- il y a 2 semaines
Avec Gilles Ganzmann, Noémie Halioua, Giulia Acha, Gilbert Azoulay
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NewsTranscription
00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:05A vous de le dire avec mes trois débatteurs du jour, Noémie, Aliyoua, Julia, Achat et Gilbert Azoulay.
00:11On parle de ces mobilisations, puisque pour l'instant ça se passe plutôt dans le calme.
00:16220 lycées toujours fermées en France, 220 000 personnes attendues dans la rue.
00:21Édouard Geffray qui dénonce des violences qui s'intensifient avec une mobilisation qui est plutôt moindre par rapport aux mobilisations
00:32précédentes.
00:33Noémie, Aliyoua, nous disait il y a quelques instants qu'il fallait plutôt manifester sur des sujets comme l'IA,
00:40l'avenue de l'IA,
00:41au lieu de parler des chaises qui cassent dans les écoles.
00:43Et Gilbert Azoulay, vous brûliez d'envie de lui répondre.
00:46Non, parce qu'il y a des chiffres qui passent sous les radars.
00:48J'étais au MEDEF, à l'AREF, vous savez, qui réunissait les patrons.
00:53Le ministre Édouard Philippe a révélé une étude qui avait été publiée en juillet,
00:57qui passait un peu sous les radars, de l'OST, l'Office des sciences et technologies,
01:00qui démontrait, documenté, c'est un institut officiel, qu'on est en retard sur tous les champs scientifiques,
01:05y compris sur ceux où on était leader, historiquement.
01:09En retard sur des pays comme la Chine, j'ai envie de dire que c'est presque légitime,
01:12mais en retard sur des pays comme l'Italie, comme l'Espagne.
01:15Ça veut dire que les sujets, et j'avais fait aussi un papier sur le thème,
01:20mais ces sujets, si on ne les met pas au cœur de la campagne...
01:25C'est presque un peu tard, déjà.
01:27On peut créer de la croissance, on peut décider de réattribuer les ressources.
01:31Vous savez, pour préparer mes devoirs, hier j'ai appelé deux ou trois anciens recteurs.
01:37Je dis, qu'est-ce qui déconne dans la tuyauterie administrative ?
01:40Parce qu'on ne peut pas chercher des milliards, il faut aller les chercher là où ils sont, où ils
01:44sont mal utilisés.
01:44Les 10 milliards qu'ils veulent, bon courage.
01:47Il me disait, tu sais, il y a cette administration dans l'éducation,
01:50entre les régions, les préfectorales, les départements, les mairies, les agglos.
01:54Donc, il y a 200 000 personnes qui doublonnent un peu, en quelque sorte.
01:58Il y a des gisements quand même, il faut réattribuer, réattribuer, pardon,
02:01et réallouer les ressources pour remettre sur le métier.
02:05L'administration centrale de l'éducation nationale, elle n'est pas pléthorique, pour connaître.
02:08Mais, en revanche, il y a plein de couches qui se sont juxtaposées sur le thème de l'éducation nationale.
02:14Et là, il faudrait réattribuer pour qu'il y ait plus d'enseignants, pour qu'ils soient mieux payés.
02:19Oui, mais, regardez, je vous coupe, pardonnez-moi Gilbert,
02:22mais les 3 000 professeurs remplaçants, vous avez entendu là, le SNES-FSU,
02:26premier syndicat qui dénonce une annonce déconnectée,
02:29parce que certains enseignants enseignent différentes matières, mais en Allemagne, c'est ce qu'ils font.
02:34Et les syndicats sont très réticents en France, en Allemagne, les profs sont mieux payés,
02:37mais ils sont capables d'enseigner deux matières, quand il y a des remplacements.
02:41C'est vrai qu'il faut bosser.
02:42Et bien, oui, mais en France, les syndicats coincent, donc il ne vous en a pas parlé, le lecteur, de
02:47ça ?
02:47Oui, il en a parlé, mais ça ne serait pas très...
02:50Oui, on ne veut pas le balancer, mais...
02:52Il m'a balancé, non, c'est vrai qu'il m'a dit, en gros...
02:54Alors, c'est sa pensée qui m'a dit, les syndicats, ils ne veulent pas négocier plus de travail,
02:59et ils ne veulent pas, en gros, travailler plus et faire travailler plus les gens.
03:03J'ai du mal à croire que ce soit aussi radical,
03:05mais c'est vrai qu'il a été dans des situations, par la tête de négociation extrêmement tendue,
03:08qu'il a placé comme ça.
03:09Ce qui est sûr, c'est qu'il faut...
03:11D'ailleurs, dans le privé, les profs travaillent beaucoup plus que dans le public.
03:14Ils sont peut-être contents de gagner plus aussi.
03:16Ils gagnent plus aussi.
03:17Donc, ça veut dire que là, à mon avis, il y a quand même un sujet de réorganisation et de
03:22RH.
03:22Je rappelle qu'Edouard Geffrey, il était directeur général de l'enseignement scolaire,
03:25surtout chargé des RH.
03:27Donc, c'est un vrai problème de RH.
03:29L'avantage quand même des profs, vous évoquez, ils ont des syndicats pour pouvoir porter leur parole,
03:33un petit peu structurer le raisonnement, ce qui n'est pas du tout le cas, en fait, des étudiants.
03:36C'est pour ça que vous évoquiez des revendications un peu simplistes,
03:40type l'heure qu'on peut nous-mêmes critiquer en étant dans la vie active,
03:43en se disant, mon Dieu, mais préparez-vous à ce que vous allez vivre
03:45quand vous allez rentrer dans le marché du travail.
03:48Mais la vérité, c'est que ce mouvement, c'est un petit peu comme le mouvement des Gilets jaunes,
03:51il a vocation à durer, puisqu'il y a tellement peu de représentants
03:54capables de porter une voix et de négocier avec les représentants politiques,
03:57notamment, qu'en fait, ils ne sont ni écoutés, ni réellement entendus.
04:02Une plateforme, je ne suis pas sûre, que permettra de satisfaire
04:05aux revendications des étudiants.
04:07Parce que parmi toutes ces revendications, il y en a qui sont réelles,
04:09le fait d'étudier dans des environnements insalubres, ce n'est pas normal.
04:13Le fait de manquer de profs, moi, je l'ai vécu il n'y a pas si longtemps que ça.
04:18Effectivement, c'était une inquiétude à l'approche du bac,
04:20quand vous aviez votre prof d'économie, où c'est votre majeur,
04:23et c'est là où vous allez avoir votre plus gros coefficient, qui n'est pas là.
04:27Et donc, en fait, vous voyez bien que le bac, il est pareil pour tout le monde,
04:29sauf que d'autres auront leur prof à temps plein, et pas nous.
04:32À Henri IV, ils auront le prof qui va bien.
04:34Moi, j'ai regardé quand même sur les 67 000 contributions à cette fameuse plateforme.
04:3870% évoquent des emplois du temps.
04:41Près de la moitié, l'état des bâtiments, et seulement 16,4% Parcoursup.
04:46Parcoursup, d'ailleurs, que veut supprimer Manuel Bompard, qu'on écoute.
04:51Il était l'invité de Sud Radio ce matin.
04:54Il évoque une machine à broyer.
04:56Alors, si on critique Parcoursup, c'est pas parce qu'on pense que les jeunes
04:59ne sont pas suffisamment intelligents pour faire leur choix.
05:01C'est parce que c'est une machine qui est une machine à créer de l'angoisse,
05:05à créer de la souffrance, et une machine qui oblige à mentir.
05:09Parce qu'on demande aux jeunes de dire quels sont leurs 10 choix d'orientation.
05:13Et donc, en fait, la vérité, c'est qu'ils ne vont pas faire 10 choix d'orientation.
05:15Donc, ils peuvent en faire un, ils peuvent en faire deux,
05:17et puis au bout d'un moment, comme ils ne peuvent pas avoir,
05:19ils peuvent ne pas avoir le premier ou le deuxième,
05:21on leur demande d'inventer d'autres choix.
05:23Donc, c'est une machine qui est une machine malhonnête,
05:24et qui crée beaucoup de souffrance.
05:26Donc, c'est pour ça qu'on critique Parcoursup.
05:27Et ils veulent la supprimer.
05:29Emmanuel Bompard dit n'importe quoi,
05:30parce que je pense que j'ai fait partie des premières populations
05:32à avoir eu accès à Parcoursup,
05:34et en fait, ce n'est pas des choix différents de formation,
05:36c'est des choix différents d'instituts de formation.
05:38C'est-à-dire que si vous voulez faire technique de commercialisation en DUT,
05:41en fait, vous allez postuler à Colmar, pour mon cas,
05:44ou à Strasbourg, ou à Besançon,
05:46et ce n'est pas 10 choix différents de formation.
05:48C'est des écoles consignes.
05:50Donc, déjà, ils racontent n'importe quoi.
05:51On voit aussi, ça manifeste de l'instrumentalisation
05:55qu'ils cherchent à faire contre Parcoursup.
05:57C'est évident qu'il y a un problème avec Parcoursup.
05:59C'est davantage le niveau d'information
06:01et notre capacité à orienter.
06:03Et puis, le fait qu'il y ait trop de monde,
06:04il n'y a pas assez de place en fac.
06:05C'est ce qu'il dit.
06:05Il dit, oui, mais bon, on n'a qu'à offrir à chaque lycéen
06:09une place en fac.
06:09C'est normal, il faut de la place pour tout le monde.
06:11Mais à quel prix ?
06:11Pour que quand ils arrivent sur le marché du travail,
06:13je l'ai vu quand je suis sortie d'école de commerce,
06:14tout le monde a voulu faire du marketing.
