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  • il y a 20 minutes
Avec Joseph Tayefeh, Alex Darmon, Patrick Vignal

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-17##

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News
Transcription
00:00Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:03Et toujours avec mes trois débatteurs du jour, Joseph Taïfé, Alex Darmon, Patrick Vignal.
00:08On parlera dans quelques instants, à partir de 11h20 peut-être, de cette grogne des pêcheurs notamment.
00:16Il y a des blocages en ce moment à Sète, à Nice, chez vous, Patrick Vignal, à Frontignan évidemment.
00:24Ça gueule, il n'y a pas d'autre mot, pardon, d'être familière.
00:27Le carburant est presque à 3 euros, j'ai entendu, de gasoil à côté de Strasbourg.
00:32Est-ce que vous croyez, comme 88% des Français, qu'il y aura un retour des gilets jaunes, en
00:36tout cas de grandes manifestations ?
00:3988%, ça fait beaucoup.
00:41Venez nous en parler, 0800 26 300 300 au standard Manu.
00:46Mais avant un autre sujet qui fait réagir aujourd'hui en France, ma vie n'a plus aucun sens.
00:51Ça pourrait être les mots d'un proche d'une 132 personnes tuées ou 400 blessées lors des attaques du
00:5813 novembre 2015 à Paris.
01:00Eh bien, ce sont les mots d'un responsable direct de ces terribles attaques.
01:05Le terroriste Salah Abdeslam qui réclame, qui a le toupé, je dirais, de réclamer devant la justice, une nouvelle fois,
01:12c'est la cinquième fois, la fin de son isolement.
01:15Il trouve que ce sont des conditions inhumaines.
01:19Les parloirs familiaux, sans vitres, ni higiaphone, sa famille qui ne vient plus le voir, du coup, un régime de
01:24détention moins strict.
01:26Je rappelle qu'il a été condamné à la perpétuité incomprécie pour sa participation aux attaques, donc, du 13 novembre.
01:33Le terroriste est détenu à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieille.
01:37Bonjour David Lacroix.
01:39Bonjour.
01:39Vous êtes représentant syndical FAU Justice, justement, à Vendin-le-Vieille.
01:43J'avais eu l'occasion, d'ailleurs, de faire un reportage chez vous.
01:47Alors, c'est vrai que c'est une prison de haute sécurité, mais plutôt moderne.
01:52Alors, oui, les conditions sont un peu difficiles.
01:55On rappelle quand même que Salah Abdeslam avait été pincé avec des clés USB que lui apportait sa compagne,
02:00avec dessus des, je ne sais plus, c'était des prêches, mais en tout cas, il y avait de fortes...
02:08Voilà. Merci de préciser.
02:11Donc, bon, ce n'est pas non plus un saint, Salah Abdeslam, c'est moins qu'on puisse dire, David
02:15Lacroix.
02:17Absolument pas.
02:18Ces requêtes et ces démarches sont d'une adhésance absolue envers les victimes.
02:24Je vous rappelle que ces attentats ont fait 132 morts et 400 blessés.
02:28Et c'est eux qui ont pris perpétuité dans cette affaire, alors que cet individu réclame l'assoupissement de ces
02:34conditions de détention et d'une adhésance sans nom.
02:38Alors, aujourd'hui, c'est vrai que je le disais, elles ont été un petit peu durcies, mais pour cause,
02:42il est quand même jugé dangereux, Salah Abdeslam.
02:45Encore aujourd'hui, il y a eu des menaces, notamment sur le directeur de la prison, il y a eu
02:49cette fameuse clé USB.
02:52Oui, bien sûr, il y a une surveillance quotidienne de ce détenu dans ses faits, dans ses gestes, dans ses
02:59paroles, dans ses appels téléphoniques.
03:02Nous apportons à chaque fois au tribunal des arguments de l'administration et de notre côté pour justifier ce placement
03:09à l'isolement et ses conditions de détention,
03:10qui ne sont pas non plus celles de Cayenne, ou quand on l'entend, qui sera en train de casser
03:17des cailloux comme un Cayenne.
