place
00:18:28et il y a des arnaques
00:18:29qui dépassent
00:18:29des centaines de milliers d'euros.
00:18:30Mais comment c'est possible ?
00:18:31LĂ ,
00:18:32je ne comprends pas,
00:18:32il n'y a pas des garde-fous
00:18:33quand mĂŞme,
00:18:34des centaines de milliers d'euros ?
00:18:34Je sais que je ne peux mĂŞme pas retirer
00:18:36plus de,
00:18:36je ne sais pas,
00:18:383 000 euros.
00:18:38Non,
00:18:39mais ce sont des virements.
00:18:40Souvent,
00:18:40il y a des gens
00:18:40qui vont se faire passer.
00:18:41C'est de l'usurpation
00:18:42dans ma banque.
00:18:44Il y a des personnes
00:18:45qui ont des plafonds
00:18:47plus élevés que d'autres
00:18:48et les gros patrimoines,
00:18:49notamment,
00:18:49quand on veut faire
00:18:50un virement de 100 000 euros,
00:18:51ça passe.
00:18:51Mais c'est pas un gros patrimoine.
00:18:53Je ne vous connais pas assez.
00:18:55Mais le virement instantané,
00:18:56c'est pas typiquement,
00:18:56c'est 100 000 euros le minimum.
00:18:57Et lĂ ,
00:18:58ça part en quelques secondes.
00:18:59mais bon,
00:18:59des virements de 100 000 euros,
00:19:00ce n'est pas tous les jours,
00:19:01Gilles.
00:19:03Vous,
00:19:04comment vous pouvez être sûr
00:19:05que la personne
00:19:08a donné un ordre
00:19:09de virement
00:19:10puisque c'est de l'investissement
00:19:11en bourse
00:19:12que vous faites en particulier ?
00:19:13Comment vous checkez ça ?
00:19:15Ce qui est important,
00:19:15c'est la sécurisation
00:19:17des données
00:19:17de nos clients
00:19:18et de l'accès
00:19:19Ă  l'outil de passageur,
00:19:20donc la plateforme
00:19:21auquel les clients se connectent.
00:19:22Mais s'il a oublié
00:19:23son mot de passe
00:19:24et qu'il n'arrive pas
00:19:24à le réinitialiser lui-même,
00:19:26lĂ ,
00:19:26on a évolué.
00:19:27Avant,
00:19:27on demandait une pièce d'identité,
00:19:28mais on s'est rendu compte
00:19:29que les pièces d'identité,
00:19:30malgré les logiciels
00:19:32qu'on utilise
00:19:32pour détecter les faux,
00:19:34n'étaient plus pertinents.
00:19:35Donc aujourd'hui,
00:19:36on fait des appels vidéo.
00:19:37Et est-ce qu'il y a des choses
00:19:38qu'il faut éviter ?
00:19:38Par exemple,
00:19:39se connecter sur son ordinateur.
00:19:41Moi,
00:19:41je sais que je me connecte
00:19:41sur mon portable,
00:19:43vous savez,
00:19:44avec le Face...
00:19:45Avec Face ID,
00:19:46c'est assez fiable.
00:19:48C'est bien ça.
00:19:48La connexion est assez fiable.
00:19:50Donc lĂ -dessus,
00:19:50il n'y a pas de problème
00:19:51de sécurité,
00:19:52mais la difficulté,
00:19:53c'est quand un client
00:19:53n'arrive plus Ă  se connecter
00:19:54et va demander
00:19:55Ă  changer son mot de passe.
00:19:56On commence Ă  voir.
00:19:56On fait appel aux vidéos,
00:19:57mais tout Ă  l'heure,
00:19:59on partageait ce point,
00:20:00c'est qu'avec l'IA,
00:20:01les vidéos seront également trafiquées.
00:20:03Exactement.
00:20:03Et on sait qu'on a à peu près 3 ans.
00:20:04Nous,
00:20:04on a eu le cas
00:20:05d'une tentative de fraude
00:20:06où un de nos économistes
00:20:07a été usurpé.
00:20:08C'est-Ă -dire qu'avec...
00:20:09Il est très visible
00:20:10sur les réseaux sociaux,
00:20:11à la télé,
00:20:12sur Internet.
00:20:13Et donc,
00:20:13ils ont créé un avatar
00:20:14avec sa voix,
00:20:15avec son image,
00:20:17qui faisait la pub d'un placement.
00:20:18Et les clients
00:20:19allaient ouvrir des comptes,
00:20:20donc pas chez nous,
00:20:21mais chez quelqu'un d'autre.
00:20:22Incroyable.
00:20:22Donc il a porté plein.
00:20:23Il faut espérer
00:20:23qu'il y a aide aussi
00:20:24Ă  lutter contre la fraude.
00:20:25Merci Ă  tous les deux.
00:20:26On vous retrouve
00:20:26sur Antenne de Sud Radio.
00:20:28Fabien Cariel,
00:20:29CEO de Saxo Banque en France.
00:20:31Et puis merci Ă  vous aussi,
00:20:32Éric.
00:20:32Merci, chère Stéphanie.
00:20:33De nous avoir apporté vos lumières.
00:20:34Oh, bon,
00:20:34mes lumières,
00:20:35on avait un professionnel.
00:20:36VoilĂ ,
00:20:37et on vous retrouve chaque matin
00:20:39dans la matinale.
00:20:40Drôle d'époque.
00:20:41Drôle d'époque.
00:20:42Drôle d'époque.
00:20:42Ça, c'est vrai.
00:20:43Avec Jacques Cardos.
00:20:44Bon,
00:20:44cette drôle d'époque,
00:20:45on va en parler dans quelques instants
00:20:46avec nos trois débatteurs.
00:20:47Et on va commencer par le carburant
00:20:50puisque, vous le savez,
00:20:51la pétrole a passé la barre saillée
00:20:52des 100 dollars
00:20:53et ça fait mal à la pompe.
00:20:550,826, 300, 300.
00:20:57Manu,
00:20:58vous accueille au standard.
00:21:00Avec le sourire, Manu,
00:21:01n'est-ce pas ?
00:21:01Je vous vois lĂ .
00:21:02Vous ĂŞtes bougon ce matin.
00:21:04Bon,
00:21:04Ă  tout de suite
00:21:05sur Sud Radio.
00:21:0710h midi,
00:21:08Sud Radio,
00:21:09Ă  vous de le dire,
00:21:10Stéphanie Demiru.
00:21:11Sud Radio,
00:21:12Radio,
00:21:13soyez les bienvenus.
00:21:14Ah ben voilĂ ,
00:21:15vous voyez,
00:21:15je s'abonne Ă  cause de vous
00:21:16que c'est de votre faute.
00:21:17Je suis toujours meuf.
00:21:19J'y ai extrêmement dissipé.
00:21:20C'est l'heure de nos débats.
00:21:22Trois débatteurs
00:21:23autour de la table
00:21:23pour commenter
00:21:24les sujets
00:21:25qui font parler
00:21:26la France.
00:21:27Ce matin,
00:21:28Mathieu Batialon,
00:21:30communiquant,
00:21:31président de M2B Conseil.
00:21:33Bonjour Mathieu.
00:21:34Bonjour Stéphanie.
00:21:34Bonjour Ă  tous.
00:21:35Rapprécie de vous accueillir
00:21:35dans ce studio.
00:21:37Samuel Laffont,
00:21:38porte-parole de ReconquĂŞte.
00:21:39Bonjour Samuel.
00:21:41Bonjour Ă  tous.
00:21:41Et puis Philippe Coy
00:21:42qui est quasiment
00:21:44devant la porte
00:21:45de ce studio
00:21:45qui fait une entrée
00:21:46fracassante en direct.
00:21:48Bonjour Philippe Buraliste,
00:21:50vice-président
00:21:51de la CPME.
00:21:52Et puis évidemment,
00:21:53Gilles Gansman
00:21:54qui nous accompagne
00:21:55puisque c'est l'heure
00:21:55de votre zapping,
00:21:57mon cher Gilles.
00:21:58Sud Radio,
00:21:5910h midi,
00:21:59l'instant zapping.
00:22:00Ah Stéphanie,
00:22:02voilĂ  notre jeunesse
00:22:02full con.
00:22:03Hier,
00:22:04le papa de Casimir
00:22:05est parti.
00:22:06Yves Brunier,
00:22:07oui.
00:22:08Alors c'est toute une époque.
00:22:10Je vous rappelle.
00:22:11C'est un pays joyeux
00:22:11des enfants.
00:22:14C'est vrai.
00:22:15C'est vrai.
00:22:27quand mĂŞme,
00:22:27on me rassurait
00:22:28parce qu'on a l'impression
00:22:30d'avoir son temps lĂ .
00:22:31Vous avez connu
00:22:32les Streets,
00:22:32les Kickers,
00:22:33le Simon,
00:22:34le Walkman.
00:22:35Ah oui,
00:22:35le Walkman.
00:22:36Et les Streets,
00:22:37non,
00:22:37c'était les petites cacahuètes.
00:22:39Ah,
00:22:39les Streets.
00:22:40Les Streets.
00:22:41Les Streets.
00:22:42Les Streets.
00:22:43J'ai l'impression
00:22:43d'avoir demandé
00:22:44dans un autre pays.
00:22:45C'est vrai ?
00:22:46Je ne vois pas
00:22:47ce que c'est.
00:22:47C'est une époque.
00:22:48Ici,
00:22:49c'est les machins
00:22:50de toutes les couleurs.
00:22:51VoilĂ ,
00:22:51exactement.
00:22:52C'est un peu
00:22:52les nouveaux M&M's.
00:22:53C'est un peu
00:22:53comme les M&M's.
00:22:55C'était plat
00:22:56au lieu d'avoir
00:22:56la règle de la cacahuètes.
00:22:57Philippe,
00:22:58je sens qu'il était
00:22:59on avait des tubes.
00:23:00C'est comme les Smarties.
00:23:02C'est une époque
00:23:02où les monstres étaient gentils.
00:23:03Ça change de notre époque
00:23:05oĂą les monstres
00:23:05ne sont pas gentils.
00:23:07Yves Brunier racontait
00:23:08la naissance de Casimir
00:23:09dans cet archive
00:23:09publié par Lina
00:23:10sur ses réseaux
00:23:12qui lui rend dommage.
00:23:14Ah,
00:23:14tu n'as pas le son ?
00:23:15Si ?
00:23:17Ah ben,
00:23:17on n'a pas le son.
00:23:18On n'a pas le son,
00:23:18mais on a entendu
00:23:20la chanson.
00:23:20on a entendu la chanson.
00:23:21Mais Gilles peut faire
00:23:22une imitation de Casimir,
00:23:23peut-ĂŞtre ?
00:23:23Non,
00:23:24pas du tout.
00:23:24Non,
00:23:24on a une grande nostalgie.
00:23:25Casimir,
00:23:26c'était incroyable.
00:23:28Ça avait fait des milliers
00:23:29d'enfants,
00:23:29des millions d'enfants.
00:23:30C'était magique.
00:23:30Avec le Bibiboulga,
00:23:32pour ceux qui se rappellent.
00:23:33Ils ont quoi maintenant ?
00:23:34Le Bibiboulga.
00:23:35Ils ont quoi
00:23:35la place de Casimir ?
00:23:37Bah,
00:23:37ça a changé,
00:23:38la jeunesse.
00:23:39Il y a eu le club Dorothée,
00:23:40après.
00:23:40Oui,
00:23:40il y a eu le club Dorothée.
00:23:41C'était autre chose.
00:23:43C'était pas mal,
00:23:44déjà.
00:23:44C'était pas mal.
00:23:45Pour toute une génération,
00:23:46c'est important.
00:23:47Alors,
00:23:48je passe à mon deuxième son.
00:23:50Allez,
00:23:50Toto,
00:23:51ouvrez-moi la petite toquinoise.
00:23:56Bon,
00:23:56je veux que ça sente
00:23:57le graillon et la bière.
00:23:59Il y a le petit Tata,
00:24:00qui donne dans le poulet
00:24:02dans sa dernière vidéo.
00:24:04Allez,
00:24:05c'est un attrapé lecteur.
00:24:06On écoute Gabriel Attal.
00:24:07Je vais vous parler
00:24:08de notre entrée.
00:24:09Parce qu'Ă  partir du 7 septembre,
00:24:10des rencontres dans des cafés,
00:24:12dans des bistrots
00:24:12comme celui-lĂ ,
00:24:13il va y en avoir
00:24:14partout en France.
00:24:15Tout au long du mois de septembre,
00:24:16on organise l'opération
00:24:181000 bistrots.
00:24:19C'est 1000 rassemblements
00:24:20dans des cafés,
00:24:21dans des bistrots,
00:24:22dans nos villes,
00:24:22dans nos villages,
00:24:23dans nos quartiers,
00:24:24Ă  5 autour d'une table
00:24:25ou parfois Ă  10,
00:24:26parfois Ă  100,
00:24:27parfois plus.
00:24:27Avec une idée très simple,
00:24:29prendre le temps
00:24:30de se parler.
00:24:31Parce que cette campagne,
00:24:32je veux la construire
00:24:32avec vous,
00:24:33au plus près de chez vous.
00:24:35On se remet un petit coup
00:24:36de tonquinoise.
00:24:36Allez, un petit peu
00:24:37d'ambiance bistrot.
00:24:40Allez, on met
00:24:40un petit coup d'accordéon.
00:24:41Écoutez.
00:24:44Qu'est-ce que vous pensez
00:24:45de cette campagne ?
00:24:47Vous allez le voir
00:24:48dans les bars ?
00:24:48Écoutez, moi,
00:24:49j'aime bien l'accordéon.
00:24:50Ça me rappelle
00:24:51la France ancienne.
00:24:52Je trouve que c'est
00:24:53très typique de notre pays.
00:24:55Puis peut-ĂŞtre
00:24:55d'une ancienne France.
00:24:56Parce que parfois,
00:24:57sans vouloir faire la réac,
00:25:00on aimerait bien retrouver.
00:25:01C'était sympathique.
00:25:03Vous ne trouvez pas
00:25:03que son marketing
00:25:04est assez...
00:25:07On a pratiqué
00:25:08les frites
00:25:09d'Edouard Philippe
00:25:10la semaine dernière.
00:25:10On ne peut pas trop critiquer.
00:25:11C'est pas mal l'idée du café.
00:25:12Et la bière à la main,
00:25:13ça ne vous choque pas ?
00:25:13Écoutez, au risque
00:25:14d'ĂŞtre politiquement incorrect,
00:25:15non, ça ne me choque pas.
00:25:16Oui, mais ça parce que
00:25:17vous buvez du piquon de bière.
00:25:18Non, je déteste la bière en plus.
00:25:19Non, c'est pas ça.
00:25:21Vous n'ĂŞtes pas une vraie Alsacienne.
00:25:23C'est vrai,
00:25:23je préfère le vin blanc.
00:25:25Vous en pensez quoi,
00:25:26vous,
00:25:26qui tenez
00:25:27une petite buvette ?
00:25:29qui tient un estaminé
00:25:30Ă  l'escar.
00:25:31Écoutez, moi je suis content
00:25:33parce que,
00:25:33je le dis souvent ici
00:25:35Ă  l'antenne,
00:25:36le bar,
00:25:37c'est le parlement du peuple.
00:25:38C'est vraiment
00:25:38la croisée
00:25:39de la société,
00:25:41quelle qu'elle soit.
00:25:42Et ce qui me dérange
00:25:44Ă  la rigueur,
00:25:45c'est qu'une fois de plus,
00:25:47on devient populaire,
00:25:48ces établissements,
00:25:49ces lieux de société,
00:25:51ces lieux d'animation
00:25:52au moment des campagnes électorales.
00:25:54J'en ai un peu marre
00:25:55que tous les 5 ans,
00:25:566 ans,
00:25:57en fonction des calendriers,
00:25:58le toque manette,
00:25:59comme on dit
00:26:00dans le Sud-Ouest,
00:26:02devienne la référence.
00:26:03VoilĂ ,
00:26:04on nous aime.
00:26:04C'est vrai,
00:26:05et après vous êtes oubliés.
