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  • il y a 1 heure
Avec Gilles Ganzmann, Matthieu Baccialone, Jean-Claude Beaujour, Arnaud Stéphan

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##DEBATS_AVDLD-2026-10-02##

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Transcription
00:00:00En tout cas, on est très honoré de vous avoir ce matin sur Sud Radio.
00:00:05On se pose la question, on a posé la question,
00:00:07puisqu'on pose toujours des questions directes à nos auditeurs,
00:00:10ce qui les concerne, ce qui jalonne leur quotidien.
00:00:14Alors on se demandait, est-ce que la chanson française,
00:00:16est-ce qu'elle jalonne leur quotidien ?
00:00:18Est-ce que vous l'écoutez toujours ?
00:00:20Est-ce que vous la transmettez à vos enfants, vos petits-enfants ?
00:00:23Ce n'est pas toujours évident, c'est vrai.
00:00:26On peut se poser la question.
00:00:28En tout cas, n'hésitez pas à venir parler de ça avec nous, 0800 26 300 300.
00:00:33En tout cas, tous les deux, vous êtes nés à Beyrouth.
00:00:37Tous les deux, je vous présente pour les rares qui ne vous connaîtraient pas,
00:00:42Iba Tawaji, vous êtes une immense vedette au Moyen-Orient.
00:00:46Le public français vous a découvert avec The Voice,
00:00:48puis dans le rôle d'Esmeralda dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris.
00:00:53Vous avez d'ailleurs chanté à la grande soirée de réouverture de Notre-Dame.
00:00:57C'était un grand moment en décembre 2024.
00:00:59Ibrahim Malouf, on vous connaît, trompettiste franco-libanais,
00:01:04deux fois nommé au Grammy Awards.
00:01:07Vous avez collaboré avec des grands noms justement de la musique française.
00:01:11Juliette Gréco, Mathieu Chédide, Sting aussi.
00:01:15Ce n'est pas la musique française, mais enfin, c'est dire le pédigré.
00:01:19Vous avez, en mai 2025, pour les 80 ans de la victoire du 8 mai 1945,
00:01:25interprété La Vie en Rose.
00:01:27C'était déjà les prémices peut-être d'avoir envie de faire revivre cette chanson française.
00:01:32Puis vous avez sorti l'album à la française.
00:01:35C'était le 18 septembre.
00:01:37Vous avez repris 11 chansons.
00:01:39Tout le monde connaît.
00:01:40La Bohème, la Javanaise, les mots bleus.
00:01:42Pourquoi avoir eu l'idée de sortir cet album ?
00:01:44Vous vous lancez, Iba ?
00:01:45Oui.
00:01:47Ça faisait un moment qu'on avait envie de collaborer ensemble,
00:01:50Ibrahim et moi, depuis plusieurs années.
00:01:53On attendait le...
00:01:54Vous êtes en couple, je le dis aux auditeurs.
00:01:56Ce n'est pas un secret pour personne.
00:01:57Oui, on est en couple, on est mariés, on a des enfants.
00:02:00Je pense que les premières années,
00:02:02on était plus, en tant que couple,
00:02:05concentré sur cette vie de famille, etc.
00:02:07Et on avait, du coup, envie aussi de monter ensemble sur scène,
00:02:12de faire un projet en commun, en tant que couple artiste.
00:02:15Et je pense que la chanson française,
00:02:17c'est un point commun entre nous deux aussi.
00:02:20On aime beaucoup la chanson française.
00:02:22On avait envie de faire cet hommage à ce répertoire
00:02:24qui nous a longtemps accompagnés,
00:02:25en tant que Libanais aussi.
00:02:28Parce que le français, les chansons françaises, la francophonie,
00:02:31ça joue un énorme rôle dans nos vies au Liban aussi.
00:02:35C'est une musique qui nous accompagne aussi beaucoup.
00:02:37Donc c'était important et assez symbolique pour nous deux
00:02:40de démarrer avec ce projet.
00:02:42C'est vrai que le Liban est amoureux de la chanson française.
00:02:47Peut-être parfois encore plus que les français eux-mêmes.
00:02:50Oui, complètement.
00:02:51Au Liban, les gens écoutent plus de chansons françaises,
00:02:55peut-être même, en tout cas, les vieilles chansons françaises,
00:02:58qu'en France.
00:02:59Comment vous l'expliquez ça, Ibrahim Malouf ?
00:03:03Je ne suis pas sociologue.
00:03:04Non, mais vous les connaissez bien.
00:03:06Non, je pense qu'en France, on est un peu dans la nouveauté.
00:03:08On aime bien la nouveauté.
00:03:09On a envie d'évoluer.
00:03:10On a envie de chercher de nouvelles idées,
00:03:12d'être dans l'air du temps, etc.
00:03:14Alors qu'au Liban, la francophonie
00:03:16n'est pas à la recherche forcément
00:03:18de quelque chose qui soit à la mode.
00:03:19Oui, ce n'est pas ringard.
00:03:20Ce n'est pas ringard, non ?
00:03:21Et d'ailleurs, notre album met un point d'honneur à dire
00:03:25voilà, nous, on ne cherche pas à être à la mode avec cet album.
00:03:28On veut simplement rendre hommage à la chanson française qu'on adore.
00:03:32Et même si...
00:03:34On enregistre avec la Garde Républicaine.
00:03:36L'orchestre qui nous accompagne,
00:03:37c'est le grand prestigieux orchestre de la Garde Républicaine.
00:03:40Pour nous, c'est un symbole extrêmement important.
00:03:43Mais je veux dire par là que ce style,
00:03:45c'est tout sauf être à la mode.
00:03:47Mais par contre, ce sont des chansons qui vont rester,
00:03:49qui sont déjà là, qui resteront longtemps,
00:03:50avec ou sans nous.
00:03:51Mais avec cet album-là,
00:03:52on les réinterprète à notre façon,
00:03:54on leur redonne un souffle de vie.
00:03:55Pourquoi la Garde Républicaine ?
00:03:58D'abord parce que c'est un orchestre extraordinaire que j'adore,
00:04:01qui a un niveau extraordinaire, vraiment.
00:04:03Et que souvent, on relègue un peu à un rôle plus étatique.
00:04:08Alors que le niveau de l'orchestre est vraiment très, très, très bon.
00:04:12Souvent, quand on parle de prestige, etc.,
00:04:14on pense à l'orchestre philharmonique de Radio France
00:04:17ou de l'orchestre national de France, etc.
00:04:19Or, en fait, on oublie qu'on a un bijou
00:04:22avec cet orchestre de la Garde Républicaine.
00:04:23C'est vraiment un des orchestres les plus disciplinés
00:04:25et les plus performants avec lesquels j'ai joué.
00:04:27J'ai fait beaucoup de musique classique dans le passé.
00:04:29Vous avez vu, j'ai eu cette chance sur scène avec eux à la salle Gavo.
00:04:31Oui, Gilles ?
00:04:31En fait, on se demande si ce n'est pas compliqué d'être à l'international.
00:04:36Alors, c'est vrai que les chansons de Piaf ou de Maurice Chevalier
00:04:40ont été connues.
00:04:40Ce sont des gens connus à l'international.
00:04:43Mais Johnny Hallyday, Michel Sardou, nos grands chanteurs,
00:04:47Cabrel et d'autres, n'ont jamais fait de carrière internationale.
00:04:51Et puisque c'est un peu le thème de nos débats,
00:04:54est-ce que le français, vous qui avez connu des stars internationales,
00:04:59est-ce que le français empêche d'être connu ?
00:05:04Je ne crois pas du tout.
00:05:05Je pense même au contraire.
00:05:06Il y a beaucoup d'artistes qui sont fascinés à la fois par la France
00:05:11et par la langue française.
00:05:13Je pense à des gens comme Sting, qui, à chaque fois qu'il est en France,
00:05:17fait un effort particulier pour parler français sur scène.
00:05:20Je pense à...
00:05:21On est allé voir il n'y a pas longtemps, même dans des musiques d'aujourd'hui.
00:05:23Je pense à Esa Proqui, par exemple,
00:05:25qui est un des plus grands rappeurs d'aujourd'hui,
00:05:27Marie de Rihanna.
00:05:28Ils viennent de s'installer en France.
00:05:30Ce n'est pas par hasard.
00:05:30C'est parce qu'ils ont envie de se rapprocher à la fois de la culture française,
00:05:37de la langue française, du mode de vie à la française.
00:05:41C'est vrai qu'en France, on a tendance un peu à s'autoflageller tout le temps,
00:05:45à se critiquer.
00:05:46Il n'y a rien qui va.
00:05:47On est tout le temps à critiquer tout ce qui ne va pas.
00:05:49La réalité, c'est que la France, la culture française,
00:05:52le mode de vie à la française,
00:05:55l'intelligence à la française,
00:05:56dans l'esprit critique, le second degré, l'humour,
00:05:59la diversité qu'il y a en France aussi.
00:06:01Quand on est Auvergnat,
00:06:03on n'a rien à voir avec un Breton.
00:06:04Quand un Breton n'a rien à voir avec un Alsacien,
00:06:07un Alsacien n'a rien à voir avec les Méditerranéens, les Corses, etc.
00:06:10Il y a une diversité en France qui est extrêmement intéressante,
00:06:13qui fascine beaucoup de gens.
00:06:14La langue française est représentante de ce truc.
00:06:16C'est important que vous le soulignez.
00:06:17On va un petit peu écouter des extraits d'album.
00:06:21J'allais demander à Liba si, de temps en temps,
00:06:22elle lui dit « Je t'aime, je t'aimerais » à son mari.
00:06:36« Je t'aime, je t'aime, je t'aime. »
00:06:55Vous pouvez nous commenter ce morceau.
00:07:00Qu'est-ce qu'on peut dire ?
00:07:01Les paroles et la musique,
00:07:04cette magnifique musique et ces paroles de Gabriel
00:07:07qui ont tout dit.
00:07:09C'est une déclaration d'amour comme on n'a jamais entendu.
00:07:13Surtout, c'est une déclaration d'amour à sa fille, son enfant.
00:07:16Et nous, cet album, on voulait le dédier à nos enfants.
00:07:18Et c'est entre autres aussi pour ça qu'on aime beaucoup cette chanson.
00:07:20C'est une des plus belles chansons de la chanson française.
00:07:22Puis elle est dédiée à son enfant, à la génération d'après.
00:07:25Comment vous les avez retravaillées ?
00:07:28Vous êtes partie de quoi ?
00:07:30C'est vrai que ce sont des chansons cultes.
00:07:33Pour la plupart, la bohème, la javanaise,
00:07:35tout le monde les connaît, j'imagine.
00:07:38Vous êtes partie comment, justement ?
00:07:40On ne voulait pas du tout copier les chansons originales.
00:07:45Parce qu'on est tellement attaché à ces versions.
00:07:48On ne voulait aussi pas du tout être très dans la provocation
00:07:53et aller dans un truc très excentrique, etc.
00:07:55Ça ne me ressemble pas, ça ne nous ressemble pas, je pense.
00:07:58Donc, il fallait trouver juste, pas un compromis,
00:08:01mais un son qui puisse être sincère, authentique, personnel.
00:08:07Une réinterprétation avec sincérité, authenticité
00:08:09de nos deux univers ensemble
00:08:11pour essayer de créer des arrangements
00:08:15et une interprétation qui soit intemporelle
00:08:17et en même temps très personnelle.
00:08:18Et on est des grands fans de Barbara Streisand,
00:08:21de Michel Legrand,
00:08:23de la culture américaine à la française,
00:08:26Quincy Jones, etc.
00:08:27Donc, on est allé chercher aussi cette couleur-là
00:08:29avec les grands orchestres à corde,
00:08:31avec des arrangements un peu de jazz.
00:08:34Et on a choisi des chansons
00:08:35qui se marient bien aussi avec ce style-là.
00:08:38Et c'est très cinématographique.
00:08:40Quand tu mets l'album et que tu l'écoutes,
00:08:42tu plonges dans un environnement
00:08:43et tu n'as plus envie d'en sortir.
00:08:44C'est confortable.
00:08:45C'est envoutant comme musique.
00:08:47C'est ça qu'on avait envie.
00:08:48C'est d'entourer comme un gros câlin.
00:08:51On va écouter plusieurs morceaux encore.
00:08:54On se retrouve juste après une petite pause.
00:08:57N'hésitez pas, vous, à venir parler
00:08:59avec Iba et Ibrahim Malouf dans quelques instants
00:09:03sur Sud Radio, 0826 300 300.
00:09:07Sud Radio.
00:09:09Parlons vrai.
00:09:1110h midi, Sud Radio.
00:09:13À vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:09:15Je lui dirai, je lui dirai
00:09:24tous les mots bleus,
00:09:26tous ceux qui rendent les gens heureux.
00:09:34Alors, ce que vous entendez là,
00:09:36eh bien, c'est le couple d'artistes franco-libanais,
00:09:40Iba Tabouaji et Ibrahim Malouf
00:09:43pour leur album, qui est sorti le 18 septembre.
00:09:4518 septembre.
00:09:47À la française.
00:09:48C'est un album qui reprend 11 chansons
00:09:50que tout le monde connaît, quasiment.
00:09:52Là, on vient d'entendre les mots bleus de Christophe,
00:09:54un chef-d'oeuvre aussi.
00:09:55Il s'est entré dans l'imaginaire français.
00:09:59Je le disais tout à l'heure,
00:10:01ce qui vous a donné envie,
00:10:03évidemment, c'est ce Liban
00:10:05qui adore la musique française.
00:10:08Vous, aujourd'hui,
00:10:09vous êtes connu aussi
00:10:11chez les jeunes générations.
00:10:12Vous avez le sentiment
00:10:13que cette chanson française,
00:10:14elle a besoin d'être réhabilitée
00:10:16et transmise encore ?
00:10:18Ou ce n'est pas le cas assez suffisamment ?
00:10:21Moi, ma sensation,
00:10:22je travaille avec énormément d'artistes,
00:10:23effectivement, jeunes et moins jeunes.
00:10:26Ce que je sens,
00:10:27c'est qu'ils ont beaucoup de respect
00:10:28pour la chanson française,
00:10:30mais qu'ils n'ont pas forcément
00:10:31envie de la reprendre,
00:10:33parce qu'ils ont envie d'être dans le futur,
00:10:35dans le turfu, comme ils disent.
00:10:37Ils ont envie d'essayer des choses,
00:10:39ils ont envie de faire des expériences,
00:10:40ils ont envie de tester les IA,
00:10:41ils ont envie d'être sur TikTok,
00:10:44ils ont envie de moderniser un peu
00:10:46leur style, leur image, leur musique, etc.
00:10:48Donc, je comprends.
00:10:49Mais de temps en temps,
00:10:50et d'ailleurs, ça les trahit,
00:10:52mais de temps en temps,
00:10:52on voit bien dans des chansons,
00:10:54que ce soit dans du rap
00:10:55ou de la musique électronique
00:10:57ou de la chanson française, etc.,
00:10:58que les hommages sont toujours présents.
00:11:01Un peu à la manière de Solar,
00:11:03par exemple,
00:11:03qui, il y a 20-30 ans,
00:11:04pouvait reprendre des références
00:11:06de vieilles chansons françaises et tout.
00:11:09Aujourd'hui, ils le font aussi.
00:11:10C'est juste qu'ils le font
00:11:11de manière beaucoup plus délicate,
00:11:12parfois de manière un peu non conventionnelle.
00:11:15Et ça peut surprendre.
00:11:16Les générations évoluent.
00:11:17Vous parliez de l'IA.
00:11:18C'est le grand débat.
00:11:20Aujourd'hui, l'IA,
00:11:21dans le monde artistique,
00:11:22on a vu les histoires de plagiat
00:11:25supposées de cet écrivain.
00:11:26Vous, comment vous l'appréhendez,
00:11:28la question de l'IA,
00:11:29dans vos métiers respectifs ?
00:11:31Alors, bon, vous êtes chanteuse,
00:11:33c'est un peu différent,
00:11:34Iba, mais Ibrahim Malouf,
00:11:35dans la composition,
00:11:36vous utilisez déjà l'IA ou pas,
00:11:39vous, Iba ?
00:11:41Je pense qu'on ne peut pas faire face à ça.
00:11:47Je pense qu'il faut forcément vivre
00:11:48aussi dans son époque.
00:11:52Et donc, au lieu d'être confronté
00:11:55et d'être dans la défensive,
00:11:56il faut essayer de prendre ces outils
00:11:58et essayer de les transformer
00:11:59pour essayer de faire aussi ce qu'on fait.
00:12:03Donc, je ne pense pas
00:12:04que ça puisse remplacer les artistes,
00:12:06surtout quand on est sur scène.
00:12:07Ça, c'est une expérience
00:12:08qui ne peut pas être remplacée par l'IA,
00:12:10pour l'instant, j'espère.
00:12:12Mais on peut utiliser les outils,
00:12:14peut-être, d'une manière intelligente,
00:12:16pour exister et coexister.
00:12:18Comment, par exemple, concrètement ?
00:12:20C'est simple, en fait.
00:12:21Nous, les IA, par exemple,
00:12:23aujourd'hui, en studio,
00:12:23on s'en sert pour essayer
00:12:25d'avoir des idées.
00:12:25Quand on est à court d'idées,
00:12:27ça peut arriver.
00:12:28C'est-à-dire, on se dit,
00:12:28tiens, voilà une belle mélodie,
00:12:30voilà des paroles sympas, etc.
00:12:33Si je voulais que ça soit
00:12:34un peu plus romantique,
00:12:35qu'est-ce que ça donnerait ?
00:12:35Si je voulais que ça soit
00:12:36un peu plus rythmé,
00:12:37qu'est-ce que ça donnerait ?
00:12:38Donc, ça nous donne des idées.
00:12:40Mais par contre,
00:12:40si tu gardes ce que l'IA t'a donné
00:12:42et que tu l'utilises,
00:12:43c'est comme si, par exemple,
00:12:45tu allais sur Internet
00:12:46pour prendre une recette
00:12:48et que tu reprenais
00:12:49la recette de McDo.
00:12:50C'est la même chose.
00:12:51En fait, il faut que ça te stimule.
00:12:54Oui, alors il va peut-être
00:12:54te conseiller de faire des frites
00:12:55ou de conseiller de faire un burger,
00:12:57mais essaie de le faire
00:12:58à ta façon aussi.
00:12:58C'est intéressant
00:12:59parce que vous avez quand même...
00:13:00Ça va vite se voir.
00:13:01Pardon, je vous comprenez.
00:13:01Ça va vite se voir.
00:13:03Plus on utilise l'IA,
00:13:04plus l'IA vont se ressembler
00:13:05et on va finir par avoir,
00:13:07si ça continue,
00:13:08vraiment un truc...
00:13:08Le même son.
00:13:09Ah ouais, le même son
00:13:10pour tout le monde.
00:13:11Et ça va uniformiser
00:13:12mais dans le mauvais sens du terme.
00:13:13Et il y a un moment
00:13:14où ça va trop se voir.
00:13:15Donc, on va vouloir
00:13:16s'en séparer
00:13:17et c'est là que l'IA
00:13:17aura atteint sa limite,
00:13:18à ma chance.
00:13:19Être musicien,
00:13:20c'est la chose la plus dure
00:13:21pour se faire connaître.
00:13:27Je suis bien placé
00:13:28pour vous le dire.
00:13:3021 albums,
00:13:31aucune playlist
00:13:32dans aucune radio mainstream
00:13:33depuis 20 ans.
00:13:35Donc, 21 albums.
00:13:37Jamais pas une seule playlist
00:13:38de radio mainstream.
00:13:39Donc, oui,
00:13:40je connais l'histoire.
00:13:42Effectivement.
00:13:42Alors, comment vous y êtes arrivé
00:13:43et comment vous l'expliquez ?
00:13:46D'abord, je vous remercie
00:13:47de nous inviter
00:13:47parce que c'est chouette.
00:13:48Non, mais c'est vrai,
00:13:49on n'a pas cette visibilité
00:13:50forcément tout le temps.
