Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 heure
Samedi 10 octobre 2026, retrouvez Julie Huguet (Directrice, Mission French Tech) dans BOSSA NOVA, une émission présentée par Olivia Vignaud et Céline Toni.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:17Bonjour, est-ce que vous pourriez vous présenter ?
00:20Bonjour, je suis Julie Huguet et je dirige la mission French Tech.
00:23Est-ce que vous pourriez nous raconter votre première expérience entrepreneuriale ?
00:26J'ai fondé ma première startup en 2016 depuis la ville d'Annecy.
00:29C'était une plateforme d'intermédiation entre entreprise et freelance.
00:32Donc mon objectif, c'était de trouver les meilleurs freelance,
00:35de créer les meilleures équipes pour répondre aux besoins des entreprises,
00:38par exemple des campagnes de pub, des refondes de sites web,
00:40plutôt des projets autour du marketing et de la communication.
00:43Et puis petit à petit, je me suis étendue à d'autres métiers.
00:47Et comment s'est organisée votre sortie ?
00:51Alors je suis passée par toutes les étapes entrepreneuriales,
00:53création de la startup depuis Annecy, levé de fonds en 2018.
00:56Et lorsque j'ai voulu relever des fonds en 2020,
00:58la pandémie, le Covid est arrivé, ce qui a un peu compliqué les choses.
01:03J'ai donc commencé à parler à mes concurrents pour savoir où ils en étaient.
01:06Et en fait, en quelques semaines seulement, je me suis retrouvée avec 5 offres de rachat.
01:10Et c'est là que j'ai décidé finalement de revendre ma société,
01:13non pas pour en sortir, mais plutôt pour continuer à la développer en m'adossant à un grand groupe.
01:18Qu'est-ce que vous avez préféré dans l'entrepreneuriat ?
01:21Je crois que j'ai aimé toutes les étapes de la création à la revente.
01:25J'adore la stratégie.
01:26Donc réfléchir à comment vendre mon entreprise, réfléchir à comment lever des fonds,
01:32ou encore comment la revendre à la fin, finalement, cette stratégie de M&A.
01:36Tout ce qui est vraiment stratégie m'a vraiment intéressée,
01:38parce que c'est des moments où on prend du recul aussi sur notre activité.
01:42On essaie d'avoir une vision et de voir comment l'atteindre,
01:45quels sont les leviers qu'on peut mettre en place.
01:48Et donc c'est vraiment cette partie stratégie qui m'a le plus plu.
01:52Qu'est-ce que ça change de fonder une start-up à Annecy plutôt que d'en fonder une à
01:56Paris ?
01:57Alors, ce n'est pas évident.
01:58Je pense qu'aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile que ce que ça l'était il y a 10
02:01ans,
02:01quand j'ai créé ma start-up.
02:03Il y a 10 ans, on n'avait pas de lien avec, par exemple, les clients.
02:07Donc tous les grands comptes, les CAC 40, les marchés publics, tout se décidait à Paris.
02:11En plus, c'était avant la pandémie.
02:13Donc on avait moins cette facilité à travailler à distance.
02:18Les investisseurs aussi, ils n'étaient que dans les capitales.
02:20Donc ils ne se déplaçaient pas, ils ne regardaient pas trop ce qui se passait en région.
02:22À l'époque, il n'y avait pas encore beaucoup de start-up en dehors de Paris.
02:26Aujourd'hui, sur les 18 000 start-up qui existent, 56 % sont en région.
02:30Et donc l'écosystème depuis, c'est vraiment structuré partout.
02:32Et c'est un peu plus facile de se développer depuis une ville comme Annecy.
02:36Et pourquoi vous avez décidé de vous impliquer dans l'écosystème des start-up ?
02:40Exactement pour cette raison.
02:41Parce que quand j'ai monté ma start-up, je parlais avec les quelques entrepreneurs de la tech qui étaient
02:46à Annecy.
02:47Et je me suis rendu compte, et on s'est rendu compte,
02:49que finalement l'écosystème n'était pas encore prêt à accompagner ces start-up qui ont des besoins un peu
02:54spécifiques.
02:55Aller vite, lever des fonds, être entourée de personnes qui connaissent vraiment le financement et le développement des start-up.
