- il y a 23 minutes
Avec Kevin Bossuet, Mathias Leboeuf, Andrea Kotarac
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-09-23##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-09-23##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Le gouvernement qui a réuni hier, ils avaient sorti le grand jeu, il y avait 6 mini, ça a duré
00:04un certain temps.
00:07Le chèque destiné aux grands rouleurs passe de 50 à 100 euros pour les 3 derniers mois de l'année.
00:12Ça pourra désormais concerner 5,5 millions de Français, ces aides face à la flambée des prix de carburant.
00:19Alors le coût final c'est 450 millions d'euros d'aides supplémentaires.
00:23Alors est-ce que c'est un véritable soutien ou une rustine ?
00:26Est-ce que c'est la bonne manière d'aborder le problème ?
00:29Il y a toujours évidemment cette question, est-ce qu'il faut cibler les travailleurs les plus dépendants ou aider
00:34tout le monde en baissant les taxes ?
00:36Andréa Cotarab, je vous vois arriver.
00:39Bon c'est vrai que pour beaucoup c'est une usine à gaz.
00:43Vous partagez aussi Kevin Bossuet ?
00:45Évidemment que c'est une usine à gaz.
00:47On a vu arriver toute la technocratie avec son verbiage qui finalement ne prend plus.
00:54Avec des expressions, des mots pour nous expliquer déjà qu'on n'avait plus d'argent.
00:58D'ailleurs ce qui a ruiné la France entre guillemets évidemment que c'est monsieur Macron.
01:02Et ensuite avec des aides qui sont ciblées dans lesquelles finalement les gens ne se reconnaissent pas.
01:08Et on sait très bien que quand il y a des aides ciblées, il y a des gens qui ne
01:10vont pas les demander tellement c'est compliqué de les obtenir.
01:13Il faut remplir tel ou tel formulaire.
01:15Là on nous dit que c'est automatique.
01:16Oui c'est automatique mais je suis d'accord avec pour le coup le rassemblement national.
01:20Le problème c'est finalement la taxation notamment du carburant.
01:25Juste quelques chiffres.
01:26Sous Nicolas Sarkozy, les taxes sur le carburant rapportaient à l'État 33 milliards.
01:31Sous François Hollande, ses taxes rapportaient 40 milliards.
01:34Sous Emmanuel Macron, on est à 50 milliards.
01:36On a affaire à un État qui taxe, qui taxe, qui taxe et qui refuse finalement de détaxer.
01:41Là le gouvernement a dit qu'il était en débit de, je crois de mémoire hier, 407 millions d'euros.
01:47Qu'il a perdu de l'argent, qu'il était plutôt déficitaire par rapport à ses taxes puisque les aides
01:52ont été plus chères.
01:53Et Sébastien Lecornu qui introduit cette règle d'or.
01:57Il n'y aura plus aucun surplus dans les poches du gouvernement.
02:01Ça sera restitué aux Français.
02:02Si on veut être juste...
02:03C'est de la communication.
02:04Ça vous fait rire Andréa Cotara ?
02:05Oui ça me fait un peu rire.
02:06Vous n'y croyez pas ?
02:06La règle d'or.
02:07Tout le monde pourrait penser que c'est une bonne idée.
02:09A savoir que quand il y a une crise majeure, un cas de force majeure, l'État ne s'engraisse
02:14pas sur le dos des consommateurs et des Français.
02:16La réalité c'est que...
02:17Mais ils mentent alors ?
02:18Mais la réalité est tout autre.
02:19La réalité c'est que vous avez moins de volume qui est consommé par les Français.
02:23Parce que le gouvernement dit que c'est moins de 30% de consommation en 10 jours.
02:26Donc il y a moins d'argent qui est rendu dans les caisses de l'État.
02:28Et donc je conclue, il n'y a rien qui sera redistribué.
02:32C'est de la com.
02:33Il n'y a rien.
02:34L'État ne va rien redistribuer aux Français.
02:35Là ils n'ont rien gagné.
02:36Et deuxièmement, ils perdent 400 millions.
02:38Mais Kevin vous a dit, et c'est vrai, les taxes c'est 50% du litre.
02:4350% du prix du litre.
02:45Et l'État gagne 42, pas millions, milliards d'euros.
02:48Oui, milliards, j'ai dit millions.
02:50Donc quand ils perdent 400 millions, etc.
02:52Bah oui, le prix est tellement fort.
02:53Donc il y a le carburant qui augmente, qui va peut-être passer les 3 euros le litre si la
02:59situation se poursuit.
03:00Mais on a aussi toutes les autres énergies.
03:02Parce que l'ERN souhaite baisser les taxes sur toutes les énergies.
03:04Le fuel a augmenté de 109% ces 10 dernières années.
03:10109%.
03:10Si bien que les gens, ces 2 millions de foyers quand même, ne remplissent même plus les cubes.
03:14Le gaz a augmenté de plus 41 depuis janvier.
03:17Il réaugmente de 6% au mois d'octobre.
03:19Donc si vous voulez, et c'est 6 millions de familles qui sont touchées, tous les Français sont touchés.
03:23Donc ces aides ciblées, qui d'ailleurs n'ont pas marché la dernière fois, puisque peu de personnes s'inscrivaient,
03:28ne vont pas plus marcher cette fois-ci.
03:30Il faut baisser les taxes.
03:32L'Allemagne le fait, l'Italie, l'Espagne, la Pologne.
03:34Et je vais vous le dire, la France y viendra.
03:37Oui, oui.
03:37Non mais d'accord, mais c'est l'éternel débat qu'on va recommencer encore une énième fois.
03:42C'est 10, 15 milliards en moins dans les caisses de l'État aussi.
03:46On n'a plus du tout les moyens.
03:47C'est ça le sujet.
03:49Moi j'aimerais bien aussi, évidemment.
03:50Ça coûte cher, vous avez raison, ça coûte cher.
03:52Beaucoup de choses coûte cher.
03:5310 milliards d'euros de contribution de la France à l'Union Européenne.
03:55Je pense que la dignité des gens...
03:576 milliards pour les primaires vivants, 1,3 milliard pour l'AM, 15 milliards de fraude sociale, c'est-à
04:05-dire d'argent des Français qui partent dans les fraudes.
04:07Il y a beaucoup d'argent, beaucoup de choses coûtent cher, mais nous on assume ce choix-là.
04:11Mais vous êtes vraiment sûr que vous allez le financer ?
04:13Évidemment qu'on est sûr et on l'assume.
04:15Le budget, ce sont des choix, on assume de donner de l'oxygène aux Français.
04:18Parce qu'il y a une autre question à se poser, excusez-moi.
04:20Là, moi j'ai budgétisé notre mesure.
04:24Mais ça va coûter beaucoup plus cher à l'économie française et aux familles de ne rien faire.
04:28Combien ça va coûter de ne rien faire ?
04:30C'est ça la vraie question.
04:31Non mais c'est vrai que là où je vous rejoins, c'est qu'il y a une baisse de
04:33la consommation évidente, Mathias.
04:36Cette mesure, est-ce que c'est une usine à gaz ?
04:38C'est en tout cas une rustine.
04:40C'est-à-dire que le gouvernement est un peu pris par sa marge de manœuvre qui est très très
04:46faible.
04:47Alors effectivement, moi je pense comme Andréac, il sera forcé à un moment donné, sous le poids de la rue,
04:54de baisser les taxes.
04:55Mais pour l'instant, il semble vouloir justement désamorcer un peu la situation.
04:59C'est une mesure très politique parce qu'on se dit, les grands rouleurs, on leur met un coup de
05:04pouce,
05:04donc ça va retarder la descente dans la rue de la colère.
05:09Ce qui est à mon avis un très mauvais calcul.
05:11Et surtout, on voit qu'il y a quelque chose de l'ordre de la rustine.
05:15Quand on voit l'espèce de communication politique qu'il y a autour, effectivement, ces ministres qui sont là au
05:21garde-à-vous.
05:23Derrière, on a l'impression qu'il y avait le banc et l'arrière-banc des gens concernés
05:27pour, franchement, une montagne qui accouche d'une souris.
05:31Donc il y a quelque chose de ridicule.
05:33Bon, après, dans tous les pays, l'État n'aide pas forcément les gens.
05:37Là, c'est encore bon, il y a beaucoup de chèques.
05:39Dans tous les pays, ce n'est pas aussi cher que ça.
05:41Il faut bien que ça soit souligné.
05:44Il y a quelque chose que les technocrates ne comprennent pas.
05:46C'est que ce n'est pas seulement une difficulté à bouger, à se déplacer.
05:51C'est que là, on s'en prend directement à la dignité des gens.
05:54Quand vous n'avez plus assez d'argent pour circuler, pour aller au travail,
05:58quand vous êtes un jeune dans les milieux ruraux,
06:00que vous n'avez plus assez d'argent pour aller chercher un travail, etc.
06:04Pour chauffer avec le fondation du gaz.
06:06Non, mais ça, il faut quand même le signaler.