00:13:52Là, je comprends aussi
00:13:53que c'est la voix d'Iba
00:13:54qui donne envie.
00:13:55On a envie d'écouter
00:13:56en radio et tout ça.
00:13:57Mais moi,
00:13:58quand j'ai fait mes albums
00:13:59de trompettes,
00:14:00en fait,
00:14:00sont considérés
00:14:02comme étant
00:14:02des musiques
00:14:04pas accessibles.
00:14:05Mais c'est tellement
00:14:06une énorme erreur.
00:14:08Non, mais complètement.
00:14:08C'était mon point
00:14:09quand je disais
00:14:10peut-être que tout le monde
00:14:10ne vous connaît pas.
00:14:11Non, mais c'est vrai,
00:14:12je me justifie.
00:14:13Non, mais vous avez complètement raison.
00:14:14C'est vrai,
00:14:15la trompette,
00:14:15c'est pas, comme vous dites,
00:14:16mainstream,
00:14:17c'est pas populaire forcément.
00:14:19En fait, ce que les gens
00:14:19s'imaginent,
00:14:20surtout dans les grandes radios,
00:14:23etc.
00:14:23Et c'est pas du tout
00:14:23un reproche à la suite de radio,
00:14:27mais la plupart du temps,
00:14:28les médias se disent
00:14:30c'est trop niche,
00:14:31notre public ne comprendra pas
00:14:32ou ne va pas adhérer.
00:14:34Et on est surpris.
00:14:35Moi, je me souviens
00:14:36très très bien
00:14:36de ma première victoire
00:14:37de la musique.
00:14:38D'ailleurs,
00:14:39c'est pas pour me vanter,
00:14:40mais vraiment,
00:14:40en 50 ans d'existence,
00:14:42plus de 50 ans d'existence,
00:14:43les victoires de la musique,
00:14:44je suis le seul instrumentiste
00:14:45à avoir été récompensé.
00:14:46J'ai eu la chance
00:14:47de l'être deux fois.
00:14:48Et moi, je trouve pas ça normal
00:14:49dans le sens où
00:14:49je pense que les instrumentistes,
00:14:51on a une place
00:14:52très importante
00:14:53dans le monde de la musique.
00:14:54Oui, mais vous avez su
00:14:55quand même relier
00:14:56les deux ponts.
00:14:57La grande modernité
00:14:58avec votre instrument
00:14:59qui est plus classique,
00:15:00si j'ose dire.
00:15:01En tout cas, maintenant,
00:15:01je vois qu'il y a
00:15:02de plus en plus de jeunes
00:15:03qui se dirigent vers ça.
00:15:04Et ça, c'est très très chouette.
00:15:06Voilà.
00:15:07Je pense qu'à une époque,
00:15:08en tout cas,
00:15:08les instrumentistes
00:15:09étaient un peu bloqués
00:15:11dans une sorte de performance.
00:15:13Il fallait être les concours,
00:15:15il fallait être performant,
00:15:16la musique classique,
00:15:16les conservatoires,
00:15:17le solfège,
00:15:18tous ces trucs-là.
00:15:18Et on pensait que c'était ça
00:15:19qui allait faire
00:15:20qu'à un moment donné,
00:15:21ça allait décoller
00:15:22d'une certaine façon.
00:15:23Et on s'est rendu compte
00:15:23que non,
00:15:25parce que le public
00:15:26doit être touché.
00:15:27Il doit être touché au cœur.
00:15:28Pas par la performance
00:15:29de quelqu'un,
00:15:30mais parce que le cœur
00:15:30est touché.
00:15:31Et là, de plus en plus,
00:15:33maintenant,
00:15:33c'est devenu ça
00:15:33quand même le leitmotiv
00:15:35des artistes.
00:15:35Alors, on va imaginer
00:15:36le prochain album.
00:15:38Ça sera
00:15:39À la Libanaise.
00:15:40Il y aurait quoi
00:15:41comme chanson
00:15:42à la Libanaise ?
00:15:43Qu'est-ce que vous pourriez
00:15:44nous chanter
00:15:45et qu'on chante au Liban
00:15:46comme on chante
00:15:47Je t'aime,
00:15:47je t'aimerais en France ?
00:15:52À l'Égyptienne,
00:15:53à l'Italienne,
00:15:53à l'Égyptienne.
00:15:55À la Libanaise ?
00:15:55Alors, il y aurait,
00:15:56il y aurait,
00:15:57bien sûr,
00:15:58l'icône
00:15:59libanaise
00:16:00Ferouz,
00:16:01qui est notre diva
00:16:03libanaise
00:16:03et la diva
00:16:03du Moyen-Orient.
00:16:04Ça donnerait quoi ?
00:16:05Un petit extrait ?
00:16:06Ah non !
00:16:07Ah, c'est ça en fait,
00:16:09Gilles !
00:16:09C'est ça qu'il voulait
00:16:10depuis le début,
00:16:11c'était ça.
00:16:12Vous pourriez me chanter
00:16:12quoi en Libanais ?
00:16:13Un petit truc comme ça,
00:16:1410 secondes ?
00:16:16Parqu'est-ce qu'on se dit
00:16:17en rigolant
00:16:17avec Iba à la maison ?
00:16:19C'est que quand parfois
00:16:20on nous demande
00:16:21de faire un air de trompette
00:16:22sur un micro
00:16:23ou à elle
00:16:24de chanter vite fait
00:16:24comme ça un thème
00:16:25alors qu'on n'a pas
00:16:26du tout préparé tout,
00:16:27on se peut rigoler,
00:16:28on dit mais si tu demanderais
00:16:28par exemple à un footballeur
00:16:29de te faire un pénalty ?
00:16:32En fait, c'est vrai
00:16:33que c'est quand on n'est pas chaud.
00:16:34Non, mais c'est parce qu'on a envie
00:16:35de vous entendre.
00:16:36Non, mais c'est adorable.
00:16:37Non, mais on sait.
00:16:37Mais on devrait se préparer à ça en fait.
00:16:39On devrait préparer,
00:16:40chauffer la voix.
00:16:40Non, mais vous inquiétez pas.
00:16:42On écoutera encore
00:16:43un petit extrait tout à l'heure.
00:16:44Au Liban,
00:16:45quel est l'artiste français
00:16:47qui reste les trois artistes
00:16:49vraiment phares ?
00:16:51Vous avez parlé de Dalida ?
00:16:53Oui.
00:16:54Oui, Dalida, c'est sûr.
00:16:54Dalida, Aznavour, Piaf.
00:16:57Oui, il y en a plein en fait.
00:16:59Mais même en fait,
00:16:59ce qui est marrant,
00:17:00c'est qu'au Liban,
00:17:00je donne souvent cet exemple
00:17:02mais c'est parce que
00:17:02c'est assez étonnant,
00:17:04les gens écoutent Jodassin
00:17:05aujourd'hui par exemple.
00:17:06Ah oui ?
00:17:06Oui, en France,
00:17:08Jodassin c'est fini.
00:17:09C'est vrai qu'en France,
00:17:10je ne sais pas,
00:17:11aujourd'hui nos jeunes auditeurs
00:17:12Jodassin ne connaissent pas.
00:17:14Jodassin,
00:17:15ils ne connaissent pas.
00:17:15Ça passe par,
00:17:16par exemple,
00:17:16M. Pokora,
00:17:17son album sur Claude-François
00:17:18a bien marché.
00:17:19Ça passe par les reprises
00:17:20aujourd'hui.
00:17:22Par les télés
00:17:23type Star Academy
00:17:24et tout ça.
00:17:25Ou là,
00:17:26ils reprennent des titres
00:17:26que ce soit les kids
00:17:27ou les adultes,
00:17:29ils reprennent des titres
00:17:30parfois.
00:17:30Oui, c'est un bon vecteur
00:17:31quand même,
00:17:31ces émissions The Voice.
00:17:33Vous n'avez pas hésité
00:17:34avant de participer ?
00:17:36Parce que quand on m'a
00:17:37contactée pour participer
00:17:39à l'émission,
00:17:39j'avais déjà
00:17:42une carrière.
00:17:43j'avais déjà sorti
00:17:44des albums,
00:17:45j'avais un public
00:17:45qui me suivait,
00:17:46je faisais des concerts,
00:17:47j'étais...
00:17:48Oui, j'avais un public
00:17:49dans le monde arabe
00:17:49qui me suivait,
00:17:50donc c'était une énorme...
00:17:52C'est une prise de risque.
00:17:53Paris peut-être ?
00:17:53Et alors ?
00:17:54Gagnant ou pas ?
00:17:54Non, au début j'ai dit non,
00:17:57mais le directeur de casting,
00:17:58Bruno Berberes,
00:17:58il a insisté
00:17:59et je me suis dit
00:18:01que c'était peut-être
00:18:01l'opportunité pour moi
00:18:03aussi d'aller à la rencontre
00:18:04du public français
00:18:05et francophone
00:18:05et je n'ai jamais regretté.
00:18:07Ah bah oui,
00:18:07je ne suis pas étonnée.
00:18:08Et puis vous avez été juré,
00:18:09Ibrahim,
00:18:10dans Prestige
00:18:11sur France 2.
00:18:12Prodige.
00:18:13Prodige,
00:18:13j'ai dit Prestige.
00:18:15Mais c'est marrant,
00:18:15il faut faire une émission
00:18:16qui s'appelle Prestige.
00:18:17C'est vrai ?
00:18:17Je trouve ça cool.
00:18:18Et Prodige
00:18:19est aussi incroyable.
00:18:21J'adore cette émission.
00:18:22C'est vrai ?
00:18:22Ça justifie
00:18:23le service public,
00:18:24vous voyez ?
00:18:25Et vous étiez épaté
00:18:27par les talents
00:18:27que vous avez vus ?
00:18:28C'est incroyable.
00:18:28D'ailleurs j'ai gardé
00:18:29des contacts avec pas mal.
00:18:30Il y en a certains
00:18:30qui sont même montés sur scène
00:18:31avec moi après en concert
00:18:32et tout,
00:18:32parce que vraiment
00:18:33c'est hyper impressionnant.
00:18:38On écoute Aznavour.
00:18:39Et oui, allez-y,
00:18:40on termine en chanson.
00:18:42Je rappelle le nom
00:18:43de votre album
00:18:43à la française
00:18:44qui est déjà sorti
00:18:45le 18 septembre.
00:18:47Merci beaucoup
00:18:48Iba Tawaji,
00:18:50Ibrahim Malouf
00:18:51de tasser par le studio
00:18:52de Sud Radio.
00:18:53On termine en musique.
00:18:54Merci à vous.
00:19:11Vous êtes en tournée
00:19:12en ce moment,
00:19:12Ibrahim ?
00:19:13Oui, en fait
00:19:13on est en tournée
00:19:15pour célébrer cet album.
00:19:16D'ailleurs le 18 septembre,
00:19:17c'était aussi notre anniversaire
00:19:18de nos six ans de mariage
00:19:19et donc on part en tournée,
00:19:21on a 35 dates
00:19:22un peu partout.
00:19:23Donc je pense que voilà.
00:19:24C'est pratique
00:19:24ça qu'on fête
00:19:25les anniversaires de mariage,
00:19:26les tournées ensemble.
00:19:27N'hésitez pas en tout cas
00:19:28à aller les voir
00:19:29Ibrahim Malouf,
00:19:30Iba Tawaji
00:19:31et nous on se retrouve
00:19:32avec des sujets
00:19:33un peu plus sérieux.
00:19:34La jeunesse
00:19:34qui ne joue pas la trompette
00:19:35mais parfois
00:19:38qui manifeste
00:19:39plus ou moins violemment.
00:19:40On en parle
00:19:40dans quelques instants.
00:19:42On accueillera
00:19:42mes débatteurs du jour.
00:19:44C'est tout de suite
00:19:45sur Sud Radio.
00:19:45N'hésitez pas vous
00:19:460800 26 300 300.
00:19:48Qu'est-ce que vous en pensez
00:19:49de ces mouvements lycéens
00:19:50qui se mutent parfois
00:19:51en émeuture urbaine ?
00:19:53Qui doit payer les dégâts ?
00:19:54Est-ce que c'est aux parents
00:19:55comme le souhaite
00:19:56le garde des Sceaux ?
00:19:57A tout de suite
00:19:57sur Sud Radio.
00:19:59Sud Radio
00:20:01Parlons vrai.
00:20:03Bonjour,
00:20:04c'est André Bercoff.
00:20:05Il faut qu'on s'organise.
00:20:07On ne peut pas
00:20:07rester comme ça.
00:20:09Alors des présidentielles,
00:20:10que faire de la France ?
00:20:12On en parle tout à l'heure
00:20:14de midi à 13h.
00:20:1610h midi,
00:20:17Sud Radio.
00:20:18A vous de le dire,
00:20:19Stéphanie Demiru.
00:20:2110h30
00:20:21sur Sud Radio.
00:20:23Soyez...
00:20:23Donc c'est vendredi.
00:20:26Soyez les bienvenus.
00:20:28A vous de le dire.
00:20:29Non mais on est
00:20:29un petit peu dissipés.
00:20:30Voilà, c'est vendredi.
00:20:31J'accueille mes débatteurs.
00:20:33Jean-Claude, bonjour.
00:20:34Qui n'est pas là encore
00:20:35et qui doit être peut-être
00:20:37en prise avec les étudiants.
00:20:39Voilà.
00:20:40Mathieu Battschallon,
00:20:41communicant président
00:20:42de M2B Conseil.
00:20:43Bonjour Mathieu.
00:20:44Arnaud Stéphan,
00:20:45fondateur de l'agence
00:20:47La Note de Com.
00:20:48Bonjour Arnaud.
00:20:50Dans quelques instants,
00:20:51on va évidemment commenter
00:20:52ce mouvement lycéen
00:20:54qui tourne à l'émeute
00:20:56dans plusieurs villes de France.
00:20:57Il n'y a pas d'autre mot.
00:20:58Qui doit payer des dégâts ?
00:20:59Est-ce que ce sont les parents ?
00:21:01C'est en tout cas
00:21:02ce que souhaite Gérald Darmanin.
00:21:04Bon, ce n'était pas le seul.
00:21:04Il y avait Éric Ciotti aussi
00:21:06qui le souhaitait.
00:21:06Mais là,
00:21:07il a carrément demandé
00:21:08au procureur en justice
00:21:10de demander aux parents
00:21:12d'engager leur responsabilité civile.
00:21:14Est-ce que c'est une bonne idée ?
00:21:15Oui ou non ?
00:21:160 826 300 300.
00:21:18Manu vous accueille au standard.
00:21:20Bonjour Jean-Claude.
00:21:21Bonjour.
00:21:21Bonjour.
00:21:22Vous étiez coincé
00:21:23entre les tiers de mortier
00:21:24et les feux de poubelle ?
00:21:25Pas tout à fait.
00:21:27Mais j'étais chez
00:21:28de vos confrères avant
00:21:29et donc je suis heureux
00:21:29de pouvoir discuter
00:21:30de cette question.
00:21:31Je suis choqué.
00:21:32Jean-Claude s'est échauffé
00:21:36avant de venir
00:21:37sur le plateau de Sud Radio.
00:21:38On parle en tout cas
00:21:39de tous ces thèmes
00:21:40qui font parler
00:21:41la France pas forcément bien.
00:21:43Il y a beaucoup d'inquiétudes
00:21:44autour de ce mouvement.
00:21:45Mais d'abord,
00:21:45c'est votre zapping gigant.
00:21:50Est-ce que vous êtes sportifs
00:21:52messieurs autour de la table ?
00:21:53Vous faites un peu de sport ?
00:21:54Vous voyez bien ces muscles.
00:21:55Oui.
00:21:55Ça y est.
00:21:56Oui, vous êtes sportifs ?
00:21:58Ça tombe bien Jean-Claude.
00:22:00Je vous propose
00:22:00d'essayer d'avoir une médaille.
00:22:03En ce moment,
00:22:03ce qui fonctionne beaucoup
00:22:04sur les réseaux,
00:22:05c'est les courses
00:22:06de spermatozoïdes.
00:22:07Oh !
00:22:07C'est pas possible.
00:22:09Alors évidemment,
00:22:11comme avec les autres étalons...
00:22:12Qu'est-ce que vous nous avez trouvé ?
00:22:14Il y en a eu
00:22:15sur toutes les chaînes
00:22:16des courses de spermatozoïdes.
00:22:18L'historique internet de Gilles
00:22:19doit être...
00:22:20Ah oui, je travaille.
00:22:21Oui, pardon, mais...
00:22:22Et comme avec les autres étalons,
00:22:24on peut faire des paris.
00:22:26Le face-à-face est digne
00:22:27des plus grands combats de boxe.
00:22:29À gauche, Acher.
00:22:30Et à droite, Tristan,
00:22:32deux étudiants américains
00:22:33qui se sont affrontés hier soir
00:22:34lors d'une course particulière.
00:22:36This is the determinant champion.
00:22:39Non, vous ne rêvez pas.
00:22:40Il s'agit bien des spermatozoïdes
00:22:41de ces deux jeunes hommes.
00:22:42L'objectif,
00:22:43déterminer lesquels sont
00:22:44les plus rapides
00:22:45et en meilleure santé
00:22:46lors d'un parcours
00:22:47de 2 millimètres à peine
00:22:48et grossi 100 fois
00:22:49au microscope.
00:22:56Et le gagnant
00:22:57a visiblement suivi
00:22:59un programme adapté.
00:23:00Je n'ai pas mangé de fast-food,
00:23:02pas de mauvaise huile,
00:23:03rien de tout ça.
00:23:04Je n'ai mangé
00:23:05que de bons aliments.
00:23:06À l'initiative
00:23:07de cet événement déconcertant,
00:23:09quatre jeunes millionnaires
00:23:09issus du milieu de la tech.
00:23:11Et ils ont vu
00:23:11les choses en grand.
00:23:12Une levée de fonds
00:23:13de plus d'un million de dollars,
00:23:14une salle de spectacle
00:23:15en plein Hollywood,
00:23:16des caméras haute résolution,
00:23:17des commentateurs
00:23:18et une vente de billets
00:23:19allant de 45
00:23:20après 2 000 dollars.
00:23:23Concours de Biscuit.
00:23:25Oui.
00:23:26Non mais c'est encore
00:23:27une dinguerie américaine ça.
00:23:29Alors il y en a partout.
00:23:31Il y en a en Chine,
00:23:32il y en a au Japon,
00:23:33il y en a en Europe,
00:23:34il y en a en Allemagne,
00:23:34il y en a en Hollande.
00:23:36Donc le principe,
00:23:37vous vous doutez...
00:23:37Jean-Claude Beaujour
00:23:38a l'air dépité.
00:23:39Je le vois,
00:23:40il est atterré.
00:23:40Il se dit mais...
00:23:41Donc vous doutez
00:23:42que ce n'est pas du live.
00:23:44Donc avant,
00:23:45vous faites votre petite affaire.
00:23:48Ils filment
00:23:48les spermatozoïdes
00:23:50dans un parcours
00:23:50où ils ont été mis
00:23:51sous projet...
00:23:53Enfin sous...
00:23:54Comment ça s'appelle ?
00:23:55Vous savez ?
00:23:55Grossissant.
00:23:56Sur le microscope.
00:23:57Oui, le microscope.
00:23:58Et ensuite,
00:23:59ils tirent...
00:23:59Alors donc,
00:24:00c'est enregistré,
00:24:01toutes les courses.
00:24:02Et ensuite,
00:24:02ils tirent au sort les courses.
00:24:03Ils disent,
00:24:04on prend Jean-Claude
00:24:06et...
00:24:06Jean-Claude,
00:24:07laissez-le tranquille,
00:24:07s'il vous plaît.
00:24:08Et là,
00:24:09laissez-le tranquille.
00:24:10On les met face à face,
00:24:12mais c'est déjà enregistré.
00:24:13Oui, c'est un concours
00:24:14de bistouquettes,
00:24:15si j'ose dire.
00:24:16Non !
00:24:16Ben non !
00:24:17C'est un peu ça, quoi.
00:24:18C'est celui qui ira
00:24:19le plus vite.
