- il y a 2 jours
Avec Noémie Halioua, Louis Leroy, Arnaud Benedetti
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-19##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-19##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:07A vous de le dire avec aujourd'hui mes trois débatteurs, Noémie Allioua, Louis Leroy, Arnaud, Benedetti.
00:13On parle évidemment de ce week-end de violences dans toutes les villes de France, parce qu'on a beaucoup
00:17parlé de Paris, Lyon, Marseille, Limoges, parce qu'on a vu la mairie flamber.
00:21Mais enfin, c'est arrivé dans une cinquantaine de villes de France et des petites villes d'ailleurs.
00:26On sera un peu plus tard avec Christophe Bouillon, maire de Barentin, surtout président de l'association des petites villes
00:32de France,
00:33qui ont peur d'être oubliées, parce que de nombreux commerces ont été pillés également dans ces petites villes.
00:39On est pour l'instant avec Jean-Christophe Couvi, policier secrétaire national du syndicat Unité Police.
00:46Bonjour Jean-Christophe Couvi.
00:48Bonjour à tous et toutes.
00:50Beaucoup de questions évidemment à vous poser.
00:56997 policiers et des gendarmes blessés, dont sept grièvement.
01:00Votre première réaction sur ce week-end de violences, Jean-Christophe Couvi ?
01:05De toute façon, je veux dire, le bilan malheureusement, il est lourd de façon humaine.
01:11Et moi, mes premières pensées m'envers mes collègues, qui ont tenu encore une fois la République à bout de
01:16bras.
01:16En phase 2, il y avait une forme hybride, j'allais dire, entre des révolutionnaires ultra-gauches qui étaient là
01:25avec une idéologie bien particulière.
01:27Et de l'autre côté, une délinquance qu'on a l'habitude de voir, qui est descendue de quartiers et
01:33de certaines cités pour faire des radias et puis pour piller des commerçants qui n'avaient rien à voir en
01:39fait dans l'histoire.
01:40Donc, on voit bien qu'il y a un mélange des deux et il y a une sédition, moi je
01:44le dis comme je le pense, une sédition d'une partie de la population aujourd'hui qui ne veut plus
01:48vivre dans l'espace de la République.
01:51Qu'est-ce qui vous a manqué le plus ? Le renseignement, les ordres, les armes ?
01:58Qu'est-ce qui s'est passé hier, Jean-Christophe Couvy ? On a vu plusieurs commerçants être pillés pendant
02:04plusieurs heures pour certains sans que la police n'intervienne.
02:08Qu'est-ce qui s'est passé ?
02:10La police, en fait, le problème c'est quand elle est débordée parce qu'il y a un problème d
02:14'effectifs, mais ça, ça fait des années qu'on le dit, vous ne pouvez pas avoir un maintien de l
02:19'ordre entre guillemets classique avec des manifestants qui viennent et qui sont encadrés.
02:23Vous prévoyez, vous, des forces lourdes, entre guillemets, CRS et gendarmes mobiles. Et puis de l'autre côté, effectivement, des
02:30pillages organisés.
02:32Les renseignements, on l'avait dit, qu'il y avait un risque justement de ce que les banlieues, entre guillemets,
02:37descendent avec des bandes organisées qui font des petites patrouilles en scooter ou en trottinette électrique pour voir un petit
02:44peu l'ambiance.
02:45Et dès lors qu'on a une ambiance violente, appeler les copains pour venir cibler des commerces et venir faire
02:50des radias.
02:51Voilà, donc ça, on le savait. Ce qu'on ne pouvait pas savoir, c'était l'ampleur. Et surtout, c
02:55'est que les policiers, on ne peut pas les multiplier.
02:58C'est-à-dire qu'à un moment donné, les policiers qui sont formés pour faire du maintien de l
03:03'ordre, eux, étaient bloqués et fixés par l'ultra-gauche qui faisait une vraie bataille de rue.
03:10Et de l'autre côté, des policiers du quotidien, des commissariats ou des gendarmes qui, eux, sont livrés à eux
03:15-mêmes et essayent d'aller justement contenir des petits groupes mais qui ne sont pas équipés pour.
03:19Je voulais vous demander, les portables, les chaussures, les naques qu'on va ramener chez soi, est-ce que le
03:28père et la mère peuvent considérer de faire du recel de vol si c'est dans leur appartement ou pas
03:33?
03:35Normalement, quand il y a un recel de vol, on pourrait faire une perquisition dans les maisons. Et puis, effectivement,
03:41après, on peut dire qu'il y aura une certaine complicité.
03:44Le problème, c'est que ça va être très compliqué parce que quand vous voyez l'ampleur des dégâts sur
03:48tout le territoire national, déjà qu'on n'arrive pas, nous, policiers, à fournir la délinquance du quotidien.
03:57Vous pensez bien que pour une paire de naïcs, on ne va pas aller faire des perquisitions dans les appartements
04:02dans les mois à venir.
04:03En fait, le problème, il est là. Et derrière, on a une justice aussi qui est embolisée. Donc, encore une
04:08fois, ça fait des années qu'on demande à changer le système.
04:11Et aujourd'hui, je pense que nos politiques ont tous la gueule de bois, mais tous, de gauche comme de
04:15droite.
04:16Je pense qu'aujourd'hui, ils doivent se remettre en question.
04:18Oui. Jean-Christophe Couvy, vous parliez tout à l'heure du nombre de policiers qui n'étaient pas suffisants, mais
04:23on a quand même appris qu'il y avait des centaures,
04:26ces gros équipements qui sont capables quand même d'aller décourager certains manifestants violents qui sont restés au garage.
04:33Comment vous l'expliquez, ça ?
04:36Ce sont des décisions politiques, en fait. Vous savez, quand vous êtes en formation maintien de l'ordre, vous perdez
04:41votre habilitation d'agent de police judiciaire ou d'officier de police judiciaire.
04:45Et donc, c'est le politique qui décide jusqu'où on siffle la fin de la récré, entre guillemets.
04:50Donc, à un moment donné, si les préfets ou le ministre a demandé l'utilisation de centaures...
04:55Mais encore une fois, comment on utilise des centaures ?
04:57C'est pour dégager des barricades, ce n'est pas pour foncer dans les gens.
05:00Donc, il faut aussi, j'allais dire, pouvoir l'utiliser à bon escient.
05:04C'est bien d'avoir des gros véhicules.
05:06On peut aller dans certains endroits, par exemple, c'est vraiment dégradé.
05:09Mais quand vous avez des multitudes sur le territoire national de points dégradés,
05:15c'est très compliqué d'utiliser tout l'arsenal qu'on a à notre disposition.
05:18Est-ce que les policiers sont suffisamment formés en France à cette technique de maintien de l'ordre ?
05:23Parce que vous êtes formés pour les cortèges.
05:26Mais est-ce que vous êtes formés, justement, à faire face à ces éléments violents de l'ultra-gauche
05:32auxquels s'agrège, vous le disiez, cette jeunesse, notamment des banlieues ?
05:37Clairement, non. En fait, on n'a rien appris depuis les affaires de Naël,
05:42de Parc des Princes avec le PSG, etc.
05:45C'est-à-dire qu'on a, effectivement, une partie de la police qui est projetable,
05:49comme les CRS ou les gendarmes mobiles, qui, eux, sont spécialisés dans du maintien de l'ordre.
