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  • il y a 50 minutes
Samedi 24 octobre 2026, retrouvez Nicolas Capet (PDG, Anywaves Groupe), Pacôme Revillon (PDG, Novaspace), Jean-Daniel Testé (consultant en sécurité dans l'espace et président, Agena Space), Marie Ange Sanguy (Rédactrice en chef, Espace & Exploration) et Julien Berrivin (Commandant, Centre opérationnel de la sécurité civile) dans SMART SPACE, une émission présentée par Cécilia Severi Gay.

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Transcription
00:04Bonjour à tous et bienvenue dans Smart Space, au programme de votre émission d'octobre, une aventure, direction Mars, ou
00:10plutôt la lune de Mars, Phobos, pour une technologie française, IDFX, portée par une mission japonaise, MMX.
00:18On vous en dit plus en introduction de cette émission. Et puis dans votre talk, on va parler résilience ou
00:24comment les infrastructures spatiales peuvent soutenir celles ici sur Terre face à des défis majeurs comme notamment le changement climatique.
00:33Le secteur lui-même est-il aussi suffisamment résilient pour affronter les dangers de demain ? On va poser la
00:40question à nos invités en plateau.
00:41Et puis enfin pour conclure, ce sera votre séquence, ils font l'espace avec aujourd'hui Nicolas Capet, président des
00:47New Waves Group, un fabricant d'antennes pour satellites qui accélère son développement, notamment avec un recrutement assez inédit.
00:56Voilà pour le programme, on démarre tout de suite sur Bsmart.
01:03Idéfix en route vers Mars, ça pourrait être le titre du dernier album d'Astérix, mais non, c'est en
01:09réalité le nom d'un robot, d'une technologie française, celle qui embarque dans la mission MMX, une mission japonaise.
01:16Pour tout comprendre sur cette mission, nous avons avec nous Marie-Ange Sangui, rédactrice en chef d'Espace Exploration. Bonjour
01:23Marie-Ange.
01:25Bonjour Cécilia.
01:26Alors racontez-nous, c'est quoi concrètement cette mission qui a décollé tout récemment et qui est sur sa route
01:34pour rejoindre la lune de Mars, Phobos ?
01:38Alors en fait, MMX pour Martian Moon Exploration, c'est une sonde qui est partie pour aller explorer, pour aller
01:47comprendre ce que sont Phobos et Demos, les deux lunes de Mars,
01:53et puis en apprendre plus sur tout système martien. Et à bord, on a un petit rover, Idéfix, qui est
02:00une coopération entre la France et l'Allemagne.
02:03Pourquoi précisément Phobos cette lune de Mars ? Qu'est-ce qu'on peut avoir comme réponse ? Est-ce
02:08que ça concerne aussi la Terre finalement ?
02:11Alors surtout, Phobos, c'est celle qui est la plus grosse, elle fait environ 27 km de large, et puis
02:20c'est la plus près de Mars.
02:21Donc on va aller plutôt sur celle-là qui est plus proche, qui est, on ne va pas dire un
02:27résidu de gravité, de pesanteur,
02:30mais on va aller s'installer sur celle-là pour essayer de comprendre ce que sont ces deux lunes.
02:38Est-ce que ce sont des morceaux de Mars ? Est-ce que ce sont des astéroïdes ? Est-ce
02:43qu'on ne sait pas ?
02:44Donc on va aller se mettre sur la plus grosse et la plus proche.
02:47Comment on va mesurer ça ? Comment concrètement on va aller chercher ces réponses aux questions que vous posez là
02:51?
02:53Alors en fait, j'allais dire presque très simple, mais en fait très compliqué.
02:59C'est-à-dire qu'on va s'approcher, la sonde MMX va s'approcher de Phobos, va se mettre
03:05autour, mais tout en suivant,
03:07parce qu'il n'y a pas de champ magnétique, il n'y a rien, donc on ne peut pas
03:10se mettre vraiment en orbite, sur orbite,
03:13de cette lune, et puis elle va passer très proche, elle va descendre à peu près entre 40 et 80
03:20mètres d'altitude,
03:21et largué, littéralement, il est fixe, donc le petit rover, qui va descendre en douceur vers cette lune,
03:29et il va s'y poser.
03:32C'est simple, il y a une pesanteur qui est 1800 fois inférieure à celle dans la Terre,
03:38donc vous imaginez le moindre mouvement un peu trop fort, et boum, il rebondit et il s'en va.
03:43Donc là, elle va le lancer vraiment très proche de la Lune, puis elle va continuer d'être autour,
03:49avant de pouvoir venir faire des prélèvements sur Phobos, et les ramener,
03:53parce que c'est ça l'objectif, c'est de faire des prélèvements, les ramener sur Terre, et analyser.
03:59La partie française, c'est quoi exactement, Marie-Ange ?
04:05Alors, la partie française, ça va être une partie qui est sur MMX et sur EDFX,
04:14mais surtout sur la sonde en elle-même, c'est-à-dire qu'on a un spectromètre en infrarouge,
04:19et qui va permettre de caractériser les minéraux qui sont en surface,
04:24c'est-à-dire qu'on va essayer de voir de quoi sont composés ces minéraux,
04:29qu'est-ce qui est associé, est-ce qu'il y a de l'eau, est-ce qu'il y
04:31a des matériaux organiques, etc.
04:33Et c'est ça la contribution française, ça s'appelle MIRS, M-I-R-S,
04:39et c'est ce spectromètre en infrarouge qui participe à l'étude de Phobos,
04:44et à apprendre beaucoup plus de choses sur tout le système martien.
04:48Et alors, c'est après que ça se corse, puisqu'il y a une question de rapatrier des échantillons,
04:54ça c'est quelque chose d'extrêmement complexe technologiquement,
04:57ça exige d'être capable de renvoyer en orbite ces échantillons-là,
05:02qu'il y ait un rendez-vous pour les ramener sur Terre, et puis c'est des temps très longs.
05:06Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu cette partie-là et son enjeu ?
05:11Alors, en fait, la partie de la sonde, pendant que l'IDFX va prendre des photos,
05:16avec ses caméras, tout étudier, puis il va faire des petites analyses du sol quand même,
05:20il va préparer l'arrivée de la sonde d'MMX, qui va se poser à deux reprises sur Phobos,
05:28c'est-à-dire une première fois repartir, une deuxième fois faire des prélèvements,
05:32et ensuite s'extraire de Phobos, repartir, larguer ses pieds, et se diriger vers la Terre.
05:41Et donc, avec ses échantillons, elle va s'approcher de la Terre,
05:44et une fois qu'elle est arrivée à la Terre, elle va larguer une capsule
05:47qui va venir se poser sur Terre, qu'on va récupérer, et récupérer les échantillons dedans.
05:51Alors, bien sûr, on ne va pas ouvrir la capsule et prendre les échantillons directs,
05:55ça va être fait dans une atmosphère totalement stérile,
05:59pour surtout ne pas contaminer ses échantillons,
06:02et savoir exactement de quoi ils sont composés.
06:05Ça, c'est une compétence que le Japon a, et qu'on lui reconnaît.
06:08Pourquoi ils sont spécialisés, si j'allais dire, dans le retour d'échantillons ?
06:13Ben, ils l'ont déjà fait.
06:15Ils l'ont déjà fait, et avec succès, puisqu'ils ont une première mission
06:18qui a fait ça de façon remarquable, c'est Ayabouza 2.
06:23Entre 2018 et 2019, Ayabouza 2 est arrivée sur Ryugu,
06:29et a prélevé, elle a déposé plusieurs petits engins,
06:33mais ensuite, il y a eu deux prélèvements distincts,
06:37qui ont permis, non pas de récupérer une centaine de milligrammes de matériaux,
06:42enfin de poussière, comme c'était prévu,
06:44mais près de 10 grammes, ce qui est énorme en quantité de poussière,
06:48pour des échantillons,
06:49donc 10 grammes de Ryugu,
06:52et de les ramener sur Terre.
06:54Et donc, ils ont réussi parfaitement à faire cette mission.
06:57C'est une compétence qu'ils ont.
