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  • il y a 7 minutes
Un territoire avec ses règles, ses codes, ses significations cachées… Il fallait bien un guide de voyage pour naviguer dans les eaux troubles de l’entreprise, Lucie Carbone l’a écrit. L’humoriste spécialiste du monde du travail présente son livre Bureautopia dans le Grand Entretien de SMART JOB.

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Transcription
00:03Générique
00:12Le bureau est une jungle comme une autre, c'est pas moi qui le dit, c'est Lucie Kerbonne qui
00:16vient me présenter son livre Bureautopia.
00:18Bonjour.
00:18Bonjour.
00:19Humoriste, ancienne salariée de grand groupe qui a travaillé à la défense, donc j'imagine bien que Bureautopia s'est
00:26pas mal inspiré de cet environnement de la défense.
00:29Et donc ce livre dont on va voir la couverture, c'est présenté comme un guide de voyage du monde
00:33de l'entreprise.
00:35J'ai envie de dire, c'est aussi vous qui livrez votre regard du monde du travail de manière plus
00:41générale, c'est ça l'idée ?
00:42Oui, c'est un peu ça l'idée, c'est-à-dire qu'il y a à la fois, comment
00:45dire, du vécu, l'expérience que j'ai pu avoir effectivement principalement dans les grands groupes.
00:50Beaucoup de chouquettes, je suis en pleine désintox, ça dure 6 ans, c'est l'enfer, mais enfin bon bref,
00:55oui, beaucoup de chouquettes,
00:56beaucoup d'after work, beaucoup de team building, beaucoup de réunions.
01:00Et donc c'est vrai que moi j'ai arrêté, j'allais dire, un vrai travail, donc mon feu CDI.
01:06Vrai travail.
01:06Vrai travail, je pense quand même toujours beaucoup, mais en tout cas différemment.
01:10Il y a maintenant 6-7 ans, je ne sais plus.
01:13Donc il y a de mon expérience, de mon vécu, et puis maintenant il y a le regard forcément un
01:18peu distancié de l'humoriste,
01:20donc de voir comment les choses évoluent.
01:21Avec des gens que vous rencontrez aussi, qui vous donnent aussi des...
01:25De la matière, j'ai des intiques.
01:27C'est vrai ?
01:27Non, oui, c'est vrai que je me...
01:29Enfin, c'est toujours, je trouve, l'enjeu de rester un peu connectée à ce qui se fait,
01:33parce que c'est vrai que moi j'ai connu l'entreprise il y a quelques années,
01:36elle a évolué, moi de mon temps, enfin de mon temps c'est comme si j'étais très âgée,
01:41mais en tout cas quand j'étais...
01:41Il n'y avait pas encore l'IA par exemple.
01:42Il n'y avait pas encore l'IA, et puis il y avait encore moins le télétravail.
01:45Le Covid est passé par là, il y a le travail hybride, le télétravail c'est plus la même chose,
01:48il y a l'IA qui avait amené une profonde révolution du travail.
01:53Donc forcément il évoluait.
01:54Donc pour rester un peu connectée, je suis quand même assez présente sur LinkedIn,
01:59je me documente beaucoup,
02:00et puis c'est vrai que j'ai la chance d'être contactée par des organisations
02:03pour faire de l'humour en entreprise.
02:04Dans les locaux ?
02:05Dans les locaux, je me déplace, ouais.
02:08Donc à ce titre, j'ai l'occasion d'échanger avec les gens
02:12qui me racontent un peu leur quotidien,
02:14donc c'est une manière pour moi de rester un peu connectée à ce qui se fait
02:19et puis de le regarder maintenant avec mon regard humoriste.
02:22Dès les premières lignes, on voit que dans le monde de l'entreprise,
02:26donc Buretopia, la Cité d'Or comme vous l'appelez,
02:28il y a des codes, il y a un vocabulaire spécifique
02:30et ça change extrêmement vite.
02:33Donc c'est pas simple de survivre dans le monde de l'entreprise.
02:36À quoi il ressemble le spécimen type qui prospère dans la Cité d'Or,
02:43dans le monde de l'entreprise ?
02:44Celui qui prospère, déjà tu vois, on a dit celui,
02:48donc c'est quelqu'un, c'est pas forcément celle.
02:51Oui, mais il y a justement des éléments dans le livre
02:53qui montrent bien que ce sera surtout celui.