00:26:06Alors qu'on est lĂ 
00:26:07toute l'année,
00:26:08365 jours par an,
00:26:10les commerçants,
00:26:11ces entrepreneurs
00:26:11de proximité.
00:26:12Mais,
00:26:13allez,
00:26:13je suis d'accord
00:26:14avec vous Stéphanie,
00:26:15on va dire que c'est bien.
00:26:16Ça remet
00:26:18le café populaire
00:26:20au cœur du débat.
00:26:21Et tant mieux,
00:26:23si ça peut servir
00:26:23cette élection présidentielle
00:26:25qu'on puisse débattre
00:26:26démocratiquement
00:26:26dans nos établissements
00:26:27comme nous le faisons.
00:26:28C'est notre culture,
00:26:29les cafés,
00:26:29etc.
00:26:30C'est la culture française.
00:26:31Sur le fond,
00:26:32ça ne me choque pas.
00:26:33Je trouve que c'est plutĂ´t
00:26:33une bonne idée.
00:26:34Et en plus,
00:26:35si on fait le parallèle
00:26:36avec Édouard Philippe
00:26:37et les frites,
00:26:38Ă  Tal,
00:26:38peut-ĂŞtre que sa communication
00:26:40va y revenir
00:26:40et un peu agressive et tout.
00:26:42Mais au moins,
00:26:42il essaie de proposer des choses.
00:26:43Ce que vous disiez,
00:26:44ce n'est pas Édouard Philippe
00:26:45qui attend
00:26:46la noblesse d'État,
00:26:47qui attend
00:26:48qu'on lui désigne.
00:26:50Moi, je préfère aussi
00:26:51un candidat
00:26:51qui propose des choses.
00:26:52C'est le meilleur
00:26:53de McDo.
00:26:53C'est le meilleur
00:26:54du Nord.
00:26:55On sent qu'il a faim
00:26:56et qu'il propose des choses.
00:26:57Après, c'est sûr
00:26:58que le clip,
00:27:00bon,
00:27:00ça fait un peu...
00:27:01C'est peut-ĂŞtre
00:27:01un peu trop.
00:27:04Mais l'idée,
00:27:05pas mal,
00:27:05je trouve.
00:27:06Il faut voir si ça prend.
00:27:07J'ai vu qu'il avait
00:27:07une liste déjà...
00:27:09Notre ami Patrick Vignal
00:27:10qui vient souvent
00:27:11sur cette antenne
00:27:11a déjà dit
00:27:13que c'était
00:27:14dans l'héros.
00:27:14Il y avait les dates,
00:27:15c'est comme une tournée.
00:27:16Il a peut-être passé
00:27:18en gros, mais écoutez-moi,
00:27:18je salue l'opération
00:27:20parce que ça veut dire
00:27:21que c'est une France
00:27:23de la proximité,
00:27:24du débat.
00:27:25VoilĂ .
00:27:26Si je dis
00:27:27justement,
00:27:27par rapport
00:27:28au rendez-vous politique
00:27:31et après être oublié,
00:27:32dans tous les cas,
00:27:33c'est au cœur
00:27:34du sujet.
00:27:35En tout cas,
00:27:35ça fait un petit peu
00:27:36oublier son côté
00:27:36sixième arrondissement
00:27:37et qu'il y a sa scène
00:27:38de la fonds-boucher
00:27:40reconquĂŞte.
00:27:41J'imagine que,
00:27:41bon,
00:27:43vous allez retrouver
00:27:43Ă  revenir.
00:27:45Si on veut lui donner
00:27:46un bon point,
00:27:47on se rend compte
00:27:48que Gabriel Attal
00:27:49découvre la France
00:27:50périphérique.
00:27:50C'est bien,
00:27:51c'est bien
00:27:51pendant une campagne
00:27:52présidentielle.
00:27:52Je ne suis pas sûr
00:27:53qu'il ait beaucoup connu.
00:27:53Je sais qu'il y a des personnes
00:27:55qui sont amusées
00:27:55à voir combien de kilomètres
00:27:57différents candidats
00:27:58avaient parcouru
00:27:59dans leur vie
00:27:59et on sait très bien
00:28:00que Gabriel Attal
00:28:01est vraiment purement
00:28:02parisien.
00:28:02Ce n'est pas une critique.
00:28:03Moi, j'habite Ă  Paris.
00:28:04Mais le fait est
00:28:05qu'on a une partie
00:28:06de la classe politique
00:28:07qui est complètement
00:28:08déconnectée.
00:28:08Ce n'est pas nouveau
00:28:09et qui ne se rend pas compte
00:28:10de ce que vivent les Français.
00:28:11Donc, très bien.
00:28:11Je pense que Gabriel Attal
00:28:12va découvrir plein de choses
00:28:16durant cette opération,
00:28:17sans doute.
00:28:18Après, effectivement,
00:28:19il joue son jeu.
00:28:20C'est-Ă -dire que,
00:28:20si on parle juste
00:28:21de l'aspect communicationnel,
00:28:22il a une communication
00:28:23qui s'est imposée.
00:28:24Il faut voir qu'il y a
00:28:25énormément de concurrence
00:28:26qu'on a rarement eu
00:28:28dans une campagne présentielle
00:28:28oĂą tout le monde
00:28:29quasiment se lance en mĂŞme temps
00:28:31entre le mois d'août
00:28:32et début septembre.
00:28:33Donc, tout le monde
00:28:34va essayer de se faire
00:28:35le plus fort possible.
00:28:36Et en plus,
00:28:37tout le monde...
00:28:37Chez vous aussi,
00:28:38mais Sarah Knafo
00:28:39est dans le 93.
00:28:40Je viens.
00:28:41Aussi, l'île de France.
00:28:42Ce n'est pas que dans Paris.
00:28:44Mais...
00:28:44C'est la région parisienne.
00:28:46Ce n'est pas la pleine campagne
00:28:47non plus.
00:28:47Moi, je suis de Nîmes.
00:28:48Si vous voulez savoir,
00:28:49je suis de Nîmes.
00:28:49J'ai vécu 20 ans à Nîmes.
00:28:50Toute ma famille est du Gard
00:28:51et un peu de l'Héros.
00:28:53VoilĂ .
00:28:53Mais il y en a des gens
00:28:54de partout
00:28:55et des fédérations partout.
00:28:56Ce que je veux vous dire,
00:28:57c'est que...
00:28:58Non, non.
00:28:58Je pense que...
00:28:59Oui, effectivement.
00:28:59Je vous dis que je pense
00:29:00que Gabriel Attal
00:29:00est assez déconnecté
00:29:02de ce que vivent
00:29:03beaucoup de Français.
00:29:04Et c'est d'ailleurs
00:29:04ce que reprochent
00:29:06de nombreux Français,
00:29:08disons,
00:29:08macronistes de manière générale.
00:29:09On a bien vu
00:29:10ce qui s'est passé
00:29:10pendant les Gilets jaunes.
00:29:12On va sûrement en parler
00:29:12vu qu'on va parler
00:29:13du prix de l'essence
00:29:15et du prix du tabac,
00:29:16du pouvoir d'achat
00:29:16de manière générale.
00:29:17Ce qui se passe,
00:29:18c'est qu'on a des gens
00:29:19qui n'ont pas compris
00:29:20ce qui se passait
00:29:20véritablement en France.
00:29:21Donc, tant mieux
00:29:21pour Gabriel Attal
00:29:22s'ils découvrent
00:29:22ce qui se passe.
00:29:23Je pense que c'est
00:29:24un petit peu tard,
00:29:24mais tant mieux
00:29:25sur les images
00:29:26de ce que vivent les Français.
00:29:28Si on attend
00:29:28juste deux secondes,
00:29:29deux choses.
00:29:29Premièrement,
00:29:30je pense qu'il faut...
00:29:31Enfin, on n'a pas
00:29:32Ă  avoir honte
00:29:32d'être né à Paris
00:29:33et d'avoir grandi Ă  Paris.
00:29:34Je prĂŞche pour ma paroisse.
00:29:35C'est mon cas.
00:29:36Dire qu'Ă  Paris,
00:29:37il y a plein de Parisiens
00:29:37différents.
00:29:38Il y a des catégories
00:29:39naturelles.
00:29:40Donc, c'est un peu
00:29:41un faux procès
00:29:42fait Ă  Attal.
00:29:43Et puis, deuxième chose,
00:29:43si je suis un peu taquin,
00:29:45vos amis Éric Zemmour
00:29:46et Sarah Knafow
00:29:47n'ont pas non plus
00:29:48un train de vie
00:29:49qui les rattache
00:29:50à la France périphérique.
00:29:52J'ai vu la vidéo
00:29:53où on voyait Éric Zemmour
00:29:54sur son transat
00:29:55en train de découvrir
00:29:56le livre de Sarah Knafow.
00:29:57A priori,
00:29:58ce n'était pas dans un camping
00:29:59du sud de la France
00:29:59ou un camping très populaire.
00:30:01Je ne fais pas du tout le procès.
00:30:02Éric Zemmour a beaucoup travaillé
00:30:03et il va Ă  la rencontre
00:30:04des Français à chaque fois.
00:30:05Mais dans ces cas-lĂ ,
00:30:07pour Gabriel Attal,
00:30:08c'est pareil aussi.
00:30:09Bon, enfin, en tout cas,
00:30:10on voit que ça suscite
00:30:11le débat.
00:30:12La rencontre des Français
00:30:13avec six personnes
00:30:14pour sa sécurité, quand même.
00:30:16Malheureusement,
00:30:16c'est Sénigur devant
00:30:19le week-end.
00:30:21Je parle de...
00:30:22Malheureusement,
00:30:23vous avez des agressions.
00:30:25Nous, on n'y peut rien.
00:30:26S'il y a des personnes
00:30:27dans le pays
00:30:27qui sont malheureusement violentes
00:30:29et qui viennent de l'extrĂŞme gauche,
00:30:30on est obligés de se protéger.
00:30:32Vous savez qu'il y a des gens
00:30:32qui sont extrĂŞmement violents
00:30:33et qui menacent physiquement
00:30:34Éric Zemmour.
00:30:35Il y en a certains
00:30:36qui ont essayé d'embêter
00:30:37Sarah Knafow récemment.
00:30:39Et ces gens-lĂ 
00:30:39n'ont aucune limite.
00:30:41Aucune limite.
00:30:41Donc, on est obligés
00:30:42de se protéger.
00:30:42C'est une campagne...
00:30:43Oui, c'est vrai,
00:30:44mais c'est pas que...
00:30:46Il y a d'autres personnes aussi.
00:30:47Malheureusement,
00:30:47toutes les personnalités
00:30:48politiques et publiques
00:30:49qui appartiennent
00:30:50Ă  un certain niveau
00:30:50de notoriété
00:30:51sont obligés d'être...
00:30:51Éric Zemmour danse moins bien
00:30:53que Sénigur.
00:30:54Ça, vous ne le savez pas.
00:30:55Je n'ai pas envie de vous dire
00:30:56qu'on peut faire en tĂŞte
00:30:57si vous voulez.
00:30:58Peut-être qu'il a un talent caché.
00:31:00Qui sait ?
00:31:00Bon, Gilles a tellement pris
00:31:02votre zapping.
00:31:03Voilà, on est déjà à la pub.
00:31:05Je vous laisserai finir
00:31:06votre troisième partie
00:31:07dans quelques instants
00:31:08sur Sud Radio.
00:31:10Et puis, n'hésitez pas,
00:31:11vous qui nous écoutez,
00:31:120800 26 300 300
00:31:14parce qu'on va évidemment
00:31:15parler des prix du carburant.
00:31:17Est-ce qu'il faut les plafonner ?
00:31:18Est-ce qu'il faut plafonner
00:31:19les prix Ă  la pompe
00:31:20alors que le pétrole
00:31:21atteint 100 dollars ?
00:31:23Aujourd'hui,
00:31:24Ă  tout de suite
00:31:24sur Sud Radio.
00:31:2610h midi,
00:31:27Sud Radio,
00:31:28Ă  vous de le dire,
00:31:29Stéphanie Demiru.
00:31:30Sud Radio,
00:31:31Ă  vous de le dire,
00:31:32et c'est la suite
00:31:32de nos débats
00:31:33avec aujourd'hui
00:31:34Mathieu Batchalon
00:31:35et Samuel Laffont,
00:31:37Philippe Coye.
00:31:38Et puis, c'est la suite
00:31:39aussi de notre zapping,
00:31:40le zapping de Gilles Gansman.
00:31:42Bon, c'est sûr,
00:31:44ce n'est pas Marine Tondelier
00:31:45qui va nous faire remonter
00:31:46nos notes
00:31:46au classement Pisa.
00:31:48Elle a entendu ça ce matin.
00:31:49Je pense qu'en cours d'histoire,
00:31:52elle a dĂ» aller ailleurs.
00:31:54Elle a des piscines.
00:31:55VoilĂ , exactement.
00:31:57Donc, voilĂ  pourquoi
00:31:57on a des notes aussi basses.
00:31:59Comment quelqu'un
00:32:00qui se présente
00:32:00Ă  la plus haute fonction
00:32:01ne puisse pas connaître
00:32:03nos anciens présidents ?
00:32:05Elle a été interviewée
00:32:06par Darius Rochebin.
00:32:07Elle avait derrière elle,
00:32:09pour ceux qui n'ont pas vu
00:32:09la séquence,
00:32:10un mur des anciens présidents
00:32:12et elle a plus soufflé
00:32:13que répandu.
00:32:15De Gaulle.
00:32:16De Gaulle, un infini respect.
00:32:18Pompidou ?
00:32:19Je n'ai pas de souvenirs.
00:32:21Je ne vais pas vous dire.
00:32:22Je n'ai pas connu.
00:32:23Je n'ai pas de truc marquant
00:32:24Ă  dire sur Pompidou
00:32:25en tant que citoyenne,
00:32:26qu'électrice.
00:32:27La croissance, le développement,
00:32:28l'industrie.
00:32:29Vous, ça vous a marqué, apparemment.
00:32:31Giscard.
00:32:34Giscard, il me fait penser
00:32:35Ă  Macron.
00:32:36Alors, Mitterrand,
00:32:36moi, je n'ai pas de souvenirs
00:32:37de Mitterrand au pouvoir.
00:32:39Mais par contre,
00:32:41j'ai bien constaté
00:32:42que sur plusieurs générations
00:32:44de gauche,
00:32:44c'était leur moment.
00:32:46Vous allez donner un coup de vue
00:32:47Ă  beaucoup de ceux
00:32:47qui nous écoutent.
00:32:48On a l'impression
00:32:49que le temps commence lĂ .
00:32:50Ou du tout, lĂ ,
00:32:50ça remonte.
00:32:51C'est en noir et blanc, déjà.
00:32:53Chirac.
00:32:56Alors, Chirac,
00:32:57ça a été un président
00:32:58dont je me rappelle.
00:32:59Mais je me rappelle forcément
00:33:00des choses qui ne sont pas
00:33:00très politiques.
00:33:01Moi, ce qui m'a marquée,
00:33:01c'est manger des pommes.
00:33:02Déjà, parce que j'ai dû
00:33:03coller toutes les affiches.
00:33:04De votre grand-père.
00:33:05Mais donc, on va dire
00:33:06manger des pommes
00:33:07sans pesticides.
00:33:08Elle retient donc
00:33:09que Jacques Chirac
00:33:11mangeait des pommes.
00:33:11Non, mais attendez,
00:33:12qu'est-ce qu'elle a fait ?
00:33:13Elle a quand mĂŞme...
00:33:13J'ai regardé vite fait
00:33:15Sciences Po, quand mĂŞme, Lille.
00:33:16Bon, classe préparatoire littéraire,
00:33:19titulaire d'un master en gestion
00:33:20des établissements de santé, soit.
00:33:21Mais Sciences Po, Lille...
00:33:22Enfin, il y a un moment...
00:33:23Ă€ quel moment
00:33:24elle n'a pas appris
00:33:26qu'il était Pompidou, quand même ?
00:33:28Ou ce qu'ils avaient fait.