07:00Arriver sur un astéroïde ou sur quelque chose qui a peu de gravité,
07:04réussir à se poser ou à taper dedans
07:07pour pouvoir récupérer des échantillons et repartir avec,
07:10et les ramener et les déposer sur Terre,
07:12enfin, les larguer vers la Terre.
07:13Ils ont cette capacité, cette compétence,
07:16donc là, ils vont le faire avec Phobos,
07:18une des lunes de Mars.
07:20C'est une compétence qu'on aurait voulu pouvoir développer
07:22avec le programme, notamment ExoMars,
07:24et la question des retours d'échantillons sur Terre,
07:28prélevés sur Mars, avec le robot Perseverance.
07:31Pour l'instant, c'est un peu mis à l'arrêt.
07:33Mais pour rester focus sur le Japon,
07:35c'est quand même une relation assez particulière,
07:38illustrée par cette mission-là,
07:40que le Japon a avec le CNES, avec la France.
07:42Est-ce que vous pouvez nous dire un mot précisément sur ça ?
07:47En fait, c'est une relation,
07:49le Japon aime faire de la collaboration,
07:54en fait, elle aime collaborer avec différents pays,
07:56et entre autres avec la France.
07:58On a des compétences en France au niveau des prélèvements,
08:03on a des compétences dans différents domaines,
08:05et entre autres, au niveau des spectromètres,
08:08on est quand même assez bon.
08:09Et c'est pour ça qu'ils ont souhaité collaborer avec le CNES
08:13pour optimiser nos compétences,
08:16à la fois les leurs et les nôtres,
08:18pour pouvoir analyser Phobos.
08:20Et ça, c'était important.
08:22Qu'est-ce que vous vous attendez de cette mission,
08:24Marie-Ange, précisément ?
08:26Est-ce que ça fait partie des missions aussi
08:28qui font rêver le public,
08:29et qui peuvent apporter des réponses
08:31qui font avancer la science plus tard ?
08:33Est-ce que c'est anecdotique par rapport
08:34à tout ce qu'on est en train de chercher aujourd'hui dans l'espace ?
08:38Non, pour moi, c'est une mission qui est remarquable,
08:43c'est-à-dire qu'elle est passionnante,
08:45c'est une belle mission du point de vue technologique,
08:49puisqu'il faut quand même aller réussir à se poser sur Phobos,
08:52récupérer des échantillons et repartir.
08:54Donc technologiquement, c'est remarquable,
08:56mais en plus, j'avoue que j'attends avec impatience
08:59que ces échantillons reviennent.
09:01Alors, ils vont revenir en novembre ou décembre 2031,
09:05et j'attends avec impatience l'analyse,
09:07parce qu'on va peut-être en savoir plus
09:10sur ce que sont ces deux lunes.
09:13Est-ce que ce sont des agrégats
09:15qui n'ont pas été utilisés pour fabriquer Mars,
09:18du temps de la fabrication de notre système solaire ?
09:20Donc, est-ce que ce sont des petits morceaux qui restaient ?
09:22Est-ce que ce sont des astéroïdes qui ont été capturés par Mars ?
09:26Ils ne passaient pas loin, ils ont été capturés.
09:27Ou alors, est-ce que c'est un petit peu comme notre Lune ?
09:29C'est-à-dire qu'à un moment donné,
09:30quelque chose a tapé très fort Mars
09:32et a arraché deux morceaux qui sont devenus cellules ?
09:36Ou alors, est-ce qu'il y en a une, c'est un astéroïde
09:38et l'autre, c'est un reste agrégat ?
09:40En fait, on ne sait pas.
09:41Et donc, d'analyser ça,
09:44on va peut-être savoir ce qu'est Phobos,
09:48en quoi il consiste.
09:49Et puis, si jamais il s'avère que c'est un morceau de Mars,
09:54ça veut dire qu'on va analyser déjà,
09:56une première fois, un morceau de Mars.
09:58Effectivement, vous avez raison de le préciser.
10:00Si cette mission ExoMars n'arrive pas,
10:02on aura, quoi qu'il arrive, des échantillons,
10:04peut-être ou pas, de la planète Mars.
10:06À définir donc, il faut être encore un petit peu patient d'ici 2031.
10:10Merci Marie-Ange Sangui d'avoir pris le temps de répondre à nos questions
10:12et de nous éclairer sur cette mission scientifique.
10:15On enchaîne, quant à nous, avec le Space Talk sur Bismarck.
10:22Bienvenue dans le Space Talk.
10:24Aujourd'hui, nos satellites mesurent le climat,
10:26cartographient les catastrophes et sécurisent nos communications.
10:29Mais plus, évidemment, nous en dépendons,
10:32plus ils deviennent une cible.
10:33Le spatial peut-il nous rendre plus résilients ?
10:36S'il doit d'abord apprendre à l'être lui-même.
10:39C'est la question qu'on va poser à nos invités aujourd'hui.
10:42Pour en parler, j'ai à ma gauche, pas comme Revillon,
10:44PDG de Nova Space.
10:45Bonjour.
10:45Bonsoir.
10:46Bienvenue sur le plateau de Smart Space.
10:48En face de vous, commandant Julien Berry,
10:50un centre opérationnel de la sécurité civile.
10:52Bonjour.
10:52Merci d'être avec nous aujourd'hui.
10:54Et puis à distance, on a Jean-Daniel Testé,
10:57fondateur et vice-président d'Agena Space.
10:59Bonjour Jean-Daniel.
11:01Bonjour.
11:02Merci d'avoir pris le temps de nous rejoindre
11:04pour ce talk sur la résilience.
11:06Alors, ce mot, justement, l'entend partout en ce moment.
11:09Un événement, d'ailleurs, sera dédié à la résilience
11:13d'ici quelques jours à Toulouse.
11:16Vous nous en direz un mot, pas comme, dans cette émission.
11:20Ça veut dire quoi, concrètement, la résilience ?
11:22C'est la capacité d'un système, d'un individu
11:25ou de toute structure qui peut exister,
11:30de se préparer, de faire face
11:31et puis de rapidement retrouver sa capacité
11:34de fonctionnement normal à l'issue d'une crise majeure.
11:37Et donc là, la résilience, aujourd'hui, en France,
11:40elle part de l'individu lui-même.
11:42Et c'est pour ça que la sécurité civile
11:44mène des grosses actions dans le domaine
11:47de la résilience du citoyen
11:49jusqu'à toutes les institutions étatiques
11:52qui sont elles-mêmes,
11:55nécessitent la possibilité de pouvoir affronter
11:57des crises importantes.
11:59Que vient faire l'espace là-dedans, Pacom ?
12:01En fait, dans ce contexte qui va être des phases
12:04vraiment amont de préparation, anticipation,
12:06prévenir les impacts que pourraient avoir
12:08des événements à caractère exceptionnel,
12:10la capacité de réaction, la capacité de restaurer,
12:13au moins restaurer certaines capacités critiques
12:15dans un premier temps
12:16et ensuite être sur la restauration au temps plus long.
12:19Donc le spatial, de toute façon,
12:20ne peut être qu'un élément support
12:22à l'ensemble de la chaîne de décision et d'action
12:24qui peut intervenir dans ce cadre.
12:26Mais par contre, de par sa capacité
12:28à être sur des sujets de positionnement,
12:30de temporalité, de collecte d'informations,
12:33voire de communication,
12:34il peut être présent sur tout un panel de besoins
12:37qui peuvent s'exprimer,
12:37qui peuvent être soit directement
12:39à la disponibilité de l'État,
12:40soit des individus, là encore,
12:42des autorités locales
12:43ou d'opérateurs d'infrastructures critiques
12:45aux besoins et en fonction des circonstances.
12:47Jean-Daniel, tester votre regard sur la résilience,
12:50est-ce que ça veut dire concrètement
12:52ce que ça signifie au travers du secteur spatial ?
12:54Et puis, revenons en détail un peu
12:57sur ces phénomènes exceptionnels dont on parle.
13:01Je suis complètement en phase
13:02avec ce qui vient d'être dit.
13:03Effectivement, la résilience,
13:04c'est la capacité d'encaisser un choc,
13:06une crise ou quoi que ce soit.