06:16Il n'y a pas assez de postes pour toutes les personnes
06:18qui ont été diplômées de marketing.
06:19Il y a un vrai sujet d'orientation, d'accès à l'information
06:22et le sujet relevant du niveau en disant
06:25qu'on est comparé aux autres, c'est trop de pression.
06:27Malheureusement, si on enlève ça en plus de tout le reste,
06:30vous avez évoqué le classement de PISA,
06:32le déclassement qu'on est en train de vivre
06:34à l'échelle déjà, nous d'adultes économiques,
06:38rejaillit sur le niveau des enfants.
06:40On n'investit pas du tout dans le futur.
06:42C'est-à-dire que là, on est en train de se tirer
06:43mille balles dans le pied.
06:45Parcoursup, quand on dit qu'il faut supprimer Parcoursup,
06:47je suis toujours un peu dubitatif,
06:48il faut une plateforme, c'est un outil.
06:50C'est un outil pour faciliter leur attention au fond.
06:53Le sujet, c'est...
06:54Je discutais toujours avec mon recteur hier soir,
06:56à 22h quand même, j'ai posé tard.
06:58Il me disait, les notes que vous avez au bac,
07:02elles ne servent à rien ?
07:03Non, elles ne comptent pas.
07:05Elles ne comptent pas du tout.
07:06C'est-à-dire que Parcoursup,
07:08vous êtes des Mars attribués,
07:10vous avez...
07:12Sauf le bac français, attention.
07:14Oui, le bac de français, oui, mais enfin...
07:15Elles notent beaucoup.
07:17On aimerait le savoir.
07:18Mais pourquoi vous passez le bac un peu pour eux ?
07:21Comme disait mon ancien patron,
07:22c'est le ministère de la Santé
07:23qui devrait s'occuper de ce sujet
07:25parce que c'est stressant.
07:26Oui, c'est vrai.
07:27Mais les universités,
07:29elles n'ont pas leur effectif.
07:31Elles l'ont quasiment en septembre.
07:32Les étudiants, ils ont une réponse en juillet.
07:34Enfin bref, c'est totalement mal foutu.
07:36Et cette angoisse, elle vient de là.
07:38C'est-à-dire qu'on sait très très tard
07:39où on va être finalement attribués,
07:41sauf pour les très bons élèves
07:43qui vont dans les meilleurs prépas
07:44et dans les filières d'excellence
07:46qui, eux, sont évidemment orientées
07:48très très tôt et très vite.
07:50Donc c'est vrai que cet outil devrait faire
07:52une plus grande...
07:53Enfin, sa fonction de garde de triage
07:55devrait être effective.
07:57Et ça remène, d'ailleurs, pardonnez-moi,
07:59à la question de la sélection
08:00ou de l'orientation,
08:01ou de la sélection-orientation.
08:02Parce qu'il y a aussi un autre sujet,
08:04c'est qu'en France,
08:05on est le pays le plus mal orienté
08:07vers la voie professionnelle.
08:08Là où dans tous les autres pays,
08:10la voie professionnelle est une voie d'excellence
08:11et qui place et qui permet...
08:14Il y a encore un fantasme
08:14autour de la masterisation
08:15qui, aujourd'hui, n'a plus autant de valeur.
08:17C'est Olivier Babaud qui disait
08:18qu'il fallait cesser avec ce fantasme-là
08:20qui, au final,
08:22alors, dessert déjà la personne
08:23qui passe un master
08:24puisque très souvent,
08:25ça crée des frustrations
08:26quand elle arrive sur le marché du travail
08:27puisque ça a perdu en valeur.
08:29Et puis, parallèlement à ça,
08:30le marché du travail, en fait,
08:31l'offre et la demande
08:32ne correspondent plus
08:33puisque, effectivement,
08:34la voie professionnelle
08:35avec des métiers,
08:35notamment très manuels,
08:37dont on a des besoins véritables,
08:39il y a moins d'offres, du coup,
08:42enfin, de demandes, pardon,
08:42il y a moins de candidats.
08:43On manque de candidats, oui.
08:44Et donc, on se retrouve avec
08:45plein de personnes
08:45capables de faire du marketing.
08:46Il faudrait les valoriser
08:47et valoriser aussi les salaires
08:49quand même,
08:49un de ces métiers-là
08:50parce qu'il y a ça aussi.
08:51On arrive dans une situation
08:52où le Bac plus 5
08:53n'a plus aucune valeur
08:54puisqu'il y a tellement
08:55de gens qui sont diplômés.
08:57Mais si, si.
08:57Non, mais il ne faut pas faire croire
08:58qu'il ne faut pas faire d'études.
08:59Non, non, non, non,
08:59ce n'est pas question
09:00qu'il ne faut pas faire d'études.
09:00Est-ce que les Saint-Paul
09:01il enseigne à Dauphine
09:02parmi les meilleures...
09:03Non, c'est question
09:03que le diplôme, aujourd'hui,
09:04n'a pas la même valeur
09:05qu'il y a 20 ou 30 ans.
09:06Il y a une surproduction d'élite,
09:09une surproduction
09:10de diplômés de master
09:12qui, ensuite, se retrouvent,
09:13comme disait Julia,
09:15sur le marché du travail
09:16sauf que la demande
09:17ne correspond pas à l'offre.
09:19Et donc,
09:20la fameuse garde de triage
09:21est-ce qu'on a du mal
09:23à trouver du travail
09:24ou alors on nous propose
09:25des boulots
09:26avec des salaires
09:27qui sont vraiment
09:27des salaires hyper médicaux.
09:29Attendez, je vais prendre Isabelle.
09:30Bonjour Isabelle.
09:32Bonjour.
09:34J'en soyez la bien
09:35mais on est bavard.
09:36J'ai essayé de regarder...
09:38Très bavard
09:38mais c'est très intéressant
09:39ce que vous dites.
09:41Si je peux me permettre,
09:42j'ai ma fille
09:43qui est passée par Parcour
09:44il y a deux ans
09:46et c'était la vraie galère.
09:48En fait,
09:50je ne vais pas vous raconter
09:51toute mon histoire
09:51mais globalement,
09:53moi je viens de créer
09:53le collège Montessori à Lyon
09:55en 2018.
09:56L'État est en train
09:56de nous le faire fermer
09:57parce qu'on a de très bons résultats.
09:59Mais on ne correspond pas
10:00à ce que veut
10:01l'éducation nationale
10:02c'est-à-dire
10:03il faut être 8 heures par jour
10:04devant un cahier
10:05et faire des lignes
10:07d'écriture.
10:08Voilà ce que demande
10:09l'éducation nationale.
10:10Mais c'est sous contrat
10:12votre école ?
10:13On est hors contrat.
10:15Et ils veulent quand même
10:15vous faire fermer ?
10:17Oui.
10:18C'est hors contrat.
10:19Oui, justement.
10:20Nos élèves,
10:21ils ont tous des mentions
10:24au BEPC
10:25et à côté de ça,
10:26on nous dit
10:27qu'ils n'ont pas
10:27le socle commun.
10:29Donc, je m'insurge.
10:30Là, on est en procès
10:32au tribunal administratif.
10:34J'espère qu'on va gagner
10:34parce que c'est quand même
10:36hallucinant ce qui se passe.
10:38Mais ce n'est pas pour ça
10:39que je voulais...
10:40Non, non, mais c'est intéressant
10:41parce que les écoles hors contrat
10:42ça pourrait faire d'ailleurs
10:44le thème d'un autre débat.
10:45Il y en a de plus en plus
10:46des écoles hors contrat
10:48et normalement,
10:48vous devriez pouvoir
10:50faire ce que vous voulez.
10:51Mais normalement, c'est difficile
10:52d'interdire une école hors contrat
10:53si elle respecte
10:53les consignes de sécurité,
10:55l'accueil du public.
10:57On est d'accord.
10:58C'est des questions extrêmement
11:00administratives et réglementaires.
11:02Oui, mais non.
11:02Ils nous disent textuellement
11:05que les enfants n'arrivent pas
11:07à acquérir le socle commun.
11:09On a un enfant de 12 ans
11:10qui vient de faire un témoignage
11:11pour le tribunal.
11:12Il a écrit une lettre en anglais,
11:14une lettre en français
11:14parfaitement écrite.
11:16Les deux.
11:18Et à part ça,
11:19ils n'ont pas le socle commun.
11:20C'est quelle académie ?
11:21C'est quelle académie ?
11:22Lyon.
11:23Lyon.
11:23C'est Lyon.
11:24Et c'est la préfecture de l'Ain
11:25parce qu'en fait,
11:26on est basé dans l'Ain.
11:28Mais c'est juste hallucinant
11:31de voir.
11:32Oui, forcément.
11:33Isabelle, vous savez quoi ?
11:34On marque une petite pause
11:35et on vous reprend après
11:36pour la suite
11:37puisque vous vouliez évoquer
11:39Parcoursup.
11:40Oui.
11:40A tout de suite sur Sud Radio.
11:41Sud Radio.
11:44Parlons.
11:4510h midi.
11:47Sud Radio.
11:47A vous de le dire.
11:49Stéphanie Demiru.
11:51Heure du jour, Noémie,
11:53Aliyoua, Julia,
11:55Asha et Gilbert Azoulay
11:56ont parlé d'éducation
11:57puisque c'est le cinquième acte
11:58de la mobilisation
11:59des lycéens
12:00et des étudiants
12:02de son lycée
12:03fermé aujourd'hui encore
12:04et on était
12:05juste avant la pause
12:06avec Isabelle
12:07qui nous appelait de Lyon
12:08et qui voulait parler
12:09de Parcoursup
12:10que LFI voudrait bien voir
12:11totalement supprimé.
12:13Et Isabelle,
12:13vous êtes d'accord
12:14avec cette suppression ?