00:24:20Non, mais...
00:24:20Non, c'est la vitesse
00:24:21du spermatozoïde.
00:24:23C'est pas la...
00:24:23Oui, d'accord,
00:24:24ça revient au même.
00:24:25Ça coûte combien,
00:24:26cette histoire-là ?
00:24:27Parce que, voyez-moi...
00:24:27Vous avez entendu
00:24:28les chiffres à la fin,
00:24:29ils ont levé des fonds
00:24:30et ça coûte 1000 euros
00:24:31pour assister.
00:24:31C'est plus cher
00:24:32que c'est 1000 euros.
00:24:33C'est là que pour moi,
00:24:34c'est...
00:24:35C'est énorme.
00:24:36Vous voyez,
00:24:36c'est plus cher
00:24:37que c'est l'indure.
00:24:38Oui, moi,
00:24:38j'ai presque envie de dire,
00:24:39je ne serai pas volontairement
00:24:41sur le terrain de la morale.
00:24:43Mais, en revanche,
00:24:44je me dis que lorsqu'on dépense
00:24:46de l'argent
00:24:46pour ce type d'activité
00:24:48alors que, dans le même temps,
00:24:50on a besoin d'argent
00:24:51pour la recherche
00:24:52sur des maladies rares,
00:24:54qu'on a besoin...
00:24:55Il y a des besoins,
00:24:56y compris aux Etats-Unis.
00:24:56Il faudrait le faire
00:24:57peut-être pour une cause noble.
00:24:58Voilà, je suis désolé.
00:25:00Je suis désolé.
00:25:01Alors, ça casse peut-être
00:25:02l'ambiance au plateau.
00:25:03Vous avez raison.
00:25:03Mais, moi, je vous dis...
00:25:04Je ne veux pas être
00:25:05sur le terrain de la morale
00:25:06parce qu'après,
00:25:06il y a beaucoup de choses
00:25:07qu'on...
00:25:08C'est presque plus ma question.
00:25:09Mon sujet,
00:25:10c'est que je me dis
00:25:10dans un pays
00:25:11où, lorsqu'on vous annonce...
00:25:13Moi, j'étais à Seattle
00:25:14il y a encore quelques semaines.
00:25:16Quand vous voyez
00:25:17le nombre de gens
00:25:18qui sont dévastés,
00:25:21déchiquetés,
00:25:21défoncés par la drogue,
00:25:23par toutes les drogues,
00:25:24le fentanyl, etc.
00:25:25Et ce ne sont pas
00:25:26de mauvaises personnes.
00:25:27Ce sont des gens
00:25:28qui ont eu des parcours de vie,
00:25:29des échecs de vie.
00:25:30Je me dis,
00:25:31ben oui,
00:25:32j'ai du mal.
00:25:33Pour être honnête,
00:25:34c'est un reportage d'M6
00:25:35que je vous ai passé.
00:25:36Donc, c'est passé
00:25:37sur les grandes chaînes.
00:25:39Au départ,
00:25:40ça a été fait
00:25:41pour sensibiliser
00:25:42sur la fertilité
00:25:43puisque, évidemment,
00:25:44plus le spermatozoïde
00:25:47va vite,
00:25:48plus, évidemment,
00:25:50ça veut dire
00:25:50que vous êtes en bonne santé,
00:25:52que le corps va bien.
00:25:53Et puis, c'était aussi sur...
00:25:54Vous savez qu'aujourd'hui,
00:25:56par rapport à ce qu'on ingère,
00:25:58il y a beaucoup d'infertilité.
00:25:59Donc, c'est pour ça
00:26:00qu'il parlait à la fin
00:26:01du sujet de régime.
00:26:02Il aurait peut-être fallu
00:26:03commencer par là, en effet.
00:26:04Non, mais je ne sais pas
00:26:05le reproche.
00:26:05Je l'ai détourné un petit peu.
00:26:06Vous êtes un peu provocateur.
00:26:08On le connaît bien là.
00:26:08Mais le reportage,
00:26:10en effet...
00:26:10Mais on est passé où, finalement ?
00:26:11C'est pour ça qu'il faut
00:26:12être honnête.
00:26:13En effet,
00:26:13c'est un reportage
00:26:14de 2 minutes 30
00:26:16d'M6 Info.
00:26:17Évidemment,
00:26:18au départ,
00:26:19ils ont levé des fonds
00:26:21pour essayer
00:26:21de sensibiliser
00:26:22sur la fertilité.
00:26:23Et ils en ont fait
00:26:24un jeu et un amusement.
00:26:26Et ensuite,
00:26:27ça a été repris
00:26:27dans plein de pays
00:26:28parce que c'était
00:26:30la déclinaison
00:26:31de la couche
00:26:31de spermatozoïdes.
00:26:32Du coup,
00:26:33Arnaud Stéphane
00:26:33et Mathieu Bachelon
00:26:35se portent volontaires.
00:26:35C'était ça.
00:26:36Comme c'est pour une...
00:26:37Ça va,
00:26:37moi j'ai déjà suffisamment
00:26:38d'enfants comme ça.
00:26:40J'en ai 4.
00:26:41Ah bah oui !
00:26:42Vous avez été productifs.
00:26:43Vous pourriez gagner
00:26:44les courses.
00:26:46Oui.
00:26:46Enfin, à mon âge,
00:26:46je commence à...
00:26:47Je commence à m'amortir.
00:26:5055,
00:26:51je pense que
00:26:52ils iraient un peu
00:26:53moins vite
00:26:53que quand j'avais 20 ans.
00:26:54Je ne sais pas si ça réduit
00:26:55la vitesse des spermatozoïdes.
00:26:56Si, si, si, bien sûr.
00:26:57Bien sûr.
00:26:58Ils sont moins en forme.
00:26:59Il y en a moins
00:27:01qui survivent.
00:27:02Je ne reviens pas
00:27:02de cette discussion.
00:27:04Ce n'était pas annoncé
00:27:04dans le dérôlé
00:27:05de l'émission.
00:27:06Bien sûr.
00:27:08Il nous fait toujours
00:27:09des surprises.
00:27:11Mais un homme peut avoir
00:27:12des enfants jusqu'à très tard.
00:27:13Oui, on a bien vu ça.
00:27:14Mick Jäger.
00:27:15Il n'avait pas de Victor Hugo,
00:27:16non ?
00:27:17Je ne sais plus.
00:27:18Oui, il n'en faisait pas...
00:27:20Ce n'était pas toujours
00:27:22un fan de la relation
00:27:23qu'il avait avec les enfants,
00:27:24Victor Hugo.
00:27:24Mais bon, bref,
00:27:25ça, c'est un autre débat.
00:27:27Gilles Ganzmal.
00:27:27Mais sinon,
00:27:29allez taper course.
00:27:31C'est assez étonnant
00:27:32quand même à voir
00:27:33et la technologie
00:27:34qui est mise en place.
00:27:36Alors, peut-être un jour
00:27:37vos arrières,
00:27:38arrières, arrières,
00:27:39arrières, arrières,
00:27:40arrières, arrières,
00:27:41petits enfants,
00:27:42petits enfants,
00:27:43vivront sur la planète
00:27:45Beta Pictoris B.
00:27:47Et pourquoi je vous parle
00:27:48de cette planète ?
00:27:49Eh bien, parce qu'on a reçu
00:27:50pour la première fois
00:27:51d'une planète aussi loin
00:27:53des ondes radio.
00:27:55Ah bon ?
00:27:55C'est la première fois.
00:27:56C'est incroyable.
00:27:57Des signaux radios
00:27:58d'une autre planète
00:27:59détectés pour la première fois.
00:28:01La planète en question
00:28:02s'appelle Beta Pictoris B
00:28:03et se trouve à environ
00:28:0463 années-lumière
00:28:06de la Terre.
00:28:06Elle est gigantesque
00:28:07avec une masse estimée
00:28:08environ 10 fois
00:28:09celle de Jupiter
00:28:10et elle tourne extrêmement
00:28:11rapidement sur elle-même
00:28:12en seulement quelques heures.
00:28:13Et c'est depuis cette planète
00:28:15que des astronomes
00:28:15ont détecté
00:28:16des émissions radio
00:28:17pour la première fois
00:28:18directement associées
00:28:19à une exoplanète.
00:28:20Autrement dit,
00:28:20les chercheurs ont réussi
00:28:21à capter depuis la Terre
00:28:23des signaux qui proviennent
00:28:24de l'environnement même
00:28:24d'un monde situé
00:28:25à des centaines de milliers
00:28:26de milliards de kilomètres.
00:28:28Pour parvenir à cette détection,
00:28:29ils ont utilisé MerCat,
00:28:31un immense réseau
00:28:31de radiotélescopes
00:28:32installés en Afrique du Sud.
00:28:34En observant Beta Pictoris B
00:28:35à plusieurs reprises,
00:28:36ils ont retrouvé
00:28:37des émissions radio particulières
00:28:38notamment fortement polarisées
00:28:40qui correspondent
00:28:40à ce que les scientifiques
00:28:41attendent d'aurores
00:28:42produites par l'interaction
00:28:43entre des particules chargées
00:28:45et le champ magnétique
00:28:46de la planète.
00:28:47Moi, je trouve ça vertigineux.
00:28:48C'est fascinant.
00:28:49C'est génial.
00:28:50Et c'est pour ça
00:28:51que je vous ai mis le son.
00:28:52Ça veut dire qu'il y aurait
00:28:53peut-être de l'avis,
00:28:55des gens comme nous,
00:28:55un gigant man
00:28:56en train de faire le pitre.
00:28:58Logiquement,
00:28:59peut-être qu'ils nous écoutent
00:29:00à des millions de kilomètres.
00:29:01Hello,
00:29:02les martiens.
00:29:03Et donc,
00:29:04j'espère qu'ils n'ont pas
00:29:05entendu mon premier sujet.
00:29:07Ils ne savent absolument pas
00:29:09de quoi tu parles.
00:29:09Je dirais que ça peut-être
00:29:11qu'ils ont un mode de reproduction
00:29:12qui n'a absolument rien à voir.
00:29:14Mais ça veut dire quoi ?
00:29:15C'est la première fois
00:29:16qu'une planète émet
00:29:17des ondes radio
00:29:18et des ondes magnétiques.
00:29:19Ça n'existe
00:29:20sur aucune autre planète.
00:29:22C'est incroyable.
00:29:22Et cette planète,
00:29:23elle a des milliards
00:29:25et des milliards
00:29:25et des milliards.
00:29:26Donc,
00:29:26ça intrigue beaucoup la NASA.
00:29:28Ça intrigue beaucoup aussi...
00:29:30Elle est à des milliards
00:29:30de kilomètres de nous.
00:29:31Oui,
00:29:31à des milliards
00:29:32de kilomètres de nous.
00:29:33Et ça intrigue également
00:29:35à Toulouse,
00:29:36évidemment,
00:29:38l'ESA.
00:29:39Parce que
00:29:40jusqu'ici,
00:29:41ça n'est jamais arrivé
00:29:42depuis l'existence
00:29:43de la Terre.
00:29:43Mais est-ce qu'ils ont
00:29:44une idée
00:29:44de ce que ça dit ?
00:29:46Non,
00:29:46je vous l'aurais dit.
00:29:46Est-ce qu'ils soupçonnent
00:29:48de la vie
00:29:49sur cette planète ?
00:29:50En tout cas,
00:29:50quand il y a des ondes radio,
00:29:51il se passe quelque chose.
00:29:53Comme si
00:29:54il y avait des milliards
00:29:55de kilomètres.
00:29:55C'est ça que j'ai dit
00:29:56arrière, arrière, arrière,
00:29:57arrière, arrière, arrière.
00:29:58Je pense que
00:29:59je n'ai pas passé le week-end.
00:30:01Mais vous y croyez ?
00:30:02Non, mais eux viendront
00:30:02peut-être passer le week-end
00:30:03chez nous.
00:30:04On ne sait pas.
00:30:04Vous y croyez à une vie...
00:30:06On vient de les prévenir
00:30:07qu'on était là.
00:30:09Mais vous y croyez
00:30:09à une vie
00:30:11en dehors de la Terre ?
00:30:13Vous pensez
00:30:13qu'on n'est pas seul ?
00:30:14Moi, je pense
00:30:15que ça peut exister, oui.
00:30:16Oui, pareil.
00:30:18Comme Jean-Claude,
00:30:19avec toute l'ignorance
00:30:21qui est la mienne
00:30:21et qui est dans le domaine.
00:30:23Mais ça ne paraîtrait pas
00:30:24absurde.
00:30:25Pourquoi être uniquement
00:30:26auto-centré
00:30:27sur notre planète Terre ?
00:30:29Et pourquoi ce son
00:30:30vous a fasciné ?
00:30:31Vous avez dit ça ?
00:30:31C'est fascinant
00:30:32parce que, justement,
00:30:34ça nous permet
00:30:34de nous extraire
00:30:35de la petite bulle
00:30:36dans laquelle on est.
00:30:37C'est-à-dire qu'il y a
00:30:37un univers
00:30:38et qu'on connaît
00:30:39peut-être
00:30:40une poussière,
00:30:41juste une poussière
00:30:42de l'existant.
00:30:44Je trouve ça vertigineux
00:30:45et fascinant.
00:30:45Oui.
00:30:46Arnaud, vous aussi ?
00:30:47Oui, et puis,
00:30:47on ne sait pas
00:30:48sous quelle forme
00:30:49est cette vie
00:30:50parce qu'on pense toujours
00:30:51à des martiens
00:30:52qui nous ressemblent,
00:30:53etc.
00:30:54On ne sait pas
00:30:55à quelle forme de vie.
00:30:56Ça se trouve,
00:30:56ce sont des formes de vie
00:30:57extrêmement complexes
00:30:58ou pas,
00:31:00avec une autre façon
00:31:01de créer des organismes,
00:31:04etc.
00:31:04C'est à des milliards
00:31:05et des milliards
00:31:06de kilomètres.
00:31:06Je veux dire,
00:31:07évidemment que c'est fascinant
00:31:09et ça nous remet,
00:31:09je suis tout à fait d'accord
00:31:10avec le camarade,
00:31:12ça nous remet aussi
00:31:13juste à notre échelle.
00:31:15Voilà.
00:31:15Avec nos petits problèmes
00:31:16dans une petite planète
00:31:18perdue dans un tout petit
00:31:20système solaire
00:31:21et dans l'immensité
00:31:24de l'univers.
00:31:25C'est fascinant.
00:31:26Et rencontrer les influenceuses,
00:31:27ça va leur faire bizarre.
00:31:29Alors...
00:31:29Gilles,
00:31:30à la suite.
00:31:31À la suite,
00:31:31il n'y a pas de pub.
00:31:33Bon,
00:31:33non pas seulement
00:31:34trois minutes,
00:31:34vous avez le temps.
00:31:35Ah !
00:31:37Est-ce de la curiosité
00:31:39malsaine
00:31:40ou plus simplement
00:31:41une envie de lire ?
00:31:42Après la polémique
00:31:43sur le livre
00:31:43de Télisson Orient,
00:31:45incroyable,
00:31:46les ventes explosent
00:31:48comme jamais
00:31:49et visiblement,
00:31:51c'était plus ça
00:31:52que mourir.
00:31:53Je l'aurai lu
00:31:54avec ou sans polémique
00:31:56et je vais le lire
00:31:57je pense de façon neutre.
00:31:59Moi, personnellement,
00:32:00je n'ai pas envie de le lire
00:32:00mais comme c'est dans l'actualité,
00:32:03peut-être que ça peut...
00:32:04Les gens qui l'ont lu
00:32:05ont trouvé ça super
00:32:06donc avant de savoir
00:32:07que c'était de lire,
00:32:08c'est peut-être bien.
00:32:10Malgré la polémique,
00:32:11c'était ça ou mourir
00:32:12reste l'un des coups de cœur
00:32:14recommandés
00:32:15dans cette librairie.
00:32:16Lecteur,
00:32:17arrête-toi pour lire
00:32:18l'Odyssée de Jonas.
00:32:19La force de ce texte,
00:32:20mon Dieu,
00:32:21une telle écriture
00:32:22à la fois
00:32:23si imagée,
00:32:24si cachée,
00:32:24si drôle,
00:32:25ça n'existe pas.
00:32:26C'est un sublime hyperculte.
00:32:2914% de hausse,
00:32:30c'est ce qu'a communiqué hier
00:32:31le Saint-Igat
00:32:32de la librairie française.
00:32:33Comme quoi,
00:32:33il a réussi son coup,
00:32:35en tout cas.
00:32:35Mais moi,
00:32:36je ne sais pas quoi penser
00:32:37de cette affaire.
00:32:38J'avoue que je n'ai pas
00:32:39vraiment d'opinion tranchée.
00:32:41Et vous ?
00:32:41Je ne sais pas,
00:32:42ça vous donne envie de lire
00:32:43si vous voulez l'être lu déjà ?
00:32:44J'ai lu quand même
00:32:45quelques articles.
00:32:45Il y a quand même
00:32:46pas mal d'emprunts
00:32:47à beaucoup de livres
00:32:48et notamment
00:32:48Le Matin des magiciens
00:32:49de Berger et Pauels.
00:32:50C'est un peu embêtant.
00:32:51C'est un vieux livre.
00:32:53Tout le monde avait pensé
00:32:54qu'on l'avait oublié
00:32:55mais ça reste un classique.
00:32:57Je connais beaucoup de gens
00:32:58qui l'ont à la maison,
00:32:58en poche.
00:32:59Le Matin des magiciens
00:33:00de Pauels et Berger.
00:33:01Il y a aussi
00:33:02des emprunts
00:33:03à d'autres auteurs.
00:33:04Et puis,
00:33:04l'utilisation de l'IA,
00:33:07c'est toujours très compliqué
00:33:08mais il ne faut pas rentrer
00:33:10dans le principe du mensonge.
00:33:12Parce que si vous mentez,
00:33:15vous vous trouvez confronté
00:33:16à vos propres turpitudes
00:33:17un peu plus tard.
00:33:19Et ce n'est pas bon.
00:33:20Et s'il l'a utilisé,
00:33:21il aurait dû dire
00:33:22mais oui,
00:33:22je vous ai eu,
00:33:23c'était un test
00:33:24parce qu'en effet,
00:33:26peut-être qu'aujourd'hui,
00:33:27il y a d'autres outils
00:33:28pour aider l'auteur,
00:33:29etc.
00:33:30C'était dans ma jeunesse.
00:33:32C'était dans ma jeunesse.
00:33:33Quand à l'heure,
00:33:34j'ai écouté
00:33:34l'immense trompettiste
00:33:36Ibrahim Malouf.
00:33:37J'étais étonnée
00:33:38parce que je lui ai posé
00:33:38la question de l'IA.
00:33:40Et justement,
00:33:40lui,
00:33:40il nous a clairement dit
00:33:43quand on manque
00:33:44un peu d'inspiration,
00:33:45pourtant,
00:33:46il a un pédigré.
00:33:48Qu'il précède,
00:33:49quand on manque d'inspiration,
00:33:51on fait appel à l'IA,
00:33:51pourquoi pas ?
00:33:53Mais il n'y a pas
00:33:54que l'IA dans cette affaire
00:33:56de bouquin.
00:33:56Il y a l'IA
00:33:57et il y a l'emprunt
00:33:58de passages entiers
00:34:00d'autres auteurs.
00:34:01Et ça,
00:34:02le plagiat,
00:34:02c'est grave.
00:34:03Ben oui.
00:34:03C'est très grave.
00:34:04Et de dire
00:34:05mais non,
00:34:05c'est un auteur,
00:34:06il a fait...
00:34:07Vous savez,
00:34:07c'est comme avec
00:34:08les musiciens.
00:34:09Il y a eu des procès célèbres
00:34:10où il y a des morceaux
00:34:12entiers.
00:34:13Michael Jackson,
00:34:13entre autres.
00:34:14Exactement.
00:34:15Ou une célèbre chanson
00:34:16qui était sortie
00:34:17il y a quelques années
00:34:18qui avait été empruntée
00:34:19à Marvin Gaye,
00:34:19en vérité,
00:34:20sur beaucoup de...