00:33:29C'est-Ă -dire,
00:33:31chacun de ses présidents
00:33:32ont quand mĂŞme eu
00:33:33des réalisations...
00:33:34Non, je ne trouve pas très grave.
00:33:34Une responsable politique,
00:33:36en tout cas,
00:33:36qui aspire aux plus grandes fonctions,
00:33:38qui ne sait pas
00:33:39ce qu'est l'héritage
00:33:40de Georges Pompidou.
00:33:41Ce n'est pas possible.
00:33:42Je ne sais pas ce que vous en pensez.
00:33:43J'ai vu les autres présidents.
00:33:44J'ai vu ça.
00:33:45La séquence,
00:33:45elle est assez malaisante,
00:33:47comme on dirait aujourd'hui.
00:33:47C'est gĂŞnant,
00:33:48comme dirait les jeunes.
00:33:49Il y a deux hypothèses.
00:33:50Soit,
00:33:51elle a tout oublié
00:33:52de ce qu'elle a appris
00:33:53Ă  l'IEP de Lille,
00:33:54ou alors,
00:33:54l'IEP de Lille doit s'interroger
00:33:56sur le contenu de ses formations.
00:33:58La deuxième hypothèse,
00:33:59elle le sait très bien,
00:34:00mais elle ne veut pas
00:34:01faire première de la classe
00:34:02et c'est une sorte de stratégie
00:34:03un peu ratée
00:34:05de...
00:34:05Je veux faire la jeune...
00:34:06Vous voyez ?
00:34:08En disant,
00:34:09je ne vais pas répondre,
00:34:10je ne sais pas.
00:34:11Parce qu'Ă  ce point-lĂ ,
00:34:12je pense qu'elle le sait forcément.
00:34:15Donc,
00:34:15est-ce qu'il n'y a pas
00:34:16une stratégie
00:34:16pour faire...
00:34:18Oh, je suis jeune,
00:34:19ça ne m'intéresse pas,
00:34:20c'est le passé,
00:34:21un moment idiot,
00:34:21c'est en noir et blanc.
00:34:22Vous vous souvenez
00:34:23de Sébastien Delogu
00:34:24qui ne savait pas
00:34:24qui était le maréchal Pétain ?
00:34:26Si on parle de Sébastien Delogu.
00:34:28Maxi Pano qui s'est pris
00:34:29les pieds dans le tapis
00:34:29avec Léon Blum.
00:34:30Il y a un moment,
00:34:31il faut peut-ĂŞtre
00:34:31quand même réviser
00:34:32ces classiques.
00:34:33Je suis assez d'accord
00:34:34avec toi,
00:34:34ça a l'air d'être...
00:34:36Sinon,
00:34:36c'est très grave.
00:34:37Je suis d'accord
00:34:38avec vous, Stéphanie,
00:34:39mais j'ai l'impression
00:34:39qu'elle est plus
00:34:40dans une posture.
00:34:41Je n'ai pas vu
00:34:41la séquence de télé.
00:34:43Non, non, non.
00:34:43Je ne sais pas.
00:34:45C'est l'ascar
00:34:46tout de suite
00:34:46parce qu'elle serait
00:34:47très très bonne
00:34:47à créer ça.
00:34:48Non, non, je ne pense
00:34:49vraiment pas.
00:34:49C'est vraiment de l'ignorance.
00:34:50Je pense que c'est
00:34:51de l'ignorance.
00:34:52C'est bien que prévu finalement.
00:34:53Ça pose question
00:34:54sur les contenus,
00:34:54les cours,
00:34:55mais parfois,
00:34:55c'est la fin de l'étude
00:34:56pour tout ce qui est en sport.
00:34:58La fin de classe prépa
00:34:58et un IEP,
00:34:59normalement,
00:34:59les IEP sont
00:35:00dans un bon niveau.
00:35:00En plus,
00:35:01l'IEP de l'île,
00:35:01ce n'est pas...
00:35:04C'est Ă  se poser
00:35:05la question.
00:35:05Mais la culture personnelle,
00:35:07vous n'avez pas besoin
00:35:08d'aller à l'école.
00:35:08Ah non, bien sûr.
00:35:11Que Mitterrand
00:35:11a fait la grande pyramide,
00:35:13qu'il a libéré
00:35:14les radios libres.
00:35:16Enfin,
00:35:16il y a eu un tas de choses
00:35:17faites par Mitterrand,
00:35:18mais il y a eu un tas de choses
00:35:19la fĂŞte de la musique.
00:35:21Mais il y a eu
00:35:22Jacques Chirac
00:35:23qui a fait également
00:35:23beaucoup de réalisations.
00:35:26Et donc...
00:35:27Et ce qui est choquant,
00:35:27c'est que quand ils établissent
00:35:28leur programme politique,
00:35:30les écologistes,
00:35:30ils ne regardent pas
00:35:31ce qui a marché
00:35:32par le passé,
00:35:33ce qui n'a pas fonctionné.
00:35:34Je trouve que c'est très grave
00:35:35Ă  son faute.
00:35:36Moi, je crois que c'est grave.
00:35:37C'est sous Giscard
00:35:37qu'il libérait la femme aussi
00:35:40sur l'avortement.
00:35:41Donc ça,
00:35:42ça a marqué son septennat.
00:35:44Donc il suffit de dire
00:35:45avec Giscard,
00:35:47les femmes ont été libérées.
00:35:49Elles représentent l'écologie.
00:35:51Tu n'es pas obligé
00:35:51de connaître la bio
00:35:52de Jacques Président,
00:35:53mais au moins...
00:35:53Mais si, tu te présentes.
00:35:54Mais au moins
00:35:55les poèmes marquants
00:35:56qui ont fait ça.
00:35:56Face au pays.
00:35:57Ce n'est pas dans l'histoire.
00:35:58La biographie,
00:35:59sinon on parle
00:35:59des diamants de Bocassa
00:36:00ou ce genre de choses.
00:36:01Mais c'est plus
00:36:02les grandes réalisations
00:36:03qui sont allées
00:36:04au-delĂ  de leur septennat
00:36:05qui ont marqué la société.
00:36:06C'est sûr que
00:36:07quand on parle
00:36:07de la loi sur l'IVG,
00:36:08on peut dire
00:36:09qu'il y a une portée
00:36:09qui va au-delĂ  mĂŞme
00:36:10du septennat Ă  Giscard.
00:36:13Quand on parle
00:36:13de la dépénalisation
00:36:14de l'homosexualité
00:36:15ou de l'abolition
00:36:16de la peine de mort
00:36:16en Mitterrand,
00:36:17c'est l'unité universelle.
00:36:19Typiquement,
00:36:19moi je n'ai pas envie
00:36:19de tirer sur l'ambulance,
00:36:20mais si vous me parlez de Giscard,
00:36:21moi le premier truc
00:36:21qui me vient Ă  l'esprit,
00:36:23c'est ses livres
00:36:23Démocratie française,
00:36:242 Français sur 3,
00:36:25oĂą il explique
00:36:25comment est-ce qu'ils vont
00:36:25rassembler les Français.
00:36:26Il parle du principe
00:36:27de majorité,
00:36:28il parle des minorités
00:36:29non représentées,
00:36:29bref.
00:36:30Et c'est des petits livres,
00:36:31ce n'est pas compliqué,
00:36:32n'importe qui peut les lire.
00:36:33Et encore une fois,
00:36:34il y a des candidats.
00:36:35Moi ce que je pense
00:36:35qui est frappant
00:36:36pour les gens qui regardent,
00:36:37c'est de se dire
00:36:38mais attendez,
00:36:38c'est à ça qu'on a droit
00:36:39comme classe politique,
00:36:40c'est ça le plus grave.
00:36:41Moi je suis accablée,
00:36:42j'entends ça,
00:36:42ça m'accable.
00:36:44A mon sens,
00:36:44ça vient notamment,
00:36:46je vous le dis
00:36:47Ă  titre personnel,
00:36:47de notre système institutionnel
00:36:49qui est très anticoncurrentiel
00:36:50et qui fait qu'on a
00:36:52pour beaucoup
00:36:52des personnes
00:36:53qui ne sont pas au niveau.
00:36:53Et lĂ ,
00:36:54malheureusement pour
00:36:55Maniton Delier,
00:36:55c'est elle qui l'a montré.
00:36:56Oui, et puis je vous le dis,
00:36:57ce n'est pas la seule.
00:36:58C'était quand même
00:36:58la France,
00:36:59vous voyez,
00:37:00fière,
00:37:00avec les grands projets,
00:37:01le Concorde,
00:37:02l'industrialisation du pays.
00:37:03On pourrait faire passer,
00:37:03Stéphanie,
00:37:04un oral Ă  tous ces nombreux
00:37:06candidats Ă  la tĂŞte
00:37:08de notre pays.
00:37:09Si le radio pourrait organiser
00:37:11le cours de rattrapage
00:37:12pour les nuls
00:37:13et savoir quel est le niveau
00:37:14de nos candidats peut-ĂŞtre.
00:37:15On va essayer de le faire.
00:37:17Ça me mène
00:37:18à mon premier débat
00:37:19avant évidemment
00:37:20de parler des carburants
00:37:21parce que c'est l'un
00:37:22des gros sujets du jour
00:37:23et j'imagine que ça
00:37:24vous concerne tous
00:37:26puisque lĂ ,
00:37:27le prix Ă  la pompe,
00:37:28on est à plus de 2,15€,
00:37:302,30€
00:37:31en fonction de l'essence
00:37:33que vous prenez.
00:37:34Mais ça me pose
00:37:35la question,
00:37:37est-ce qu'il vaut mieux
00:37:37baisser le salaire
00:37:39des responsables politiques,
00:37:40des dirigeants
00:37:40ou l'augmenter
00:37:41comme ils le font
00:37:42Ă  Singapour ?
00:37:43Parce qu'Ă  Singapour,
00:37:44par exemple,
00:37:45ils ont augmenté
00:37:47considérablement
00:37:47le salaire des dirigeants
00:37:49plus de 64%.
00:37:50Bon, ça fait beaucoup,
00:37:51on n'a pas les moyens
00:37:52parce qu'ils disent
00:37:53qu'on veut les meilleurs,
00:37:54on veut attirer
00:37:54les profils très qualifiés
00:37:55pour concurrencer
00:37:56le secteur privé
00:37:57et limiter la corruption.
00:37:59Alors,
00:38:00Ă  l'inverse,
00:38:00en France,
00:38:01Sébastien Lecornu,
00:38:02lui, veut diminuer
00:38:03la rémunération
00:38:03des ministres français.
00:38:05Alors, c'est vrai
00:38:05que ça fait du bien
00:38:06peut-ĂŞtre aux oreilles
00:38:06quand on parle du budget,
00:38:07de faire des économies.
00:38:10Est-ce que c'est
00:38:11une mesure démagogique
00:38:12ou est-ce que
00:38:13c'est souhaitable ?
00:38:14Qu'est-ce que vous en pensez,
00:38:15Mathieu ?
00:38:16Je trouve que c'est
00:38:16un peu populiste
00:38:17mĂŞme si je peux entendre
00:38:19le fait que
00:38:23les rémunérations
00:38:24des ministres
00:38:24sont bien au-delĂ 
00:38:26de la rémunération
00:38:27moyenne des Français.
00:38:29Mais en réalité,
00:38:32quand on voit
00:38:33le niveau de responsabilité
00:38:34qu'il y a quand mĂŞme,
00:38:36le nombre d'heures faites,
00:38:38quand on a tous
00:38:39travaillé auprès
00:38:40de politiques,
00:38:42ce sont des journées
00:38:43qui sont vraiment
00:38:44qui sont Ă  rallonge
00:38:45avec énormément
00:38:46de stress,
00:38:46énormément de responsabilité
00:38:49et puis des postes
00:38:51qui sont très précaires.
00:38:53On l'a vu,
00:38:54on le voit beaucoup.
00:38:54Après, ils ont
00:38:55quelques privilèges quand même.
00:38:56Vous avez vu,
00:38:56après, ils gardent
00:38:57parfois leur chauffeur.
00:38:58Non, pas tous,
00:38:59ça c'est vraiment
00:39:00le Premier ministre.
00:39:00Mais quand on est
00:39:01ministre lambda
00:39:01ou secrétaire d'État,
00:39:03on a un niveau
00:39:04de rémunération
00:39:04qui n'est pas énorme
00:39:05par rapport au nombre
00:39:06de responsabilité qu'on a,
00:39:08par rapport Ă  l'exposition
00:39:09médiatique qu'on a
00:39:10et par rapport aussi,
00:39:11ça c'est assez nouveau
00:39:12depuis plusieurs années,
00:39:13par rapport au côté
00:39:15radioactif
00:39:15que peut avoir
00:39:16la politique aujourd'hui.
00:39:17On le voit
00:39:17avec les anciens...
00:39:18Pourtant, ils sont nombreux
00:39:18Ă  vouloir avoir le pouvoir
00:39:20quand mĂŞme, curieusement.
00:39:21Parce que je pense
00:39:21qu'il y en a certains aussi,
00:39:23soyons peut-ĂŞtre
00:39:26soit naĂŻfs,
00:39:27mais en tout cas
00:39:27pas cyniques,
00:39:28de se dire qu'il y a des gens
00:39:29qui veulent aussi
00:39:29servir leur pays,
00:39:30qu'il y a une vraie appétence
00:39:31pour la chose publique,
00:39:32pour le service d'engagement
00:39:33si la politique
00:39:34c'est un sacerdoce.
00:39:35On les cherche parfois.
00:39:36Non, j'espère qu'il y en a.
00:39:38Vous allez peut-ĂŞtre
00:39:38me traiter de naĂŻf,
00:39:39mais j'espère croire
00:39:40qu'il y en a encore.
00:39:41Mais pour finir
00:39:42sur le côté radioactif,
00:39:43il y a beaucoup de gens
00:39:43qui font de la politique
00:39:44aujourd'hui,
00:39:45mĂŞme qui sont Ă  des niveaux
00:39:47parlementaires ou ministres
00:39:47et qui ensuite ont du mal
00:39:48Ă  retrouver,
00:39:49Ă  revenir Ă  la vie active.
00:39:51Donc, c'est un engagement
00:39:52qui demande du temps,
00:39:54qui demande de l'engagement.
00:39:54Et puis surtout,
00:39:55peut-ĂŞtre s'attirer
00:39:56les meilleurs profils,
00:39:56c'est ce que fait Singapour par exemple.
00:39:58Qu'est-ce que vous en pensez vous ?
00:40:010,826, 300, 300.
00:40:04Est-ce qu'il vaut baisser
00:40:05le salaire des ministres ?
00:40:06Sébastien Lecornu,
00:40:06je crois, parle de moins de 10%.
00:40:08Bon, c'est une mesure
00:40:09qu'il juge symbolique,
00:40:10mais nécessaire aujourd'hui.
00:40:12N'hésitez pas à venir réagir
00:40:13et puis venez aussi réagir.
00:40:15Est-ce que vous ĂŞtes extrĂŞmement inquiet ?
00:40:17J'imagine que oui, bien sûr,
00:40:18par les prix du carburant
00:40:20parce que lĂ ,
00:40:20ça chauffe de nouveau en Iran.
00:40:22Il y a eu des attaques
00:40:23la nuit dernière.
00:40:24Le pétrole est désormais
00:40:26Ă  plus de 100 dollars.
00:40:27Et puis, les prix Ă  la pompe
00:40:28s'en ressentent, bien évidemment.
00:40:29C'est tout de suite sur Sud Radio,
00:40:310,826, 300, 300.
00:40:3310h midi, Sud Radio.
00:40:35A vous de le dire,
00:40:36Stéphanie Demiru.
00:40:38A vous de le dire,
00:40:39toujours en compagnie
00:40:40de mes trois débatteurs du jour,
00:40:41Mathieu Batchalon et Samuel Laffont
00:40:44et Philippe Coye.
00:40:45On va parler dans quelques instants
00:40:46des prix du carburant.
00:40:48C'est de plus en plus inquiétant
00:40:49puisque le baril atteint désormais
00:40:51plus de 100 dollars
00:40:52et les prix Ă  la pompe,
00:40:53évidemment, s'en ressentent.
