- il y a 8 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Alexandra Szpiner, Jean-Claude Beaujour, Lucas Planavergne
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-23##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-23##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:04Ce vendredi avec Alexandra Spiner, Jean-Claude, bonjour, Lucas Planaverne.
00:10Il y a quelques instants, je vous faisais écouter ce son du président de la Chambre des commerces de France
00:15qui disait « Attention mes chers commerçants, n'allez pas vous armer, tirez le rideau, laissez faire la police »
00:23qui a fait réagir Jean-Claude, bonjour, pour dire « Il n'y a pas de débat sur l'autodéfense
00:28».
00:28Vous avez raison mon cher Jean-Claude, il n'y a pas de débat, il n'empêche,
00:31qu'est-ce que vous dites quand vous voyez tous ces commerçants prendre d'assaut les armureries,
00:36même certains parisiens, puisque il y a eu, je parle de Paris, pourquoi ?
00:40Parce qu'il y a eu certaines intrusions dans les appartements, vous leur dites quoi ?
00:45Alors, vous savez, d'expérience, je vois ce qui se passe dans d'autres pays,
00:49si j'ai dit « Il n'y a pas de débat », c'est parce qu'il faut faire
00:51attention à ce que le prétendu médicament soit pire que le mal.
00:56Pourquoi ? Quelqu'un qui tire, qui va s'armer pour pouvoir tirer, organiser sa défense,
01:02évidemment, hors la loi, évidemment, il y a un risque, ça ne sera pas de la légitime défense,
01:08parce que la légitime défense, on pourrait faire un débat là-dessus, c'est très encadré.
01:12Il y a un certain nombre de critères, et en plus, sur le plan pratique, je vais vous dire, Stéphanie,
01:20je ne suis pas un spécialiste des armes, mais toute personne qui a déjà vu une arme,
01:23c'est vachement compliqué d'utiliser une arme dont on n'a pas l'usage.
01:26On est quand même en France, si on a une arme, c'est qu'on a tiré pendant deux ans.
01:32Chers amis, il voudrait juste vous arrêter deux secondes, il y a les armes,
01:35et là, vous avez besoin d'aller dans des clubs de tir, et vous avez...
01:39Mais les armes, ce n'est pas seulement des...
01:40Voilà, j'y venais, j'y venais, j'y venais, la notion d'armes, elle est très générale.
01:48Moi, ce que je dis pour répondre, parce qu'on a un peu échangé avec Alexandra,
01:52une fois qu'on a dit cela, parce que les gens vont me dire,
01:54mais attendez, les assurances, vous me remboursez en gros, je connais le truc, à peu près 20%,
01:57au bout de X mois, et pendant ce temps, vous avez vos loyers qui courent,
02:02l'URSSAF qui vous dit, payez-moi tout de suite, etc.
02:04Donc, vous avez vraiment des difficultés.
02:07C'est là où, je pense qu'il faut qu'on change culturellement,
02:10et qu'on puisse dire que l'État pourrait être lourdement,
02:13et devrait être lourdement condamné,
02:15si on estime que le service public n'a pas fonctionné,
02:17comme ça existe dans d'autres pays.
02:20Non, mais c'est important de savoir qu'on a un système administratif
02:23qui fait qu'une fois qu'on vous a dit,
02:25le ministre de la Justice a réagi,
02:26le ministre de l'Intérieur lui-même a accepté qu'il y avait quelques loupés,
02:30mais ça veut dire quoi ?
02:31Ça veut dire que le service public n'a pas fonctionné correctement.
02:34Mais d'accord, mais du coup...
02:36Lucas.
02:37Parce que moi, je suis assez d'accord pour dire que les assurances,
02:40c'est difficile pour elles de tout rembourser,
02:42et d'ailleurs, pour moi, elles ne peuvent pas se contenter,
02:44les assurances, de tout assumer chaque année,
02:46et de payer les dégâts de l'impuissance de l'État.
02:50L'État, en l'occurrence, je veux dire,
02:52une fois qu'on a juridiquement prouvé la responsabilité de l'État,
02:58ça ne vous aura pas échappé que l'État n'a plus d'argent.
03:01Et que la dette expose déjà,
03:03et que justement, toute la contestation sociale
03:05qui précédait ces émeutes,
03:07est justement due au fait qu'on n'a plus d'argent.
03:09Donc c'est tout le problème de ce sujet.
03:11Ce que vous êtes en train de me dire,
03:13c'est que comme l'État n'aura pas d'argent pour pouvoir rembourser,
03:15on peut s'armer pour voir ce...
03:17Non !
03:18Ce n'est pas du tout ce sujet.
03:19Mais c'est pour ça que j'ai dit,
03:20c'est pour ça que j'ai dit,
03:22il y a un,
03:23et effectivement, c'est une façon de dire à l'État...
03:26Cela dit, c'est vous l'avocat,
03:27mais on peut s'armer.
03:30La nuance, je dirais, c'est d'utiliser ou non ces armes,
03:33mais elles sont en vente.
03:34C'est ce que j'ai dit tout à l'heure.
03:35C'est aussi une prudence psychologique pour les commerçants.
03:39C'est ce que je vous expliquais tout à l'heure.
03:41Il y a des armes qui sont autorisées.
03:42Et je vous propose d'écouter Yves Goletti,
03:45syndicat des armuriers,
03:47qui était ce matin sur Sud Radio.
03:49Oui, on a une forte augmentation des ventes d'objets non létales,
03:54principalement des bombes de défense
03:57par les commerçants, les restaurateurs,
03:59et même les particuliers.
04:01Bon, votre réponse.
04:04Là encore, je dis bien,
04:05après on peut rentrer dans le détail de chaque arme,
04:08chaque type, etc.
04:09je n'ai pas la compétence,
04:10je ne peux pas vous dire techniquement
04:11sur à quoi sert telle ou telle chose.
04:13Moi, je suis dans la même situation
04:14que chacun d'entre vous,
04:15et nous connaissons même ces sujets,
04:17parce que nous habitons au quotidien dans la ville,
04:20et on sait ce que c'est
04:21que d'avoir même son lieu de travail
04:23ou son habitation en permanence attaquée.
04:26Ce que je veux simplement dire,
04:27c'est qu'il faut faire attention
04:28à ce que les choses ne dérapent pas,
04:30et que ça ne se retourne pas
04:32contre les personnes en question.
04:33À côté de cela,
04:34et je réponds aux deux arguments,
04:36c'est de dire,
04:37trouvons des solutions
04:38pour que ceux dont la responsabilité est établie
04:41soient sanctionnés
04:42et en tout état de cause
04:44au moins soient tenus pour comptable.
04:45Parce que déjà,
04:46ça va faire réfléchir.
04:47Mais bien sûr, Jean-Claude,
04:48mais là, c'est demain la manifestation.
04:50Vous vous imaginez,
04:51les gens ont vraiment...
04:52Non mais,
04:52les gens, vous les entendez.
04:53Vous savez que je ne vis pas dans Paris.
04:54Mais bien sûr,
04:55j'allais vous dire,
04:55sinon vous...
04:56Mais bien sûr,
04:57mais je vais vous dire pourquoi.
04:58Parce que d'expérience,
04:59je ne veux pas aller chercher...
05:00Je vais rester chez moi
05:01et je me dis,
05:02le reste ne sera que du matériel
05:04parce que je ne veux pas
05:06aller me mettre en danger.
05:07Je ne saurais pas vous parler
05:08d'armes non létales, etc.
05:14Je ne sais pas...
05:16Vous voyez,
05:16j'ai une expérience américaine
05:18et je me dis,
05:19et je me dis,
05:21le risque,
05:21c'est que ça se retourne
05:22contre des personnes
05:23qui, justement,
05:24nous,
05:24nous n'avons pas l'habitude.
05:25Vous avez parfaitement raison,
05:27mais vous imaginez
05:28les commerçants
05:28qui sont à vous.
05:30On leur demande,
05:31en gros,
05:32je vous le dis,
05:32le président de la Chambre de Commerce
05:33qui, comme vous,
05:34est raisonnable,
05:35a peur pour eux.
05:35Vous tirez rideau,
05:37mais ça veut dire quoi ?
05:38Déjà,
05:38il renonce à un chiffre d'affaires.
05:40La première folie,
05:41quand même,
05:41c'est que dans un pays
05:42comme la France,
05:43un préfet de police
05:45puisse suggérer
05:46à des commerçants
05:49d'avoir recours
05:51à des agents
05:52de sécurité privée.
05:53Absolument.
05:53Une première folie.
05:55Mais moi,
05:55je suis d'accord.
05:56Vous voyez,
05:56on a quand même ici,
05:57dans nos échanges,
05:58l'explication
05:59de la désespérance
06:00des Français.
06:01Parce que les solutions
06:02qu'on leur propose,
06:03elles n'en sont pas.
06:03Parce que dire à un commerçant,
06:05pardon,
06:07pour qui son commerce
06:09et son outil de travail,
06:10c'est-à-dire que moi,
06:10moi, j'ai vu des commerçants,
06:12il n'y a plus de rentrée d'argent.
06:13C'est-à-dire,
06:14on ne peut plus payer son loyer,
06:15on ne peut plus payer,
06:17on ne peut plus s'occuper
06:18de ses enfants correctement.
06:19Enfin, c'est l'effondrement
06:22de votre vie.
06:22De leur dire,
06:24oui, évidemment
06:24qu'il ne faut pas
06:27avoir une utilisation
06:30des armes.