12:15Alors,
12:16je vais vous donner
12:17mon sentiment
12:18parce que moi,
12:20je me souviens très bien
12:21quand j'étais lycéenne,
12:23on est quand même
12:24dans le pays
12:24des droits de l'homme
12:25et avec une certaine liberté,
12:27certaines,
12:29on pouvait faire
12:30les études
12:30qu'on voulait.
12:32Quand un enfant
12:33est motivé,
12:34il ne faut surtout pas
12:35lui enlever sa motivation.
12:37C'est le principe même
12:38de Maria Montessori.
12:40Je reviens là-dessus
12:41parce que Parcoursup
12:42va à l'encontre
12:44de plein de choses.
12:46Vous êtes orienté
12:47par une machine,
12:48en fait.
12:49Mais elle est où
12:50l'humanité,
12:51elle est où
12:52la volonté ?
12:53Non,
12:53vous mettez vos voeux
12:54et puis après,
12:55la machine permet
12:56de transférer le dossier
12:57à l'école
12:58ou à la fac.
12:59Oui,
12:59mais non,
13:00en fait,
13:00parce que vous apercevrez,
13:02c'est ce que vous disiez
13:03juste avant,
13:04il n'y a que les meilleurs
13:05qui ont ce qu'ils veulent
13:06vraiment.
13:07Oui,
13:07mais c'est le principe
13:08du manque de place.
13:10Non,
13:11mais d'accord,
13:12mais je ne comprends pas.
13:15pourquoi moi qui ai fait
13:16par exemple
13:17un bac A scientifique,
13:19parce qu'à l'époque
13:20c'était possible,
13:21j'ai pu faire médecine.
13:23Aujourd'hui,
13:24c'est impossible.
13:26Franchement,
13:26faire médecine
13:27avec un bac A,
13:27je ne le recommande pas.
13:30J'étais plus scientifique
13:31que littéraire
13:32et malheureusement,
13:33j'étais en sport-études
13:35et je n'étais pas
13:36très très bonne
13:37en physique.
13:38Non,
13:38mais là où je vous rejoins,
13:40Isabelle,
13:40c'est que,
13:41enfin bon,
13:41on raconte tous nos vies,
13:42mais c'est intéressant.
13:43C'est vrai que,
13:44bon,
13:44vous voyez,
13:45je n'étais pas très bonne élève
13:47jusqu'en terminale,
13:48un petit peu.
13:49Je n'aurais jamais eu
13:50ma fac de droit
13:50qui était une des meilleures
13:51de France.
13:52Je ne serais jamais rentrée
13:52en droit
13:53et en première année de droit,
13:54j'ai cartonné
13:55parce que je me suis réveillée
13:56comme beaucoup de gens
13:57après le bac
13:58et c'est vrai
13:59que ces jeunes-là,
14:00ils n'ont pas cette chance.
14:01Le problème,
14:02c'est vrai.
14:02Ça,
14:03vous avez raison,
14:03Isabelle.
14:04Il y a un algorithme,
14:05c'est vrai.
14:05Malheureusement,
14:06aujourd'hui,
14:06il y a le bac
14:08à 80%,
14:09tout le monde là,
14:11c'était un des souhaits
14:12du gouvernement,
14:13c'est vrai.
14:13Il y a plusieurs gouvernements.
14:15C'est un faux débat.
14:16Alors,
14:16moi,
14:16j'étais avec
14:17les représentants de...
14:19Attendez,
14:19on va laisser répondre
14:20Isabelle,
14:21mon cher Gilbert.
14:22Oui,
14:22Isabelle.
14:23Je vais vous expliquer
14:23une chose.
14:24L'école se fait
14:25pour apprendre
14:26à apprendre.
14:28Quand on a appris
14:29à apprendre,
14:30on peut faire
14:31n'importe quoi
14:32dans sa vie.
14:33C'est juste magique.
14:34Mais aujourd'hui,
14:35l'école n'apprend plus
14:36à apprendre.
14:38parce qu'on apprend
14:39toute sa vie
14:40en seins de compte.
14:41Et si on ne sait pas
14:41apprendre toute sa vie,
14:43on va à l'échec
14:44tout le temps.
14:45Et c'est là
14:46où se trouve le problème.
14:47Et pour apprendre,
14:48un enfant,
14:49il a besoin
14:50d'être dans
14:50de bonnes conditions
14:52psychologiques
14:53et physiques.
14:54Et quand on est ado,
14:56que ce soit collège
14:57ou lycée,
14:59être assis
14:598 heures par jour
15:00devant un cahier,
15:01ça ne sert à rien.
15:02C'est frustrant.
15:03Oui,
15:03bon,
15:04ça c'est autre chose.
15:04C'est un autre débat.
15:05Mais c'est vrai
15:06qu'ils sont pleines d'ailleurs.
15:07Et on n'est pas
15:08dans le côté
15:09physiologique de l'ado.
15:10L'ado,
15:10ça a des hormones
15:11en vrai qui doivent bouger.
15:12C'est vrai.
15:13Donc,
15:13si on avait un système
15:14comme en Allemagne,
15:15ça reste...
15:17Vous pensez que les gens...
15:19Isabelle,
15:20il y a Gilles Belgo...
15:21que la secrétaire
15:22qui est assis
15:22pendant 8 heures
15:23que les standardistes
15:25qui sont assis
15:25pendant 8 heures...
15:27Ils ne sont jamais
15:27assis pendant 8 heures.
15:28Mais bien sûr que...
15:29Il y a toujours des pauses
15:31et...
15:31Non,
15:31non,
15:31c'est la loi.
15:32Non,
15:32mais vous allez avoir ça
15:34dans votre travail,
15:35enfin.
15:35Vous croyez que
15:36l'opticien
15:37qui ouvre sa boutique,
15:39que le boulanger
15:41qui arrive à 4 heures
15:42du matin,
15:43et sa boutique,
15:44elle est ouverte
15:44jusqu'à 20 heures,
15:45les pharmaciens,
15:46les pharmacies,
15:47mais enfin,
15:49tout le monde
15:49travaille 8 heures.
15:51C'est pas d'être assis
15:51sans bouger
15:52pendant 8 heures,
15:53c'est ce qu'on faisait
15:54quand on était à l'école.
15:56Vous avez oublié quoi.
15:57Pourtant,
15:57il change de salle en plus.
16:02Pardonnez-moi,
16:02je rebondis sur ce que
16:03disait Noémie.
16:03C'est bien,
16:04vous suscitez le débat,
16:05Isabelle,
16:05c'est vrai.
16:05Mais Isabelle,
16:06je rebondis sur ce qu'a dit
16:07Noémie tout à l'heure,
16:08il faut quand même
16:08se recentrer sur les vrais sujets.
16:10Je veux bien qu'on discute
16:10de l'aménagement des horaires
16:12et de la façon de travailler.
16:14Je rappelle que...
16:1570% des emplois du temps
16:16des réunions sur la plateforme.
16:18C'est une histoire d'organisation.
16:19Est-ce que vous avez
16:20des problèmes d'organisation
16:21de la grille en début de saison ?
16:22Vous avez des logiciels,
16:23vous savez faire.
16:24Donc, je suis quand même
16:25stupéfé que chaque lycée...
16:26Je crois qu'il y a,
16:26ils s'en servent pas.
16:27Apparemment,
16:27c'est les adjoints
16:28qui font ça en cas de mini.
16:29C'est là où je disais tout à l'heure
16:30qu'il faut une meilleure organisation.
16:31D'ailleurs,
16:32ce qu'a dit Édouard-Jéfré ce matin
16:33quand il s'est exprimé,
16:34c'est que le logiciel
16:34commence à peine
16:35à être opérationnel.
16:45que ces débats,
16:45en fait,
16:45on ne les prépare pas
16:46à la vie réelle
16:47et qu'ils vont se prendre
16:48une autre chose.
16:48C'est exactement ce que je disais.
16:50J'ai de l'empathie,
16:51mais en même temps,
16:51je suis tellement inquiète
16:52du jour où ils vont rentrer
16:53sur le marché du travail.
16:54C'est vrai aussi,
16:56messieurs-dames,
16:56que les ados d'aujourd'hui,
16:58Isabelle le soulignait,
17:00nous,
17:00on tenait 8 heures péniblement.
17:02de vos jeux vidéo,
17:03il reste 8 heures dans la chaise.
17:05Mais c'est tout le malheur,
17:06mon cher Gilles.
17:07Il y en a qui font du judo
17:08après l'école.
17:09C'est vrai que c'est difficile
17:10aujourd'hui pour certains ados
17:12de rester 8 heures.
17:13C'est vrai.
17:13Je l'ai...
17:14C'est sans jugement
17:16ce que je dis.
17:17J'aimerais pas donner
17:19un peu de perspective
17:20par rapport à la discussion
17:21qu'on est en train d'avoir.
17:23Vous avez peut-être vu
17:24ce mathématicien,
17:26Medaille Field,
17:27qui a raconté
17:28qu'il s'est mis à pleurer
17:30en pleine nuit
17:30devant sa petite fille
17:31parce qu'il s'est rendu compte
17:32que les théories mathématiques
17:34et les problèmes mathématiques
17:35sur lesquels il travaillait
17:36comme un fruit
17:37ont été résolus
17:38en un claquement de doigts
17:40par l'intelligence artificielle.
17:41Il s'est mis à pleurer
17:42parce qu'il a pensé aussi
17:43à tous ces étudiants
17:44en mathématiques
17:45qui travaillent comme des fous
17:46pour essayer de résoudre
17:47certains théorèmes,
17:50certaines problématiques
17:51qui ont été résolues
17:52en un claquement de doigts
17:53par l'intelligence artificielle.
