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  • il y a 6 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Alexandra Szpiner, Jean-Claude Beaujour, Lucas Planavergne

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##ZAPPING-2026-10-23##

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News
Transcription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:0510h30, à vous de le dire, partie débat et j'accueille mes débatteurs du vendredi,
00:10Alexandra Spiner, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France.
00:15Bonjour ma chère Alexandra.
00:17Jean-Claude, bonjour, avocat, président du Forum Transatlantique.
00:21Bonjour Jean-Claude.
00:22Bonjour.
00:22C'est bien que vous soyez avocat parce qu'on va parler liberté publique.
00:26D'accord.
00:27Autodéfense, est-ce que oui ou non doit...
00:29Évidemment non, puisque c'est interdit ou alors c'est très encadré la légitime défense.
00:33Mais c'est vrai qu'il y a vraiment une question de liberté publique.
00:37Quand on voit aussi qu'il y a des interdictions de manifester,
00:41est-ce que c'est bien judicieux finalement d'empêcher les gens d'aller porter leurs revendications légitimes ?
00:47On en est là en France, plusieurs villes interdisent de manifester.
00:51Est-ce que c'est normal ? Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:53On en parlera.
00:54Et puis Lucas Planaverne, journaliste au JDD, également nous accompagne.
00:59Ce vendredi, bonjour Lucas.
01:00On parlera donc de ces sujets, de cette peur aux ventes qu'ont certains commerçants
01:05devant ce week-end qui s'annonce.
01:08Beaucoup de Français d'ailleurs, il y a plein de Parisiens apparemment
01:10qui ont envie de partir tout simplement de la ville.
01:14Ailleurs en province, vous le disiez, des interdictions.
01:17On en parle.
01:18En attendant, c'est le zapping avec vous, Gilles Dansmane.
01:20Sud Radio, 10h midi.
01:22L'instant zapping.
01:23Évidemment, les émeutes, ce n'est pas la plus belle carte postale pour venir visiter la France.
01:28On avait parlé des touristes qui découvraient tout ce qui se passait dans toutes nos villes de France.
01:35Aujourd'hui, ils annulent.
01:37Et là, pour le coup, il y a des cris d'appel de secours.
01:40Des cris d'appel de secours, des hôteliers, parce que c'est une catastrophe pour eux.
01:49Et beaucoup d'annulations pour les fêtes de Noël.
01:52Les gens ont décidé d'aller fêter Noël ailleurs.
01:55On écoute, c'était sur TF1.
01:57Ce qui s'est passé ?
02:02Des illusions dans cet hôtel parisien.
02:0580 réservations ont été annulées en moins de 48 heures.
02:08Les clients, en grande majorité étrangers, ont pris peur face aux images de chaos à Paris.
02:14On espère qu'on pourra tenir le choc.
02:16Tout dépend si ça perdure.
02:19Pour cet hôtel, c'est un manque à gagner de 12 000 euros.
02:23Chaque manifestation annoncée, comme celle prévue samedi, entraîne des départs de touristes.
02:28Mais ceux qui ont choisi de rester ne sont pas rassurés pour autant.
02:33Avant de partir, nous étions un peu inquiets de la situation à Paris.
02:36Mais nous avions déjà réservé et nous n'avons pas pu annuler.
02:40Donc nous avons décidé de prendre le risque de voyager.
02:45Alors en moyenne, il y a eu plus de 25% d'annulations.
02:48Et sur la période de Noël, il y a plus de 25% d'annulations.
02:52Les gens ont décidé, puisque évidemment Noël est un peu loin.
02:55Donc on peut annuler assez facilement de nos jours.
02:59Et donc sur la période de Noël, il préfère d'autres villes, avec en premier Londres ou bien l'Espagne.
03:06Enfin bon, il y a eu des manifestations en Espagne et en Italie aussi.
03:10Mais merci Gilles de nous faire entendre ce son, parce que je trouve qu'on ne parle pas assez d
03:14'eux.
03:15Et puis de l'économie en général, parce que là, je ne sais pas si on réalise, c'est bloqué.
03:20Plus personne n'achète rien.
03:22Moi, je connais beaucoup de chefs d'entreprise qui m'ont dit, mais attendez, c'est vrai qu'aussi, vous
03:26avez une part de responsabilité, les médias.
03:28C'est une vraie question de montrer ces scènes de casseurs, de pillages.
03:33Et dans le même temps, on ne peut pas l'annuler, Jean-Claude Beaujour.
03:36Vous pensez que les gens vivent sur la Lune, qu'ils ne se rendent pas compte avec les iPhones, etc.
