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Dans son édito du 28/10/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur [thématique de l'édito]
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00:00C'est une des phrases les plus consensuelles de la vie politique française.
00:04Le racisme est un délit.
00:07Laurent Nunez vient de la redire à la suite de la tuerie de Trappes,
00:11mais cette phrase est-elle aussi évidente ?
00:14Qu'on l'affirme, le consensus qui l'accompagne
00:17ne repose-t-il pas sur une certaine confusion ?
00:20Mathieu Bocotet.
00:21Et vous l'avez dit, sur ce sujet, c'est effectivement un terrain miné.
00:25Donc, comment être capable de bien comprendre cette question
00:28sans générer immédiatement un sentiment d'indignation, colère ou ainsi de suite ?
00:32Alors, je vais préciser deux ou trois choses à l'avance,
00:34appelons ça les a priori qui permettent de poser un peu les cadres de la réflexion.
00:38Je ne l'ai jamais caché en matière de liberté d'expression,
00:40je suis un libertarien à peu près, un libéral intégral.
00:43Pour moi, sauf l'appel à la violence et la diffamation,
00:45on a le droit de tout dire, même le pire.
00:47Même le pire.
00:48Donc, dans la vision du monde qui est la mienne,
00:50elle est celle de bien les gens quand même.
00:53Si on commence à frapper d'interdits certains propos,
00:55même ceux qui nous choquent,
00:56à la fin, on fera beaucoup d'interdits
00:58parce que les gens sont choqués par beaucoup de choses.
01:00Donc, point de départ,
01:01conception de la liberté, on pourrait dire, nord-américaine
01:03ou française avant les années 70.
01:05La France, c'était encore la France, je crois.
01:07Si je puis me permettre, par exemple, dans une élection américaine,
01:10les candidats peuvent mentir l'un sur l'autre,
01:13s'insulter l'un contre l'autre.
01:15C'est complètement autorisé.
01:16Et en France aussi, si je peux me permettre.
01:18Non, mais c'est interdit.
01:19Non, mais c'est interdit.
01:20Oui, mais je crois que le mensonge en politique
01:22est une des choses les plus universellement rependues.
01:25Je tiens pour acquis qu'un homme politique ment
01:27jusqu'à preuve du contraire.
01:29Deuxième élément,
01:31le racisme, évidemment, est moralement réprouvable
01:34et absolument réprouvable, sans le moindre doute.
01:37Je partage cette aversion pour le racisme.
01:40Je note par ailleurs que notre société considère
01:42à ce point que le racisme est atroce,
01:44que tous s'en accusent mutuellement pour se délégitimer.
01:47La droite ou le camp national accusent des défis de racisme.
01:50Qui accuse le camp national ou la droite de racisme?
01:53Donc, si on écoute et d'antisémitisme,
01:55dans la vie publique, tout le monde s'accuse mutuellement
01:57de racisme et d'antisémitisme.
01:59Donc, il faut comprendre, c'est reconnu par tous
02:01comme étant le plus grand péché.
02:03Une fois que c'est dit, dans le débat public,
02:06on pourrait dire que depuis la Seconde Guerre mondiale,
02:07pour des raisons fort légitimes,
02:09les massacres du nazisme, le génocide, la Shoah,
02:12eh bien, on n'a dit plus jamais ça.
02:13Donc, comment réussir à traduire concrètement
02:16le plus jamais ça de l'Holocauste?
02:19À partir des années 50.
02:20Mais à partir des années 50 aussi,
02:22on assiste, et ça va se faire peu à peu,
02:24une accélération ensuite dans les années 80, 90, 2000,
02:27à une expansion de la définition du mot racisme.
02:31Donc, le mot racisme ne voudra plus dire
02:33ce qu'il voulait dire au moment où on a voulu en faire un délit.
02:36On connaît le moment de bascule,
02:37c'est la loi Poulévenne en 1972,
02:39qui fait un délit d'incitation à la haine raciale
02:42et qui est devenu, à mon avis,
02:45le principe qui structure tout débat
02:47sur la liberté d'expression en France.
02:49On dit toujours, on peut tout dire,
02:50mais dans les limites de la loi, OK?