06:08Et autre chose aussi, c'est encore les classes moyennes qui se sentent finalement ciblées.
06:13Et il y a dans ce pays beaucoup d'aides sociales,
06:15des gens qui touchent des aides sociales, qui sont non-contributives,
06:18qui n'en fichent pas une.
06:19Et de l'autre, des gens qui ne demandent qu'à travailler, qu'à circuler.
06:23Et c'est vraiment cette fracture qui est en train de s'intensifier dans le pays.
06:26Et quand je vois tous ces ministres attablés,
06:29en train de nous raconter, de nous lancer notamment ces mots-valises, ces mots-gadgets,
06:33c'est juste scandaleux.
06:35Ils se fichent du monde et les Français en ont ras-le-bol.
06:37Non, mais c'est vrai.
06:38Il faut aussi porter cette voie-là des gens qui bossent.
06:41Bon, on poursuit nos débats dans quelques instants.
06:43Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
06:450826 300 300 sur Sud Radio.
06:51Avec mes débatteurs du jour, Kevin Bossuet, très en forme aujourd'hui.
06:55Kevin, Mathias Leboeuf et Andréa Cotarac.
06:59On parle encore un petit peu de ces aides ciblées face à la flambée des prix du carburant
07:04avec cette phrase que je voulais vous faire commenter.
07:07Je n'ai pas envie d'embêter Total.
07:08Ça, c'est Serge Papin, le ministre du Commerce et des PME, interrogé sur l'appel de certains
07:15partis à plus de transparence sur les marges du géant Total ou à le taxer plus.
07:22Je m'intéresse d'avoir votre avis, Andréa Cotarac.
07:24D'abord, on a vu beaucoup de ministres, on ne sait même plus vraiment qui c'est.
07:28Parce que Serge Papin, moi je connaissais Jean-Pierre, Papin, mais Serge Papin, je ne connais pas.
07:33Deuxièmement...
07:33Ancien patron des systèmes.
07:35Oui, certainement.
07:36Mais moi, je ne savais pas qu'il était ministre.
07:38Il y en a tellement avec l'instabilité.
07:40On ne sait plus qui est ministre, qui est secrétaire d'État, etc.
07:42On s'y perd un peu.
07:45Sur le Rassemblement National et les sur-profits, c'est ce dont on parle,
07:51Jean-Philippe Tanguy avait proposé une taxe sur les sur-profits induits.
07:55C'est-à-dire des profits qui ne sont pas dus au mérite de l'entreprise,
07:58qui ne sont pas dus aux investissements qu'ils ont faits,
08:00qui ne sont pas dus à leur talent et à leur anticipation des marchés,
08:04mais qui sont dus à un cas de force majeure.
08:05Une guerre, une crise, une explosion des matières premières.
08:08Et on refuse que des distributeurs, des entreprises ou des multinationales
08:12fassent du gain induit sur le dos des consommateurs et des Français.
08:16Et donc, pour des entreprises, je sais que Total en a fait,
08:19mais il y en a bien d'autres, parce qu'on parle beaucoup de carburant,
08:21mais je le répète, il y a le kérosène, il y a l'hélium, il y a du gaz,
08:25il y a les engrais agricoles.
08:26Personne n'en parle, ça va être une vraie crise pour les agriculteurs sur les engrais,
08:32puisque l'Egypte en produit, puisque énormément de matières premières
08:36passent par le détroit de Hormuz, passent par le détroit de Babel-Mendède.
08:38On va droit vers des crises.
08:39Je refuse, et le RN aussi, que des surprofits induits soient faits sur le dos des Français.
08:44C'est vrai que Total plafonne.
08:462 euros, le carburant, ça il faut quand même le souligner.
08:49Mais c'est pour ça que nous, quand on dit qu'on veut une baisse des taxes,
08:51il ne faut pas oublier un autre mécanisme qui se fait en parallèle et qui est évident,
08:55c'est un contrôle des marges.
08:57Parce qu'en fait, vous vous souvenez, quand Nicolas Sarkozy avait, à tort ou à raison,
09:00baissé la TVA pour la restauration, les prix étaient restés les mêmes.
09:03Et voilà, donc les restaurateurs, certains d'entre eux en pochaient davantage.
09:07Nous, ce qu'on veut faire, c'est faire baisser le prix du litre.
09:09Quand on veut faire baisser la TVA, il faut en parallèle, de manière inévitable,
09:13contrôler les marges pour faire bénéficier, non pas à l'État, non pas aux distributeurs,
09:17mais véritablement aux consommateurs français.
09:19Bonjour Cédric.
09:20Bonjour.
09:21Vous nous appelez Dotignac.
09:23Alors, vous en avez pensé quoi, vous, de ces annonces de ce cortège de ministres hier ?
09:28En fait, c'est excellent, parce qu'en fait, ils font des aides avec notre argent.
09:31Donc, nous, c'est...
09:32Ça, vous n'avez pas le temps.
09:34Voilà, ils font des...
09:35C'est la meilleure punchline.
09:36Ils nous aident, ils nous prennent l'argent et ils nous redonnent l'argent
09:38pour qu'on ferme notre bouche, grosso modo, c'est-à-dire qu'on nous donne le sou
09:41et on va nous dire, voilà, on t'a donné un peu de miettes, maintenant tu te tais,
09:44tu ne vas pas dans les rues et surtout, tu ne fais rien.
09:47Aujourd'hui, ce n'est pas ça qu'il faut.
09:48Je vais vous donner un exemple concret.
09:50Hier, je passe devant la station de service de la Grande Surface,
09:52où je vais régulièrement.
09:552,21 euros le litre.
09:56Ce matin, écoutez bien, ce matin, j'ai photo à l'appui,
10:022,43 euros.
10:0320 centimes de plus.
10:042 euros de l'essence normale ou du gasoil.
10:06Il y a 22 centimes de différence entre hier et aujourd'hui,
10:09alors que le Brent a baissé.
10:10Donc, il y a des super profits qui se font.
10:12On nous prend pour des imbéciles.
10:14D'ailleurs, quand on voit comme ça a été fait,
10:16comme l'État nous pompe du matin au soir, du soir au matin,
10:21c'est plus vivable.
10:22Là, aujourd'hui, heureusement, j'ai calculé avec madame,
10:26on fait en moyenne sur le mois avec les deux véhicules,
10:29et moi, je suis en éthanol,
10:31sur la moyenne sur les deux véhicules,
10:33on fait à peu près 600 euros de plein par mois maintenant.
10:35600 euros de plein par mois.
10:37On nous donne 100 euros, ça ne fait même pas un plein 100 euros.
10:39On ne veut pas qu'ils nous donnent de l'argent.
10:41Nous, ce qu'on veut, c'est vivre avec notre salaire.
10:43On ne veut pas vivre avec les aides,
10:45on veut vivre avec notre salaire.
10:46Notre salaire ne nous suffit plus.
10:47Par contre, comme j'ai vu que vous avez des invités qui sont très compétents,
10:52ce que je souhaiterais, c'est qu'on puisse faire un décret aujourd'hui,
10:54et on fait un décret.
10:56Aujourd'hui, on signe un décret.
10:58Le salaire des ministres et des députés,
11:002000 euros par mois.
11:01Apparemment, on vit bien avec 2000 euros par mois.
11:03Donc, dans ces cas-là, on peut faire 2000 euros par mois.
11:05Il n'y a pas de souci.
11:06En plus, ils ont des chauffeurs, ils ne payent pas l'essence.
11:08Ils ont payé 2000 euros par mois.
11:09Ils ont été chauffeurs.
11:10Vous en pensez quoi, Mathias Leboeuf, de ce que vient de dire Cédric ?
11:15Non, mais c'est vrai qu'on comprend cette colère.
11:17C'est insupportable.
11:18Les Français ont envie de vivre dignement de leur salaire.
11:21Point final.
11:21On comprend cette colère.
11:23Je partage ce que vient de dire l'auditeur.
11:25C'est-à-dire qu'on a un peu l'impression, comme il l'a dit,
11:27qu'on donne le sou aux Français,
11:29et encore pas à tous,
11:31pour qu'ils se tiennent tranquilles, en quelque sorte.
11:35Et qu'on n'est pas une nouvelle vague de gilets jaunes dans les rues
11:38à sept mois des présidentielles.
11:41Moi, l'impression que j'ai,
11:44c'est que le gouvernement et Emmanuel Macron
11:47cherchent à désamorcer politiquement une poudrière,
11:51mais pas à résoudre le problème des Français.
11:53Donc on a l'impression que le problème, pour eux, est un problème politique,
11:56et pas un problème économique de terrain des Français dans la rue,
12:01qui galèrent.
12:02Donc voilà, encore une fois,
12:04on a l'impression d'une déconnexion totale de l'exécutif
12:08avec le problème et le terrain des Français.
12:11André Acosta.
12:11Très simplement, je suis d'accord avec l'auditeur,
12:14quand il dit qu'on gagne très bien avec 2000 euros,
12:16c'est parce que c'est le ministre macroniste
12:19qui a expliqué qu'on vivait très bien avec 1200 euros.