03:40Donc ceux qui disent que les médias ont une part de responsabilité, j'ai envie de leur dire, vous ne
03:44pouvez pas empêcher de savoir ce qui se passe.
03:46Donc la responsabilité, elle est avant tout celle des casseurs, des pilleurs.
03:50Je n'ai pas du contraire, mon cher Jean-Claude.
03:52Je sais bien, mais c'est pour répondre à ces gens qui me disent...
03:55Non, mais moi, on m'interpelle, vous voyez.
03:56Oui, non, mais il faut un moment donné, la responsabilité, c'est une des médias.
03:58Je déjeunais tranquillement, on m'a dit, dites donc, vous avez quand même une responsabilité de nous montrer ces images,
04:02etc.
04:03Ça veut dire quoi, vous avez une responsabilité ?
04:04La responsabilité, elle est d'abord celle des casseurs, des voyous, de ceux qui n'ont pas fait leur boulot,
04:09des instructions qui n'ont pas été données.
04:11Voilà, c'est cela la réalité.
04:12Je suis bien d'accord, mais la réalité, mon cher Jean-Claude Beaujour, la réalité, c'est aussi ce que
04:16vient de nous montrer Gilles.
04:17C'est les hôteliers qui voient des annulations, des vendeurs de voitures qui ne vendent plus de voitures, parce qu
04:22'ils se disent, attendez, ce n'est pas le moment.
04:25Ça, c'est un vrai sujet aussi.
04:26Le taux d'emprunt, on ne va pas commencer à parler trop de finances, mais c'est 5% maintenant.
04:32Vous voyez, là, on va être certainement dégradé en termes de taux d'emprunt.
04:36Alors, ça ne parle peut-être pas aux gens, mais enfin, ça a des conséquences directes sur les finances publiques
04:40et du coup, sur le quotidien des Français qui vont devoir, à un moment donné, de toute façon, payer de
04:44leur poche.
04:45Lucas ?
04:46Juste sur le traitement médiatique, les chaînes d'information en continu ont très souvent bon dos.
04:51Là, je pense qu'on peut couper les 4 chaînes d'information en continu.
04:54Comme ça a été dit, les émeutiers se filment eux-mêmes en direct sur les réseaux sociaux.
04:58C'est eux-mêmes, leurs propres journalistes, les propres reporters de leurs méfaits.
05:04Donc là, je trouve que la critique à l'égard des journalistes, ce n'est pas pour de faire la
05:07défense de ma corporation, je le dis, mais il faut être lucide là-dessus.
05:13Vous avez vu la CGT qui voudrait que Laurent Delahousse et toute son équipe démissionnent parce qu'ils ont eu
05:18l'outrecuidance de passer 7 minutes de no comment,
05:22ce qu'on appelle ces sujets qui ne sont pas commentés, et ils ont été fustigés par une partie de
05:28la rédaction qui leur demande de démissionner
05:30parce qu'ils n'ont pas assez parlé des revendications légitimes et des manifestations pacifiques.
05:34En ce qui me concerne, ça fait longtemps que je n'écoute plus ce que dit la CGT, et surtout
05:38au sein des rédactions.
05:39La SNJ a rejoint hier le mouvement contre le monde de l'Eau.
05:42Ils rejoignent tous les mouvements qui existent à chaque fois.
05:45Que voulez-vous que je vous dise après pour revenir sur le sujet de fond ?
05:49Je suis d'accord, c'est ce qui est finalement le plus important.
05:52Les hôteliers, les touristes, excusez-moi, mais comment ne pas les comprendre ?
05:56Bien sûr !
05:57Je veux dire, moi, si je devais aller quelque part là, ça me coûte de l'argent à l'approche
06:01des fêtes justement,
06:02et que je vois les images qui sont réelles, encore une fois, bien évidemment que j'annule mon voyage.
06:08Maintenant, le problème, c'est que si on va devoir commencer à voyager en Europe, dans les villes où il
06:12n'y a pas de contestation,
06:13on ne va plus aller dans aucune capitale européenne parce que la situation est tendue absolument partout.
06:19Donc malheureusement, c'est une catastrophe.
06:20Et je pense que ce week-end, en fait, va être un test, un test de sursaut finalement.
06:25Est-ce qu'on se réveille ce week-end ? Est-ce qu'on va limiter la casse ce week
06:29-end ?
06:29Et si on voit que ça se reproduit deux week-ends d'affilée, je pense qu'effectivement, les catastrophes économiques
06:35pour la France vont être toujours plus.
06:37On se porte déjà pas bien, Alexandra ? Ça vous évoque quoi ? C'est vrai ? Non mais c
06:41'est un désastre pour l'économie ?