00:40:54Est-ce que vous ĂŞtes inquiet ?
00:40:56Quelles sont vos solutions ?
00:40:58Qu'est-ce que vous aimeriez suggérer
00:40:59au gouvernement
00:41:00pour que ça aille mieux ?
00:41:020,826, 300, 300.
00:41:04Puis, on parlait,
00:41:04il y a quelques instants,
00:41:05juste avant la pub,
00:41:06du salaire des ministres
00:41:07puisque Sébastien Lecornu
00:41:09aimerait bien les diminuer
00:41:10de 10%.
00:41:12C'est symbolique.
00:41:13Il en a conscience,
00:41:14le Premier ministre,
00:41:15mais c'est bien de montrer
00:41:17que chacun peut faire un effort.
00:41:19C'est rigolo parce qu'il y a
00:41:20l'exemple de Singapour
00:41:21dans le mĂŞme temps
00:41:21qui augmente ses dirigeants
00:41:23de plus 64%
00:41:25parce qu'ils veulent attirer
00:41:26les meilleurs profils.
00:41:28Ils estiment qu'un pays,
00:41:29c'est comme une entreprise,
00:41:30il faut les meilleurs dirigeants.
00:41:32Et vous,
00:41:32qu'en pensez-vous ?
00:41:33Vous ĂŞtes nombreux manifestement
00:41:35à réagir sur ce sujet.
00:41:36On va prendre un premier auditeur.
00:41:38Julien, bonjour.
00:41:40Bonjour.
00:41:40Bonjour Ă  tous.
00:41:41Bonjour.
00:41:42Vous nous appelez de Chambéry.
00:41:43Alors,
00:41:44il faut les augmenter
00:41:45ou pas ces ministres ?
00:41:47Moi, j'ai envie de dire
00:41:48que, comme l'a dit M. Lecornu,
00:41:50j'en ai plus dans le symbole
00:41:51qu'autre chose.
00:41:52Avant de s'attaquer
00:41:53au salaire des ministres
00:41:55pour le budget
00:41:56de l'année prochaine,
00:41:58je pense que l'on regarde
00:41:58un peu aussi
00:41:59les 1 000 hauts fonctionnaires
00:42:01qui sont mieux payés
00:42:01que le président de la République,
00:42:03également les agences d'État
00:42:04qui coûtent des milliards
00:42:06à l'État
00:42:07et qui ont possibilité
00:42:08de faire des économies.
00:42:09Moi, je suis élu local,
00:42:10je suis maire de ma commune
00:42:11en Savoie.
00:42:12La première décision
00:42:13que j'ai faite,
00:42:14c'est de baisser mes indemnités
00:42:15de 25%
00:42:15par rapport
00:42:16à mes prédécesseurs.
00:42:17Mais je peux vous dire
00:42:18que ce n'est pas ça
00:42:19qui me permet de trouver
00:42:21des marges de manœuvre
00:42:22exceptionnelles
00:42:22pour le futur budget.
00:42:24C'est vraiment pour indiquer
00:42:26que les élus locaux
00:42:27font des efforts
00:42:28et de participer
00:42:29Ă  un effort
00:42:29qui doit ĂŞtre collectif.
00:42:31Pour moi,
00:42:32le fait que Sébastien Lecornu,
00:42:34en plus,
00:42:34une baisse de 10%,
00:42:36que l'on arrĂŞte un peu
00:42:38ces effets d'annonce
00:42:39qui ne servent
00:42:40d'ailleurs strictement Ă  rien
00:42:41quand on voit
00:42:41les milliards
00:42:41qu'on dépense par ailleurs.
00:42:43Par contre,
00:42:43il faudrait peut-ĂŞtre
00:42:44trouver un moyen
00:42:45et lĂ ,
00:42:45pour l'image,
00:42:46ce serait pas mal
00:42:46et aussi efficace.
00:42:47Je vais demander
00:42:48Ă  nos parlementaires
00:42:49que s'ils sont augmentés,
00:42:51c'est seulement
00:42:51Ă  condition
00:42:52d'une présence équivalente
00:42:54Ă , je ne sais pas,
00:42:55100% en séance
00:42:56parce que je sais
00:42:57que l'année dernière,
00:42:58oĂą il y a deux ans,
00:42:58les parlementaires,
00:42:59notamment les députés,
00:43:00se sont augmentés.
00:43:01Mais moi,
00:43:02que ma parlementaire
00:43:03qui est très bien présente
00:43:04et qui vote des lois
00:43:05soit augmentée,
00:43:05il n'y a pas de souci.
00:43:06Mais que ce soit pareil,
00:43:07le même régime
00:43:08pour un autre collègue
00:43:10que l'on me voit peut-ĂŞtre
00:43:11une fois sur trois
00:43:12à l'Assemblée nationale,
00:43:13je ne suis pas d'accord.
00:43:16Il faut qu'il y ait des personnes
00:43:17qui soient compétentes
00:43:18et qui aient de l'expérience
00:43:20pour faire de la politique.
00:43:21Pour ça,
00:43:22il faut qu'ils soient bien rémunérés,
00:43:23bien entendu,
00:43:24d'autant plus qu'on parle
00:43:24de ministres
00:43:25qui ont quand mĂŞme
00:43:25aussi des responsabilités.
00:43:27Donc moi,
00:43:27qu'ils soient bien payés
00:43:28ou moins payés que moi,
00:43:29ça ne me pose pas de problème.
00:43:30Mais par contre,
00:43:31qu'on arrĂŞte
00:43:31ces effets d'annonce
00:43:32et qu'on regarde vraiment
00:43:33lĂ  oĂą on peut trouver de l'argent.
00:43:35Parce que moi,
00:43:35quand j'ai entendu,
00:43:36pas plus tard,
00:43:37il y a quelques jours,
00:43:37qu'il y avait plus de 1000
00:43:38hauts fonctionnaires,
00:43:40on ne sait pas qui c'est,
00:43:40ces gens qui sont mieux payés
00:43:41que le président de la République,
00:43:42on peut peut-ĂŞtre aussi
00:43:43commencer Ă  creuser par lĂ .
00:43:44C'est vrai.
00:43:45C'est vrai.
00:43:45Vous avez raison, Julien.
00:43:46Et vous avez raison de souligner
00:43:48que ça serait bien
00:43:49qu'il soit présent
00:43:50à l'Assemblée nationale,
00:43:51un salarié dans le privé,
00:43:52s'il n'est pas présent
00:43:53dans son entreprise.
00:43:55Je pense qu'il a
00:43:55quelques soucis.
00:43:57Oui, Gilles,
00:43:57vous vouliez rajouter quelque chose.
00:43:58Merci, Julien, en tout cas.
00:44:00Du prix des ministres
00:44:02en Europe,
00:44:03en Allemagne,
00:44:04c'est entre 17 et 18 000 euros.
00:44:05C'est bien d'ĂŞtre ministre
00:44:06en Allemagne.
00:44:07Mais ils prennent le métro,
00:44:08je peux vous dire.
00:44:10Ils ne sont pas les chauffeurs
00:44:12et puis les horses de la République.
00:44:13Le chancelier est Ă  22 000 euros.
00:44:16La présidente de la Commission européenne
00:44:19est Ă  34 800.
00:44:22Elle est députée
00:44:23aux alentours de 25 000 euros.
00:44:25Le Royaume-Uni,
00:44:26c'est entre 13 000 et 15 000.
00:44:27La France,
00:44:28c'est 10 000 euros
00:44:29pour un ministre,
00:44:30la moyenne.
00:44:3116 000 euros
00:44:32pour le Premier ministre.
00:44:34C'est toujours un flash-checking
00:44:35via les réseaux,
00:44:36via chat-GPT.
00:44:39Pour ma source,
00:44:40la Belgique,
00:44:40c'est entre 11 000 et 18 000.
00:44:42Et après,
00:44:43alors, ça baisse.
00:44:44En Italie,
00:44:44c'est 9 000 euros.
00:44:45Et en Espagne,
00:44:46c'est 6 500 euros.
00:44:48Et le président du gouvernement
00:44:50est payé 7 800.
00:44:52Et puis après,
00:44:53on redescend.
00:44:55En Pologne
00:44:55et en Europe de l'Est,
00:44:56c'est aux alentours
00:44:57de 4 000 euros,
00:44:596 000 euros.
00:44:59VoilĂ .
00:45:00Bon,
00:45:01oui,
00:45:01effectivement,
00:45:02il y a des disparités.
00:45:03Avant de vous donner la parole,
00:45:04Philippe et Samuel,
00:45:06Stéphane nous appelle de Bordeaux.
00:45:08Stéphane,
00:45:08est-ce que vous ĂŞtes d'accord
00:45:10avec ce qui vient d'ĂŞtre dit ?
00:45:11Bonjour, tout d'abord.
00:45:12Oui,
00:45:13bonjour Stéphanie.
00:45:15Je suis à peu près d'accord
00:45:16avec ce que disait
00:45:19la personne,
00:45:20Julien,
00:45:21précédemment.
00:45:22Deux petites choses.
00:45:23Pour ce qui est de la rémunération,
00:45:25il faut regarder l'enveloppe.
00:45:26Et je trouve qu'en France,
00:45:27finalement,
00:45:27les rémunérations
00:45:28sont globalement assez raisonnables.
00:45:31Ce ne sont pas des salaires de fous.
00:45:34Par contre,
00:45:34c'est bien de regarder
00:45:35tous les à côté.
00:45:36Et lĂ ,
00:45:36c'est complètement délirant.
00:45:37C'est ça le problème.
00:45:38Donc,
00:45:39effectivement,
00:45:40on peut dire que ces 10%,
00:45:41c'est un peu
00:45:42l'arbuste qui quitte
00:45:43la grande forĂŞt.
00:45:46La deuxième chose,
00:45:47c'est que je trouve
00:45:47qu'on devrait pouvoir,
00:45:48puisqu'on a des politiques
00:45:49qui sont élus sur des programmes,
00:45:51je pense qu'on devrait
00:45:52instituer des espèces de...
00:45:54Déjà,
00:45:55les obliger Ă  proposer
00:45:57un calendrier de réalisation
00:45:59et ensuite regarder
00:46:00Ă  mi-mandat
00:46:01ou en fin de mandat
00:46:02ce qui a été réalisé
00:46:03avec une diminution
00:46:05du salaire fixe
00:46:06et une grande part de variable.
00:46:08Mais payé au résultat ?
00:46:10Au résultat.
00:46:11Donc lĂ ,
00:46:11par exemple,
00:46:12on regarderait
00:46:12Macron,
00:46:13Attal et toute cette clique.
00:46:14LĂ , on dirait
00:46:14OK,
00:46:15vous êtes engagé
00:46:17à réduire
00:46:17de 60 milliards par an
00:46:19le déficit.
00:46:19Vous en avez fait...
00:46:22Vous ĂŞtes taquin,
00:46:23mon cher Téphane.
00:46:23Non, non,
00:46:24je ne suis pas...
00:46:24Alors,
00:46:25ce n'est pas de la taquinerie,
00:46:26c'est tout à fait sérieux
00:46:27ce que je vous dis.
00:46:28C'est que c'est juste
00:46:28parce qu'on a des personnes...
00:46:30Moi aussi,
00:46:30j'ironise.
00:46:32On a des personnes
00:46:33qui ont failli
00:46:34à peu près dans tout,
00:46:35qui gardent leur salaire
00:46:36et leurs avantages
00:46:37et qui,
00:46:38plus,
00:46:38reviennent se présenter,
00:46:39sont reçus dans les médias
00:46:41comme des rois
00:46:42alors que ce sont des pitres.
00:46:43Et ça,
00:46:44c'est insupportable.
00:46:44Donc,
00:46:45effectivement,
00:46:45on devrait baisser
00:46:46un tout petit peu le fixe
00:46:48et puis arrĂŞter,
00:46:49effectivement,
00:46:49tout le teintement
00:46:50qu'il y a derrière
00:46:50leur rémunération
00:46:51et puis une grande part
00:46:52de variable.
00:46:53VoilĂ  ma proposition.
00:46:54Mais c'est les élections
00:46:55qui doivent sanctionner.
00:46:56C'est ce que j'allais dire.
00:46:57C'est les élections
00:46:57qui doivent sanctionner.
00:46:59Ce n'est pas les résultats.
00:47:01C'est une république.
00:47:02Ce n'est pas une entreprise.
00:47:04Vous n'ĂŞtes pas d'accord
00:47:04avec ça ?
00:47:05Non,
00:47:05ce n'est pas parce que
00:47:06c'est une élection
00:47:07qu'on ne peut pas
00:47:08mettre une évaluation
00:47:09au résultat.
00:47:09Ça se fait dans
00:47:10beaucoup de pays
00:47:11et c'est tout Ă  fait jouable.
00:47:12Ça ne remet pas en question
00:47:14la démocratie
00:47:14et le système électif.
00:47:17Merci en tout cas,
00:47:18Stéphane,
00:47:19rapidement,
00:47:19puisque ça se bouscule
00:47:21au standard.
00:47:21Pour le coup,
00:47:22ça passionne
00:47:23les gens qui nous écoutent
00:47:24en ce moment.
00:47:25Samuel,
00:47:25vous en pensez quoi ?
00:47:26Il y a plusieurs sujets
00:47:28en un.
00:47:28Pour être synthétique,
00:47:30d'abord,
00:47:30le sujet de savoir
00:47:31s'il faut payer davantage
00:47:33les politiques
00:47:34pour recruter les meilleurs,
00:47:35c'est un très vieux débat.
00:47:37Le problème actuellement,
00:47:38et je pense que ça fait écho
00:47:39Ă  ce que viennent de dire
00:47:41Julien et Stéphane,
00:47:43ce que se disent
00:47:44beaucoup de Français,
00:47:44c'est que les politiques
00:47:45qu'on a ne sont pas au niveau.
00:47:47C'est pour ça.
00:47:47C'est-Ă -dire qu'en fait,
00:47:48le truc de le corps nu
00:47:49des 10%,
00:47:49c'est évidemment symbolique,
00:47:50mais je pense aussi
00:47:51qu'une certaine manière,
00:47:52c'est prendre les Français
00:47:53pour des cons,
00:47:53et moi,
00:47:53je n'aime pas trop ça,
00:47:56je pense qu'il prend pour des cons
00:47:57parce qu'en disant 10%,
00:47:59regardez,
00:47:59on fait un effort,
00:48:00tout le monde sait
00:48:01que ce n'est pas ça
00:48:02qui va faire baisser
00:48:04les dépenses publiques.
00:48:05on demande lĂ  oĂą
00:48:05il faut quand mĂŞme ĂŞtre juste
00:48:06et qu'on passe notre temps
00:48:07et nous aussi,
00:48:09dans les plateaux studios,
00:48:11dire qu'il faut que l'État
00:48:12se fasse faire la ceinture aussi.
00:48:13Donc, il faut savoir.
00:48:14C'est vrai.
00:48:14Merci de faire la transition
00:48:15parce qu'en fait,
00:48:16tout le monde sait
00:48:17que ce n'est pas en baissant
00:48:17les ministres aujourd'hui,
00:48:19même si on peut considérer
00:48:19qu'ils seront trop payés
00:48:20s'ils n'ont pas de résultats.
00:48:22dans l'absolu.
00:48:23Peut-ĂŞtre qu'ils ne sont pas
00:48:23trop payés,
00:48:24mais ce que reprochent
00:48:25les Français,
00:48:25c'est de dire,
00:48:26ils leur disent,
00:48:26regardez ce que vous êtes payés
00:48:28et vous n'avez pas de résultats.
00:48:29Le problème,
00:48:29vous savez que 5-9 fois
00:48:30sorti son casse du siècle
00:48:31qui fait un tabac
00:48:32en soi dans la librairie
00:48:33oĂą elle propose
00:48:34toute une liste de dépenses.
00:48:35C'est une petite pub au passage.
00:48:36Vous pourrez regarder
00:48:37ces propositions,
00:48:38je pense que sont très importantes.