12:21Trois jours avant, on avait eu la porte-parole du gouvernement
12:24qui expliquait que les retraités favorisés, on va dire,
12:27c'est ceux qui gagnaient plus de 1280 euros.
12:29Je répète, 1280 euros, c'est-à-dire moins que le SMIC.
12:32Donc, si vous voulez, on a effectivement une classe politique macroniste,
12:36celle qui nous dirige depuis près de 10 ans,
12:38qui est déconnectée.
12:39Évidemment qu'ils sont déconnectés.
12:41Et je le répète...
12:42Il faudrait qu'ils s'appliquent ces chiffres à eux-mêmes,
12:44ce serait intéressant.
12:45Ce serait très intéressant.
12:46Mais on a une baisse de l'alimentaire,
12:49c'est-à-dire que les Français consomment moins au supermarché
12:51pour manger, c'est-à-dire les choses les plus élémentaires.
12:54Sur le carburant, on a une usine à gaz que nous fait le gouvernement,
12:56on sait très bien qu'ils ne vont pas aider les Français.
12:59Et le paradoxe qu'il y a, c'est quand on parle des gros rouleurs.
13:03L'INSEE nous explique que l'extrême pauvreté dans notre pays,
13:06ce n'est pas les banlieues,
13:07l'extrême pauvreté, c'est le monde rural.
13:09Et précisément, nous dit l'INSEE,
13:11les communes rurales les plus isolées,
13:13là où il n'y a pas de bus, là où il n'y a pas de métro,
13:15là où il n'y a pas de taxi, de Uber, de je ne sais quoi.
13:18Les gens prennent leur voiture.
13:19Et quand on écoute l'auditeur qui nous dit,
13:21avec ma femme, on fait deux pleins et on a pour 600 euros,
13:24600 euros, c'est énormissime.
13:27Vous savez que deux Français sur trois gagnent entre le SMIC et 2000 euros.
13:31Donc on ne peut pas vivre...
13:32Et j'ai même vu que les assurances comptent augmenter les abonnements,
13:37enfin les contrats, de 5 à 7% pour l'habitation et l'automobile.
13:40C'est-à-dire bien au-delà de l'inflation.
13:42Donc les profiteurs de crise, c'est non.
13:44Je suis parfaitement d'accord avec ce qui a été dit.
13:47Au cours de la dernière présidentielle,
13:48il y a eu le débat autour du grand remplacement.
13:50Il y a eu le grand déclassement.
13:52Là, on va sur un débat autour du grand effacement.
13:54Parce que quand vous allez dans les territoires,
13:57que vous parlez aux gens,
13:58ils ont l'impression de ne plus exister,
13:59de ne plus compter,
14:01de ne plus pouvoir vivre dignement
14:03et de recevoir en face,
14:04dès qu'ils expriment leur malaise social,
14:06finalement une forme de mépris
14:08venant des centres urbains
14:09et venant notamment de ceux qui nous dirigent.
14:13Et il y a une chose qui m'a énormément marquée,
14:15c'est la question de l'école.
14:16Parce que pendant longtemps,
14:17vous avez les catégories populaires qui ont joué le jeu.
14:20Ils disent on paye des impôts,
14:21nos enfants feront des études,
14:22ils vont pouvoir s'élever socialement,
14:23sauf que ça ne fonctionne plus.
14:25Il y a le sentiment finalement d'une grande trahison
14:27et des gens finalement qui ont l'impression de ne plus compter
14:30et ça boue, ça boue, ça boue.
14:32Et vous faites bien souligner le problème de l'école dans les ruralités
14:34parce qu'on ferme des classes dans les écoles rurales.
14:37Et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'argent investi
14:39dans les classes de CP pour les quartiers prioritaires.
14:42Et c'est un vrai sujet.
14:43Il y en a qui se plaignent de ça de plus en plus en ruralité.
14:48Bonjour Yvette.
14:50Vous vous appelez de Perpignan, vous vouliez réagir.
14:52Oui, je ne sais pas ce que c'était le sujet de votre achat,
14:58mais moi je voulais juste parler,
14:59parce que là ce matin j'ai vu que le baril de Brent
15:03était à 90 dollars et quelques,
15:05le WPI là était à 88,
15:08et quand l'autre jour c'était à 100 ou à 110,
15:11tout de suite là, hop, hop, à la pompe.
15:13J'espère qu'ils vont faire pareil à la pompe,
15:15maintenant que c'est moins de 100 dollars.
15:17Alors il y a toujours un décalage, ils vont vous dire.
15:19Oui, il dit qu'il y a un décalage, il y a toujours un décalage.
15:22Vous n'êtes jamais dans le bon sens, vous l'accord Yvette.
15:25Hein ?
15:25Jamais dans le bon sens le décalage,
15:27c'est sûr, ça augmente plus vite que ça baisse.
15:30Dites-le bien fort à tous ces voleurs qui profitent du système.
15:34Mathias, je le vois.
15:36Après, le problème, parce que ce problème là,
15:39on y sera confronté encore dans 6 mois,
15:42et peut-être dans 8 mois, et dans un an.
15:45Le vrai fond du problème, c'est un problème de souveraineté énergétique,
15:48c'est-à-dire qu'on est tributaire d'un marché
15:50qu'on ne maîtrise absolument pas,
15:52et donc au gré des aléas internationaux,
15:56comme on peut connaître aujourd'hui,
15:57on est dans la panade.
15:59Enfin, on a fermé nos raffineries aussi,
16:00parce que soi-disant, il faut...
16:02On a fermé nos raffineries,
16:03mais surtout, moi il y a une chose que je pointe aussi,
16:07c'est l'absence totale depuis 10 ans
16:09de mise en place d'une transition écologique
16:12qui soit fiable, qui soit efficace,
16:15et...
16:16Il n'y a pas de vision, il y a quoi...
16:18Les biocarburants, par exemple.
16:19Vous avez des tas de biocarburants,
16:21notamment pour le monde agricole,
16:22qui sont extrêmement efficaces.
16:23Il y a un de vos auditeurs qui a parlé tout à l'heure de bioéthanol.
16:26Il y a du bioéthanol, il y a du GPL,
16:29il y a l'hydrogène liquide.
16:30Les moteurs à hydrogène liquide,
16:32ça marche très bien.
16:33Pourquoi on n'a pas mis en place
16:36ce panel de carburants alternatifs
16:40pour échapper à l'emprise des hydrocarbures
16:43et des énergies fossiles ?
16:44Vous savez très bien qu'il n'y a pas de vision.
16:46Vous disiez avant qu'il fallait faire du diesel,
16:48on avait fermé les raffineries,
16:49ensuite il y a eu la décision de l'Europe
16:51d'interdire les moteurs thermiques,
16:52donc du coup on va vers l'électrique.
16:54C'est vrai qu'il n'y a pas de confiance sur la stratégie.
16:58On paye aujourd'hui 10 ans d'aveuglement politique
17:02en termes de souveraineté énergétique.
17:05Et d'aternoiement, c'est certain.
17:06Merci Yvette d'avoir réagi,
17:10d'avoir poussé votre coup de gueule
17:12sur l'antenne de Sud Radio.
17:14Dans quelques instants, on poursuit nos débats.
17:16Est-ce que les propos d'Emmanuel Macron
17:18à la tribune de l'ONU vous ont choqué ?
17:20Il a dénoncé un spectacle qui nous fait honte,
17:22qui devrait tous nous faire honte à Gaza,
17:24à propos évidemment du conflit israélo-palestinien,
17:27mais il dit aussi qu'en gros le Hamas,
17:29il n'intervient pas du tout en Cisjordanie.
17:32Vrai, faux ?
17:33En tout cas, peut-être qu'il y a à redire.
17:36Kevin Bossuet, je vous sens prêt à dégainer certains arguments.
17:40En tout cas, réagissez 0826 300 300.
17:44Sud Radio.
17:46Stéphanie Demiru.
17:47A vous de le dire avec Kevin Bossuet,
17:49Mathias Leboeuf et Andréa Kotarak.
17:51Aujourd'hui, on parle de ces mots forts
17:53d'Emmanuel Macron sur le conflit israélo-palestinien.
17:56A la tribune de l'ONU,
17:57le président français a critiqué les efforts de paix
18:00pour la bande de Gaza.
18:02Aucune voie humanitaire n'a été ouverte
18:04depuis une paix prétendue,
18:05dit-il, dans l'enclave palestinienne.
18:07Il a décrit une situation comme un spectacle
18:10qui devrait tous nous faire honte.
18:13Il a dénoncé les actions d'Israël en Cisjordanie,
18:15affirmant que le Hamas n'y était pas actif.
18:17Évidemment, le gouvernement israélien
18:19n'est pas vraiment content
18:20et dénonce une absurdité grotesque.
18:21Je vous propose d'écouter le président français
18:24avant de vous faire réagir.
18:25Mais quelle est notre crédibilité
18:27si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?
18:31Certains sont flats d'une paix prétendue.