13:07Ça peut être une crise climatique,
13:09une crise plus artificielle
13:11qui est due à l'activité humaine.
13:13C'est clair, l'encaisser
13:14et puis retrouver les capacités quasiment normales
13:18le plus rapidement possible.
13:19Et comme l'a dit PACOM,
13:20alors PACOM a employé le mot support
13:22en ce qui concerne l'importance de l'espace,
13:25j'irai encore un peu plus loin.
13:26Pour moi, l'espace est devenu essentiel.
13:28Essentiel pour anticiper et se préparer.
13:31On voit aujourd'hui avec la tempête,
13:33je ne sais pas plus comment elle s'appelle ça,
13:34c'est Austin, c'est ça ?
13:35Ou Autine, je ne sais plus.
13:36La tempête en cours,
13:37où on la voit arriver,
13:39on la voit grossir.
13:40Donc, on a de quoi s'y préparer.
13:41Il y a les alertes qui sont faites aux populations.
13:43Donc, on est vraiment dans un cas concret
13:46qui est en train d'arriver sur l'ouest de la France.
13:48Et ça montre très bien en quoi sert le spatial,
13:50c'est-à-dire d'une part l'anticiper.
13:52Donc, on voit venir l'événement
13:53et on s'y prépare.
13:54Et puis, une fois qu'il s'est malheureusement déclenché,
13:56il y a des victimes, il y a des dégâts.
13:58Donc là, il faut retrouver le plus rapidement possible
14:01tous les moyens pour fonctionner normalement
14:03et retrouver une vie normale,
14:05secourir les populations en détresse, etc.
14:07Et le spatial est essentiel.
14:09Là, je vois le visuel, effectivement,
14:11sur les feux, les incendies.
14:13Alors, j'étais en première ligne,
14:14enfin, en première ligne,
14:15je n'étais pas pompier,
14:15donc je n'étais pas vraiment en première ligne.
14:17Mais disons, en première ligne,
14:18déconcernée, puisque mon entreprise a dû fermer
14:20quasiment pendant une semaine
14:22à cause des incendies en région bordelaise.
14:24Donc, c'est clair qu'aujourd'hui,
14:26le spatial est un composant essentiel
14:30pour retrouver cette résilience
14:32et retrouver un fonctionnement normal
14:34le plus rapidement possible.
14:35À quel point vous êtes habitué
14:38à travailler avec le secteur spatial
14:40du côté de la sécurité civile ?
14:41Quelle part ces infrastructures ont
14:43dans votre quotidien,
14:44dans la façon dont vous travaillez
14:45autour de ces événements exceptionnels ?
14:47C'est important ce qui vient d'être dit,
14:48parce que je pense que c'est vrai
14:50à l'heure actuelle,
14:51c'est-à-dire le spatial nous apporte
14:52quelque chose.
14:54Et puis, ce sera très certainement
14:56encore plus vrai dans les années qui viennent
14:58avec l'évolution de la technologie.
15:00Très concrètement,
15:01au sein de la sécurité civile,
15:02aujourd'hui, on mène le projet France 2030,
15:05qui a pour objectif,
15:06avec deux consortiums industriels français,
15:10de travailler sur les risques
15:12feu de forêt et inondation.
15:14Et c'est très important, nous,
15:15qu'on soit impliqués dans ces projets-là,
15:17parce que nous avons des besoins
15:20qui, parfois, ne dépendent pas que de nous.
15:23La crise, par exemple, a une temporalité
15:25qui n'est pas forcément évidente aujourd'hui
15:26pour les outils satellitaires.
15:28Mais par contre, les outils satellitaires
15:30peuvent nous aider, par exemple,
15:31dans la prévention de certains risques.
15:33Je pourrais vous donner un exemple.
15:34La prévention du risque feu de forêt,
15:36aujourd'hui, elle s'analyse selon certains critères.
15:39On peut parler de débroussaillement,
15:40on peut parler de proximité d'un point d'eau,
15:42on peut parler d'accessibilité à tout le bâti
15:45qui est à l'interface forêt-habitat.
15:47Et aujourd'hui, c'est un travail qui se fait
15:52tout au long de l'année,
15:53notamment en préparation de la campagne feu de forêt
15:56entre le 15 juin et le 15 septembre, en gros.
15:59Et dans cette préparation de cette campagne feu de forêt,
16:02l'apport du satellitaire est important.
16:04C'est important, puisque les images
16:07qui sont fournies par les satellites
16:08nous permettent d'analyser la situation
16:10de l'interface forêt-habitat
16:12pour aller peut-être cibler certains endroits
16:14qui nécessiteraient un peu plus de travail
16:16de la part des propriétaires
16:17pour s'assurer qu'en cas de feu,
16:19ils soient protégés.
16:20On pourrait avoir un bilan différent
16:21de celui qu'on a eu déjà très lourd cet été,
16:24par exemple, si on n'avait pas le spatial
16:26pour nous guider ?
16:27Aujourd'hui, ce n'est pas encore le cas.
16:30Parce que lorsqu'on a plusieurs heures nécessaires
16:34à l'acquisition d'une image,
16:37on n'est pas dans le tempo de la crise.
16:38On n'est pas assez agile.
16:40Alors c'est lié soit à des limites
16:42du nombre de satellites que nous avons au-dessus de nous
16:44et puis également de leur capacité technologique,
16:47de leur capteur.
16:49Et par contre, c'est important de travailler
16:50pour voir concrètement où nous en sommes aujourd'hui
16:52avec les consortiums
16:53et puis avec les pourvoyeurs de solutions.
16:57Tenir à jour également
17:00l'évolution de la technologie,
17:02des technologies,
17:02pour pouvoir, le jour où c'est vraiment efficace
17:05opérationnellement,
17:06les intégrer dans notre organisation opérationnelle.
17:08Être capable de les intégrer,
17:08ça va être un élément majeur, bien sûr.
17:09Le développement technologique,
17:10à aucun sens,
17:11si vous ne vous faites pas sa main dans la main
17:12avec les acteurs...
17:13Et ça, c'est déjà un travail qui est en cours
17:14sur la préparation de la campagne
17:16Feu de Forêt 2026, par exemple.
17:17Nous avons travaillé avec un modèle de propagation
17:20intégrant de l'image satellite
17:22et de l'intelligence artificielle
17:24au sein de nos postes de commandement
17:26sur le terrain en exercice.
17:28Et on commence à travailler avec en opération,
17:31mais comme c'est des produits qui sont nouveaux,
17:33nous, c'est important de pouvoir les tester,
17:36les évaluer,
17:37et puis ensuite suivre leur évolution.
17:39Pas comme c'est le sujet du Space Summit
17:41for Résilience Futur,
17:42réunir les acteurs
17:43pour apporter une technologie résiliente, en fait.
17:46Réunir les acteurs,
17:46réunir les usages,
17:48donc faire cette rencontre entre acteurs,
17:49qui peuvent être sécurité civile,
17:50opérateurs d'infrastructures critiques,
17:52responsables de territoire.
17:54Et avec les services,
17:56il y a déjà des services
17:56qui sont en train d'utiliser la navigation,
17:58tout le monde l'oublie,
17:59mais finalement tout le monde s'en sert
18:00sans même le mentionner.
18:02Mais quand même,
18:02c'est critique à la fois
18:03pour les utilisateurs qui sont face,
18:05qui comprennent où sont les lieux,
18:06les routes, etc.
18:07Enfin bref,
18:07il faut utiliser la navigation
18:08pour tous les acteurs,
18:09toutes les parties prenantes.
18:11Des sujets d'observation,
18:12où là on est vraiment,
18:13effectivement,
18:14devant un sujet technologique
18:15de passer de ce qu'on pourrait appeler
18:16du stratégique et de l'anticipation
18:18à une capacité dans le tactique
18:20qui va vers une multiplication
18:22du nombre de capteurs,
18:23possiblement pour avoir le temps
18:24de revisite,
18:25de mise à disposition.
18:26Donc là,
18:26on est vraiment sur des sujets
18:27d'innovation
18:28pour pouvoir avoir
18:29une utilité tactique.
18:30Et après,
18:31il y a la partie communication
18:32qui, là,
18:33sert déjà aujourd'hui.