00:48:39Ce que demandent les Français,
00:48:40ce n'est pas des baisses symboliques,
00:48:41c'est effectivement
00:48:42que l'État fasse des efforts.
00:48:43On parlait de la comparaison
00:48:43avec les entreprises.
00:48:44Deuxième sujet,
00:48:51représentants.
00:48:52En revanche,
00:48:53et ça fait le lien
00:48:53avec Marine Tondelier,
00:48:55on est dans un système institutionnel,
00:48:57je parle Ă  titre personnel,
00:48:58qui empĂŞche la concurrence.
00:49:00Il faut qu'on s'en rende bien compte.
00:49:01Notre mode de scrutin
00:49:02pour les législatives
00:49:02est un scrutin majoritaire
00:49:04qui, contrairement
00:49:05Ă  ce qui se fait partout en Europe,
00:49:06je le dis bien,
00:49:07partout en Europe,
00:49:07il y a proportionnel,
00:49:08il n'y a que les Anglais
00:49:09et les Français
00:49:10qui ont un scrutin majoritaire,
00:49:11et bien un système
00:49:12qui est totalement
00:49:12anti-concurrentiel
00:49:13et il ne faut pas oublier
00:49:14que le gouvernement
00:49:15provient de l'Assemblée.
00:49:16Donc si vous voulez
00:49:17un système plus concurrentiel
00:49:18et pouvoir changer
00:49:19plus facilement
00:49:19de représentants politiques,
00:49:20il faut qu'on puisse
00:49:21donner le pouvoir aux Français
00:49:22de changer systématiquement.
00:49:23Et donc si on n'est pas content,
00:49:25on va changer facilement.
00:49:25Le Premier ministre essaye
00:49:26certainement de dire
00:49:27je balaye devant ma porte,
00:49:29d'ailleurs il annonce
00:49:29la diminution de la surtaxe
00:49:31sur les grandes entreprises,
00:49:32vous savez,
00:49:32ça avait été mis en place
00:49:33au précédent budget,
00:49:35donc peut-ĂŞtre qu'il essaye
00:49:36de donner des gages
00:49:37J'ai envie de dire,
00:49:37Monsieur le Premier ministre,
00:49:38faites un très bon budget
00:49:39et on verra après.
00:49:40Jean-Luc,
00:49:41vous nous appelez de Lavore,
00:49:43bonjour Jean-Luc.
00:49:44Oui, bonjour Ă  tout le monde.
00:49:45Alors, vous ĂŞtes d'accord
00:49:47avec le fait d'augmenter,
00:49:48de baisser,
00:49:49qu'est-ce que vous en pensez ?
00:49:50Alors moi je rejoins
00:49:51ce qu'a dit Stéphane tout à l'heure.
00:49:53Moi je suis tout Ă  fait d'accord
00:49:55pour le fait de baisser
00:49:56le salaire de tous nos ministres,
00:49:57mes présidents de la République
00:49:58compris,
00:49:59mais 10%,
00:50:00bon,
00:50:01plutĂ´t que d'embĂŞter
00:50:01les retraités
00:50:02qui ont travaillé
00:50:02toute leur vie
00:50:03pour s'élever socialement.
00:50:05Moi, vous savez,
00:50:05dans mon boulot,
00:50:06j'étais cadre sup,
00:50:07j'étais RH
00:50:08et j'avais des objectifs
00:50:09et j'étais payé
00:50:09au résultat,
00:50:10j'avais la moitié de mon salaire
00:50:11qui était en part variable.
00:50:12Donc ça serait pas mal
00:50:13pour eux aussi
00:50:14donc une part variable
00:50:15de 50%,
00:50:163 objectifs
00:50:17avec les indicateurs chiffrés
00:50:18et bon,
00:50:19c'est difficile quand mĂŞme
00:50:20Ă  mesurer les objectifs
00:50:22pour un politique
00:50:22parce que,
00:50:23vous voyez,
00:50:23si vous ĂŞtes RH,
00:50:25vous savez qu'il faut mettre
00:50:25des critères précis
00:50:26sur quoi vous basez,
00:50:28il y a des secteurs
00:50:29qui vont estimer
00:50:29qu'ils sont contents
00:50:30d'autres non ?
00:50:31On peut en trouver,
00:50:32quel que soit le ministère,
00:50:33on peut en trouver
00:50:34des indicateurs chiffrés,
00:50:35le taux d'inflation,
00:50:36le taux de chĂ´mage,
00:50:37la réussite des enfants scolaires,
00:50:40on peut en trouver,
00:50:41ne vous inquiétez pas.
00:50:43C'est avec des normes
00:50:44entre nous.
00:50:46Si vous bloquez des normes
00:50:48comme ça,
00:50:48comment voulez-vous
00:50:49qu'ils dirigent ?
00:50:51Ils dirigeront
00:50:52en essayant d'atteindre
00:50:53leurs objectifs
00:50:54et en essayant de travailler
00:50:55parce que vous savez,
00:50:55c'est trop facile,
00:50:56le poste est précaire
00:50:57comme vous disiez tout Ă  l'heure
00:50:58mais bon,
00:50:59il y en a qui restent
00:51:00un nom dedans
00:51:00et qui ne lèvent pas
00:51:01le petit doigt devant la bouteille.
00:51:02Donc voilĂ .
00:51:03Merci Jean-Luc.
00:51:04Le petit mot de la fin
00:51:05sur ce sujet en tout cas
00:51:06avec vous Philippe,
00:51:07très rapidement
00:51:07parce que vous n'ĂŞtes pas
00:51:08encore exprimé.
00:51:10Je n'aime pas le sujet
00:51:11parce que je trouve
00:51:12très démago.
00:51:13Est-ce que c'est pour masquer
00:51:15hier le sujet
00:51:16sur la taxation
00:51:17de l'épargne salariale
00:51:18qu'aujourd'hui
00:51:19le Premier ministre...
00:51:21Vous voyez bien
00:51:22que le débat
00:51:23est occupé aujourd'hui
00:51:24par ce sujet.
00:51:24Ça me renvoie
00:51:25Ă  un mauvais moment
00:51:26aussi d'un choix politique
00:51:27que l'on paye aujourd'hui.
00:51:29C'était sous François Hollande
00:51:31qui le cumule des mandats.
00:51:32Je ne sais pas
00:51:32si vous en rappelez.
00:51:33Et donc ce qui fait
00:51:34qu'aujourd'hui
00:51:35nous avons une assemblée nationale
00:51:36avec des élus
00:51:37qui ne connaissent plus
00:51:38la vie des territoires
00:51:39puisque vous ne pouvez plus
00:51:40ĂŞtre maire
00:51:40et en définitive
00:51:42ça coûte la même somme
00:51:43à la société
00:51:43et à l'État.
00:51:45Donc lĂ  aujourd'hui
00:51:46il baissait de 10%
00:51:47et quand on connaît
00:51:48la crise de l'engagement
00:51:49aussi regardez le nombre
00:51:50de mairies
00:51:51oĂą il n'y a pas eu
00:51:52de candidats.
00:51:53Donc oui
00:51:53il y a un vrai sujet
00:51:55sur la qualité
00:51:55de la classe politique
00:51:57mais il faut arrĂŞter
00:51:58aussi la démagogie.
00:52:00Bon en tout cas
00:52:00c'est peut-ĂŞtre
00:52:01pour cacher le sujet
00:52:02du jour
00:52:03ça c'est vrai
00:52:04il y a une réunion
00:52:04qui se passe en ce moment
00:52:06enfin qui a débuté
00:52:07Ă  10h30 Ă  Bercy
00:52:08sur le prix des carburants
00:52:10parce que ça chauffe
00:52:11à la pompe évidemment
00:52:11puisque le pétrole lui
00:52:12vient de passer la barre
00:52:14des 100 dollars
00:52:14on en parle sur Sud Radio
00:52:16est-ce que vous
00:52:16vous êtes extrêmement contrarié
00:52:18qu'est-ce que vous proposez
00:52:190800 26 300 300
00:52:2210h midi
00:52:23Sud Radio
00:52:24Ă  vous de le dire
00:52:25Stéphanie Demuru
00:52:26Sud Radio
00:52:27toujours en compagnie
00:52:28de mes débatteurs
00:52:29Mathieu Bacialone
00:52:31c'est Samuel Laffont
00:52:32Philippe Coy
00:52:33le pétrole
00:52:34passe donc la barre
00:52:35des 100 dollars
00:52:36avec lui
00:52:37évidemment
00:52:38l'augmentation de l'essence
00:52:40Ă  plus de 2 euros
00:52:4115 euros
00:52:41le litre en moyenne
00:52:43c'est mĂŞme
00:52:432,30
00:52:44pour le gasoil
00:52:46alors j'imagine
00:52:47que pour une infirmière
00:52:48libérale
00:52:49un artisan
00:52:50un salarié rural
00:52:51ou un commerçant
00:52:52c'est peut-ĂŞtre votre cas
00:52:53vous ĂŞtes en train
00:52:54de conduire
00:52:55vous nous entendez
00:52:56venez réagir
00:52:57ça doit être
00:52:57un véritable cauchemar
00:52:59quand votre métier
00:53:00est directement lié
00:53:02Ă  la route
00:53:03est-ce que vous faites partie
00:53:03de ces 1 million
00:53:04de français
00:53:05qui passent
00:53:06un salaire complet
00:53:07je lisais ça ce matin
00:53:08dans le carburant
00:53:10et qu'un tiers
00:53:11des français quand même
00:53:12ben oui Philippe
00:53:131 million de français
00:53:14qui passent une fiche
00:53:15de salaire complète
00:53:16dans le carburant
00:53:16c'est vrai que le chiffre
00:53:17est indifiant
00:53:19une réunion d'urgence
00:53:20se tient en ce moment
00:53:21Ă  Bercy
00:53:22alors évidemment
00:53:23chacun y va
00:53:24de sa proposition
00:53:25Michel-Edouard Leclerc
00:53:27juge inéluctable
00:53:28un plafonnement
00:53:29des carburants
00:53:29il s'agit
00:53:30d'une proposition
00:53:31de distributeur
00:53:32mais c'est pas encore
00:53:33une décision gouvernementale
00:53:34Mélenchon lui
00:53:35aimerait bien aussi
00:53:36bloquer les prix
00:53:38qu'est-ce qu'on doit faire
00:53:40quelle doit ĂŞtre
00:53:40la réponse
00:53:41le gouvernement
00:53:42pour l'instant
00:53:42cible les aides
00:53:44est-ce qu'il faut
00:53:45agir
00:53:46plus globalement
00:53:47qui commence
00:53:48Samuel Lafon ?
00:53:49écoutez le problème
00:53:50qu'on a
00:53:50je pense
00:53:51c'est que ça fait des années
00:53:52que le pouvoir d'achat
00:53:52des français baisse
00:53:54lĂ  il s'effondre
00:53:55tout simplement
00:53:56qu'il y a une partie
00:53:57de déni de la classe politique
00:53:58pas toute
00:53:59mais une partie de déni
00:54:00lĂ -dessus
00:54:01que c'est évidemment
00:54:02le sujet principal
00:54:03de préoccupation
00:54:04des français
00:54:04pour la présidentielle
00:54:05c'est logique
00:54:06le logement
00:54:08les fournitures
00:54:09pour vos enfants
00:54:09à l'école
00:54:10le moindre déplacement
00:54:11tout ce que vous achetez
00:54:12les courses
00:54:13on voit les prix
00:54:13augmenter partout
00:54:15et on a l'impression
00:54:15d'ĂŞtre pris Ă  la gorge
00:54:16un tiers des français
00:54:17sont en découvert
00:54:18Ă  la fin du mois
00:54:18un tiers
00:54:19pour moi c'est un sujet
00:54:20qui est vraiment majeur
00:54:20après vous avez
00:54:21la sécurité évidemment
00:54:22vous avez des autres thématiques
00:54:22mais vous avez beaucoup
00:54:23de français qui
00:54:24non seulement
00:54:25ne se projettent pas
00:54:26dans l'avenir
00:54:27mais en plus au quotidien
00:54:29disent en fait
00:54:30ma situation va se détériorer
00:54:31dans les années qui viennent
00:54:31et ça c'est vraiment
00:54:32difficile Ă  vivre
00:54:33pour beaucoup de nos compatriotes
00:54:35et j'espère
00:54:35qu'on va en sortir
00:54:37très rapidement
00:54:37ceci dit
00:54:38le problème qu'on a
00:54:40qui est complémentaire
00:54:41c'est que l'état
00:54:42a mal géré
00:54:43pendant des années
00:54:44qu'on a beaucoup dépensé
00:54:45et que la solution facile
00:54:46que ce soit
00:54:47sur le carburant
00:54:50ou sur le tabac
00:54:52ça a été
00:54:53pour des raisons diverses
00:54:54ça a été d'augmenter les taxes
00:54:55on en reviendra dessus
00:54:56sur le tabac
00:54:57mais le problème
00:54:58c'est qu'il fallait pas
00:55:00c'est qu'il fallait d'abord
00:55:01mettre l'état au régime
00:55:02alors évidemment
00:55:03il faut trouver
00:55:03oĂą est-ce qu'on baisse
00:55:04les dépenses
00:55:05on parlait tout Ă  l'heure
00:55:05des agences de l'état
00:55:07et lĂ  en fait
00:55:08on se retrouve avec des Français
00:55:09qui ont un bord d'achat
00:55:11qui baisse
00:55:11avec des taxes
00:55:12qui augmentent
00:55:12et vous savez
00:55:14que Sarah Nafo
00:55:14a proposé
00:55:16de baisser d'un tiers
00:55:17de la cise
00:55:17sur le prix du carburant
00:55:19donc c'est un impĂ´t direct
00:55:21comme le RN
00:55:235.5
00:55:23elle voulait que ça soit
00:55:24en gros gagner
00:55:25entre 24 et 27 centimes
00:55:27par liste
00:55:28l'idée c'est que
00:55:29vous videz les caisses
00:55:30de l'état encore plus
00:55:31c'est ce que j'allais vous dire
00:55:32de 10 milliards
00:55:33Ă  15 milliards
00:55:34chiffré
00:55:34la mesure du RN
00:55:35Ă  5.5%
00:55:37pour qu'on regarde
00:55:38les choses en face
00:55:38il faut se dire
00:55:40on a une situation
00:55:41qui est difficile
00:55:42parce qu'il faut
00:55:43rapidement baisser les dépenses
00:55:44pour faire baisser
00:55:45les taxes et les impĂ´ts
00:55:46qui enlèvent
00:55:47tant de pouvoir d'achat
00:55:48aux Français
00:55:48c'est ça la logique
00:55:49si on ne le fait pas
00:55:50tout de suite
00:55:51on voit les multiplications
00:55:52de tentatives d'aide
00:55:53Ă  droite ou Ă  gauche
00:55:53mais ça ne remettra jamais
00:55:55c'est pas les pensements
00:55:57il faut d'abord
00:55:58traiter le problème
00:55:59Ă  la racine
00:56:00qui est les dépenses
00:56:00et les gaspillages
00:56:01et on voit
00:56:01si on compare
00:56:02et je termine lĂ -dessus
00:56:02que par rapport Ă  d'autres pays
00:56:04on parle souvent de l'Allemagne
00:56:05il y a d'autres pays en Europe
00:56:06que l'Allemagne
00:56:07il y a une meilleure gestion
00:56:09de la dépense publique
00:56:09par rapport aux résultats
00:56:11on peut aussi parler
00:56:12des frais de santé
00:56:13vous avez vu que
00:56:13les frais de santé
00:56:15devraient être moins remboursés
00:56:15notamment les frais dentaires
00:56:16passés de 70 à 50%
00:56:17donc en fait
00:56:18on va te payer
00:56:18de plus en plus
00:56:19de notre poche
00:56:19alors que les cures thermales
00:56:22sont toujours remboursées
00:56:23et les cures thermales
00:56:23sont toujours remboursées
00:56:24je ne parlerai pas
00:56:26de l'aide médicale
00:56:27on ne tire pas
00:56:27contre son électorat
00:56:28je ne parlerai pas
00:56:28de l'aide médicale