18:35Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde
18:37les voies humanitaires.
18:39Devons-nous contempler ce spectacle
18:40qui nous fait honte à tous ?
18:44Jamais !
18:50Regardez ce qui se passe.
18:51En Cisjordanie,
18:54où chaque jour des violations
18:56sont faites au nom de quoi ?
19:00Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
19:03C'est construire chaque jour
19:04l'impossibilité d'un projet
19:06qui est le respect des droits légitimes
19:09du peuple palestinien à exister.
19:12Mais c'est en même temps
19:13les conditions même de la sécurité
19:15d'aujourd'hui et de demain
19:17pour Israël et son peuple.
19:20Alors, il y a plusieurs choses quand même
19:22dans ce que dit Emmanuel Macron.
19:24Il nous parle justement
19:25des voies humanitaires
19:27qui n'ont pas été ouvertes.
19:28Il nous parle aussi de Hamas
19:30qui ne serait pas en Cisjordanie.
19:32Alors, on peut totalement regretter,
19:34évidemment, et déplorer cette situation à Gaza.
19:37Mais enfin, il y a quelques exactitudes quand même.
19:39Moi, j'ai pour le coup fait des petites recherches.
19:42Depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025,
19:44les livraisons humanitaires ont augmenté,
19:46ont permis une amélioration certes fragile
19:48de la situation alimentaire.
19:50Donc, première contre-vérité, pardon.
19:55Par ailleurs, que le Hamas n'intervienne pas
19:58en Cisjordanie, on peut aussi s'interroger.
20:01Kevin Bossuet, c'est étonnant.
20:02C'est extrêmement étonnant
20:04et je crois qu'il faut dépassionner le débat
20:05et répondre factuellement.
20:08M. Macron nous dit que le Hamas
20:09n'a jamais sévi en Cisjordanie.
20:12C'est totalement faux.
20:13Par exemple, le 8 septembre 2025,
20:15il y a 5 juifs qui ont été assassinés
20:18par deux terroristes du Hamas en Cisjordanie,
20:22qui est en fait la Judée Samarie.
20:24Encore récemment, vous avez 4 juifs
20:26qui sont tombés sous les coups
20:28des brigades al-Aqsa du Hamas.
20:30Et encore, il y a quelques jours,
20:32un franco-israélien a été assassiné,
20:35notamment en Cisjordanie,
20:37par un terroriste islamiste.
20:39Donc, ce que dit M. Macron est faux.
20:41Et le Hamas a salué l'attaque,
20:43sans la revendiquer.
20:44Soit c'est de la malhonnêteté,
20:46soit c'est une manque de connaissances.
20:47Je pense que c'est de la malhonnêteté.
20:49Et de manière plus générale,
20:50je regrette ce qui se passe à Gaza.
20:52Je suis évidemment choqué
20:53par rapport à ce qui se passe
20:55quand je vois des gamins
20:56dans des situations de détresse baissée.
20:58Évidemment, j'ai un cœur
20:59et je suis le premier à m'en émouvoir.
21:01Mais il faut remettre ça dans ce contexte.
21:03Cette guerre fait suite notamment
21:04à une attaque terroriste
21:06qui est le 7 octobre.
21:07Et moi, je remarque quand même M. Macron
21:09n'est pas à la hauteur de l'histoire.
21:11Il a quand même fait des zigzags.
21:12Au début, M. Macron voulait
21:14une grande coalition avec Israël
21:15pour lutter contre le terrorisme.
21:17Et après, il est devenu un ennemi
21:19acharné d'Israël
21:20en voulant notamment désarmer Israël,
21:22en accusant de Sahel
21:23de telle ou telle chose, etc.
21:25Et dernière chose que j'aimerais dire,
21:27ce qu'il y a de plus inquiétant,
21:28c'est que M. Macron,
21:29avec ses mensonges,
21:30finalement discrédite la France.
21:32Et ça, c'est extrêmement grave.
21:34et finalement donne
21:36du grain à moudre
21:37à tous ces islamistes,
21:39à tous ces gens
21:40qui sont dans une forme
21:41de rhétorique antisémite.
21:43Encore une fois,
21:44et je terminerai là-dessus,
21:45ce que fait Israël,
21:46c'est un combat civilisationnel.
21:48Israël, je me suis dit,
21:49ça survit.
21:50Israël défend évidemment
21:51ses valeurs.
21:52Et ce que fait Israël,
21:53c'est de lutter contre le terrorisme israélien.
21:56Et les Français
21:57devraient être derrière.
21:59Et encore une fois,
21:59je regrette ce qui se passe à Gaza.
22:01Et l'un n'empêche pas de commencer.
22:02Il y avait une première partie
22:03qui était effectivement
22:04restons sur le factuel
22:05et vous avez raison.
22:07Mais c'est factuel ?
22:08En effet, le Hamas
22:09est bien présent en Cisjordanie.
22:11Il y a eu des voix humanitaires.
22:12Bon, la deuxième partie,
22:13c'était votre opinion.
22:14Qu'est-ce qu'il est en train de faire Israël ?
22:15Mathias Leboeuf.
22:16Non, non, mais voilà.
22:17Je précise.
22:19Mathias Leboeuf.
22:20Moi, je partage la honte
22:23d'Emmanuel Macron
22:24parce que j'ai moi-même honte.
22:26J'ai honte d'être occidental
22:28parce que nous nous comportons
22:30comme des barbares.
22:31Et je vais vous citer Marc Aurel.
22:33Marc Aurel disait
22:33le meilleur moyen
22:35de te défendre d'eux,
22:36c'est de ne pas leur ressembler.
22:38Gaza, c'est quoi ?
22:39C'est plus de 70 000 morts.
22:41C'est plus de 170 000 blessés.
22:44Gaza, c'est 80% des bâtiments
22:47qui sont détruits.
22:48C'est une population
22:50qui est à la rue.
22:51C'est une situation humanitaire
22:55catastrophique.
22:55Et je ne parle pas de génocide.
22:57Il n'y a même pas besoin
22:58de parler de génocide
22:59pour constater la catastrophe.
23:01C'est un mot
23:01qui n'a jamais été employé.
23:02Non, non, mais je ne l'ai jamais employé.
23:06C'est une catastrophe.
23:08On devrait tous avoir honte.
23:09Si nous sommes...
23:11Ce n'est pas le sujet.
23:12Le sujet, c'est qu'il dit
23:13que le Hamas n'intervient pas
23:14en cisjordanie
23:15et qu'il n'y a pas de voie humanitaire.
23:16C'est faux.
23:16Si nous sommes la civilisation,
23:18nous,
23:19pourquoi nous nous comportons
23:20comme des barbares ?
23:21Après, je regrette une chose.
23:23Effectivement,
23:23c'est qu'Emmanuel Macron
23:25ait affaibli son propos
23:26par des approximations
23:28sur la présence
23:30ou pas du Hamas
23:31en cisjordanie
23:32puisqu'effectivement,
23:33comme l'a rappelé Kevin,
23:34factuellement,
23:35ce qu'il dit est faux.
23:36C'est bien dommage.
23:37Je pense qu'Emmanuel Macron
23:38voulait dire
23:38que le Hamas en cisjordanie,
23:40ce n'était pas le Hamas.
23:41Quand on est président de la République,
23:42il ne vaut mieux pas
23:43se tromper sur ce genre de sujet.
23:45C'est bien dommage
23:46qu'il ait affaibli son propos.
23:50Mais le cœur du propos,
23:52pour moi,
23:53c'est la honte.
23:54Et au passage,
23:55et là,
23:55je m'adresse en particulier
23:56à Kevin Bossuet,
23:57le pape n'a pas dit autre chose.
24:00Le pape a plus d'une fois
24:04exprimé, pareil,
24:06un sentiment de honte
24:07face à ce qui se passait.
24:09Donc, juste,
24:11pour le coup,
24:11regardons,
24:12ayons un peu d'humanité.
24:13Regardons les choses
24:14avec humanité.
24:16Regardons un peu
24:16ce qui s'est passé le 7 octobre
24:17et ils ont un petit peu d'humanité aussi.
24:20Et c'est une certaine
24:21instrumentalisation
24:22de la population de Gaza
24:23par le Hamas.
24:24Aussi,
24:25Andréa Cotarani.
24:26Je ne défends en aucun cas
24:27le Hamas.
24:28D'ailleurs,
24:28le Hamas est plus populaire
24:30que l'autorité palestinienne
24:31à Gaza.
24:32Non, simplement,
24:33je pense que tout ce qui est radical
24:35est inopérant.
24:37Et donc,
24:38sur ces sujets-là,
24:39et y compris,
24:40moi,
24:40j'attaque Emmanuel Macron
24:42à chaque fois
24:42sur les 10 années
24:44qu'il a eues
24:45et les résultats
24:46sont catastrophiques,
24:47quand le chef de l'État
24:49représente la France
24:49à l'ONU,
24:50je ne suis plus mesuré
24:51parce qu'il représente
24:52notre pays.