06:30On en a dû se défendre
06:32d'ailleurs tout seul
06:32avec leur bar, etc.
06:34Alexandre, ce que je ne veux pas,
06:35c'est qu'en plus,
06:36ils se retrouvent à l'hôpital
06:37et avec ça.
06:38Non, mais j'ai bien compris.
06:39J'ai bien compris.
06:39C'est cela.
06:40Je ne suis pas en train de dire
06:41et on sait bien.
06:41Évidemment que tu as raison.
06:43Évidemment que tu as raison.
06:44Et c'est le bon sens
06:45de dire ça.
06:46Mais il faut réaliser
06:48que nous en sommes là.
06:49Mais ni trois ni moi,
06:50nous ne sommes membres
06:51du gouvernement,
06:52nous ne sommes comptables
06:52de ce qui s'est passé
06:53auparavant.
06:54Ce que je dis simplement
06:56et sur vos antennes,
06:57c'est que je...
06:58Vous savez,
06:58on vit tous,
06:59parce que justement,
07:00moi, je ne vis pas sur un nuage.
07:02On vit au quotidien, etc.
07:04Et on le sait,
07:04chacun autour du secteur.
07:05Mais les commerçants,
07:05eux, sont en première ligne.
07:07Et nous sommes,
07:08commerçants, professionnels,
07:09libéraux, etc.
07:10On vit tous là.
07:11On sera seul
07:12face à la compagnie d'assurance.
07:14On sera seul
07:14face à nos échéances.
07:15On sera seul
07:16face à la difficulté.
07:17Et je dis bien,
07:18j'insiste,
07:19ce que je ne voudrais pas,
07:20c'est qu'en plus de ce drame,
07:21qu'il y ait des drames humains.
07:23Alors ça,
07:23ça serait le pire de plus.
07:23Vous avez parfaitement raison.
07:25Et Alain Dick-Réchendeau
07:26qui était il y a quelques jours
07:27sur Sud Radio,
07:27je le cite,
07:28au vu des remontées
07:29des cellules psychologiques
07:30déployées dans les chambres de commerce,
07:33les commerçants
07:33sont trop fatigués,
07:35trop énervés
07:36pour être en condition
07:37d'utiliser des armes.
07:38Il parle même
07:38de risque de suicide,
07:39quand même,
07:39le président des chambres de commerce.
07:41Tant les commerçants
07:42sont désespérés, Gilles.
07:44Quand vous avez tout perdu.
07:46Le micro, Gilles.
07:47Oui.
07:49Est-ce que
07:49quand vous allez
07:51chez Carrefour
07:52où il y a
07:53toute une sécurité privée,
07:54ça vous choque ou pas ?
07:55Là aussi,
07:56il y a une sécurité privée.
07:57Il y a plein d'endroits
07:58où désormais...
07:59Non, mais d'accord.
08:01Je ne comprends pas
08:01que Carrefour
08:02est un grand groupe
08:02qui a les moyens
08:03de se payer
08:03une sécurité privée
08:04qui fout de l'argent
08:05pour des particuliers.
08:06Donc, ils se sont occupés
08:07de leur sécurité.
08:08La sécurité privée
08:10chez Carrefour
08:11et dans d'autres magasins
08:12d'alimentation,
08:12c'est aussi pour prévenir
08:14les vols.
08:14Oui.
08:15Oui, bien sûr.
08:15Là, c'est pour prévenir
08:18aussi la destruction.
08:20Enfin, la sécurité
08:22des Français,
08:23la seule violence légitime,
08:25c'est celle de l'État.
08:26Donc, c'est à l'État
08:28de protéger les commerçants.
08:29Mais c'est un signe
08:30de désaveu absolu.
08:31Moi, j'étais choquée
08:31comme vous,
08:32on l'a appris en direct hier,
08:33la préfecture
08:34qui appelle les commerçants
08:35à prendre des effondrements
08:36de l'État.
08:37Elle a précisé son message
08:39à la suite de ce premier message.
08:41Elle a vu les mois
08:42que ce message a suscité.
08:44La préfecture,
08:45le préfet de police de Paris
08:46a tout de même réagi.
08:47Il est revenu sur ses propos,
08:48il a dit que c'était
08:49en complément.
08:51Mais je suis d'accord,
08:52ça coûte de l'argent
08:53pour les particuliers
08:54de prendre des agents
08:55de sécurité.
08:56Par ailleurs,
08:57excusez-moi,
08:57mais même un agent
08:58de sécurité ou deux
08:59face à une bande
09:00de 30,
09:0145 personnes,
09:03ça met juste plus
09:04de personnes encore
09:05dans le danger.
09:07J'en reviens pas
09:08qu'on ait cette conversation
09:09quand même de se demander
09:10si...
09:10Non mais ça veut dire
09:12que l'État
09:12est totalement impuissant
09:13et on se demande
09:14si on est encore
09:14dans un État de droit.
09:16Bonjour Frédéric.
09:18Oui, bonjour Stéphane.
09:20Bonjour à vous tous.
09:21Soyez bienvenus.
09:22Alors,
09:22moi c'est simple,
09:24l'État devrait protéger
09:26ses commerçants.
09:27Bah oui.
09:27Les commerçants
09:28se protègent,
09:30ils mettent des grilles,
09:31ils mettent des panneaux de bois,
09:32ils prévoient,
09:33etc.
09:33Ils ferment leurs ports,
09:35c'est des huîtres
09:35soi-disant blindées,
09:37on va dire.
09:38Malgré ça,
09:39c'est pas assez.
09:42Donc,
09:43à l'État de protéger,
09:45quand vous avez une horde
09:46comme ça,
09:46c'est pas possible.
09:47Je vous écoutais là
09:49dire les armes
09:51c'est non létal,
09:53c'est quand même dangereux,
09:55etc.
09:56Mais une arme létale
09:57est très dangereuse
09:59même par quelqu'un
10:00qui ne sait pas s'en servir.
10:01Parce que justement,
10:02Attendez,
10:02on n'a pas dit le contraire Frédéric,
10:04que ça soit bien clair.
10:05Non, non, non,
10:05je sais bien.
10:06On déplorait justement
10:07le fait que c'est un fait.
10:09Six Français sur dix
10:11veulent se protéger eux-mêmes.
10:12On en arrive là
10:13parce que,
10:13comme vous dites,
10:14qu'il y a une incurie
10:14de l'État.
10:16Moi, je fais du tir.
10:17Si j'ai une arme
10:18à 9mm dans la main,
10:20je vais encore
10:21essayer de tirer
10:22sur le gras du bonhomme,
10:26c'est-à-dire le torse.
10:27Ce qui est très dangereux.
10:28Mais quelqu'un
10:29qui ne sait pas tirer,
10:30il va tirer n'importe où
10:31et il va lui tirer
10:32dans la tête.
10:33C'est bien pire.
10:34Et puis,
10:35il va aller toucher
10:36n'importe qui derrière
10:37sans s'occuper
10:38des personnes qui sont...
10:40Évidemment,
10:40je crois qu'on est tous d'accord.
10:42Il n'y a pas de malentendus
10:43dans ce studio.
10:44Et on est surtout tous d'accord
10:45pour dire qu'il ne faut
10:46surtout pas le faire.
10:47Bien évidemment.
10:48Il faut juste
10:49qu'on s'enquête sur un truc
10:50que c'est légal
10:50pour personne
10:51d'acheter comme ça une arme.
10:52Une arme à un pistolet,
10:54pardon.
10:55Si tu es dans un centre de titres...
10:57Oui, mais il y a des conditions.
10:58Oui, bien sûr.
10:58Frédéric, terminé.
10:59Oui, il y a des conditions,
11:00évidemment.
11:01Mais ma femme,
11:04hier soir,
11:04on me parlait de ça.
11:05On a un pistolet à plomb.
11:07Vous savez,
11:07c'est comme un jouet
11:08à quatre et demi.
11:10Enfin, ça n'a rien du tout.
11:11Ça fait mal quand même.
11:12Oui, ça fait mal.
11:14Mais enfin bon,
11:15vous n'allez pas tuer quelqu'un.
11:16Alors, il doit peut-être
11:17lui crever un oeil.
11:18On ne sait jamais.
11:19Mais elle disait,
11:20s'il y avait du monde
11:21devant la porte,
11:22je prendrais le pistolet.
11:24Frédéric ?
11:25Les gens en sont là.
11:26Et pourtant,
11:27je peux vous assurer
11:28qu'elle est pacifique.
11:29Frédéric,
11:30moi, j'ai une question.
11:31Tout ce qu'on voit,
11:33les gens réfléchissent.
11:34Gilles ?
11:35Frédéric,
11:35j'ai une question pour vous.
11:37Est-ce que vous allez faire du tir
11:39pour du loisir
11:40ou pour tirer dans le gras de quelqu'un ?
11:44Ça a été quoi,
11:44votre motivation ?
11:45Pour du loisir.
11:46Moi, ça fait 40 ans
11:49parce que j'étais dans la pénitentiaire
11:50que je fais du tir.
11:51J'étais moniteur.
11:53Et donc,
11:54je fais du tir pour le loisir
11:56parce que j'aime ça.
11:57mais non,
11:58je n'ai même pas d'armes
11:59à la maison pour vous dire.
12:01Donc,
12:02c'est des armes
12:02que j'emprunte
12:03au club de tir.
12:04Merci,
12:05merci Frédéric.
12:05Non,
12:05même pas.
12:06Je n'ai rien du tout
12:06à part un pistolet à plomb
12:084,5.
12:09Donc,
12:09c'est vraiment rien du tout.