18:34Alors la France,
18:35l'Europe,
18:36alors la concentration des populations,
18:37l'utilisait relativement moins.
18:39Cela dit,
18:40si on regarde l'opérateur T-Mobile
18:41aux États-Unis l'an dernier,
18:43qui a été un pionnier d'utilisation,
18:44c'est un million d'utilisateurs
18:46qui ont reçu des informations
18:47sur leur smartphone
18:48directement par satellite
18:49dans les zones qui étaient
18:50coupées du réseau télécom
18:51classique l'an dernier.
18:53À Mayotte,
18:53quand l'essentiel du réseau télécom
18:55a été détruit,
18:56on a été déployé d'abord
18:57des terminaux satellitaires
18:58pour une première phase
18:59de restauration
19:00de première capacité critique.
19:02Voilà.
19:03Donc l'objectif du salon,
19:04ça va être sans doute
19:05de partager sur ce qui existe déjà
19:06et du retour d'expérience,
19:07d'ailleurs,
19:08de différents acteurs,
19:10mais aussi comprendre
19:11ou mettre en perspective
19:12les priorités des prochaines années.
19:13Il y aura aussi
19:14les institutions européennes,
19:15l'Agence spatiale européenne,
19:17etc.,
19:17qui seront là
19:18pour travailler
19:19à des solutions efficaces
19:21dans un espace
19:22qui a vocation aussi
19:22à être dual,
19:23allant probablement
19:24sur un sujet souverain
19:25et de défense
19:26et de sécurité civile
19:28et pour l'ensemble
19:29des parties prenantes.
19:30Juste un petit point
19:30sur la partie observation
19:31qui vient d'être dit
19:32par M. Revillon.
19:34On peut donner là aussi
19:35l'exemple de Mayotte.
19:36L'observation satellitaire
19:38et toutes les possibilités
19:40offertes en matière
19:41de prédiction météorologique
19:43nous a permis,
19:43par exemple,
19:44de prendre la décision
19:46à un moment
19:47où on estimait
19:47que le pourcentage de chances
19:48que le phénomène passe
19:49sur Mayotte
19:50était suffisamment important.
19:51Ça nous a permis
19:52d'envoyer 110 personnes
19:53en détachement
19:54avant même
19:54que le cyclone passe
19:55sur l'île de Mayotte.
19:56Et donc,
19:57d'avoir la capacité,
19:58en plus des éléments locaux,
19:59de pouvoir intervenir
20:02plus massivement
20:03juste après le passage
20:04du phénomène.
20:04Et ça,
20:05c'est un bel exemple
20:06de ce que l'observation satellitaire
20:08peut nous permettre
20:08de faire aujourd'hui.
20:09Peut-être juste un exemple concret.
20:15Si on regarde
20:15le système de soutien
20:17à la sécurité civile européenne
20:19et si on regarde
20:20certains services existants
20:22comme le service Copernicus
20:23ou la charte
20:25pour la réponse
20:26aux désastres
20:27et catastrophes majeures,
20:28si on regarde
20:29à peu près
20:29le niveau d'utilisation
20:302015 et aujourd'hui,
20:31en gros,
20:32c'est entre un facteur
20:332 et 3
20:34en termes de multiplication
20:35entre l'usage
20:36qui en était fait
20:37et l'usage
20:37qui en est fait aujourd'hui.
20:38Ce qui témoigne d'une part
20:39du nombre d'événements
20:40qui le nécessitent
20:41et là où les États
20:42vont avoir besoin
20:43d'un support
20:44et qui va de pair aussi
20:46avec une extension
20:46de la capacité
20:47de ces services respectifs.
20:49J'en ai à tester,
20:50vous vouliez ajouter
20:51un mot à ces remarques ?
20:53Juste pour compléter
20:54un petit peu
20:54ce que vient de dire
20:55le commandant tout à l'heure,
20:57c'était particulièrement intéressant
20:58parce que c'est un parcours
20:59qu'en tant que militaire
21:00on a fait
21:01il y a quelques années aussi.
21:02Ce n'est pas pour dire
21:02qu'ils sont en retard
21:02mais simplement
21:03que comme l'a dit Pocom
21:04c'est qu'il faut échanger
21:05l'expérience un petit peu.
21:06C'est-à-dire qu'on a eu
21:08exactement le même constat
21:09il y a quelques années
21:10en disant que
21:11les données spatiales
21:13c'était très utile
21:14mais il n'y en avait pas suffisamment
21:15en tout cas la fréquence
21:16n'était pas suffisamment élevée
21:18pour pouvoir les utiliser
21:19directement sur le terrain.
21:21Alors aujourd'hui
21:21on a beaucoup progressé
21:22dans ce domaine-là.
21:23On a fabriqué,
21:24on a demandé aux industriels
21:26qui eux aussi
21:26ont fait beaucoup de progrès
21:27de produire des stations
21:29de plus en plus miniaturisées
21:30pour pouvoir recevoir
21:32la donnée au plus près.
21:33Alors pour nous
21:33c'est du combattant
21:34mais pour les pompiers aussi
21:35c'est les combattants du feu
21:36ou les combattants
21:36ou en tout cas
21:37ceux qui sont sur le terrain
21:38pour aider les populations.
21:40Donc je pense que
21:41les progrès vont très vite
21:42dans ce domaine-là
21:43en une génération,
21:45moins d'une génération
21:45puisque je dirais
21:47grosso modo
21:47c'est qu'on a commencé
21:48à utiliser l'image satellitaire
21:49dans la fin des années 90
21:51et on a eu,
21:53enfin d'une façon générale,
21:54et on l'a utilisé
21:55au plus près du besoin
21:57du combattant militaire
21:59à partir de la moitié,
22:02enfin à partir de 2010 à peu près.
22:04Donc c'était vraiment
22:05distribué sur le terrain.
22:06Donc les progrès
22:07sont les très vite
22:07et aujourd'hui
22:08les constellations en particulier,
22:10on va revenir sur le sujet
22:11de l'observation,
22:12on parlera des télécommunications aussi,
22:13mais bon sur l'observation,
22:14les constellations de toute nature
22:16sont capables de nous offrir
22:18une répétitivité de la surveillance
22:20qui est tout à fait compatible
22:22du besoin militaire tactique
22:24on dirait, et je pense,
22:25mais bon ça, je pense qu'il faut
22:26que chacun fasse son chemin
22:28et fasse son expérience aussi,
22:30compatible aussi
22:31d'un suivi de situations
22:32de crise,
22:33quelles qu'elles soient.
22:35C'est vrai qu'il y a la question
22:36du changement climatique,
22:37des conflits aussi,
22:38en fait l'avenir est incertain
22:40sur plusieurs niveaux
22:41et dans tous les cas
22:42on a besoin de soutien
22:43à l'infrastructure.
22:43Vous parliez de prioriser.
22:46Quelle serait peut-être pour vous
22:48la priorité à donner
22:50pour faire éclore
22:51une infrastructure solide
22:52et résiliente ?
22:55Ce n'est pas très évident
22:56à dire
22:57quelle doit être la priorité.
22:59Ce qui est certain
23:00c'est que le changement climatique
23:01nous met face
23:02à des défis
23:02qui sont colossaux.
23:04Si on y ajoute
23:05nos propres activités
23:06et donc les risques technologiques,
23:09on a là aussi
23:12beaucoup de domaines
23:13dans lesquels
23:13on doit être résilient.
23:15Je pense que ce qui est important
23:17et là c'est aussi
23:19mon expérience de militaire
23:20un petit peu,
23:21c'est la souveraineté.
23:22la priorité est à donner
23:23je pense à la souveraineté.
23:24C'est vrai,
23:25on parle de constellations,
23:26on parle d'avoir un soutien technologique
23:27mais en Europe
23:28on est un petit peu
23:29en décalage.
23:30dans lesquels on évolue,
23:31il peut y avoir des actions
23:32de certains
23:32qui peuvent nous priver
23:33de certaines données.
23:35Encore plus.
23:35On est dans les groupes
23:37entre satellites
23:38qui ont été détectés
23:39notamment de la part de la Russie.