24:53Maintenant,
24:53un,
24:54à titre personnel,
24:55je n'ai aucun doute
24:56sur le fait que
24:57c'est une catastrophe
24:58humanitaire à Gaza.
24:59C'est une catastrophe
25:00humanitaire à Gaza
25:01et je pense qu'on est tous d'accord
25:02sur ce que nous avons.
25:03C'est bien de le dire.
25:04C'est bien de ne pas dire
25:05des exactitudes
25:06quand on est président
25:06de la République.
25:08le chef de l'État
25:09effectivement a parlé
25:10de l'aide humanitaire à Gaza.
25:11Alors, effectivement,
25:12peut-être que certains camions
25:13rentrent ou pas,
25:13il n'en reste pas moins
25:16non plus que l'islamisme
25:18est toujours présent
25:19sur l'ensemble
25:20de ces territoires-là
25:21et l'ERN souhaite combattre
25:23cette idéologie,
25:24non pas un peuple palestinien,
25:26non pas une religion musulmane,
25:27une idéologie islamiste,
25:29en l'occurrence sunnite,
25:30qui commet des actes terroristes.
25:33Et troisièmement,
25:34il a parlé,
25:35le chef de l'État,
25:36de violation de souveraineté.
25:38Et je pense que là-dessus,
25:40la France doit davantage
25:43participer à défendre
25:44la souveraineté
25:45et les frontières.
25:46On l'a fait sur l'Ukraine,
25:48on l'a fait sur le Liban,
25:49parce qu'on a beaucoup
25:50de liens avec Israël,
25:51mais on a énormément
25:52de liens avec le Liban.
25:54On l'a fait avec la Syrie,
25:56on l'a fait contre
25:58Donald Trump sur l'Iran,
25:59puisque Marine Le Pen
26:00avait dit que c'était
26:00une erreur cette guerre.
26:02Et manifestement,
26:03si on parle de prix de carburant,
26:04d'inflation,
26:04de blocage des Trois d'Ormouz,
26:06etc.,
26:06c'est du fait
26:07d'un déclenchement de guerre
26:08en Iran,
26:09donc une violation également
26:10de souveraineté,
26:11je pense qu'il faut être ferme
26:12sur le respect
26:13des souverainetés.
26:14On ne trouvera pas la paix
26:16si on a des violations
26:17de souveraineté.
26:18Et j'ajoute un dernier point
26:19quand même,
26:19parce qu'on parle
26:20de la situation catastrophique
26:21à Gaza,
26:21il y a des situations catastrophiques
26:23tout autour.
26:24En Syrie,
26:25on a des émeutes
26:25anti-Jolani,
26:27qui est un islamiste
26:27qu'Emmanuel Macron
26:28a accueilli
26:29à côté de la Tour Eiffel,
26:30des émeutes anti-Jolani
26:31qui arrivent beaucoup plus rapidement
26:33qu'on imaginait,
26:34au Liban,
26:36en Jordanie,
26:37en Iran,
26:38dans les pays du Golfe également,
26:40puisqu'on commence
26:40à taper,
26:41que ce soit les Iraniens
26:42ou les autres,
26:42des usines
26:43de dessalement d'eau.
26:44L'eau,
26:45c'est primordial.
26:46Donc,
26:46si vous voulez,
26:47je garderai un peu de mesure
26:48sur l'ensemble de la situation
26:49et il faut s'attaquer
26:52à l'islamisme,
26:53faire exister l'Israël
26:55et un État palestinien
26:56et troisièmement,
26:58rechercher la paix
26:58quand même
26:59dans toute cette région.
27:00Et vous,
27:00qu'en pensez-vous ?
27:01N'hésitez pas,
27:02Manu,
27:02vous accueillez
27:02au Standard 0
27:04826 300 300.
27:06On marque une pause
27:06et on se retrouve
27:07dans quelques instants
27:08sur Sud Radio.
27:10Sud Radio.
27:1210h midi,
27:13Sud Radio,
27:14à vous de le dire,
27:15Stéphanie Demuru.
27:1711h01 sur Sud Radio
27:18avec mes débatteurs
27:19de la journée,
27:20Kevin Bossuet,
27:21Mathias Leboeuf,
27:22Andrea Cotarac.
27:23Et vous,
27:24évidemment,
27:24n'hésitez pas
27:25à prendre part
27:25aux discussions 0
27:28826 300 300.
27:30On vient de parler
27:31d'Emmanuel Macron
27:32à la tribune de l'ONU.
27:33On va parler maintenant
27:34d'Emmanuel Macron
27:35qui n'ira à aucune messe
27:36du pape.
27:37Il sera représenté
27:38notamment par Sébastien Lecornu
27:39et Brigitte Macron
27:41samedi,
27:42place de la Concorde.
27:44Alors,
27:44est-ce que,
27:45finalement,
27:45c'est le respect normal
27:46de la laïcité ?
27:47On se souvient
27:47qu'il avait été copieusement
27:50sifflé
27:50à la messe du pape
27:52à Marseille,
27:53du précédent pape
27:54François.
27:55Donc, c'est bien.
27:56Respect de la laïcité
27:57ou alors rendez-vous
27:58manqué avec les catholiques
27:59français lors de ce
28:00grand événement ?
28:01Bon,
28:01on ne va pas se mentir.
28:02Quoi qu'il fasse,
28:03il va être critiqué,
28:04Emmanuel Macron,
28:04si on doit être honnête.
28:05Oui,
28:05mais là,
28:06si on s'intéresse
28:07véritablement au sujet,
28:08il faut essayer de comprendre
28:09pourquoi il a agi comme ça.
28:10Je pense que le chef d'État,
28:12Emmanuel Macron,
28:13a été vexé
28:14parce qu'il a proposé
28:15notamment à Léo XIV
28:17un dîner d'État.
28:18Il a proposé
28:20qu'il pavoise ensemble
28:21au sein de Notre-Dame de Paris
28:23pour montrer la reconstruction.
28:25Et comme Léon XIV
28:26a tout refusé,
28:27finalement,
28:28M. Macron s'est rédit.
28:29Il a dit
28:30puisque si comme ça,
28:31je n'irai pas à la messe.
28:32Donc,
28:32ça en dit déjà long
28:33sur la personnalité
28:35du chef de l'État.
28:36Ensuite,
28:37je ne vois pas le rapport
28:37avec la laïcité.
28:39M.
28:40Léon XIV,
28:41c'est évidemment
28:42le chef des catholiques,
28:44mais c'est aussi
28:44un chef d'État
28:45qui représente
28:46quelque chose
28:47dans le monde.
28:48Et je rappelle
28:49quand même...
28:50Il le reçoit.
28:52Il faut juste
28:52rappeler quand même une chose.
28:54Je rappelle une chose.
28:55Il va le chercher à Orly.
28:56Il se déplace.
28:56Il va le chercher à Orly.
28:58Juste une chose.
28:59On est en France.
29:00Notre pays,
29:01c'est un pays chrétien.
29:03La République élaïque.
29:04Mais ça n'a rien à voir.
29:05Ah bah si.
29:05Aux racines chrétiennes.
29:07La France,
29:07c'est la rencontre
29:08entre un roi
29:10et le dieu des chrétiens
29:11et la religion chrétienne.
29:13C'est ça notre pays.
29:15Après,
29:15par la suite,
29:16en effet,
29:16il y a eu la laïcité.
29:17Mais la laïcité
29:18ne va pas à l'encontre
29:20de notre civilisation chrétienne
29:25et de notre culture chrétienne.
29:28Simplement,
29:29ce n'est pas antagoniste.
29:30Donc il faut simplement le dire.
29:31Et je terminerai juste une chose.
29:32Quand vous allez
29:33dans chaque village de France,
29:34vous ne voyez pas
29:35une mosquée,
29:36vous ne voyez pas
29:37un temple bouddhiste,
29:38vous voyez une église
29:39et ça signifie quelque chose.
29:40Quand vous voyez
29:40nos jours fériés,
29:41ce sont des jours fériés chrétiens.
29:43Quand vous voyez
29:44une crise chronologiste,
29:45le repère,
29:46c'est l'an zéro,
29:47la naissance de Jésus-Christ.
29:48Donc notre pays est chrétien
29:49et c'est aussi le rôle
29:50d'Emmanuel Macron,
29:51du président de la République,
29:53de défendre cet héritage.
29:54Bon,
29:54je voulais rappeler
29:57à Kevin Bossuet
29:58qu'on n'est plus
29:58sous Saint-Louis.
29:59Ça, c'est une première chose.
30:00Vous avez pris le pape
30:02comme référence tout à l'heure.
30:03Vous le prenez
30:04quand ça vous arrange.
30:05Non, mais je n'ai aucun problème
30:07avec le pape.
30:07On ne dirait pas.
30:08Je n'ai aucun problème.
30:09Mais non, non, non.
30:09Justement,
30:10moi, je considère
30:11qu'il ne faut pas
30:12qu'il y ait de privilèges catholiques.
30:14Ah bon ?
30:15Ah ben non, non, non.