06:44Pour notre pays ? Moi, ce qui m'effraie quand même, c'est que j'ai l'impression que ces
06:49échanges-là, sur le coût économique des émeutes, il me semble qu'on l'a déjà eu en 2023,
06:55souvenez-vous, plus de 795 millions d'euros, avec tout ce que s'en suit, les annulations, la France qui
07:05n'est plus une destination touristique de choix.
07:09C'est le désastre qu'a installé M. Macron dans notre pays. On est vraiment...
07:13C'est-à-dire, les Français, vous parliez du fait que les médias étaient incriminés, mais les Français voient bien
07:20ce qui se passe.
07:21Ils n'ont même pas besoin de regarder la télé, de lire les journaux.
07:25Non mais ce qu'ils nous disent... Moi, je les vois, je les croise les gens, etc.
07:28Ils m'ont dit, oui, vous mettez de l'huile sur le feu parce qu'ils ont envie de faire
07:30pareil.
07:32Ça les galvanise, ils sont toujours en l'éternel.
07:35Je ne pense pas que les casseurs suivent vraiment les médias traditionnels.
07:45Je pense que pour eux, ça se passe sur TikTok, sur ce type de réseau social.
07:51Non, moi, je suis effrayée de voir que, finalement, l'État collapse.
07:58L'État collapse. On est dans une situation où plus rien ne tient debout.
08:03Alors, on incrimine les médias. Il faut bien trouver un coupable à ce désastre.
08:09Mais c'est effectivement très inquiétant.
08:12Vous avez raison, le vrai débat, j'ai parlé des médias, parce qu'effectivement, les touristes voient ça, même sur
08:17CNN.
08:18Vous avez vu, là, ils se moquent de nous.
08:20Vous avez vu la police ICE qui dit, ah ben, ils montrent des casseurs.
08:24Ils disent, nous, on travaille, on rave gens pour éviter ça.
08:28C'est terrible. C'est sûr, l'impact de l'Américain qui est en mode Émilie in Paris, effectivement, il
08:34ne vient plus à Paris.
08:35J'ai vu des images absolument surréalistes, sur les réseaux, pour le coup, et pas du tout à la télévision,
08:42d'un couple de touristes japonais...
08:46Mais au milieu...
08:47Surtout les japonais...
08:48Non, mais au milieu d'une espèce de guerre civile, essayant de slalomer entre eux.
08:54Mais c'était surréaliste.
08:55Déjà, à l'époque, vous savez qu'il y a des consultations de psy pour les japonais qui ne sont
08:59pas du tout habitués à...
09:00Mais c'est vrai, ça s'est mis depuis plusieurs années.
09:02La violence...
09:03Quand les serveurs leur balancent les factures, vous savez...
09:06Alors, vous imaginez le japonais, là...
09:08Je peux vous confirmer, moi, j'ai séjourné au Japon, et j'y suis très souvent.
09:14Mais vous vous endormez dans le métro, vous laissez votre sac de travail au-dessus de votre tête,
09:18une heure après, votre sac de travail est toujours là.
09:20Ça étant dit, toutes les sociétés changent.
09:22Moi, je voulais juste te dire une chose.
09:23Ce qui est contesté, ce n'est pas le droit...
09:26En fait, ce qui me navre, c'est qu'il n'y a pas de refus...
09:30Moi, je ne condamne pas le droit de contester.
09:32J'ai habité le troisième arrondissement, rue Turbigo, pendant de nombreuses années.
09:35Donc, pas très loin de la place de la République.
09:38Mais il y avait souvent des manifestations, souvent des mouvements...
09:42Ce qui est dénoncé aujourd'hui, et je pense qu'il faut qu'on soit bien d'accord,
09:46ce sont les scènes d'ultra-violence qui sont...
09:48Moi, je dis bien qu'ils sont inacceptables.
09:52J'ai envie de dire, quand vous voyez...
09:53Et après, on m'explique que la situation économique, les jeunes qui...
09:58Non, l'ultra-violence, c'est quoi ?
10:00C'est quand vous avez quelqu'un qui est de dos,
10:02et vous voyez un jeune qui prend son élan,
10:05et qui lui balance un coup de pied dans le dos,
10:07et d'avoir tout autour...
10:10Tout autour, ça rigole.
10:11Où est notre humanité ?
10:13C'est ça aussi.
10:14Qu'est-ce qu'on a appris à nos enfants ?
10:17Et là, je dis collectivement,
10:18pour qu'on puisse se dire qu'un gamin attaque dans le dos,
10:22et que ses copains rigolent.
10:23Je vais vous dire juste un point.