12:10Non,
12:10mais c'est vrai
12:11qu'on en arrive effectivement.
12:13Et encore une fois,
12:13on répète,
12:14ne vous armez pas,
12:16ne vous défendez pas vous-même
12:17parce que vous vous mettez
12:19évidemment en danger.
12:21Mais ce qu'on dit
12:21dans ce studio
12:22et ce qu'on déplore,
12:23c'est que c'est tout simplement
12:24l'effondrement de l'État.
12:26Est-ce que c'est l'effondrement
12:27de l'État de droit ?
12:28On en débat avec vous
12:29et on se retrouve
12:30dans quelques instants.
12:32Je joue un peu le gauchiste.
12:34Sud Radio.
12:3810h30,
12:39Sud Radio.
12:39A vous de le dire.
12:41Stéphanie Desirues.
12:45Alexandra Spiner,
12:46Jean-Claude,
12:47beau jour.
12:47Lucas Planaverne.
12:50On parle évidemment
12:50de ses interdictions
12:51de manifester.
12:52Ce week-end
12:53à haut risque
12:54qui est devant nous.
12:56C'est vrai
12:57qu'on peut se poser
12:57la question aussi
12:58des libertés publiques.
12:59Vous avez vu
12:59que dans plusieurs villes
13:00de France,
13:01les manifestations
13:02sont tout simplement interdites.
13:03Ça veut dire quoi ?
13:04Ça veut dire que
13:05ceux qui ont des revendications
13:06légitimes
13:07et on sait qu'il y en a
13:09beaucoup des Français
13:09qui souffrent aujourd'hui,
13:11on leur a volé
13:12leurs manifestations.
13:13Ils ne pourront même pas
13:14manifester
13:14est-ce que c'est une bonne chose
13:16ou pas.
13:16Est-ce qu'il fallait
13:17faire ces interdictions ?
13:19J'ai vu que Bruno Retailleau
13:20lui demandait
13:21l'état d'urgence.
13:23à sa sortie
13:23de sa rencontre
13:24avec le Premier ministre.
13:25Je vous propose
13:26d'écouter d'ailleurs
13:26Bruno Retailleau
13:28et on en débat ensemble.
13:29L'état d'urgence
13:31qui est déclaré,
13:32c'est la loi de 1955,
13:34quand il y a un péril imminent,
13:36le Président de la République
13:36dit que certains
13:37veulent faire tomber
13:38la République.
13:39Il y a donc
13:39péril imminent,
13:40bien sûr,
13:40les Français l'ont vu.
13:41et donc il faut
13:42se saisir
13:44de cet arsenal
13:45parce que ça permet
13:46de donner
13:47une base légale
13:48très puissante
13:49et ça permet
13:50notamment
13:51des sanctions pénales.
13:53Et ça change tout
13:54pour les interpellations
13:56et ça change tout
13:57pour la judiciarisation.
13:59Est-ce que
14:00c'est ce qu'il faut faire ?
14:01Mettre beau jour
14:02l'état d'urgence ?
14:03Il y a une forme
14:04de privation peut-être
14:05de liberté ?
14:06En tout cas,
14:07encadrer ?
14:08Non, ça c'est plus
14:09une question politique
14:11qu'une question juridique
14:12parce qu'en fait,
14:13cet état d'urgence
14:14répond en principe
14:15à ce qu'on appelle
14:17le principe
14:17de proportionnalité.
14:19C'est quelle réponse
14:19la puissance publique
14:20apporte
14:22à un risque
14:24qu'elle,
14:25la puissance publique,
14:26évalue.
14:27Je n'ai pas...
14:28Nous,
14:29autour de cette table,
14:30nous n'avons pas
14:30nécessairement
14:31toutes les informations,
14:32c'est-à-dire remonter
14:33les services
14:33des renseignements généraux,
14:35etc.
14:35pour dire
14:35est-ce qu'en tout état de cause,
14:37on peut se poser la question
14:38Ils se sont plantés
14:39la première fois.
14:39Non, mais c'est ce que je vous dis,
14:40en tout état de cause,
14:41compte tenu de ce que nous voyons...
14:43Eux-mêmes les ont pas,
14:44je crois, parfois.
14:44Compte tenu de ce que nous voyons,
14:46effectivement,
14:47la question se pose.
14:49Moi, je trouve
14:49que la question se pose
14:51et d'ailleurs,
14:51deux Français sur trois
14:53soutiennent
14:53cette proposition
14:55de Bruno Retailleau.
14:56Je pense qu'on en est arrivé
14:58à un point
14:59de déliquescence
14:59de l'État
15:00qu'il est temps aussi
15:02de se donner les moyens
15:03de retrouver ses casseurs
15:04et l'état d'urgence
15:07permet aussi...
15:07Alors, je vais choquer
15:09les amoureux,
15:10les défenseurs
15:11des libertés publiques,
15:13mais ça permettra aussi
15:14de prendre des mesures
15:16administratives
15:17pour retrouver
15:18plus facilement
15:18les pilleurs
15:19et il faudrait évidemment
15:20que la justice suive
15:22et qu'ils soient
15:23sévèrement punis.
15:24Lucas,
15:25la naverne ?
15:25Moi, je vais plus loin.
15:26Pour moi,
15:27c'est même pas
15:27que la question se pose,
15:28c'est qu'il faut
15:30déclarer l'état d'urgence
15:31par ailleurs
15:32sur l'interdiction
15:33de certaines manifestations.
15:34Parce que la première chose,
15:35il faut rappeler
15:36que toutes les manifestations
15:38ne sont pas interdites.
15:39On a évidemment...
15:40C'est un droit fondamental
15:42en France,
15:43le fait de pouvoir manifester,
15:45de pouvoir contester
15:48face au pouvoir en place.
15:50Je suis moi-même
15:52très, très, très critique
15:53à l'égard de la politique
15:55du président Macron
15:57depuis dix ans.
15:58Donc, je ne vais pas
15:59contester les revendications légitimes,
16:01que ce soit à des lycéens,
16:02des travailleurs, etc.
16:03Bien sûr.
16:04Maintenant, qu'on soit clair,
16:06les manifestes...
16:07Déjà, il faut parler autour de vous,
16:08si vous connaissez
16:08des personnes
16:09qui ont manifesté
16:10les précédents week-ends,
16:12beaucoup d'entre elles
16:13ne n'iront pas
16:14ce week-end se mêler
16:15parce qu'évidemment
16:16que tout le monde est choqué.
16:17Là, on ne parle plus
16:18de manifester ou pas.
16:19C'est les personnes honnêtes
16:20qui ont des revendications légitimes.
16:21Vous vous rendez compte ?
16:21Ça veut dire qu'on ne peut
16:22même plus aller manifester.
16:23On a peur.
16:24On est dans une période exceptionnelle.
16:26Ce week-end suit
16:28celui de la semaine dernière.
16:30Pour cette période exceptionnelle,
16:32je pense que même
16:33les manifestants en colère,
16:34mais qu'ils le sont légitimement,
16:36peuvent comprendre
16:36que là, la période
16:37est exceptionnelle,
16:38que les commerçants
16:39n'ont même pas encore eu le temps
16:40de se relever de la semaine dernière,
16:42que les services de l'État
16:43sont complètement dépassés.
16:44Donc, ceux qui ont appelé
16:44aux manifestations,
16:45les gilets jaunes,
16:46ont eu tort de le faire
16:46ce week-end-là ?
16:47Je pense qu'en tout cas,
16:49ils ont tort de crier
16:50à la répression,
16:52au moins pour ce week-end.
16:53Si Emmanuel Macron
16:54se sert de cette période
16:55pendant trois mois
16:56pour éviter
16:58toute contestation populaire,
16:59bien sûr qu'il y aura
17:00un problème.
17:01Là, pour ce week-end,
17:02il faut que les forces de l'ordre
17:03puissent se concentrer
17:04au maximum
17:05sur les pilleurs,
17:06les casseurs,
17:07ceux qui vont venir
17:07pour s'en prendre
17:08aux personnes, aux biens.
17:10Et sur la défense
17:10des commerçants.
17:11Et sur la défense
17:12des commerçants.
17:12Et je pense que
17:13les manifestants pacifiques,
17:15comme on nous le dit
17:16tous les week-ends,
17:17pourront le comprendre
17:18au moins pour cette fois.
17:20Pour cette fois,
17:20il va falloir qu'on soit soudés
17:21face au drame
17:22qu'on a connu
17:23le week-end dernier.
17:24Je ne suis pas sûre
17:24que tous le comprennent.
17:26Quand on voit
17:26les cadeaux ici ou là
17:27et les témoignages
17:28en clôt de Beaujour,
17:29bon.
17:29Il faut qu'on soit un peu...
17:31Il y a un peu de bon sens
17:32parce qu'on parlait
17:33des forces de l'ordre.
17:34Moi, je rappelle
17:35que ce sont des hommes
17:35et des femmes
17:36qui assurent notre sécurité
17:37et que parfois,
17:39une période trop longue
17:41sur le terrain,
17:43c'est de la fatigue.
17:43Il faut se souvenir
17:45que certains ont été rappelés.
17:46C'est normal,
17:46ça rentre dans leur mission,
17:47ont été rappelés de vacances.
17:49Eux aussi,
17:49ils ont des familles,
17:50etc.
17:50Donc, on peut comprendre
17:51que l'on dise
17:52attention,
17:53il y a une priorité,
17:54c'est de prévenir
17:55les...