23:41Donc ça ce sont des faits
23:42qui sont très clairs
23:44qui sont relatés
23:45assez régulièrement aujourd'hui.
23:48Mais les solutions souveraines,
23:49on en parle souvent,
23:50on en parlait au sommet du spatial,
23:51on en parle souvent
23:52sur ce plateau-là,
23:53elles ne sont pas encore là
23:54pour vous apporter
23:55une donnée européenne
23:57ou française.
23:58Et puis ensuite,
23:59ce qui était important,
24:00ce qui était dit à l'instant,
24:01c'était la capacité
24:02à pouvoir amener l'information
24:03dans le bon timing,
24:05dans le bon tempo
24:06jusqu'à l'endroit
24:07où elle est la plus utile.
24:08Et c'est là
24:09où c'est le travail
24:10qu'on mène
24:10avec les consortiums industriels
24:12et puis avec le CNES
24:13qui est notre principal
24:17interlocuteur finalement.
24:18C'est le conducteur
24:19de ce projet.
24:22C'est justement
24:23d'arriver progressivement
24:24sur la base
24:25des évolutions technologiques
24:26à ces objectifs-là.
24:27à la fois
24:30développer les bons produits
24:31qui arrivent
24:32au bon moment
24:33et au bon endroit.
24:34Alors,
24:35j'ai un fait là
24:36qui est intéressant,
24:37on en a cité plusieurs.
24:38En 2022,
24:38il y a une cyberattaque
24:39sur un satellite
24:40qui a coupé
24:415800 éoliennes.
24:43Et je trouve
24:44que c'est assez parlant.
24:45Ça nous montre
24:46que l'espace,
24:47peut-être le maillot
24:48enferble en fait
24:49dans ce chemin-là
24:50d'accès à l'énergie,
24:51aux ressources,
24:52ici sur Terre.
24:54Je pense que
24:55la première chose
24:56pour revenir
24:56à un commentaire
24:57de Jean-Daniel
24:57un peu plus tôt,
24:58c'est que c'est
24:58une infrastructure critique.
25:00Donc,
25:00quand on parlait
25:00d'infrastructure critique,
25:02transport,
25:03télécom,
25:04etc.,
25:04énergie,
25:05c'est aussi
25:06une infrastructure critique
25:06d'où le fait
25:07qu'elle soit attaquée
25:08dans le contexte,
25:09dans des environnements
25:10contestés ou malveillants.
25:12Comme toute infrastructure,
25:13elle peut avoir
25:14ses points de faiblesse.
25:15Donc,
25:15en l'occurrence,
25:16à l'époque,
25:17cette attaque
25:17de cybersécurité,
25:18mais hier,
25:19un certain nombre
25:19de sites internet
25:20à travers le monde
25:21étaient aussi
25:21en panne
25:22à cause de cyberattaques.
25:23Donc,
25:24il va rester
25:24un risque permanent.
25:25L'accès à nos comptes
25:26en banques aujourd'hui.
25:27L'accès à nos comptes en banques.
25:28Quand on regarde aussi
25:29des théâtres
25:29comme le Moyen-Orient,
25:30des stations seules satellitaires
25:32ont été ciblées
25:32même physiquement
25:33par des attaques,
25:34en l'occurrence
25:35de missiles,
25:36pour rendre impossible
25:38l'accès à un certain
25:39nombre de moyens satellitaires.
25:40Donc,
25:40oui,
25:41la résilience même
25:42des moyens satellitaires
25:42est la garantie d'accès
25:43par la topologie
25:45dans l'espace,
25:46le nombre de satellites,
25:47la redondance
25:48par les dispositifs sol
25:50et la partie cyber
25:51nécessairement
25:52va faire partie
25:53des questions clés aussi
25:55pour que le spatial
25:56soit une infrastructure
25:56critique et de confiance
25:58le jour où
25:59la crise intervient.
26:00Ça,
26:00c'est un problème,
26:01Jean-Daniel Testé,
26:02que vous avez pu déjà identifier.
26:03Vous parliez
26:04de cet usage dual
26:05et puis de l'aspect militaire.
26:07Assez tôt
26:07dans ces conversations-là,
26:09je sais que
26:09ça fait quand même
26:10un petit moment
26:11qu'on parle
26:11de l'intérêt du spatial
26:12dans la défense
26:13mais aussi de sa fragilité
26:15pour soutenir
26:16le secteur de la défense.
26:18On a sous-estimé...
26:21Sous-estimé,
26:21je ne pense pas
26:22parce qu'on a très
26:23très rapidement
26:23pris conscience
26:24qu'on était dépendant
26:25du spatial.
26:26Alors là,
26:26je parle pour les opérations
26:27mais c'est vrai
26:28et PACOM vient de le dire
26:30et le commandant aussi
26:31sur tous les autres usages,
26:32je dirais beaucoup plus
26:33civil que l'usage
26:35strictement militaire.
26:36Donc on a rapidement
26:37pris conscience
26:38qu'on était dépendant
26:39mais que cette dépendance
26:40avait un mauvais côté.
26:42C'est que comme
26:42les systèmes spatiaux
26:43au départ ont été conçus
26:45sans protection particulière,
26:48ils sont vulnérables,
26:49ils sont fragiles,
26:49ils sont fragiles
26:50donc ils sont vulnérables.
26:51Donc maintenant,
26:52l'effort, je dirais,
26:53sans trahir
26:54de secret militaire
26:55du tout,
26:55mais il faut quand même
26:56bien prendre conscience
26:57que les militaires
26:59ont identifié ce risque
27:01et l'effort essentiel
27:03aujourd'hui,
27:03outre le renouvellement
27:05des capacités stratégiques
27:07dont on a parlé
27:08tout à l'heure,
27:08la navigation,
27:10l'observation,
27:11les télécommunications
27:11en particulier,
27:12un effort particulier
27:13est apporté
27:14à tout ce qui est
27:15protection de ces moyens-là,
27:16la mise en sécurité
27:18et de l'investigation
27:19sur tout ce qui pourrait
27:20être comme menace,
27:21tout ce qu'ils pourraient
27:22rencontrer comme menace
27:23dans l'espace.
27:24Ça veut dire quoi
27:24concrètement ?
27:26Concrètement,
27:26Jean-Daniel,
27:27qu'est-ce que ça veut dire ?
27:28Est-ce que ça veut dire
27:28qu'aujourd'hui,
27:29les acteurs qui envoient
27:30leurs satellites
27:30quand ils sont critiques,
27:31ils ont déjà des normes
27:32à respecter pour être,
27:34je ne sais pas,
27:35plus résistants aux brouilleurs
27:36par exemple,
27:37moins susceptibles à être...
27:38Il y a des évolutions
27:39technologiques ?
27:39Je dis que c'est des besoins
27:40qui ne sont pas en compte.
27:41Absolument,
27:42c'est des besoins
27:43de protection et de sécurité,
27:44je dirais d'autoprotection.
27:45Ce que je voulais dire,
27:47c'est typiquement ça,
27:48c'est l'autoprotection.
27:49C'est-à-dire que les systèmes
27:50de télécommunications
27:52sont résistants,
27:53enfin, sont prévus,
27:54en tout cas les militaires,
27:55mais de plus en plus
27:55des civils aussi
27:56parce qu'ils sont utilisés,
27:57ils ont des utilisations duales
27:58et ils ont des utilisations
28:00critiques,
28:01comme ça a été abordé
28:01tout à l'heure,
28:02pour le sauvegarde
28:03et le soutien aux populations.
28:04Donc, il faut aussi les protéger.
28:06Donc, ces systèmes-là
28:07sont conçus
28:08pour être complètement
28:11résistants
28:11à un certain nombre
28:11d'agressions.
28:12Vous avez parlé tout à l'heure,
28:13c'était très juste,
28:14mais c'est un cas
28:14très intéressant
28:15de la cyberattaque
28:17sur Viasat.
28:18La cyberattaque,
28:19effectivement,
28:19elle a touché l'espace
28:21parce que c'est une constellation
28:22de satellites
28:23de communication
28:24qui a été endommagée,
28:25on va dire comme ça,
28:26mais l'attaque,
28:27elle s'est passée au sol,
28:28c'est-à-dire qu'il y a eu
28:28une faille sur les systèmes sol
28:30et c'est le sol
28:30qui a été attaqué
28:31et qui a perdu
28:33un petit peu
28:33le contrôle des satellites.