00:56:29pour les clandestins
00:56:29mais vous avez des dépenses encore
00:56:31vous avez des français
00:56:31concrètement
00:56:32qui se écoutent aujourd'hui
00:56:32je sais que parmi
00:56:33les auditeurs du Sud Radio
00:56:34il y en a qui vont refuser
00:56:35des soins dentaires
00:56:36ou prendre des soins dentaires
00:56:37de moins bonne qualité
00:56:37parce que ça va leur coûter trop cher
00:56:39et ça c'est insupportable
00:56:41Laurent d'ailleurs
00:56:42nous appelle de Burg
00:56:43bonjour Laurent
00:56:45bonjour
00:56:46alors qu'est-ce que vous en pensez
00:56:47vous Samuel Laffont
00:56:49du Parti ReconquĂŞte
00:56:50dit bon il faut baisser
00:56:52les taxes en substance
00:56:54les droits d'assises
00:56:55mais qu'est-ce que vous en pensez vous
00:56:57bah écoutez moi
00:56:58ça fait plus de 30 ans
00:57:00que je moule
00:57:01donc je connais un peu
00:57:02les précarbures
00:57:02et je me suis
00:57:03qu'est-ce que vous faites
00:57:04comme métier pardon Laurent
00:57:06je fais routier
00:57:07ah bah oui
00:57:08vraiment en première ligne
00:57:11et moi j'ai connu
00:57:12il y a plus de 20 ans
00:57:13de ça
00:57:13donc le baril de pétrole
00:57:15a plus de 100 euros
00:57:16et le gasoil
00:57:17a un euro
00:57:19c'était le bon temps ça
00:57:21c'est fini
00:57:22oui
00:57:23il y a quand mĂŞme
00:57:24des gens
00:57:25qui ça mettent
00:57:26plein de poches
00:57:26parce que bon
00:57:28le baril
00:57:29il était à 100 dollars
00:57:30et lĂ  on se retrouve
00:57:31avec le baril
00:57:33Ă  100 dollars
00:57:33et le gasoil
00:57:34Ă  2 trams
00:57:35oui
00:57:35il y a quand mĂŞme
00:57:37je pense que quand mĂŞme
00:57:38on dit ce côté là
00:57:39il faut voir un peu
00:57:40ce qu'il y a l'est
00:57:40en Espagne
00:57:41on arrive Ă  trouver
00:57:42le gasoil
00:57:42quand on va dans le centre
00:57:43de l'Espagne
00:57:44Ă  l'heure actuelle
00:57:46Ă  1 euro
00:57:4670
00:57:47mĂŞme Ă  moins
00:57:47mais ils ont beaucoup
00:57:49baissé les taxes
00:57:50en Espagne
00:57:50mais c'est vrai
00:57:51qu'on le disait ici
00:57:52Laurent
00:57:52le problème
00:57:53on n'a pas les moyens
00:57:54on n'a plus les moyens
00:57:55en France
00:57:55ça coûte des milliards
00:57:57et des milliards
00:57:57les autres le font
00:57:59Stéphanie
00:58:00ils n'ont pas la mĂŞme
00:58:01situation financière
00:58:01que la France
00:58:02malheureusement
00:58:03je veux bien
00:58:04moi je serais ravie
00:58:05mais 10 Ă  15 milliards
00:58:07vous les trouvez oĂą
00:58:08si vous passez la taxe
00:58:09Ă  5,5
00:58:10c'est ce que ça vous coûte
00:58:11juste un chiffre
00:58:12sur un litre vendu
00:58:13à 1,80€
00:58:14c'est un exemple
00:58:15je vous ai trouvé
00:58:16d'après vous
00:58:17qu'est-ce qui reste
00:58:18pour la station essence
00:58:20et le rafineur
00:58:22313 centimes
00:58:23c'est comme sur le tabac
00:58:25c'est 82% de fiscalité
00:58:28on va en parler du tabac
00:58:28on finit avec Laurent
00:58:30quand mĂŞme
00:58:30et Laurent
00:58:30vous j'imagine
00:58:31que vous faites partie
00:58:32de ceux qui ont
00:58:33eu des aides ciblées
00:58:34quand mĂŞme
00:58:35puisque vous ĂŞtes
00:58:35gros rouleur
00:58:36je ne sais pas
00:58:36si vous ĂŞtes Ă  votre compte
00:58:37ou pas
00:58:38je ne suis pas Ă  mon compte
00:58:39mais bon
00:58:40déjà moi
00:58:41pendant mon travail
00:58:42j'étais 88 kilomètres
00:58:43aller-retour par jour
00:58:45et je n'ai eu aucun
00:58:47ah bon
00:58:48mais comment ça se fait
00:58:50parce que
00:58:50voilĂ 
00:58:51parce que c'est comme ça
00:58:52que c'est très compliqué
00:58:53Ă  faire les demandes
00:58:54ah c'est ça
00:58:54vous savez que je crois
00:58:56qu'il y en a un sur deux
00:58:57qui n'ont mĂŞme pas fait la demande
00:58:58donc vous en faites partie
00:58:59il y avait 3 millions
00:58:59de français éligibles
00:59:01et il y a 1,4 million
00:59:02de français
00:59:02qui se sont connectés
00:59:04au portant
00:59:04comme toujours
00:59:05parce que justement
00:59:06Laurent c'était trop difficile
00:59:07c'était compliqué à faire
00:59:10c'est tout compliqué
00:59:11de trouver
00:59:11l'administratif
00:59:12l'administratif
00:59:13Ă  l'heure actuelle
00:59:14c'est un vrai calvaire
00:59:15on ne peut rien faire
00:59:17les papiers
00:59:18c'est
00:59:19quoi qu'on fasse
00:59:20dans n'importe quel domaine
00:59:22c'est administratif
00:59:24c'est terrible
00:59:24on arrive Ă  vivre
00:59:27bon courage Laurent
00:59:29on comprend votre désarroi
00:59:30parce que lĂ 
00:59:31vous venez
00:59:33nous résumer
00:59:34finalement la situation
00:59:35vous vous retrouvez
00:59:36avec des hausses considérables
00:59:37de carburant
00:59:38c'est votre métier
00:59:39vous faites des milliers
00:59:40de kilomètres
00:59:40et à côté de ça
00:59:41évidemment c'est tellement compliqué
00:59:43que vous n'osez
00:59:43mĂŞme pas aller
00:59:44sur le site
00:59:45faire la demande
00:59:46merci en tout cas
00:59:46d'ĂŞtre intervenu
00:59:47sur l'antenne de Sud Radio
00:59:48on marque une petite pause
00:59:49et on se retrouve
00:59:50avec mes débatteurs
00:59:52du jour
00:59:530826 300 300
00:59:54avec Manu au standard
00:59:57Sud Radio
00:59:58avec Mathieu Batchalon
00:59:59et Samuel Laffont
01:00:01Philippe Coy
01:00:02pour la suite
01:00:02de nos débats
01:00:03on parle évidemment
01:00:04de cette douloureuse
01:00:05la facture d'essence
01:00:07plus de 2,15€
01:00:082,30€
01:00:10mĂŞme pour le gasoil
01:00:11alors chacun
01:00:11y va de sa proposition
01:00:12c'est toujours
01:00:13à peu près la même chose
01:00:14le blocage des prix
01:00:16pour Mélenchon
01:00:17d'ailleurs Michel-Edouard Leclerc
01:00:18juge que ce plafonnement
01:00:20comme au Venezuela
01:00:21c'est notre vie
01:00:22et oui
01:00:22inéluctable
01:00:23non mais mĂŞme
01:00:23Michel-Edouard Leclerc
01:00:25dit qu'on n'aura pas
01:00:25le choix du plafonnement
01:00:26alors c'est vrai
01:00:27Michel-Edouard Leclerc
01:00:28il dit un peu
01:00:30ce que les gens
01:00:31ont envie d'entendre
01:00:32peut-ĂŞtre
01:00:32mais c'est vrai
01:00:33qu'il est concerné
01:00:34c'est Total
01:00:34qui a plafonné
01:00:35ses prix
01:00:35c'est toujours plafonné
01:00:38à 2€
01:00:391,99€ je crois
01:00:40en tout cas
01:00:40ils ont fait des beaux bénéfices
01:00:42Total
01:00:42on ne peut pas
01:00:43c'est des bénéfices record
01:00:44quand mĂŞme
01:00:45pour les raffineurs
01:00:47Total
01:00:47c'est pas que la France
01:00:48c'est le monde
01:00:49évidemment je sais
01:00:49non non
01:00:50évidemment
01:00:51là il y a une réunion
01:00:52qui est en cours
01:00:53on va voir ce qui va sortir
01:00:53du chapeau
01:00:54pour l'instant
01:00:54on en était aux aides
01:00:56ciblées
01:00:56mais c'est vrai
01:00:56qu'il faudra
01:00:57une bonne fois pour toutes
01:00:58régler ce problème
01:00:58d'autant que
01:00:59je le disais
01:01:00ça m'a frappé ce matin
01:01:01ce chiffre
01:01:021 million de français
01:01:04consacrent
01:01:051 mois de fiche de paye
01:01:07au carburant
01:01:07c'est juste énorme
01:01:09bonjour Olivier
01:01:11bonjour
01:01:11bonjour Stéphanie
01:01:12bonjour Ă  tous
01:01:12bonjour
01:01:12soyez le bienvenu
01:01:13sur l'antenne de Sud Radio
01:01:15vous
01:01:15est-ce que
01:01:15vous avez une idée
01:01:17est-ce que
01:01:17par exemple
01:01:18vous faites partie
01:01:19des gens qui changent
01:01:20leurs habitudes
01:01:20pour économiser de l'essence
01:01:22parce qu'il y en a plein
01:01:22ça aussi
01:01:24oui moi j'ai de la chance
01:01:25parce que
01:01:25je suis dans un environnement
01:01:26très urbain
01:01:28du coup je m'en sors
01:01:29assez facilement
01:01:30et sans effort
01:01:30si ça m'en demandait
01:01:31je ne sais pas ce que je ferais
01:01:33avec les transports en commun
01:01:34vous ĂŞtes Ă  Paris
01:01:35c'est ça ?
01:01:36je suis en région parisienne
01:01:37et quand je dois balayer
01:01:38en Ile-de-France
01:01:39il y a toujours un train
01:01:41qui me permet de le faire
01:01:42c'est l'avantage
01:01:43des grandes villes
01:01:43ça c'est vrai
01:01:44exactement
01:01:45et ce que je voulais apporter
01:01:47comme point de vue
01:01:49c'était que
01:01:50ok il y a du court terme
01:01:52Ă  faire
01:01:53mais après
01:01:54il faut envisager
01:01:54le long terme
01:01:55et autant le court terme
01:01:56c'est Édouard Leclerc
01:01:58éventuellement
01:01:58c'est Total
01:01:59autant le long terme
01:02:00c'est plutĂ´t nos politiques
01:02:01et lĂ  il y a un truc
01:02:02qui me sidère
01:02:04c'est que
01:02:05jamais n'est pris en compte
01:02:06l'évolution
01:02:08des prévisions
01:02:10de l'Europe
01:02:10en termes de pétrole
01:02:11sur les 30 prochaines années
01:02:13pas sur les 200 prochaines
01:02:15quand vous écoutez des gens
01:02:16qui ont l'air de savoir
01:02:17de quoi ils parlent
01:02:17ils vous disent que
01:02:18d'ici 2050
01:02:19les 5 producteurs de pétrole
01:02:21qui vendent
01:02:22les 100%
01:02:23ou 98%
01:02:25de pétrole
01:02:25que l'Europe importe
01:02:26parce que nous
01:02:26on n'en a plus
01:02:28ils ont des réserves
01:02:29qui vont être divisées
01:02:29par deux
01:02:30d'ici Ă  2050
01:02:32si vous avez
01:02:35l'interrogation
01:02:36des gens
01:02:36qui s'occupent
01:02:37de ça
01:02:37c'est quel sera
01:02:38le prix de vente
01:02:38et quelles seront
01:02:39les quantités vendues
01:02:40Ă  l'Europe
01:02:40si le pays producteur
01:02:42a deux fois moins
01:02:42de pétrole
01:02:43d'ici 2050
01:02:43l'Europe est au courant
01:02:45c'est pour ça
01:02:46qu'elle n'importe
01:02:46à passer à l'électrique
01:02:47c'est pas une question
01:02:49uniquement
01:02:51écologique
01:02:52c'est qu'elle sait
01:02:52très bien
01:02:53que d'ici 2050
01:02:55moi je vous souviens
01:02:55je m'en oublie
01:02:56que d'ici 2030
01:02:57le litre de pétrole
01:02:57le litre d'essence
01:02:58normale Ă  la pompe
01:02:59il sert Ă  3,50 euros
01:03:00mais pourquoi
01:03:01il ne nous l'explique pas
01:03:02tout simplement
01:03:03alors je suis sûre
01:03:03que les citoyens
01:03:04seraient preneurs
01:03:06d'explications simples
01:03:08de dire tout simplement
01:03:08la vérité
01:03:09parce que
01:03:10je ne vais pas parler
01:03:11familièrement
01:03:12mais c'est vrai
01:03:12que ce que reprochent
01:03:13beaucoup
01:03:14les français en général
01:03:15c'est d'ĂŞtre
01:03:16un petit peu
01:03:17parfois
01:03:17d'ĂŞtre pris
01:03:18pour des cons
01:03:18par les dirigeants
01:03:19vous voyez
01:03:19ça serait bien
01:03:20qu'on nous dise
01:03:21la vérité
01:03:21c'est très intéressant
01:03:22ce que vous nous dites
01:03:23c'est un vrai sujet
01:03:24effectivement
01:03:25oui mais c'est
01:03:26programmatique
01:03:27ce que vous dites
01:03:27tandis que lĂ 
01:03:28la situation
01:03:29aujourd'hui
01:03:30c'est lié au conflit
01:03:32du détroit
01:03:33de Dormuz
01:03:33qui n'était pas
01:03:34forcément prévu
01:03:35la programmation
01:03:36que vous dites
01:03:37Ă  2050
01:03:37sur l'Europe
01:03:38évidemment
01:03:39il y a la mutation
01:03:39sur les énergies
01:03:41oui ça va vite
01:03:41mais là on est confronté
01:03:43Ă  un conflit
01:03:44qui pose la situation
01:03:45bien sûr
01:03:46mais vous avez raison
01:03:48vous pensez
01:03:48qu'il manque de vision
01:03:50Ă  long terme
01:03:51alors c'est pour ça
01:03:52qu'en préambule
01:03:53je disais que
01:03:53sur l'instant
01:03:54il y avait des choses
01:03:55et sur la prévision
01:03:55il y avait ça
01:03:56mais est-ce que je voulais
01:03:56je voulais rajouter
01:03:57autre chose
01:03:58qui va dans le sens
01:03:59de ce que vient
01:03:59de dire monsieur
01:04:00une chose que je comprends pas
01:04:02c'est que pour une fois
01:04:03moi je suis comme tous les français
01:04:04j'en ai ras-le-bol
01:04:05de la surcouche administrative
01:04:06mais lĂ  je rajouterais bien
01:04:07un truc
01:04:07je ne comprends pas
01:04:09pourquoi l'état
01:04:11les journaux
01:04:11toute la sphère médiatique
01:04:13force pas le trait
01:04:15pour qu'on soit plus
01:04:16tout seul dans sa voiture
01:04:17mais qu'Ă  partir de demain
01:04:18on soit tous
01:04:19en covoiturage
01:04:20juste laissez-moi
01:04:21trois secondes
01:04:22si vous imposez
01:04:23la circulation alternée
01:04:24pour tous les véhicules
01:04:26Ă  partir de demain
01:04:27il va se passer deux choses
01:04:28un
01:04:29vous avez moitié moins
01:04:30de voitures qui vont rouler
01:04:32mine de rien
01:04:33c'est moitié moins
01:04:34de consommation de pétrole
01:04:36deux
01:04:36ça va obliger les gens
01:04:38Ă  commencer
01:04:39Ă  envisager
01:04:40d'arrĂŞter
01:04:41d'ĂŞtre tout seul
01:04:41dans la voiture
01:04:42le préambule
01:04:43j'ai dit que moi
01:04:44j'avais des chances
01:04:45parce que j'étais sans contrainte
01:04:46en transport en commun
01:04:47mais
01:04:48l'instauration du transport