17:54C'est ça qui nous guette.
17:56C'est le monde du travail.
17:57Donc ça veut dire quoi ?
17:58Qu'il faut faire de maths finalement ?
17:59Non, au contraire.
18:00Mais ça veut dire
18:01qu'il faut se consacrer
18:02à l'intelligence artificielle.
18:03Ça doit être
18:04un des grands enjeux
18:05de réflexion
18:06dès maintenant.
18:09Nous aussi,
18:10on peut perdre notre emploi.
18:11Mais bien sûr,
18:11pour tout le monde.
18:12Il n'y a pas que les journalistes.
18:14Il est vrai que jamais.
18:15Il n'y a pas que les étudiants.
18:15Il n'y a pas que les étudiants.
18:18Là, je suis assez d'accord
18:20avec ce qu'elle disait.
18:21Il faut que l'école
18:21permette de doter
18:24toute personne
18:25à un moment donné
18:26pouvoir s'adapter
18:27à des changements éventuels
18:28au cours de sa vie
18:29de profession.
18:30Vous l'évoquez parfaitement.
18:31L'enjeu de l'IA,
18:32ça va transformer
18:33notre façon de travailler.
18:34Ça va détruire des jobs,
18:36il faut le dire.
18:37Et ça va en créer
18:37déjà la destruction créatrice
18:39de Schumpeter.
18:39J'y crois beaucoup.
18:40C'est un concept que j'adore
18:41parce que je le trouve
18:42hyper optimiste
18:43en disant
18:43oui, ça va détruire
18:44des jobs,
18:46des postes,
18:46des métiers,
18:47mais ça va en créer d'autres.
18:48Il faut être en capacité
18:49et l'école,
18:50ce n'est plus vraiment le cas
18:50de pouvoir être agile
18:51et d'avoir finalement
18:53la structuration,
18:55y compris intellectuelle,
18:56de pouvoir changer de job
18:57au cours de sa vie,
18:58d'avoir aussi une société
19:00qui permette ça
19:01avec des dispositifs
19:02qui permettent de rebondir.
19:05C'est le cas aujourd'hui.
19:06On parle des seniors,
19:06mais ce n'est pas tout à fait vrai
19:07parce qu'on a quand même du mal
19:08aujourd'hui à les réorienter.
19:09Il y a tout un sujet de société
19:11et peut-être pour conclure aussi
19:12par rapport à ce qu'on se disait,
19:14le fait d'imposer,
19:16d'avoir créé tout un fantasme
19:18autour de la masterisation
19:19comme un élément de réussite.
19:21Tu réussiras ta vie
19:22parce que tu as un master,
19:22tu vas rendre fiers
19:23papa et maman, etc.
19:24Ce n'est pas tant vrai
19:25et en plus de ça,
19:26ça crée un dommage
19:27qui est quand même assez réel
19:28qu'on mesure aujourd'hui.
19:30C'est que l'accession,
19:31on arrive sur le marché du travail
19:32aujourd'hui à peu près 24 ans,
19:33départ à la retraite,
19:35a priori,
19:36ce sera 67 ans,
19:3767 ans.
19:39160 ans.
19:40On va vivre jusqu'à 150 ans
19:42d'après le même Olivier Babot
19:43que vous citiez.
19:45Je pense qu'il faut regarder
19:46la vie avec lucidité.
19:47L'IA,
19:48la masterisation
19:49qui n'est plus finalement
19:50un sujet
19:51qui est si important que ça,
19:52le retour vers la voie professionnelle
19:54et la valorisation
19:55de cette voie-là
19:55et à un moment donné
19:56d'accompagner ces jeunes
19:58à pouvoir s'exprimer dignement.
20:00Là, on voit bien,
20:00ils n'arrivent pas à s'exprimer,
20:01donc ils n'arrivent pas
20:02à être entendus,
20:03à s'organiser,
20:04à se structurer
20:05de façon à pouvoir porter
20:06un combat qui est légitime.
20:07sur le thème de l'éducation
20:08depuis le temps
20:09que je bosse dessus,
20:09je me suis rendu compte
20:10que les seuls
20:11à pouvoir porter réellement
20:12le sujet,
20:12ce sont les adultes,
20:14ce sont les chercheurs,
20:15ce sont ceux
20:15qui peuvent documenter
20:17les discussions.
20:18Sauf que c'est mépriser
20:18les jeunes,
20:19moi je pense qu'ils sont...
20:19Non, mais laisse-moi
20:20aller jusqu'au bout.
20:21Quand tu dis,
20:21elle dit,
20:22moi c'est ma chaise
20:22qui ne marche pas.
20:24C'est ça le problème,
20:25c'est qu'aujourd'hui
20:25on peut documenter
20:26sur les sciences cognitives,
20:28sur la capacité à écouter.
20:29Ce que disait la dame
20:30tout à l'heure,
20:30ils ne peuvent pas
20:31rester 8h.
20:31Oui, c'est vrai,
20:32la gamification fait
20:33que les cours
20:33doivent être différents.
20:35C'est vrai que les cours
20:35font 45 minutes
20:36et plus 1h30 comme avant.
20:38C'est vrai qu'il y a
20:38des modifications
20:39qui doivent...
20:40Je pense qu'il ne faut pas
20:40les abrutir
20:41avec la gamification
20:42à tout voir.
20:43Mais peu importe,
20:43c'est que le rôle du prof,
20:46pour aller dans le sens
20:47et pour être préparé
20:48face à l'IA,
20:49le rôle du prof,
20:49il sera capital
20:50sur cette capacité
20:51à animer,
20:52à être un vrai coach
20:54avec les technologies.
20:55Je suis d'accord
20:56avec ça,
20:56de mentorer les jeunes.
20:57Ça demande un basculement,
20:59une nouvelle façon
21:00de faire de l'éducation.
21:02C'est pour ça qu'il faut
21:02mieux les payer
21:03et mieux les former.
21:04Ce dont vous parlez,
21:05c'est finalement
21:05le malaise des jeunes
21:07et je dirais
21:07que c'est peut-être
21:08le seul point commun
21:09qu'il y a
21:10entre cette mobilisation
21:11lycéenne
21:12et ce qui s'est passé
21:13hier au collège
21:14Joseph Lacanale d'Aubagne,
21:16cet élève de 3ème
21:17qui arrive avec
21:17un fusil de chasse
21:18de calibre 12
21:19caché dans une housse
21:21de guitare.
21:21Il a blessé le principal
21:22et une professeure.
21:24On en parle
21:25dans quelques instants.
21:26On marque une pause
21:27et puis on évoque
21:28ce nouveau drame
21:30de violence,
21:31parfois des lycéens
21:32qui ne trouvent pas
21:32les mots
21:33et qui font place
21:35à la violence.
21:36A tout de suite
21:37sur Sud Radio.
21:38Sud Radio.
21:40Parlons vrai.
21:43Cette semaine,
21:44réveillez-vous
21:45avec Jacques Cardos
21:46dans le Grand Matin Sud Radio.
21:4910h midi,
21:51Sud Radio,
21:51à vous de le dire,
21:53Stéphanie Demuru.
21:54à vous de le dire
21:55avec sur Sud Radio,
21:56Noémie Alioua,
21:58Julia Achat
21:59et Gilbert Azoulay.
22:01On évoque
22:02quelques instants
22:03ce drame
22:04à Aubagne.
22:05Est-ce que c'est
22:05un fait divers ?
22:06Est-ce que c'est
22:06une violence débridée ?
22:07Est-ce que ce sont
22:08des jeunes
22:08qui ne trouvent plus
22:09les mots pour s'exprimer
22:10autrement que par la violence ?
22:12En tout cas,
22:13ce jeune est arrivé
22:13avec un fusil de chasse
22:14quand même.
22:16C'est vrai que j'écoutais
22:18la présidente de région,
22:19Martine Vassal,
22:19qui disait
22:20qu'il y a eu
22:21quand même plusieurs établissements
22:22qui ont refusé
22:23un renforcement
22:25des sécurités
22:26parce qu'elle avait proposé
22:26un plan de renforcement
22:27avec des portiques.
22:29Je ne sais pas forcément
22:30si c'est le cas
22:30de cet établissement
22:31parce que je crois
22:31que c'était en cours.
22:32Oui, mais il me semble
22:33que c'était en cours.
22:33Finalement,
22:34ils avaient fini par accepter.
22:36Bon,
22:37par idéologie,
22:38disait Martine Vassal.
22:39C'est vrai que maintenant,
22:41pourquoi pas avoir
22:42des portiques de sécurité ?
22:44C'est dommage
22:44d'en arriver là,
22:45mais c'est vrai
22:45que cette histoire
22:46fait froid dans le dos,
22:47Noémie.
22:48Oui, on pourrait indéfiniment
22:49après augmenter la sécurité
22:51autour des établissements,
22:52mais il y aura toujours
22:53ce genre d'histoire.
22:54La question,
22:54c'est de savoir
22:55est-ce que ça se développe ?
22:56Est-ce qu'il y a
22:56une augmentation
22:57du nombre de cas ?
22:58Je ne crois pas
22:58que ce soit la situation.
23:00On a appris ce matin
23:01que l'établissement,
23:03les élèves,
23:04les professeurs,
23:04etc.
23:05étaient rejoignés
23:07à une cellule psychologique,
23:08évidemment,
23:08parce que c'est traumatisant
23:09ce qui s'est passé.
23:11En fait,
23:11on a assez peu d'éléments
23:12vraiment sur l'affaire
23:13pour l'instant.
23:13On n'a pas la Libye.
23:14On ne sait pas pourquoi
23:15est-ce que ce jeune
23:17a pris son fusil de face.