17:56L'idée,
17:57c'est d'éviter
17:57de rejouer
17:58le 17 octobre.
18:00Lucas ?
18:00D'ailleurs,
18:01je voulais ajouter un point
18:02parce qu'on parlait
18:03avant de l'interdiction,
18:05évidemment,
18:05de se faire justice
18:06soi-même
18:06et de la tentation
18:07de l'autodéfense.
18:08En réalité,
18:09pour moi,
18:09le point fondamental
18:10n'est pas là.
18:10Le point fondamental,
18:11il est dans le fait
18:12de donner à la police
18:15les armes
18:15au sens,
18:16en tout cas,
18:17symbolique
18:19de faire son travail
18:20et de protéger
18:21les gens,
18:22les moyens
18:22qui soient déjà
18:23évidemment
18:25financés
18:25dans l'équipement
18:27parce qu'on sait
18:27qu'ils en manquent
18:28et qu'ils sont fatigués.
18:29Donc,
18:29ils ont besoin
18:30d'avoir le meilleur
18:31équipement possible
18:31pour gérer cette situation.
18:33Mais surtout,
18:33on débat fréquemment,
18:35il y a des propositions
18:36de loi sur la présomption
18:37de légitime défense
18:38pour les forces de l'ordre.
18:40Dans un cas comme celui-là,
18:41il faut quand même
18:41rappeler les bases
18:42parce qu'on a dit
18:43chaque week-end
18:44qu'on a une police
18:44violente,
18:45etc.
18:46Il peut y avoir
18:46des bavures
18:46que je ne conteste pas.
18:47Pas ici.
18:48Mais on parle
18:49d'une contestation
18:53qui dure depuis
18:54des week-ends.
18:55Je n'ai pas vu
18:56un mort sous les balles
18:57de la police.
18:58C'est ça,
18:58la réalité.
18:59Et tant mieux.
18:59Vous savez bien
19:00que c'est ce que
19:01tout le monde craint.
19:02C'est dans toutes les têtes.
19:04Et je me demande
19:05si le week-end dernier
19:05n'était pas...
19:06Je pense que
19:07vu la période,
19:08il faut hiérarchiser
19:08les craintes.
19:09Et ma première crainte,
19:10moi,
19:10elle est
19:10qu'il y ait un mort
19:12du côté des victimes.
19:14Des victimes réelles.
19:14Pas de ceux
19:16qui viennent pour casser
19:17et pour s'en prendre aux gens
19:18parce que ça peut déraper
19:19de ce côté-là aussi,
19:19malheureusement.
19:20Vous savez bien
19:20que la crainte,
19:21elle est aussi la mort
19:22chez les casseurs
19:23parce que c'est cette fameuse
19:25jurisprudence
19:25malheur.
19:26Et bien sûr.
19:26Et celle-là,
19:27tout le monde l'a également.
19:28Et elle est bien sûr
19:28compréhensible.
19:29Elle est bien sûr compréhensible.
19:30Qui peut embraser le pays
19:31s'il ne s'est pas déjà fait
19:32Alexandre Aspiner.
19:34Oui, mais vous dites
19:35on craint
19:36on craint
19:37la mort.
19:38C'est vrai qu'on craint
19:39un mort.
19:39Mais je crois que du côté
19:40de LFI,
19:43on hystérise tellement
19:44le débat
19:45de sorte à ce que
19:46finalement peut-être
19:47ils en sont à souhaiter cela.
19:49J'irais quand même
19:50pas jusque-là.
19:51Pour qu'on aille
19:51dans une espèce de...
19:52C'est un procès d'intention.
19:54Oui, mais que j'assume
19:55totalement.
19:55Je crois qu'on est arrivé
19:56quand le maire de Saint-Denis
19:59explique que la violence
20:01est légitime.
20:01Il instaure un climat
20:03de violence telle
20:05que tout peut arriver.
20:06Et il nous met tous
20:09et tout en danger.
20:10Je le pense vraiment.
20:11Vous avez assisté
20:12à cette passe d'arbre.
20:12Justement,
20:13c'est de ça que vous nous parlez
20:15d'une certaine manière
20:16à l'Assemblée Nationale
20:16entre Sébastien Lecornu
20:18et Mathilde Panot
20:19qui se jetait
20:20si j'ose dire
20:21la faute.
20:22L'un disait
20:23Sébastien Lecornu
20:24est dangereux.
20:25L'autre demandait
20:26est-ce que vous condamnez
20:28l'incendie
20:29de la mairie de Limoges.
20:30Bon, il n'y a pas eu
20:30de réponse, c'est vrai.
20:31Il n'y a pas eu
20:32de condamnation.
20:32En raison parce que
20:34en l'occurrence, pardon,
20:35parce que je pense
20:35que LFI ne souhaite...
20:36Je ne dis pas du tout
20:37que LFI souhaite à mort
20:38et je n'espère pas
20:39d'ailleurs qu'il le souhaite
20:41et qu'ils ne font pas
20:42si un mode stratégique
20:43qui mènerait à ça.
20:44Je ne leur ferai même pas
20:46ce procès-là.
20:46En revanche,
20:47ce qui est vrai,
20:48c'est que LFI
20:49a une responsabilité
20:51dans l'ambiance du pays
20:52et des liens directs
20:54avec des personnes
20:56impliquées dans ces violences.
20:57Je prends le seul cas
20:58des interpellés
21:00pour l'incendie
21:01de la mairie de Limoges
21:02qui sont liés
21:03au soulèvement de la terre
21:04qui est une organisation
21:05non seulement défendue
21:06mais avec zèle
21:09par la France Insoumise
21:10mais aussi par
21:11Europe Écologie Les Verts.
21:12Un collectif
21:14dont la dissolution
21:15a été refusée
21:17par la justice française.
21:18Donc là,
21:18on voit aussi
21:19le problème de fond
21:20parce qu'aujourd'hui,
21:21on dit que la justice
21:21doit être forte.
21:23Aujourd'hui,
21:23on voit un réel problème
21:25dans le laxisme
21:27qu'on a eu
21:28sur tous les précédents mois.
21:29Donc LFI
21:30a des responsabilités
21:31tout comme l'État
21:32en a dans cette séquence.
21:34De là à dire
21:35qu'il pousse
21:37et qu'ils espèreraient
21:38qu'il ait un mort,
21:39j'espère vraiment pas
21:40que dans ce pays
21:41on en soit arriva
21:42à ce qu'un parti politique
21:43soit un tel homme.
21:43En tout cas,
21:44il pousse si fort
21:47la légitimation
21:48de la violence
21:49qu'on en vient
21:50à se demander
21:51s'il ne souhaite pas
21:52qu'on arrive
21:53à une rupture totale.
21:54Vous êtes d'accord ?
21:56Moi,
21:56j'ai répondu
21:58encore récemment
21:58là-dessus
21:58et je vous l'ai dit
21:59ce matin
21:59à partir du moment
22:01où on ne sait pas dire
22:02qu'il y a un point
22:03où l'ultra-violence
22:05ou l'inhumanité
22:06n'a plus sa place
22:07dans notre société
22:08et bien on crée
22:09des vases communicants
22:10qui finalement
22:11d'une certaine façon
22:12et même indirectement légitimes
22:14les actes
22:15qui ont été commis.
22:16Non,
22:16au risque de me répéter
22:18Stéphanie,
22:19non,
22:19le fait de prendre
22:20son élan
22:21et d'aller donner
22:22un violent coup de pied
22:23à quelqu'un,
22:24un monsieur
22:24qui est plus âgé que vous
22:26et qui est de dos,
22:27non,
22:28vous dépassez
22:28toute humanité,
22:29permettez-moi de vous dire.
22:30Plus âgé ou pas plus âgé ?
22:31Non,
22:31mais quand je dis,
22:32c'est pour montrer
22:34à quel point
22:36on a dépassé
22:37tout ce manque d'humanité
22:39et ces gens-là
22:39n'ont rien,
22:40pardonnez-moi,
22:41n'ont rien à voir
22:42avec les gens
22:42qui manifestaient
22:44pour la vie chère
22:45et pour le confort
22:46des...
22:47le confort
22:48des...
22:48Mais ces gens-là,
22:49comme vous dites,
22:50volent...
22:51Oui,
22:51j'ai fait un papier là-dessus,
22:52ils ont fait...
22:53C'est un hold-up
22:55qui a été fait
22:55sur la manifestation
22:56des étudiants.
22:57Mais Lucas,
22:57quand vous parlez
22:59de LFI,
23:00comment vous expliquez,
23:02puisqu'on a parlé
23:03du sondage
23:04avec Stéphanie
23:05toute cette semaine,
23:07certes,
23:08Marine Le Pen montre,
23:09mais ça ne fait pas
23:11vraiment descendre
23:11Mélenchon,
23:12finalement,
23:13par rapport à ses appels
23:14à la violence,
23:15etc.
23:15Ils ne le payent pas
23:16vraiment dans les urnes.
23:18Il y a toujours...
23:19Mélenchon,
23:19c'est 18%.
23:21Donc,
23:21ce truc du chaos
23:22fonctionne quand même.
23:23Je ne suis pas tout à fait
23:23d'accord sur l'analyse
23:24de ces sondages.
23:26Déjà,
23:26toujours rappeler
23:27quand on commente
23:28un sondage présidentiel
23:29à 6 mois d'élection
23:29qu'il faut prendre
23:30des pincettes.