02:55Surtout celui, ouais.
02:56C'est celui qui saura le mieux appréhender un peu ses codes
03:02et je trouve arriver un peu quand même à faire illusion.
03:06Moi, mon parcours en entreprise, j'étais très bonne élève,
03:09très carrée, très sérieuse.
03:11Sans des responsabilités.
03:12Sans des responsabilités, toujours les CR en temps, en heure.
03:14Enfin vraiment, je faisais pas du tout illusion.
03:17Mais le fait de pas faire illusion, quelque part,
03:19ça m'a un peu fatiguée.
03:21Je suis passée par des épisodes un petit peu de mal-être au travail.
03:24D'ailleurs, vous quittez le monde dans l'entreprise sur un pétage de pont.
03:29Vous pleurez en pleine réunion, je crois,
03:32ou votre N plus 1.
03:33Vous nous l'aviez raconté dans le précédent passage.
03:36Donc ça s'est fait violemment.
03:38Vous, vous n'étiez pas faite pour prospérer dans ce monde-là.
03:41Non.
03:41Moi, j'étais trop...
03:42Je pense que je suis trop entière, trop...
03:46Pas capable d'accepter, en fait,
03:48que les apparences, parfois, comptent plus que le...
03:50Moi, il y avait un truc, par exemple,
03:52mais vraiment, ça me faisait...
03:53Je crois que vous-même, c'était de nature à me mettre un peu en colère.
03:56C'est-à-dire que je voyais des personnes évoluer dans la hiérarchie.
04:03Parce qu'on a beau dire que les silos se cassent
04:05et que c'est de plus en plus vertical, horizontal, pardon,
04:10et moins pyramidal, vertical,
04:12ça reste quand même, comment dire, en termes de décision,
04:15bon, elles viennent quand même d'une strate au-dessus.
04:18Donc, bon, quand ça vous arrive du dessus,
04:21vous n'avez pas le choix, parfois, que de l'appliquer.
04:23Donc, effectivement, je voyais quand même des gens assez, comment dire,
04:26évolués, mais évolués, comment dire...
04:28Tant que vous sentiez que ce soit forcément mérité.
04:31D'ailleurs, je cite, dans le chapitre 2,
04:32vous parlez justement de...
04:34Je cite, système hiérarchique, deux points.
04:37Chacun peut prétendre à la montée en grade
04:39à condition, vous verrez le tirer,
04:41de parler fort sur la forme
04:42sans forcément dire quoi que ce soit sur le fond.
04:46J'ai fait une petite ellipse.
04:47Et à la fin, dire bonjour à tout le monde, sans exception,
04:50et surtout être plus visible qu'efficace.
04:53Oui.
04:53Et ça, c'est la...
04:54J'ai pensé que c'est la majorité du...
04:57C'est la réalité la majoritaire.
04:59C'est en tout cas le regard que je porte, quoi.
05:01C'est l'impression que j'en ai eue.
05:03C'est-à-dire qu'une fois, par exemple, pour vous expliquer,
05:05quand j'ai commencé à travailler dans ces grands groupes comme ça,
05:08quelqu'un m'a dit, tu verras, les grands groupes, c'est très politique.
05:10Et je n'ai pas compris.
05:12Je n'ai pas compris ce que ça voulait dire.
05:14Et finalement, pour y être, j'ai trouvé des gens très réservés, très timides,
05:19mais alors d'une efficacité, d'une créativité redoutable.
05:22Mais vraiment des gens...
05:23Mais qui n'étaient pas en campagne.
05:24Mais qui n'étaient pas en campagne, qui n'étaient pas leur propre VRP.
05:27Et donc, c'est ça que je regrette parfois, c'est que...
05:30Après, il y a des personnes qui évoluent, et je veux dire, c'est très bien pour elles,
05:33mais ce n'est pas parce qu'on est visible,
05:35ce n'est pas parce qu'on dit toujours bonjour,
05:36qu'on ramène des fouquettes tous les matins,
05:38qu'à la fin du trimestre, les objectifs sont remplis, bien faits,
05:43et dans un état d'esprit collectif serein.
05:46Moi, j'ai vu beaucoup de gens s'appuyer, par exemple, sur des équipes de consulting.
05:50Des gens qui évoluent, qui arrivent comme ça, super,
05:53oui, bonjour, Nicolas Juchat, l'ordre du jour, ça va être.