03:18Il est dans une cellule individuelle, avec la douche en cellule, il a accès à la promenade tous les jours,
03:24il a accès à une salle de sport.
03:26Donc, comme condition inhumaine, je pense qu'il a beaucoup pire ailleurs.
03:29Justement, vous pensez, David Lacroix, qu'il y a une arrière-pensée dans ses requêtes,
03:34ou vraiment, vous estimez aujourd'hui que ses conditions se sont durcies pour lui, que la famille ne vient plus
03:40le voir, comme il l'affirme ?
03:44Sa famille va le visiter, autant que fois qu'elle le veut, comme le règlement existe pour tout détenu en
03:51France.
03:52On sait très bien aussi qu'il a une armée d'avocats derrière lui, un avocat qui est spécialement dédié
03:57dans ses recours.
03:58On parle de la cinquième tentative que de cette année.
04:04Sinon, les années précédentes, son avocat n'a de cesse de faire des recours pour essayer de lever ses conditions
04:11d'hygiophone au parloir.
04:13Et aussi, dans un même temps, demander son extradition vers la Belgique, pour qu'il finisse sa peine en Belgique,
04:20qu'il fasse sa peine en Belgique, parce qu'on sait très bien que les conditions de détention en Belgique
04:24sont beaucoup plus souples.
04:25Et on voit avec le logisticien des attentats, Bakali, qu'il va être libéré, alors qu'il est libéral en
04:302035.
04:31Alors, ce n'est pas encore fait.
04:32C'est vrai que Mohamed Bakali pourrait être remis en liberté conditionnelle.
04:38Ce sera, je crois, le 29 septembre prochain.
04:41Il y a une audience, parce que c'est vrai que la loi belge est beaucoup plus favorable en matière
04:46d'exécution des peines.
04:47Merci, David Lacroix.
04:50J'ai été scandalisée, c'est Juliette Riophol qui m'a envoyé ça hier soir.
04:54Elle me dit, regarde, ça frôle l'indécence.
04:58Mes journées ne ressemblent à rien, je n'ai aucune perspective d'avenir, j'ai peur de perdre la dernière
05:02chose qui me reste.
05:03Ma famille, qui vient de moins en moins qu'aux oligiaphones.
05:06David Lacroix vient de nous dire, ce n'est pas vrai, sa famille le visite.
05:09Je me souviens qu'il avait gardé le silence de manière assez éhontée après les attaques.
05:15132 morts, 400 blessés.
05:17Patrick Vignal, il faut être humaniste, certes, il y a les droits de l'homme, mais enfin, c'est absolument
05:23indécent.
05:23Moi, j'ai eu la chance de faire des cours d'art martiaux dans les prisons.
05:28Je vois que l'isolement est compliqué.
05:30Je n'ai pas de souci avec ça, on peut se poser la question.
05:32Je pense que sa santé mentale va se dégrader parce qu'il est toujours tout seul.
05:36Mais je vais être très clair.
05:37Claire, vous avez dit le nombre de victimes.
05:40Donc, je suis désolé, ces gens, qu'on soit clair.
05:44Les victimes qui ne sont, pardonnez-moi, jamais représentées à ces audiences.
05:47Oui, mais c'est pire que ça, Stéphanie.
05:49C'est un choc familial, c'est un choc de société.
05:51Enfin, vous vous rendez compte, tous ces massacres.
05:53Et donc, moi, je suis désolé, mais tant pis pour lui.
05:55Il a joué, il a perdu.
05:57Oui, je crois qu'on a un certain nombre à le penser.
05:59Sur les avocats, en fait, les avocats, ils sont très contents de défendre des codes
06:03parce que médiatiquement, ils voient exister.
06:05Mais puis, apparemment, il a une clientèle.
06:07Mais oui, humainement, si vous voulez, si on se posait la question, humainement, d'une manière très posée,
06:12on pourrait se dire qu'effectivement, il est toujours tout seul.
06:15Mais il a voulu, il a cherché et il doit l'assumer.
06:18D'ailleurs, avant de vous faire réagir, Alex, écoutez, Samia Maclouf,
06:21elle était l'invité de Jacques Cardo ce matin.