10:25On a beaucoup parlé autour de ces dernières années,
10:28de la guerre, puisqu'il y a la guerre un peu partout dans le monde,
10:30et du doigt de la guerre.
10:31Même quand il y a la guerre,
10:33il y a des règles qui évitent que nous perdions une part de notre humanité,
10:37et nous sommes les premiers sur nos plateaux à dire,
10:40on dénonce les actes de violence inacceptables,
10:42on dénonce les actes d'agression sexuelle,
10:45de toute nature,
10:46voilà, tout ce qui peut faire que nous ne sommes plus des êtres humains.
10:50Ça aussi, on peut se poser la question.
10:52Bonne nouvelle, Stéphanie, pour les cassages,
10:54une bonne nouvelle pour les cassages.
10:55Sans transition, hein !
11:00Bonne nouvelle pour les casseurs,
11:02l'iPhone du haut d'Apple sort aujourd'hui.
11:05L'iPhone ?
11:05Eh oui, l'iPhone, vous voulez que j'ai dit l'iPhone ?
11:08Non, je ne sais pas.
11:09On va le prononcer en stage de prononciation.
11:12Autant vous en passer des week-ends à l'on.
11:14L'iPhone du haut d'Apple sort aujourd'hui,
11:17un jeu des bijoux pliant,
11:20le fameux premier pliant de la marque à la pomme.
11:23Alors, vous ne pensez pas l'avoir pour Noël,
11:26parce qu'en fait,
11:27sauf si vous avez fait une précommande,
11:29il est déjà en rupture de stock,
11:31et vous allez découvrir dans le sujet qui suit son prix,
11:34vous vous dites, ah, le pouvoir d'achat.
11:36La première nouveauté de cet iPhone du haut,
11:39c'est son format.
11:40On le voit, il est beaucoup plus petit qu'avant,
11:42et il tient dans la main.
11:43Donc, pour tous ceux qui sont fans des petits téléphones,
11:45vous allez pouvoir accéder à tout l'écran d'une seule main.
11:48Il est très beau, il est très premium,
11:51et on a un iPhone presque comme un bijou dans la main.
11:53OK.
11:54Un peu plus lourd aussi, je le dis juste aussi pour mon téléspectateur.
11:56Un peu plus lourd et un peu plus épais,
11:58puisqu'il y a deux écrans superposés.
11:59Mais c'est ça, tout l'idée.
12:00C'est un iPhone, mi-tablette, mi-iPad.
12:03Honnêtement, tous ceux qui se disent,
12:05bon, c'est un gadget et tout ça,
12:07là, on est un peu rattrapé par la réalité
12:09qui a quand même énormément de fonctions.
12:11Alors, attention,
12:12si vous êtes en train de vous dire à la maison,
12:14bah tiens, allez, hop.
12:15Pourquoi pas ?
12:15Pourquoi pas ?
12:16Parlons maintenant du prix.
12:18Vous en doutez,
12:19toutes les technologies qui se veulent,
12:22ça coûte cher.
12:232 339 euros pour cet iPhone duo,
12:26à partir de 2339 euros.
12:28C'est un budget,
12:29mais Apple a voulu changer un peu la technologie de ce téléphone.
12:32C'est trop cher.
12:33C'est très cher.
12:35C'est un peu prédon,
12:35mais je suis totalement d'accord.
12:36C'est très cher.
12:37C'est hallucinant.
12:38Mais c'est 2 399 euros.
12:40Mais, au bas mot.
12:42Au bas mot.
12:43Mais aujourd'hui,
12:44vous achetez une tablette et un téléphone
12:46pour le haut de gamme,
12:47vous approchez de ces prix-là.
12:48C'est vrai.
12:49Là, c'est un tout-tendant.
12:50J'espère juste qu'il ne sera pas
12:51dans les vitrines d'Apple ce week-end,
12:53parce que là,
12:54je ne vous dis pas le pouceau.
12:56C'est ça que j'ai dit,
12:56bonne nouvelle pour les casseurs.
12:58Même si je les dis d'une façon tonitruante.
13:01En réalité, c'est assez intéressant
13:03à dresser comme analyse.
13:04Parce que dans la jeunesse,
13:06sur ce genre de produit,
13:07aujourd'hui,
13:07il y a une expression qu'on appelle
13:09la FOMO,
13:10c'est-à-dire la peur
13:11de passer à côté de quelque chose.
13:13Et dans cette nouvelle génération,
13:16c'est un sentiment très fort
13:17puisqu'on est interconnecté,
13:19on voit tout ce que tout le monde a
13:20et donc on a l'impression
13:20qu'on rate un wagon,
13:22on rate le train
13:23d'une nouvelle technologie,
13:24d'une nouvelle sortie.
