00:00En revanche, je voudrais dire une chose. Vous êtes tous là en tant que journaliste. Vous êtes tous là parce
00:06que vous avez une carte de presse.
00:07Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse, je crois
00:14que ça n'a pas sa place.
00:16Si vous avez un problème avec ces news, c'est votre droit. Mais ce n'est pas auprès de moi.
00:24Ce n'est pas auprès de moi qu'on vient de le relater.
00:26Et ensuite, vous en prendre nommément à des journalistes, comme vous l'avez fait avec Mme Mabrouk. Il ne s
00:35'agit pas de défendre ou de ne pas défendre Mme Mabrouk.
00:37Mais vous en prendre nommément à des journalistes, je vous le dis. D'une part, je crois que ça n
00:46'a pas sa place en démocratie. Je pense que c'est dangereux.
00:49Je pense que c'est dangereux. Et ensuite, ça n'a pas sa place dans ce compte rendu de Conseil
00:54des ministres.
00:55Donc, j'aimerais, j'aimerais, et là, j'en appelle aussi à la responsabilité de l'association de la presse
00:59présidentielle, que je trouve bien silencieuse, bien silencieuse.
01:03Madame, en off, vous dites que je ne suis pas journaliste et vous levez les yeux sers quand on vous
01:07rappelle que j'ai une carte de presse.
01:08Donc, il y a un deux poids de mesure quand vous défendez Mme Mabrouk.
01:10Je termine. Je vous laisserai terminer. Je termine. J'en appelle à la responsabilité de la presse présidentielle et de
01:16l'association de la presse présidentielle
01:17qui, depuis plusieurs comptes rendus de Conseil des ministres, laisse passer des propos qui prennent sciemment à partie certains de
01:24vos confrères.
01:25Je crois que ce n'est pas normal. Je crois qu'encore une fois, ce n'est pas le rôle
01:28du compte rendu de Conseil des ministres.
01:30Moi, je suis là pour répondre à l'ensemble de vos questions sur les politiques publiques qui sont menées.
01:37Mais est-il vraiment sain et acceptable au sein de cette enceinte d'avoir des médias qui attaquent d'autres
01:44médias,
01:44d'avoir des journalistes qui sont pris à partie, encore une fois, nommément,
01:49quand on voit comment ça peut terminer dans certaines manifestations,
01:52avec des journalistes qui sont ensuite pris à partie physiquement ?
01:55Parfois par la police.
01:56Et vous l'avez tous, vous l'avez, pardon, vécu dans vos rédactions, bien au-delà, bien au-delà du
02:01groupe Bolloré.
02:03Il n'y a pas que les journalistes du groupe Bolloré qui sont pris à partie dans les manifestations.
02:06Ça vaut pour tous les journalistes.
02:08Et je crois que ce qui se passe aujourd'hui dans ce compte rendu de Conseil des ministres
02:11et ce qui se passe depuis plusieurs semaines devrait aussi vous interpeller.