23:31Maintenant,
23:32la base électorale
23:33de Jean-Luc Mélenchon
23:33qui se situe
23:34à 17-18%,
23:35il l'a en réalité
23:37depuis des années
23:37et tout ce qu'il fait,
23:39finalement,
23:40toute la stratégie
23:40de la France insoumise,
23:41c'est de radicaliser
23:42cette base,
23:43de la solidifier
23:44et de la radicaliser.
23:45Maintenant,
23:46il faut aussi regarder
23:47les autres enquêtes d'opinion
23:48et les autres sondages.
23:49Ils sont très nombreux
23:51à indiquer
23:52que de plus en plus
23:53de gens
23:55qu'il ne va pas
23:57agrandir sa cible,
23:57que de plus en plus
23:58de gens
23:59considèrent
23:59la base électorale
24:00comme le plus grand danger
24:02pour la République
24:02lors des prochaines élections.
24:04Quand vous regardez
24:04les sondages de second tour,
24:05puisqu'on prend
24:06les mêmes sondages,
24:06on voit bien que face
24:07à Marine Le Pen,
24:08il est très très loin.
24:11Vous me donnez la transition,
24:13Marine Le Pen,
24:13elle,
24:14qui grimpe
24:14dans le dernier sondage
24:15pour Sud Radio
24:17et Marine Le Pen
24:17qui organise
24:18son congrès
24:19à Orléans.
24:20C'est vrai que
24:21dans ce contexte tendu,
24:23certains le déplorent.
24:24En tout cas,
24:25l'inquiétude règne
24:26à Orléans
24:27puisque 20 à 30 000
24:29manifestants
24:30sont attendus,
24:31dont 2 000 à 3 000
24:31éléments radicaux.
24:32Et vous savez qui ?
24:33Au milieu, bien sûr,
24:34Mali Bakayoko.
24:35Olivier Faure,
24:36qui n'a que ça à faire
24:37au lieu d'être aux côtés
24:38des manifestants
24:39revendications légitimes,
24:41lui, il préfère aller
24:42manifester contre
24:43le Rassemblement National.
24:44Est-ce que vous trouvez
24:45ça normal ?
24:460826 300 300.
24:49Sud Radio.
24:51Parlons vrai.
24:5310h midi,
24:54Sud Radio.
24:55A vous de le dire,
24:56Stéphanie Demiru.
24:57Une tente d'Amnesty International.
24:59A vous de le dire
25:00avec Alexandra Spiner,
25:02Jean-Claude,
25:02bonjour,
25:03Lucas,
25:04plein à verne.
25:05On parle de ses émeutes
25:07du 17 octobre
25:08et surtout de la crainte
25:09de nouvelles émeutes.
25:11Et on évoque,
25:13sans ce contexte ultra tendu,
25:15évidemment,
25:15le RN qui tient son congrès
25:18à Orléans.
25:19Alors, il y a Olivier Faure,
25:20Bali Bakayoko,
25:22Sophie Binet
25:22qui iront, eux,
25:23manifester contre
25:25le Rassemblement National.
25:26J'avoue que ça m'a
25:27fortement interpellée.
25:28On a envie de dire
25:29à Olivier Faure,
25:30mais pourquoi,
25:31Diable,
25:31n'allez-vous pas aux côtés
25:32des manifestants
25:34qui ont des revendications
25:34légitimes ?
25:35Puisqu'il y aura quand même
25:36quelques manifestations,
25:37notamment à Paris,
25:38autorisées ?
25:39Ben non,
25:39eux,
25:40ils préfèrent aller faire
25:41la leçon
25:42à ceux qui votent
25:43et au Rassemblement National.
25:46Lucas,
25:46je serai aux premières loges
25:48puisque je serai
25:49à Orléans demain,
25:49donc je verrai
25:51comment la situation
25:52va se dérouler.
25:53La première des choses,
25:54c'est qu'ils ont absolument
25:55le droit,
25:55si la manifestation
25:56est autorisée,
25:57d'aller manifester
25:58contre le Rassemblement National
25:59si ça leur fait plaisir.
26:01En réalité,
26:02moi,
26:02je vais prendre de la hauteur
26:03et regarder pourquoi
26:04ils y vont.
26:05Parce qu'ils ont peut-être
26:06la conscience
26:06un petit peu
26:08tourmentée
26:09pour certains,
26:10notamment LFI,
26:11après avoir refusé
26:13de condamner
26:13et après avoir
26:14encouragé parfois
26:15les débordements,
26:16après avoir encouragé
26:17pour Bali Bagayoko
26:18à abattre la citadelle.
26:20Peut-être qu'ils ont envie
26:20aujourd'hui
26:21de désigner un autre
26:22parti qui serait
26:23pire qu'eux,
26:24qui serait le monstre absolu.
26:26Je pense que la plupart
26:28des Français
26:28ne seront pas dupes
26:29de cette tentative
26:31d'éteindre l'incendie.
26:35On verra comment va se dérouler
26:37cette manifestation.
26:39Parce que si
26:40il y a de gros débordements
26:42comme peuvent
26:42le redouter,
26:43les renseignements...
26:432 000 à 3 000
26:44éléments radicaux
26:45attendus.
26:46Si les renseignements
26:47intérieurs
26:49redoutent tout cela
26:50et que cela se produit,
26:52encore une fois,
26:53il faudra pointer
26:54les responsabilités
26:55des élus LFI
26:56qui seront présents
26:57sur place.
26:57Et ça va profiter
26:58davantage
26:59d'être contre-productif
27:00pour eux
27:00parce que ça va
27:01plutôt faire monter
27:02encore le rassemblement
27:02national.
27:02Et surtout,
27:03c'est un test,
27:03je pense,
27:04parce qu'on va avoir
27:04beaucoup d'événements
27:05comme ceux-là,
27:06politiques,
27:06de très grande ampleur
27:07à l'approche
27:08de la présidentielle,
27:08notamment pour ce qui
27:10concerne le rassemblement
27:11national.
27:11Évidemment qu'on ne pourra
27:12pas tous les interdire.
27:13Ce sera un test.
27:14Est-ce qu'on peut encore
27:15avoir une vie démocratique
27:16dans ce pays ?
27:17Oui,
27:18Alexandre Aspillère.
27:19Je pense que vous êtes
27:20un petit peu optimiste
27:21pour la conscience
27:22tourmentée d'LFI.
27:23Mais j'ai bien compris
27:24que c'était ironique.
27:25Non, mais ce que je trouve
27:26terrible dans notre vie
27:27démocratique,
27:28qu'un parti légal,
27:29moi je ne suis pas
27:30au rassemblement national,
27:31mais c'est un parti
27:33démocratique
27:33qui existe légalement
27:35dans notre pays
27:35et qu'on lui conteste
27:37le droit de tenir
27:38son congrès annuel
27:39dans une ville,
27:40je trouve que c'est
27:41très choquant.
27:42On voit bien que
27:42toutes les digues
27:43républicaines
27:44ont sauté.
27:45Et on voit bien que...
27:46Mais eux,
27:47ils vous expliquent
27:47qu'ils vont défendre
27:48la démocratie.
27:48Oui, bien sûr.
27:49En fait,
27:50le comble du paradoxe
27:52d'LFI,
27:53c'est qu'ils prétendent
27:54combattre le fascisme.
27:55Il n'y a pas qu'LFI,
27:56il y a Olivier Faure,
27:57il y a Sophie Binet.
27:58Olivier Faure,
27:59il essaie d'exister.
28:00C'est tout.
28:02Mais en fait,
28:02ils adoptent
28:03les méthodes du fascisme,
28:04l'intimidation,
28:05la violence
28:05et le refus
28:06du pluralisme.
28:08Olivier Faure,
28:09un parti socialiste,
28:10il justifie sa présence
28:11par son inquiétude,
28:12je cite,
28:12devant la banalisation
28:13de l'extrême droite.
28:14Non mais...
28:14Olivier Faure.
28:17Avec qui ça marche encore ?
28:18Avec qui ça marche encore ?
28:20Je veux dire...
28:20Mais pour autant,
28:22il a le droit
28:22de critiquer
28:22le Rassemblement National.
28:23C'est même son rôle,
28:24sans doute,
28:24en tant que patron
28:26du parti socialiste.
28:28Voilà,
28:28peut-être que ça fera plaisir
28:30au PS
28:30de voir leur patron
28:32aller faire ça
28:34plutôt que faire compagne.
28:35Il aurait peut-être dû,
28:36à côté des manifestants
28:37et de leur revendication,
28:38non ?
28:38Oui, bien sûr.
28:39Vous savez,
28:39c'est terrible
28:40parce que,
28:40souvenez-vous,
28:40les gilets jaunes.
28:41Les gilets jaunes,
28:42au départ,
28:43c'était un mouvement
28:44de contestation.
28:45On parlait de gens
28:47qui travaillaient
28:47et qui parfois
28:49cumulaient deux emplois
28:51et qui n'avaient même
28:51pas de quoi se loger
28:52et se nourrir décemment.
28:54Leur mouvement
28:55était complètement
28:56mis à sac
28:58par les casseurs,
29:00par l'extrême gauche.
29:02C'est à nouveau le cas.
29:04Moi, je...
29:04Il n'y a aucun...
29:05Mais bien sûr,
29:06il n'y a aucun gilet jaune
29:07historique comme on l'entend.
29:08Je ne comprends même pas
29:09qu'on ose encore
29:10appeler ça gilet jaune.
29:10Excusez-moi.
29:11Pourtant, eux disent
29:12qu'ils ne veulent pas
29:12abandonner le mouvement
29:13et ils ont fait
29:14des appels
29:16à la manifestation.