02:52Mais les limites de la loi ne cessent de se resserrer,
02:54et la loi est de plus en plus coercitive,
02:56donc dans les faits, la liberté d'expression
02:57ne cesse de voir son périmètre se rétrécir.
03:01Essayons d'avoir une définition consensuelle,
03:03ou tout de même la définition inaugurale du racisme,
03:05le racisme qu'on voulait transformer en délit.
03:08Par exemple, il y a l'idée de faire de la race
03:10le principe premier de l'organisation sociale
03:12et d'hierarchiser la société en fonction de la valeur
03:14prêtée aux différentes races.
03:15Donc, par exemple, les blancs, les noirs, les jaunes,
03:19reprenez les étiquettes qui existaient,
03:21les asiatiques, les latinos.
03:22Donc, on fixe l'organisation de la société
03:24en fonction de catégories raciales
03:26et on distingue les droits des uns des autres
03:28selon le principe racial.
03:30Du racisme, sans le moindre doute.
03:32Sur le même registre, juger quelqu'un
03:34selon sa race présumée.
03:36Donc, lui, c'est un noir, c'est un blanc,
03:39c'est un asiatique, c'est un...
03:40Je ne l'aime pas à cause de ça.
03:42Donc, avoir un préjugé à l'endroit de quelqu'un
03:44en fonction de cela
03:45et en faire, je dirais, l'élément déterminant
03:47pour la lecture d'un homme ou d'une femme,
03:50parfait racisme.
03:51Sur le même registre,
03:52appeler à la discrimination contre un groupe
03:54ou à la violence contre un groupe
03:55sur la base du critère racial.
03:57Par exemple, dire que ces gens-là
03:59devraient avoir moins de droits que d'autres
04:00parce qu'ils sont blancs, noirs...
04:02Faites la liste encore une fois.
04:04Parfait racisme.
04:05Ou alors, simplement, se méfier de l'autre.
04:07Mais ça, c'est plus de la xénophobie
04:08et on pourrait dire que ça aussi,
04:09c'est universellement répandu.
04:10Depuis la nuit des temps jusqu'à la fin des temps,
04:12les différents groupes vont se méfier
04:14les uns des autres
04:14et ça ne changera pas.
04:15La bête humaine est ainsi faite.
04:17Mais la définition du racisme a évolué,
04:20pour le mieux ou pour le pire,
04:21selon l'avis des uns des autres,
04:23au fil des ans et des décennies.
04:25Par exemple, reconnaître aujourd'hui
04:27que toutes les cultures ne sont pas interchangeables,
04:29c'est considérer comme du racisme.
04:31Dire que toutes les cultures
04:32ne sont pas égales,
04:34c'est considéré comme du racisme.
04:35Mais si je dis d'une culture
04:36qu'on la reconnaît notamment
04:37à la pratique de l'excision,
04:39par exemple,
04:40ou une culture où on brûlerait les veuves,
04:42est-ce qu'on peut dire
04:42que c'est une culture qui n'est pas égale
04:44à une culture qui aurait progressé
04:45dans la reconnaissance de la dignité humaine?
04:46Est-ce qu'on peut, oui ou non?
04:48Mais notre époque,
04:49tant dire,
04:49si vous distinguez les cultures
04:50de cette manière, racisme.
04:52Si vous critiquez l'immigration massive,
04:53on le sait depuis les années 80,
04:55racisme.
04:56Si vous dites qu'on doit stopper
04:57l'immigration massive,
04:58donc c'est fini,
04:58l'immigration,
04:59c'est terminé,
05:00racisme.
05:01Si vous critiquez une culture
05:02en particulier pour ses traits,
05:03par exemple,
05:04franchement,
05:04les Allemands,
05:05j'aime pas trop,
05:05ou la Scandinavie,
05:06j'aime pas trop,
05:07on a le droit ou non,
05:08racisme potentiel,
05:09même entre Blancs,
05:10entre guillemets,
05:10mais l'idée de ne pas apprécier
05:12une culture en particulier,
05:13c'est vu théoriquement
05:14comme le premier pas
05:15vers le racisme,
05:16ou ne pas aimer
05:17un groupe en particulier.