03:01Et donc voilà, j'ai très vite eu envie de m'impliquer.
03:04On m'a proposé d'être présidente de la French Tech à Annecy, puis dans les Alpes.
03:07Et c'est comme ça que j'ai rejoint le réseau.
03:09Comment êtes-vous arrivée à la tête de la French Tech ?
03:12Eh bien, après avoir vendu et intégré ma société, j'ai décidé de quitter le groupe qui m'avait racheté.
03:18Ça faisait deux ans que je travaillais avec eux.
03:20Et j'ai commencé à réfléchir plutôt à des projets, à nouveau me relancer dans l'entrepreneuriat.
03:25Lorsque j'ai vu que Clara Chappas, qui avait mon poste avant,
03:29expliquait qu'elle a été au bout de son mandat de trois ans et donc que la place était libre.
03:32Et à ce moment-là, j'ai reçu une dizaine de fois l'offre d'emploi.
03:36Et je me suis dit que peut-être qu'il fallait que je postule.
03:39Quelles sont vos ambitions à la tête de la French Tech ?
03:43Clairement les mêmes que lorsque j'étais engagée bénévolement depuis Annecy,
03:46c'est-à-dire faciliter la vie des entrepreneurs de la tech.
03:48Aujourd'hui, les enjeux, évidemment, ont changé.
03:51On est en capacité de créer des start-up partout en France, de lever des fonds, de leur donner accès
03:54à des marchés.
03:55Mais maintenant, le vrai enjeu, c'est le passage à l'échelle,
03:58de faire en sorte que ces entreprises deviennent des véritables champions.
04:02C'est pour ça que je me suis engagée.
04:04C'est vraiment pour accompagner nos entrepreneurs de la tech à devenir des champions internationaux.
04:08Qu'est-ce qui leur manque pour devenir des champions ?
04:11Aujourd'hui, il faut vraiment accélérer trois leviers.
04:14Le premier, c'est l'accès à la commande.
04:16C'est vraiment en les mettant en lien avec des entreprises, des grands comptes,
04:20mais aussi avec des marchés publics en France, en Europe ou même dans d'autres pays alliés,
04:24comme par exemple le Canada, les pays du Golfe, l'Asie, par exemple, le Japon, la Corée.
04:30C'est en les aidant à se développer très vite, finalement, qu'on leur permet de devenir des champions.
04:35L'accès au financement, toujours.
04:36On a toujours moins d'investissements disponibles en Europe que ce qu'on peut en trouver, par exemple, aux États
04:42-Unis.
04:43Donc, on a encore besoin de se structurer, même si les choses évoluent très vite,
04:46avec, par exemple, le fonds European Scale-Up Fund qui a été créé de 5 milliards d'euros.
04:54Et puis, le dernier levier, c'est l'international.
04:57Il faut vraiment les aider à ouvrir des marchés très vite, puisque le marché français est encore petit.
05:02Et donc, accéder à d'autres marchés européens ou à d'autres grands marchés, c'est essentiel pour qu'ils
05:06puissent se développer.
05:07Aux entrepreneurs qui voudraient se développer à l'international,
05:10qu'est-ce que vous leur conseillez ? Par quoi ils devraient commencer ?
05:12Je leur conseillerais de se retourner vers le réseau de la French Tech, parce qu'on a des entrepreneurs bénévoles,
05:17structurés dans 57 pays différents, qui sont là pour les aider à comprendre le marché,
05:22à les mettre en lien avec des clients, avec des investisseurs,
05:25à comprendre la culture aussi d'un pays dans lequel ils souhaiteraient se développer.
05:28Je les inviterais aussi à parler avec d'autres entrepreneurs du réseau.
05:32On a de très belles success stories, par exemple, Swile, qui a décidé d'ouvrir au Brésil, Blablacar en Inde,
05:38pour aller à la découverte peut-être de pays auxquels on pense moins naturellement
05:41et pour lesquels on pourrait facilement devenir finalement leader.
05:46Donc voilà, je les inviterais un peu à partir à la découverte aussi de pays peut-être moins évidents que
05:53l'Europe,
05:53mais qui présentent de très beaux avantages.
05:58Est-ce qu'il y a une différence entre être entrepreneur ou entrepreneuse aujourd'hui en France dans le domaine
06:03de la tech ?