05:55Et au final, c'est comme si j'avais une armée de consultants qui m'avaient coachée.
05:58Qui ne faisaient pas grand-chose.
05:59Voilà.
06:00Alors, comment dire, moi, comment dire, ce que, en tout cas, je regrette parfois,
06:04c'est que les gens qui évoluent plus vite
06:05ont une meilleure capacité à être leur propre VRP,
06:09une très bonne capacité à se vendre,
06:11à déléguer intelligemment,
06:12mais qui, parfois, s'appuient un peu trop sur des profils réservés et bons élèves.
06:17Je veux justement vous parler de certains vocabulaires
06:19et de leur vraie signification.
06:21Il y a un petit peu un guide vocabulaire,
06:23comme si on partait à l'étranger.
06:24Et donc, que veut dire, on prend un petit café ?
06:27Ça voudrait dire, on part grander un peu.
06:29Donc, là, si je vous écoute,
06:31on peut prendre beaucoup de café,
06:32et limite, ça va nous aider aussi à monter en gratte,
06:34parce qu'il faut peut-être glander avec la bonne personne pour avoir la promo.
06:38Il faut glander stratégique.
06:41Donc, il y a ceux qui savent le faire pour leur carrière et ceux qui ne savent pas.
06:44Alors, il faut glander malin.
06:46Il ne faut pas prendre des pauses café de 4 heures non plus.
06:48Mais c'est vrai qu'il n'y a pas de n'importe qui.
06:50Et pas avec n'importe qui.
06:51Il faut être très sélect sur son casting.
06:55Donc, non, mais c'est vrai que ça peut être la pause café,
06:58ça peut être les pauses cigarettes.
07:00Bon, moi, je ne fume pas, mais enfin, moi.
07:01Mais c'est des moments importants, en fait, dans la vie de l'entreprise,
07:03comme vous l'expliquez, c'est qu'il y a des réseaux qui se créent,
07:07il y a des relations qui se créent,
07:08et les bons élèves comme vous,
07:09peut-être qu'ils n'allaient pas trop dans les pauses café, dans les pauses club,
07:13parce qu'on se disait qu'il faut finir le travail.
07:15Alors, moi, les pauses café, quand même, c'est vrai que j'en faisais.
07:17J'en faisais parce que j'ai quand même un côté, comment dire, un peu terroir.
07:21J'aime bien discuter avec les gens,
07:22mais discuter avec les gens dans le but de sympathiser.
07:25Pas ceux qui vont vous faire monter.
07:26Non, voilà.
07:26Donc, je me suis fait énormément d'amis,
07:28mais pas forcément des gens qui m'ont aidé à, comment dire,
07:31en tout cas évolué dans la hiérarchie,
07:32mais c'est vrai ce que vous dites sur le...
07:34Enfin, je trouve que quand même...
07:37C'est avant tout des relations humaines, l'entreprise,
07:39c'est ça qui ressort quand même du livre,
07:40c'est que c'est une tribu, vous présentez ça comme une tribu,
07:43et bien dans toute tribu, il y a ceux qui savent obtenir le leadership,
07:46et c'est pas forcément en chassant plus de gibier que le voisin.
07:50C'est ça, vous le dites mieux que moi.
07:52Mais après, ça dépend aussi de, comment dire,
07:54un peu de l'intention et, comment dire,
07:56de ce qui fait qu'on travaille,
07:58pourquoi on a choisi ce travail.
08:01Moi, en l'occurrence, à ce moment-là, j'ai choisi ce travail
08:03parce qu'à ce moment-là, je croyais en ce que je faisais.
08:09Comment dire...
08:09Et j'avais envie de le faire avec des personnes
08:13avec qui...
08:14sympathiques, quoi, avec qui je pouvais avoir un lien autre.
08:17Et d'ailleurs, c'est pour ça que j'ai eu autant de, comment dire,
08:19de personnes maintenant qui m'accompagnent sur, comment dire,
08:22un chemin différent.
08:22Je me suis fait vraiment des amis dans le milieu du travail.
08:25Je ne me suis pas fait que des amis.
08:27Mais enfin, moi, j'en ai quand même eu.
08:29Et donc, je trouve que ça dépend aussi de ce qu'on y met.
08:31Si on choisit un CDI en se disant,
08:34ben voilà, dans 5 ans, je vais être manager
08:36et dans 15 ans, je vais être CEO.