01:04:49en commun
01:04:49ça a fait ainsi
01:04:52un demi-siècle
01:04:53l'aménagement
01:04:54des transports en commun
01:04:54en région parisienne
01:04:56et sur le reste du pays
01:04:57ça a pris un demi-siècle
01:04:58je suis d'accord
01:04:58mais par contre
01:04:59je ne comprends pas
01:05:00que l'Etat propose pas
01:05:01un blabla car
01:05:03qui vous dise voilĂ 
01:05:04en fonction de vos boîtes
01:05:05en fonction de lĂ  oĂą vous ĂŞtes
01:05:06en fonction de la région
01:05:07j'ai des spécificités
01:05:08qui vous donnent des facilités
01:05:09par exemple
01:05:10je fais du covoiturage
01:05:11pour aller bosser
01:05:12mon employeur me laisse arriver
01:05:13un quart d'heure plus tard
01:05:14et partir un quart d'heure plus tĂ´t
01:05:16oulala
01:05:17non mais pourquoi pas Olivier
01:05:18d'ailleurs on était
01:05:19très concentré
01:05:20la chute ne me convient pas
01:05:22c'est vrai aussi
01:05:25Olivier
01:05:25je me fais l'avocat du diable
01:05:27que la voiture
01:05:27c'est la liberté
01:05:28sinon on prend les transports
01:05:29en commun
01:05:30oui mais aux Etats-Unis
01:05:31vous avez ce que raconte
01:05:32notre éditeur
01:05:33vous avez des voix
01:05:34réservées
01:05:35c'est assez antinomique
01:05:37avec le sujet
01:05:37qui nous occupe
01:05:38Gilles
01:05:39c'est qu'on vient
01:05:39de parler du prix
01:05:40on dit que ça coûte cher
01:05:41et qu'un million de français
01:05:42consacrent leur salaire
01:05:44au carburant
01:05:45et lĂ 
01:05:45en définitive
01:05:46on est en train
01:05:47de dénoncer
01:05:47l'individualité
01:05:49dans chaque automobile
01:05:50alors que ça serait
01:05:52naturel
01:05:52et je peux vous dire
01:05:53dans ma région paloise
01:05:57on a beaucoup de
01:05:58parkings de covoiturage
01:05:59qui ont été créés
01:06:00et le système
01:06:01fonctionne bien
01:06:02les parkings sont remplis
01:06:04et je pense que
01:06:05les français ont compris
01:06:06non seulement
01:06:07pour la raison du prix
01:06:08qui nous occupe lĂ 
01:06:10mais aussi
01:06:10pour l'écologie
01:06:12par rapport Ă 
01:06:13c'est assez stupide
01:06:14de rouler seul
01:06:15tout le temps
01:06:15dans sa voiture
01:06:16Blablacar a emmené
01:06:17un témoignage
01:06:18non mais quand vous ĂŞtes
01:06:19dans une campagne
01:06:21il y a des maisons
01:06:22loin les unes des autres
01:06:23vous ne travaillez pas
01:06:24au mĂŞme endroit
01:06:25c'est pas assez compliqué
01:06:27c'est ce que j'allais dire
01:06:29j'habite Ă  Paris
01:06:31et donc je prends
01:06:32les transports en commun
01:06:32je n'ai pas besoin
01:06:33de voiture Ă  Paris
01:06:34on n'a pas besoin
01:06:35de voiture Ă  Paris
01:06:35on prend le but
01:06:36oui tout Ă  fait
01:06:37même en région parisienne
01:06:38en région parisienne
01:06:39ça peut être plus compliqué
01:06:40il faut avoir des retards
01:06:40de RER
01:06:41il y a plein de choses
01:06:42mais quand vous habitez
01:06:43Ă  Paris
01:06:43vous pouvez prendre le métro
01:06:44le bus
01:06:45dans l'essentiel des cas
01:06:46mais l'immense majorité
01:06:47des français
01:06:47ils n'habitent pas
01:06:48Ă  Paris
01:06:48il y a plein de français
01:06:49et moi j'ai grandi
01:06:50dans le Gard
01:06:52on peut très bien
01:06:53et on s'arrangeait
01:06:54pour ĂŞtre Ă  plusieurs
01:06:55dans une voiture
01:06:55quand vous avez des trajets
01:06:56etc
01:06:56mais vous avez des limites
01:06:57quand vous ĂŞtes
01:06:58dans une commune
01:06:59qui est éloignée
01:06:59vous n'allez pas faire
01:07:00j'étais dans un village
01:07:01exactement
01:07:01vous ne pouvez pas faire
01:07:02un détour
01:07:03donc on peut
01:07:06envisager ça
01:07:06en disant
01:07:07en faisant du nut
01:07:08comme on dit
01:07:09en conseillant aux gens
01:07:10de faire ça
01:07:10mais ça n'arrangera pas
01:07:11le sujet Ă  mon avis
01:07:14et puis il y a aussi
01:07:15un autre problème
01:07:15c'est quand on parle
01:07:16de prendre la voiture
01:07:17Ă  plusieurs
01:07:17vous savez
01:07:18il y a une période
01:07:18on faisait beaucoup de stops
01:07:19il faudrait regarder
01:07:20si on fait toujours
01:07:21autant de stops qu'avant
01:07:21moi j'en ai fait beaucoup
01:07:22quand j'étais plus jeune
01:07:23sur le sujet de la sécurité
01:07:25non non
01:07:25société de confiance
01:07:26société de confiance
01:07:27ce qui est lié à la sécurité
01:07:28mais est-ce que les gens
01:07:29se font suffisamment confiance
01:07:31ou pas
01:07:32le stop au bord d'un route
01:07:33avec le pouce en l'air
01:07:34a été supprimé par Blablacar
01:07:35ça fonctionne toujours pareil
01:07:37sauf qu'on ne le voit plus
01:07:39au bord de la route
01:07:40ou quand vous arrivez au péage
01:07:41je vais Ă  Narbonne
01:07:42je vais Ă  Pau
01:07:43je vais Ă  Bayonne
01:07:43vous allez sur l'application
01:07:45et c'est le mĂŞme principe
01:07:46la défiance de rencontrer
01:07:48quelqu'un que vous ne connaissez pas
01:07:49et vous ĂŞtes Ă  la rigueur
01:07:50plus sécurisé
01:07:51puisque l'automobiliste
01:07:53que vous allez prendre
01:07:55est identifié
01:07:56mais le stop marche encore
01:07:57heureusement
01:07:57bon
01:07:58merci en tout cas Olivier
01:07:59de votre proposition
01:08:00qui a fait débat
01:08:01dans ce studio
01:08:02on avance
01:08:03parce que c'est vrai
01:08:04que le temps file aujourd'hui
01:08:05les débats sont nourris
01:08:06ils sont nourris
01:08:07c'est vrai qu'on parlait
01:08:08du carburant
01:08:09alors ça concerne
01:08:09un petit peu moins de monde
01:08:10mais quand mĂŞme
01:08:12je me tourne vers vous
01:08:13mon cher Philippe Coye
01:08:14un sujet qui vous est cher
01:08:16les buralistes
01:08:17trop cher d'ailleurs
01:08:18si je peux me permettre
01:08:20c'est vrai
01:08:21mais c'est un monde aussi
01:08:22qu'on aime
01:08:22celui des buralistes
01:08:23parfois indispensable
01:08:24Ă  la vie des villages
01:08:25on s'y arrĂŞte
01:08:26pour prendre un café
01:08:27pour acheter des timbres
01:08:28ou des journaux
01:08:29si c'est jumelé
01:08:30avec le tabac
01:08:31alors c'est vrai
01:08:32que les buralistes
01:08:32sont inquiets
01:08:33il y a des rassemblements
01:08:35aux quatre coins
01:08:35de France
01:08:36pour finir d'ailleurs
01:08:38Ă  Vernon
01:08:39vendredi
01:08:39je crois
01:08:40pour un rassemblement
01:08:40national
01:08:42si cela continue
01:08:43on va tous finir
01:08:44par crever
01:08:44ça c'est le président
01:08:45de la fédération
01:08:46des buralistes
01:08:47de Moselle
01:08:47qui l'a dit
01:08:48lui il dénonçait
01:08:49par exemple
01:08:49c'est assez édifiant
01:08:51cet exemple
01:08:51l'augmentation régulière
01:08:53des prix du tabac
01:08:53et la concurrence
01:08:54du voisin
01:08:56Luxembourg
01:08:56c'est le cas aussi
01:08:57en Alsace
01:08:58avec l'Allemagne
01:08:59la Suisse
01:09:00alors Marine Le Pen
01:09:01est Ă  votre secours
01:09:02Philippe Coy
01:09:03pas vous
01:09:03des buralistes
01:09:04elle dit
01:09:05bah oui
01:09:06moi je suis d'accord
01:09:07pour geler
01:09:08le prix du tabac
01:09:10mais c'est vrai
01:09:10qu'au risque
01:09:11peut-ĂŞtre
01:09:12de relancer
01:09:12la consommation
01:09:13non ?
01:09:13oui c'est un peu
01:09:14comme le demi
01:09:15tout Ă  l'heure
01:09:15qu'on a évoqué
01:09:16en ouvrant l'antenne
01:09:18lĂ  ce soutien
01:09:19arrive
01:09:20dans une période
01:09:21de mobilisation
01:09:22en tous les cas
01:09:23ce que je dis
01:09:24aujourd'hui
01:09:24c'est que ça suffit
01:09:25ça fait 26 ans
01:09:27aujourd'hui
01:09:27Ă  la fin du mois
01:09:28que je suis buraliste
01:09:29dans les périodes atlantiques
01:09:30à 100 km de la frontière
01:09:31j'ai occupé
01:09:33les auditeurs le savent
01:09:34parce que vous m'avez
01:09:35souvent invité
01:09:36la plus haute responsabilité
01:09:37pour représenter
01:09:38ces 22 500 entrepreneurs
01:09:39qui sont avant tout
01:09:41des commerçants
01:09:41d'utilité locale
01:09:42du lien social
01:09:43que ça soit
01:09:44en couronne parisienne
01:09:46dans Paris
01:09:46dans tous les territoires
01:09:47aujourd'hui
01:09:49la politique
01:09:49de la santé publique
01:09:51n'a pas fonctionné
01:09:52on se trompe
01:09:53depuis 20 ans
01:09:5420 ans
01:09:55qu'on va dans le mur
01:09:56si le prix
01:09:57était la solution
01:09:58ça se saurait
01:09:59la seule solution
01:10:01qui a été trouvée
01:10:02c'est l'existence
01:10:03du marché parallèle
01:10:05la substitution
01:10:07au marché légal
01:10:08a été fait
01:10:09par les trafiquants
01:10:11par la contrefaçon
01:10:13et nous avons perdu
01:10:14plus de 5 milliards
01:10:16d'euros
01:10:16de recettes fiscales
01:10:17par an
01:10:18ces dernières années
01:10:195 milliards
01:10:20la santé publique
01:10:20n'a pas atteint
01:10:22ses objectifs
01:10:23nous restons
01:10:23dans un niveau
01:10:24de prévalence
01:10:24inimaginable
01:10:26alors
01:10:26on dit stop
01:10:28on dit stop
01:10:28Ă  la pression
01:10:29fiscale
01:10:29Ă  l'abus
01:10:30fiscal
01:10:31Ă  cette situation
01:10:32qui a provoqué
01:10:33la fermeture
01:10:34de trop
01:10:35de commerces
01:10:36de proximité
01:10:37des milliers
01:10:38depuis 10 ans
01:10:3920 ans
01:10:40nous avons
01:10:40aujourd'hui
01:10:41un ras-le-bol
01:10:42de ce système
01:10:43qui n'est
01:10:44que sur l'idéologie
01:10:45de quelques-uns
01:10:47au ministère
01:10:48de la santé
01:10:48qui pensent
01:10:49en voyant
01:10:50les volumes français
01:10:51s'effondrer
01:10:52je dis bien
01:10:53s'effondrer
01:10:54qu'ils ont trouvé
01:10:56la martingale
01:10:57pour faire arrĂŞter
01:10:57les français
01:10:58de fumer
01:10:59ils se trompent
01:11:00après il y a
01:11:00une baisse
01:11:02de la consommation
01:11:04dans Paris
01:11:06il y a une mutation
01:11:07parce que vous avez
01:11:07la cigarette électronique
01:11:08aujourd'hui
01:11:09qui est une offre
01:11:10alternative
01:11:11plus responsable
01:11:12vers des français
01:11:14qui ont un choix
01:11:15vers la nicotine
01:11:16qui est respectable
01:11:18c'est 3 millions
01:11:19de français
01:11:19aujourd'hui
01:11:19qui ont muté
01:11:20du tabac Ă  combustion
01:11:21vers la nicotine
01:11:23et le vapotage
01:11:24mais aujourd'hui
01:11:26le prix proposé
01:11:27sur notre pays
01:11:29la France
01:11:30il est complètement
01:11:31opposé
01:11:32Ă  ce que nos voisins
01:11:33européens font
01:11:35ce qui fait
01:11:36des appels d'air
01:11:36et puis
01:11:37les fins de mois
01:11:38les trafiquants
01:11:39les arrondissent bien
01:11:40avec ce marché illicite
01:11:41petite réaction
01:11:43rapide
01:11:43il nous reste une minute
01:11:44tous les deux
01:11:45le prix a quand mĂŞme
01:11:46une incidence
01:11:46sur l'entrée
01:11:47dans la consommation
01:11:48on voit que les jeunes
01:11:49une hausse de 10%
01:11:50réduit en moyenne
01:11:51la consommation
01:11:51d'environ 4%
01:11:52les plus jeunes
01:11:53fument moins
01:11:54en moins accès
01:11:55vous voulez que je vous dise
01:11:57franchement
01:11:5826 ans de métier
01:11:59il y avait eu
01:12:00une autre démagogie
01:12:02sur la suppression
01:12:03des paquets de cigarettes
01:12:04certains vont s'en rappeler
01:12:05des auditeurs
01:12:06des paquets de 10 cigarettes
01:12:08les démagogues
01:12:09de la santé
01:12:09disaient
01:12:10les jeunes rentrent
01:12:10dans le tabac
01:12:11par ces paquets
01:12:12moins chers
01:12:13Ă  10
01:12:13vous savez
01:12:14qui fumait
01:12:14le paquet de 10
01:12:15c'était plutôt
01:12:16le quadrat
01:12:17ou le quinca
01:12:17pour se limiter
01:12:18dans la consommation
01:12:20journalière
01:12:21donc malheureusement
01:12:23les jeunes majeurs
01:12:24qui rentrent dans le tabac
01:12:25ont les moyennes
01:12:26quand j'avais 15-16 ans
01:12:27j'ai commencé à fumer
01:12:28j'ai arrêté après
01:12:29mais quand on fume
01:12:30quand on est ado
01:12:30le paquet de 10
01:12:31à l'époque c'était encore en francs
01:12:33ça aidait beaucoup
01:12:33quand mĂŞme
01:12:34moi c'était plutôt
01:12:35des adultes responsables
01:12:37qui voulaient se limiter
01:12:38donc s'ils veulent rentrer
01:12:39dans le tabac
01:12:40de toute façon
01:12:41vous savez
01:12:41on n'a pas réglé
01:12:42le problème du prix
01:12:43puisque Ă  la sortie
01:12:44des collèges
01:12:44des lycées
01:12:45dans le métro
01:12:46n'importe oĂą
01:12:47sur Snapchat
01:12:47vous avez du produit
01:12:49Ă  5 euros
01:12:49alors vous voyez
01:12:50en définitive
01:12:51on n'a pas réglé
01:12:52le problème
01:12:52il faut régler
01:12:53cette affaire de trafic
01:12:54vous savez que l'Europe
01:12:55comme Ă  Londres
01:12:56veulent interdire
01:12:57les gens de fumer
01:12:58génération sans tabac
01:13:01génération sans liberté
01:13:02aussi dans ces cas lĂ 
01:13:04messieurs
01:13:04on se retrouve
01:13:05juste après la pub
01:13:06avec notre dernier sujet
01:13:08on parlera de ce scandale