06:23Samia Maclouf, c'est l'avocate des familles.
06:27C'est choquant, cette indécence, cette manière de parler de sa petite vie,
06:35sa manière de parler du risque de ne plus voir sa famille,
06:39cette manière de se plaindre alors qu'aucun mot n'est consacré aux victimes.
06:45parce qu'il faudrait lui rappeler de temps en temps à ce monsieur dangereux
06:49qui a été reconnu coupable, criminel et dangereux, que sa vie continue.
06:56Il faudrait lui rappeler que ces familles de victimes du 13 novembre qu'il a initiées,
07:02que c'est lui qui était un des logisticiens,
07:07ces familles n'ont plus de vie, ces familles ne risquent plus de revoir leur famille un jour,
07:12de ne plus appeler papa, maman, ma soeur, mon frère.
07:15Il faudrait le lui rappeler de temps en temps.
07:18David Lacroix, d'ailleurs, que j'ai eu au téléphone avant l'émission,
07:21me disait, lui, il a une copine, en plus, il a plein de campagnes.
07:25Oui, vous savez qu'il paie beaucoup aux femmes, Salah Abdeslam.
07:27Il y a quelques peut-être pathologies là en dessous, pardonnez-moi,
07:31mais c'est vrai que ce qu'elle dit, Samia Maclouf, c'est le bon sens, Joseph.
07:36Alors, que lui essaye, c'est une chose, c'est normal, il essaye,
07:39mais c'est vrai que le droit l'y autorise.
07:42Et certaines, parfois, idéologies de certains juges,
07:45c'est en tout cas ce que disait David Lacroix.
07:47On est d'accord qu'il utilise, on va dire, les recours, on va dire, comme outil médiatique,
07:52c'est de la com', tout simplement, 5 recours en 2026, c'est vraiment de la communication.
07:56Mais il y a deux choses quand même que je veux retenir de cette histoire,
07:59c'est que déjà qu'on est dans un pays, parce qu'on arrête toujours de critiquer la France,
08:02tout va mal, mais on est quand même dans un pays où même le pire des criminels
08:05a quand même aussi des droits.
08:06Donc c'est quand même aussi important de le rappeler.
08:08Oui, mais en fait, il n'en abuse pas un petit peu, quand même, franchement.
08:11Il en abuse certainement, mais je veux dire, on a quand même un système, on va dire,
08:14d'état de droit qui existe, donc il utilise les voies de recours qui sont à sa disposition,
08:18et à chaque fois, les juges le rejettent, donc le problème est réglé.
08:21Et vous avez rappelé aussi une deuxième chose, c'est que la Belgique a effectivement un système,
08:25on va dire, plus favorable que le Nôtre.
08:27Alors ça s'est un petit peu durci en 2017, mais l'effet était antérieur pour Bacali.
08:31Un petit peu, mais quand j'entends qu'en France, on est toujours trop laxiste, etc.,
08:35c'est toujours bon aussi de rappeler un petit peu ce qui se passe ailleurs
08:37et de faire un petit peu un benchmark aussi, un petit peu des applications des peines ailleurs.
08:40Donc maintenant, c'est comme ça, pour les victimes, c'est effectivement terrible,
08:44mais bon, je n'ai aucun doute, à mon avis, que les juges vont continuer, on va dire,
08:48à le maintenir dans la situation dans laquelle il est.
08:50Ça réagit au standard. Bonjour Serge.
08:53Bonjour.
08:54Bonjour, c'est bienvenu.
08:56Merci. En effet, je réagis. Moi, j'ai trouvé...
09:00Alors, je veux dire que ça fait de la peine, mais en tout cas, ça fait de la peine qu
09:05'ils s'aperçoivent
09:06que c'est compliqué de tuer des gens et que quand on est puni, on est puni à vie
09:13et ça va faire réfléchir les futurs prétendants radicalisés de se dire...
09:18Vous êtes sûr, Serge, que ça va faire réfléchir ?
09:21Il n'a pas l'air d'avoir beaucoup de repentance, vous savez, avec les USB, il y avait des
09:26contenus pro-dialistes.
09:28En effet, il n'a pas exprimé des regrets. Il a dit seulement qu'il vivait mal.