28:35Donc, l'attaque
28:36s'est passée au sol.
28:37Dans l'espace,
28:37pour l'instant,
28:38on a ce que j'appellerais
28:40simplement des tentatives
28:42ou des manœuvres
28:44d'intimidation.
28:45Bon, on en a parlé
28:47la semaine dernière
28:48contre le système
28:49ISAI
28:49qui est un système
28:50d'observation radar
28:51qui sert beaucoup
28:52les Ukrainiens
28:53en opération.
28:54Donc, les Russes
28:55l'ont menacé,
28:56ils ont proché
28:56un satellite
28:57à quelques mètres
28:58dans cet état ISAI,
28:59ce qui n'est pas
29:00tellement amical.
29:01Et qui peut être même
29:02dangereux
29:02pour les deux objets.
29:04Donc, on a ce genre
29:05de choses,
29:05mais on n'a pas
29:06clairement dans l'espace
29:07aujourd'hui,
29:07mis à part des activités
29:09d'espionnage avérées,
29:11on n'a pas d'activités
29:12hostiles et déclarées.
29:13On a simplement
29:14des manœuvres
29:15d'intimidation.
29:16On en a de plus en plus.
29:17Donc, ça devrait,
29:19ça nous met la puce
29:19à l'oreille en disant
29:20que s'il y en a
29:20de plus en plus,
29:21c'est qu'un jour,
29:22dans un contexte mondial
29:24beaucoup plus conflictuel,
29:26et il est déjà
29:26pas mal conflictuel,
29:27mais encore plus conflictuel
29:28qui n'est aujourd'hui.
29:30Et là, je ne veux pas
29:30faire le mauvais cas,
29:31ça, mais en me donnant
29:33plus de détails
29:34sur comment ça pourrait
29:35devenir plus conflictuel
29:36sur Terre.
29:37Je pense que chacun
29:37peut imaginer
29:39ce qu'il peut y avoir
29:39derrière.
29:40Donc, dans un contexte
29:41plus conflictuel que ça,
29:43on pourrait imaginer
29:44qu'effectivement,
29:45dans l'espace,
29:45il y aurait des manœuvres
29:47beaucoup moins,
29:48je dirais,
29:49qui iraient beaucoup plus loin
29:50dans l'agression.
29:52Et tout ça,
29:53comme je disais tout à l'heure,
29:55c'est quelque chose
29:55qu'on prend en compte
29:56pour connaître,
29:57les anticiper,
29:58un petit peu comme on le fait
29:59au sol sur d'autres choses.
30:00On essaye d'anticiper
30:01un petit peu
30:01ces activités,
30:03je dirais,
30:05inamicales
30:06pour s'en protéger,
30:08soit directement,
30:09soit avec des moyens
30:10qu'on déploie,
30:10qu'on se prépare à déployer
30:12justement pour protéger
30:13les satellites dans l'espace.
30:15Par contre,
30:15on va rester sur une équation
30:16qui va rester la même,
30:18c'est-à-dire
30:18un besoin de souveraineté,
30:20mais avec des volumes
30:21capacitaires
30:22qui peuvent être
30:22ce qu'ils peuvent être
30:23et aucun pays
30:24ne pourra posséder
30:25tous les moyens
30:25de ces élitaires
30:26au même niveau
30:26et à un coût
30:28qui permette aussi
30:29l'investissement
30:30et ensuite
30:30qu'il soit déployable
30:32en termes de services
30:33dans les opérations,
30:34etc.
30:35Il y a eu énormément
30:35de discussions
30:36sur le nouveau programme
30:37qui est plus de connectivité
30:39européen,
30:39Iris Carré.
30:41L'une des conditions
30:42de la démocratisation
30:43du système
30:43et du fait
30:44qu'il puisse être utilisé
30:45pour tout un cas d'usage,
30:46y compris par exemple
30:47la sécurité civile,
30:49les pompiers,
30:50dépendra aussi
30:50de la capacité
30:51à développer
30:52des terminaux
30:52à des coûts
30:54qui soient d'abord
30:54techniquement compatibles
30:56des besoins d'usage
30:57et à des coûts
30:57qui permettent
30:58avec une construction
31:01suffisamment de masse
31:02pour ces produits
31:02d'être à des coûts
31:04d'investissement
31:04pour les pays respectifs
31:05européens
31:06qui voudront les utiliser,
31:07que ça puisse être
31:09des milliers,
31:09des dizaines de milliers
31:10de déploiements
31:10pour la partie,
31:11pourquoi pas,
31:12défense, civile, etc.
31:13Donc il y a des conditions
31:14qui sont aussi
31:15le coût d'accès à la ressource
31:16en plus du fait
31:17qu'elle soit disponible,
31:18qu'elle soit multiple, etc.
31:18Ça, ça peut être un choix,
31:19c'est aussi l'importance
31:21d'alerter aussi
31:23les institutions,
31:24les politiques
31:24sur l'intérêt
31:25d'investir dans ces solutions-là,
31:27de les privilégier,
31:28privilégier les budgets
31:29aussi qui se tournent vers là.
31:31Ça, c'est un rôle
31:32que vous avez aussi
31:32à la sécurité civile,
31:33d'aller alerter
31:34et informer
31:36sur votre besoin à vous
31:37et l'importance
31:38d'aller développer
31:39ces solutions souveraines.
31:40Oui, c'est complètement
31:41notre rôle
31:42et on a le devoir
31:42de le faire,
31:43c'est-à-dire qu'on doit
31:44mettre à la disposition
31:46de tous ces prestataires
31:49de services
31:50et de tous ces spécialistes
31:52de la technologie spatiale
31:53nos besoins,
31:55de manière à ce que
31:56les développements
31:57qui soient faits ensuite
31:59puissent aboutir
32:00un jour
32:00à des outils
32:01réellement opérationnels.
32:02Et je rejoins complètement
32:03ce qui a été dit
32:03juste avant
32:04par M. Testé,
32:05c'est qu'on n'a plus
32:07aujourd'hui de projet
32:08y compris côté sécurité civile
32:10mené sans l'aspect
32:11protection de nos données,
32:13protection de nos outils,
32:16souveraineté de l'information
32:18de manière à garantir
32:19parce que c'est un incontournable
32:21de notre métier,
32:23de manière à garantir
32:24que les réactions qu'on aura
32:25et que les actions
32:26qu'on prendra
32:26seront adaptées au contexte.
32:29Pas comme tout à l'heure
32:30vous parliez des priorités,
32:32vous n'étiez pas forcément
32:34sûrs de vouloir prendre
32:35une direction
32:36parce qu'il y a beaucoup
32:37de besoins pour l'instant.
32:38Les télécommunications
32:39quand même,
32:40on le comprend,
32:41c'est assez primordial,
32:43surtout quand on commence
32:44à se poser la question
32:45technologiquement
32:46d'aller vers du direct
32:46to device par exemple.
32:48Enfin,
32:48il y a plein de choses
32:49quand même de ce côté-là
32:50de la communication
32:51par satellite
32:52qui peut être...
32:53Ah, en fait,
32:54j'allais dire oui.
32:55De toute façon,
32:56et là,
32:56c'était plutôt dans le cadre
32:58de zones de conflit,
33:00le fait que des data centers
33:02soient empêchés
33:03ou des moyens de communication,
33:04etc.,
33:05peuvent impacter directement
33:06ou indirectement
33:07tout un cas d'usage
33:09au niveau des entreprises,
33:11des citoyens,
33:11etc.
33:12Donc clairement,
33:13ça fait quand même
33:13partie des priorités
33:14pouvoir communiquer
33:15dans un sens ou un autre
33:16ou disséminer des alertes
33:18puisque ça peut être
33:19de la communication
33:19en mode dissémination
33:21ou vraiment être capable
33:22de communiquer
33:23avec un tiers.
33:24Ça fait partie des besoins.