23:19On ne sait pas non plus.
23:22C'est les adultes.
23:22Voilà.
23:23La seule chose qu'on sait,
23:24c'est son âge.
23:25Il a 14 ans, ce jeune.
23:27Et c'est peut-être
23:27là-dessus qu'on peut creuser,
23:29c'est-à-dire cette
23:31ultra-violence
23:32qu'on découvre.
23:33C'est même pas la jeunesse,
23:34c'est un enfant.
23:35À 14 ans,
23:35on est un enfant,
23:36on n'est pas du tout un adulte,
23:38on est très loin
23:38d'être un majeur.
23:40Et donc,
23:41voilà la question.
23:42Il avait des bonnes notes,
23:43qu'il était délégué des classes,
23:44qu'il était délégué de sa classe.
23:45Absolument.
23:46On entendait son professeur,
23:47d'ailleurs, ce matin.
23:48Il était délégué de classe,
23:49donc il s'était proposé.
23:51Donc,
23:52c'est ça qui est assez étonnant
23:54dans ce profil.
23:56Après,
23:56maître déportique,
23:58les coups,
23:58on l'a vu avec Samuel Paty,
24:00peuvent se faire
24:01à l'extérieur du lycée
24:02et du collège.
24:03Absolument.
24:03Et vous avez raison
24:04de remarquer
24:05et d'insister sur le fait
24:06que c'était un élève,
24:06comme on dit,
24:07sans histoire.
24:08Parce que j'entendais aussi
24:09l'un de ses professeurs
24:10ce matin sur une autre radio
24:12qui disait justement
24:13que c'était un élève
24:14qui était très calme en classe,
24:15qui ne montrait pas du tout
24:16de violence.
24:17Qui fait peur d'ailleurs.
24:18Les professeurs
24:18se remettaient en question
24:19en se disant
24:20est-ce que j'ai laissé
24:21échapper quelque chose
24:21dans une salle de 30 élèves ?
24:23Peut-être que je n'ai pas
24:23suffisamment été à l'écoute
24:25de cet enfant
24:27qui pourtant
24:28était a priori
24:29assez calme.
24:30Non mais comme je le disais,
24:31il y a un vrai...
24:31Gilbert Azoulay,
24:32vous devez le remarquer
24:33puisque vous travaillez
24:34dans l'éducation
24:35un problème de santé mentale
24:37chez les jeunes
24:38qui est quand même
24:38assez prégnant.
24:39C'est sûr,
24:40mais tous les enfants
24:41ne prennent pas un fusil
24:42et vont dégonner un prof.
24:43Heureusement.
24:44Non mais la santé mentale
24:45ce n'est pas propre au lycée,
24:46c'est partout.
24:48Je vous rappelle
24:48qu'il y a aussi
24:49de plus en plus d'étudiants
24:50qui vont chercher
24:51un repas à 1 euro
24:52parce qu'ils sont
24:52dans une situation
24:53de précarité extrême.
24:55Donc la problématique
24:56de la santé mentale
24:57et de la santé tout court
24:58est un problème
24:59qui est un peu ancien
25:00parce qu'en plus
25:00ils mangent mal.
25:01Je ferme la parenthèse
25:02nos étudiants.
25:03Donc évidemment,
25:04il faut le traiter.
25:05Mais ce cas-là,
25:06comme l'a dit Noémie
25:08et comme on l'a vu,
25:09est-ce qu'on pouvait l'éviter ?
25:11Tels que j'ai les informations
25:13dont on dispose,
25:14on ne pouvait pas vraiment savoir
25:15parce qu'il n'y avait pas
25:16d'éléments avant-coureurs
25:18qui nous disaient
25:18qu'il y avait un sujet sur cette...
25:20La présidente du département
25:21des Bouches-du-Rhône,
25:22Martine Vassal,
25:24reproche au conseil d'administration
25:25du collège
25:25d'avoir refusé
25:26un plan comprenant
25:27ces portiques.
25:28Bon, voilà.
25:28Il faut savoir qu'aux Etats-Unis,
25:30quand même,
25:31les établissements
25:32sont très sécurisés
25:32et ça n'empêche pas
25:33quand même des tueries.
25:34Donc, il faut être prudent aussi,
25:36y compris sur le caractère.
25:38Je ne connais pas l'opposition
25:39entre la situation d'Aubagne
25:41et puis la présidente
25:42de la région
25:42parce que parfois,
25:43elle peut s'en servir aussi
25:43pour balancer...
25:44On sent bien
25:44qu'il y a un sujet politique
25:45entre les deux
25:46et qu'il y a une volonté
25:47de politiser,
25:48notamment du côté
25:49de la présidente du département.
25:50Je l'ai écouté ce matin
25:51et c'est vrai qu'on le sent,
25:52y compris dans le ton.
25:53Là où je pense
25:54qu'il faut s'interroger,
25:55c'est comment un enfant
25:55de 14 ans
25:56a pu avoir accès
25:56à une arme.
26:02Il faut toujours
26:03Est-ce qu'on peut se poser
26:04la question de...
26:05Oui, en plus,
26:06déjà, c'est une arme de chasse
26:06et est-ce que c'est normal
26:07d'avoir les armes à disposition ?
26:09Et heureusement,
26:10ils ont fait rire
26:10qu'ils avaient les permis.
26:13En période de ressources contraintes,
26:15il n'est pas possible
26:16de penser qu'on lui a proposé
26:17de mettre un portique
26:17à 20 ou 30 000 euros
26:19versus un terrain de foot
26:20ou un terrain de handball
26:22qui va aller arbitrer
26:23à un moment.
26:24En tout cas,
26:25une enquête en cours
26:26et les parents
26:27et l'enfant
26:27ont été en garde à vue
26:29toute la nuit.
26:29La responsabilité des parents
26:30au sujet et au cœur
26:31du débat aussi
26:32qui est fondamental.
26:33Je veux dire,
26:33même sur les manifestations étudiantes
26:34et notamment sur la question
26:35des casseurs,
26:36il faut mettre la responsabilité
26:37des parents dans le débat.
26:38Les parents sont dans les manifs.
26:39Vous savez,
26:40Stéphanie,
26:40la dernière fois,
26:41quand on l'a appelé.
26:42Certains sont là
26:42pour aider les...
26:45Il y a même des avocats,
26:46pour accompagner les étudiants.
26:48Il y en a un qui disait
26:49que Nunes visait
26:51un accident grave.
26:53Alors,
26:53le journaliste lui dit
26:54mais c'est très grave.
26:55Il dit oui,
26:55oui,
26:56le ministre fait un accident grave.
26:57Donc,
26:57les avocats aussi
26:58sont parfois
26:59les pompiers pyromanes
27:00sur les manifestations.
27:01Allez,
27:01on va parler de choses
27:02un peu plus légères,
27:04on va dire.
27:05Alors,
27:05Noémie,
27:06Julia,
27:06et si on décidait
27:07de tout arrêter ?
27:08Non !
27:10On va aller voir un café.
27:11Je peux voir avec Gilles.
27:12Et Juliette
27:13qui programme l'émission
27:14au Pays-Bas
27:15avec Gilles Gansman.
27:16Sinon,
27:16il va me faire une scène
27:17de jalouse
27:17et je sens...
27:18c'est du tout.
27:20Programmer la première partie.
27:21Au Pays-Bas,
27:22une initiative
27:22appelle les femmes
27:23à faire grève
27:24au travail
27:25comme à la maison
27:26pour rendre visible
27:27tout ce qu'elles accomplissent
27:28au quotidien.
27:29Alors,
27:29il n'y aurait plus de ménage,
27:30plus de courses,
27:31de l'organisation familiale.
27:32Et vous,
27:33qu'est-ce que vous en pensez ?
27:34Les hommes en font-ils
27:35vraiment assez,
27:36chères auditrices,
27:37à vous de le dire,
27:390826 300 300 ?
27:41Alors,
27:41bon,
27:41c'est un peu provocateur,
27:43mais quand même,
27:44il y a peut-être
27:45un peu de ça.
27:45Est-ce que les hommes
27:46de 2026,
27:47je vois que ça fait sourire
27:48Noémie de toutes ses dents,
27:50est-ce qu'ils en font assez ?
27:51Ou est-ce que...
27:52Je me sens toujours
27:53un peu marginale
27:54dans ce genre de discussion
27:54parce que c'est vrai
27:55que moi,
27:55au contraire,
27:56j'ai toujours été
27:59avec des hommes
28:00qui s'occupaient
28:01de la maison
28:01beaucoup plus que moi,
28:02etc.
28:03Parce que...
28:03T'as eu la chance,
28:03dites-moi.
28:04Je n'ai pas le temps
28:05dans ce genre de choses.
28:06Je me suis arrangée,
28:07je ne sais pas,
28:07à ne pas du tout
28:08être dans ces schémas
28:09qu'on décrit
28:10de la femme qui fait tout,
28:11qui s'occupe de tout,
28:12qui s'occupe des chaussettes
28:13ou je ne sais pas quoi.
28:14Parce que c'est souvent
28:14les schémas dont on parle.
28:15Moi,
28:15je ne me suis jamais retrouvée
28:16dans ces schémas-là.
28:17Je ne sais pas
28:18si c'est mes conjoints
28:20ou enfin bon.
28:21Non,
28:21mais sur l'idée
28:24de considérer
28:25qu'il faut
28:26mettre une couronne
28:27sur la femme
28:28parce qu'elle fait
28:29plus dans le couple,
28:30C'est pas mettre une couronne,
28:31c'est faire en sorte
28:32qu'elle en fasse moins
28:32parce qu'il y avait
28:33des chiffres à l'appui.
28:34Alors,
28:34ils datent de 2015,
28:35ils attendent l'INSEE
28:36et une nouvelle étude.