05:18Par exemple,
05:19quand M. Mélenchon
05:19dit tout Blanc,
05:20tout moche,
05:21théoriquement,
05:22ça peut être vu
05:22comme du racisme.
05:23Mais là,
05:23on a un problème,
05:28de manière un peu imagée.
05:30Je préfère mille fois
05:31me retrouver dans une soirée
05:33où on retrouverait,
05:34par exemple,
05:34une série,
05:35je vais le dire
05:35de manière un peu caricaturale,
05:36mais une série
05:37de très belles femmes cabiles
05:39plutôt que dans un camp
05:40de nudistes en Suède.
05:41Franchement,
05:42est-ce que je peux avoir
05:43des préférences esthétiques
05:45à l'endroit d'un groupe
05:46plutôt qu'un autre?
05:47Est-ce que je veux dire
05:47je préfère les Irlandaises
05:49ou je voudrais,
05:50aux Russes,
05:51est-ce qu'il est possible
05:52d'avoir des préférences
05:53collectives
05:54sans que ça ne soit du racisme?
05:55Je ne m'en prie pas encore.
05:58Un peu de tenue,
05:59un peu de tenue.
06:00Et aujourd'hui,
06:01ça va plus loin.
06:02Si je conteste
06:02la théorie du racisme systémique,
06:04eh bien,
06:04je ne veux pas être accusé
06:05de racisme
06:05parce que ne reconnaissant
06:06pas le racisme,
06:08eh bien,
06:08je reconduis
06:09le système raciste
06:10qu'il nous faudrait dénoncer.
06:12Et si je parle,
06:13si je dis qu'un peuple
06:14n'est pas qu'une masse informe
06:15non plus qu'un pacte républicain,
06:16mais une population
06:17dans la durée,
06:19sous le signe
06:19de la filiation
06:20et du droit
06:20à la continuité historique
06:21avec des traits,
06:22avec des marques culturelles,
06:23et que ce peuple
06:24n'est pas remplaçable
06:25par un autre,
06:26est-ce que c'est du racisme?
06:27Certains nous diraient
06:28oui aujourd'hui.
06:29Et si on parle
06:30de remigration,
06:31est-ce que c'est du racisme
06:32que de plaider
06:33pour la remigration?
06:34Certains disent que oui,
06:35sauf quand on parle
06:36des pieds noirs
06:36parce qu'eux,
06:37il fallait les faire remigrer.
06:38Par ailleurs,
06:39quand on s'intéresse
06:40au concept
06:40de la société diversitaire,
06:42la société multiculturelle,
06:44si on constate son échec,
06:46est-ce que c'est du racisme?
06:47Si, par exemple,
06:48on constate
06:48qu'il y a une surreprésentation
06:50d'étrangers
06:50dans la délinquance
06:51ou de personnes
06:51d'origine étrangère
06:55du racisme,
06:56on va dire alors oui,
06:57mais ils sont français comme nous.
06:58Mais on peut répondre
06:59oui, peut-être que comme nous
07:00n'est pas l'élément central.
07:01Peut-être que l'élément central,
07:02dis-je,
07:03peut-être qu'on peut constater
07:04un échec de l'intégration
07:05au fil du temps.
07:06Si on s'interroge
07:07sur l'origine des pillards,
07:08par exemple,
07:09est-ce que ça veut dire
07:10quelque chose?
07:10Peut-être que ça ne veut rien dire.
07:12Mais est-ce que ça veut dire
07:12quelque chose
07:13de simple fait
07:13de poser la question racisme?
07:16Ou encore mentionner
07:17l'échec de l'assimilation.
07:18Donc aujourd'hui,
07:19on dit le racisme
07:20est un délit,
07:20j'entends,
07:21mais concrètement,
07:22ça veut dire
07:22que toute remise en question
07:24de la société diversitaire
07:25risque de devenir un délit,
07:27mais le racisme anti-blanc,
07:28lui, n'existe pas.
07:29Rappelez-vous-en.
07:30Mais imaginons
07:31qu'on trouve
07:32une définition rigoureuse,
07:33Mathieu,
07:34et consensuelle,
07:36du racisme.