01:13:09Ă  Carcassonne
01:13:10pendant une patrouille nocturne
01:13:11et bien 4 policiers
01:13:12municipaux
01:13:12sont enregistrés
01:13:13par une caméra piéton
01:13:14qui reste allumée
01:13:16bon le résultat
01:13:17est pas terrible
01:13:18mais même très choquant
01:13:19vous pouvez venir réagir
01:13:200826 300 300
01:13:22pour la dernière partie
01:13:23d'émission
01:13:2510h midi
01:13:26Sud Radio
01:13:27Ă  vous de le dire
01:13:28Stéphanie Demuru
01:13:29Sud Radio
01:13:30Ă  vous de le dire
01:13:31avec mes débatteurs
01:13:32Mathieu Bachelon
01:13:33on est Samuel Lafon
01:13:34et Philippe Coy
01:13:35on parle maintenant
01:13:36de ce scandale
01:13:38je pense qu'on peut
01:13:38appeler ça comme ça
01:13:39Ă  Carcassonne
01:13:41pendant une patrouille
01:13:42nocturne
01:13:424 policiers
01:13:43municipaux
01:13:44sont enregistrés
01:13:45par une caméra
01:13:45piéton
01:13:46qui reste allumée
01:13:47les images
01:13:48faut le préciser
01:13:49remontent Ă  novembre 2025
01:13:51mais viennent seulement
01:13:51d'ĂŞtre rendues publiques
01:13:53leur brigadier chef
01:13:54multiplie
01:13:55les insultes racistes
01:13:57les propos misogynes
01:13:58homophobes
01:13:58et complotistes
01:13:59un autre agent
01:14:00participe également
01:14:01à ces échanges
01:14:02on est devenus chrétiens
01:14:03sous Clovis
01:14:04tu vois
01:14:05bientĂ´t on va devenir
01:14:06musulmans
01:14:06sous Macron
01:14:09on va le vite
01:14:09c'est bouignon
01:14:10il y a un chameau
01:14:11aujourd'hui une voiture
01:14:13il n'y a pas de transition
01:14:14la transition est rude
01:14:15ils ont été faire les courses
01:14:18avec un petit peu
01:14:19de nos impĂ´ts
01:14:19ce qui est bien
01:14:22c'est qu'au mois
01:14:23au mois de décembre
01:14:23la zone elle sera claire
01:14:25avec les fourrins
01:14:26les punkachiens
01:14:27et les bouignols
01:14:29ils n'aiment pas ça
01:14:30ils règlent ça en creux
01:14:30j'espère que c'est pas un gamin
01:14:32ou quelqu'un
01:14:32qui a l'apercuté par contre
01:14:33non c'est peut-ĂŞtre un migrant
01:14:35un petit kirikou
01:14:38kirikou dans la savane
01:14:39il est percuté
01:14:40il est venu en France
01:14:41il est percuté
01:14:41par un véhicule
01:14:43imagine
01:14:43il vient en France
01:14:44il se fait buter
01:14:44par une voiture communiste
01:14:45il a relancé un hôpital
01:14:48le vieil
01:14:48elle a percuté un bouignol
01:14:49apparemment
01:14:51bon
01:14:51c'est sûr que là
01:14:52c'était un petit
01:14:53je crois que ça dure 4h
01:14:54il y a un petit
01:14:564 minutes pardon
01:14:57il y a un petit
01:14:58florilège
01:14:59bon il y a aussi
01:15:00des propos bien
01:15:01misogynes
01:15:02alors une enquĂŞte
01:15:02préliminaire est ouverte
01:15:04l'affaire est devenue politique
01:15:05puisque c'est un ancien
01:15:06militaire
01:15:07un gendarme
01:15:07qui aurait participé
01:15:08au service d'or du RN
01:15:10il serait proche
01:15:11du nouveau maire
01:15:11RN de Carcassonne
01:15:13mĂŞme si les faits
01:15:14sont antérieurs
01:15:15à l'élection de ce dernier
01:15:16alors le RN
01:15:17non seulement a condamné
01:15:18ce matin
01:15:18mais il a suspendu
01:15:19immédiatement
01:15:20de ses fonctions
01:15:21au sein du parti
01:15:22ce policier
01:15:24suspecté
01:15:24de propos
01:15:25racistes
01:15:26alors c'est vrai
01:15:26que c'est toujours
01:15:27embĂŞtant
01:15:27parce que
01:15:28la plupart des policiers
01:15:29sont là pour nous protéger
01:15:30ils ont un travail
01:15:31très difficile
01:15:32on l'a encore vu
01:15:33lĂ  ces derniers jours
01:15:34à Chambéry
01:15:35avec un refus
01:15:35d'obtempérer
01:15:36qui a mal tourné
01:15:38puis qui se
01:15:40se retrouve
01:15:42qui se transforme
01:15:43en violence urbaine
01:15:44mais c'est vrai
01:15:44que ça c'est
01:15:45absolument condamnable
01:15:46qui veut réagir
01:15:47Mathieu ?
01:15:48bien sûr
01:15:49que c'est condamnable
01:15:50mais plus que condamnable
01:15:50les propos sont
01:15:52absolument honteux
01:15:53j'espère que ce monsieur
01:15:54va non seulement ĂŞtre
01:15:55bien évidemment
01:15:56suspendu de ses fonctions
01:15:57mais qu'il ne pourra plus
01:15:57jamais exercer
01:15:58dans le domaine
01:15:58de la sécurité
01:16:01je pense qu'il y a un sujet
01:16:03au-delà du cas précis
01:16:05de Carcassonne
01:16:06il y a un sujet
01:16:06sur les polices municipales
01:16:08et sur les profils
01:16:09des personnes
01:16:10qui sont dans les polices
01:16:11municipales
01:16:12il faut savoir que
01:16:13la police municipale
01:16:14a quand mĂŞme
01:16:14des prérogatives
01:16:16qui sont des prérogatives
01:16:17assez importantes
01:16:18dans certaines villes
01:16:19ils sont même armés
01:16:19désormais
01:16:20d'armes létales
01:16:21donc ça implique
01:16:22quand mĂŞme
01:16:22une grande responsabilité
01:16:23lĂ  oĂą la police nationale
01:16:24a je pense
01:16:26depuis des années
01:16:27fait son
01:16:29comment dire
01:16:30sa mutation
01:16:31avec bien évidemment
01:16:33des brebis galeuses
01:16:34comme il y a partout
01:16:34c'est une société humaine
01:16:35donc il y a fort
01:16:36la perfection n'existe pas
01:16:38mais la police nationale
01:16:39a quand mĂŞme fait
01:16:39sa mutation
01:16:40lĂ  oĂą la police municipale
01:16:42Ă  mon avis
01:16:42mériterait
01:16:43alors je ne sais pas
01:16:43s'il faut faire un grenelle
01:16:44des polices municipales
01:16:45mais du moins en tout cas
01:16:46ça a été fait
01:16:47ça a été fait
01:16:48c'est vrai qu'en France
01:16:49on aime bien les grenelles
01:16:50mais je pense que
01:16:52ça interroge
01:16:53parce que dans un style
01:16:55différent
01:16:56évidemment je ne mets pas
01:16:56sur le même pied d'égalité
01:16:58mais il y a eu
01:16:58des polémiques récentes
01:17:00Ă  Saint-Denis
01:17:00sur la façon
01:17:02dont le nouveau maire
01:17:03Bali Bagayoko
01:17:04avait décidé
01:17:05de donner un nouveau virage
01:17:06sur la police
01:17:07en recrutant
01:17:08un nouveau directeur
01:17:09qui était visiblement controversé
01:17:10je ne mets évidemment pas
01:17:11sur le mĂŞme pied
01:17:14mais je pense qu'il y a un sujet
01:17:17sur la police municipale
01:17:19sur les profils
01:17:20qui sont recrutés
01:17:22sur les responsabilités
01:17:24qu'ils ont
01:17:24la façon dont ils sont encadrés
01:17:26je ne suis pas un expert du sujet
01:17:27mais je pense qu'il y a un sujet
01:17:28quand mĂŞme
01:17:28sur la police municipale
01:17:31bon alors
01:17:31je me tourne
01:17:33vraiment vers
01:17:34Samuel Laffont
01:17:34du parti ReconquĂŞte
01:17:35alors j'imagine que ça
01:17:37c'est sûr que ça ne vous arrange pas
01:17:38ce genre de choses
01:17:39non mais je vous taquine
01:17:40c'est sûr que ça donne
01:17:42du grain Ă  moudre
01:17:43Ă  l'extrĂŞme gauche
01:17:43qui explique que la police tue
01:17:45que la police est raciste
01:17:47c'est vrai qu'on entend
01:17:48ces propos
01:17:49c'est extrĂŞmement choquant
01:17:51et ça s'allie malheureusement
01:17:53lĂ  j'insiste
01:17:54parce que la plupart
01:17:54des policiers
01:17:55nous protègent
01:17:56ils font un travail
01:17:57extrĂŞmement difficile
01:17:58et on pense vraiment Ă  eux
01:17:59parce que
01:17:59vous avez vu
01:18:00les revues d'Obtempéré
01:18:01qui augmentent en France
01:18:03c'est un cauchemar pour eux
01:18:04quelle est votre réponse vous ?
01:18:06Alors comme vous l'avez souligné
01:18:07les premiers concernés
01:18:09ont condamné tout de suite
01:18:10ces propos
01:18:10moi je rappelle simplement
01:18:11que la loi est la mĂŞme pour tous
01:18:12et que tout le monde
01:18:13doit la respecter
01:18:15pour poursuivre
01:18:17merci Mathieu
01:18:18d'avoir parlé
01:18:18de l'affaire de Saint-Denis
01:18:19parce que je pense
01:18:20qu'il y a un vrai sujet
01:18:21effectivement
01:18:21dans les recrutements
01:18:22on ne doit pas se retrouver
01:18:23avec des polices
01:18:24à moitié politiques
01:18:25ou avec des
01:18:26il ne faut pas que ce soit
01:18:27une milice
01:18:28ou des profils
01:18:29on voit un peu
01:18:30tête brûlée
01:18:30anciens militaires
01:18:31qui n'ont pas forcé
01:18:32certaines fois
01:18:33on sait que certains
01:18:34ont visé des concours
01:18:36de la police nationale
01:18:36ils ne les ont pas eu
01:18:37se retrouvent dans la police municipale
01:18:38il y a un vrai sujet
01:18:39parce que
01:18:40effectivement
01:18:41les policiers font
01:18:42un travail qui est
01:18:43extrêmement compliqué
01:18:44je rappelle que
01:18:45il y a quelques années
01:18:46on n'imaginait pas
01:18:47quelques personnes
01:18:48qui insultaient les policiers
01:18:49maintenant c'est de vue normale
01:18:50on voit plein de vidéos circuler
01:18:51oĂą ils se font agresser
01:18:52Ă  plusieurs
01:18:53mettre Ă  terre
01:18:53parfois des gens
01:18:54qui savent leur prendre
01:18:54leur arme
01:18:55et tout
01:18:55mais qui savent leur prendre
01:18:56leur arme
01:18:56et compagnie
01:18:57pourquoi je fais le lien
01:18:59avec ce que disait Mathieu
01:18:59Ă  l'instant
01:19:00c'est parce que
01:19:01les municipalités
01:19:02Ă  raison
01:19:03ont voulu
01:19:03améliorer la sécurité
01:19:05de leurs citoyens
01:19:05avec les moyens qu'elles ont
01:19:06et donc
01:19:07se doter de police municipale
01:19:09quand elles pouvaient
01:19:09etc
01:19:09je coupe 30 secondes
01:19:10on voulu
01:19:11on dĂ» le faire
01:19:13par manque d'engagement
01:19:15de la mission régalienne
01:19:15de l'état
01:19:17fermeture de gendarmerie
01:19:18de manque de personnel
01:19:19et pour assurer
01:19:21la sécurité
01:19:21les mairies
01:19:22ont souvent été obligées
01:19:23d'assurer
01:19:24elles-mĂŞmes
01:19:25ce service
01:19:25complètement d'accord
01:19:26parce que l'état
01:19:27alors on parlait
01:19:28des impĂ´ts tout Ă  l'heure
01:19:28on paie toujours autant
01:19:29mais effectivement
01:19:30la base de la base
01:19:33en tant politique
01:19:34je dirais que philosophique
01:19:35pour moi c'est la sécurité
01:19:36on est en contrat tacite
01:19:38entre nous
01:19:38pour assurer la sécurité
01:19:39sur le territoire national
01:19:40et effectivement
01:19:41l'état ne respecte plus
01:19:42sa mission régalienne
01:19:43qui est de faire respect
01:19:43de la sécurité
01:19:44donc il y a peut-ĂŞtre
01:19:44une question Ă  se poser
01:19:46sur les recrutements
01:19:47Juste Stéphanie
01:19:48en effet
01:19:48oui rapidement
01:19:49parce qu'on est un petit peu en retard
01:19:50les propos qui sont tenus
01:19:51font froid dans le dos
01:19:53ils peuvent rappeler
01:19:55la façon dont parlaient
01:19:57les policiers
01:19:58dans les années 70
01:19:59et au début des années 80
01:20:00bien évidemment
01:20:01pas tous
01:20:02mais il faut souvenir
01:20:04quand mĂŞme
01:20:04qu'il y a eu
01:20:04la marche des beurres
01:20:05qu'il y a eu
01:20:06beaucoup de discriminations
01:20:07qui sont arrivées aussi
01:20:08parce qu'il y avait une police
01:20:10qui a été en France
01:20:11et c'est pour ça
01:20:12que je parlais de mutation
01:20:13tout Ă  l'heure
01:20:13je pense qu'elle ne l'est plus
01:20:14aujourd'hui
01:20:14qui l'a été
01:20:15quand on entend ce monsieur
01:20:16de la police municipale
01:20:17ça rappelle les heures
01:20:18assez sombres
01:20:18de la police
01:20:19telle qu'elle était
01:20:20dans les années 70
01:20:21et début des années 80
01:20:22avec les immigrés
01:20:23et les personnes de couleur
01:20:24bien merci Ă  tous les trois
01:20:25merci Ă  vous
01:20:27Mathieu Bachelon
01:20:28Samuel Laffont
01:20:29Philippe Coy
01:20:30bonjour
01:20:30Perico Légas
01:20:32bonjour Stéphanie
01:20:32on va parler
01:20:33hĂ´pital
01:20:34qui est en train de tuer
01:20:35l'hĂ´pital public
01:20:35avec le docteur
01:20:36Eric Reboli
01:20:37qui est président
01:20:37du syndicat national
01:20:38des médecins
01:20:39remplaçant des hôpitaux
01:20:40André Vercoff
01:20:41se fera un coup de gueule
01:20:42sur le rapport PISA
01:20:43bien entendu
01:20:44il y a beaucoup de choses
01:20:45Ă  dire
01:20:45et puis on va savoir
01:20:47avec Mathieu Le Tourneur
01:20:48auteur
01:20:49les parents
01:20:49ont-ils le droit
01:20:50d'éduquer leurs enfants
01:20:51et c'est bien
01:20:52ensuite pour les policiers
01:20:53ils sont contents
01:20:53d'avoir en face d'eux
01:20:54des enfants bien éduqués
01:20:55et à l'école
01:20:56des enfants aussi
01:20:57bien instruits
01:20:58et réciproquement d'ailleurs
01:20:59donc reste au programme
01:21:00merci
01:21:01reste au programme
01:21:02comme d'habitude
01:21:02on vous écoutera avec plaisir
01:21:03Perico Légas
01:21:04merci Ă  vous
01:21:05et on se retrouve
01:21:05demain de 10h
01:21:06Ă  midi
01:21:07avec Gilles Gansman
01:21:08vous auditeurs
01:21:09qui réagissez
01:21:10et nos débatteurs
01:21:11Ă  demain

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