29:17d'extrême gauche.
29:17Les gilets jaunes,
29:18justement,
29:18c'était quelque chose
29:18de très disparate
29:19où il y avait
29:19toute sensibilité politique.
29:21Là, ce n'est plus le cas.
29:22Il faut qu'on soit sérieux.
29:23En 30 secondes,
29:24je voudrais répondre
29:24à votre question.
29:25Vous avez dit
29:26est-ce que c'est la place
29:28d'Olivier Fort ?
29:29Trois observations.
29:30La première,
29:31c'est que,
29:31moi, je pense
29:32qu'Olivier Fort,
29:33ses amis et les filles,
29:35dès lors qu'ils ont obtenu
29:36les autorisations,
29:37pas les autorisations,
29:38mais qu'ils ont obtenu
29:39l'assentiment
29:40de la préfecture
29:42pour pouvoir manifester,
29:42ils ont le droit
29:43d'aller manifester.
29:44Ça, c'est une chose.
29:46Deuxièmement,
29:46est-ce que le Rassemblement
29:47national a le droit
29:48de tenir son congrès ?
29:49Oui.
29:50Et j'ai envie de vous dire
29:50que quand on fait 34%,
29:5334% entre guillemets,
29:55puisque l'élection
29:56n'est pas jouée.
29:56Attention,
29:57l'élection n'est pas jouée.
29:58Quand on fait
29:58un tiers de l'électorat,
30:00vous ne pouvez pas dire
30:01en permanence
30:02c'est un parti antidémocrate.
30:03En tout cas,
30:04vous ne pouvez pas dire
30:05j'interdis,
30:06d'autant qu'il n'y a pas eu
30:07d'interdiction officielle
30:09du Rassemblement national
30:10et qu'il est au Parlement.
30:12En revanche,
30:13je pense que les deux
30:14se nourrissent d'une chose,
30:15c'est que pendant
30:16qu'ils vont au fond,
30:17c'est de l'affrontement,
30:18je ne suis pas,
30:19je ne pense pas
30:20que Olivier Fort
30:21ait mauvaise conscience,
30:22etc.
30:22Je pense que l'ensemble,
30:24et on a bien compris
30:25que c'est ironique,
30:25mais en réalité,
30:28aller manifester,
30:29dans un sens ou dans l'autre,
30:30c'est finalement
30:31en arriver au corps à corps
30:33pour qu'on ne parle
30:34finalement que
30:35de l'affrontement
30:36en tant que tel.
30:37Et donc,
30:38à aucun moment,
30:39on ne parle du programme.
30:41Parce que,
30:41j'ai envie de dire,
30:43si j'étais Olivier Fort
30:44ou M. Mélenchon,
30:46mon obsession,
30:47ou les uns et les autres,
30:48mon obsession serait
30:48de parler de mon programme
30:49et de convaincre
30:50sur mon programme.
30:51Moi,
30:51j'ai envie qu'on parle
30:52du programme
30:53et on verra
30:53qu'effectivement,
30:54les uns et les autres
30:56sont pour le moins farfelus.
30:58Et c'est pour cela
30:59qu'on a du mal
31:00sur ce type
31:01de séquence
31:02être un peu
31:05éclairé
31:05ou en tout état de cause
31:06à se dire
31:06quelle est la meilleure solution
31:08parce que si les solutions
31:09étaient faciles,
31:09on ne les aurait pas.
31:10Moi,
31:10j'ai entendu hier soir
31:11quelqu'un d'Elefi
31:12me dire sur un plateau,
31:13oui,
31:13de toutes les façons,
31:14on sait bien,
31:14vous êtes favorable
31:15aux 500 milliards
31:17qu'on a donnés
31:17aux grandes entreprises.
31:18D'où ce chiffre sortait,
31:19qu'est-ce qu'on disait par là ?
31:20Mais on vous balance ça.
31:21En fait,
31:22ce n'est pas de la discussion,
31:24c'est en fait,
31:25c'est de la logorie verbale
31:26pour pouvoir vous empêcher
31:27d'exprimer quelque chose
31:28d'à peu près nuancé.
31:29Ce qui est inquiétant,
31:30c'est que c'est un avant-goût clair
31:32de la campagne
31:33qui nous attend
31:34parce qu'on sent
31:35que le Rassemblement National,
31:37là,
31:37ça va être des manifestations.
31:39D'ailleurs,
31:40il y a eu des appels
31:41à la manifestation
31:42si le Rassemblement National
31:43devait l'emporter
31:44à la présidentielle.
31:45C'est ça le message
31:47sous-jacent,
31:48c'est qu'on n'acceptera pas
31:51le résultat
31:51d'une élection démocratique.
31:53Ça semble clair.
31:53Oui,
31:54c'est ça le message.
31:54Vous imaginez,
31:55quelques mois avant,
31:55déjà,
31:55on ne semble pas accepter
31:56même les sondages
31:57qu'ils le mettent en tête.
31:59Je vous laisse imaginer
32:00le 1er mai,
32:01ça sera...
32:02Le 2 mai ?
32:02Oui,
32:03non,
32:03mais les manifestations
32:04du 1er mai,
32:05la veille du 2 mai,
32:06justement.
32:07Là aussi,
32:08pour ceux qui analysent
32:09un petit peu
32:11la vie politique
32:12et les conséquences
32:12de toutes ces manifestations
32:14sur l'électorat,
32:15je suis désolé,
32:16ce sera contre-productif
32:17de leur part
32:17s'ils ont envie
32:18de manifester
32:18à quelques jours
32:20de l'élection
32:21et de se ridiculiser
32:23face au RN,
32:23ce ne sera que
32:24donner raison au RN.
32:27Bonjour Baptiste,
32:27petite cloche.
32:29Bonjour !
32:29Bonjour,
32:30soyez le bienvenu.
32:31Qu'est-ce que vous en pensez,
32:32vous,
32:32de cette manifestation ?
32:33Là,
32:33on a appris d'ailleurs
32:34que Laurent Nunez
32:35se rendait à Orléans,
32:35c'est vrai que ça va être
32:36un week-end de tension
32:37avec ce congrès du RN.
32:39Il sera dans quelques ans.
32:40Ah, ça c'est une bonne question
32:42mon cher Baptiste.
32:44Ben, écoutez,
32:45moi, je m'étonne
32:46qu'on débatte
32:48du bienvenu
32:49d'une manifestation
32:50antifasciste.
32:52Ben, qu'est-ce que je pense
32:53de cette manifestation ?
32:54Ben, les gens
32:54qui se sont opposés
32:55au RN,
32:56ben, ils ont raison.
32:58Oui, ils ont raison,
32:59mais est-ce que...
33:01On ne peut pas savoir,
33:02attendez,
33:02peut-être que c'est des gens
33:03qui auraient vu
33:04d'un bon oeil
33:04qu'on augmente
33:05le SMIC
33:06et le RN a voté contre.
33:08Peut-être que c'est des gens
33:09qui souffrent
33:10de maladies
33:11qui sont dues
33:12aux pesticides
33:13et ils auraient voulu
33:13que le RN vote contre
33:15et peut-être que
33:16c'est simplement
33:17des gens
33:18qui galèrent
33:19et qui aimeraient bien,
33:20qui sont peut-être brisés
33:21et qui aimeraient bien
33:21prendre leur retraite
33:22à un âge
33:23où ils peuvent encore
33:23un peu profiter
33:24de leur retraite
33:25et que le RN a voté contre.
33:26Mais Baptiste,
33:26ils ne devraient pas être
33:27dans les cortèges
33:29des manifestants
33:29parce que là,
33:30je vois que je crois
33:31qu'il y a 500 000 manifestants
33:33attendus en France,
33:34pas tous.
33:36Ils feront les deux.
33:37Ils feront les deux.
33:38Ils feront les deux.
33:38Et puis après,
33:39manifester contre le RN
33:40et manifester dans les cortèges
33:42contre les décisions
33:43ou les non-décisions
33:43du gouvernement,
33:44c'est les mêmes cortèges,
33:46c'est les mêmes mobilisations.
33:47Le RN et la Macronie,
33:48ils sont main dans la main
33:49maintenant depuis...
33:51Mais ça ne va pas
33:52leur faire plaisir au RN
33:53si vous leur dites ça.
33:54Ce n'est pas comme ça
33:55qu'ils se présentent.
33:56Mais non, mais très bien.
33:58Moi, j'entends bien.
33:59Ils peuvent dire ce qu'ils veulent
34:00et le prendre mal
34:01s'ils veulent,
34:01mais regardez juste
34:03les votes
34:03à l'Assemblée nationale
34:04et regardez
34:05qui vote le plus
34:06avec la Macronie
34:07et qui vote le plus
34:08avec le RN
34:08et vous verrez que
34:09c'est Chouvert et Verschou.
34:11Ce n'est pas moi qui me dis.
34:12C'est leur vote
34:13à l'Assemblée nationale.
34:14Le RN vote aussi
34:16pour des textes de LFI
34:17à l'Assemblée nationale
34:17quand ils considèrent
34:18que ça va donner...
34:19Bien sûr, mais bien sûr.
34:20Et moi, je ne dis pas
34:21qu'il faut par principe
34:22s'opposer.
34:23Je dis simplement
34:24que sur des trucs
34:24un peu constituants,
34:26les manifestations
34:26qu'on voit en ce moment,
34:28elles sont le fruit
34:30d'une colère
34:31et d'une incompréhension
34:32des étudiants
34:33mais d'autres citoyens
34:35et citoyennes
34:35qui ont l'impression
34:37qu'on n'en fait pas assez
34:38pour leur permettre
34:39de vivre dignement.