00:34:21Je ne vais pas la chanter,
00:34:22mais c'est ça.
00:34:23C'était ça.
00:34:24C'est ça,
00:34:24de Manu Di Bongo.
00:34:25Oui, exactement.
00:34:26Et il y a eu un procès
00:34:27entreté.
00:34:28Et bien sûr,
00:34:30et quelques fois,
00:34:31les auteurs disent
00:34:32oui,
00:34:32mais c'est parce qu'on a été
00:34:34baigné par ça
00:34:35et c'est une réminiscence,
00:34:36en vérité.
00:34:36On ne fait pas exprès,
00:34:37c'est que quand on crée,
00:34:38on oublie qu'on l'a appris.
00:34:39D'accord,
00:34:40quand ce n'est pas beaucoup.
00:34:41Mais vous avez des groupes
00:34:47et des auteurs de blues,
00:34:48par exemple,
00:34:48en leur prenant...
00:34:49Mais bien sûr.
00:34:50Un mythe s'effondre.
00:34:52Bien sûr.
00:34:52Vous allez sur Internet,
00:34:53c'est très bien fait.
00:34:54Vous savez,
00:34:54maintenant,
00:34:54il y a des gens,
00:34:55ils prennent des morceaux
00:34:57et ils les comparent
00:34:57aux morceaux originaux.
00:34:57Le plagiat, c'est autre chose,
00:35:00mais bon,
00:35:00finalement,
00:35:01l'IA est quoi d'autre
00:35:02qu'un plagiat
00:35:04qui lui passe son nom,
00:35:05d'une certaine manière.
00:35:06Mais c'est un plagiat,
00:35:06l'IA.
00:35:08Moi,
00:35:08je ne comprends pas
00:35:12que l'on dise
00:35:12que l'IA est un plagiat.
00:35:14En fait,
00:35:14l'intelligence artificielle
00:35:15permet en principe
00:35:16d'aller à la source
00:35:17ou permet d'avoir
00:35:18des pistes
00:35:19d'investigation.
00:35:22Quand, par exemple,
00:35:23moi,
00:35:23je sais que dans...
00:35:25En général,
00:35:26je vais utiliser l'IA
00:35:28un peu comme un dictionnaire
00:35:29à qui je vais demander
00:35:30quelles sont,
00:35:31dans mon métier,
00:35:32les décisions
00:35:32qui ont été rendues
00:35:33sur tel ou tel sujet.
00:35:34Après,
00:35:35je vais prendre ces décisions,
00:35:37je vais comparer,
00:35:38je vais les lire,
00:35:38bien sûr,
00:35:39je vais comparer,
00:35:40je vais aller les lire,
00:35:41etc.
00:35:41Pour moi,
00:35:42l'IA,
00:35:43ça sert à vous faciliter
00:35:45la tâche
00:35:45dans notamment
00:35:46les recherches.
00:35:48Mais dans votre métier
00:35:49d'avocat,
00:35:50un journaliste
00:35:51qui écrit ses articles
00:35:51avec une IA,
00:35:52c'est une forme de plagiat,
00:35:53ce n'est pas son intelligence à lui.
00:35:55J'y viens,
00:35:55c'est pour ça que je pense
00:35:56que le vrai sujet,
00:35:57c'est comment est-ce qu'on utilise
00:35:59les moyens modernes
00:36:00de communication,
00:36:01parce qu'avant l'IA,
00:36:02il y avait des gens
00:36:02qui allaient sur Google
00:36:03et ils prenaient le premier truc
00:36:05et vous faisaient
00:36:06du copier-coller de Google.
00:36:08pour moi,
00:36:09c'est d'ailleurs comme ça
00:36:11que c'est avant tout présenté,
00:36:13c'est un peu une sorte
00:36:15de grande base de données
00:36:16où vous allez chercher
00:36:17vos informations
00:36:18ou vous investiguer
00:36:19là où avant,
00:36:20on allait en bibliothèque.
00:36:21Moi,
00:36:22en tout cas,
00:36:22c'est comme ça
00:36:23que je l'utilise
00:36:25au-delà d'ailleurs
00:36:25même de mon métier.
00:36:27C'est pas comme ça
00:36:28que ça fonctionne,
00:36:28mais on ne va pas rentrer
00:36:29trop technique.
00:36:30En vérité,
00:36:30il fait un calcul
00:36:32de probabilité
00:36:33et selon le montant
00:36:34que vous payez,
00:36:35il vous sort une probabilité
00:36:36à 65%,
00:36:38et puis il vous sort
00:36:39une probabilité
00:36:40à 85%,
00:36:41ça c'est quand vous payez.
00:36:42Mais il ne sait pas
00:36:43comment il a fait
00:36:44sa décision,
00:36:45le LIA.
00:36:46S'il y a une boîte noire,
00:36:47il est incapable
00:36:48de vous dire
00:36:48pourquoi il vous a donné
00:36:49cette réponse
00:36:49et pourquoi il n'aurait pas
00:36:51donné une autre réponse.
00:36:52Ça, c'est un problème
00:36:52avec LIA.
00:36:53Dans quelques instants,
00:36:54rejoignez-nous sur Sud Radio.
00:36:56On poursuit nos débats.
00:36:57Le mouvement lycéen
00:36:57qui est en train
00:36:58de muter en émeute urbaine.
00:37:00Il n'y a pas d'autre mot.
00:37:02Qui doit payer les dégâts ?
00:37:03Il y en a pour plusieurs millions.
00:37:05Gérald Darmanin
00:37:05aimerait bien voir
00:37:06les parents des casseurs
00:37:08passer à la caisse.
00:37:09Est-ce que ça vous inspire ?
00:37:11Est-ce que vous êtes d'accord
00:37:12avec ça ?
00:37:12Surtout,
00:37:12est-ce que c'est réalisable ?
00:37:14Ou c'est un vœu pieux ?
00:37:160826 300 300.
00:37:18A tout de suite
00:37:18sur Sud Radio.
00:37:21Sud Radio.
00:37:23Parlons vrai.
00:37:2510h midi.
00:37:26Sud Radio.
00:37:27A vous de le dire.
00:37:28Stéphanie Demiru.
00:37:29Sud Radio.
00:37:30A vous de le dire.
00:37:31Parti débat
00:37:32avec aujourd'hui
00:37:33Jean-Claude Beaujour,
00:37:34Mathieu Bachelon
00:37:35Thialonnet et Arnaud.
00:37:36Stéphane.
00:37:37Près de 2000 interpellations
00:37:39en une journée.
00:37:40Plus de 400 établissements
00:37:41fermés aujourd'hui.
00:37:43400 proviseurs
00:37:44blessés
00:37:45dans plusieurs villes françaises.
00:37:47La mobilisation d'ICN
00:37:48a basculé clairement
00:37:49dans la violence,
00:37:50dans les émeutes urbaines.
00:37:51Alors évidemment,
00:37:52tout le monde se pose la question.
00:37:53Quelle réponse ?
00:37:54Puisqu'il y en a quand même
00:37:55pour des milliers
00:37:56d'euros de...
00:37:57De millions, pardon !
00:37:58D'euros de réparation.
00:38:00Beaucoup de dégâts,
00:38:01des incendies.
00:38:03Alors quant à un mineur casse
00:38:04ou incendie,
00:38:05est-ce qu'il faut faire payer
00:38:05les parents ?
00:38:06C'est ce qu'aimerait bien
00:38:07faire le garde des Sceaux
00:38:08qui a demandé au procureur
00:38:10d'engager la responsabilité civile
00:38:11des parents
00:38:12en cas de dégâts.
00:38:14Je vous propose
00:38:14d'écouter des petits extraits
00:38:16déjà d'ambiance.
00:38:17C'est le mot.
00:38:32Ce ne sont pas des scènes de guerre.
00:38:34C'est bien ce mouvement étudiant.
00:38:37Moi, je veux bien.
00:38:38C'est sûr qu'il y a des revendications
00:38:39certainement légitimes.
00:38:40Mais on se demande aujourd'hui
00:38:42quel pourcentage
00:38:44de revendications légitimes
00:38:46dans ce qu'est devenu
00:38:46ce mouvement étudiant.
00:38:48Vous avez vu
00:38:48qu'il y a une policière
00:38:49qui s'est fait courser
00:38:52quasiment aurait pu se faire lyncher.
00:38:54Elle a porté plainte
00:38:54dans le 20e arrondissement de Paris
00:38:56au nom de Tuella, etc.
00:38:57Mais on marche sur la tête, là.
00:38:59Mathieu Batchellon.
00:39:00Moi, je peux vous en parler
00:39:01parce que j'ai vécu ça ce matin.
00:39:04Ma fille est au collège
00:39:06dans le 15e arrondissement de Paris.
00:39:08Elle a 10 ans.
00:39:09Elle est en 6e,
00:39:09donc elle est petite.
00:39:11Elle est partie au collège.
00:39:12Donc, le collège n'était pas du tout
00:39:13le collège lycée
00:39:14parce que c'était un collège
00:39:15qui fait collège et lycée.
00:39:16Il n'était pas du tout bloqué hier.
00:39:17Il fonctionnait correctement.
00:39:18Et ce matin,
00:39:20on sentait que ça a commencé
00:39:21à être un peu tendu
00:39:22puisqu'on voyait
00:39:22des voitures de police
00:39:23qui passaient dans le quartier.
00:39:24On est à 50 mètres du collège lycée.
00:39:27Il y avait pas mal de jeunes,
00:39:30assez jeunes.
00:39:30Enfin, ils m'ont paru très jeunes.
00:39:31On dirait que quand on vieillit,
00:39:32on a l'impression
00:39:33que tout le monde est très jeune.
00:39:34Mais ils me paraissaient
00:39:35quand même très jeunes.
00:39:36Ils sont mineurs.
00:39:37Tout en noir,
00:39:37vêtus tout en noir.
00:39:39Cagoule, masque, capuche,
00:39:41lunettes de soleil pour certains.
00:39:42La tenue du lycée, quoi.
00:39:44Voilà.
00:39:44Et ils ont surtout tiré
00:39:45des mortiers à l'artifice.
00:39:48Ils ont visé une voiture de police.
00:39:50Ils ont raté la voiture de police.
00:39:52Mais il y avait des gamines
00:39:53qui étaient derrière
00:39:53et qui ont failli se prendre
00:39:54le mortier dans les jambes.
00:39:55Heureusement,
00:39:56c'est tombé à côté.
00:39:58Donc, elles ont eu très peur.
00:40:00Si ça les avait touchés,
00:40:01ça aurait pu être un drame.
00:40:02Et donc, du coup, voilà.
00:40:04Je me suis baladé un peu
00:40:05dans le quartier autour.
00:40:05Après, il y a beaucoup de lycées
00:40:06qui sont bloqués
00:40:07avec une population assez jeune,
00:40:09assez tendue.
00:40:10Pas beaucoup de revendications,
00:40:12pour le coup.
00:40:13Mais qui traînent,
00:40:14qui récupèrent des vélos
00:40:15en libre-service,
00:40:17qui font qu'ils jouent
00:40:17à cache-cache avec la police.
00:40:20Donc, on a une ambiance
00:40:21assez tendue
00:40:22avec un sentiment...
00:40:23Parce que moi,
00:40:23j'en ai vu des blocages
00:40:24quand j'étais plus jeune
00:40:26à Paris.
00:40:27J'en ai vu pas mal.
00:40:28Donc, ce n'est pas nouveau.
00:40:30Ce n'est pas une nouveauté.
00:40:31Ce qui change,
00:40:31c'est qu'autrefois,
00:40:32il y avait quand même,
00:40:33j'ai l'impression,
00:40:33une coordination
00:40:35avec des syndicats
00:40:37lycéens ou étudiants
00:40:38qui étaient plus coordonnés,
00:40:40avec des mots d'ordre,
00:40:41avec des banderoles,
00:40:41avec un service d'ordre,
00:40:42certaines fois,
00:40:43sur les coordinations
00:40:43et sur les blocages.
00:40:44Là, on a l'impression
00:40:45que ça échappe complètement
00:40:46à...
00:40:48Je ne sais pas
00:40:48qui est à l'origine.
00:40:50Et il y a un mélange
00:40:50de lycéens
00:40:51qui, pour le coup,
00:40:52eux, ont vraiment envie
00:40:53de manifester dans le cadre
00:40:54et ont des revendications.
00:40:55Mais le mouvement est...
00:40:57C'est ce que je me pose
00:40:57comme question.
00:40:58C'est quelle partie,
00:40:59maintenant ?
00:40:59Parce que vous avez vu
00:41:00la note du Figaro,
00:41:02ce matin,
00:41:03issue des renseignements
00:41:04de la préfecture de police.
00:41:05Les origines du mouvement
00:41:07résident dans l'instrumentalisation
00:41:08de structures syndicales,
00:41:10étudiantes et de mouvements politiques
00:41:11proches de l'extrême-gauche.
00:41:12C'est une note officielle.
00:41:14Alors, hier soir,
00:41:15j'ai essayé de me procurer
00:41:16du mortier
00:41:16en allant sur Instagram
00:41:18et sur d'autres réseaux.
00:41:20C'est très facile.
00:41:21Je pouvais être livré
00:41:22aujourd'hui à 14h.
00:41:24Et le coût qu'on m'a proposé,
00:41:26c'est entre 15 euros
00:41:27et 40 euros.
00:41:29Et on me proposait
00:41:30du 15 millimètres
00:41:31ou du 30 millimètres.
00:41:32C'est aussi ce qui change.
00:41:33C'est-à-dire qu'avant,
00:41:36on faisait des cocktails Molotov
00:41:37en mai 68, etc.
00:41:39Et donc,
00:41:40ce n'était pas le même impact.
00:41:42Mais là,
00:41:42c'est très, très facile
00:41:44avec les réseaux sociaux
00:41:44de se procurer du mortier.
00:41:47C'est ça qui est assez étonnant.
00:41:47C'est interdit,
00:41:48mais bon,
00:41:49ça passe dans les pays de l'Est,
00:41:50en Allemagne.
00:41:52Oui, si,
00:41:52à Nouvel An,
00:41:53c'est à chaque fois le même débat,
00:41:54ils les interdisent.
00:41:55Mais le truc,
00:41:57c'est qu'il y a eu des appels
00:41:58sur TikTok,
00:41:59en effet,
00:42:00avec,
00:42:00venez avec vos mortiers,
00:42:01au retour de Nouvel An,
00:42:03c'est interdit.
00:42:04Il peut y avoir des interdictions,
00:42:06des arrêtés effectoraux,
00:42:07des arrêtés municipaux,
00:42:08mais sinon,
00:42:08c'est autorisé.
00:42:09Par contre,
00:42:10l'utilisation est encadrée.
00:42:12C'est-à-dire que normalement,
00:42:13pour l'utiliser,
00:42:14il faut,
00:42:14je pense,
00:42:15déposer l'événement
00:42:16ou déposer pour un feu d'artifice
00:42:18auprès de sa municipalité et tout.
00:42:19On ne peut pas se mettre
00:42:20dans un square
00:42:20ou au bas de son immeuble
00:42:21et tirer son feu d'artifice.
00:42:22Ça, c'est interdit.
00:42:23Mais sinon,
00:42:24le produit,
00:42:25la vente,
00:42:25est autorisée,
00:42:26sauf,
00:42:26comme vous dites Stéphanie,
00:42:27des arrêtés préfectoraux,
00:42:29comme c'est le cas souvent
00:42:29dans le Bas-Rhin,
00:42:30dans le Haut-Rhin,
00:42:31parce que région frontalière...
00:42:32C'est vrai que je viens de là-bas,
00:42:34alors d'où ma petite confusion.
00:42:35Non, non, non,
00:42:36Stéphanie a raison.
00:42:37En tout cas,
00:42:38sur Gemini,
00:42:39j'ai tapé
00:42:40ce que dit la réconne.
00:42:41la vente de mortiers d'artifice
00:42:42est strictement encadrée,
00:42:44interdite aux particuliers.
00:42:51Après,
00:42:51il y a les catégories
00:42:52qui sont réservées
00:42:52exclusivement professionnelles.
00:42:54Et le problème,
00:42:54c'est que ça passe par les pays de l'Est
00:42:54et par l'Allemagne.
00:42:58Absolument.
00:42:58Vous avez raison.
00:42:59Bon, moi,
00:42:59j'ai parlé trop vite.
00:43:01Non, mais c'est pas grave.
00:43:02J'avais écrit un article là-dessus,
00:43:04c'est pour ça.
00:43:04Je connaissais cette question,
00:43:06vous voyez,
00:43:06j'ai très sabante sur le sujet.
00:43:08Bon, bref.
00:43:08C'est facile à obtenir.
00:43:10Bon, allez,
00:43:10on parle de tout ça
00:43:11dans quelques instants.
00:43:13Venez réagir, vous.
00:43:14Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:43:15Est-ce que c'est aux parents
00:43:15de payer ?
00:43:16Il y a certains politiques
00:43:17qui aimeraient bien Gérald Darmanin
00:43:19pas n'importe quelle politique
00:43:21puisque c'est le garde des Sceaux.
00:43:22Il a demandé donc
00:43:23au procureur
00:43:24d'engager la responsabilité
00:43:26des civils,
00:43:27des parents.
00:43:27Est-ce que ça vous semble
00:43:29réaliste ?
00:43:29A tout de suite
00:43:30sur Sud Radio.
00:43:32Sud Radio.
00:43:3610h midi,
00:43:38Sud Radio.
00:43:38A vous de le dire,
00:43:40Stéphanie Demiru.
00:43:41Merci Jean-Paul Delperrier.
00:43:42Vous pouvez redécouvrir
00:43:44vos pronostics
00:43:44sur le suite Sud Radio.
00:43:46Sud Radio.fr
00:43:48On parle de cette mobilisation étudiante
00:43:50qui inquiète
00:43:51parce qu'elle tourne
00:43:51à l'émeute urbaine
00:43:53dans plusieurs villes de France.
00:43:55Étudiante ou lycéenne ?
00:43:56Étudiante et lycéenne.
00:43:58Quand je dis étudiante,
00:43:59je généralise en effet
00:44:00mais c'est les lycées
00:44:02mais maintenant aussi
00:44:02les facultés.
00:44:03Depuis hier,
00:44:04de nombreuses facultés,
00:44:05je crois qu'il y en a au moins 20
00:44:06qui sont mobilisées en France.
00:44:082000 interpellations
00:44:09en une journée,
00:44:10plus de 400 établissements
00:44:12fermés ce matin,
00:44:1340 proviseurs blessés.
00:44:15On se pose la question
00:44:16de savoir quelle réponse
00:44:17puisqu'il y en a
00:44:17pour des millions
00:44:19de dégâts de réparation
00:44:20quand un mineur casse.
00:44:21Est-ce que c'est aux parents
00:44:22de payer ?
00:44:23Gérald Darmanin
00:44:24aimerait bien, lui.
00:44:25Il a demandé au procureur
00:44:27d'engager
00:44:27la responsabilité civile
00:44:29des parents.
00:44:30Bonjour Véronique.
00:44:32Bonjour à tous.
00:44:33Bonjour.
00:44:34Alors moi,
00:44:35je voulais réagir
00:44:36parce qu'il y a une règle
00:44:38fondamentale dans la vie
00:44:40que moi j'ai appris
00:44:41à mes enfants,
00:44:42que mes parents
00:44:42m'ont appris aussi,
00:44:43c'est que tu casses
00:44:44ou tu payes.
00:44:47Oui.
00:44:47Donc je suis vraiment
00:44:48pour que les parents payent
00:44:50et même les enfants
00:44:51qu'à un moment donné,
00:44:53ce soit recrassé
00:44:54dans leur cadier judiciaire
00:44:55et qu'à un moment donné,
00:44:56ça ne soit pas gratuit
00:44:57de tout casser
00:44:58parce qu'il y a des commerçants
00:45:00qui ne vont plus pouvoir travailler,
00:45:02il y a des lycées entiers
00:45:04qui vont devoir être reconstruits
00:45:05parce que tu mets vraiment
00:45:06beaucoup d'argent
00:45:07et j'ai l'impression
00:45:08que comme d'habitude,
00:45:09on sort la baguette magique
00:45:11et puis on reconstruit
00:45:12et puis personne ne dit rien
00:45:13et puis c'est nous qui payons.