06:05Oui, malheureusement, il y a encore de nombreux biais qui persistent.
06:07Déjà, on a beaucoup moins de femmes qui entreprennent dans la tech.
06:10Et ensuite, pour celles qui entreprennent, elles se font face à des difficultés qui sont toujours les mêmes.
06:15Malheureusement, les stats n'ont pas évolué depuis 15 ans.
06:17C'est toujours moins de 2% des investissements qui sont fléchés vers des femmes entrepreneurs.
06:21Donc, on a encore une marge de manœuvre énorme pour leur donner les mêmes chances que les hommes de réussir.
06:28Vous avez été confrontée à ces difficultés quand vous étiez vous-même entrepreneuse ?
06:34Oui, bien sûr, j'étais confrontée à ça déjà parfois par des réflexions qui me montraient qu'on avait moins
06:42confiance en moi ou en mon projet,
06:44alors que j'avais des capillais qui étaient meilleures que celles de mes concurrents masculins sur le marché.
06:49Et en plus, on me le faisait remarquer.
06:51Donc, voilà, c'est étonnant.
06:52Et puis aussi des montants moins élevés, par exemple.
06:55Donc, un concurrent masculin allait élever peut-être 10 millions d'euros et moi, on me disait que c'était
07:01bien d'enlever 2.
07:03Voilà, donc je pense des biais qui persistent encore et sur lesquels il va falloir travailler.
07:09Comment se situe la French Tag par rapport à ce sujet de la diversité aujourd'hui ?
07:13Quand on regarde les plus belles startups françaises qui font partie de nos classements, par exemple, le Next40-120,
07:18on a 120 entreprises incroyables.
07:19Les fondateurs sont tous des hommes qui ont plus ou moins le même parcours,
07:23soit des ingénieurs, soit des hommes sortis de l'école de commerce,
07:25donc qui ont déjà un background, une connaissance, un réseau.
07:29Alors évidemment, on a toujours besoin d'eux.
07:31Il faut continuer à entreprendre.
07:32C'est évident, mais on aimerait amener plus de femmes et plus de personnes avec des parcours qui sont issus
07:38de la diversité,
07:39par exemple, des personnes qui vivent dans des quartiers prioritaires ou dans des zones rurales,
07:44à se lancer dans l'entreprenariat parce que ce sont des personnes qui sont en contact d'autres problématiques,
07:49qui vont pouvoir avoir des idées que des personnes qui ont fait HEC, l'ESSEC, etc. n'auront peut-être
07:55pas
07:55parce qu'ils sont confrontés à une autre façon de vivre.
07:58Et donc ces personnes, on a envie de les aider, c'est important,
08:00pour qu'eux aussi puissent avoir les codes et se lancer dans l'entreprenariat
08:04et surtout, au-delà de se lancer, arriver à casser les biais et à réussir.
08:09Et concrètement, comment la French Tech travaille sur ce sujet-là ? Qu'est-ce que vous proposez ?
08:15Alors pendant des années, on a travaillé au travers d'un programme qui s'appelle Tremplin
08:19pour aider l'émergence parce qu'il faut déjà amener ces personnes
08:23qui ne se sentent pas forcément légitimes à entreprendre dans la tech.
08:26Donc ça, c'est chose faite aujourd'hui grâce à Tremplin
08:28et puis grâce à plein d'autres programmes qui existent d'associations
08:31comme Les Déterminés, Diversides et bien d'autres.
08:34Aujourd'hui, on arrive à amener ces profils à entreprendre,
08:37à devenir entrepreneur dans la tech.
08:39Mais persiste ce fameux plafond de verre
08:41et on ne les voit toujours pas arriver dans nos classements Next 40 120.
08:44Donc si on veut que leurs entreprises deviennent elles aussi des entreprises championnes,
08:48des leaders en France, en Europe ou à l'international,
08:51il va falloir les aider.
08:52Et donc là, on lance un nouveau programme qui s'appelle Nova
08:55qui justement a vocation d'aider 40 entrepreneurs chaque année
08:59de la même manière qu'on aide les Next 40 120 en leur ouvrant un maximum de portes.
09:04L'idée, c'est vraiment de leur donner tous les codes.