05:52Et à côté de ça, on a les policiers du quotidien,
05:55qui devraient être formés et équipés, dans les commissariats,
05:58notamment de tenues unifugées aussi, quand on reçoit des cocktails Molotov
06:01et qu'on a notre tenue du quotidien,
06:03ou quand vous travaillez en civil, en bac, et que vous êtes obligés d'aller chez Decathlon,
06:07désolé pour le nom, mais acheter des genouillères, des coudières et des casques de VTT pour vous protéger,
06:12je pense qu'à un moment donné, encore une fois, on a un ministère qui est en dessous de tout
06:16et qui n'a pas prévu, qui n'a pas fait de retour d'expérience,
06:20des différentes séquences qu'il y avait eues, notamment avec l'affaire d'Ithnaël,
06:25où on a vu une insurrection générale aussi.
06:27Est-ce que vous vous sentez abandonné en tant que policier, Jean-Christophe Couville ?
06:31J'entendais certains policiers qui avaient même refusé d'aller sur le terrain.
06:36Je ne sais pas pourquoi exactement, je n'ai pas compris la raison,
06:40mais il y a une forme aussi de colère policière aujourd'hui, même de peur.
06:46La colère, elle n'est pas neuve.
06:49Ça ne vous a pas échappé que depuis le mois de juin, d'ailleurs,
06:52il y a un problème au sein de la police nationale,
06:54où les policiers ont été faire des manifestations.
06:57On est en colère contre le ministère parce qu'à mon nom,
07:01on a réussi à trouver de l'argent pour les commissaires et les décideurs.
07:05D'ailleurs, on voit aujourd'hui où on en est.
07:07Et le problème, c'est qu'il y a des policiers qui ont refusé
07:10de revenir sur leur jour de repos de congé
07:12pour aller se faire péter la figure gratuitement.
07:14Donc ça, c'est pareil.
07:15Aujourd'hui, on a une mentalité de la police qui change aussi
07:18parce qu'on en a marre d'aller au casse-pipe.
07:20Et donc, du coup, quand on aura des dirigeants qui ont prévu et anticipé
07:24et qui nous auront équipé comme il faut nous donner des ordres de clair,
07:27plutôt que de godier, où un jour on nous dit
07:30et la main ne tremble pas, et le lendemain, il faut faire preuve
07:34de pédagogie et d'empathie.
07:36Enfin voilà, je veux dire, encore une fois,
07:37on est pris toujours entre le marteau et l'enclume.
07:39Et moi, je me rappelle ce qu'avait dit un ancien ministre de l'Intérieur,
07:43c'est qu'un jour, les Français seront face à face.
07:45Et ça fait huit ans.
07:46J'y ai pensé à cette phrase, d'ailleurs, de M. Collomb Gérard.
07:52Je cherchais le prénom, maire de Lyon.
07:55Aujourd'hui, nous sommes côte à côte.
07:56Demain, on sera face à face.
07:58Ça m'a obsédé tout le week-end, cette phrase.
08:00Justement, je réitère ma remarque qui n'était pas vraiment une question,
08:04mais c'est ces policiers peut-être qui n'ont pas répondu.
08:07J'imagine que c'est très résiduel.
08:09Mais est-ce qu'il serait possible aujourd'hui
08:11que les policiers mettent un mot-pied et désobéissent ?
08:15Ça pourrait arriver, mais encore une fois,
08:17ça ne serait pas institutionnalisé.
08:19C'est juste qu'à un moment donné,
08:20il pourrait y avoir une résilience qui arrive au bout.
08:23Et à un moment donné, de se dire, nous, c'est fini.
08:25On a aussi nos familles, nos enfants.
08:27Et effectivement, si ça va trop loin,
08:29peut-être qu'on fera tomber les casques et les boucliers
08:33en disant, maintenant, débrouillez-vous.
08:34Donc, il y a aussi cette notion
08:38qu'il faut que nos gouvernants puissent entendre.
08:40Et aujourd'hui, encore une fois,
08:42on en a marre d'être critiqués tous les jours,
08:44d'être mis, j'allais dire, sur les réseaux sociaux
08:48avec des découpages d'images, de films,
08:50en disant qu'il y a une police française qui est violente,
08:53la sauvagerie.
08:54Enfin, encore une fois, on sait d'où ça vient.
08:56Ça vient de personnes qui, justement, sèment la haine
08:59et récoltent le chaos.
09:00Ils sont contents, ils baignent dedans.
09:01Ça leur fait plaisir.
09:02Moi, je parle à la fille, bien sûr,
09:04et tous les proxys.
09:05Emmanuel Macron vous a appelé à plus d'empathie aussi.
09:09Oui, c'est pour ça.
09:10C'est ce que je vous disais tout à l'heure.
09:11Il y a quelques jours, on demande de l'empathie,
09:13de la pédagogie.
09:13Et le samedi, on se fait casser la figure.
09:15À un moment donné, je veux dire,
09:17on en a marre aussi des gouvernants qui gaudillent.
09:19Voilà, il faut dire les choses.
09:20C'est soit maintenant, on a une vraie politique
09:23et on s'y met.
09:25Et en fait, on y met les moyens aussi
09:28pour rétablir, entre guillemets,
09:30la France et l'ordre.
09:31Ou alors, on continue à faire ce qu'on fait
09:33depuis des années.
09:34Où nous, tous les services de renseignement
09:36attirent l'attention de nos gouvernants,
09:37en disant, attention, on va dans le mur.
09:38Attention, il y a des problématiques.
09:40Et aujourd'hui, on voit qu'il y a une problématique hybride.
09:42C'est-à-dire que d'un côté,
09:43vous avez des idéologues d'ultra-gauche
09:45qui veulent la révolution.
09:46Voilà, il faut dire ce qui est.
09:48Donc, vous avez des révolutionnaires.
09:49Vous avez des délinquants de banlieue qui viennent
09:52parce qu'eux, ils ont un problème territorial.
09:54Et donc, ils sont en train de montrer
09:56qu'ils peuvent aller partout où ils veulent en France
09:57et qu'ils sont chez eux.
09:58Et qu'encore une fois, la barrière de la République,
10:00la frontière de la République,
10:03elle ne va pas jusque chez eux.
10:05Et après, il y aura peut-être, effectivement,
10:07le troisième ingrédient,
10:08et j'espère qu'on ne le connaîtra pas,
10:10ça va être la mouvance islamiste, armée,
10:12qui pourrait se mélanger aussi
10:14et à un moment donné, faire le coup de feu.
10:16Voilà.
10:17Et donc, tout ça, si vous voulez,
10:18c'est des problématiques qu'aujourd'hui,
10:19nos gouvernements ont sur la table.
10:21Et qu'est-ce qu'ils vont prendre comme décision ?
10:23Alors, les tweets et les slogans, il y en a marre.
10:24Merci, Jean-Christophe Couvi,
10:27d'avoir été avec nous,
10:29policiers et syndicats Unité Police.
10:32Merci à vous.
10:33On se retrouve dans quelques instants.
10:35On commentera ces propos de Jean-Christophe Couvi,
10:38qui a peur aussi que s'agrège une mouvance islamiste.
10:43Olivier Vial, spécialiste des radicalités,
10:44nous en parlait.
10:45Pour lui, elle est déjà un petit peu là,
10:47mais c'est vrai que ses propos
10:49peuvent sembler extrêmement inquiétants.
10:51Qu'est-ce que vous en pensez ?
10:52N'hésitez pas à venir nous en parler sur Sud Radio,
10:540800 26 300 300.
10:58Stéphanie Demiru.
10:59A vous de le dire avec Noémie Alua,
11:02Louis Leroy, Arnaud Benedetti.
11:04On vient d'entendre Jean-Christophe Couvi,
11:06policier, secrétaire national du syndicat Unité.
11:09Une police qui se sent bien abandonnée,
11:11un petit peu trahie.
11:12Ce ne sont pas les mots de Jean-Christophe Couvi,
11:14mais on a compris entre les lignes par le pouvoir,
11:17qui ne donne pas toujours les moyens aux policiers.