13:26On voit ça avec,
13:26regardez les cartes Pokémon,
13:28les fils que vous avez vus
13:28parce que les gens ne veulent pas le louper.
13:29On voit ça avec
13:30les nouvelles paires de chaussures,
13:32par exemple,
13:32qui vont sortir.
13:33Et là, on le voit
13:34avec les produits Apple,
13:35mais en réalité,
13:35les pilleurs,
13:36les casseurs,
13:38il y a une forme de mimétisme
13:39de ce capitalisme-là.
13:41C'est ça qu'ils vont piller,
13:42ces produits-là,
13:44ces téléphones-là,
13:45ces baskets-là.
13:46Donc, il y a une vraie analyse
13:48attirée de tout ça.
13:49Et après, sur le prix de...
13:50Moi, je ne vais pas mentir,
13:51j'ai un iPhone
13:52parce que je considère,
13:53je ne fais pas de la pub pour eux,
13:54mais que c'est ce qui aille de mieux
13:56pour notamment le travail.
13:58Maintenant, 2200 euros
13:59pour le dernier cri,
14:01sachant que tous les ans,
14:02il y en a un nouveau
14:03et que c'est la course
14:04à ça tous les ans,
14:05bon, ce n'est pas forcément nécessaire.
14:06Vous allez l'acheter,
14:07Jean-Claude ?
14:08Non, je suis...
14:11Acte de rébellion
14:12de Jean-Claude Beaujau.
14:13Pas seulement,
14:14je suis le très mauvais profil.
14:15Consommer pour consommer,
14:16ce n'est pas mon truc.
14:18J'achète tout ce qui est...
14:19Alors, j'ai effectivement un iPhone
14:20mais qui doit être
14:21l'iPhone 13 ou 14.
14:22Alors, on m'a expliqué
14:23que c'était déjà...
14:25C'est l'antiquité.
14:26C'était déjà très cher.
14:27C'était hors de prix.
14:29Non, mais ça,
14:30c'est aussi un débat
14:31qui est très politique
14:33parce qu'aujourd'hui,
14:35en fait,
14:35on voit bien
14:36qu'on consomme
14:37pour consommer.
14:38Et donc,
14:38nous sommes très souvent
14:39dans des spirales
14:41où, effectivement,
14:42il faut plus
14:43et donc plus de moyens.
14:44Et on condamne
14:45un certain nombre de choses.
14:46mais, vous savez,
14:47en achetant ce type d'appareil,
14:48vous vous alimentez,
14:49vous enrichissez
14:50les sociétés étrangères.
14:52Donc, et dans le même temps,
14:52on me dit,
14:53oui, mais tu comprends
14:53On aimerait que ça soit français,
14:54mais bon.
14:55Non, non, mais c'est pour
14:56interpeller aussi
14:57ceux qui nous disent
14:58qu'il faut réindustrialiser,
15:01il faut beaucoup de choses.
15:02Je dis, commençons.
15:03Chacun doit s'interroger
15:04sur ce qu'il peut faire.
15:05Je ne fais pas la leçon.
15:06C'est très ambitieux quand même.
15:08Oui, mais c'est qu'il y a
15:08une rupture de stock
15:09et que des gens
15:11vont le baiser
15:12entre 24,
15:13c'est vrai.
15:13Moi, je renvoie...
15:15Non, mais cette rupture,
15:16elle est organisée aussi.
15:17Non, mais c'est pour les gens.
15:19Bien sûr, mais Alexandra,
15:21je renvoie
15:21à la contradiction
15:22d'un certain nombre.
15:24Je dis simplement,
15:25est-ce qu'on est obligé,
15:27mais je ne parle de personne
15:28et pas forcément
15:30pour l'iPhone,
15:31mais est-ce qu'on est obligé
15:32de consommer pour consommer ?
15:33Et ça s'adresse aussi
15:34à ces jeunes.
15:35Non, mais c'est vrai
15:35que nous sommes entrés
15:36dans l'ère
15:36de l'ivresse consumériste
15:38où finalement
15:40le désir
15:41remplace le besoin.
15:42Et ça, c'est vrai
15:43que particulièrement
15:44la jeunesse
15:45est dans une espèce
15:45de frénésie.
15:47Et vous voyez
15:47que quand ils préfèrent
15:49piller, justement...
15:50Vous êtes à côté
15:51de l'ultra-gauche
15:52qui dénonce
15:53ces pratiques consuméristes
15:54avec les pilleurs
15:55qui vont chez Nike,
15:56chez Apple.