00:45:15Donc moi,
00:45:16j'en ai marre
00:45:17de ce système-là.
00:45:18J'aimerais un système responsable
00:45:19et tu casses,
00:45:21tu payes
00:45:22et si ce n'est pas les enfants,
00:45:23c'est les parents.
00:45:24Comme ça,
00:45:24ils leur apprennent
00:45:25mon père
00:45:26à se faire
00:45:27une éducation.
00:45:30Oui, Véronique,
00:45:31c'est vrai que j'imagine
00:45:32que c'est le sentiment
00:45:33qu'ont de nombreux Français
00:45:35parce que finalement,
00:45:35à la fin,
00:45:36c'est le contribuable
00:45:37qui paye
00:45:38puisque l'État,
00:45:39c'est nous,
00:45:41c'est vous.
00:45:42Alors,
00:45:42c'est vrai que
00:45:43ça paraît être
00:45:44une bonne option
00:45:45sur le papier.
00:45:46Est-ce que c'est réaliste
00:45:47de faire payer
00:45:48les parents
00:45:49parce que
00:45:49vous savez très bien
00:45:51comment ça se passe
00:45:51à la fin ?
00:45:52Quand on veut,
00:45:52on peut.
00:45:54On va se parler franchement.
00:45:56Oui,
00:45:56on va se parler franchement.
00:45:58Il y a un moment donné,
00:45:59quand on veut,
00:46:00on peut.
00:46:01D'accord ?
00:46:02Vous avez des enfants
00:46:03qui cassent,
00:46:03les parents ne peuvent pas payer,
00:46:05il y a un problème.
00:46:05Ce n'est pas grave,
00:46:06on va se débrouiller,
00:46:07on va faire des travaux
00:46:08d'intérêt généraux.
00:46:09Tu vas aller ramasser
00:46:09les papelards dans la rue,
00:46:11tu vas mettre les feuilles
00:46:11en tas,
00:46:12tu vas aider
00:46:15à distribuer
00:46:15des plateaux repas
00:46:16pour les sans-abri,
00:46:18tu vas aider
00:46:19les personnes âgées
00:46:20à aller porter
00:46:21leur paquet de bouteilles d'eau,
00:46:24etc.
00:46:25Quand on veut,
00:46:26on peut.
00:46:27D'ailleurs,
00:46:27en Alsace,
00:46:28ils le font.
00:46:28On parlait de l'Alsace
00:46:29tout à l'heure,
00:46:29dans le Haut-Rhin,
00:46:30il y a un exemple comme ça
00:46:31où ils chopent les jeunes,
00:46:33vous voyez,
00:46:33qu'ils dégradent
00:46:34et ils les font repeindre.
00:46:35Je suis allée faire
00:46:36un reportage là-bas
00:46:38et ça fonctionne très bien
00:46:39ce que vous dit,
00:46:40Christiane Acaro.
00:46:40Mais bien sûr.
00:46:40Mais maintenant,
00:46:41vous avez vu le nombre,
00:46:42ils sont tous encagoulés,
00:46:44ils se dissiminent
00:46:44à droite à gauche,
00:46:45ils sont présentés
00:46:46à un juge.
00:46:52C'est extrêmement compliqué
00:46:54à mettre en oeuvre
00:46:55par la justice.
00:46:57J'aurais tendance
00:46:58à être...
00:46:58Mathieu Bachelot.
00:46:59Tout arrive.
00:47:00D'accord avec le camarade Stéphan
00:47:02sur ça.
00:47:03En fait,
00:47:03l'État,
00:47:04quand il veut,
00:47:05il peut.
00:47:06Sur les questions de répression,
00:47:07vous savez que j'en ai déjà
00:47:07parlé beaucoup ici,
00:47:10les supporters de foot
00:47:11et notamment les ultras
00:47:14ont une répression
00:47:15sur eux
00:47:16qui est très forte.
00:47:16Il y a un type
00:47:17qui a l'humain fumigène,
00:47:18tout de suite,
00:47:19on le retrouve.
00:47:20Si on peut faire ça
00:47:21pour eux,
00:47:22pourquoi on n'arrive pas
00:47:23à faire la même chose
00:47:25pour les casseurs ?
00:47:26Et je voulais revenir
00:47:27sur les propos de Véronique
00:47:28parce que je pense
00:47:28qu'en réalité,
00:47:30ce qu'elle a dit
00:47:30était très représentatif
00:47:32de ce que pense,
00:47:33je pense,
00:47:33une grande majorité
00:47:35des Français.
00:47:36Et le ton
00:47:36avec lequel elle l'a dit
00:47:37était très sincère.
00:47:39On sentait
00:47:39une exaspération
00:47:40de sa part
00:47:41qui est,
00:47:42je pense,
00:47:44assez partagée.
00:47:45bien sûr,
00:47:46vous avez vu
00:47:46le nouveau lycée de Nantes
00:47:47qui brûlait hier.
00:47:49Le lycée Mandela
00:47:49à Nantes
00:47:49qui a brûlé,
00:47:50qui était tout neuf,
00:47:51dont les conditions d'études
00:47:53à l'intérieur
00:47:54avaient l'air
00:47:54d'être vraiment formidables.
00:47:56Il a été brûlé.
00:47:57On a quand même
00:47:58une grande partie
00:47:58des Français
00:47:59qui y bossent,
00:48:01qui paient des impôts,
00:48:03on en a déjà parlé ici,
00:48:04qui ne voient pas
00:48:05le fruit de leur travail
00:48:06parce qu'ils ont l'impression
00:48:06qu'on leur prend beaucoup
00:48:07et qui,
00:48:08dans le même temps,
00:48:10voient des jeunes
00:48:11qui cassent,
00:48:11qui détruisent
00:48:12et on leur dit
00:48:13qu'en même temps,
00:48:14on ne peut pas faire grand-chose.
00:48:15Je pense qu'il faut
00:48:15faire très attention
00:48:16à ce discours
00:48:17et la façon
00:48:18dont ça va se passer
00:48:19parce que dans une période
00:48:20de présidentielle,
00:48:21ça peut donner
00:48:21les pires résultats
00:48:22à la fin.
00:48:23Je suis d'accord,
00:48:24il faut responsabiliser,
00:48:25mais c'est vrai
00:48:26que la mise en œuvre
00:48:26est parfois difficile.
00:48:28Non, mais je ne suis pas
00:48:29attendue,
00:48:29je ne suis pas en train
00:48:30de dire que je ne suis pas d'accord.
00:48:31C'est pas ça,
00:48:32parce que quand ils ont besoin
00:48:33de récupérer des sous,
00:48:34ils les récupèrent.
00:48:35Oui, c'est ça.
00:48:36Ils vont fermer des masins,
00:48:38ils viennent saisir
00:48:39les meubles des gens.
00:48:39Je suis là pour modérer
00:48:40et essayer d'apporter
00:48:41la contradiction.
00:48:42Bien sûr, bien sûr,
00:48:43bien sûr.
00:48:45Je comprends parfaitement
00:48:47ce que vient de dire
00:48:48cette auditrice
00:48:49et voyez-vous Stéphanie,
00:48:51si je me suis permis
00:48:52de vous interrompre tout à l'heure,
00:48:53je vous demande d'excuser.
00:48:54C'était simplement
00:48:55pour faire remarquer
00:48:56à dessein
00:48:57que quand on parle
00:48:59de lycéens,
00:49:00ça veut dire
00:49:00que ce sont des jeunes
00:49:01de moins de 18 ans
00:49:02et il y a des choses simples
00:49:03parce que ce que ne dit pas
00:49:05ou ce que sous-entendait
00:49:06aussi l'auditrice,
00:49:07il y a des choses simples.
00:49:08Vous êtes...
00:49:09Un parent est responsable
00:49:12civilement,
00:49:12pas pénalement,
00:49:13civilement...
00:49:13Mais c'est déjà le cas,
00:49:14vous êtes d'accord ?
00:49:14Oui, j'y viens, j'y viens.
00:49:16Un parent est responsable
00:49:17civilement
00:49:18de ce que fait
00:49:19son enfant mineur.
00:49:20Ça, c'est la première chose.
00:49:21La deuxième chose
00:49:22sur le principe.
00:49:23Eh bien, moi, je dis non.
00:49:24On ne peut pas dire
00:49:25eh bien, c'est compliqué.
00:49:27Il faut qu'on sache
00:49:28qu'on mettra tout en œuvre
00:49:29pour aller jusqu'au bout.
00:49:31Alors, certes,
00:49:32quand vous n'avez pas,
00:49:33moi, en tant qu'avocat,
00:49:34je le vois bien,
00:49:35quand vous n'avez pas
00:49:35de gens solvables en face,
00:49:36même si vous avez une condamnation,
00:49:38oui.
00:49:38Mais sur le principe,
00:49:40il faut que vous ayez un...
00:49:41Il ne faut pas hésiter
00:49:42à avoir un jugement
00:49:43qui dit, voilà,
00:49:44vous devez 3 000 euros.
00:49:45Oui, mais il faut aller
00:49:46super vite.
00:49:47Je m'adresse justement
00:49:48à l'avocat que vous êtes.
00:49:49Est-ce que le code civile
00:49:50ne permet pas déjà
00:49:51d'engager la responsabilité
00:49:53financière des parents ?
00:49:54Et si oui,
00:49:55je crois que c'est le cas
00:49:55puisque je suis allée vérifier.
00:49:57Et si oui,
00:49:57pourquoi ce n'est pas fait
00:49:59aujourd'hui ?
00:49:59Parce que, alors,
00:50:00juste, on va essayer
00:50:01de faire très rapide
00:50:02parce qu'évidemment,
00:50:04il faut,
00:50:04quel que soit l'auteur
00:50:05d'un acte délictuel,
00:50:08il y a une procédure,
00:50:09il y a un code de procédure,
00:50:09il y a des tribunaux.
00:50:10Et effectivement,
00:50:11les tribunaux sont tellement
00:50:13submergés,
00:50:14submergés de choses
00:50:15diverses et variées
00:50:16que tout prend
00:50:17beaucoup de temps
00:50:18et ça n'est pas...
00:50:19Et attention,
00:50:19les magistrats ne sont pas là
00:50:21à ne rien faire.
00:50:22Personne n'a dit ça,
00:50:23mais on ne va pas envoyer
00:50:24la facture par magie
00:50:25automatiquement.
00:50:26Je précise à nos auditeurs
00:50:27parce qu'on ne comprend pas
00:50:28forcément toujours.
00:50:29Donc, je crois
00:50:30que la première des règles,
00:50:31c'est de dire
00:50:32on va aller jusqu'au bout
00:50:33et le seul fait
00:50:35de savoir
00:50:35qu'en face
00:50:37l'administration
00:50:38ou en tout cas
00:50:39celui qui est la victime
00:50:40ira jusqu'au bout,
00:50:42vous savez,
00:50:42mine de rien,
00:50:43ça fait réfléchir.
00:50:44Je voudrais simplement
00:50:45m'arrêter et dire un mot.
00:50:47Moi, désolé,
00:50:48il y a peut-être
00:50:49beaucoup de choses
00:50:49qui n'allaient pas avant,
00:50:50mais il y a des choses simples
00:50:51qu'on peut encore garder.
00:50:52Que fait un gamin
00:50:53de 16 ans,
00:50:54de 14 ans
00:50:54dans la rue
00:50:55à 20 heures
00:50:55ou à point d'heure,
00:50:57etc.
00:50:57Moi, je suis désolé
00:50:59et c'est en cela
00:50:59qu'il faut aussi
00:51:00que chacun prenne
00:51:01ses responsabilités.
00:51:01Certaines municipalités
00:51:02mettent des couvre-feux,
00:51:03ça fonctionne.
00:51:05Sauf que c'est cassé
00:51:06aussi parfois
00:51:07par les tribunaux administratifs.
00:51:09Oui, tout à fait.
00:51:10Mais il y a nous,
00:51:11la société,
00:51:11ce n'est pas que les tribunaux,
00:51:13je suis désolé.
00:51:13Moi, je suis aussi
00:51:14comme vos parents,
00:51:1520 heures,
00:51:16c'était l'heure limite
00:51:17après laquelle
00:51:17on ne pouvait pas
00:51:18rentrer à la maison.
00:51:18Là, en l'occurrence,
00:51:19ils cassent en pleine journée.
00:51:21Il faut rappeler
00:51:21que si il y a une décision
00:51:22de justice,
00:51:23il y a un titre exécutoire aussi.
00:51:25Donc, ça veut dire
00:51:25que les parents
00:51:27touchent une somme d'argent
00:51:28pour n'importe quoi.
00:51:29Oui, bien sûr.
00:51:30Hop, c'est piqué.
00:51:30Ça, c'est ce que propose
00:51:31le président du DR,
00:51:32Éric Ciotti,
00:51:33propose de supprimer
00:51:34certaines prestations sociales,
00:51:36le logement social
00:51:37pour les familles concernées.
00:51:38Est-ce qu'on va jusque-là ?
00:51:39C'est autre chose.
00:51:40Non, mais est-ce qu'on va jusque-là
00:51:41pour aller dans le concret ?
00:51:43Non, mais on ne peut pas.
00:51:44Moi, je pense qu'il faut
00:51:45éviter les fausses mesures
00:51:46parce qu'une fois que vous dites
00:51:47qu'on supprime
00:51:48le logement social,
00:51:49donc vous faites quoi ?
00:51:49Vous mettez la personne
00:51:50à la rue ?
00:51:51De toute façon,
00:51:52je vais vous dire
00:51:52qu'il est au reloge.
00:51:53On n'a pas le droit
00:51:54de laisser les personnes
00:51:55dans la rue,
00:51:55c'est le droit au logement.
00:51:57Exactement.
00:51:57Oui, mais c'est pour ça
00:51:58que vous en faites.
00:51:59C'est la raison pour laquelle
00:52:00moi, je suis pour le fait
00:52:02qu'on aille jusqu'au bout
00:52:03dans le processus
00:52:04de recouvrement
00:52:05des sanctions civiles,
00:52:06c'est-à-dire que la personne
00:52:07sait qu'elle a un jugement
00:52:10contre elle.
00:52:10Elle sait que les sommes
00:52:12qui seront,
00:52:13et ce n'est pas supprimer
00:52:14les allocations familiales,
00:52:15mais c'est sûr
00:52:15ce que les gens ont,
00:52:17eh bien, on va prendre.
00:52:18Que si un jour,
00:52:18on vend la maison,
00:52:21prendra une hypothèque
00:52:22à hauteur de 5 000 euros,
00:52:24il faut qu'il y ait
00:52:24une culture,
00:52:26c'est ça le truc,
00:52:27il faut qu'il y ait
00:52:28une culture du respect
00:52:28de la loi.
00:52:29Il faut qu'il y ait
00:52:30une culture du respect
00:52:31du vivre ensemble.
00:52:33Il faut qu'il y ait
00:52:33une culture de la responsabilité
00:52:35des uns et des autres.
00:52:36C'est pour ça que je parle
00:52:37de culture de la responsabilité,
00:52:39culture du respect.
00:52:40Ce qui n'empêche pas
00:52:41aux jeunes d'aller manifester,
00:52:43de dire que les moyens
00:52:44sont insuffisants,
00:52:45mais vous savez,
00:52:45on a tous été jeunes,
00:52:46on a tous été manifestants,
00:52:47on a tous séché les coups
00:52:49pour pouvoir dire
00:52:50qu'on voulait essayer ça.
00:52:50Il ne nous serait pas venu
00:52:52à l'idée,
00:52:53mais vous étiez
00:52:53une bonne élève.
00:52:55Non, mais je refusais.
00:52:56Vous savez,
00:52:56mon fils m'a dit hier,
00:52:57tu sais, maman,
00:52:58le problème,
00:52:58c'est que si on ne manifeste pas,
00:53:00on se fait moquer,
00:53:02railler par tout le monde
00:53:03parce qu'on passe
00:53:04pour des réacs.
00:53:06Je ne veux pas dire
00:53:07qu'on est vierge de tout.
00:53:09Ce que je veux dire,
00:53:10c'est qu'on a pu dire
00:53:12à un moment donné
00:53:12quand on était lycéen,
00:53:14pendant deux heures,
00:53:15on débraye
00:53:15pour dénoncer
00:53:16la cantine qui n'est pas bonne,
00:53:18etc.
00:53:18Il faut bien montrer
00:53:19qu'on est à l'écoute
00:53:20des élèves.
00:53:21Mais c'est ce que je vous dis.
00:53:23Excusez-moi,
00:53:24il y a un côté
00:53:25rembourser nos invitations.
00:53:26C'est-à-dire qu'on est
00:53:28quand même dans un système
00:53:29en France.
00:53:30Vous imaginez,
00:53:31vous avez fait le comparatif
00:53:32avec d'autres pays
00:53:33de la façon dont vous disiez
00:53:35ce que coûte la fac en France.
00:53:37Ça va ou pas ?
00:53:38Ça va, ça va, tranquille.
00:53:39On ne va pas vous déranger.
00:53:41Il faudrait aussi
00:53:42que ce soit Thierry Marx
00:53:44qui fasse les plateaux repas
00:53:45parce que les gens
00:53:45ne sont pas assez contents.
00:53:47Il faudrait qu'il y ait
00:53:48un petit thé à 5 heures
00:53:49avec un petit plateau.
00:53:52Avec les petits cônes.
00:53:54Pour le coup,
00:53:55il y a des revendications.
00:53:55Oui, Mathieu.
00:53:56Il y a des revendications de quoi ?
00:53:57À mon avis,
00:53:57ça soulève un autre sujet.
00:53:59Il y a la question
00:54:00de réparer
00:54:00ce qui a été cassé,
00:54:02ce qui a été détérioré.
00:54:02Mais il y a la question aussi
00:54:03d'empêcher que ce soit cassé
00:54:04et d'empêcher que ce soit détérioré.
00:54:05Et à mon avis,
00:54:06il y a la question
00:54:06du maintien de l'ordre
00:54:07qui envoie un vrai sujet.
00:54:08Je pense qu'on en reparlera
00:54:08peut-être après la pub.
00:54:09Mais vous savez
00:54:10qu'il y a un syndrome en France
00:54:11qui s'appelle
00:54:12le syndrome Malikou-Sekin.
00:54:13Pour rappeler à nos auditeurs,
00:54:14c'était le drame absolu
00:54:15du jeune Malikou-Sekin
00:54:17qui, pour le coup,
00:54:18avait en 1986
00:54:19été tabassé
00:54:20par ce qu'on appelait
00:54:21les voltigeurs
00:54:22qui étaient la police à moto
00:54:24de la préfecture de police.
00:54:26Et depuis,
00:54:26il y a ce syndrome.
00:54:27C'est-à-dire qu'en France,
00:54:28on ne sait pas
00:54:29et on a du mal
00:54:30et on a peur
00:54:31de contenir les mouvements de jeunes
00:54:32parce qu'on a peur
00:54:33de la bavure.
00:54:33On a peur
00:54:34à juste titre
00:54:35de la démission
00:54:37du ministre de l'époque.
00:54:38Mais du coup,
00:54:40ça implique
00:54:43des détériorations.
00:54:44Je peux poser une question ?
00:54:45C'est des semaines d'émeute.
00:54:47Malikou-Sekin,
00:54:4896 énuclés
00:54:51pendant les manifs
00:54:52des gilets jaunes.
00:54:52Il a démissionné ?
00:54:54Non, mais j'ai appelé personne
00:54:56à l'élection.
00:54:56Il y a eu 3000 blessés
00:54:58pendant les gilets jaunes ?
00:54:58Il y a 96 personnes
00:55:00qui ont perdu un oeil.
00:55:02D'accord.
00:55:02Bon, on poursuit nos débats
00:55:04dans quelques instants.