28:37Je précise.
28:38Ça fait 13 ans.
28:39Oui,
28:39mais où ?
28:40En 13 ans,
28:40la technologie a avancé aussi.
28:42Vous n'avez pas encore
28:43un petit robot
28:44qui fait tout.
28:44Non,
28:45mais vous avez des robots
28:46qui passent l'aspirateur.
28:48Vous avez des...
28:48Vous avez dit donc
28:49que j'aimerais bien moi.
28:51Alors,
28:5171% des tâches ménagères
28:52étaient réalisées
28:53par les femmes en France
28:54en 2010.
28:55Ça date,
28:56mais je vous dis,
28:56ils attendent une nouvelle étude
28:57et je ne suis pas sûre
28:58que le chiffre soit
29:01si meilleur.
29:01Ce n'est pas très français,
29:02mais 73% des femmes salariées
29:04ayant au moins
29:05un enfant mineur
29:05déclaré consacré
29:06plus de 7 heures
29:07par semaine au ménage
29:08compte 31% des hommes
29:10et 59% des femmes
29:11en couple interrogées
29:13dans les pays
29:14de la Loire,
29:15c'était l'étude,
29:16était là-bas,
29:16faisaient donc
29:17les tâches domestiques
29:18et la moitié des hommes
29:19estimaient que le partage
29:20était égalitaire seulement.
29:23Le problème,
29:24c'est que ça ne me parle pas
29:24du tout à moi.
29:25Vous avez de la chance
29:27parce que quand même
29:28la chance,
29:28c'est que...
29:29Vous avez la fameuse
29:29charge mentale,
29:31bon...
29:31Je pense qu'il faut choisir
29:32son partenaire
29:33et c'est quelque chose
29:34qui a un trait de personnalité.
29:36Je sais qu'enfant,
29:38quand mon père me demandait
29:38de lui faire un café,
29:39je lui disais constamment
29:40non,
29:40donc ce n'est pas maintenant
29:41en étant femme
29:41que je vais faire le café
29:42à mon mari.
29:43Non,
29:44mais je ne sais pas
29:44si c'est de la chance,
29:45je pense que je me faisais
29:45souvent engueulé
29:46mais j'ai un papa italien,
29:47je peux vous dire.
29:48Il était aussi italien.
29:49Il n'écoute pas,
29:49mais enfin...
29:50Il est aussi italien-espagnol.
29:51Un petit peu macho quand même.
29:53Ma femme,
29:53s'il me demandait un café,
29:54je cours lui chercher un café.
29:56Mais c'est vrai que j'ai été habituée
29:59à toujours dire non,
30:00à ne pas correspondre
30:01aux injonctions
30:02la femme à la maison.
30:03Quand je vois
30:04sur les réseaux sociaux
30:05notamment la remontée
30:06des trade wives,
30:07des femmes qui sont à la maison,
30:09c'est un choix
30:09et moi je milite
30:10pour que les femmes
30:11puissent choisir leur vie
30:12et ce qu'elles veulent faire.
30:14Moi, c'est quelque chose
30:14qui m'angoisse,
30:15la relation de couple
30:16m'angoisse dans l'aspect
30:18où on pourrait être aliéné
30:19par un homme
30:20et donc se plier
30:22à ses moindres désirs
30:23dont faire le café,
30:24faire le ménage,
30:24faire ci, faire ça.
30:25Ce n'est pas se plier
30:26au moindre désir.
30:27C'est vrai que
30:29vous avez encore
30:30beaucoup de femmes aujourd'hui.
30:31J'en parlais d'ailleurs
30:32avec le collège.
30:33Vous savez,
30:34on voit beaucoup plus
30:34de mamans que de papas.
30:37Il y a beaucoup de mamans
30:38qui viennent seules
30:38aux réunions.
30:39C'était pas en 2010,
30:41c'était il y a trois jours.
30:42À Paris, je me réjouis
30:44quand je croise un papa
30:45avec le porte-bébé
30:45et son enfant dans les bras
30:46sans maman autour,
30:47je me dis
30:48waouh, il y a quelque chose
30:49qui est en train de changer.
30:49Mais bon,
30:50suffisamment pas assez
30:51puisque je le notifie
30:51alors que je ne devrais même
30:52pas le notifier.
30:53C'était quelque chose de normal.
30:54Mais il y a un sujet
30:55aujourd'hui encore d'inégalité
30:57même dans la condition
30:59de la femme
31:00de manière générale.
31:00C'est-à-dire qu'il y a
31:02les salaires,
31:03on continue à devoir
31:04assumer plusieurs rôles
31:05dès lors où on a fait le choix
31:06d'être une femme mariée,
31:08d'avoir des enfants.
31:09Et donc,
31:10il y a une forme quand même
31:10d'injustice,
31:11d'injonction,
31:12de multiples injonctions.
31:14Et on sait aujourd'hui,
31:15il y a de nombreuses études
31:16qui démontrent que
31:16plus les femmes auront
31:18la liberté de faire
31:18ce qu'elles veulent
31:19et notamment de travailler
31:21et plus à la fois
31:22l'économie s'en portera
31:23bien mieux.
31:24On parle de diplomatie,
31:25les femmes sont bien meilleures
31:25en diplomatie apparemment
31:26que les hommes.
31:27Mais on voit bien
31:28que la féminisation
31:29a quand même encore du mal
31:30à la fois en politique
31:30et dans toutes ces institutions
31:32un petit peu politiques
31:34pour le coup.
31:35Donc, il y a encore
31:35un sujet à faire
31:37et il est malheureusement
31:38malheureux,
31:39pardon de la confusion
31:41des mots,
31:41mais de se dire
31:42qu'on doit encore militer
31:43et avoir une journée
31:44de grève.
31:45Mais ce genre
31:45de manifestation
31:48ou autre,
31:49pour moi,
31:50ça fait fonctionner
31:51l'inverse
31:51parce que Stéphanie
31:53ou vous n'aurez pas été là,
31:54on aurait remplacé Stéphanie
31:55par un homme
31:56et les missions
31:57auraient eu lieu.
31:58Et donc,
31:58ça va à l'inverse
32:00de ce que ça veut
32:02démontrer.
32:02Alors, qu'est-ce qu'on peut faire ?
32:03Ce que vous pouvez faire ?
32:05Militer au quotidien
32:07et c'est ce que vous avez dit.
32:08C'est-à-dire...
32:09On va quand même préciser
32:10un truc.
32:11Peut-être,
32:13comme disait Sandrine Rousseau,
32:14changer les hommes.
32:15Peut-être.
32:16Elle a peut-être raison.
32:17C'est sûr que c'est un combat
32:18qu'on ne pourra pas faire ça.
32:19C'est-à-dire que les hommes
32:20doivent être en soutien.
32:21Gilbert Azoul.
32:22Posez-vous !
32:23Non, non, mais
32:24laissez-le parler.
32:26Il faut en voyant,
32:26pardonnez-moi,
32:27le verre à moitié plein quand même.
32:28Il y a les lois
32:29Copé-Zimmermann,
32:30puis la loi Rincsin,
32:32puis Pénicaud,
32:33puis l'index Pénicaud
32:34permet aujourd'hui
32:35d'avoir une parité
32:36dans tous les comex
32:37des entreprises.
32:38Dans les plus grandes, certes.
32:40On commence à...
32:40C'est pas une parité exacte.
32:42C'est 40%, je crois.
32:43De toute façon,
32:44il peut y avoir
32:45plus de femmes que d'hommes.
32:46Vous voyez ce que je veux dire.
32:47C'est plutôt l'inverse,
32:48le cas, mais oui.
32:48C'est plutôt l'inverse.
32:49De toute façon,
32:49le chemin,
32:50en tout cas,
32:50moi, ce que je vois
32:51d'abord dans certains métiers,
32:53c'est très féminisé.
32:54Et puis,
32:54il y a quand même
32:55des choses qui ont été faites.
32:56Alors, ce n'est pas assez.
32:57D'ailleurs,
32:57vous savez qu'il y a une date
32:59à partir du moment
33:00où les femmes sont moins payées
33:07on est à peu près
33:08sur les mêmes chiffres
33:10ou les mêmes tendances.
33:12Ce que je veux dire,
33:12c'est qu'il s'est passé
33:13beaucoup de choses.
33:14En politique,
33:14il y a eu quand même
33:15la loi des quotas aussi
33:16qui a permis de rétablir.
33:18Vous savez qu'il y a
33:18certaines listes.
33:19C'est la droite, d'ailleurs.
33:19Oui.
33:20Il y a certaines mairies
33:21qui ne peuvent pas se présenter
33:23parce qu'on ne trouve pas
33:24assez de nanas, d'ailleurs,
33:25sur la liste.
33:27Oh, mais non,
33:27mais entre nous.
33:28Ah, ça va.
33:29Il y a assez de femmes,
33:30d'accord.
33:32Moi, je n'ai pas vu
33:33Julien et Noemi
33:34se les souffusquaient
33:34quand je disais nana.
33:36Ça a crispé un peu loin
33:37mais on ne va pas
33:39se victimiser sur tout.
33:40Ah bon ?
33:40Moi, ça me fait penser
33:41à Ayana Kamoura.
33:42Jolie nana.
33:44Pour ceux qui écoutent,
33:45il faut les connaisseurs.
33:46Après, est-ce que vous pensez
33:47justement qu'il faut en arriver là ?
33:48C'est le sujet
33:49de la discrimination positive.
33:51C'est la même chose
33:51pour la diversité.
33:52On parle de deux choses différentes
33:53si je peux me permettre.
33:54Ça, c'est un vrai sujet aussi.