07:36Il faudrait au moins
07:37l'interdire, non?
07:39À tout le moins,
07:39ce serait déjà moins compliqué.
07:40C'est-à-dire,
07:41si on avait une définition
07:41vraiment rigoureuse,
07:42mais même sur la loi Guesso,
07:43regardez ce qui s'est passé
07:44avec le temps.
07:44Au début, on savait,
07:45c'était la négation
07:46de l'Holocauste
07:47et des techniques
07:48d'élimination massive
07:49des juifs
07:50au moment de la Seconde Guerre mondiale.
07:51Mais aujourd'hui,
07:52à partir de la loi Guesso,
07:53on a étendu
07:55son périmètre sans cesse.
07:56Donc, les lois mémorielles
07:57se sont multipliées.
07:58Puis aujourd'hui,
07:59quand un Zemmour
08:00propose son analyse
08:01de la Seconde Guerre mondiale,
08:02qu'on soit d'accord
08:02ou non avec lui,
08:03il ne remet jamais
08:04en question l'élimination,
08:05il n'a jamais remis en question
08:06le Holocaust ou la Shoah.
08:07Mais pour son analyse
08:08de la guerre
08:09et la responsabilité
08:09des uns des autres,
08:10il est jugé là-dessus.
08:11Donc, ces lois-là,
08:11on voit qu'elles ne cessent
08:12d'étendre leur périmètre sans cesse.
08:14Par ailleurs,
08:15aujourd'hui,
08:15il faut bien le voir,
08:16le racisme,
08:17la définition qu'on en a
08:18est très subjective.
08:19Il y a toute une série
08:20d'associations
08:21financées par l'État
08:22qui sont appelées
08:22à vous poursuivre
08:23dans les médias
08:24ou devant les tribunaux
08:25que dis-je
08:25si vous tenez des propos
08:26qui heurtent
08:27la sensibilité diversitaire.
08:29Et là,
08:29on est condamné en suite
08:30souvent par les tribunaux.
08:31Et là, on l'a vu encore,
08:32quand vous êtes condamné,
08:33on vous le rappellera
08:34jusqu'à la fin de vos jours,
08:34ces lois-là
08:35ont pour fonction
08:35de vous coller une étiquette,
08:37une sale étiquette à jamais,
08:38de vous transformer
08:39en délinquant de la parole
08:40parce que vous avez remis
08:41en question quelquefois
08:41ce qu'on n'a pas le droit
08:42de remettre en question.
08:44Mais réfléchissons concrètement
08:45à la haine,
08:46la fameuse haine.
08:47Quand on nous dit
08:47la haine est interdite,
08:48la haine racine,
08:49mais l'appel à la haine,
08:50ça devient loufoque
08:50parce que si vous constatez
08:52l'échec de l'intégration
08:53d'une telle communauté
08:53et que vous le mentionnez
08:55publiquement
08:55avec toute la prudence nécessaire,
08:57on vous accusera
08:57de propos haineux
08:58et on cherchera
08:58à vous condamner.
09:00Cherchons à voir
09:00concrètement
09:01si on voulait vraiment
09:01lutter contre le racisme.
09:02On se dit,
09:03on en a une définition claire,
09:04on veut vraiment lutter
09:05contre lui,
09:05il faudrait peut-être
09:06surtout lutter
09:07contre les conditions
09:09sociologiques et démographiques
09:10qui ont favorisé
09:11l'apparition de la tension
09:12entre les communautés.
09:13Est-ce qu'on pourrait constater
09:14comme on l'a vu partout
09:15à travers le monde
09:16depuis la nuit des temps
09:16jusqu'à la fin des temps
09:17qu'une société trop hétérogène
09:19devient une société conflictuelle?
09:21Est-ce qu'on peut se le dire
09:22ça simplement?