34:40Là, vous parlez
34:40des manifestants pacifiques,
34:42mon cher Baptiste,
34:43pas des pieurs
34:43et des casseurs.
34:44Vous faites la différence.
34:46Bien sûr,
34:47je ne parle pas
34:47de la police, évidemment.
34:48Non, non, mais on est très clair.
34:49Je ne parle pas
34:49des provocateurs.
34:50Je ne parle pas de la police.
34:51Non, vraiment.
34:51Je parle des manifestants
34:52qui ont vraiment
34:54des revendications
34:55parce que vous avez
34:56beaucoup parlé
34:57de ce mec
34:58à...
34:59C'était Anis
35:00qui a vu sa boutique
35:01Micromania
35:04complètement détruite.
35:05Ce serait intéressant
35:06de ne pas juste
35:07lui donner la parole
35:08quand il s'agit
35:09d'alimenter
35:09votre récit médiatique
35:10et de lui donner
35:11la parole aussi
35:11quand il dit...
35:12Parce que là,
35:13il a dit récemment,
35:15il faut être très clair,
35:16aucun manifestant,
35:18aucun lycéen
35:19et aucune personne
35:20qui manifestait
35:20pour revendiquer
35:21des droits
35:21n'a attaqué
35:23et pillé ma boutique.
35:24C'est ça.
35:25On est tous d'accord.
35:29On n'alimente pas
35:30de récit médiatique,
35:31cher Baptiste.
35:32Non, excusez-moi
35:33parce que je n'écoute pas
35:34sur le radio
35:35en boucle et tout.
35:36C'est bien dommage.
35:37Vous avez raison
35:39de le dire,
35:39mais en gros,
35:40tout ce que j'essaye
35:41de dire,
35:41c'est qu'en fait,
35:42en me focalisant
35:43et en mettant la focale
35:44sur les casseurs
35:45dont il ne faut pas
35:46nier qu'ils existent,
35:47il y a des gens
35:47qui sont venus
35:48pour casser.
35:49Mais ces gens-là,
35:50en fait,
35:51ils viennent pour casser
35:52dans les manifestations,
35:54mais ils viennent aussi
35:54pour casser
35:55dès qu'il y a
35:55une manifestation sportive,
35:57un match de foot
35:57ou une célébration
35:58et à ce moment-là,
36:00on ne met pas
36:00tous les supporters
36:01de foot
36:01dans le même sac.
36:02On est bien d'accord.
36:03pour casser les pieds
36:05pendant les JO
36:06et on n'a pas mis
36:06tous les gens
36:07qui étaient passionnés
36:07par les JO
36:08dans le même sac.
36:09Moi, je suis d'accord
36:10qu'il y a des casseurs,
36:11des pilleurs
36:11et des manifestants
36:12qui sont très toxiques,
36:13mais eux n'ont pas
36:14de revendications autres
36:15que de venir foutre le bordel.
36:17Donc, on a le droit
36:17de se dire.
36:18Et puis après,
36:19il faut très vite
36:19passer aux revendications
36:20et au cœur
36:21de la mobilisation
36:21parce que là,
36:22par exemple,
36:22depuis samedi dernier,
36:24on ne parle plus
36:25des conditions d'études
36:26des lycéens
36:26et je trouve
36:27que c'est bien dommage.
36:28C'était notre point
36:28de départ,
36:29vous voyez,
36:29de ce débat.
36:30Merci en tout cas.
36:31Je vous reconnais ça,
36:32je vous reconnais ça.
36:33C'est un petit peu taquin,
36:34mais je reconnais quand même
36:35que vous ne faites pas
36:36tout mal.
36:37Je veux que ce soit dit
36:37quand même.
36:38On est content
36:39d'avoir une bonne note
36:40et un bon bulletin.
36:41Bien sûr,
36:42partez en week-end
36:43l'esprit détendu
36:44globalement.
36:45Ça va être compliqué.
36:47On s'est raté là, oui.
36:48Mais si,
36:49allez dans les manifs,
36:50vous allez voir,
36:50il y a plein de moments joyeux,
36:51il y a plein de moments festifs.
36:53Généralement,
36:53c'est avant que la police
36:54commence à gazer,
36:54donc ça ne dure pas longtemps
36:55pour en profiter.
36:56C'est 5-10 minutes au début,
36:57mais vous allez voir,
36:58il y a des moments
36:58très festifs.
36:59Merci et bonne manifestation,
37:01Baptiste.
37:02On se retrouve dans
37:03quelques instants
37:04parce que Emmanuel Macron
37:05sort du bois,
37:06vous avez vu,
37:06il est revenu du Moyen-Orient
37:08et il montre les dents,
37:09il va voir les lycéens,
37:11enfin il montre les dents,
37:11il tape du poing
37:12sur la table,
37:14il prévient les casseurs,
37:16il est allé voir
37:16les forces de l'ordre d'ailleurs
37:17et il verra les lycéens
37:19cet après-midi.
37:19Est-ce que vous en attendez
37:20quelque chose ?
37:21Je connais votre réponse
37:23à vos sourires.
37:25A tout de suite
37:25sur Sud Radio.
37:27Sud Radio.
37:3110h midi,
37:32Sud Radio,
37:33à vous de le dire,
37:34Stéphanie Demuru.
37:36Alexandra Spiner,
37:38Jean-Claude,
37:38bonjour,
37:39Lucas,
37:39plein à Verne,
37:41après plus d'un mois
37:41de crise,
37:42Emmanuel Macron
37:43qui monte en première ligne,
37:45on l'attendait
37:46il y a quelques jours,
37:46bon,
37:47c'est pour aujourd'hui seulement,
37:48il est au Moyen-Orient,
37:49il a ramené
37:50des barils de pétrole
37:53pour faire baisser
37:55le carburant,
37:56c'est louable.
37:57Enfin bon,
37:57il y avait urgence
37:58puisque la maison brûlait
38:00en France,
38:01il reçoit les organisations
38:02lycéennes pour la première fois
38:03depuis le début
38:03de la contestation,
38:05mieux vaut tard que jamais,
38:06il va à la rencontre
38:07des forces de l'ordre,
38:09bon,
38:10un petit peu en décalage,
38:11Emmanuel Macron
38:12comme souvent,
38:13le président de la République,
38:15Lucas.
38:16C'est canal plus décalé,
38:17Emmanuel Macron,
38:18c'est une heure de retard surtout,
38:19un jour de retard surtout,
38:20non mais de toute façon,
38:21enfin,
38:22au point où on en est,
38:22il devrait être plutôt
38:23le plus loin possible de tout ça.
38:25Parce que je pense que plus
38:26il va personnifier
38:30ce duel,
38:31plus il va donner
38:32des armes,
38:33que ce soit d'un côté
38:34à la France insoumise,
38:35au Rassemblement national
38:35pour justement
38:37l'attaquer
38:38et en plus,
38:39il va mettre
38:40lui aussi finalement
38:41de l'huile sur le feu
38:42parce que
38:42toute cette contestation,
38:44elle part quand même
38:45de ses responsabilités,
38:48démanquement de l'État
38:49depuis qu'Emmanuel Macron
38:51est à l'Élysée.
38:51Donc,
38:52je pense que
38:52plus,
38:53moins on a d'Emmanuel Macron
38:54dans la séquence
38:54et mieux,
38:55les Français s'en porteront.
38:57Je me tourne vers vous,
38:58Jean-Claude Beaugour,
38:59vous soutenez,
38:59vous,
39:00Edouard Philippe.
39:00C'est sûr que la séquence,
39:02elle est compliquée
39:03pour ceux qui ont gouverné
39:04aux côtés d'Emmanuel Macron.
39:05C'est pire que le sparadrap
39:06du capitaine Haddock, là.
39:08Alors,
39:08la séquence est compliquée,
39:09elle est compliquée
39:10parce que tout d'abord,
39:11la situation en elle-même
39:12est compliquée
39:13et qu'apporter une réponse
39:15à peu près nuancée
39:16à des sujets comme ceux-là,
39:18ça n'est pas évident.
39:18Moi,
39:19j'entends deux choses.
39:20J'entends,
39:20et je vous ai dit tout à l'heure,
39:22les sortes de...
39:24Il n'y a qu'à Faucon
39:25de certains amis
39:26de M. Mélenchon.
39:28J'entendais aussi,
39:29hier soir,
39:30Mme Marion Maréchal
39:32face à Dominique de Villepin
39:34et on peut penser
39:34tout ce qu'on veut
39:35de Dominique de Villepin.
39:36Mais j'entendais
39:37ces propositions,
39:38en tout cas,
39:39j'entendais
39:40un certain nombre de remarques.
39:41Il y a aussi
39:41un peu de rapidité.
39:42Par exemple,
39:44la situation aujourd'hui
39:45ne serait due,
39:46en tout cas,
39:47les événements
39:47de la semaine dernière
39:48ne seraient que le fait
39:49de personnes
39:50dont on nous dit,
39:51comme elles sont basanées,
39:53elles parlent de manière bizarre,
39:54c'était ça,
39:58Marion Maréchal,
39:58elle disait
39:59il suffit d'écouter
40:00et puis on se fait
40:01vite une idée.
40:03Mais moi,
40:03ce n'est pas cela,
40:04ce n'est pas ce modèle
40:05républicain que je veux.
40:06S'il y a des gens
40:07qui ont commis
40:07un certain nombre d'exactions,
40:08on les arrête,
40:09on les juge,
40:10on les punit.