30:16Allez voir sur France Inter
30:17s'il y a un privilège catholique
30:18qu'on est en train de parler
30:19sur la religion catholique
30:20à longueur de temps.
30:20La laïcité,
30:21c'est l'égal traitement
30:23de toutes les religions.
30:24Donc, ne vous en dépeignez.
30:25La France n'est pas
30:26de racines chrétiennes,
30:27mon cher Mathieu.
30:28Non, si, la France,
30:28mais la République est laïque.
30:30Vous confondez la France.
30:31Bien évidemment,
30:32je connais...
30:32Mais vous opposez les deux,
30:33ça n'a rien à voir.
30:34J'ai connu l'histoire.
30:35Je connais l'histoire de la France.
30:37J'ai lu Jacques Bainville.
30:39Je sais bien,
30:40je me promène en France.
30:42Je vois bien qu'il y a des églises
30:43et qu'il y a des calvaires
30:45et tout ça.
30:45Il ne s'agit pas de nier ça.
30:47La France est de racines chrétiennes.
30:50Très bien.
30:51Aucun problème.
30:52Mais la République est laïque.
30:54Ne vous en déplaise.
30:55Et la République,
30:56c'est l'organisation politique
30:57qui doit respecter
30:59une certaine forme de neutralité.
31:01Ce qui ne veut pas dire,
31:02au passage d'ailleurs,
31:04invisibiliser les religions.
31:05C'est-à-dire que
31:06Emmanuel Macron irait à une messe,
31:10ça ne me choquerait pas pour autant
31:11à partir du moment
31:12où il fait de même
31:13pour les autres religions.
31:15Et après tout,
31:16il peut aller à un dîner du CRIF,
31:18il peut aller à la Grande Mosquée de Paris.
31:20Ça ne change rien.
31:22Bon.
31:22Après,
31:23ce qu'a dit Kevin,
31:24effectivement,
31:25la vraie question,
31:26c'est le rapport
31:27entre Léon XIV
31:29et Emmanuel Macron.
31:31Et ce rapport n'est pas bon.
31:32Ce rapport n'est pas bon
31:34parce qu'effectivement,
31:35il a reçu un camouflet
31:37de la part du pape,
31:38notamment sur la visite
31:42de Notre-Dame.
31:43Et puis surtout,
31:44vous avez oublié une chose,
31:46Kevin,
31:47c'est que
31:47lors du vote
31:51de la loi
31:51sur la fin de vie,
31:52le pape a payé
31:54une position très tranchée.
31:55Il était dans son rôle.
31:56Il était dans son rôle,
31:57bien évidemment.
31:58Il avait tout à fait raison.
31:59Et ça n'a pas pu du tout
32:00à Emmanuel Macron
32:01qui voulait à tout prix
32:02faire passer cette loi.
32:04Donc,
32:04il y a quand même
32:05des tensions.
32:06Néanmoins,
32:07Emmanuel Macron répond
32:08à ses obligations.
32:09Il va aller chercher
32:10le pape à Orly.
32:12Il va y avoir des entretiens
32:14qui seront des entretiens,
32:15justement,
32:16d'État
32:16avec un chef d'État.
32:18Après,
32:18franchement,
32:19cette double casquette
32:20de
32:21je suis
32:22le chef d'État
32:23du Vatican,
32:25pardon,
32:25je suis
32:26le chef spirituel,
32:28le patron
32:29des chrétiens.
32:30Bon,
32:31il avait assisté
32:31à la messe.
32:32Gilles,
32:33le grand-mère
32:33ne voulait intervenir.
32:34Ce matin s'est exprimé
32:35ceux qui organisent
32:36les évêques de France
32:38étaient en interview
32:39sur notre radio
32:39et la question
32:41leur a été posée
32:42sur le rapport
32:43avec le président
32:45Emmanuel Macron.
32:46La réponse
32:46a été très claire.
32:47Ce n'est pas
32:48une visite d'État,
32:50c'est une visite
32:51apostolique
32:53et une visite religieuse.
32:54Et donc,
32:55évidemment,
32:56la façon
32:56dont on organise
32:57une visite religieuse
32:58et une visite d'État,
33:00ce ne sont pas
33:00les mêmes choses
33:02qui sont mises en place.
33:04Il l'accueille
33:05en tant que pape
33:07et non pas en tant que,
33:08contrairement à ce que vous avez dit,
33:09président du Vatican.
33:11Et ce matin,
33:12c'est ce qui a été,
33:13je relais la parole,
33:14ce matin,
33:15c'est ce qui a été redit.
33:17Et en effet,
33:18il est censé
33:19ne pas se mêler
33:20de la religion.
33:21C'est ce qu'a répété
33:22les évêques de France
33:23ce matin.
33:24C'est un point important.
33:25Merci Gilles.
33:26Le gouvernement sera représenté.
33:27Oui, non mais...
33:29Le gouvernement sera représenté.
33:31C'est pour ça qu'il a représenté.
33:35On ne rentre même pas
33:36dans la laïcité
33:37dans la mesure
33:37où si le chef de l'État
33:38ne vient pas
33:39parce que c'est le chef
33:40de l'État
33:40de la République française
33:41qui est laïque,
33:42il envoie quand même
33:43le patron du gouvernement
33:45de la République française.
33:46Et sa femme.
33:47Donc, si vous voulez,
33:49il n'y a pas de question
33:50de laïcité.
33:50Moi, je vais vous dire
33:51le fond de ce que je pense.
33:52Après dix années
33:53de macronisme,
33:54la France a été fracturée.
33:56Fracturée totalement.
33:57Il n'est pas allé
33:58à la manifestation
33:59contre l'antisémitisme
34:00chez l'État.
34:01Il s'est attaqué
34:02à telle ou telle personne.
34:03Il a fracturé
34:04en expliquant
34:04qu'il y avait
34:05des violences policières
34:06contre les personnes
34:07de couleur, etc.
34:08Stop.
34:09On est la fille aînée
34:10de l'Église.
34:11On a des racines
34:12chrétiennes d'une part.
34:13On a effectivement
34:13la plus grande communauté
34:14musulmane d'Europe.
34:15On a effectivement
34:16la plus grande communauté
34:17juive d'Europe.
34:18Et à un moment donné,
34:19et on a énormément
34:20de non-croyants,
34:21de gens qui ne croient pas
34:21en notre pays.
34:22À un moment donné,
34:23il va falloir
34:23cicatriser tout ça
34:24et arrêter de faire
34:25des polémiques H24.
34:26Les catholiques ont droit
34:27au respect.
34:28On va arrêter
34:29de les insulter constamment.
34:30C'est un manque
34:31de respect pour vous.
34:32Et deuxièmement,
34:33c'est un manque
34:34de respect.
34:35Pardon ?
34:36Vous dites...
34:36Les catholiques ont droit
34:37au respect.
34:38On a l'impression
34:38qu'il ne faut surtout
34:39pas avoir le respect.
34:40Ah oui, c'est les catholiques.
34:41Et je fais du sur le...
34:42J'ai coupé la parole.
34:47Arrêtez.
34:48On va laisser vous.
34:49On va laisser en bref.
34:50Si vous l'avez dit,
34:51la même chose.
34:51Vous auriez applaudi.
34:52Ce truc vite cimerde
34:55des cathos.
34:56Franchement,
34:56j'ai rien contre les cathos.
34:57J'ai terminé.
34:59Mette ça, s'il vous plaît.
35:00Le président Macron
35:01a rencontré
35:02à d'innombrables reprises
35:03le pape.
35:04À d'innombrables reprises.
35:05On n'a jamais eu de polémique.
35:06Ah non, je n'ai rien.
35:06Bon.
35:07Et deuxièmement,
35:08vous savez que la troisième
35:09communauté en France,
35:11c'est les bouddhistes
35:12en termes de nombre.
35:13Le chef de l'État
35:14a rencontré le Dalaï Lama
35:15qui est un chef religieux.
35:17Personne ne s'est inquiété
35:18de ceux qui s'attaquaient
35:19à Emmanuel Macron
35:20sur le pape.
35:21Les codes bendites,
35:22la gauche,
35:23à l'époque,
35:24personne n'avait dit un mot
35:25lorsque le président de la République
35:26a rencontré le Dalaï Lama.
35:27Le Dalaï Lama
35:29est un chef religieux
35:30et manifestement,
35:31il n'y avait pas de polémique.
35:32Donc, à un moment donné,
35:33il faut faire passer
35:34le critère français
35:35avant la couleur de peau
35:37et avant la religion.
35:38Le critère français.
35:39L'islamo-gauchisme
35:40a fait passer la religion
35:41avant le fait d'être français.
35:42Le Black Lives Matter et compagnie
35:44a fait passer la couleur de peau
35:45avant d'être français.
35:46On est d'abord et avant tout français
35:48quelle que soit sa couleur de peau
35:49et quelle que soit sa religion.
35:49Marine Le Pen et Jordan Bardella
35:51seront à la messe
35:51en tant que parlementaire.