09:22Est-ce qu'on peut constater
09:23que si on fait venir
09:24massivement des gens
09:25au-delà de nos capacités
09:26d'intégration
09:26et qu'en plus ces gens
09:27ont quelquefois
09:28une différence culturelle
09:29marquée avec nous
09:30et plus encore
09:31ils ont quelquefois
09:31une forme de ressentiment
09:32à l'endroit de la société
09:33où ils s'installent
09:34et que cette société
09:35par ailleurs les encourage
09:36quelquefois à détester
09:37la société où ils arrivent,
09:38est-ce qu'on peut considérer
09:40qu'on a créé des conditions
09:41du racisme
09:42ou des tensions intercommunautaires
09:43si par ailleurs
09:44on dit qu'une population
09:46ne veut pas devenir minoritaire,
09:47un peuple ne veut pas
09:48devenir minoritaire chez lui
09:49et qu'il réagit négativement
09:51quand il devient minoritaire
09:52quitte à voter pour des partis
09:53populistes
09:54ce qu'on étiquette
09:55à l'extrême droite
09:55parce qu'on veut les diaboliser,
09:57est-ce qu'on pourrait dire
09:57que ne pas condamner un peuple
09:58à devenir minoritaire chez lui
09:59ça peut favoriser la paix civile ?
10:01C'est une interrogation.
10:03Revenons directement
10:04à ce qu'on appelle
10:05la citation à la haine raciale
10:07ces derniers jours-là
10:08comme à laissé croire
10:09que le simple commentaire
10:12de statistiques officielles
10:13sur la surreprésentation
10:15des étrangers
10:16ou des personnes
10:17de régime étrangère
10:18dans certains crimes
10:19ou délits
10:20relevaient du racisme.
10:22Qu'en penser ?
10:22Que c'est la police
10:23de la pensée.
10:24Ça, il faut bien comprendre.
10:25Le régime
10:26produit des statistiques.
10:28Ces statistiques
10:29nous disent quelque chose
10:30sociologiquement.
10:31Des journalistes de qualité,
10:32même les plus rigoureux,
10:34cherchent à analyser
10:35ces faits.
10:36Mais lorsqu'ils analysent
10:37les faits
10:38tout en prenant
10:38les prudences nécessaires
10:40pour éviter qu'on dise
10:40tous tel groupe
10:42ou tous tel groupe,
10:43l'ARCOM peut frapper
10:44en disant
10:44vous n'avez pas le droit
10:45de faire cette analyse.
10:46Je me souviens
10:47que l'ARCOM avait déjà frappé
10:48un journaliste de qualité aussi
10:50qui avait fait un lien
10:51entre la montée
10:51de l'antisémitisme
10:52et l'immigration
10:53arabo-musulmane
10:54de mémoire,
10:54on pouvait avoir des accords
10:55avec lui,
10:56ils se pouvaient se tromper.
10:57Mais le simple fait
10:57d'explorer cette hypothèse,
10:59par ailleurs avancée
10:59par des historiens de qualité,
11:01eh bien ça,
11:02c'était pour plusieurs
11:03du racisme.
11:04Donc, est-ce que le régime
11:05produit des statistiques,
11:06il produit des données,
11:07il produit des informations,
11:09mais apparemment,
11:09nous n'avons pas le droit
11:10de tirer des conclusions
11:11de cela,
11:12comme si le régime,
11:12finalement,
11:12s'en voulait de produire
11:13des informations
11:14sur l'échec
11:15de la société diversitaire.
11:17On dit quelquefois
11:18qu'en France,
11:18je termine là-dessus,
11:19les statistiques ethniques
11:20sont interdites,
11:21c'est vrai,
11:22tant mieux,
11:22tant plus,
11:22j'en sais rien,
11:23mais ce que je sais,
11:24c'est que la société,
11:24le poids de l'ethnicisation
11:25des rapports sociaux,
11:27ce n'est pas le fruit
11:27de statistiques,
11:28c'est une société
11:28qui ne parvient plus
11:29à intégrer.
11:30On a fait le procès
11:31de la nation,
11:31on a fait le procès
11:32de l'identité française,
11:33on a fait créer
11:33les conditions
11:34d'un éclatement communautaire,
11:36d'une société multitribale,
11:38multiconflictuelle,
11:38et devant tout cela,
11:39si on cherche à constater
11:40la réalité des choses,
11:41eh bien,
11:42on nous l'interdit,
11:43ce n'est plus le racisme
11:44qui est un délit aujourd'hui,
11:45c'est le simple fait
11:46de mentionner le réel.
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