40:10Vous ne me répondez pas
40:10sur le bloc central
40:11qui s'est très affaibli
40:13de cette séquence.
40:14Mais bien sûr,
40:15ça veut dire
40:16que les réponses
40:16qu'il faut apporter,
40:17tout d'abord,
40:17Édouard Philippe dit bien,
40:19je n'ai pas tout bien fait,
40:21j'assume ce que j'ai fait de bien
40:22et il y a eu un certain nombre
40:23de choses
40:23qui ont été faites correctement
40:24et j'assume ma part d'erreur.
40:28Maintenant,
40:28oui,
40:29la séquence,
40:29il faudrait revoir
40:31et c'est ce qui est proposé,
40:32on dit effondrement d'État.
40:33Moi,
40:34je suis complètement d'accord.
40:35Effondrement d'État,
40:36ça veut dire aussi
40:40l'ordre
40:40dans nos comptes publics
40:43puisque l'État s'effondre.
40:44Pourquoi ?
40:44Plus de moyens,
40:45on a parlé tout à l'heure
40:46de moyens.
40:47On dit maintenant
40:47qu'on n'a plus de moyens,
40:48qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
40:51Qu'est-ce qu'on fait ?
40:52Concrètement,
40:53je crois qu'on a besoin
40:53d'un État fort
40:54et quand on est
40:55M. Édouard Philippe
40:56et qu'on est comptable
40:56de Notre-Dame-des-Landes,
40:58on n'a plus rien à dire
40:59sur la sécurité,
41:00on n'a plus rien à dire
41:01sur l'État
41:01et on n'a plus rien à dire
41:03sur la légitimité démocratique.
41:04Moi, je pense que M. Édouard Philippe
41:06devrait juste
41:07nous épargner
41:09ces déclarations.
41:11Je trouve que c'est indécent
41:12quand on est comptable
41:13d'une telle ruine
41:14financière et morale
41:16de venir donner
41:17des leçons aux Français.
41:18Pardon,
41:18mais je ne comprends pas,
41:19je suis pour le débat démocratique,
41:21mais je suis bluffée
41:24de cette espèce de morgue
41:25qui fait qu'on peut
41:27s'absoudre soi-même
41:28de tout ce qu'on a fait mal
41:30pour les Français
41:31et de venir
41:32nous faire
41:33de nouvelles propositions.
41:34Pour moi,
41:35c'est insupportable.
41:36Je suis désolée,
41:36ça n'est pas possible.
41:37Notre-Dame des Landes,
41:39c'est l'échec de l'État.
41:41Jean-Claude Beaujour,
41:42là, c'est vrai
41:42que c'est un point
41:43bon que soulève
41:44Alexandra qui n'est...
41:45Et à l'inverse,
41:46il y a les gilets jaunes aussi.
41:47Pour le coup,
41:48là,
41:48c'était les petits...
41:5080 kilomètres...
41:51les petits Français,
41:52entre guillemets,
41:52qui viennent de provinces,
41:54là,
41:54la police était étrangement
41:56plus répressive
41:57que dans la séance.
41:57Mais ça,
41:58c'est le mépris social,
41:59c'est la marque de fabrique
42:00des macronistes.
42:01On va laisser Jean-Claude Beaujour
42:02répondre à Alexandra...
42:04Pardon,
42:04je perds ma voix,
42:05du coup.
42:06Spinaire sur Édouard Philippe
42:07que vous soutenez.
42:08C'est sûr que ce que vous dit
42:10Alexandra,
42:10beaucoup de Français
42:11le disent à Édouard Philippe.
42:13Que c'est parce qu'il a été
42:14le Premier ministre
42:15d'Emmanuel Macron.
42:18Tout comme d'ailleurs...
42:19Attendez,
42:19mais à cela,
42:20on pourrait se jeter le truc.
42:22Tout comme Retailleau
42:23a été le ministre de l'Intérieur...
42:24Non,
42:24mais attendez,
42:25mais je vous dis...
42:26Alexandra,
42:27je ne t'ai pas coupé.
42:28Tout comme aussi Retailleau
42:30a été ministre de l'Intérieur
42:32d'Emmanuel Macron...
42:33Il ne décolle pas
42:33dans les sondages non plus.
42:34Non,
42:34mais je dis bien,
42:35c'est parce que Alexandra
42:38vient de dire
42:38le fait d'avoir été
42:40en contact,
42:41en contact,
42:42en tout cas
42:42au responsabilité...
42:44En soutien.
42:44En soutien,
42:45mais c'est vrai...
42:46C'est vrai qu'il est radioactif
42:47aujourd'hui,
42:48Emmanuel Macron.
42:48Bruno Retailleau
42:49est le plus anti-macroniste
42:50de tous les...
42:51Si vous voulez,
42:52moi je ne soutiens
42:55aucun candidat
42:56parce que je suis journaliste
42:56et je me permets
42:57de vous rappeler
42:58que chacun de vos deux poulains
43:00s'est corrompu
43:01à aller faire de la politique
43:03avec Emmanuel Macron.
43:04Donc comment on peut
43:05s'accorder ?
43:06Le pauvre Jean-Claude Beaujour
43:07qui est tout seul
43:08le fait de l'église.
43:09C'est vrai que Jean-Claude...
43:10C'est vrai que Emmanuel Macron
43:14est devenu radioactif.
43:16Moi, je n'ai pas fait
43:17la campagne
43:17d'Emmanuel Macron
43:18en 2017.
43:20Donc là-dessus,
43:21je ne suis pas un soutien
43:23et je me souviens surtout
43:25de tous ces gens
43:25qui nous disaient
43:26qu'Emmanuel Macron
43:27c'était l'alpha et l'oméga.
43:29On voit ce que ça a donné.
43:30Effectivement,
43:31ni droite ni gauche,
43:32finalement,
43:33un certain nombre de sujets.
43:33Moi, j'avais soutenu
43:34François Fillon.
43:36Jusqu'au bout,
43:37je l'ai soutenu.
43:38Donc pour moi,
43:39la chose était claire.
43:40Par exemple,
43:40en matière de compte public,
43:42j'aime un minimum d'ordre
43:44et on peut penser
43:45tout ce qu'on veut
43:45des uns et des autres.
43:46Un minimum d'ordre,
43:47un minimum de principe.
43:49Je ne me reconnais pas
43:50et en tout état de cause
43:50dans ce que propose
43:52puisqu'on en est au choix.
43:53Maintenant,
43:53on n'en est plus
43:54à fabriquer les candidats,
43:55on en est au choix.
43:56Entre ce que propose
43:58M. Mélenchon
43:59et ce que propose
44:00Mme Marine Le Pen,
44:02non merci,
44:02j'en veux pas.
44:03Donc, je vous dis,
44:04moi je suis,
44:05pour encerner le principe
44:06très simple,
44:07fonctionnement de la République,
44:08un peu d'ordre
44:09dans nos comptes publics.
44:10Si on veut un peu,
44:11on dit que l'État
44:12est en pleine déliquescence,
44:14ben précisément,
44:15pourquoi est-ce que l'État
44:16est en pleine déliquescence ?
44:17Parce que certains n'ont...
44:18Oui ?
44:18Non merci,
44:19j'en veux pas.
44:20C'est comme ça,
44:20à chaque fois que M. Macron
44:22a été réélu.
44:23Bon, là il ne le sera
44:24a priori pas.
44:24Non, non, mais ça...
44:25Mais ses amis,
44:26mais ses amis,
44:27c'est la même chose.
44:28Non, Alexandra,
44:28c'est un petit peu rapide.
44:29Ses amis,
44:30il ne faut quand même
44:30pas exagérer.
44:31C'est comme si je venais
44:32te dire que M. Retailleau,
44:34c'est l'ami
44:34de M. Macron.
44:36Moi, je préfère
44:37ou que Mme Gennevard
44:39est aussi l'ami de M.
44:40Elle n'a pas quitté
44:41le gouvernement.
44:42Elle est au gouvernement
44:43et pourtant,
44:44elle est républicain.
44:44Elle est la secrétaire générale.
44:46Elle a été secrétaire générale
44:47des républicains.
44:49Donc, c'est pas ça.
44:50Moi, j'ai envie
44:51qu'on débatte
44:52des vrais sujets,
44:53des programmes
44:54et de ce qu'on peut
44:54de manière réaliste
44:56faire pour notre pays
44:57à partir de 2027.
44:58En attendant,
44:58je vous invite lundi
44:59parce qu'on ira
45:00dans le fond
45:01de ce débat
45:01très inquiétant
45:02sur l'autodéfense,
45:04si Français sur 10
45:05souhaitent se protéger.
45:06J'espère que les commerçants
45:08ne le feront pas
45:08pour leur sécurité.
45:09On leur a dit.
45:10Ce week-end,
45:10il y aura le représentant
45:11de l'ARPAC,
45:12c'est une association,
45:13elle, qui milite
45:13pour le port d'armes.
45:14Alors, on a bien besoin
45:16de contradictions
45:16et vous serez là.
45:18Bah oui,
45:18mais c'est une réalité,
45:19ma chère Alexandra,
45:20qu'il ne faut nier.
45:21On ne la niera pas
45:22et on parle de tout
45:23sur Sud Radio
45:24à 10h lundi.
45:25En attendant,
45:25c'est André Bercoff.
45:27Excellent week-end
45:28à tous
45:28et soyez évidemment prudents.
45:30Bon week-end
45:31C'est en Sud Radio.