33:25On parlait aussi
33:26des systèmes d'aide,
33:28mais la France se projette aussi,
33:30intervient dans ses territoires
33:31d'outre-mer,
33:32soutient aussi des pays tiers,
33:33tout comme on a été soutenus
33:34au cours de l'été
33:35dans le cadre du mécanisme européen.
33:36Donc il faut être capable
33:37de se projeter,
33:38soi-même être capable
33:38de communiquer
33:39plus ou moins
33:40quel que soit le théâtre
33:41dans lequel les forces impliquées,
33:45les unités vont être amenées
33:46à intervenir
33:47et d'autre part,
33:48dans les besoins basiques
33:50aujourd'hui de communication
33:51pour pouvoir repérer
33:52des personnes,
33:53aller les assister,
33:54etc.
33:54Savoir où ils sont,
33:56pourquoi,
33:56effectivement,
33:57est aussi extrêmement important
33:59pour pouvoir intervenir
34:00de façon efficace
34:01sans que je prétends
34:02être un professionnel.
34:03Les systèmes de navigation
34:04sont indispensables aussi.
34:06Et donc typiquement,
34:07sur nos propres moyens,
34:10dans le projet
34:11des réseaux radio du futur,
34:13RRF qu'on appelle chez nous,
34:14qui est en cours
34:15de déploiement,
34:18cet aspect résilience du réseau,
34:21il est incontournable
34:22et il est pris en compte.
34:25Lorsqu'une catastrophe
34:26se présente,
34:26on a parlé tout à l'heure
34:27de Mayotte,
34:28déploiement du module Phoenix,
34:30qui permet d'aller créer
34:32une bulle réseau
34:33là où toutes les infrastructures
34:34ont été impactées
34:36par un phénomène.
34:38Et puis,
34:38bien évidemment,
34:39toutes les réflexions
34:39menées autour de,
34:41lorsque je n'ai plus de communication,
34:42comment je peux fonctionner.
34:44Et donc,
34:45dans les procédures d'alerte
34:45que nous avons,
34:46par exemple,
34:46au sein du centre opérationnel
34:47de la sécurité civile,
34:49on a des modes dégradés.
34:51Soit les systèmes marchent
34:52et on peut les utiliser
34:53de manière quotidienne
34:53conformément à ce qu'on fait,
34:55soit on est empêché
34:57et donc on a la possibilité
34:58d'aller chercher
34:58d'autres systèmes,
34:59radio,
35:00diffusion radio
35:01avec une convention
35:02avec Radio France,
35:02par exemple,
35:03qui permet d'aller diffuser
35:05des messages radio
35:06malgré les difficultés.
35:08Et on peut tout à fait imaginer
35:09que le satellite
35:09vienne,
35:10et c'est déjà le cas en partie,
35:12vienne pallier
35:13à des difficultés
35:14de communication.
35:15Et ça dépend des désastres.
35:16Sachant que les événements
35:16qui interviennent,
35:18y compris en France
35:19et en Europe,
35:19sont de plus en plus violents.
35:20Mais si on regarde,
35:21par exemple,
35:21le Japon qui a déployé
35:23à cause de tremblements de terre
35:24beaucoup de solutions,
35:25ils ont aussi,
35:26et ça fait partie de la résilience
35:27quand on parle de prévention,
35:28prépositionné maintenant
35:29un certain nombre de terminaux
35:30dans des sites de secours
35:32ou dans lesquels
35:33les personnes peuvent se rendre
35:34en cas d'alerte.
35:35Des opérateurs télécoms
35:36ont déjà déployé
35:37aussi des unités mobiles
35:38qui peuvent déployer
35:39de façon adéquate
35:40avec du satellite
35:41ou autre chose.
35:42Donc il y a aussi,
35:43dans la phase préparatoire,
35:45ou certaines sociétés d'énergie
35:46qui commencent à prépositionner
35:48aussi des sites de communication
35:49à travers le réseau de distribution
35:51au cas, en cas de besoin.
35:53Alors ça,
35:53de la sécurité civile,
35:54on a des équipements satellitaires
35:55qui sont déjà prépositionnés
35:56sur l'ensemble du territoire
35:57de manière à pouvoir pallier
35:59en cas de besoin.
36:00L'idée demain,
36:01ce sera de démocratiser
36:02ces solutions-là,
36:03qu'elles soient accessibles
36:03à tous pour servir
36:05la résilience ici sur terre.
36:07Merci à tous les trois
36:07d'avoir pris le temps
36:08de discuter avec nous
36:09de cet enjeu important
36:11pour l'avenir
36:12de nos infrastructures
36:14aussi ici sur terre.
36:15On enchaîne,
36:16quant à nous,
36:16avec la dernière partie
36:17de cette émission,
36:18Ils font l'espace.
36:23Ils font l'espace,
36:24c'est parti,
36:25sans antenne,
36:26un satellite est muet,
36:27Any Waves en fabrique
36:28à Toulouse
36:29et l'entreprise
36:30vient de recruter
36:30l'ancien patron
36:31de l'agence spatiale
36:33du Luxembourg
36:33pour viser peut-être
36:34la première place mondiale
36:36du marché.
36:36Son fondateur
36:37et président de groupe,
36:38Nicolas Capet,
36:39est avec nous en plateau.
36:40Bonjour Nicolas.
36:41Bonjour.
36:41Bienvenue sur le plateau
36:43de Smart Space.
36:43Vous recrutez Marc Serres,
36:45premier directeur général
36:46de l'agence spatiale
36:48luxembourgeoise.
36:49C'est quoi l'idée
36:50derrière ce recrutement ?
36:52Qu'est-ce que ça veut dire
36:53de votre positionnement ?
36:55C'est une excellente nouvelle
36:57et derrière l'idée
36:58de ce recrutement,
36:59c'est beaucoup d'ambition.
37:00Beaucoup d'ambition
37:01pour le spatial,
37:02ça c'est le cas
37:03depuis toujours,
37:04mais aussi pour l'Europe
37:05puisqu'on a annoncé
37:06en début d'année
37:07notre fusion
37:08avec M-Tronics.
37:09On va y revenir, oui.
37:11EniWeb Luxembourg.
37:12Et en fait,
37:13depuis dix ans à peu près,
37:15AnyWaze a franchi
37:15un premier cycle
37:16sur ses premières antennes
37:17avec beaucoup
37:18d'industrialisation,
37:19de fabrication,
37:20beaucoup d'exports.
37:21On a équipé beaucoup
37:21de satellites
37:22un peu partout dans le monde
37:23et on est en train
37:25de franchir
37:26une étape supplémentaire
37:28en allant amener
37:30des front-end,
37:31en allant amener
37:32des équipements électroniques
37:33qui vont nous permettre
37:34d'innover encore plus
37:35clairement
37:36et de continuer
37:36notre croissance.
37:38Pourquoi le Luxembourg ?
37:39C'est quoi cette relation
37:40que vous développez
37:40avec le Luxembourg ?
37:41Alors, le Luxembourg,
37:42en fait,
37:43c'est un partenaire historique.
37:44On avait déjà travaillé
37:45avec eux depuis sept ans
37:46sur différentes missions
37:47parce qu'on a des expertises
37:49et des moyens de fabrication
37:50très complémentaires.
37:51Et donc,
37:52c'est d'abord
37:53au travers de projets communs,
37:55une histoire humaine aussi
37:56avec le fondateur
37:57du Luxembourg.
37:58Et puis,
37:59il faut le dire,
38:00le Luxembourg
38:01et notamment
38:02Marc Serres
38:03avec la création
38:04de la LSA
38:04était la première
38:05agence européenne
38:06à avoir anticipé
38:08la révolution
38:09du New Space,
38:10à avoir compris
38:11qu'il était en train
38:12de se passer quelque chose,
38:13était promoteur
38:13de tout ça.
38:14Donc,
38:15c'est très cohérent
38:16avec notre histoire européenne.
38:17Et avec votre vision
38:18à vous
38:19chez New Waves aussi
38:20et votre positionnement
38:21dans le secteur spatial
38:22et du New Space
38:23en particulier,
38:24cette éclosion
38:24des acteurs
38:25et puis pousser aussi
38:26pour un autre modèle
38:27économique
38:28et une autre approche
38:29plus agile peut-être ?