35:53Juste une chose,
35:54il y a des français
35:55qui ont plus de droits
35:58ou plus de légitimité
35:59ou plus de...
36:00C'est exactement la même chose
36:01de ce que j'ai dit.
36:02On est d'abord français
36:03il va falloir cicatriser
36:05un petit peu
36:06les fractures ethno-religieuses
36:08et même territoriales.
36:09En parlant tout à l'heure.
36:12Mathias, pardonnez-moi
36:13mais c'est vrai que même
36:13dans les médias
36:14parfois vous ne pouvez pas nier
36:15qu'il y a eu
36:16une petite moquerie
36:17à l'endroit des catholiques.
36:18Non, vous ne la ressentez pas vous ?
36:20Non, je ne la ressens pas.
36:22Je pense que...
36:22Parce que vous n'êtes pas catholique.
36:23Si, figurez-vous
36:26que j'ai été baptisé
36:28et j'ai même fait
36:29ma confirmation
36:29à Notre-Dame.
36:30Donc vous voyez...
36:32J'ai été au catéchisme
36:34et je suis très heureux
36:35d'y avoir été.
36:36Je ne crois pas
36:40mais la spiritualité
36:44catholique
36:44je la trouve
36:45extrêmement intéressante.
36:46Je vais même vous faire
36:47une confession.
36:48Vous voyez ?
36:50Je suis en train de dire
36:52en ce moment
36:52un livre
36:53sur Saint-François d'Assise.
36:54Donc je n'ai aucun souci
36:56avec ça.
36:57Vraiment.
36:57Mais encore une fois
36:59Emmanuel Macron
37:00va chercher le pape à Roli.
37:02Je crois qu'il y a
37:02un entretien prévu.
37:04En plus,
37:04il y a une...
37:05Il ne voulait même plus
37:06si il voulait le décorer
37:07mais tout a été refusé
37:08par le Vatican.
37:09Donc on ne peut pas dire
37:10qu'il y a un mépris.
37:12Effectivement,
37:12il voulait l'amener
37:13à Notre-Dame.
37:14C'est le pape
37:16qui a refusé
37:18pour des questions
37:19d'agenda.
37:20Est-ce que vous trouvez
37:21ça élégant ?
37:22Est-ce que vous trouvez
37:23élégant que le pape
37:25refuse pour des questions
37:26d'agenda ?
37:26Non mais on s'en fiche.
37:27Moi ce qui m'a choqué
37:28c'est quand vous parlez
37:30de privilèges catholiques.
37:32Est-ce que vous pensez
37:33que dans notre pays
37:33il y a un privilège catholique ?
37:35Est-ce que vous pensez
37:36que finalement
37:36les catholiques
37:37ne sont pas toujours
37:39raillés ?
37:39On se moque d'eux.
37:40On les met de côté.
37:41Quand ils s'expriment
37:42on met en avant la laïcité
37:44et on leur raconte
37:44qu'ils doivent totalement
37:45s'effacer
37:46parce qu'ils portent notamment...
37:48Mais c'est ça.
37:48Ne parlez pas
37:49de privilèges catholiques.
37:50Vous savez dans notre pays
37:52il y a beaucoup
37:53de christianophobie.
37:54Il y a des églises
37:54qui sont pris à partie.
37:55Des chrétiens
37:56qui sont insultés
37:57parce que les chrétiens
37:57ils ont le droit
37:58au respect comme les autres.
37:59Les musulmans
38:00qui sont insultés
38:01ont le droit
38:02au même respect
38:02que les catholiques
38:03qui sont insultés
38:04et vice-versa.
38:05C'est tout.
38:05C'est ça la laïcité.
38:06C'est ça les valeurs
38:07de la France.
38:08Et à un moment
38:08ne pas nier nos valeurs
38:09chrétiennes,
38:10nos rachines chrétiennes.
38:11Notre France
38:11est judéo-chrétienne.
38:13Il faut l'affirmer
38:13et moi j'en suis fier
38:14et ça ne m'empêche pas
38:15d'accepter
38:15qu'il y ait des musulmans
38:16ou des bouddhistes.
38:17Fin du débat, messieurs.
38:19Je peux dire juste une chose.
38:20Regardez,
38:20on est en retard.
38:21Ça clignote
38:22depuis tout à l'heure.
38:23Bon,
38:23on se retrouve
38:24dans quelques instants.
38:25On va parler plutôt
38:26des arrêts maladie.
38:27Ça va vous calmer peut-être.
38:28En tout cas,
38:29le MEDEF
38:30a de drôles idées
38:31sur la question.
38:32On en parle.
38:32Il aimerait bien
38:33ne plus rembourser
38:34les arrêts maladie courts.
38:36On en parle.
38:370826 300 300.
38:39Sud Radio.
38:41Sud Radio.
38:42A vous de le dire.
38:44Stéphanie Demiru.
38:44A vous de le dire.
38:46Dernière partie
38:46avec Kevin Bossuet,
38:48Mathias Leboeuf
38:49et Andréa Cotarac.
38:51Aujourd'hui,
38:51on parle de la proposition
38:52au choc du président du MEDEF
38:54sur les arrêts maladie.
38:55Est-ce qu'il faut
38:56arrêter de les indemniser
38:57pour faire des économies ?
38:59Patrick Martin propose
39:00que les premiers jours
39:01d'arrêt maladie
39:02ne soient plus indemnisés
39:03ni par la sécurité sociale
39:05ni par les complémentaires
39:06et ni même
39:06par les entreprises.
39:07Parce que la majorité
39:09des entreprises
39:10aujourd'hui
39:10se substituent
39:12à la sécurité sociale.
39:13Est-ce que vous trouvez
39:14ça normal
39:15on écoute Patrick Martin ?
39:16Je crains
39:17je crains là aussi
39:18pardon de prendre l'expression
39:19qu'il faille
39:19des arrêts maladie
39:21dits d'ordre public
39:22c'est-à-dire
39:23qu'ils ne soient plus
39:23remboursés
39:24ni par le régime de base
39:26ni par les complémentaires santé
39:28quand elles existent
39:29d'ailleurs
39:29ces complémentaires santé
39:31parce que là
39:31ça aura un effet comportemental.
39:33Vous voulez dire
39:33que les jours de carence
39:34doivent être des jours
39:34de carence à 100% ?
39:35Non mais je me garde
39:37de généraliser
39:37évidemment
39:38mais on sait bien
39:39et ça crée des tensions
39:40dans les entreprises
39:41que certains salariés
39:42peuvent être tentés
39:43de prendre des arrêts maladie
39:44qui ne sont pas parfaits
39:45pour justifier
39:46si ça ne leur coûte rien
39:48c'est-à-dire que c'est pris
39:49en charge par l'entreprise
39:50plutôt que par l'assurance maladie.
39:52Alors là je sens
39:53que ça va grincer des dents
39:54je ne sais pas
39:54si vous vous trouvez ça normal
39:56n'hésitez pas 0,826,300
39:58mais c'est vrai que c'est une mesure
39:58qui frapperait quand même
39:59tous les salariés malades
40:01pour atteindre une minorité
40:03de fraudeurs.
40:03Je ne sais pas si c'est
40:04une bonne idée
40:04Kevin.
40:05C'est une très mauvaise idée
40:06et c'est s'en prendre
40:07finalement aux malades
40:08et il y a des abus
40:09au niveau des arrêts maladie
40:10tout le monde le dit
40:11mais on ne lutte pas
40:12contre les abus
40:13en sanctionnant
40:14ceux qui sont vraiment malades.
40:15Il faut peut-être voir
40:15avec les médecins généralistes
40:17qui font parfois
40:17des certificats de complaisance
40:18etc.
40:19Et je trouve extrêmement dommage
40:20parce que le MEDEF
40:21avait quand même réussi
40:22dans la sphère médiatique
40:26à être écouté davantage
40:27des politiques
40:28et là il s'est discrédit
40:29complètement
40:30en menant finalement
40:31une campagne
40:32anti-malade
40:32et anti-pauvre
40:33et je trouve ça désastreux.
40:34Et Andréa Cotara
40:35qu'est-ce que vous en pensez ?
40:37Effectivement
40:37le MEDEF avait posé
40:38certains sujets
40:39de manière assez modérée
40:40et avait créé des débats
40:42parfois philosophiques
40:43et moraux
40:43dans le décalage des richesses
40:45etc.