00:55:06Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:55:07J'ai envie de vous entendre.
00:55:08Ça suffit.
00:55:09Vous êtes toujours indisciplinés.
00:55:10On va vous changer de place,
00:55:11je crois.
00:55:120 826 300.
00:55:14300 à tout de suite
00:55:15sur Sud Radio.
00:55:17Sud Radio.
00:55:20Parlons vrai.
00:55:2210h midi,
00:55:23Sud Radio.
00:55:24A vous de le dire,
00:55:25Stéphanie Demiru.
00:55:26A vous de le dire
00:55:27avec aujourd'hui
00:55:28Jean-Claude Beaujour,
00:55:29Mathieu Batchelon,
00:55:30Arnaud,
00:55:31Stéphane.
00:55:32Des débats nourris.
00:55:32On n'est pas tous d'accord.
00:55:34Est-ce qu'il faut faire payer
00:55:35les parents de casseurs ?
00:55:37Puisqu'il y a beaucoup de casse
00:55:38en marge de ces manifestations lycéennes.
00:55:41Plusieurs millions d'euros
00:55:44de dégâts.
00:55:45Il y a aussi des gens blessés.
00:55:46Ça, c'est encore plus grave.
00:55:48Enfin, bon,
00:55:49on sent que les Français
00:55:51en ont marre
00:55:51de payer pour les casses
00:55:53quand ce n'est pas
00:55:54les matchs de foot.
00:55:56Ce sont les soirées
00:55:58de nouvel an.
00:55:59Là, les manifs lycéennes.
00:56:01Jean-Claude Beaujour,
00:56:02ça m'intéresse
00:56:03d'avoir votre point de vue.
00:56:04Vous êtes avocat.
00:56:05C'est vrai que faire payer
00:56:05les parents,
00:56:06ça semble être le bon sens.
00:56:08Mais enfin,
00:56:09c'est vrai aussi
00:56:09qu'on le sait
00:56:10sur le terrain,
00:56:11il y a beaucoup
00:56:11de mamans célibataires.
00:56:13Le père est aux abonnés absents.
00:56:16Ces jeunes casseurs,
00:56:17ils sont effectivement
00:56:18peut-être pas éduqués.
00:56:19Mais est-ce que vous allez
00:56:20punir la mère de famille
00:56:22qui fait des ménages
00:56:22à 5h du matin ?
00:56:23Là, je caricature,
00:56:24mais c'est aussi la réalité.
00:56:26Vous avez raison Stéphanie,
00:56:27vous avez raison Stéphanie,
00:56:29mais je vais reprendre
00:56:30quand même,
00:56:30remettre les mots
00:56:31pour moi d'importance.
00:56:33Tout d'abord,
00:56:34la responsabilité civile
00:56:36des parents
00:56:37pour leurs enfants mineurs
00:56:38existe.
00:56:38Elle existe déjà, bien sûr.
00:56:40Il ne s'agit pas
00:56:40de punir les parents,
00:56:42il s'agit de dire simplement
00:56:43que l'enfant mineur
00:56:45qui cause un dommage
00:56:46à autrui en matière civile,
00:56:48les parents sont responsables.
00:56:49C'est-à-dire que si demain,
00:56:51votre enfant mineur
00:56:52casse un verre
00:56:53chez son voisin,
00:56:53vous allez lui acheter
00:56:54un verre naturellement
00:56:55parce que c'est
00:56:56la responsabilité civile.
00:56:57C'est le même principe.
00:56:58Donc l'idée pour moi,
00:56:59c'est tout d'abord,
00:57:00je viens de le dire,
00:57:01d'envoyer un message clair,
00:57:02de dire désormais,
00:57:05celui qui est à l'origine
00:57:08de dommages,
00:57:10est responsable
00:57:10et donc on va aller
00:57:11jusqu'au bout.
00:57:12Jusqu'au bout
00:57:13en termes judiciaires
00:57:14et judiciaires,
00:57:15ça veut dire
00:57:15une décision de justice
00:57:16qui va dire
00:57:16vous devez payer.
00:57:17Ça, c'est la première chose.
00:57:18Il faut les mettre au boulot,
00:57:18les jeunes,
00:57:19ils n'ont qu'à reprendre,
00:57:20ils n'ont qu'à...
00:57:21Pour qu'il y ait dans ma tête,
00:57:23ce que je veux vous dire,
00:57:24c'est qu'il faut qu'il y ait
00:57:25une culture de la responsabilité
00:57:27et qu'on se dise
00:57:28on ne peut pas être impuni.
00:57:30C'est la première chose.
00:57:30Après, je comprends bien celui...
00:57:32La maman ou le papa
00:57:34qui gagne 1500 euros,
00:57:35vous n'allez pas lui dire,
00:57:39de cotité saisissable,
00:57:41vous n'êtes pas dans les clous
00:57:42à ce montant-là.
00:57:43Donc, qu'est-ce qui se passe ?
00:57:44C'est que vous risquez
00:57:46non pas de dire
00:57:47qu'on ne punit pas le parent,
00:57:49mais on voit bien
00:57:51qu'il y a une difficulté concrète.
00:57:52Eh bien, l'enfant peut faire
00:57:54des travaux d'intérêt généraux,
00:57:55il peut rendre des services
00:57:57à des associations,
00:57:58on peut lui apprendre aussi
00:58:00à venir en aide
00:58:01aux personnes âgées
00:58:02qui ont besoin.
00:58:03Pourquoi on ne le fait pas ?
00:58:03Moi, je ne comprends pas.
00:58:05Ça semble être le bon sens
00:58:06de faire ça.
00:58:07Pourquoi c'est aussi compliqué ?
00:58:08Tout est une usine à gaz
00:58:09en France.
00:58:10Vous faites ça,
00:58:11ils vont se réunir
00:58:12en 26 comités,
00:58:13ils vont prendre
00:58:14un haut fonctionnaire
00:58:15qui va faire un rapport,
00:58:16et puis il y en a un qui...
00:58:17Non, mais faire une justice
00:58:18de proximité,
00:58:19il faut...
00:58:20Vous les prenez,
00:58:21vous les...
00:58:21Et puis surtout,
00:58:22moi, vous voyez,
00:58:23quand je vous dis
00:58:23qu'il faut qu'il y ait
00:58:24une culture de la responsabilité,
00:58:27une culture de...
00:58:28un peu...
00:58:29Vous voyez, je vais choquer...
00:58:30Mais ça, vous avez raison,
00:58:31c'est terminé.
00:58:31Une culture d'un peu d'ordre.
00:58:33Alors, vous savez,
00:58:34on va me dire...
00:58:35Mais oui, mais on va vous dire...
00:58:36Ah, mais vous êtes d'extrême droite
00:58:37parce que vous dites
00:58:38une culture de l'ordre.
00:58:38Mais je sais bien
00:58:39que quand c'est le boxon,
00:58:42tout le monde,
00:58:42et à commencer par les familles
00:58:44dont vous parlez,
00:58:45subissent là.
00:58:46Je viens de dire que je suis
00:58:47pour le fait que ces gamins
00:58:48puissent manifester
00:58:49s'il y a des choses
00:58:49qui ne vont pas.
00:58:50Mais à partir du moment
00:58:51où vous cassez gratuitement,
00:58:52à partir du moment
00:58:53où vous êtes d'une telle violence,
00:58:55il faut à un moment donné
00:58:55dire non parce que...
00:58:57Vous savez très bien
00:58:58que ceux qui cassent,
00:58:58ce n'est pas ceux qui manifestent
00:58:59pour des revendications légitimes.
00:59:01C'est à peine s'ils vont au lycée,
00:59:02je pense.
00:59:03Ils ne sont pas là pour ça.
00:59:04Ils sont là pour bord d'Elysée.
00:59:06Il faut une culture
00:59:06de la responsabilité.
00:59:08C'est ça.
00:59:08Je ne suis pas en train de dire
00:59:09qu'il faut être avec des policiers
00:59:11et des CRS.
00:59:11Vous avez raison, Jean-Claude Beaujau.
00:59:13Moi, je veux bien
00:59:14qu'on me dise tout ce qu'on veut.
00:59:15Mais après,
00:59:16qui paie l'addition ?
00:59:16Parce que les gamins
00:59:17qui font ça,
00:59:18demain, ils font autre chose
00:59:19et on sait ce qu'ils deviennent
00:59:20par la suite.
00:59:21Bonjour, Xavier.
00:59:22Vous nous appelez de Foirac.
00:59:25C'est bien ça.
00:59:26Foirac, exactement,
00:59:26à côté de Bordeaux.
00:59:28Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:59:29Est-ce qu'il faut que les parents payent ?
00:59:34La loi, déjà, qui existe,
00:59:36le régime de responsabilité civile
00:59:38actuel en France,
00:59:39fait que les dégâts causés
00:59:41par des enfants
00:59:43sont sous la responsabilité
00:59:45des parents.
00:59:46C'est-à-dire que quand un enfant
00:59:48cause un dommage à autrui,
00:59:49aujourd'hui, les parents,
00:59:51sur le plan financier,
00:59:52sur le plan civil,
00:59:53peuvent être amenés
00:59:54à être condamnés.
00:59:54Absolument, vous avez raison.
00:59:55Donc ça existe déjà.
00:59:56En fait, il n'y a pas besoin
00:59:57de prendre de nouvelles lois.
00:59:58Maintenant, il y a quand même aussi
01:00:00des assurances
01:00:02qui permettent de prendre en charge
01:00:05les dégâts
01:00:06sans qu'il y ait des procédures
01:00:07et sans qu'il y ait condamnation
01:00:08des parents.
01:00:09Il y aura déjà des indemnisations
01:00:10par l'aide des assurances.
01:00:11À la fin, c'est quand même
01:00:12les Français qui payeront.
01:00:13Les assurances vont augmenter.
01:00:16Oui, mais bon, effectivement,
01:00:18personne n'est pour la casse.
01:00:19Après, le problème,
01:00:20c'est que l'histoire
01:00:21des démocraties
01:00:22nous montre que
01:00:24quand il y a des mouvements sociaux,
01:00:26que ce soit les agriculteurs,
01:00:27les policiers,
01:00:28les pompiers,
01:00:29les étudiants,
01:00:29les lycéens,
01:00:30les fonctionnaires,
01:00:31peu importe,
01:00:32il y a toujours à la marge
01:00:33d'un peu de casse.
01:00:36Et puis,
01:00:36vous l'avez dit
01:00:37sur votre plateau,
01:00:38ceux qui cassent
01:00:39sont une minorité
01:00:41dans une majorité
01:00:42assez pacifique.
01:00:44Et on ne peut pas
01:00:45jeter l'opprobre
01:00:46sur toutes les idées
01:00:47et les revendications
01:00:48qui sont portées
01:00:50au motif qu'il y a
01:00:51quelques casseurs
01:00:52et quelques vilains petits canards.
01:00:53Vous voyez ce que je veux dire ?
01:00:54Il y a beaucoup de réactions.
01:00:57Allez, on commence par Mathieu.
01:00:59Je suis d'accord
01:00:59avec ce que dit notre auditeur
01:01:00que je salue depuis Florac.
01:01:03Je suis d'accord avec lui.
01:01:04Tout à l'heure,
01:01:05Arnaud a voulu
01:01:05un peu caricaturer,
01:01:07c'est drôle,
01:01:08les revendications
01:01:10des lycéens.
01:01:10Il y en a quand même
01:01:11qui sont parcours sup.
01:01:14On ne peut pas dire
01:01:15que ce parcours sup,
01:01:16ce n'est pas une réussite.
01:01:17Les lycéens ont,
01:01:18je pense,
01:01:18raison de s'élever
01:01:19contre parcours sup.
01:01:20Il y a quand même
01:01:21des établissements
01:01:21qui sont dans un état
01:01:22d'élabrement avancé.
01:01:24Alors, évidemment,
01:01:24tout ça est balayé
01:01:25par les exactions,
01:01:28par la casse.
01:01:29Mais derrière ça,
01:01:30il y a des revendications
01:01:31qui peuvent,
01:01:32du moins,
01:01:33certaines sont légitimes
01:01:34et doivent être entendues.
01:01:36Arnaud ?
01:01:37Oui, tout à fait.
01:01:38D'autant plus que quand même,
01:01:39je tiens à souligner
01:01:40qu'il s'agit ici
01:01:42de l'avenir du pays.
01:01:43Il ne s'agit pas
01:01:44de revendications
01:01:46qui n'ont pas d'impact
01:01:48sur la société française
01:01:49et sur l'avenir de la France.
01:01:50C'est-à-dire,
01:01:50vous êtes au courant
01:01:51que la France
01:01:52baisse chaque année
01:01:53le classement PISA
01:01:54et qu'aujourd'hui,
01:01:56l'infrastructure
01:01:57de l'éducation nationale
01:01:59participe
01:01:59de ce délabrement
01:02:00de l'éducation
01:02:01de nos enfants.
01:02:02Et plus tard,
01:02:03comment ça se concrétise ?
01:02:06Ça se concrétise
01:02:06par la baisse
01:02:07du niveau économique
01:02:09de la France.
01:02:09Moins votre population
01:02:10est éduquée,
01:02:11moins elle est performante
01:02:12économiquement.
01:02:14Ce n'est pas juste
01:02:15des revendications
01:02:15d'étudiants
01:02:16qui voudraient avoir
01:02:17plus de confiance.
01:02:18Xavier,
01:02:18je me permets de vous rappeler,
01:02:20il y a une note
01:02:20des renseignements
01:02:21de la préfecture de police
01:02:22qui a été consultée
01:02:24par Le Figaro,
01:02:25publiée ce matin,
01:02:26qui montre clairement
01:02:26qu'il y a une instrumentalisation
01:02:28des mouvements politiques
01:02:29proches de l'extrême-gauche.
01:02:31Le gouvernement
01:02:32n'est pas obligé
01:02:33de le croire,
01:02:33mais bon,
01:02:34est sur cette ligne
01:02:34et pointe LFI
01:02:37et ses proxys.
01:02:38Vous,
01:02:38vous n'y croyez pas ?
01:02:39Vous pensez vraiment
01:02:39que le gros
01:02:41de cette colère,
01:02:42ce sont des revendications ?
01:02:44Non, mais attendez,
01:02:45attendez,
01:02:45là,
01:02:45il ne faut pas tout mélanger.
01:02:47Il y a,
01:02:48à chaque mouvement
01:02:50d'expression citoyenne,
01:02:51que ce soit
01:02:52agriculteurs,
01:02:53forces de l'ordre,
01:02:53étudiants,
01:02:54vous avez toujours
01:02:55des mouvements politiques,
01:02:56des partis politiques
01:02:57qui vont se faire l'écho
01:02:58de ces revendications,
01:03:00qui vont soutenir
01:03:00ou pas ces revendications.
01:03:02La question est de savoir
01:03:02s'ils étaient à l'origine
01:03:03ou pas.
01:03:05Mais ils n'en sont pas
01:03:05à l'origine.
01:03:07Évidemment,
01:03:08peut-être que
01:03:09certains militants
01:03:11politiques
01:03:12trouvent dans les revendications
01:03:13des lycéens
01:03:13des revendications communes
01:03:16parce qu'à gauche,
01:03:17on a tendance
01:03:18à soutenir les services publics,
01:03:19à défendre les services publics,
01:03:20l'école est un service public.
01:03:22Donc oui,
01:03:22il y a des militants politiques
01:03:23qui sûrement soufflent un peu
01:03:25à l'oreille des étudiants,
01:03:26mais les étudiants
01:03:27sont confrontés
01:03:27à la réalité,
01:03:28madame.
01:03:29C'est-à-dire des écoles,
01:03:30des classes surchargées
01:03:31où il fait 40 degrés l'été,
01:03:325 degrés l'hiver,
01:03:33où il y a des fuites d'eau
01:03:35dans certaines classes,
01:03:35où il y a des profs
01:03:36qui ne sont pas remplacés
01:03:37pendant plusieurs mois.
01:03:38Et ça,
01:03:39c'est la réalité.
01:03:40Ce n'est pas LFI
01:03:41qui souffle à l'oreille
01:03:42des étudiants.
01:03:42C'est la réalité.
01:03:44Je voudrais juste préciser
01:03:46que j'ai redit tout à l'heure
01:03:47que j'étais complètement ouvert
01:03:49à ce que les jeunes manifestes
01:03:52revendiquent.
01:03:52Mais tout le monde l'est.
01:03:54Oui,
01:03:54mais ce que notre auditeur dit,
01:03:56c'est qu'il ne faut pas...
01:03:58Ce sont de vraies revendications.
01:03:59Mais ce n'est pas ce sujet-là
01:04:01qui était mon...
01:04:01Moi,
01:04:02mon sujet,
01:04:03c'est qu'à partir du moment
01:04:04où je redis
01:04:05oui à la revendication,
01:04:06je comprends bien
01:04:07ce que vous dites
01:04:07sur le rapport PISA.
01:04:08Nous ne produisons pas
01:04:10assez d'ingénieurs,
01:04:10nous ne produisons pas...
01:04:11Notre école n'est pas
01:04:13complètement au niveau
01:04:14pour répondre
01:04:16aux vrais enjeux
01:04:18et défis du siècle.
01:04:21On est complètement d'accord là-dessus.
01:04:22Maintenant,
01:04:23on dit simplement
01:04:23est-ce que l'on peut casser,
01:04:25est-ce que l'on doit casser
01:04:26pour pouvoir être entendu ?
01:04:28Alors,
01:04:28je ne sais pas qui est derrière
01:04:29et à la limite,
01:04:30je m'en moque
01:04:31qui est derrière.
01:04:32Moi,
01:04:32je vous dis simplement
01:04:33celui qui casse,
01:04:35eh bien,
01:04:35il doit savoir
01:04:35qu'il casse
01:04:37de manière ostensible
01:04:38et volontaire.
01:04:39Eh bien,
01:04:39d'une certaine manière,
01:04:41il devra
01:04:41rembourser le coût du dommage.
01:04:42C'est important de savoir
01:04:43qui casse.
01:04:43D'ailleurs,
01:04:43il y avait R.I. Pécresse
01:04:44qui veut envoyer la facture
01:04:46à Bali,
01:04:46à Kayoko.
01:04:47On marque une pause
01:04:48et on se retrouve
01:04:49dans quelques instants
01:04:50sur Sud Radio.
01:04:51Allez.
01:04:52Sud Radio.
01:04:56Bonjour,
01:04:57c'est André Bercoff.
01:04:58Faut qu'on s'organise,
01:04:59on ne peut pas rester comme ça.
01:05:0210h midi,
01:05:03Sud Radio,
01:05:04à vous de le dire,
01:05:05Stéphanie Demiru.
01:05:08Un peu en retard,
01:05:09on parle toujours
01:05:10de ces émeutes
01:05:11parce que c'est grave
01:05:12ce qui se passe.
01:05:13Il y a eu 40 blessés hier,
01:05:1540 proviseurs blessés,
01:05:17400 établissements
01:05:18encore fermés aujourd'hui,
01:05:20près de 200 interpellations
01:05:21en une journée.
01:05:22On va encore prendre
01:05:23un auditeur sur ce sujet
01:05:24avant de passer
01:05:25à la suite
01:05:27et notamment
01:05:29Jordan Bardella,
01:05:30puisque Mediapart,
01:05:32a produit des preuves.
01:05:34notre auditeur.
01:05:34Non,
01:05:35il n'est plus là.
01:05:36J'en profite
01:05:37pour dire une chose
01:05:39sur ce débat.
01:05:40Il y a beaucoup,
01:05:41beaucoup de...
01:05:42Moi qui fais du zapping,
01:05:43je vois un peu les reportages
01:05:44et beaucoup de choses
01:05:45et puis,
01:05:46on s'en est parlé hier,
01:05:47Stéphanie.
01:05:48Il y a aussi des mamans
01:05:49qui ne sont pas au courant.
01:05:50C'est-à-dire que moi,
01:05:51j'ai parlé avec
01:05:52une attachée de presse
01:05:54qui m'a dit
01:05:55je ne t'ai pas rappelée
01:05:55tout de suite
01:05:56car je ne sais pas
01:05:57où sont mes filles.