38:31Ah oui,
38:31plus agile
38:32avec des nouveaux acteurs,
38:34avec nos acteurs traditionnels,
38:35mais avec des nouveaux acteurs
38:37qui vont amener
38:37beaucoup d'innovation
38:39plus rapidement,
38:40qui vont permettre aussi
38:41en s'associant
38:42à des acteurs traditionnels
38:43d'être plus compétitifs,
38:44de faire mieux
38:45au bénéfice de l'Europe,
38:46de ses citoyens
38:47et des capacités spatiales.
38:49Vous visez la défense
38:50avec des radars,
38:51notamment en orbite
38:52pour la surveillance.
38:53Est-ce que le spatial
38:55militaire,
38:56ça peut devenir
38:56votre premier relais
38:57de croissance
38:58chez New Waves ?
38:59Alors, clairement,
39:00on est en train
39:00de vivre une époque
39:01où le spatial
39:02est devenu
39:03un milieu de conflictualité.
39:04On le voit
39:05de plus en plus.
39:08Donc, évidemment,
39:09et dans le spatial,
39:10il y a beaucoup
39:10de technologies
39:11qui sont duales,
39:12c'est-à-dire qu'elles peuvent
39:12servir à la fois
39:13des besoins défense
39:14et à la fois
39:15des besoins civils
39:16et institutionnels.
39:17Le radar,
39:18c'en est une parfaite
39:18illustration,
39:19parce qu'évidemment,
39:20il y a des besoins
39:22côté défense
39:23pour pouvoir détecter
39:24un certain nombre
39:25de choses au sol
39:25sur des théâtres
39:26de conflits,
39:27mais pas que,
39:28puisqu'il y a
39:28toutes les infrastructures
39:29civiles aussi
39:30où on a beaucoup
39:31d'usages intéressants
39:32à faire.
39:33Et puis aussi,
39:34c'est des radars,
39:35une fois en orbite,
39:35qui peuvent surveiller
39:36l'espace,
39:37donc ce qu'on appelle
39:37le space traffic management,
39:39parce qu'il faut
39:40de plus en plus
39:41qu'on soit à même
39:42de cohabiter
39:43avec toutes les constellations,
39:44tous les satellites
39:45qui vont être
39:45dans le spatial.
39:45Et les débris.
39:46Et justement,
39:48les débris,
39:48parce qu'avoir
39:49des radars en orbite
39:51permet d'aller détecter
39:52ces fameux
39:52micro-débris,
39:53ce qu'on est absolument
39:54incapable de faire
39:55depuis le sol.
39:56Oui,
39:56et ça c'est important
39:57parce que ces débris-là,
39:58après,
39:58ils en rencontrent d'autres,
40:00ils rencontrent nos satellites
40:00et puis en fait,
40:02à terme,
40:02l'orbite terrestre
40:03sera plus exploitable.
40:04Donc,
40:05c'est là que vous intervenez.
40:08Vous êtes déjà
40:09implanté aux États-Unis.
40:11Comment vous faites
40:12pour vous mesurer
40:13face à des industriels
40:15américains,
40:15par exemple,
40:16en tant que PME européenne ?
40:18Alors,
40:18je dirais,
40:19les Américains
40:20sont assez pragmatiques.
40:21Quand ils peuvent,
40:22il y a évidemment
40:22une préférence américaine.
40:24mais leur pragmatisme
40:26fait que
40:27quand vous êtes compétitif,
40:29que vous livrez
40:30des produits de qualité
40:30et rapidement,
40:33ils vous sélectionnent.
40:34Et c'est ce qu'on a réussi
40:34à faire
40:35plusieurs fois d'ailleurs
40:36avec Intuitive Machine
40:37où on a reçu
40:38des awards de supplier.
40:40C'est aussi
40:40cette vision industrielle
40:42qu'on avait dès le début
40:43qui confirme
40:44notre positionnement.
40:45On parle souvent
40:45de supply chain,
40:46de difficultés
40:47dans la supply chain.
40:48Nous,
40:48notre devoir,
40:49c'est d'être un supplier
40:50extrêmement fiable
40:51et avec des capacités
40:52industrielles fortes.
40:53Objectif 2030,
40:552031,
40:55devenir la référence mondiale
40:56des antennes
40:57et des systèmes RF modulaires.
40:58Ce n'est pas moi qui le dis,
40:59c'est vous,
41:00votre entreprise.
41:02Qu'est-ce qui pourrait
41:03vous bloquer
41:04sur ce chemin-là ?
41:06Qu'est-ce qui peut nous bloquer ?
41:07Ça reste du spatial.
41:09Le spatial,
41:09c'est dur.
41:10C'est un challenge technologique.
41:12C'est un challenge
41:13aussi commercial.
41:16Donc,
41:16il y a pas mal
41:17de choses à faire.
41:18Moi,
41:19je suis extrêmement confiant
41:20avec les équipes
41:21de France et de Luxembourg
41:23avec toutes les expertises,
41:24l'équipe qu'on a bâtie,
41:25l'arrivée de marques aussi
41:26pour nous aider
41:27à nous développer
41:27à l'international
41:28et nouer des partenariats
41:29extrêmement forts
41:30avec nos clients
41:31mais aussi avec nos fournisseurs.
41:33Je suis convaincu
41:34que c'est une ambition
41:35largement à notre portée.
41:37Alors,
41:37un mot sur l'Europe.
41:38On parle beaucoup
41:39de la préférence européenne,
41:41notamment.
41:41Vous avez cité
41:41la préférence américaine.
41:43Quel est votre positionnement
41:44sur la préférence européenne ?
41:45En quoi ça pourrait aider
41:47votre entreprise aussi ?
41:49Au-delà même
41:50de notre entreprise,
41:51la préférence européenne,
41:52c'est sûr que ça pourrait
41:53permettre
41:54un certain nombre
41:55d'acteurs
41:56et notamment
41:56des nouveaux entrants
41:57de pouvoir émerger
41:58un peu plus facilement
41:59et ne pas se retrouver
42:01forcément en concurrence
42:02avec des pays étrangers
42:05qui, eux,
42:06appliquent des politiques
42:07de préférence nationale.
42:08Donc ça,
42:09c'est certain.
42:12Donc,
42:13voilà,
42:13ça fait partie des choses
42:15qui peuvent évidemment
42:16permettre
42:17de mieux asseoir
42:18notre industrie spatiale,
42:19de la protéger aussi
42:20face à des opérations
42:22de dumping
42:22parce qu'au-delà
42:24simplement du business
42:26et de la fourniture,
42:26il y a aussi,
42:27voilà,
42:28quand on est en compétition,
42:29faire en sorte
42:29que ses concurrents
42:30n'émergent pas.
42:31Donc tout ça,
42:32l'Europe pourrait clairement
42:33un peu plus protéger,
42:35en tout cas inciter
42:36notre industrie européenne.
42:38Prochaine étape
42:38pour Anyways ?
42:39Prochaine étape,
42:41alors on a
42:41plein de belles choses,
42:42notamment sur 2027,
42:44deux gros développements
42:45majeurs,
42:45une antenne active,
42:46un altimètre
42:47pour surveiller
42:48la hauteur
42:48des eaux douces
42:49avec Blue Water Intelligence.
42:51Donc là,
42:52on a déjà démarré
42:54ce nouveau cycle
42:55de développement,
42:56de croissance
42:57et plein de belles choses
42:59encore à faire
42:59pour aller chercher
43:00le marché
43:01et amener nos solutions
43:02et faire en sorte
43:02qu'il y ait un maximum
43:03de missions spatiales
43:04qui réussissent.
43:05Vous viendrez
43:05nous raconter
43:06ces missions spatiales
43:07ici sur le plateau
43:07de Smart Space.
43:08Merci Nicolas Capet.
43:09Avec grand plaisir.
43:10Merci à tous
43:10de nous avoir suivis.
43:11On se retrouve
43:12dès le mois prochain
43:13sur Bsmart
43:14pour parler d'espace
43:14et de secteur spatial.
43:18Merci à tous.
43:20Merci à tous.

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