09:06Donc les codes de l'entrepreneuriat, bien sûr,
09:09leur expliquer comment marche un réseau diplomatique,
09:11leur donner accès à ce réseau, c'est-à-dire qu'on veut être l'école qu'ils n'ont
09:14pas eu,
09:16les aider à comprendre comment ils peuvent travailler avec les politiques,
09:20comment ils peuvent trouver des clients chez les CAC 40,
09:23comment ils vont pouvoir accéder à des fonds,
09:25comment s'adresser à des investisseurs,
09:27leur ouvrir le réseau des investisseurs
09:29et les mettre sous le feu des projecteurs, de la presse,
09:32pour qu'on voit ces visages différemment,
09:34qu'on comprenne leurs difficultés,
09:35qu'on puisse les aider à devenir de super entrepreneurs.
09:38Est-ce que sur ce volet-là,
09:40vous avez prévu d'échanger avec eux sur un peu le syndrome de l'imposteur
09:44qu'on pourrait retrouver par exemple chez les femmes ?
09:47Non, nous, on est là parce que ce sont des entrepreneurs
09:49qui se sont déjà lancés.
09:51Donc ils ont sûrement le syndrome de l'imposteur
09:53comme on l'a tous et comme on le garde quelque part presque toute notre vie.
09:57Mais eux, ils ont déjà fait le pari de créer leur boîte.
09:59Ils ont déjà des entreprises, ils ont déjà des clients,
10:01ils ont souvent déjà des salariés.
10:02Mais ce qu'ils n'ont pas, c'est l'accès au réseau,
10:05c'est la connaissance fine de comment utiliser ce réseau
10:08et c'est vraiment faire partie de cette bande d'entrepreneurs de la tech
10:14pour être vus et pouvoir vraiment développer leur entreprise.
10:18Donc nous, en fait, on part du principe que
10:21si au démarrage, ils ont eu un syndrome de l'imposteur,
10:24aujourd'hui, ils sont là, ils ont toute leur place.
10:25Et on ne veut même plus en entendre parler, j'ai envie de dire,
10:27de ce syndrome de l'imposteur.
10:29Maintenant, on leur ouvre les portes, on leur déroule de tapis rouge
10:31et on veut les voir réussir.
10:34Et sur le sujet de l'IA, où en est la France en matière d'IA ?
10:38Est-ce que la French Tech est bien positionnée ?
10:40Alors la French Tech est bien positionnée
10:43et fait partie de nombreux classements sur le podium
10:46en termes d'intelligence artificielle.
10:47Déjà parce qu'on a presque 2000 startups,
10:4950 000 emplois autour de l'intelligence artificielle.
10:51On a parmi les meilleures écoles, beaucoup de chercheurs.
10:54Yann Lequin, que vous connaissez,
10:56Arthur Mensch, qui en ont fait tous les deux
10:58des très belles entreprises à succès.
11:02Maintenant, il nous reste encore des défis.
11:05Celui de l'investissement.
11:06Évidemment, on lève moins d'argent depuis la France
11:09et depuis l'Europe que nos concurrents américains.
11:11Donc Arthur Mensch a réussi de très belles levées de fonds
11:14récemment pour Mistral.
11:16On est très fiers.
11:17Maintenant, en comparaison effectivement d'un Open AI,
11:19il reste encore du chemin.
11:21Donc je dirais que dans les axes d'amélioration,
11:24il y a encore celui-ci.
11:25Et c'est pour ça que l'accès au marché est clé
11:27pour le passage à l'échelle de nos entreprises
11:29en intelligence artificielle.
11:30Parce que c'est un très beau moyen de financer les entreprises.
11:34C'est comme ça qu'un SpaceX a été lancé aux Etats-Unis
11:36avec 22 milliards de commandes publiques.
11:38Donc on peut arriver grâce aux commandes publiques et privées
11:41à faire grandir nos champions.
11:43Et puis un autre avantage aussi autour de l'intelligence artificielle en France,
11:48c'est qu'on a des startups sur l'ensemble de la chaîne de valeur
11:51de l'intelligence artificielle.
11:53Et aujourd'hui, ce qui compte dans l'IA,
11:56ce n'est pas uniquement les applications,
11:57mais c'est bien tout ce qui vient en amont.