08:38Bon, ben, évidemment que vous vous entourez de gens
08:40qui vont vous y aider.
08:43Donc, moi, en l'occurrence,
08:44ce n'était pas forcément ma stratégie ni mon envie.
08:46Donc, je me suis entourée de...
08:49de gens qui ont l'humour facile, quoi.
08:51Je reviens un petit peu en arrière
08:52parce que tout à l'heure, j'ai dit celui au lieu de dire
08:54celui ou celle.
08:55Mais ce n'est pas anodin
08:57parce qu'à un moment, vous parlez,
08:58vous comparez, en fait, l'entrée dans l'entreprise
09:00à un passage à la douane.
09:01Et donc, le drogue, arme à feu,
09:04rien à déclarer, est remplacé
09:06par grossesse à prévoir,
09:07sensibilité au burn-out,
09:09rien à déclarer.
09:10Et donc là, ce qu'on ressent quand même,
09:11c'est que l'entreprise,
09:13c'est toujours vachement plus dur
09:15pour les femmes.
09:17Je ne vous cache pas,
09:18je suis toujours un petit peu désespérée d'en parler
09:20parce que je me dis,
09:20mais on en parle, on en parle, on en parle.
09:22Tous les 8 mars,
09:23il y a des très bons postes LinkedIn
09:24et en même temps,
09:25je n'ai pas l'impression que ça bouge beaucoup.
09:28Là, par exemple,
09:29je m'intéresse à la tech.
09:31Vous regardez tous les géants de la tech,
09:33ce ne sont que des hommes, quoi.
09:34Donc, ce n'est pas pour dire,
09:36ah tiens, mince, il y en a trop.
09:38C'est pour dire que ça pose un problème
09:39quand même de représentation,
09:41qu'il n'y ait que des hommes
09:42qui s'occupent de la révolution,
09:44de l'une des plus grandes révolutions technologiques
09:47qu'on connaît.
09:48Je trouve ça problématique
09:49en termes de représentation,
09:51c'est-à-dire qu'en termes de cas d'usage,
09:54de conception,
09:55il y a quand même toute une partie
09:55de la population qui n'y contribue pas.
09:58Donc, je trouve ça assez triste
10:00et c'est vrai qu'on a toujours des biais.
10:03Moi, je parle beaucoup
10:05avec des femmes entrepreneuses,
10:08on parle toujours un peu des mêmes sujets,
10:10syndrome de l'imposteur.
10:11Alors, même syndrome de l'imposteur,
10:12c'est l'imposteur,
10:13c'est même pas l'impostrice.
10:14Alors, pas l'impostrice, ouais.
10:15Mais c'est plus les femmes, visiblement,
10:17qui sont concernées.
10:18Ouais.
10:19Alors, en tout cas,
10:19peut-être que j'attire aussi ça
10:20et que les gens,
10:22comment dire,
10:23que ça m'arrive un peu plus facilement.
10:24Mais en tout cas,
10:25sur le manque de confiance,
10:26ça reste toujours des sujets.
10:27Et quand je constate aujourd'hui,
10:30comment dire,
10:31sur le 4,40,
10:32le nombre de femmes qui sont si haut,
10:34ça évolue,
10:35mais ça évolue à chou-fleur, quoi.
10:37Pas de chou-fleur.
10:38Donc, il ne faut pas être très pressé.
10:40Donc, oui, je trouve que l'entreprise
10:42reste un gros terrain d'évolution, quoi.
10:46C'est comme ça que maintenant,
10:47je le vois,
10:48parce que je trouve que c'est toujours
10:49un constat qui est un peu difficile à faire,
10:51mais qui, malgré tout,
10:54se fait, quoi.
10:55Il y a un autre passage plus tard
10:57dans le livre
10:57où vous parlez des droits des salariés.
10:59Il y a le droit de dire que ça va
11:02quand ça ne va pas du tout.
11:03Et ça, c'est vous,
11:04c'est votre histoire,
11:05j'ai l'impression.
11:06C'est que la vulnérabilité,
11:08les moments de moins bien,
11:09en fait,
11:10c'est toujours interdit
11:12ou mal vu dans l'entreprise.
11:14Ça, vous l'avez vécu comment,
11:16ce passage-là ?
11:17C'est que vous sentiez
11:19que vous étiez seule, en fait,
11:19face à vos problèmes ?