09:35Alors, peut-être qu'il y en a certains qui vont dire... Enfin, j'espère, voilà.
09:39J'espère qu'il y en a qui diront, on va réfléchir à deux fois et ma vie va être
09:44foutue et je n'ai pas d'avenir.
09:46J'aimerais vous croire, Serge.
09:50Moi, c'est ce que j'espère, mais franchement, qu'il vit de la peine et que sa vie soit
09:54foutue.
09:54Je veux dire, sincèrement, c'est la vie des parents de victimes qui, elles, ont leur vie foutue.
10:02Oui, eux, c'est définitif.
10:04Eux, c'est définitif. Ils ont perdu un fils, une fille, un parent, un ami.
10:09Mais lui, je m'en fous complètement, quoi. Je m'en fous.
10:12Et je suis à la limite, cyniquement, c'est bien fait pour lui. Je suis bien content.
10:17Voilà. Je suis bien content. Voilà.
10:19Alors bon, il n'y a pas mon nom, il n'y a pas machin, parce qu'on a peur
10:21en France des représailles déradicalisées.
10:25Mais franchement, ça ne me fait pas de peine.
10:27Au contraire, il a cherché, quoi. Enfin, il a voulu. On prend des risques, hein.
10:34Vous savez, on vole une voiture, on prend un risque. On vend de la coque, on prend un risque.
10:39On rentre dans un appartement et on vole quelque chose, on prend un risque.
10:43Donc, il a pris un risque matérial.
10:46Merci, Serge. En tout cas, j'imagine, sans trop prendre de risques,
10:50beaucoup de Français partagent certainement votre opinion, Alex Darmon.
10:54Pardon, mais moi, la situation de Salah Abdel-Sahm ne m'intéresse absolument pas.
10:58Je ne veux pas donner mon avis.
11:01Effectivement, je trouve qu'il, entre guillemets, il mérite ce qui lui arrive, ou quoi que ce soit.
11:05Mais moi, j'aimerais me projeter un petit peu plus sur le fait que s'il fait ses demandes,
11:10c'est qu'il a le droit de les faire, qu'on est dans un état de droit.
11:12Mais c'est ce que je disais.
11:13Oui, lui, il tente, c'est sûr.
11:15Ça veut dire que, normalement, l'isolement, dans notre état, il est limité à deux ans, l'isolement.
11:20Ça fait dix ans qu'il est en isolement.
11:21Le risque juridique, il n'est pas nul.
11:23Pour le moment, les juges, ils se disent non.
11:24Mais il y a eu une jurisprudence avant, où vous avez eu des demandes de fin d'isolement qui ont
11:28été validées.
11:29Donc, au bout de la huitième fois, ça peut marcher.
11:31Quand vous dites que ça fait dix ans qu'il est à l'isolement, il est dans une prison de
11:34haute sécurité...
11:35Non, l'isolement, l'isolement, j'ai vu comment il vivait.
11:38Oui, évidemment, mais avec caméra et tout.
11:40Mais ce que je veux vous dire, c'est que, juridiquement...
11:42C'est vrai qu'il y a une salle de sport, ils peuvent sortir un petit peu dans la cour
11:45-est.
11:46Il n'y a pas de problème, mais c'est que, normalement, l'isolement est limité à deux ans,
11:51qu'il y a une loi d'exception le concernant, et c'est bien normal que ça fait dix ans,
11:54et qu'au bout de la huitième fois, ça peut passer.
11:56Et donc, ma question est de dire, est-ce que la France, aujourd'hui,
11:59a les moyens de protéger ces gens-là ?
12:02On parle d'enfermer ces gens-là, plutôt.
12:06Protéger la société.
12:07Voilà, protéger la société.
12:08Est-ce qu'il ne faut pas réinventer un système pour ces gens-là,
12:11pour ne pas qu'on ait, justement, un risque juridique, que ça passe à un moment donné ?
12:14Et là, il faut réfléchir aussi à ça.
12:15Oui, parce que vous avez vu, Mohamed Bakali, son complice, en effet, risque fort d'être libéré.