11:20Un Emmanuel Macron qui a fustigé le manque d'empathie des policiers
11:25il y a encore quelques jours,
11:26et puis qui a fini par nous dire,
11:28là on avait l'ultra-gauche,
11:29on a eu les jeunes des banlieues,
11:31attention à ce que la mouvance islamiste ne se rajoute pas au-dessus.
11:36Est-ce que c'est une crainte que vous avez, vous aussi, Louis Leroy ?
11:39Oui, c'est une crainte que j'ai.
11:41Vous savez, je nous écoute parler, là, depuis tout à l'heure,
11:43j'ai écouté tout ce qui s'est dit sur les plateaux samedi, dimanche.
11:48J'entends dire, ah oui, on est en colère, on est sidéré par ce qui se passe.
11:51Moi, je ne suis pas en colère, je ne suis pas sidéré par ce qui se passe.
11:54Franchement, je vous le dis, j'ai la haine.
11:56Mais j'ai la haine, j'ai la haine de...
11:57Vous n'êtes pas le seul.
11:58Je suis un citoyen, je suis un jeune papa,
12:00je suis le mari d'une commerçante,
12:02je suis un élu local.
12:04J'ai la haine.
12:04J'ai la haine à plein de titres différents.
12:07J'ai la haine déjà que toutes les personnes qui souffrent
12:09et qui ont des revendications légitimes
12:11aient été totalement invisibilisées par la violence de ce week-end.
12:14Et en fait, j'en arrive à penser qu'on a invisibilisé
12:19toutes ces personnes de manière...
12:21550 000 manifestants en France qu'on n'a pas entendus.
12:24Exactement.
12:25Donc la colère a été volée.
12:26Oui, mais il ne faut pas réagir sous le coup de l'émotion.
12:28Il ne faut pas légiférer sous le coup de l'émotion.
12:30Mais quelle émotion ?
12:30Ça arrive quatre fois par an dans le pays.
12:32Tout le monde s'est habitué.
12:33Je voudrais dire une chose quand même,
12:35suite à l'appel qu'on vient d'avoir.
12:36Moi, c'est de dire le plus grand merci
12:38aux forces de l'ordre,
12:40aux policiers,
12:41aux gendarmes,
12:42aux CRS,
12:43aux pompiers,
12:44parce qu'ils sont l'honneur de la France.
12:46Et c'est eux, ce week-end,
12:47qui ont tenu la République.
12:48Ou plutôt ce qu'il en reste,
12:49quand toute une partie de la population,
12:51une minorité bruyante, armée, factieuse,
12:53a essayé de lui mettre un genou à terre.
12:55Et je veux aussi avoir un mot
12:57pour les soignants dans les hôpitaux,
12:58pour ceux qui ont nettoyé les dégâts
13:00dans les rues de Paris
13:01pendant tout le week-end,
13:03pour les commerçants
13:04qui ont été pillés, dévalisés.
13:06Paris et des cinquantaines de villes en France.
13:07Exactement.
13:07D'ailleurs, on va voir dans quelques instants
13:09l'association des petites villes.
13:11Il n'y a pas que Paris, loin de là.
13:13Une pensée pour les commerçants
13:14et surtout,
13:15une pensée pour les élus locaux de ce pays
13:17qui ont vu leur mairie,
13:18qui ont vu leurs équipements publics,
13:19des milliards partir en fumée.
13:21Et à la fin,
13:21on sait exactement qui c'est qui payera.
13:23Et la réponse à ça,
13:24ce sera quoi ?
13:25Ce sera tous les mots,
13:25vous savez,
13:26qui terminent en « hable ».
13:27C'est inacceptable.
13:29C'est intolérable.
13:30C'est inexcusable.
13:32La République,
13:32ça c'est la formule magique,
13:33la République sera intraitable.
13:35Et vous voulez un scoop ?
13:37Elle ne le sera pas.
13:38Elle ne le sera pas
13:39parce que les mêmes causes
13:39produisent les mêmes effets.
13:41Et donc,
13:41à la prochaine victoire d'un match de foot,
13:43ils casseront,
13:44ils brûleront.
13:44Vous avez vu Marseille,
13:4530 000 pireurs.
13:46Alors ça a été...
13:46À la prochaine manif,
13:47samedi,
13:48samedi d'après,
13:48le mois prochain,
13:49tant que rien ne sera fait,
13:50ils casseront,
13:51ils brûleront.
13:52Au prochain refus d'obtempérer,
13:54ils casseront
13:54et ils brûleront.
13:56Parce que les mêmes causes
13:57provoquent les mêmes effets.
13:5899 interpellés,
14:00je le disais,
14:00à Marseille,
14:01sur 30 000 pireurs.
14:02Alors,
14:03Benoît Payan
14:04a dit que c'était faux ce film,
14:07enfin,
14:07ce chiffre,
14:08pardon,
14:08la préfecture indique
14:1030 000 pireurs
14:11sur 8 000 manifestants.
14:12C'est énorme.
14:13On est avec Christophe Bouillon,
14:15maire de Barentin
14:16en Seine-Maritime
14:17et surtout président
14:18de l'Association
14:19des Petites Villes de France.
14:20Bonjour Christophe Bouillon.
14:22Bonjour.
14:23On le disait à l'instant,
14:25on parle beaucoup
14:26des grandes villes
14:27de France
14:27parce que c'est là
14:29qu'était le focus.
14:30Les caméras étaient
14:31davantage peut-être
14:32sur ces grandes villes
14:34à congémération
14:35mais des dizaines
14:36et des dizaines
14:38de villes en France
14:38ont été touchées
14:39par ces violences
14:40ce week-end.
14:42Oui,
14:42vous avez raison.
14:43Malheureusement,
14:44on ne peut pas dire
14:44que ce soit uniquement
14:45un phénomène de grandes villes.
14:46Il y a beaucoup de villes
14:47en France
14:47qui ont été touchées.
14:49Plus globalement,
14:50même si des petites communes
14:52n'ont pas été touchées,
14:53elles se sentent solidaires
14:54de ce qui se passe
14:55parce que bien évidemment,
14:56personne ne peut aujourd'hui
14:57accepter toutes ces violences.
14:59Il n'y a pas de hiérarchie
15:00dans les violences.
15:01Ça ne concerne pas simplement
15:02le saccage de lieux publics
15:04qui représentent la République
15:05mais aussi des commerçants
15:06mais aussi du mobilier urbain.
15:08Bref,
15:09il y a des images
15:09qui choquent,
15:10des images qui provoquent
15:12l'indignation.
15:13Elle est vraiment générale
15:14et c'est vrai que c'est une accumulation
15:16finalement de situations
15:20sans doute de colère,
15:21sans doute un manque d'écoute aussi
15:22par rapport à un certain nombre
15:23de revendications.
15:25C'est vrai,
15:25ça vient d'être dit
15:26que ce qui est dommage
15:27à travers ces violences
15:28c'est l'invisibilité
15:29des véritables revendications.
15:31Il y a des raisons
15:32d'être en colère.
15:33On a un droit en France
15:35c'est celui de manifester
15:37mais ensuite,
15:38il faut permettre
15:39à ce que ce droit
15:39puisse exercer en toute sécurité
15:41pour celles et ceux
15:42qui veulent l'exercer
15:43de façon apaisée
15:45simplement en revendiquant.
15:46Et ce qui est marquant
15:48et ce n'est pas une première
15:49c'est qu'en effet
15:49aujourd'hui,
15:50on a beaucoup d'endroits
15:52dans le territoire
15:53qui sont concernés dans cela.