33:55On parle de l'aspect public
33:57des entreprises,
33:59des élections,
34:00du Parlement
34:01et de l'aspect intime.
34:03Et je crois que
34:03c'est deux domaines différents.
34:05C'est-à-dire que
34:06réguler l'intime,
34:07c'est ce qu'avait proposé
34:07Sandrine Rousseau
34:08avec la question
34:09de la charge mentale,
34:10etc.
34:10Elle voulait...
34:11Voilà, on veut toujours
34:12politiser l'intime
34:13mais je crois qu'il y a
34:13une part de l'intime
34:14qui échappe aux politiques
34:15et c'est bien.
34:16C'est-à-dire que dans un couple,
34:17on ne va pas commencer
34:18à voir ceux qui rentrent
34:19dans telle loi
34:20ou dans telle loi
34:21à partir du moment
34:21où il y en a un
34:22qui va mettre la machine,
34:23l'autre qui va considérer
34:24qu'il sait mieux
34:25de faire le repassage,
34:27etc.
34:27Ça, c'est de l'ordre aussi
34:29de la règle
34:30qui s'installe
34:30dans le couple
34:31et c'est très difficile
34:32de le régenter
34:33vraiment politiquement.
34:35Par contre,
34:35sur les questions
34:36qui sont beaucoup plus
34:37sur le coup politiques,
34:39sur les questions
34:40de...
34:41Par exemple,
34:42oui, d'élections.
34:42On sait que pendant
34:43les élections aussi,
34:43il y a la parité
34:44qui a été mise en place,
34:45etc.
34:45Là, ça a du sens
34:46de faire en sorte
34:49que les femmes
34:50ne soient pas minorées.
34:51Tu pensais justement
34:52que c'est bien
34:53de l'obliger par la loi ?
34:55Oui.
34:56Oui, moi je pense
34:57que c'est bien.
34:57Parce que de toute façon,
34:58ça pousse.
35:00Écoutez,
35:00je prends un exemple.
35:01Pour revenir avec l'éducation,
35:02on a mis en place
35:02certains accès
35:04pour les zones prioritaires.
35:05La meilleure façon,
35:06on l'a dit souvent,
35:06de faire émerger,
35:07de faire monter
35:09l'ascensure sociale,
35:10c'est l'éducation.
35:11C'est vrai qu'aller chercher
35:12des populations
35:13qui étaient loin éloignées
35:14de l'enseignement supérieur
35:16ou de l'excellence,
35:17pouvoir leur donner un accès,
35:18moi je trouve
35:18que c'est une bonne chose.
35:19que tu avais fait Richard Descoins
35:20à Sciences Po,
35:21c'était une bonne chose.
35:22Ça permet de...
35:22Ça donne un signal
35:23de la société.
35:24Ça donne un signal.
35:25Exemple qui tue,
35:26pardon.
35:26Pourquoi ?
35:27Richard Descoins,
35:28Sciences Po,
35:28ça n'a pas que du bon.
35:30On ne va pas débattre
35:30sur Sciences Po.
35:31Non, mais attendez.
35:33Richard Descoins
35:34avait une zone d'ombre,
35:35une part d'ombre,
35:36mais sur la gestion...
35:37de sa partie zone d'ombre.
35:39La partie gestion de Sciences Po,
35:40pardonne-moi Stéphanie,
35:42c'était plutôt
35:43quelqu'un qui restera
35:45comme ayant propulsé
35:46l'institution
35:48plutôt à des niveaux d'excellence.
35:49Et je dois dire
35:50que c'est après
35:50que ça s'est dégradé.
35:51Il n'y avait pas
35:52toutes ces manifs
35:53qu'on voit aujourd'hui
35:54à son époque.
35:55Parce qu'il n'y avait pas
35:55les mêmes sujets d'actualité non plus.
35:56Mais je vois que sur un sujet féminin,
35:58on met encore en évidence
35:58un homme.
36:00Mais ce n'est pas un reproche.
36:02Vous parlez de la question
36:02des quotas, pardonne-moi.
36:04J'entends bien,
36:05mais effectivement,
36:06je pense qu'il y a
36:06une bataille culturelle
36:07à mener.
36:08Il y a un côté symbolique
36:09dans la place de la femme,
36:10à la fois dans la société
36:11et dans l'intimité.
36:12Il y a un sujet
36:13éminemment
36:13qui est difficile
36:15d'un point de vue politique
36:16sur la question de l'intimité.
36:18On voit que le politique
36:19est un peu rentré dernièrement
36:20avec le statut
36:20du devoir conjugal.
36:22Ça a évolué positivement.
36:23Donc, il y a quand même
36:24le devoir conjugal.
36:26On a dû attendre 2026
36:27pour qu'on se pose la question.
36:29Et qui vous a amené
36:30un café hier ?
36:31Oh, mon Gilles.
36:32Je suis coincée ici
36:33en même temps.
36:34Qui vous a amené un café ?
36:35Vous êtes parfait.
36:36Bon, dans quelques instants,
36:37une autre question brûlante
36:39pour la toute dernière partie.
36:40Faut-il faire payer
36:41les ultra-riches
36:42pour alléger la facture
36:43des Français ?
36:43Puisque vous le savez,
36:45aujourd'hui,
36:45première partie des négociations
36:47sur le budget,
36:48les députés qui commencent
36:49à examiner la partie recette
36:51et évidemment,
36:51la taxation des plus grandes fortunes
36:53revient sur la table.
36:54La gauche aimerait bien
36:55cette taxe du Cman.
36:57On en parle.
36:580826 300 300.
37:00Sud Radio.
37:03Sud Radio Bercov
37:04dans tous ses états.
37:0710h midi.
37:08Sud Radio.
37:09A vous de le dire.
37:10Stéphanie Demiru.
37:12Hier, quatrième et dernière partie
37:14avec Noémie Alioua,
37:16Julia Achat
37:17et Gilbert Azoulay
37:18qui sont mes débatteurs du jour.
37:20Et cette question
37:21qui ne cesse de revenir
37:22à chaque négociation
37:23de budget
37:24puisque les députés
37:25commencent à examiner
37:26la partie recette
37:27du budget 2027.
37:28Ce matin,
37:28est-ce qu'il faut faire payer
37:30les ultra-riches
37:31pour alléger la facture ?
37:32La gauche aimerait bien.
37:34Elle revient avec sa fameuse
37:35taxe Zuckman.
37:37On croyait qu'elle avait été
37:38enterrée.
37:38Elle revient par la fenêtre.
37:41Bon, c'est l'Arlésienne
37:42à chaque fois.
37:43Ça revient.
37:44Elle reviendra toujours.
37:45C'est une bataille culturelle.
37:46Je crois qu'ils ne vont pas lâcher.
37:48Mais est-ce qu'il faut le faire ?
37:49Parce que c'est vrai
37:50qu'on demande des efforts
37:52aux retraités.
37:53Notamment,
37:54il y a des efforts.
37:5417 milliards d'efforts
37:56de mémoire à tout le monde.
37:59Les ultra-riches,
38:00est-ce qu'il faut ?
38:01Qu'ils payent encore plus ou pas ?
38:03Ils payent déjà beaucoup
38:04dans le pays.
38:04Ça, on oublie de le dire.
38:05La gauche oublie de le dire.
38:07Non, Gilbert Azoulay,
38:08vous n'êtes pas d'accord.
38:08Vous froncez les sourcils.
38:10Non, je ne t'ai pas dit
38:10qu'ils payent beaucoup
38:11parce qu'ils payent
38:12beaucoup plus que nous.
38:13Il y a des solutions
38:14d'optimisation.
38:15Pour reboucler toujours
38:16avec ce que je disais au début,
38:17il faudra que tout le monde
38:18passe à la caisse.
38:19On part à plus d'impôts.
38:20Les riches perdront plus.
38:22Il faudra réduire les dépenses
38:24pour créer de la croissance.
38:26C'est la seule solution
38:26pour s'en sortir.
38:28Et travailler plus,
38:28peut-être.
38:29Et travailler plus.
38:29Oui, travailler plus.
38:31On ne va pas faire
38:31comme Mitterrand
38:32qui avait dit à l'époque
38:33et on lui posait la question
38:35retraite à 60 ans.
38:36C'est mes successeurs
38:37qui géreront le problème
38:38de la...
38:39Vous êtes bien de le rappeler.
38:40Oui, parce que c'est vrai
38:42que là, on est en plein dedans.
38:42C'est ça le sujet aujourd'hui.
38:44Donc, non, non.
38:45Je pense que de toute façon,
38:46tout le monde devra passer
38:47à la caisse.
38:47Alors, le sujet,
38:49c'est où est-ce qu'on fixe la barre
38:51et combien on a besoin.
38:52On sait de combien
38:53on a besoin aujourd'hui.
38:54Mais vous voyez bien
38:55que par exemple,
38:56quand on veut réduire
38:57la déduction fiscale
38:59pour les retraités
39:00de 10 à 5 %,
39:01ce qui est beaucoup
39:03et pas beaucoup,
39:04ça pose d'énormes problèmes.
39:05On n'arrive pas
39:06à le faire passer.
39:08Donc, après,
39:09quand on va aller
39:09sur les ultra-riches...
39:11Je pense que les gens
39:11en ont marre de payer tout court.
39:12Ah oui, ils en ont marre.
39:13Surtout que, par exemple,
39:14pour les successions,
39:15je rappelle que dans tous les pays,
39:16c'est gratuit.
39:16Il n'y a pas de succession.
39:17Donc, il n'y a pas de frais de succession.
39:18Ils veulent les augmenter.
39:19Enfin, la gauche.
39:19Donc, il y a des vrais sujets
39:21parce qu'un économiste
39:23a sorti les 9 000 milliards
39:25de grandes successions
39:26qui va s'opérer
39:27dans les années à venir.