12:22En tout cas, la loi belge ne...
12:24Et moi, je pense qu'il faut qu'on se pose la question de savoir,
12:26est-ce qu'il ne faut pas ré-réfléchir à une réforme judiciaire par rapport à ça ?
12:31Là, vous parlez quasiment de la peine de mort.
12:33Non, pas du tout.
12:33C'est de rendre les gâtes, parce que si demain, ces avocats vont porter plainte devant la CEDH,
12:38ou devant la Cour de justice européenne...
12:40Alors, déjà plainte, vous avez vu, contre le garde des Sceaux régulièrement.
12:43Mais ce que je veux vous dire, c'est que ça peut passer à un moment donné,
12:45parce que jurisprudence, et il faut...
12:47Vous avez raison.
12:48Je ne parle pas de peine de mort.
12:49Absolument, il faut refaire peut-être les lois.
12:51Je suis contre la peine de mort, donc il n'y a pas de débat à la tue.
12:53Et c'est vrai qu'il y a la primauté du droit européen.
12:55Vous savez, moi, j'ai des mains tragiques dans ma circonscription,
12:58je ne vais pas citer la ville, mais il y a six jeunes qui sont partis faire le djihad,
13:02et je me rends compte qu'ils sont tellement endoctrinés,
13:05qu'ils sont prêts à perdre leur vie.
13:07Oui, c'est ça le vrai débat.
13:08Et lui continue en cellulage, monsieur Abdel Salaman.
13:11C'est ça le vrai débat.
13:12Bien sûr.
13:13Bon, on continue nos débats, c'est vrai que c'est passionnant,
13:17et on va parler dans quelques instants de cette grogne et de cette colère,
13:21même noire en France.
13:23Il y a des blocages un petit peu partout, dans le sud notamment,
13:260826 300 300, si vous voulez réagir.
13:29Sud Radio.
13:32Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
13:34A vous de le dire avec aujourd'hui, Joseph Taïfé, Alex Darmon, Patrick Vignal,
13:40trois débatteurs pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin,
13:44qui vous font parler.
13:46On parle de la colère des Français carburants, retraite, impôts, services publics.
13:51Quelles mesures vous pourrez vous faire descendre dans la rue ?
13:55Est-ce que vous faites partie de 88% des gens qui pensent que la hausse des carburants,
14:00elle pourrait bien provoquer un mouvement comparable au gilet jaune ?
14:03C'est l'enseignement d'un sondage au DOXA, backbone pour le Figaro.
14:07Aujourd'hui, alors en ce moment, au moment où on parle, il y a des blocages,
14:11Port-de-Nice et de Sède bloqués, des actions devant le dépôt pétrolier de Frontignan.
14:16C'est chez vous, Patrick Villal.
14:18On est chaud dans le ministre, Stéphanie.
14:20Oui, mais c'est vrai qu'il y a une cocotte minute là quand même, on sent le pays au
14:24bout.
14:25En fait, je crois qu'il y a tout qui se conjugue là.
14:28D'abord, c'est vrai qu'il y a une période difficile politiquement.
14:31Je pense qu'on n'a pas tout bien fait dans la Macronie, il faut qu'on dise les choses.
14:34Et à la fois, on a ce conseil géopolitique, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, effectivement,
14:382,50 le litre de gasoil, donc ça met les gens dans la rue.
14:423 euros à Strasbourg aujourd'hui.
14:43Et 3 euros.
14:43Vous savez, Stéphanie, moi ce que je pense là, je le dis tranquillement,
14:47le gouvernement ne peut pas se payer une crise des gilets jaunes comme en 2018.
14:52On est tous d'accord.
14:53D'abord, ça a coûté 17 milliards d'euros, on n'a pas d'euros dans les caisses.
14:56Alors, 17 millions en concession.
14:5917 millions, Patrick Villal, en concession, mais c'était 2,5 milliards de dégâts.
15:05Oui, mais Stéphanie, c'est plus que ça.
15:07Oui, mais je tenais à préciser...
15:08Il y a un problème de confiance.
15:09C'est-à-dire qu'on va arrêter le commerce des centres-vices, il y a des manifestations.