01:05:58On m'a parlé
01:05:59de leur absence.
01:06:00Je ne sais pas
01:06:00où elles sont.
01:06:01Je pense qu'elles manifestent.
01:06:03Donc,
01:06:03il y a aussi ça
01:06:04des ados
01:06:05qui ne disent pas
01:06:06à leurs parents
01:06:06qu'ils vont manifester
01:06:08et que c'est aussi
01:06:10un peu compliqué.
01:06:10sa maman lui achète
01:06:11un keffier
01:06:11sans vouloir trahir
01:06:15pour aller manifester.
01:06:16Il y a une différence.
01:06:17Je ne dis pas que c'est bien.
01:06:18Je ne sais pas
01:06:19comment je réagirai
01:06:19quand ma fille fera ça.
01:06:20Elle est encore trop petite.
01:06:21Mais il y a une différence
01:06:22entre ne pas dire
01:06:24à ses parents
01:06:24qu'on va manifester
01:06:25qui peut être
01:06:26une sorte de rét'initiatique
01:06:28et ne pas dire
01:06:29à ses parents
01:06:29qu'on va casser,
01:06:30détériorer.
01:06:31Ce n'est pas
01:06:31le même niveau
01:06:32de gravation.
01:06:33Après,
01:06:33évidemment,
01:06:33il y a la question
01:06:34de confiance
01:06:34vis-à-vis des parents.
01:06:35Je suis tout à fait d'accord.
01:06:36Vous êtes pris par les copains,
01:06:37le mouvement de foule.
01:06:39Mettons pas
01:06:39sur le même pied d'égalité.
01:06:40Je ne suis pas sûr
01:06:41encore une fois
01:06:41que ceux qui vont manifester
01:06:43vraiment,
01:06:44qui ont envie de manifester
01:06:45qu'on ait leur indication
01:06:46soient les mêmes
01:06:47que ceux qui cassent.
01:06:48Je pense qu'il y a
01:06:48vraiment deux publics différents.
01:06:49Non, c'est sûr.
01:06:50Et puis,
01:06:50je pense qu'il a été noyauté
01:06:52en grande majorité
01:06:53par ceux
01:06:55qui instrumentalisent
01:06:55ce mouvement.
01:06:56Et je pense qu'il a
01:06:56effectivement été
01:06:58instrumentalisé.
01:06:59Mais comme
01:07:00beaucoup de mouvements
01:07:01collégiens,
01:07:02lycéens ont été
01:07:02instrumentalisés aussi.
01:07:04Il suffit de lire
01:07:04les mémoires de Julien Dray
01:07:05qui vont bientôt sortir.
01:07:07Il raconte que,
01:07:08évidemment,
01:07:09quand il était...
01:07:10c'est la série Baron Noir
01:07:12qui est en partie vraie.
01:07:14C'est-à-dire qu'il y a
01:07:15de tout temps
01:07:16des organisations
01:07:16qui ont instrumentalisé
01:07:18les mouvements de jeunesse.
01:07:19Bien sûr.
01:07:19Il y a une différence
01:07:20entre instrumentaliser
01:07:21les mouvements de jeunesse
01:07:22pour bloquer,
01:07:22pour faire des manifs
01:07:23et avoir des casses.
01:07:24Parce que là,
01:07:24on ne parle même plus de casses.
01:07:25On voit les images
01:07:26qui tournent de partout.
01:07:27Il y a des lycées en feu.
01:07:29Il faut bien se rendre compte
01:07:30qu'on est quand même...
01:07:31C'est extrêmement choquant.
01:07:31Et franchement,
01:07:31les gens en marrent.
01:07:32Ce que vous disiez tout à l'heure,
01:07:33Stéphanie,
01:07:33ce n'est plus vraiment
01:07:33de la revendication.
01:07:34C'est des violences urbaines.
01:07:35On est passé dans autre chose.
01:07:38En fait,
01:07:38ça a toujours existé.
01:07:39Pour vous raconter une histoire,
01:07:40moi, j'ai quelqu'un
01:07:41qui était au PS
01:07:44et qui s'est infiltré
01:07:46parce que la droite
01:07:47préparait une grève.
01:07:48Il s'est infiltré
01:07:49dans les mouvements
01:07:50de la droite
01:07:50pour connaître
01:07:50à quel moment
01:07:51ils allaient annoncer
01:07:53la grève.
01:07:54Et du coup,
01:07:54le PS l'annonçait
01:07:55deux jours plus tard.
01:07:57Et comme la droite
01:07:59avait un peu chauffé
01:08:00les étudiants,
01:08:01ils se sont retrouvés coincés.
01:08:02Ils n'allaient pas
01:08:03retourner pour dire
01:08:04« Ah non, non,
01:08:05on ne va pas faire grève. »
01:08:07Donc, ça a toujours été
01:08:08des deux côtés,
01:08:09d'ailleurs,
01:08:09de la gauche et de la droite
01:08:10de la manipulation
01:08:11en interne.
01:08:12Vous avez raison.
01:08:13Et ils lui viendraient
01:08:14le premier.
01:08:14Je pense que c'est
01:08:15assez classique.
01:08:16Il y a toujours
01:08:16des utilisations
01:08:19de jeunes grévistes.
01:08:21S'agissant de la relation
01:08:22parent-enfant,
01:08:23c'est vrai qu'aucun parent
01:08:24n'est à l'abri
01:08:25du comportement
01:08:26de tel ou de tel enfant.
01:08:27Il ne faut surtout pas
01:08:28donner la leçon,
01:08:29faire la leçon
01:08:31à tel ou tel parent.
01:08:32Ce n'est pas cela.
01:08:33Et là encore,
01:08:33je dis,
01:08:34à un moment donné,
01:08:36même dans la discussion
01:08:37avec ses enfants,
01:08:38c'est aussi responsabiliser
01:08:40un gamin
01:08:40que de lui dire
01:08:42« Si mineur,
01:08:43tu provoques
01:08:44un dommage,
01:08:45c'est moi
01:08:45qui aurai à payer. »
01:08:47Et ça fait partie
01:08:48des discussions
01:08:48qu'il faut avoir
01:08:49et de l'éducation.
01:08:51Parce qu'il faut bien
01:08:53que l'enfant se rende compte
01:08:54que ce qu'il fera,
01:08:54ben oui,
01:08:56on aura beau pleurer,
01:08:57mais...
01:08:58Comme vous dites,
01:08:58l'éducation ne fait pas tout.
01:09:00Et parfois,
01:09:01les adolescents,
01:09:02c'est compliqué aussi
01:09:03de les maîtriser,
01:09:05en effet.
01:09:05Mais vous faites bien
01:09:06de rappeler
01:09:07le principe
01:09:07de responsabilité.
01:09:09C'est ça.
01:09:10Mais personne n'est à l'abri.
01:09:11Je crois qu'il faut toujours
01:09:12se garder de donner les leçons.
01:09:13Mais il faut installer,
01:09:14c'est pour ça que je dis bien,
01:09:16il faut installer une culture
01:09:17de la responsabilité
01:09:19et de minimum d'ordre
01:09:20dans une société
01:09:21qu'on veut progresser.
01:09:21Et c'est vrai qu'elle n'existe
01:09:22pas vraiment,
01:09:23je trouve,
01:09:23dans notre pays,
01:09:24Mathieu.
01:09:25Juste pour revenir deux secondes
01:09:26sur la question
01:09:26de l'organisation du mouvement
01:09:28et de l'instrumentalisation,
01:09:29ce qui change aussi,
01:09:29c'est qu'à l'époque,
01:09:30on avait des syndicats
01:09:31comme l'UNEF
01:09:31ou l'UNEF-ID
01:09:32qui étaient plus ou moins
01:09:34noyautés par le PS.
01:09:35On parlait de Julien Drey.
01:09:35Donc il y avait quand même
01:09:36des figures tutélaires
01:09:37à un moment ou à un autre
01:09:38qui ne voulaient pas
01:09:39que ça dérape trop,
01:09:41qu'il y avait des relais
01:09:42sur le terrain
01:09:42qui savaient à un moment
01:09:43siffler la fin de la récréation
01:09:44ou du moins éviter
01:09:45qu'il y ait des dérapages.
01:09:46Lorsqu'on sait qu'aujourd'hui,
01:09:47maintenant,
01:09:47on a la France insoumise
01:09:48et y compris des élus
01:09:49qui ne se cachent pas,
01:09:50parce que c'est même pas
01:09:52du caché.
01:09:52Quand on voit
01:09:53le maire de Saint-Denis,
01:09:54Balibagayoko,
01:09:54qui dit qu'il y a une certaine
01:09:56violence peut être légitime
01:09:56et qu'il va applaudir
01:09:57les lycéens
01:09:58qui sont en train
01:09:59de cramer des trucs
01:09:59ou Antoine Léomand
01:10:00dans les seins.
01:10:03Il dansait à côté
01:10:04on a changé d'époque.
01:10:06Donc ça joue aussi
01:10:07le fait que les mouvements
01:10:08soient moins encadrés,
01:10:09je pense,
01:10:09et moins de prise
01:10:12pour les faire s'arrêter.
01:10:14On va prendre Cédric
01:10:16qui nous appelle
01:10:16de Narbonne
01:10:17pour clore ce chapitre
01:10:19sur ces émeutes urbaines,
01:10:22parce que c'est ça,
01:10:23ces manifestations de lycéens
01:10:24qui tournent dans plusieurs villes
01:10:25en émeutes urbaines,
01:10:27il n'y a pas d'autre mot.
01:10:28Bonjour Cédric,
01:10:28soyez le bienvenu.
01:10:30Bonjour Stéphanie,
01:10:31merci de me laisser la parole.
01:10:32Alors moi,
01:10:33je vais dire une chose,
01:10:34qui va peut-être choquer
01:10:36pas mal d'entre vous,
01:10:37mais il faut supprimer les filles.
01:10:39Voilà,
01:10:39il n'y a pas 50 solutions.
01:10:40Vous êtes sur la ligne
01:10:41de Bruno Retailleau.
01:10:43Mais j'en ai parlé
01:10:44il y a trois mois en arrière,
01:10:45déjà,
01:10:46donc j'ai fait le buzz chez vous
01:10:48une fois,
01:10:49et effectivement,
01:10:50je trouve que c'est
01:10:51une aberration la plus totale.
01:10:54Hier,
01:10:54j'ai écouté
01:10:55M. Aurélien Lecoq
01:10:56qui se permet de dire
01:10:58que les étudiants,
01:10:59on n'écoute pas
01:11:00ce qu'ils ont à dire.
01:11:01Aujourd'hui,
01:11:01il n'y a pas d'étudiants
01:11:02et de lycéens,
01:11:03il n'y a que des casseurs
01:11:04ils ne sont pas contents
01:11:05parce qu'ils n'ont pas
01:11:06de classes
01:11:08qui sont adéquates.
01:11:09Ils n'ont pas de matériel
01:11:10qui est adéquat.
01:11:11Ils n'ont pas de lycée
01:11:12qui est adéquat.
01:11:13Mais qu'est-ce qu'ils en font
01:11:13en ce moment ?
01:11:14Ils sont en train de décramer,
01:11:15ils sont en train de tout brûler
01:11:16et qui c'est qui va payer ?
01:11:17Ce n'est pas eux
01:11:18parce que la plupart du temps
01:11:19ce sont des casseurs
01:11:19et ils sont cagoulés.
01:11:21Alors moi,
01:11:22je dis aux étudiants
01:11:22et aux lycéens
01:11:23s'ils écoutent cette émission
01:11:24aujourd'hui,
01:11:25faites du tri
01:11:26dans vos rangs,
01:11:29faites des manifestations
01:11:29comme nous on a fait
01:11:30pour la loi de Vaquet notamment
01:11:34et pas le bazar
01:11:34et on chantait des choses
01:11:36qui étaient rigolotes
01:11:37et qui étaient un peu dramatiques
01:11:39peut-être
01:11:39mais on n'a pas cassé.
01:11:42Aujourd'hui,
01:11:42on se retrouve
01:11:42dans une situation...
01:11:44Mais 68,
01:11:45vous n'étiez pas
01:11:46mon cher Cédric,
01:11:47j'imagine,
01:11:48mais il y a eu du bazar
01:11:49quand même.
01:11:49Alors il y a quand même...
01:11:51Non mais c'est vrai,
01:11:51il y a des revendications
01:11:52lycéennes légitimes
01:11:53mais elles ont été
01:11:55complètement ensevelies
01:11:57par en effet
01:11:58ces émeutes
01:11:59et ces casseurs.
01:12:00Stéphanie,
01:12:00on ne les entend plus
01:12:01aujourd'hui.
01:12:02Ah mais ça,
01:12:02je suis d'accord,
01:12:03c'est mon point
01:12:03depuis le début.
01:12:04Regardez tous les casseurs
01:12:05qu'il y a aujourd'hui.
01:12:06Mais bien sûr.
01:12:06Je suis devant la télé
01:12:07et depuis hier soir,
01:12:08je vois toi
01:12:09un camion de pompier
01:12:10qui a été incendié.
01:12:11Je souhaite un jour
01:12:12que ces gens
01:12:13qui ont cassé
01:12:13ce camion de pompier
01:12:14n'aient pas besoin
01:12:15des pompiers.
01:12:15Je le souhaite pour eux.
01:12:17En général,
01:12:17ils les prennent pour cible
01:12:19avec des tiers de mortier
01:12:20ces mêmes pompiers,
01:12:21Gilles.
01:12:22C'est une vraie question.
01:12:25Comment vous imaginez
01:12:26interdire un parti
01:12:28dont on dit
01:12:29qu'il va être
01:12:29au second tour ?
01:12:30Parce que c'est un parti
01:12:31de base
01:12:32qui n'est plus un parti.
01:12:33ce sont des provocateurs.
01:12:35Quand vous voyez
01:12:36Mathilde Panot
01:12:36qui dit qu'en fait
01:12:39les jeunes
01:12:40ce sont des gens
01:12:41qui sont dangereux
01:12:43et qui font peur
01:12:43au gouvernement
01:12:46et qu'il faut
01:12:47qu'ils aillent à fond.
01:12:48Quand vous voyez
01:12:48que l'ancien,
01:12:49un ancien
01:12:50attaché parlementaire
01:12:51à l'équipe
01:12:53qu'il fallait brûler
01:12:54brûler les commissariats
01:12:56de police
01:12:56qu'il fallait
01:12:57attaquer l'État
01:12:59et qu'il fallait
01:12:59brûler l'Élysée.
01:13:00Mais vous imaginez
01:13:01c'est LSI ça.
01:13:03Je suis d'accord.
01:13:04Ils ne seront pas
01:13:04au second tour
01:13:05ces gens-là.
01:13:06Je suis d'accord
01:13:06sur le constat
01:13:07mais imaginez
01:13:08qu'il y ait des Français
01:13:09qui veulent voter
01:13:11pour eux.
01:13:12Vous ne pouvez pas dire
01:13:13on est interdit
01:13:14parce que moi
01:13:14je ne veux pas
01:13:15que des gens votent pour eux.
01:13:16Vous comprenez
01:13:16ce que j'essaie de comprendre
01:13:17dans votre démarche ?
01:13:18Il faut juste
01:13:19que les gens
01:13:20ouvrent les yeux.
01:13:21C'est comme si
01:13:23on laissait
01:13:24un postron
01:13:25prendre la voiture
01:13:25et qu'il doit traverser
01:13:28une allée
01:13:28où il y a des gens
01:13:29qui sont en train
01:13:30de marcher.
01:13:31Ce n'est pas possible.
01:13:32Là aujourd'hui
01:13:33on a un...
01:13:34Il le prouve
01:13:34par monsieur...
01:13:36Je ne sais pas dire
01:13:37son nom là.
01:13:38Le maire de Saint-Denis.
01:13:39Il le dit lui-même.
01:13:41Il le dit lui-même
01:13:42qu'en fait
01:13:43il faut tout cramer.
01:13:44Il a dansé
01:13:45il a donné un coup de pied
01:13:45dans une bagnole.
01:13:46Il n'a pas dit ça
01:13:47Cédric.
01:13:48Il a dit
01:13:49qu'il y a
01:13:50une violence
01:13:50qui peut être légitime.
01:13:52La violence légitime
01:13:54il était là
01:13:54et puis il a dansé
01:13:55à côté des poubelles.
01:13:56On a vu danser
01:13:56à côté d'un feu de poubelle.
01:13:57Ça c'est vrai.
01:13:58On se pose la question
01:14:00si on n'est pas
01:14:01chez les Indiens
01:14:01à la limite des points.
01:14:02Non, non, mais
01:14:04Cédric, attention
01:14:04et ne soyez pas
01:14:06désobligeants
01:14:06pour les Indiens
01:14:07s'il vous plaît.
01:14:08Vos paroles n'engagent que vous.
01:14:09Je veux dire
01:14:13on peut danser
01:14:15autour de feu
01:14:16et que ce soit
01:14:16un trait culturel
01:14:18qui est parfaitement acceptable
01:14:20comme d'autres
01:14:21font autre chose
01:14:22dans toutes nos régions de France.
01:14:23Il y a des cultures
01:14:24différentes
01:14:25et il faut les accepter.
01:14:26Non, mais Cédric
01:14:27pointe en effet
01:14:28plus calmement
01:14:29et plus sereinement
01:14:30sans attaquer personne
01:14:32pointe en effet
01:14:33la responsabilité
01:14:34des LFI.
01:14:36Est-ce qu'elle est réelle ?
01:14:38C'est vrai
01:14:39que ça interroge
01:14:40évidemment
01:14:40et encore une fois
01:14:41la note de renseignement
01:14:42de ce matin
01:14:43de la préfecture de police
01:14:44elle est en ce sens-là
01:14:44clairement.
01:14:45Oui, mais interdire
01:14:46un parti politique en France
01:14:47ça ne se fait pas comme ça
01:14:48et heureusement
01:14:49ça obéit à certains
01:14:50je parle sous le contrôle
01:14:51de Jean-Claude
01:14:52mais ça
01:14:54je fais le malin
01:14:55parce que je suis allé
01:14:55quand même regarder
01:14:56donc il faut que ce soit
01:14:57un décret en Conseil des ministres
01:14:58qui obéit
01:14:59à des critères précis
01:15:01qui sont énoncés
01:15:02par le Code de la Sécurité Intérieure
01:15:03c'est violence armée
01:15:04ou constitution de milice
01:15:07atteinte à l'intégrité
01:15:08internationale
01:15:08à la forme républicaine
01:15:09à la sûreté de l'État
01:15:10discrimination, haine, idéologie
01:15:11bon voilà
01:15:12agissement terroriste
01:15:13il faut que ce soit constitué
01:15:14je pense que
01:15:15la France insoumise
01:15:16on est tous
01:15:17à peu près d'accord
01:15:18autour de ce plateau
01:15:19pour reconnaître
01:15:20sa nocivité
01:15:21depuis des années
01:15:22dans le débat public
01:15:22mais dans ces cas-là
01:15:23qu'est-ce qu'on fait ?