39:28Donc, tout le monde
39:28a vu le magot
39:30sans comprendre
39:31que ce n'est pas aussi simple
39:32que ça.
39:32C'est beaucoup de gens
39:33qui avaient économisé un peu
39:34et qui transmettaient
39:34à leurs enfants
39:35pour leur filer
39:36un coup de main.
39:37Mais ce qui est sûr,
39:38c'est que si on ne se met pas en tête
39:39que tout le monde
39:40devra passer à la caisse,
39:41ça pose un sujet.
39:42Les riches comme les autres.
39:43Ce qui me gêne dans le débat,
39:44c'est que toutes les propositions
39:46qui sont faites
39:47en dehors de celles-ci
39:47et celles qui sont réfutées
39:48notamment sur la question
39:49des retraités,
39:50les autres propositions
39:51en fait affectent qui ?
39:52Les actifs ?
39:53Les personnes qui travaillent ?
39:55On le voit.
39:55Horizon a même fait
39:56une proposition
39:57d'amélioration du budget.
39:59On voit bien
39:59que toutes leurs propositions
40:00c'est supprimer
40:01les fonctionnaires,
40:03renouveler à deux tiers
40:03les fonctionnaires
40:04qui partent à la retraite,
40:05instaurer des jours de carence.
40:08Personnes qui travaillent.
40:09Donc il y a quand même un sujet
40:10et ce n'est pas les seuls
40:11d'ailleurs, je veux dire,
40:12Bruno Retailleau
40:12a proposé un budget
40:14dans le cadre de sa campagne
40:15où ça augmenterait
40:16les cotisations
40:18des salariés de 1%.
40:19Encore une fois,
40:19c'est toujours les mêmes
40:20qui payent
40:20et dès lors,
40:21il faut avoir un petit peu
40:21de courage politique.
40:23On n'en a pas.
40:24Donc on s'attaque
40:25aux plus riches
40:26ce qui peut avoir une légitimité.
40:27Il y a un nombre
40:28incalculable de niches fiscales
40:30qu'on peut remettre en question
40:31et qu'on peut questionner.
40:33Taper constamment sur les riches,
40:34je pense que ce n'est pas
40:34une bonne idée
40:35dans la mesure
40:35où il crée de la valeur,
40:36il crée du travail.
40:37Le taux de prélèvement
40:38le plus élevé de l'OCDE,
40:39on a presque 45%
40:41de taux de prélèvement.
40:42Bon, maintenant,
40:42les niches fiscales,
40:43c'est peut-être en effet
40:44un autre sujet.
40:45Mais les riches,
40:45on parle d'optimisation
40:46avec la holding.
40:47Vous savez,
40:47c'est une histoire
40:48de faire basculer
40:49tout ce qui est
40:49un professionnel
40:50sur une holding
40:50qui permet de...
40:51Enfin bref,
40:52cesser des subtilités fiscales.
40:53En tout cas,
40:53on peut se poser la question
40:54de comment faire contribuer
40:56dans la perspective
40:57et dans la philosophie
40:57de dire que tout le monde
40:58doit contribuer
41:05Et en même temps,
41:06c'est le sujet impossible
41:07parce que vous savez
41:07que l'élection est faite
41:08par les retraités.
41:09C'est la classe d'âge
41:10qui vote le plus.
41:11C'est la raison pour laquelle
41:12ils sont ultra protégés.
41:14Il faut être très courageux.
41:15Édouard-Philippe,
41:16d'ailleurs,
41:16a proposé, lui,
41:17de...
41:18Il n'a pas proposé
41:18l'abattement
41:19pour les retraites.
41:20Je suis d'accord avec vous
41:21mais c'est là aussi
41:23que ça se joue
41:24parce que les retraites,
41:25c'est un...
41:26On n'a plus...
41:27On n'a plus...
41:27On n'a plus voté
41:28contre la suppression
41:29de l'abattement
41:30pour les retraités.
41:31Enfin, je veux dire,
41:32c'est quand même
41:32une aberration.
41:33On est sur une...
41:34Pour le coup,
41:35sur un dispositif
41:36qui est injustifiable.
41:38Je veux dire,
41:38c'est une niche fiscale
41:40à destination des Français
41:42pour les Français
41:43qui travaillent.
41:43C'est-à-dire que
41:44c'est les frais kilométriques
41:45qui sont, en gros...
41:46Je ne sais pas les frais,
41:46mais c'est les frais professionnels.
41:47C'est les frais professionnels
41:48qui sont compensés
41:49par cet abattement-là
41:51et on veut le laisser
41:52aux retraités
41:53pour des questions électorales.
41:55Bien sûr,
41:55il y a quand même...
41:56Juste un mot,
41:57juste un mot.
41:58Juste un mot
41:59parce que je trouve
42:00que c'est très important
42:00de regarder la situation
42:02dans laquelle on se trouve
42:04actuellement,
42:04qui est une situation terrible.
42:05Et comment on en est arrivé là ?
42:07Parce qu'à un moment donné aussi,
42:08il va falloir un peu
42:09pointer les responsabilités.
42:10Aujourd'hui,
42:11on va devoir tous passer à la caisse.
42:12Les retraités,
42:13les actifs,
42:14les ultra-riches,
42:15tout le monde.
42:16Parce que le pays
42:17n'a pas été géré
42:17pendant dix ans.
42:18Mais pardonnez-moi quand même.
42:20Je pense que c'est
42:20un héritage de 40 ans.
42:21Le président de la République,
42:21Emmanuel Macron,
42:22qui a été ministre de l'économie,
42:24il y a un moment donné,
42:25peut-être qu'il va devoir
42:25rendre des comptes.
42:26Bruno Le Maire
42:27qui fait le tour
42:28des plateaux télé
42:29avec son livre
42:30pour nous vanter la France
42:31qu'il aurait aimé avoir,
42:33qui a été ministre de l'économie.
42:34Où sont ces gens ?
42:35Et à un moment donné,
42:35ils vont devoir aussi
42:37supporter leurs responsabilités.
42:38Parce que si on se trouve
42:38dans cette situation aujourd'hui,
42:40c'est parce que
42:40la situation financière
42:42n'a pas été gérée.
42:43Mais quelqu'un disait
42:43que le dernier budget
42:46excellentaire,
42:46c'était en 1974
42:47avec Giscard.
42:48Oui, en 2013.
42:49Donc ça veut dire
42:50que le problème,
42:51il n'est pas lié
42:52aux 10 années qui...
42:53Ah si, ça s'est largement
42:54aggravé sous Emmanuel Macron.
42:55C'est considérablement...
42:56La dette,
42:58durant la phase
42:59d'Emmanuel Macron,
43:00est plus importante
43:00que toute celle
43:01depuis Chirac.
43:02À cause des crises successives
43:03qu'il a dû affronter,
43:04je pense qu'il faut aussi
43:05le voir comme ça
43:06et porter la responsabilité.
43:07Moi, je pense qu'elle a 40 ans.
43:08Elle a démarré
43:09il y a 40 ans.
43:10C'est l'argument financière
43:11avec l'augmentation
43:12ce matin des taux.
43:13Presque 5%.
43:13Presque 5% les taux.
43:15Ce qui est alarmant,
43:16c'est qu'il y a eu
43:17une annonce
43:18de la croissance potentielle
43:20notamment européenne
43:20qui a plus 1,1%
43:22et la France
43:23en est à moins 0,4%.
43:24Je pense que c'est ce qu'il faut.
43:25Éric Revelle qui nous écoute,
43:26on profite pour placer
43:27ces mots-arts qu'on assassine
43:29évidemment sans son livre.
43:30Mais c'est vrai,
43:31il a raison, Éric.
43:31Éric, je te retrouve.
43:32On t'embrasse, Éric.
43:34Mon cher Perico Légas,
43:36alors,
43:37est-ce que vous allez nous parler
43:38de meilleures nouvelles ?
43:39Parce que...
43:40Non, même pas.
43:40J'allais à votre tête,
43:41je sens que non.
43:42Je vais vous annoncer
43:42quelque chose de...
43:43Je vais même faire mon humeur
43:45au vu de quelques débordements
43:46et propos
43:47assez limites.
43:48Je vais reprendre
43:49la phrase de Victor Hugo.
43:50Ouvrir une école,
43:51c'est fermer une prison
43:52et je vais dire
43:52ouvrir une prison
43:53pour sauver l'école.
43:55Voilà.
43:55Nous recevrons
43:58notre ami Chasseret
44:00qui est le délégué
44:01de la voiture
44:01pour savoir
44:01si la voiture,
44:02la bagnole,
44:02est-ce que la bagnole française
44:03se fait encore rêver ?
44:04Voilà.
44:05Ça, c'est pas évident
44:06mais on a le salon de l'auto.
44:07Et puis,
44:07sommes-nous enfin
44:08à l'aube du grand soir.
44:09Voilà.
44:10Et nous aurons
44:10M. Vian,
44:11M. Rodriguez,
44:11M. Cochy,
44:12qui vont nous rappeler
44:13les grandes époques.
44:14Est-ce que c'est reparti ?
44:15Moi, j'ai vécu
44:16toute mon enfance
44:16en attendant 68,
44:1769, 70, 71.
44:19Vous aurez 2026.
44:20On nous disait
44:20à la rentrée,
44:21ce sera chaude.
44:21Elle n'a jamais été très chaude.
44:22Et là,
44:23on nous annonce
44:23pour le 17 octobre
44:24un vrai renversement de table.
44:26Donc, on va voir
44:27si les auditions sont réunies
44:29sur le site radio.
44:29Merci, mon cher Perico.
44:30Bonne émission à vous.