15:13On ne peut pas se payer cette crise.
15:15Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
15:16Vous n'avez pas tort.
15:16Moi, j'ai pas envie de dire, je suis chef d'entreprise.
15:18Vous êtes chef d'entreprise, si tous les deux ont géré nos boîtes
15:21comme on a géré l'État depuis 30 ans,
15:24ça fait longtemps qu'on serait à France Travail tous les deux.
15:26Ce que je veux dire, en fait, c'est qu'elle est riche, la France.
15:29Vous savez combien on prélève d'impôts par an ?
15:311 560 milliards.
15:33Vous savez combien il y a d'épargnes français ?
15:35Je précise, je ne veux pas leur enlever leur épargne.
15:3718% du PIB.
15:386 500 milliards.
15:40Sauf qu'en fait, depuis toujours, en fait,
15:42on a toujours eu un État nounou.
15:45C'est-à-dire qu'il y a un problème, c'est l'État.
15:46Est-ce que l'État pourrait arrêter d'emmerder les entreprises ?
15:49Mais ne rappelez pas trop, quand même, l'épargne,
15:51parce que vous avez dit, ils y pensent très fort.
15:53Ça, ça n'irritant.
15:54Non, parce que là, ils vont vraiment finir par les chercher.
15:57Mais regardez, Stéphanie, les retraites.
15:59Aujourd'hui, pour 5 euros, 25 euros, c'est les retraites.
16:0220 euros, c'est la santé.
16:04Vous savez combien c'est la sécurité ?
16:053 euros.
16:06Le vrai débat, c'est le débat des retraites.
16:09Imaginez qu'aujourd'hui, on a une jeune génération avec Alex.
16:12Alex, demain, il est ministre du Travail.
16:14Il doit faire la réforme des retraites.
16:16Vous pensez qu'il va proposer que par répartition ?
16:19On a, aujourd'hui, nos gamins ne font plus d'enfants.
16:23De deux gamins, on est passé à 1,4.
16:25Ce sera un de nos sujets, aujourd'hui.
16:27D'ailleurs, n'hésitez pas à venir réagir.
16:28Vous le savez, la natalité.
16:29Mais à cause de l'argent, aussi.
16:30Mais c'est un tout.
16:31À cause de la planète qui brûle.
16:3467% des Français disent ne plus faire d'enfants
16:37à cause des raisons financières.
16:39Non, mais ne plus faire de deuxième enfant.
16:41Oui, oui, deuxième enfant.
16:42La relation du couple, la femme a évolué.
16:44Vous savez combien il y a de familles solos ?
16:46De femmes solos ?
16:472 millions.
16:48Oui, ça, c'est vrai.
16:48Ça, c'est important, ça.
16:49Donc, il n'y a pas de logement.
16:50On devait construire 500 000.
16:52On construit 250 000.
16:53Donc, si vous voulez, il y a tous les paramètres.
16:56Mais si on va dans la rue, si ça dure comme 2018.
16:59Moi, mes pécheurs, hier, quand ils sont face au CRS,
17:02j'ai envie, comme un pujada, je me dis,
17:03mais comment on est arrivé à ça ?
17:06Ça suffit.
17:07Ce n'est pas les la colère qui vont gagner.
17:09Mais nous, si on n'est pas capable de lâcher 300 millions d'euros,
17:11on sera responsable de cette colère.
17:14Alex Darmont, alors ?
17:15Le jeune de la bande.
17:17Ah ouais, non.
17:18Non, mais je...
17:18Il y a de quoi être en colère.
17:19Non, mais il y a de quoi être en colère.
17:21Mais vous savez, je pense qu'il faut aussi un peu relativiser les choses.
17:25Le problème, c'est les retraites.
17:27Ça va être un thème de campagne.
17:27Le vrai problème, c'est le pouvoir d'achat.
17:30Ce que les Français vous disent.
17:31Quand on parle de diesel, d'essence,
17:33avant même les retraites,
17:35je pense que les Français, ils ont du mal, pour la plupart.
17:37Non, le problème des retraites, c'est qu'elles coûtent très cher.