01:15:24On s'oppose à la France insoumise
01:15:26on apporte des arguments
01:15:27on essaie de les faire battre
01:15:29dans les urnes
01:15:29on n'interdit pas le parti
01:15:30déjà parce que
01:15:32constitutionnellement
01:15:32c'est pas possible
01:15:32et que ça
01:15:33il ne répond pas
01:15:34aux critères d'interdiction
01:15:35et deuxièmement
01:15:36parce qu'en interdisant un parti
01:15:37on en ferait
01:15:39on en ferait des victimes
01:15:40et on en ferait des martyrs
01:15:41donc je pense
01:15:42qu'il ne faut pas avoir peur
01:15:43du débat
01:15:43par contre
01:15:44il ne faut pas
01:15:45laisser parler
01:15:46ces gens-là
01:15:47sans apporter
01:15:49la contradiction
01:15:50je pense que c'est vraiment
01:15:51il ne faut pas avoir peur
01:15:52du débat
01:15:53et on n'en a pas peur
01:15:54ici sur Sud Radio
01:15:57merci Cédric
01:15:58merci aux auditeurs
01:15:59qui ont réagi
01:16:00c'est vrai qu'on sent
01:16:02que c'est un débat passionné
01:16:03ici même
01:16:04aussi sur ces sujets
01:16:07dans quelques instants
01:16:08on parlera
01:16:08de Jordan Bardella
01:16:10alors c'est vrai que ça y est
01:16:11Mediapart
01:16:11après des accusations
01:16:13produit
01:16:13les preuves
01:16:14Jordan Bardella
01:16:15lui nie toujours
01:16:16est-ce que ça change
01:16:17quelque chose
01:16:17à ce que vous
01:16:18vous pensez de cette affaire
01:16:19je voudrais bien
01:16:20vous entendre
01:16:21l'essu 0
01:16:21826
01:16:22300
01:16:23300
01:16:24Sud Radio
01:16:27parlons vrai
01:16:2810h midi
01:16:29Sud Radio
01:16:30à vous de le dire
01:16:31Stéphanie Demiru
01:16:33avec mes débatteurs
01:16:36Jean-Claude Beaugour
01:16:37Mathieu Bachelon
01:16:38Gise Gransman
01:16:38est avec nous
01:16:39nous accompagne également
01:16:41on parle de Jordan Bardella
01:16:43il dénonçait des faux
01:16:44et bien hier soir
01:16:44Mediapart
01:16:46a publié
01:16:46des conversations
01:16:47privées
01:16:48de 2013
01:16:49et détaillé
01:16:50les vérifications
01:16:51sur lesquelles
01:16:51repose son enquête
01:16:53le journal lui attribue
01:16:54des propos antisémites
01:16:55je vous le rappelle
01:16:55l'intéressé conteste
01:16:57toujours en être l'auteur
01:16:59il dénonce
01:17:00des montages
01:17:00il annonce
01:17:01une nouvelle plainte
01:17:02alors est-ce que
01:17:02vous ces nouveaux éléments
01:17:04vous font-ils douter
01:17:05est-ce que vous gardez
01:17:07confiance
01:17:07ou pas d'ailleurs
01:17:08en Jordan Bardella
01:17:09est-ce que
01:17:10ces écrits
01:17:11de jeunesse
01:17:12doivent-ils compter
01:17:13dans le jugement porté
01:17:14sur un responsable politique
01:17:16bon c'est vrai que là
01:17:17Mathieu Bachelon
01:17:18il y a quand même
01:17:20a priori des preuves
01:17:21je ne sais pas
01:17:23ce que vous en pensez
01:17:23en tout cas
01:17:25apporté par Mediapart
01:17:26oui Gilles
01:17:26vous vouliez rajouter
01:17:27quelque chose
01:17:27juste une petite précision
01:17:28tout le monde
01:17:29sur Facebook
01:17:30puisque c'est Messenger
01:17:31peut se faire
01:17:33télécharger
01:17:34la totalité
01:17:35de la conversation
01:17:36c'est très simple
01:17:38à faire
01:17:38et donc
01:17:39vous demandez
01:17:40à télécharger
01:17:40c'est Facebook
01:17:42qui télécharge
01:17:43pour vous
01:17:43et qui vous le renvoie
01:17:44mais
01:17:45il faut pour cela
01:17:47que vous donniez
01:17:48certaines informations
01:17:49pour prouver
01:17:49que c'est votre identité
01:17:51ce qu'a reçu
01:17:53Mediapart
01:17:53c'est la taupe
01:17:55qui a donné
01:17:56ses échanges
01:17:57par exemple
01:17:57j'ai des échanges
01:17:58avec vous
01:17:59donc moi
01:18:00il n'y a que moi
01:18:01ou que vous
01:18:01qui pouvez communiquer ça
01:18:03mais moi
01:18:04j'ai pu modifier
01:18:05notre échange
01:18:06moi j'ai pu avoir
01:18:07un échange
01:18:08avec
01:18:10avec
01:18:10avec
01:18:11avec
01:18:11vous êtes sûr de ça
01:18:12justement
01:18:13parce que
01:18:14d'après ce que j'ai compris
01:18:15c'est qu'on ne peut pas
01:18:16modifier justement
01:18:17on ne peut pas modifier
01:18:17ce qu'on envoie à Facebook
01:18:18d'accord
01:18:20mais le téléchargement
01:18:21de l'autorisation
01:18:22avant
01:18:23vous pouvez avoir fait
01:18:24des modifs
01:18:26c'est très compliqué
01:18:27de le faire
01:18:27c'est pas au premier venu
01:18:29mais
01:18:29c'est des choses
01:18:30qui sont possibles
01:18:31la deuxième chose
01:18:33qui est compliquée
01:18:34dans cette histoire
01:18:35c'est
01:18:35était-il derrière l'écran
01:18:38moi
01:18:38j'ai passé mon compte
01:18:40à quelqu'un
01:18:41c'est quelqu'un
01:18:42qui écrivait
01:18:43quand je n'étais pas là
01:18:44d'ailleurs
01:18:44j'ai hébergé
01:18:45mon cousin
01:18:46et il utilisait mon compte
01:18:47de toute façon
01:18:48Jardin Bardella
01:18:49lui
01:18:49la difficulté
01:18:50de la preuve
01:18:52de ça
01:18:52et ce qui est assez étonnant
01:18:54c'est que
01:18:55lui il va plus loin
01:18:56parce que du moment
01:18:57vous avez de la diffamation
01:18:58du moment
01:18:59vous avez de faux
01:18:59et usage de faux
01:19:01lors de l'histoire
01:19:02ce qui va sortir
01:19:03c'est la taupe
01:19:04elle va être obligée
01:19:05d'être à découvert
01:19:06puisque au procès
01:19:07si c'est lui
01:19:08qui a fourni les écrits
01:19:09on va découvrir
01:19:10qui c'était
01:19:11et là
01:19:11ça change aussi
01:19:12de toute façon
01:19:13c'est bien le sujet aussi
01:19:15non non
01:19:15merci de ces précisions
01:19:17mon cher Gilles
01:19:17mais c'est bien le sujet aussi
01:19:18c'est que de toute façon
01:19:19la justice
01:19:21est lente
01:19:21par définition
01:19:22donc ça ne sera pas
01:19:23jugé avant plusieurs années
01:19:25Jordan Bardella
01:19:26l'avocat Jordan Bardella
01:19:27a déposé une plainte
01:19:28je crois
01:19:29oui pour l'usage de faux
01:19:30et pour diffamation
01:19:31donc une instruction
01:19:32une instruction
01:19:33va être en cours
01:19:34donc
01:19:35je regarde
01:19:36je regarde
01:19:36je regarde
01:19:37je regarde
01:19:37il est toujours difficile
01:19:40on n'a pas tous les éléments
01:19:41il est toujours difficile
01:19:42de commenter une instruction
01:19:43quand on n'est pas partie
01:19:44prenante de l'instruction
01:19:46et puis il y a
01:19:47le secret de la sou
01:19:47il y a le secret de la sou
01:19:48et j'allais dire
01:19:49même quand on est
01:19:50théoriquement
01:19:50il y a quand même
01:19:51le secret de l'instruction
01:19:54moi je m'en tiendrais
01:19:56peut-être
01:19:56à l'aspect communication
01:19:57la façon dont Jordan Bardella
01:19:58communique
01:20:00j'ai trouvé que c'était
01:20:00pas très bon
01:20:01parce qu'on voit très bien
01:20:03surtout quand on a affaire
01:20:04à Mediapart
01:20:04qu'il faut faire très attention
01:20:07quand on nie
01:20:08dès le début
01:20:09on pouvait se douter
01:20:10de la suite quand même
01:20:11parce que
01:20:12vous avez vu
01:20:13c'était ce qui s'était passé
01:20:14on va prendre l'affaire Cahuzac
01:20:15qui est quand même
01:20:16l'affaire la plus emblématique
01:20:17du savoir-faire Mediapart
01:20:18où Jérôme Cahuzac
01:20:20avait commencé par nier
01:20:21et puis
01:20:22généralement Mediapart
01:20:23ils en ont toujours
01:20:24sous le pied
01:20:24donc il y a toujours
01:20:25on feuilletonne
01:20:26comme on dit dans la presse
01:20:27ou alors il y a une autre manière
01:20:28de prendre des choses
01:20:29c'est de se dire
01:20:30c'était peut-être
01:20:31une connerie de jeunesse
01:20:32et puis moi j'ai entendu
01:20:33beaucoup d'auditeurs
01:20:33se dire
01:20:34mais on s'en fout quoi
01:20:35on s'en fiche
01:20:35et ça va pas
01:20:36on s'amène de confiance
01:20:38envers Jordan Bardella
01:20:39Stéphanie
01:20:40être le premier ministre
01:20:42ayant tenu jeune
01:20:43c'est-à-dire
01:20:44qui tue sa possibilité
01:20:45d'être premier ministre
01:20:46en disant
01:20:47dans ma jeunesse
01:20:47j'ai tenu ces propos-là
01:20:48c'est la question
01:20:49qu'on pose à nos auditeurs
01:20:50qu'est-ce que vous en pensez
01:20:51est-ce que ça va vous faire changer
01:20:52bonjour Hichem
01:20:53oui bonjour
01:20:54bonjour
01:20:55quel est votre regard
01:20:57sur cette affaire
01:20:58c'est vrai que là
01:20:59il y a ces preuves
01:21:01a priori
01:21:02apportées par Mediapart
01:21:03vous en pensez quoi ?
01:21:05je dis que
01:21:06déjà ce qui est rapporté
01:21:08c'est quand même
01:21:08très choquant
01:21:09je pense pour ceux
01:21:10qui sont de
01:21:11de confession juive
01:21:12d'entendre ces termes
01:21:13qui soient vrais ou faux
01:21:14ça doit être choquant
01:21:15et qui sont quand même
01:21:17tenus par quelqu'un
01:21:17au final
01:21:18donc c'est un peu
01:21:19pas n'importe qui en plus
01:21:21oui mais ça on sait pas
01:21:22mais en tout cas
01:21:23quoi qu'il arrive
01:21:23il y a des gens qui
01:21:24sur les réseaux sociaux
01:21:26disent ce genre de choses
01:21:27ça c'est un fait
01:21:28bon
01:21:30le deuxième point
01:21:31c'est que
01:21:31les preuves publiées
01:21:33bon elles remontent
01:21:34à très longtemps
01:21:35tout ce qui est
01:21:36dans les conversations
01:21:37on sait pas
01:21:38comment ça a pu être dit
01:21:39par la personne
01:21:40si ancien
01:21:42où personne ne connaissait
01:21:43Jordan Bardella
01:21:44par contre
01:21:45c'est la justice
01:21:46qui doit faire son travail
01:21:48eux ils ont accès
01:21:49évidemment
01:21:49à l'adresse IP
01:21:51à ce genre de choses
01:21:52et il y a un moment
01:21:53où on saura
01:21:53mais ils se doivent
01:21:55pour quelqu'un
01:21:56qui est pressenti
01:21:57pour être premier ministre
01:21:58de faire un travail
01:22:00de vérité
01:22:00auprès des citoyens
01:22:01je suis d'accord
01:22:02Hicham
01:22:03mais l'élection
01:22:04elle a lieu en mai prochain
01:22:05certainement que la justice
01:22:06n'aura pas le temps
01:22:07de trancher
01:22:07est-ce que vous
01:22:08justement
01:22:09vous trouvez
01:22:09que ça pose problème ?
01:22:11elle n'aura pas le temps
01:22:12de trancher
01:22:12ça j'en sais rien
01:22:13moi je connais pas
01:22:14les délais de justice
01:22:15bon parfois c'est long
01:22:15parfois c'est court
01:22:16en soi il suffit
01:22:17de contacter
01:22:18une entreprise américaine
01:22:19et de leur demander
01:22:20de donner des données informatiques
01:22:23je pense pas que
01:22:24pour un tel sujet
01:22:25on puisse pas accélérer
01:22:27les délais
01:22:27et deuxièmement
01:22:30il peut y avoir aussi
01:22:31d'autres révélations
01:22:32entre temps
01:22:32de personnes qui travaillent
01:22:33dans l'entreprise
01:22:34ou d'autres sources
01:22:36qui révèlent des informations
01:22:37mais je pense
01:22:39qu'on n'en est pas
01:22:39au dernier volet
01:22:41certainement pas
01:22:42je pense qu'il y aura
01:22:43la suite du feuilleton
01:22:44prochainement
01:22:45merci en tout cas
01:22:45Hichem
01:22:46je me tourne vers
01:22:47l'avocat
01:22:47bonjour
01:22:48Jean-Claude
01:22:49bonjour
01:22:50c'est vrai que
01:22:51la justice va mettre
01:22:53du temps à trancher
01:22:53non ?
01:22:54a priori
01:22:54la justice ne mettra pas
01:22:56plus de temps
01:22:56ou moins de temps
01:22:57que pour
01:22:58mais je vais tout de suite
01:22:59faire une incident
01:23:00que tout autre dossier
01:23:02parce que vous avez
01:23:03un dépôt de dossier
01:23:04vous avez
01:23:04une enquête
01:23:06vous avez
01:23:06des parties
01:23:07qui doivent pouvoir
01:23:08s'exprimer
01:23:09qui doivent pouvoir
01:23:10reproduire leur dossier
01:23:11etc
01:23:11donc en 7 mois
01:23:13je vois mal
01:23:14dans un dossier
01:23:15je crois que c'est pour
01:23:15diffamation
01:23:16qu'ils ont
01:23:17d'usage de faux
01:23:19je vois mal
01:23:20nous sommes déjà
01:23:20le 1er octobre
01:23:21même si vous déposez
01:23:22une requête
01:23:25aujourd'hui
01:23:25une assignation
01:23:26autant pour moi
01:23:27une assignation aujourd'hui
01:23:28je vois mal
01:23:29que d'ici le mois d'avril
01:23:30qu'on ait le résultat
01:23:32je vois très mal
01:23:33sauf à ce que
01:23:34effectivement
01:23:35on peut très bien dire
01:23:36et bien
01:23:36les magistrats
01:23:37vont devoir trancher
01:23:38parce qu'il y a urgence
01:23:39etc
01:23:39donc c'est plutôt
01:23:40bien senti
01:23:41comme stratégie
01:23:42de Jean-Dame
01:23:43Barrella
01:23:43de nier
01:23:44finalement
01:23:45et de dire
01:23:46j'en sais rien
01:23:47parce que précisément
01:23:48attention
01:23:49la justice
01:23:49c'est une chose
01:23:50le tribunal
01:23:51de l'opinion publique
01:23:51c'est autre chose
01:23:52si ça lui pourrit
01:23:54sa campagne
01:23:56en tout cas
01:23:56le fait d'être
01:23:58un collet
01:23:58Marine Le Pen
01:23:59n'a pas intérêt
01:23:59à ce que ce type
01:24:00de discours
01:24:02soit autour d'elle
01:24:04parce que ça fait remonter
01:24:05l'historique
01:24:07traditionnel
01:24:07du Front National
01:24:08et parce que
01:24:09c'est ça aussi
01:24:10que disent
01:24:10les gens
01:24:13les journalistes
01:24:14ils disent
01:24:14mais nous
01:24:15on regarde
01:24:16simplement
01:24:16un faisceau d'indices
01:24:17il y a aussi
01:24:17les gens dans l'entourage
01:24:18le directeur
01:24:19de cabinet
01:24:19les proches
01:24:20de Marine
01:24:20certains proches
01:24:21je dis bien
01:24:22certains proches
01:24:23qui seraient
01:24:24des anciens
01:24:24du Front National
01:24:26Canal Historique
01:24:27c'est ce qu'ils disent
01:24:28je ne dis pas
01:24:29bien évidemment
01:24:30je ne sais pas
01:24:31si ces propos
01:24:32ont été réellement tenus
01:24:32en tout cas
01:24:33ils sont plausibles
01:24:34ils sont plausibles
01:24:35parce qu'on ne tombe pas
01:24:36des nues
01:24:36pardon mais Jordan Bardella
01:24:37a baigné dans un environnement
01:24:38quand il était jeune
01:24:40quand il était militant
01:24:42son directeur de cabinet
01:24:43monsieur Paradole
01:24:44a été membre
01:24:45d'égalité et réconciliation
01:24:46qui est le groupe
01:24:47enfin le parti
01:24:47je ne sais pas comment l'appelle
01:24:48enfin en tout cas
01:24:48le mouvement
01:24:49d'Alain Soral à l'époque
01:24:50il a été en couple
01:24:52avec Nolwenn Chatillon
01:24:53qui est la fille
01:24:53de Frédéric Chatillon
01:24:54qui est un monsieur
01:24:55qui a défrayé la chronique
01:24:57qui était très proche
01:24:57d'Alain Soral
01:24:58qui a organisé son voyage
01:24:59en Syrie
01:25:00il y a aussi une ex à lui
01:25:01d'origine juive
01:25:02de confession juive
01:25:03qui dit
01:25:04Jordan Bardella
01:25:05n'était pas antisémite
01:25:06à l'époque
01:25:07peut-être
01:25:08mais en tout cas
01:25:08les fameux faisceaux d'indices
01:25:10dont parlait Jean-Claude
01:25:11peuvent laisser à penser
01:25:12qu'en tout cas
01:25:13il a baigné dans un environnement
01:25:14si jamais c'était lui
01:25:15est-ce qu'il aurait dû dire la vérité ?
01:25:17je ne suis pas son conseil
01:25:18donc je me prononcerai pas là-dessus
01:25:20je ne me prononcerai pas là-dessus
01:25:22la question est de savoir
01:25:23c'est au fond de lui
01:25:24est-ce qu'il l'a prononcé ou pas ?
01:25:25moi je serais son conseil
01:25:26je lui demanderais déjà
01:25:27de savoir
01:25:28est-ce que c'est vrai ou pas
01:25:29ce qu'il y a dans ses écrits
01:25:30et en fonction de ça
01:25:31on a d'appeler la stratégie
01:25:32j'imagine que
01:25:33que ce soit le conseil
01:25:34en communication
01:25:35que ce soit le conseil juridique
01:25:37j'imagine que
01:25:38cette question lui a été posée
01:25:39après moi je regarde
01:25:41de manière neutre
01:25:42et rien ne me permet
01:25:45d'aller dans un sens
01:25:46ou dans un autre
01:25:46en revanche
01:25:47il est vrai que
01:25:48et je partage complètement
01:25:49le point de vue de Gilles
01:25:51c'est la fonction
01:25:52de Premier ministre
01:25:52vous imaginez
01:25:53si Mme Le Pen a supposé
01:25:56et là encore
01:25:57je veux dire
01:25:58c'est pas du tout
01:25:59ma sphère
01:26:01mais
01:26:02qu'elle s'embarque
01:26:03avec un Premier ministre
01:26:04qui viendrait
01:26:05qui serait avec une polémique
01:26:06ça serait génial
01:26:07merci
01:26:08merci Mathieu
01:26:09merci à Jean-Claude
01:26:10bonjour
01:26:10merci à Gilles Ganzman
01:26:12Julia Triouffol
01:26:13pour la programmation
01:26:15Manu Ostandard
01:26:15et Quentin Cabanis
01:26:18c'est la réalisation
01:26:19je vous ai vu
01:26:20c'était une nouveauté
01:26:21aujourd'hui
01:26:22donc pardon Quentin
01:26:24j'ai perdu mes repères
01:26:25c'est le rugbyman
01:26:26de l'équipe
01:26:27allez on se retrouve lundi
01:26:28à 10h
01:26:29et notre invité
01:26:30ne manquez surtout pas
01:26:31à vous de le dire
01:26:32Charles Aloncle lundi
01:26:33on passera une heure avec Stéphanie
01:26:34vous pouvez déjà appeler
01:26:35le standard
01:26:36si vous avez des questions
01:26:37à poser
01:26:38et intervenir
01:26:40sur ce rapporteur
01:26:41de la commission
01:26:41merci à vous tous
01:26:42à lundi
01:26:43merci à vous

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