15:54Mais souvenez-vous,
15:55Vous avez des chiffres ?
15:55En 2023,
15:58vous l'avez dit,
15:58il y a une dizaine
15:59de collectivités.
16:00C'est vrai qu'il y a
16:00une concentration
16:01malgré tout
16:02sur les grandes villes.
16:03Pourquoi ?
16:03Parce que c'était
16:03des lieux de renseignement.
16:04D'ailleurs,
16:05c'est une différence
16:05qu'on peut observer
16:06avec le mouvement
16:08dit des Gilets jaunes
16:09en 2018
16:11d'abord dans la périphérie,
16:12les fameux ronds-points
16:13et autres.
16:14Là, pour le coup,
16:15il y avait d'entrée de jeu
16:16des rassemblements
16:17le 17 octobre
16:18plutôt dans les grandes villes
16:19ou parfois
16:20dans les villes moyennes.
16:21Après,
16:22souvenez-vous,
16:22en 2023,
16:23lorsqu'il y avait eu
16:24des émeutes,
16:25on avait été surpris
16:27de voir que ces émeutes
16:28qui ressemblaient
16:29à des violences urbaines,
16:30elles étaient aussi
16:31dans les villes moyennes,
16:32dans les petites villes.
16:33C'était une première,
16:34alors sans doute
16:35par mimétisme,
16:36sans doute c'était aussi
16:37l'effet des réseaux sociaux.
16:38Quoi qu'il en soit,
16:39on voit bien que
16:40cette forme de violence,
16:41elle gagne du terrain,
16:42ce qui est inacceptable,
16:44bien évidemment,
16:45mais en même temps,
16:46il faut,
16:46comme vous venez de le dire
16:48il y a quelques instants,
16:50les mêmes causes
16:51produisent les mêmes effets.
16:52Il faut quand même
16:53non pas être commentateur
16:54des effets,
16:55mais plutôt
16:56s'attaquer aux causes,
16:58regarder quel type de réponse
16:59on peut apporter
17:00à ce phénomène.
17:01Ces petites villes,
17:02elles se sentent suffisamment
17:03soutenues par l'État ?
17:06Alors,
17:07la chance qu'on a souvent,
17:08vous savez,
17:09c'est d'être en zone
17:10de gendarmerie,
17:10dans ces petites villes.
17:12On a la moitié,
17:1580% du territoire
17:16et la moitié des habitants
17:17qui sont sur zone
17:18de gendarmerie.
17:19On a des contacts
17:20comme élus locaux
17:21régulièrement
17:22avec la gendarmerie nationale.
17:23On travaille ensemble,
17:25nos polices municipales
17:26font parfois même
17:27des patrouilles ensemble.
17:28il y a une connaissance
17:29du terrain
17:30qui est assez fine.
17:31Donc,
17:31ça change parfois
17:34la relation,
17:35l'intervention
17:36parce que,
17:37bien évidemment,
17:38c'est nécessaire
17:38pas d'être là
17:40quand il y a des coups durs,
17:41mais d'être là
17:42en permanence
17:43qui permet parfois
17:43de pouvoir,
17:44le cas échéant,
17:45jouer la carte
17:46de la médiation.
17:47Il y a quand même
17:47un problème en France,
17:49c'est pas mal
17:49qui le dit,
17:50ça vient d'être souligné
17:51à maintes reprises
17:52qui est celui
17:53de la doctrine
17:54du maintien de l'ordre.
17:55On voit bien
17:56qu'on n'est jamais
17:56dans la désescalade,
17:58mais plutôt
17:58dans l'escalade
17:59d'une certaine manière.
18:00En tout cas,
18:00moi j'observe
18:01que dans des territoires
18:01où il y a des relations
18:02en continu,
18:03notamment avec
18:04la gendarmerie nationale
18:05en lien avec
18:05la police municipale,
18:06les choses se passent
18:07malgré tout
18:07un peu mieux
18:08que dans les zones
18:09très urbaines.
18:11Vous pointez du doigt
18:12la politique
18:13du maintien de l'ordre
18:14et les forces de l'ordre
18:15en l'espèce ?
18:17Moi,
18:17je regarde les résultats.
18:19On l'a vu d'ailleurs,
18:20les violences aussi
18:21contre lycéens
18:21n'étaient pas acceptables
18:23d'une certaine manière.
18:24On voit qu'il y a eu
18:26sans doute...
18:27Là, on était dans autre chose,
18:28Christophe Bouillon.
18:29C'était plus les...
18:30Ce n'est pas les cortèges
18:31de lycée.
18:33Je fais la distinction
18:34et d'ailleurs,
18:35ça a été souligné aussi
18:35avant moi.
18:37Il y a eu des revendications,
18:39il y a eu des manifestations
18:39qui se sont, elles,
18:40bien passées.
18:41Là, on est dans autre chose.
18:42C'est le fait de casseurs,
18:44c'est en marge
18:45des manifestations.
18:46Évidemment,
18:46ce que je veux dire par là,
18:47d'une certaine manière,
18:48qu'on a quand même
18:48une interrogation à avoir.
18:50D'ailleurs,
18:50ce n'est pas moi qui le dis,
18:51même le ministre de l'Intérieur
18:53fait le constat que,
18:55sans doute,
18:55que le dispositif
18:56n'était pas à la hauteur.
18:58Sans doute que tout le monde
18:59attendait en effet
19:00que ça soit important
19:01en termes de participation.
19:02Mais personne, sans doute,
19:03n'a vu venir.
19:04C'est un peu dommage.
19:05Il y a quand même une question
19:05qui est celui du renseignement
19:07territorial,
19:08ce qu'on appelle aujourd'hui
19:08le renseignement territorial.
19:10C'est vrai que quand on a
19:11une présence sur le terrain,
19:13on continue lorsqu'on est en relation
19:14avec différents acteurs.
19:15Ce n'est pas simplement
19:16les élus locaux,
19:17ce n'est pas simplement
19:17nos polices municipales.
19:18Ça peut être aussi
19:20les associations,
19:21les corps intermédiaires.
19:22Ça peut être
19:22les représentants des commerçants.
19:24Il y a plein d'indices
19:25et des signes faibles
19:26qui sont utiles
19:26pour organiser au mieux
19:28la présence
19:28et le maintien de l'ordre.
19:29Merci d'avoir été avec nous,
19:30Christophe Bouillon,
19:31président de l'Association
19:32des petites villes de France,
19:33Arnaud Benedetti.
19:35C'est vrai que c'est intéressant
19:37ce que nous dit Christophe Bouillon.
19:40Ce qui se passe
19:41dans les municipalités,
19:42c'est peut-être plus simple
19:43de prévenir.
19:45Il y a vraiment des gens
19:46qui travaillent main dans la main.
19:48Est-ce que, clairement,
19:49l'État a failli ?
19:50Je crois qu'on ne pose
19:50même plus la question.
19:51C'est clair qu'il y a eu des failles.
19:52Même Laurent Nunez le dit.
19:54D'ailleurs,
19:55sa démission a été refusée
19:56par Emmanuel Macron.
19:57Il a bien fait ?
19:58Moi, je pense que,
19:59si vous voulez,
20:00en termes de maintien de l'ordre,
20:01il y a une espèce
20:02d'asymétrie qui s'est créée
20:03parce qu'on a,
20:04qu'on le veuille ou non,
20:05malgré tout,
20:06des consignes de retenue
20:08qui sont données
20:10aux forces de l'ordre.
20:11Et vous avez en face
20:12des gens
20:13qui, eux,
20:13ne sont pas
20:14dans la retenue
20:15et qui, d'ailleurs,
20:16profitent de cette retenue
20:17des forces de l'ordre
20:18pour être toujours
20:19de plus en plus violent.