15:57On marche sur la tête.
15:58Et donc alimenter
15:59tout ce qu'ils dénoncent.
16:00Les multinationales
16:01qu'ils dénoncent.
16:02Exactement.
16:02Bon, on en parle.
16:03Eux, je ne pense pas
16:03qu'ils aient beaucoup
16:04d'idéologie et de philosophie.
16:05Vous savez,
16:06ils vont droit au but
16:07et puis pour piller
16:08et pour certainement
16:10revendre après.
16:12Bref, on en parle
16:12dans quelques instants
16:13avec vous.
16:13On repart dans les débats.
16:14On est en retard.
16:15A tout de suite.
16:17Sud Radio.
16:2110h midi.
16:22Sud Radio.
16:22A vous de le dire.
16:24Stéphanie Demiru.
16:26Avec ce vendredi,
16:27Alexandra Spiner,
16:28Jean-Claude,
16:29bonjour,
16:29et Lucas Planaverne.
16:32Planaverne, pardon,
16:33Lucas, j'ai pas votre nom.
16:34Pas de souci.
16:34Alors, est-ce que c'est normal
16:35d'avoir peur
16:36d'ouvrir son commerce
16:37ou de sortir de chez soi,
16:39de manifester pacifiquement
16:41ou est-ce que,
16:43tout simplement,
16:43on est encore
16:44dans un état de droit ?
16:45On a le sentiment,
16:47ce vendredi,
16:47que tout est organisé
16:48autour des pieurs.
16:49On en parle
16:50dans quelques instants
16:51avec mes trois débatteurs,
16:52mais en attendant,
16:53c'est la suite et la fin.
16:55J'ai failli vous oublier.
16:57Je voyais que vous vous agitez.
16:59Votre dernière partie de Zappi.
17:01Mais oui,
17:01en plus,
17:02on s'en est parlé.
17:03Parce que j'ai une bonne nouvelle
17:04pour vous.
17:04Ah, ben encore.
17:05Encore.
17:06C'est le journal
17:07des bonnes nouvelles.
17:08Mais oui,
17:08vous avez votre iPhone,
17:09vous allez faire quoi
17:09avec votre iPhone ?
17:10Vous allez pouvoir lire
17:12en format tablette
17:13le prix Renaudot.
17:15C'était ça ou mourir,
17:16écrit par Aurélien Télé-Iasson.
17:22Au Pélé-I.
17:23Voilà, puisque désormais,
17:27l'éditeur a trouvé une faille.
17:32Après plusieurs semaines
17:33dans la tourmente,
17:35Télison Aurélien
17:36est désormais lâché
17:37par son éditeur.
17:38Son roman,
17:39C'était ça ou mourir,
17:40ne sera plus imprimé.
17:41Un choc pour le président
17:43de l'Académie Concours
17:44qui l'avait écarté
17:45de sa sélection 2026.
17:46On ne peut avoir
17:47qu'une réaction de tristesse,
17:49je pense.
17:50Bien entendu,
17:51le monde des lettres
17:52a été,
17:53bouleversé,
17:54chamboulé
17:55par ce qui se passe
17:56depuis une quinzaine de jours,
17:57les révélations
17:58concernant le roman
17:59de Télison Aurélien.
18:00L'auteur est soupçonné
18:02d'avoir écrit son livre
18:03à l'aide d'une intelligence
18:04artificielle.
18:05Les éditions du Boréal
18:06avaient donc demandé
18:07une nouvelle expertise.
18:09Résultat,
18:09Télison Aurélien
18:10aurait bien utilisé l'IA.
18:12Les résultats obtenus
18:14cette semaine
18:14ont révélé des traces
18:15de balises d'IA
18:16dans les métadonnées
18:17de certains documents.
18:18Une pensée pour Samuel Fitoussi
18:20qui a révélé
18:21cette supercherie
18:23et toute la bien-pensance,
18:25suivez mon regard,
18:26la traité quand même...
18:28Il n'est pas ici.
18:29Pourquoi vous...
18:29Non, mais...
18:31Un regard très très loin.
18:33Je ne sais pas,
18:33c'est pas ici.
18:34Je ne sais pas pourquoi.
18:36La traité de raciste
18:38est évidemment
18:40a été très bousculée
18:42en disant
18:43qu'il mentait
18:45sur l'IA
18:46et qu'il y avait
18:46d'autres raisons
18:47derrière
18:49cette dénonciation
18:50de l'IA.
18:51Pour l'instant,
18:52ils n'ont pas réagi.
18:53La bien-pensance.