11:59Les infrastructures, les data centers.
12:01Donc on est équipé en France,
12:04outillé pour répondre à l'ensemble de la chaîne de valeur.
12:06Et donc on a un véritable atout par rapport à d'autres pays.
12:11Vous êtes une institution publique.
12:13Est-ce que l'IA va apporter de la valeur aux Français ?
12:15Est-ce que la French Tech peut apporter une vraie valeur aux Français en matière d'IA ?
12:19Je pense qu'on a beaucoup parlé de l'intelligence artificielle
12:23sous le prisme des infrastructures,
12:25sous le prisme de la perte d'emplois.
12:27Et souvent, ça fait peur.
12:28Alors qu'en fait, l'intelligence artificielle,
12:30aujourd'hui, elle est mise au service des Français,
12:32des citoyens.
12:33Et parfois, sans qu'on s'en rende compte.
12:36Le domaine de la santé, pour moi,
12:37c'est un domaine qui est très, très prometteur
12:39avec l'intelligence artificielle.
12:40Il y a des startups, par exemple, comme Akemia,
12:42qui, grâce à l'intelligence artificielle,
12:44peuvent partir à la recherche de médicaments, de traitements.
12:47Là où, en laboratoire, on n'avance pas depuis des années.
12:50Par exemple, le cancer du cerveau,
12:53certains cancers du sein agressifs,
12:54certaines maladies comme ça,
12:55qui n'ont pas évolué depuis 20 ans, depuis 30 ans,
12:58trouvent des remèdes grâce à l'intelligence artificielle.
13:01Donc c'est ça aussi, l'intelligence artificielle.
13:05C'est aussi faciliter des parcours,
13:08par exemple, dans les hôpitaux,
13:09faire gagner du temps,
13:10sur l'analyse aussi de résultats médicaux.
13:13En fait, c'est vraiment nous permettre
13:16d'avoir une expérience qui est transformée,
13:18de pouvoir aller jusqu'à sauver des vies.
13:19Je pense, par exemple,
13:21au gilet airbag d'Inemotion,
13:23qui se déclenche grâce à l'intelligence artificielle
13:25au bon moment pour sauver des motards.
13:28Voilà, derrière l'intelligence artificielle,
13:30en fait, il y a plein d'applications
13:32qui sont très utiles aux citoyens.
13:34Vous êtes chez Bossa Nova,
13:35l'émission dédiée aux femmes entrepreneuses.
13:37Pour vous, c'est quoi une bonne entrepreneuse ?
13:41Pour moi, une bonne entrepreneuse,
13:42c'est comme un bon entrepreneur.
13:45L'entreprenariat n'a pas de sexe,
13:47c'est quelqu'un qui a une bonne vision,
13:49c'est quelqu'un qui avance,
13:50qui sait s'entourer,
13:52qui sait prendre des risques aussi,
13:54parce que l'entreprenariat,
13:55c'est savoir prendre des risques.
13:58Voilà, je pense que c'est quelqu'un qui fonce aussi,
14:00on a besoin d'aller vite.
14:02Donc voilà, pour moi, il n'y a pas de différence.
14:05La différence, elle est dans la tête des gens.
14:07Donc c'est des barrières qu'on va se mettre soi-même.
14:09Tout à l'heure, vous avez parlé du syndrome de l'imposteur.
14:12Parfois, au démarrage, on n'ose pas se lancer.
14:14Enfin, moi, je me rappelle de mon business plan
14:15qui était sur mon bureau pendant trois mois
14:17avant que je me décide.
14:19Mais c'est aussi beaucoup les barrières
14:21que les gens se mettent,
14:23les investisseurs, les grands comptes,
14:25parce qu'on voit moins d'entrepreneuses femmes
14:26et donc on se dit que peut-être que si on en voit moins,
14:29c'est parce qu'elles sont moins bonnes, je ne sais pas.
14:31Inconsciemment, il y a des choses qui se jouent parfois
14:32qui ne sont pas conscientes.
14:34Mais en réalité, une femme ou un homme,
14:36évidemment, il n'y a aucune différence.
14:39Et donc, toutes les femmes ont tout à fait leur place
14:42dans l'entreprenariat.

Recommandations