20:21C'est cette réalité
20:22aujourd'hui.
20:23Donc, il faut quand même
20:23remettre les choses
20:24un peu, je veux dire,
20:25en place
20:25et les contextualiser.
20:27C'est ça,
20:27parce qu'en effet,
20:28la peur de la bavure,
20:29parce que, si vous voulez,
20:30il y a le syndrome,
20:31on fera 40 ans,
20:32cette année,
20:34Malik Ousikine,
20:34qui continue de peser
20:36fortement
20:37sur tout exécutif
20:38qui est confronté
20:39à une mobilisation
20:40quelle qu'elle soit.
20:42Donc, ça,
20:42c'est un premier point.
20:43Deuxième point.
20:43Moi, ce que je note,
20:44quand même,
20:44dans ce mouvement,
20:45il y a trois choses.
20:46On pourrait en revenir
20:47à ce que disait
20:48le syndicaliste
20:50tout à l'heure
20:51de la police
20:53sur, notamment,
20:54le risque
20:55qu'un certain nombre
20:56de mouvances islamistes
20:57se saisissent
20:58de ce sujet.
20:59Il y a quand même
21:00un point qu'il faut aborder,
21:01c'est qu'on voit
21:02manifestement
21:03que ce mouvement
21:04est influencé
21:06par l'extérieur.
21:07On a, aujourd'hui,
21:09identifié
21:09un certain nombre
21:10d'ingérences,
21:11alors, on parle des Russes,
21:12évidemment,
21:13mais pas seulement
21:14les Iraniens
21:15et les Algériens.
21:16Absolument,
21:17c'est ce qu'Olivier
21:17Vial nous disait.
21:18Et les Algériens.
21:19Je rappelle quand même
21:20qu'il y a une forte
21:21communauté algérienne
21:22en France
21:22et que la communauté
21:24algérienne en France
21:25est utilisée
21:25par M. Théboun
21:27comme M. Erdogan
21:29utilise des communautés
21:30turques
21:30dans les pays
21:31où il y a beaucoup
21:31de turcs
21:32comme une arme politique
21:34tout à fait
21:36efficiente
21:36pour avancer
21:37son propre agenda.
21:37Donc, il y a cette réalité-là
21:39aussi à laquelle
21:39on est confronté.
21:40Après, on a deux autres
21:41éléments importants.
21:42Premier élément,
21:43on en a dit,
21:43c'est l'ultra-gauche.
21:44Et deuxième élément,
21:45c'est ce que Marx
21:47appelait en son temps
21:47le Lupin Proletariat,
21:49c'est-à-dire
21:49l'utilisation,
21:50en effet,
21:52des bandes
21:55des cités
21:55pour rajouter,
21:57si vous voulez,
21:58du désordre
21:59au désordre.
22:00On est confronté
22:01à ce cocktail
22:02qui est totalement
22:03explosif
22:03et qui rend bien évidemment
22:05le travail des forces
22:06de l'ordre
22:07encore plus compliqué.
22:08Le problème,
22:08c'est que les forces
22:09de l'ordre,
22:09vous l'avez dit,
22:10n'ont pas de consignes claires.
22:12Vous avez d'un côté
22:13un président de la République
22:14qui appelle à l'empathie,
22:15qui appelle à la retenue
22:16et qui, hier,
22:17a appelé à la fermeté
22:19tout en appelant
22:20également au dialogue.
22:22Donc, c'est vrai
22:23difficile aujourd'hui
22:24d'assurer le maintien
22:25de l'ordre,
22:25si on comptait
22:26le problème des moyens
22:27qui, là aussi,
22:29vient perturber
22:30l'organisation
22:32de l'ordre public.
22:33Mais en fait,
22:33on est face
22:34à une situation
22:35qui, aujourd'hui,
22:36à ce stade,
22:38apparaît un peu
22:38incontrôlable.
22:39Oui, j'ai juste
22:40rebondi sur ce que
22:41vous disiez
22:41sur les ingérences extérieures
22:42parce que c'est vrai
22:42qu'on est en train
22:43de découvrir un petit peu
22:44la façon dont tout
22:45ce que nous sommes
22:46en train de vivre
22:47qui est une réalité
22:47est instrumentalisé
22:49aussi par des puissances
22:49étrangères.
22:50Je lisais ce matin
22:50un article de Radio France
22:52qui expliquait effectivement
22:53comment, justement,
22:54certains États
22:55et notamment
22:56l'État algérien,
22:57l'État iranien
22:58et la Russie
22:59faisaient en sorte
23:00de maximiser
23:01ce qui est en train
23:02de se passer.
23:03Ils expliquaient
23:03que ça se jouait
23:04sur les réseaux sociaux,
23:06c'est-à-dire qu'en fait,
23:07ils déterminent
23:08des contenus
23:10qui sont des contenus
23:11qui visent
23:12à montrer
23:13ce qui est en train
23:13de se passer
23:14et ils les maximisent.
23:15C'est-à-dire qu'ils font
23:16en sorte de les développer
23:17un maximum
23:18parce qu'on comprend très bien
23:19l'intérêt de ces États
23:20à déstabiliser notre paix
23:21et à faire en sorte,
23:22on parlait tout à l'heure
23:23de l'image de la France
23:24à travers le monde,
23:25il y a l'économie,
23:26etc.
23:26Tout ça est imbriqué
23:27et participer
23:28à montrer une image
23:29dégradée de notre pays
23:31dans le monde,
23:31ça participe aussi
23:32à faire en sorte
23:35que nous soyons
23:36de moins en moins puissants.
23:37Donc, il y a aussi
23:38effectivement
23:38cette instrumentalisation
23:39qui ne doit pas du tout
23:40être minimisée
23:42parce que c'est un vrai problème.
23:43On continue
23:44parce que c'est passionnant
23:46et d'ailleurs
23:46ces violences,
23:47on les a vues aussi
23:48en Italie,
23:49notamment à Milan.
23:51Donc, on peut se poser
23:52en effet la question
23:52d'une organisation
23:53à grande échelle
23:54sans être complotiste
23:55parce que ce que vous
23:58venez de nous dire,
24:00en effet,
24:01ce sont des voix
24:01qu'on entend de plus en plus
24:03et ça ne date pas d'hier.
24:04On se retrouve
24:05dans quelques instants
24:06sur Sud Radio.
24:0810h midi,
24:09Sud Radio,
24:10à vous de le dire,
24:11Stéphanie Demiru.
24:13Avec Noémie Allioua,
24:15Louis Leroy
24:16et Arnaud Benedetti.
24:18On parle évidemment
24:18de ce week-end de violences,
24:20des commerces pillés,
24:21des mairies attaquées,
24:22près de 1000 policiers
24:23et gendarmes blessés
24:25un peu partout en France,
24:27des dizaines de villes touchées.
24:29Bonjour Pascal.
24:31Bonjour.
24:33Écoutez, pas très bien
24:34comme vous, j'imagine.
24:35vous avez dû être choquée,
24:37peut-être touchée aussi
24:38par ce week-end de violences ?
24:42Oui, quand même
24:43parce qu'on touche à la France
24:46et qu'on ne peut pas
24:47en même temps...
24:48Excusez-moi,
24:49j'ai la voix qui est un peu brille.
24:51Vous en prie.
24:51En même temps,
24:54on parle de manque d'effectifs
24:56mais moi,
24:57je suis franchement outré,
24:59outré,
24:59je pense que ce président,
25:00il devrait même partir.
25:02Il ne devrait même pas attendre
25:03les prochaines élections.