18:55Et une pensée aussi
18:56pour Pierre Assouline
18:57qui, le premier,
18:59à l'occasion d'échange
19:01avec ses camarades
19:02du prix Goncourt,
19:04a senti,
19:05a dit qu'il sentait
19:06quelque chose
19:07qui n'allait pas.
19:08En fait,
19:08avec l'expression
19:10de l'auteur
19:12qui s'articule
19:13autour de très peu
19:14de mots
19:15et ce livre
19:16absolument magnifique.
19:18Moi, je l'ai lu,
19:19c'est une merveille.
19:20Mais ça pose un souci
19:20qu'on ne peut pas critiquer
19:20une personne
19:21parce qu'il a du couleur
19:23et d'un seul coup
19:25de se faire traiter
19:25de raciste
19:26alors qu'on donne
19:28une information.
19:29Mais parce qu'on vit
19:30maintenant
19:31sous le joug
19:32de cette gauche
19:33qui est donneuse
19:34de leçons,
19:35racialiste,
19:36essentialiste,
19:37c'est-à-dire
19:38qu'on est tous
19:39ramenés
19:40à notre religion,
19:41à la couleur
19:41de notre peau,
19:43à notre code postal.
19:44C'est ça
19:45qui est insupportable
19:46en réalité.
19:47Et moi,
19:49j'en veux beaucoup
19:50à cette gauche-là
19:51qui n'a plus rien
19:52de républicain.
19:54Ils ont rompu
19:55les liens
19:58avec tout ce qui fait
20:00notre nation,
20:01tout ce qui fait
20:01qu'on peut vivre ensemble.
20:03Moi, je le vois
20:04au quotidien
20:04puisque je suis avec
20:05des jeunes
20:06qui sont en rupture scolaire.
20:08je vois combien
20:09ils payent
20:10un prix tellement fort
20:12du fait d'avoir été
20:13toujours ramenés
20:14à la couleur
20:15de leur peau,
20:15à leur code postal,
20:17à leur religion.
20:19C'est terrible,
20:20en fait.
20:20Ces gens-là
20:21font un mal fou.
20:22Ils font un mal fou.
20:23Enfin, je veux dire,
20:24aller défendre
20:25un homme
20:25tout simplement
20:26en raison
20:27de sa couleur
20:27ou de sa religion,
20:29c'est une folie totale.
20:31On est,
20:32c'est l'hérésie
20:32la plus absolue.
20:33Mais évidemment,
20:34il n'y aura aucune excuse,
20:37aucune...
20:37Voilà,
20:38on n'entendra plus du tout.
20:39Non,
20:40on n'entendra rien.
20:41Lucas ?
20:41Moi, j'ai une pensée
20:42pour tous les auteurs,
20:43pour tous ceux
20:44qui prennent la plume
20:45parce qu'écrire un livre,
20:47c'est une aventure.
20:48Écrire,
20:48c'est beau
20:49et c'est dur.
20:51Je pense que
20:51tout auteur,
20:53professionnel ou non,
20:55se fait souffrance
20:56quand il écrit,
20:57réécrit.
20:59Il y a une beauté
21:00dans le geste,
21:00il y a une beauté
21:01dans la finalité.
21:02Et finalement,
21:02cette histoire
21:03se conclut comme ça
21:04et je trouve ça très bien
21:05et ça restera,
21:07c'est sûr,
21:08dans l'histoire littéraire.
21:10Voilà,
21:10effectivement,
21:10je ne vais pas revenir
21:11sur ceux
21:12qui se sont entêtés
21:14à défendre
21:15Télison Aurélien
21:16qui...
21:17Pour des mauvaises raisons.
21:18Pour des mauvaises raisons
21:19et qui,
21:19je l'ajoute,
21:20parce que j'ai bien lu
21:22sa dernière réaction
21:24dans Libération,
21:25notamment,
21:26où il explique
21:27que,
21:28oui,
21:28il y a des balises
21:29IA qui ont été retrouvées
21:30dans les métadonnées
21:31des documents,
21:32notamment,
21:32qu'il a envoyés
21:33à son éditeur
21:33et il explique
21:34que c'est parce qu'il a fait
21:36des recherches historiques,
21:37etc.
21:38Je pense qu'il ment encore.
21:40Il a écrit
21:41au moins en partie,
21:42au moins en grande partie,
21:43son livre avec l'IA
21:44parce qu'encore une fois,
21:45les formules syntaxiques
21:47typiques IA,
21:48elles ne sont pas inventées,
21:49ce n'est pas des questions
21:50de métadonnées.
21:51Il n'y avait même pas besoin
21:52de métadonnées,
21:53d'avoir pangramme
21:54pour se rendre compte
21:55que son livre était écrit
21:57avec l'intelligence artificielle.