40:45Mais parfois
40:46ils ont des petites crises
40:49des rechutes
40:50parce que la dernière fois
40:51ils nous ont sorti
40:51le fameux CDI Gêne
40:53qui en fait était
40:54un truc
40:55qui n'avait rien de CDI
40:56rien de stable
40:56ça me rappelle le CPE
40:57et c'était exactement le CPE
40:58qui avait mis toute la France
41:00dans les rues
41:01et qui avait fait sauter
41:02de Villepin
41:02donc c'était assez étonnant
41:03ils ont dit
41:03non non mais c'était une fuite
41:04dans la presse
41:05c'est pas nous
41:05j'ai pas trop apprécié non plus
41:07les rires
41:09lors du débat fin août
41:10quand on a demandé
41:11l'augmentation des salaires
41:12tout le monde a ri
41:13j'ai trouvé ça un peu
41:14c'était du mépris social
41:15c'était objectif
41:16du mépris social
41:16surtout quand on connait
41:17la situation
41:18et là ils nous parlent
41:19de lutter contre les fraudes
41:20oui il y a des fraudes
41:21oui il y a des abus
41:22et oui il faut taper très fort
41:24d'une part taper et sanctionner
41:25et d'autre part
41:26le recouvrement
41:27parce que
41:27Gabriel Atta avait lancé
41:28un certain nombre de pistes
41:29bon il avait fait des courses
41:30dans notre programme
41:31c'est pas grave
41:31mais il avait agi
41:33mais il avait que 6%
41:34de recouvrement
41:35c'est à dire qu'il n'arrivait pas
41:35à aller chercher l'argent
41:36qui avait été volé
41:37et le dernier point
41:39je crois que les fraudes sociales
41:40c'était avant l'élection
41:41de 2022
41:42la cour des comptes
41:43nous expliquait
41:44par une fourchette
41:45entre 15 et 30 milliards
41:47de fraudes sociales
41:48pas simplement
41:49des arrêts maladie
41:50mais les cartes vitales
41:52la fraude à la TVA
41:53fraude aux marchandises
41:54fraude au travail détaché
41:55etc
41:55c'est de l'argent
41:56des français
41:56qui part par les fenêtres
41:58et ça vraiment
41:59il faut s'y attaquer
42:00mais sans attaquer
42:01tous les travailleurs français
42:02avant que vous donnez la parole
42:03Mathias
42:03juste pour savoir
42:04de quoi on parle
42:05quand même
42:05les dépenses
42:06d'indemnités journalières
42:07ont atteint
42:0717,9 milliards d'euros
42:09en 2025
42:10c'est quand même
42:11une hausse de 45%
42:13depuis 2019
42:14c'est vrai
42:14mais les exonérations
42:17de charges
42:17c'était 71 milliards
42:19à la demande du MEDEF
42:20et d'autre part
42:22le CICE
42:23vous vous souvenez
42:23c'était François Hollande
42:24l'ami de Filibrin
42:25il avait dit
42:2530 milliards pour le CICE
42:27crédit d'impôt compétitivité
42:29en échange
42:30le MEDEF va créer
42:31un million d'emplois
42:32bon ben on les attend toujours
42:34Mathias
42:35je partage pleinement
42:37ce qui vient d'être dit
42:39là le MEDEF
42:41pour aller dans la ligne
42:43de l'Andréa
42:46chasser le naturel
42:49il revient au galop
42:49c'est à dire que bon
42:50il y a une forme de rechute
42:52quand même
42:54et à mon avis
42:55il y a quand même aussi
42:56une méconnaissance
42:56de la situation
42:57parce que
42:58si je ne me trompe
42:59il y a plein plein de
43:01alors ce n'est pas le cas partout
43:02mais il y a plein de cas
43:03dans les entreprises
43:03où de toute façon
43:04il y a des jours de carence
43:06quand vous posez
43:07des congés maladie
43:08je crois qu'il y a
43:09deux ou trois jours
43:10de carence
43:11donc où vous n'êtes pas
43:12où vous n'êtes pas remboursé
43:13donc à tel point
43:15en tout cas
43:15les entreprises se substituent
43:16il y a 45% des entreprises
43:18d'au moins 10 salariés
43:19qui représentent quand même
43:2066% des salariés
43:22qui déclareraient
43:23indemniser
43:24toute une partie
43:24de ces arrêts maladie
43:27mais ce n'est pas forcément
43:28là
43:28les entreprises
43:29mais c'est les grosses entreprises
43:30les entreprises représentées
43:31par le MEDEF
43:32ne sont pas forcément
43:33les CPE à 1 à 10 salariés
43:35c'est ça
43:35dans les petites entreprises
43:37à tel point
43:38qu'il y a beaucoup de français
43:39qui ne se mettent pas
43:41en arrêt maladie
43:42justement
43:43pour ne pas avoir
43:45à la fin
43:45sur leur fiche de paye
43:46c'est parti
43:48après il y a aussi
43:49les auto-entrepreneurs
43:50il y en a plein
43:50de plus en plus
43:51dans ce pays
43:51mais eux
43:51ils ne peuvent pas
43:52se mettre en arrêt maladie
43:53du tout
43:53sinon c'est pour leur pomme
43:55vous ne venez pas de travailler
43:56vous n'êtes pas payé
43:57pareil pour les commerçants
43:57les artisans
43:58je vais faire une proposition
44:00comment dire
44:02au MEDEF
44:02dans la ligne
44:03à ce moment
44:03ils peuvent aussi
44:04moi je propose au MEDEF
44:06cette réforme
44:07les premiers jours
44:08de congés payés
44:09je propose
44:09qu'ils ne soient pas payés
44:10par exemple
44:11parce que ça coûte
44:12de l'argent aux entreprises
44:13ils devraient réfléchir à ça
44:14non non mais
44:15moi je suis d'accord avec vous
44:16je l'ai dit dès le départ
44:17mais c'est vrai que
44:18certains peut-être
44:19qui nous écoutent
44:19se disent
44:20qu'ils sont artisans
44:21je le dis
44:22auto-entrepreneurs libéraux
44:23ils se disent
44:24ils sont quand même
44:24assez gâtés
44:25il y a des abus
44:27il y a une injustice
44:28qui est évidente
44:29parce qu'il y a
44:29tout un tas de travailleurs
44:30qui ne peuvent pas poser de congés
44:32qui eux aussi galèrent
44:33etc
44:33la question n'est pas là
44:34moi je pose la question
44:35qu'il faut s'attaquer aux abus
44:36il faut s'attaquer aux fraudes
44:37il y a des entreprises
44:39qui effectivement
44:40subissent
44:40c'est quoi votre secret
44:42pour les arrêter
44:42il y a des entreprises
44:43qui subissent
44:44effectivement des abus
44:45mais je vous pose une question
44:46les médecins
44:47les médecins qui prescrivent
44:50il n'y a pas quelque chose
44:51à aller voir aussi là-dedans
44:52il n'y a pas des médecins
44:53qui aussi
44:54renforçons
44:55c'est compliqué
44:56on arrive à prendre de l'argent
44:59à la source
44:59sur les comptes en banque
45:00quand l'administration fiscale
45:01voit qu'il y a quelque chose
45:02qui ne fonctionne pas
45:03croyez-moi
45:04si l'état veut
45:06identifier
45:07sanctionner
45:07et récupérer l'argent
45:09statistiquement
45:10aujourd'hui
45:10on peut très vite
45:11et maintenant
45:12ils utilisent les réseaux sociaux
45:13vous avez vu
45:14qu'il y en a
45:14qui se mettent en arrêt maladie
45:15vous allez sur leur Instagram
45:17ils sont évidemment
45:18en train de se dorer
45:18la pilule au soleil
45:19c'est quelque chose
45:20qui malheureusement existe
45:21même si c'est marginal
45:22effectivement
45:22et l'histoire
45:24c'est que
45:25on ne jette pas
45:27un principe
45:27on ne met pas à main
45:29un principe
45:29parce qu'il y a des abus
45:30du principe
45:31sur toute règle
45:32qui est établie
45:33il y aura toujours des gens
45:34qui iront contourner
45:36qui iront frauder
45:37mais ce n'est pas pour autant
45:37que la règle est mauvaise
45:38donc comme l'a dit Kevin
45:41attachons-nous
45:41à
45:42comment dire
45:43contrôler plus
45:44et à réprimer
45:45les abus
45:47ça effectivement
45:48ça mérite d'être fait
45:49parce que c'est de la fraude
45:50et gardons le principe
45:52de l'arrêt maladie
45:54je ne vais pas rencontrer
45:55un franc succès
45:56en tout cas
45:57cette proposition
45:58de Patrick Martin
45:58merci à tous les trois
46:00Kevin Bossuet
46:01Mathias Leboeuf
46:02Andréa Cotarac
46:03Gilles Gansman
46:04on se retrouve évidemment
46:05demain
46:06de 10h
46:07à midi
46:08c'est l'heure
46:08de Perico
46:09les gars
46:10j'ai failli zapper
46:11votre passage d'antenne
46:12mon cher Perico
46:13vous étiez en retard
46:16c'est quoi au menu aujourd'hui
46:18et bien nous allons dire
46:20que Trump nous course
46:20le haricot
46:21et pas que de moutons
46:22les déclarations
46:23du président de la République
46:24sur la France
46:24sont problématiques
46:25et puis nous verrons
46:27si Macron est un mécréant
46:28ou un faux laïc
46:29avec Jean-Fédéric Poisson
46:31et Gilbert Raberjeune
46:32vaste débat
46:33merci à vous
46:33et bonne émission
46:34mon cher Perico
46:35les gars
46:35à tout à l'heure
46:37Sud Radio