25:04on envoie 5 quarts,
25:065 quarts,
25:07ce n'est pas des photos,
25:09ce n'est pas l'IA,
25:105 quarts devant la chocolaterie
25:13des parents de la famille
25:14à Mme Brigitte Macron
25:16ou quoi.
25:17Et on demande d'effectifs.
25:18Alors que moi,
25:19j'ai un collègue
25:19qui était sur les...
25:20qui était,
25:21qui m'a envoyé des vidéos
25:24sur Paris samedi.
25:26Ils ont fait un aéretour.
25:27Je ne vous dirai pas
25:27laquelle compagnie
25:28parce que ça,
25:29c'est entre nous.
25:30Ils ont fait un aéretour.
25:31Ils étaient dans l'est de la France.
25:33Ils sont montés sur Paris
25:34et puis ils sont partis
25:35dans la nuit.
25:35Quand ça s'est tant bien
25:37que mal calmé,
25:38ils étaient quoi ?
25:39Ils avaient des gars
25:40en face d'eux
25:41qui leur balançaient
25:42des mortiers.
25:43Alors,
25:43à un moment donné,
25:44à un moment donné,
25:45il va falloir que tous
25:46ces politiciens
25:47se prennent en main
25:48et se disent
25:49qu'est-ce qu'on fait ?
25:50Où ?
25:51Là,
25:51on met l'état d'urgence
25:52mais on ne la laisse pas
25:53dans les mains
25:54de ce président.
25:57Surtout pas.
25:58Il faut qu'il parle.
25:59Il faut un gouvernement
26:01de transition
26:01et il nous faut
26:02quelqu'un
26:03et moi,
26:04je vais vous dire une chose,
26:05ce n'est pas un politique
26:07qu'il nous faut.
26:08Il nous faut un militaire
26:09pendant ces transitions.
26:11Il nous faut un militaire.
26:13Il nous faut quelqu'un
26:14qui prenne le devant
26:14et tant pis
26:16et tant pis
26:16si ça va faire mal
26:17et tant pis
26:18s'il y en a
26:19qui vont se retrouver
26:19parqués
26:20pour pouvoir être contrôlés
26:21et tant pis
26:22parce qu'on n'a pas sorti
26:23les hélicoptères
26:24qu'on avait sorti
26:25contre l'agricultrice.
26:26On n'a pas sorti
26:27suffisamment de centaures.
26:28Par contre,
26:29on l'a fait
26:29sur 200 agriculteurs.
26:31Ça, c'est vrai
26:32que vous n'êtes pas
26:32le seul à le dire
26:33et je l'avais en tête aussi.
26:34On a utilisé des centaures
26:36dans des manifestations
26:37de gilets jaunes,
26:38d'agriculteurs
26:39et là, c'est vrai
26:40que c'est une question
26:41qu'on peut se poser.
26:42Et on a cassé
26:44cette manifestation
26:45qui était
26:46pour le mécontentement
26:48du peuple
26:48et le mécontentement
26:49des étudiants,
26:50des lycéens.
26:51Alors par contre,
26:52moi, j'étais parent,
26:53j'ai eu 4 enfants.
26:55Personnellement,
26:55j'aurais jamais laissé
26:56mes parents
26:56me manifester.
26:58C'est aux parents
26:59de sortir.
27:00Et puis,
27:00c'est aux Français
27:01de se dire
27:01pourquoi sortir ?
27:03Puisque de toute façon,
27:04ils ont su nous confiner
27:05pendant quelques mois.
27:07Eh bien,
27:07faisons la même chose.
27:08On se confine,
27:09on ne sort plus,
27:10on ne consomme plus.
27:11Et puis au moins,
27:12ils vont voir ce que c'est.
27:13Merci en tout cas,
27:14Pascal.
27:15Bon, c'est vrai
27:15que ça répond
27:16à une inquiétude.
27:18On sent l'inquiétude
27:18chez Pascal
27:19comme de nombreux Français.
27:22la question du gouvernement
27:23de transition,
27:24ce n'est pas le seul
27:24à la mettre sur la table.
27:25Moi, j'ai vu le maire,
27:26je crois,
27:27LR d'Orléans
27:28qui a posé...
27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
28:22Sous-titrage Société Radio-Canada
28:52Sous-titrage Société Radio-Canada
29:21...
29:51...
30:21...
30:51...
30:52...
31:21...
31:22...
31:51...
31:52...
31:53...
31:54...
35:54...
36:11...
36:12...
36:14...
36:14...
36:25sur ce week-end de violence.
36:27Où l'État a-t-il failli ?
36:29Quelle responsabilité pour ceux qui attisent
36:31la haine et qui va payer
36:32pour les magasins dévastés ?
36:35Je voyais le maire de Paris
36:36appeler les Parisiens à aller balayer
36:39en attendant qui va payer les dégâts ?
36:41Les assureurs, le contribuable, les casseurs ?
36:43Certains aimeraient bien voir les casseurs
36:45payer, mais enfin bon, on a du mal
36:47déjà à les arrêter. Je voyais des chiffres à Marseille.
36:4999 interpellations sur les 30 000
36:51pilleurs. Voilà, on va voir
36:53le nombre de vraies détentions.
36:55On est avec Éric
36:57qui nous appelle de Bordeaux. Bonjour Éric.
37:00Bonjour
37:01à toutes et à tous. Bonjour Éric.
37:03On vous écoute.
37:05Alors écoutez, déjà
37:06je suis en concernant des polices en retraite
37:10et je voudrais
37:11revenir sur le fait de dire
37:13qu'il faut faire intervenir l'armée.
37:15Mais l'armée, la police
37:17elle peut très bien faire son travail.
37:19Simplement, il faut avoir des hommes
37:21politiques. Alors excusez-moi,
37:22vous voyez, c'est pas mon avis, mais un terme
37:24un tout petit peu
37:26vulgaire. Il faut avoir des hommes politiques
37:28couillus que ce que l'on n'a plus
37:31depuis des dizaines
37:32d'années.
37:33Depuis des dizaines
37:34d'années. Parce que je peux vous dire que
37:36quand on a commencé à mettre le plan
37:38visite pirate, il y a des militaires
37:40qui ont patrouillé les effectifs de police.
37:43Et donc pour moi, ça remonte à plus
37:45de 30 ans déjà.
37:46Et quand ils patrouillaient avec nous dans certains quartiers
37:49déjà en région parisienne,
37:50ils ne comprenaient pas comment nous
37:52on pouvait supporter ça
37:54de manière quotidienne.
37:56Parce que eux, ils venaient faire un petit tour,
37:58un petit séjour,
37:58et puis après ils repartaient dans leur régiment ou quoi.
38:00Ils ne comprenaient pas comment on pouvait
38:02tolérer de se faire insulter,
38:04déjà tracher dessus et ainsi de suite.
38:07Donc là, tout autant qu'ils sont,
38:09et la preuve en est,
38:09c'est que regardez ce brave Darmanin
38:11qui dit maintenant,
38:12c'est pas de leur faute à eux,
38:13c'est pas de sa faute à lui,
38:15c'est de la faute des services de renseignement,
38:16c'est de la faute des services politiques
38:18qui ne savent pas s'abattir,
38:19qui n'ont pas su transmettre.
38:21Écoutez, moi j'habite Bordeaux,
38:22il y a déjà plus d'une semaine
38:23qu'il y a des commerçants
38:24qui nous disaient
38:25surtout ne venez pas samedi,
38:27de toute façon nous,
38:28on sera fermés,
38:29ça sera la guerre.
38:31Donc, cette info-là,
38:32tout le monde l'avait.
38:33Et elle est remontée au plus haut niveau.
38:35Mais simplement comme d'habitude.
38:36Oui, vous saviez que ça allait déborder.