11:20Alors, à ce moment-là,
11:21moi, je l'ai un peu,
11:22comment dire,
11:23ressenti comme une forme d'injustice.
11:25C'est-à-dire que moi,
11:26quand j'allais pas bien,
11:28j'allais pas bien
11:29parce que je ne voyais pas
11:31ce que je faisais
11:32dans ce milieu professionnel.
11:33et je n'ai trouvé plus de sens.
11:35Désaligné.
11:36Désaligné complet.
11:37Alors, à la limite,
11:37ça m'appartient.
11:38Mais c'est vrai
11:39que c'était mon rapport au travail.
11:40Mais ce rapport-là,
11:41on peut imaginer
11:42que plein d'autres personnes
11:43et pas que des femmes
11:44l'aient vécu en réalité.
11:44Complètement.
11:45Et alors,
11:46le problème que j'ai eu,
11:47c'est que quand je l'ai confronté
11:48et que je l'ai expliqué,
11:50le retour qui m'a été fait,
11:51mais est-ce que dans ta vie personnelle,
11:53ça va ?
11:53T'as pas un divorce ?
11:55Oui, tout de suite,
11:56le problème était ailleurs.
11:56Voilà.
11:57Tout de suite,
11:57le problème,
11:58comme si dès qu'il y avait problème,
12:01il fallait qu'il soit extérieur
12:03à l'organisation.
12:04Or, parfois, non.
12:06Donc, c'est ça
12:06que j'ai un petit peu mal vécu.
12:08Mais bon, après,
12:09je pense que c'est pas facile
12:10non plus à gérer
12:10d'un point de vue management.
12:12Mais c'est vrai que ça a été...
12:13Je trouve que dire
12:13parfois ça va pas,
12:15en vérité,
12:15je trouve ça assez honnête
12:16et transparent.
12:17Et parfois,
12:17c'est vrai que ça va pas.
12:19On va devoir se quitter
12:20parce que le temps file très vite.
12:21Mais vous livrez un conseil
12:22dans le mot de la fin,
12:23c'est ne subissez jamais.
12:25En gros,
12:26le conseil ultime,
12:27c'est qu'il faut profiter
12:29de ce qu'il y a à prendre
12:30et si jamais ça va pas,
12:31en fait,
12:31il faut faire ce que vous avez fait.
12:32C'est changer de...
12:33Ouais.
12:34Moi, j'ai vu trop de gens
12:35attendre la retraite.
12:36Et quand je me suis dit
12:37« Ah là là,
12:38potentiellement,
12:39c'est ce qui m'attend »,
12:40je trouve ça terrible.
12:41Donc, le fait d'attendre,
12:42je trouve qu'il y a
12:43un rapport au temps,
12:44à sa vie.
12:45C'est vrai que le temps...
12:45On a passé un très bon moment,
12:47en tout cas,
12:47on a passé un très bon moment.
12:48C'est précieux.
12:48Vous avez passé une interview.
12:49Non, non,
12:50je trouve que non.
12:50J'espère que vous non plus.
12:52Donc, non,
12:53essayez quand même
12:54de faire des choses
12:55qui nous amènent.
12:56Prendre du plaisir.
12:57Qui est quand même
12:57des choses qui nous animent.
12:59Donc, effectivement,
13:00si une situation dure
13:01un peu trop longtemps
13:02et on tire sur la longueur,
13:04je recommanderais
13:06modestement
13:06d'envisager autre chose.
13:09Lucie Carbone,
13:10merci beaucoup.
13:10On va revoir
13:11la couverture du livre.
13:12Donc,
13:12Bureau Topia,
13:13le guide de voyage
13:14dans l'entreprise.
13:15Donc, un livre écrit
13:16avec beaucoup d'amour,
13:17beaucoup d'humour aussi.
13:18On espère vous revoir
13:19bientôt sur ce plateau.
13:20On va accueillir une dame
13:21qui a sûrement été
13:22à l'écoute
13:23de cette interview.
13:25Elle a écrit, elle aussi,
13:26un livre.
13:26J'ai testé pour vous
13:27l'échec entrepreneurial.
13:28Elle a osé faire le pas de côté,
13:30mais ce n'est pas facile.
13:31Elle va nous expliquer
13:32les principales erreurs
13:33à éviter
13:34quand on veut être
13:34son propre patron.

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