21:58C'est la fin d'une...
21:59Mais c'est très beau,
22:00c'est ça qui est terrible
22:01parce que c'est une langue
22:02merveilleuse.
22:03Il n'empêche cette polémique,
22:04elle est quand même loin,
22:05c'est vrai,
22:06elle paraît en décalage quand même.
22:08Alors c'est vrai que c'est grave
22:09ce qui s'est passé
22:10et puis c'est un vrai sujet,
22:12mais elle est quand même
22:13en décalage
22:13avec ce qui est en train
22:15de se passer,
22:15la souffrance des Français.
22:16Ce n'est pas des IA
22:17qui ont cassé nos magasins
22:20et qui ont été les commerçants.
22:20Oui, parce que là,
22:22on est quand même
22:23devant une question,
22:24est-ce qu'on peut aller manifester
22:25ou pas ?
22:26Est-ce qu'on s'en risquait
22:28de se prendre
22:29des gaz lacrymogènes ?
22:30Est-ce que les commerçants
22:32leur demandent...
22:33En gros, j'entendais
22:34le président du réseau
22:35des chambres de commerce
22:36leur dire tout simplement
22:37restez chez vous,
22:38laissez faire la police.
22:40Donc en gros,
22:40ils renoncent
22:41à un chiffre d'affaires,
22:42accessoirement.
22:43Rester chez vous,
22:44c'est bien beau,
22:45rester chez vous,
22:45mais comment protéger
22:48sa boutique ?
22:49Moi, hier,
22:49j'étais avec une jeune
22:51commerçante
22:52qui m'a dit
22:53avoir dépensé
22:541 700 euros.
22:551 700 euros,
22:56ce qui est quand même
22:56une somme absolument
22:57considérable
22:58pour protéger
23:00sa vitrine.
23:01C'est-à-dire,
23:01toute la famille
23:02s'y est mise
23:03pour installer
23:04des planches de bois
23:06pour essayer
23:06de protéger
23:08la vitrine
23:08et avec
23:09des gardes privés.
23:11Je veux dire,
23:12c'est le collapse
23:13total de l'État.
23:14Je voudrais vous faire
23:15écouter d'ailleurs,
23:16Alain Di Crescenzo,
23:17j'en parlais il y a
23:18quelques instants,
23:19président du CCI France
23:21qui en est
23:22à appeler
23:23les commerçants
23:24qui ne sont pas
23:25en état de sermer
23:25et justement leur dire
23:27de laisser
23:28leur commerce.
23:29Oui, on a une forte
23:30augmentation
23:31des bombes
23:33d'objets non létal,
23:34principalement
23:34des bombes
23:35de défense
23:37par les commerçants,
23:39les restaurateurs
23:40et même
23:40les particuliers.
23:43On en est là.
23:44Donc,
23:45à demander aux commerçants
23:46de ne surtout pas
23:46s'auto-défendre.
23:47Je me tourne vers
23:48l'avocat Jean-Claude
23:49Beaujour.
23:50C'est vrai que
23:50cette auto-défense,
23:52vous avez vu
23:52les armureries
23:53prises d'assaut ?
23:54On ne peut que
23:55les comprendre
23:56mais dans le même temps
23:56ils se mettent en danger.
23:57Attendez, attendez.
23:58Je veux dire,
24:00qu'on puisse entendre
24:01qu'il y ait
24:02une situation
24:03qui soit inacceptable
24:03mais sur votre radio
24:06je me vois obligé
24:07et je vous associe
24:08un peu à moi
24:09dans ce que je veux dire.
24:11Il ne faut surtout pas...
24:12Non, non,
24:13il faut le redire.
24:14Ce n'est pas un débat
24:14que nous menons sur ce sujet.
24:16Nous essayons de voir
24:17comment est-ce qu'éventuellement
24:18les gens peuvent être
24:19indemnisés, etc.
24:20etc.
24:20la prévention
24:21mais il ne faut surtout pas
24:23que les gens,
24:24que les commerçants
24:25quelle que soit leur crainte
24:27aillent s'armer
24:28pour pouvoir se défendre
24:29parce que là
24:30ce ne serait pas
24:31de la légitime défense.
24:32Mais ils le font pourtant.
24:33Vous savez quoi ?
24:34On va en parler
24:34dans quelques instants.
24:35Ça ne serait pas
24:36de la légitime défense.
24:38Vous allez lancer le débat
24:39justement.
24:39On se retrouve dans quelques instants.
24:40Ce sera le flash de 11h
24:42et on poursuit nos débats
24:43sur Sud Radio.

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