38:39Mais bien sûr,
38:39ils mettent la tête dans le sable
38:41en espérant que...
38:43Après, c'est vrai que,
38:44sauf erreur de ma part,
38:45j'ai entendu Gérald Darmanin,
38:46et notamment,
38:47évidemment,
38:48Laurent Nunez
38:49assumait leur responsabilité,
38:51dire l'État a failli.
38:52Laurent Nunez a même
38:53souhaité démissionner.
38:54C'est Emmanuel Macron
38:54qui n'a pas voulu de sa démission.
38:56C'est un peu plus simple,
38:57il n'est pas failli.
38:58Il faudrait qu'il commence par dire
39:00j'ai failli.
39:02Laurent Nunez, sur le coup,
39:03l'a failli.
39:04On a failli.
39:05Et qu'on parte.
39:06Et puis, non,
39:07si vraiment il a du courage,
39:08qu'il accepte ou qu'il n'accepte pas,
39:09le Président,
39:10il dit, moi je rends les clés.
39:12Ou alors vous me donnez les moyens.
39:13Parce que vous savez,
39:14ce n'est pas difficile
39:14pour amener l'ordre.
39:16Et ça,
39:16que ce soit la police
39:17ou l'armée ou quoi,
39:18tant qu'on ne dira pas
39:19et bien maintenant,
39:20en face,
39:21ils veulent vous faire peur,
39:22bien maintenant,
39:22c'est à vous de leur faire
39:23plus peur que la prise inspire.
39:25Et ce qui veut dire que là,
39:27il ne va peut-être pas le droit
39:27d'accepter
39:28dans les signes
39:29dizaines de par terre.
39:30Et là,
39:30vous allez voir,
39:31ils vont vite se calmer.
39:33Seulement,
39:33qui aura le courage de ça ?
39:35Parce qu'on en est rendu là.
39:36On en est rendu là.
39:38Et dites-vous bien
39:38que quelque part,
39:40malheureusement,
39:40et moi je dis mes collègues,
39:42posez vite le bouclier
39:43et le casque.
39:44Parce que tant qu'à faire,
39:45il faut arriver
39:45au pire maintenant
39:47pour pouvoir redémarrer,
39:48pour pouvoir rebâtir
39:49quelque chose.
39:50Parce que vous allez voir
39:51que dès que ça va se calmer,
39:52on va retomber
39:53sur les collègues policiers
39:54en leur disant
39:55comment vous avez lancé
39:56la grenade ?
39:57Vous ne l'avez peut-être pas fait
39:58rouler assez longtemps ?
39:59Vous avez fait ça ?
40:01Parce qu'on va vite oublier
40:02tout ce qu'on se dit.
40:04Et quelque part,
40:05pour revenir
40:05aux 30% de la population
40:07qui continuent à voter
40:08LSI et tout,
40:09c'est aussi par rapport à eux,
40:10c'est que tant que tout
40:11ne sera pas à feu et à temps,
40:13vous en aurez toujours,
40:14ils continueront
40:15à se dire
40:16après tout,
40:17la police,
40:17elle est là,
40:18ils sont payés pour ça,
40:19finalement.
40:20Merci Eric.
40:22Cette collège,
40:24beaucoup de Français
40:24la partagent
40:25et notamment,
40:27en effet,
40:28la gauche,
40:28c'est vrai que c'était
40:29assez cocasse
40:30d'écouter
40:31des maires de gauche
40:32nous dire
40:33mais où était la police
40:34alors que ce sont
40:35toujours les premiers
40:36à se plaindre
40:37de trop de sécurité.
40:38qui ont désarmé
40:39leur police,
40:40qui ont retiré
40:40les caméras
40:41de vidéoprotection
40:41dans leur ville,
40:42non mais ce sont
40:44des pompiers pyromanes.
40:46C'est-à-dire qu'à un moment,
40:46il faut pointer
40:47les responsabilités
40:47là où elles sont,
40:49clairement.
40:49Arnaud Menedetti ?
40:51Non mais,
40:52juste un point
40:53sur la responsabilité
40:55des politiques,
40:56oui,
40:56ce sont eux
40:56qui sont responsables
40:57mais cette responsabilité,
40:59si vous voulez,
40:59dans la situation
40:59que nous traversons,
41:00elle vient de très loin.
41:01D'ailleurs,
41:01elle n'a pas commencé
41:02avec Emmanuel Macron
41:03pour le coup.
41:04Emmanuel Macron
41:05est le produit
41:06de 30 années
41:07de délitement.
41:08Clairement,
41:08il faut être clair,
41:09il y a des tas de sujets
41:09qui n'ont pas été abordés.
41:11La question
41:11de l'immigration
41:12incontrôlée,
41:13je suis désolé,
41:14j'ai entendu tout à l'heure
41:15un ministre
41:15sur votre antenne
41:17dire qu'il ne faisait pas
41:18de lien
41:19entre l'immigration
41:20incontrôlée
41:21et ce que nous venons
41:21de vivre.
41:22On l'écoute et je vous redonne
41:22la parole tout de suite,
41:23comme ça les auditeurs
41:24comprendront de quoi vous parlez.
41:26Monsieur Jean Brun,
41:27Vincent.
41:27Il faut qu'on remette
41:28la méritocratie
41:29au cœur de nos politiques publiques
41:31et l'amour de la République.
41:33J'ai souvent eu
41:34cette expression
41:34qui m'est parfois reprochée
41:35mais il faut qu'on assume
41:36de refaire du prosélytisme républicain,
41:39c'est-à-dire aller planter
41:40des drapeaux tricolores
41:41dans le cœur
41:41et dans l'esprit
41:42de notre jeunesse.
41:43Parce que vous avez
41:44une jeunesse qui grandit
41:45dans ses quartiers
41:45et ailleurs objectivement,
41:48nourrie,
41:48biberonnée
41:48par des réseaux sociaux
41:49qui leur apprennent
41:50tout un tas de choses
41:51mais certainement pas
41:52à faire partie
41:52de la grande communauté nationale
41:54et si on veut faire nation,
41:56il va falloir aussi
41:56leur redonner
41:57le goût de la nation.
41:58Vous ne faites pas de lien
41:59entre l'immigration
42:00et les événements de ce week-end ?
42:01Vous savez combien de policiers
42:03sont issus de l'immigration ?
42:04Combien de policiers
42:05qui ont été victimes
42:06des violences ce week-end
42:07de tentatives d'assassinat
42:08sont issus de l'immigration ?
42:09Combien de nos infirmières
42:10sont issus de l'immigration ?
42:11Le sujet, il n'est pas là.
42:13Le sujet, c'est comment
42:13on donne l'amour de la France
42:14qu'on soit fils d'immigrés
42:16ou qu'on soit enfant de France
42:17depuis 4 générations.
42:19Il y a plein de choses
42:20dans ce que nous dit
42:21Vincent Gendrin.
42:22Il y a surtout un catalogue
42:23de généralités
42:24et je suis désolé de le dire
42:25en l'occurrence
42:25et de clichés
42:26parce que ce que nous dit
42:27le ministre
42:28c'est ce que l'on entend
42:30depuis des décennies
42:32et qui ne fonctionne pas.
42:34Donc il devrait déjà
42:35se poser la question
42:36de savoir pourquoi
42:36ça ne fonctionne pas.
42:38Deuxièmement, dire
42:38qu'il n'y a pas de lien
42:39entre l'immigration
42:41et ce que nous avons vécu.
42:42Il faut être précis
42:43sur les termes.
42:43On parle d'une immigration
42:45incontrôlée.
42:46On parle ensuite
42:47d'un autre sujet
42:48qui l'aborde à sa façon
42:49qui est celui de l'assimilation.
42:51Le problème, c'est qu'on a fait
42:52le choix à la fin des années 70
42:53et au début des années 80
42:55avec le regroupement familial
42:57d'avoir une immigration massive
42:59de main d'oeuvre
43:00en abandonnant le logiciel
43:01qui était le nôtre
43:02le logiciel de l'assimilation
43:03puisqu'on a préconisé
43:05finalement le droit
43:06à la différence
43:06tout au long des années 80
43:08et au début des années
43:08et on continue d'ailleurs
43:10à le préconiser.
43:11A partir de là
43:12vous voyez bien
43:12qu'il y a quand même
43:13un bug système
43:14je veux dire
43:14qui c'est quand même
43:14une erreur système
43:15qui explique la situation
43:17dans laquelle
43:18nous nous retrouvons
43:19et c'est quand même étonnant
43:21après ce qui s'est passé
43:22encore samedi dernier
43:24ce qui s'est passé dimanche
43:26les images en attestent
43:27qu'un ministre
43:28soit encore
43:29dans un tel déni
43:31et j'allais dire
43:32fabrique une langue de bois
43:34que la plupart
43:35de nos compatriotes
43:37vous l'avez eu
43:37sur beaucoup de plateaux de télé
43:38cette langue de bois
43:39ce week-end
43:40ne veulent plus entendre
43:41en dit long
43:42sur le hiatus
43:43aujourd'hui
43:44entre une partie des élites
43:45et la société française
43:47donc je pense
43:49que tant qu'on continuera
43:51à nier
43:52les difficultés
43:53tant qu'on continuera
43:55à mettre la poussière
43:56sous le tapis
43:57comme on le fait
43:58il ne faut pas s'étonner
44:00que les français
44:00soient de plus en plus
44:01défiants
44:02vis-à-vis de leur classe dirigeante
44:03absolument
44:03et je vois ce que vous disiez
44:05c'est-à-dire qu'à l'ère
44:06des réseaux sociaux
44:06de toute façon
44:07cet avenglement
44:08ne peut plus fonctionner
44:09on n'est plus à l'époque
44:10de l'ORTF
44:11où il y avait une vérité officielle
44:13qui était fabriquée
44:14et qui était prononcée
44:17promulée
44:17comme parole d'évangile
44:18aujourd'hui
44:19on peut vous dire
44:20ce que vous voulez
44:20sur les plateaux de télévision
44:21les ministres peuvent vous dire
44:22ce qu'ils veulent
44:23vous avez votre téléphone portable
44:24vous l'ouvrez
44:25vous avez des vidéos
44:26de ce qui est en train de se passer
44:27en France
44:28voilà c'est simple
44:29la réalité
44:29vous savez c'est Jacques Lacan
44:30qui disait
44:31le réel c'est quand on se cogne
44:32vous allumez votre téléphone
44:34vous avez le réel
44:34qui vous cogne
44:35et quand vous vous cognez
44:36vous comprenez beaucoup mieux
44:38les choses
44:38que quand vous entendez
44:39un ministre être
44:40dans la négation
44:41complètement de la situation
44:42je voudrais quand même
44:42vous faire écouter
44:43parce que c'est assez rare
44:44pour un footballeur
44:45il faut bien le dire
44:46écoutez Emmanuel Petit
44:47ancien champion du monde
44:49qui a tenu à passer
44:49un message assez colère
44:51j'ai une colère profonde
44:53au fond de moi
44:54sur des gens
44:55qui sont censés être comme moi
44:56nés français
44:57mais apparemment
44:57ils se branlent complètement
44:59d'avoir le passeport français
45:00je suis même persuadé
45:01qui déteste la France
45:02aujourd'hui
45:03j'ai envie de descendre
45:04dans la rue
45:05et de me friter
45:05avec tous ces petits cons
45:07parce qu'il n'y a pas
45:07d'autres mots
45:08j'adore mon pays
45:09j'adore tous les étrangers
45:10qui adorent mon pays
45:11qui veulent s'intégrer
45:12mais tous les autres
45:13à commencer par les français
45:14qui ne souhaitent pas
45:16justement
45:16que la France continue
45:17à être ce qu'elle est
45:18retournez d'où vous venez
45:19on n'a pas besoin de vous
45:21et tous ceux qui sont
45:21avec un passeport français
45:23cassez-vous
45:24on ne veut plus de vous
45:26Emmanuel Petit
45:27effectivement
45:28on est loin des discours
45:29de Lilian Thuram
45:30et d'Mbappé
45:31et de celui de la femme
45:32d'un footballeur
45:33qui expliquait qu'on n'allait pas pleurer
45:34sur les boutiques de luxe
45:35qui se sont fait piller
45:36moi je pleure
45:37sur tous ceux
45:37qui se sont fait piller
45:38sur les commerçants
45:39qui ont été agressés
45:39frappés
45:40écoutez le ministre
45:41Jean Brun
45:42à l'instant
45:42que j'apprécie d'ailleurs
45:43entre parenthèses
45:44que je connais depuis longtemps
45:45mais quand il parle de méritocratie
45:47mais quelle méritocratie
45:48quand c'est celui
45:49qui a été pillé
45:50celui qui a été agressé
45:51vous avez vu les images
45:52à douai
45:52d'un couple
45:53qui a été agressé
45:54à coup de marteau
45:55mais quelle méritocratie
45:56quand c'est ces gens-là
45:57qui vont payer
45:57qui vont nettoyer
45:58qui vont reconstruire
45:58ce qu'ils ont mis une vie
45:59parfois à construire
46:00et que celui
46:01qui a commis
46:01tous ces méfaits
46:02ces criminels en puissance
46:03ne perd en rien
46:05elle est où la méritocratie
46:06donc le mot est bon
46:07les solutions ne le sont pas
46:09et ce que je veux dire
46:10c'est que tout ça
46:10n'est qu'une affaire
46:11de volonté
46:12est de courage politique
46:14merci à tous les trois
46:15on n'a pas eu le temps
46:17d'aborder tous les sujets
46:18tant il y avait à dire
46:19merci en tout cas
46:20Noémie
46:20Allioua
46:21Louis Leroy
46:22et Arnaud Bénédetier
46:23c'est Perigo Légas
46:24qui va prendre la suite
46:25bonjour Perigo
46:26la France dans tous ses états
46:27la séquence est bien nommée
46:29donc vous avez compris
46:30Stéphanie
46:31la situation exceptionnelle
46:32émission exceptionnelle
46:33casse la maquette habituelle
46:35on va recevoir
46:36le témoignage
46:37voilà
46:38les confessions
46:39les aveux
46:39des gens qui se sentent
46:41un peu responsables
46:42des policiers
46:43qui vont témoigner
46:43il y en a qui se sentent responsables
46:44il y a des gens qui disent
46:45on savait
46:46et puis on a prévenu
46:47et on n'a pas été écouté
46:49et puis nous aurons
46:49le témoignage des commerçants
46:51des gens qui étaient sur le terrain
46:52et ensuite
46:53on aura un peu d'analyse
46:54on aura un grand policier
46:55qui est Jean-Pierre Colombiès
46:56Naïma Fadel
46:57autour du peuple sacrifiant
46:58enfin voilà
46:58on fait une synthèse
46:59sur cette tragédie
47:01en rappelant que Sud Radio
47:02est le média
47:03qui est proche des français
47:04sur le terrain
47:05et à l'écoute
47:06aux côtés des commerçants
47:08évidemment
47:08et nous dire le par les vrais
47:10et les vrais voix d'ailleurs
47:11qui sont ce soir
47:12sur le terrain
47:13ne les oublions pas
47:15à 17h
47:16bonne émission