17:39Bien évidemment, mais dans l'immédiat,
17:42dans l'immédiat, le problème, c'est le pouvoir d'achat.
17:45Vous allez voir tous les Français dans la rue,
17:47vous leur demandez quel est le problème,
17:48le retraite ou le pouvoir d'achat,
17:49ils vous diront le pouvoir d'achat.
17:50Ça, c'est une première chose,
17:51et je pense qu'il faut qu'on ait vraiment ça en tête,
17:53parce que je ne trouve pas qu'on parle beaucoup du pouvoir d'achat
17:55pendant cette campagne électorale.
17:57Pour le moment, on parle des réformes qui ont été...
17:59Oui, mais on parle de la réforme des retraites.
18:02Oui, la réforme des retraites, c'est considérable,
18:04mais normalement, c'est un problème qui aurait dû être réglé.
18:06Et j'avoue que je souris,
18:09pour suivre tous les candidats à l'élection présidentielle
18:11pour un documentaire qu'on prépare,
18:13je souris quand je vois certains candidats nous parler des retraites,
18:16quand ils avaient promis, en étant Premier ministre pour certains,
18:19ou ministre d'autre chose pour d'autres,
18:21qu'ils allaient régler le problème des retraites
18:25qu'ils ne l'ont pas fait, qu'ils nous en reparle normalement.
18:27Alors déjà, pour le coup, je vous laisse continuer,
18:30mais les Français n'en voulaient pas de la réforme.
18:33Ok, elle n'était pas bonne,
18:34mais à chaque fois qu'on essaie de toucher aux retraites,
18:36il y a tout le monde dans la rue.
18:37Non, mais c'est vrai, je ne vais pas faire que les amis en disant ça,
18:40mais c'est la vérité quand même.
18:41La politique, c'est le courage de faire les choses.
18:42C'est-à-dire un ancien président qui disait ça.
18:44Il a voulu faire la retraite à point, Macron,
18:47Patrick Vignal, alors il a abandonné en route.
18:49On pourrait parler d'Emmanuel Macron,
18:51il aurait dû tenir, il aurait dû foutre le pays,
18:53il a réussi à foutre le pays en 2018,
18:54c'est ce que fait lui,
18:55vent debout contre lui,
18:57il aurait au moins dû foutre le pays en debout contre lui
18:59pour quelque chose, la réforme des retraites,
19:00on serait passé à autre chose en 2027,
19:02ce qui n'est pas le cas.
19:03Mais juste pour vous dire,
19:04le pouvoir d'achat,
19:05c'est la chose la plus importante,
19:08mais par rapport à la mobilisation dont vous parlez,
19:11vous vous dites que 88% des Français
19:14encouragent une mobilisation.
19:15C'est un sauvage.
19:16Non, qui croient aux gens dénigrent.
19:19Moi, franchement, je mettrais plus de réserve.
19:21Rappelez-vous le mouvement Bloquons Tout.
19:232018, c'était exceptionnel,
19:24ce qui s'était passé.
19:25Il y a eu 300 000 personnes
19:26qui ont manifesté au pic.
19:28C'était énorme.
19:29Aujourd'hui, vous voyez
19:30comment ça s'organise,
19:31c'est autour de boucles télégrammes
19:33avec quelques centaines de personnes.
19:35Les Français...
19:35Non mais, c'est possible,
19:37ça peut arriver.
19:38Mais les Français,
19:38on l'a dit,
19:39ils ont besoin de travailler,
19:40ils ont besoin de manger.
19:42Les Gilets jaunes...
19:43Vous connaissez ça par cœur,
19:44c'est sur TikTok,
19:45beaucoup d'appels.
19:46Mais les Gilets jaunes,
19:47ça a duré longtemps.
19:49Je ne pense pas que les Français,
19:50malheureusement,
19:51puissent payer le luxe.
19:51Il y avait la taxe carbone,
19:53il y avait les 80 km heure,
19:54ce n'est pas la même histoire exactement.
19:56Peut-être que la nouveauté,
19:58c'est qu'il y a des élections présidentielles,
20:00et les gens pourront faire le choix.
20:02Mais tu vois, Alex,
20:03en fait,
20:03on est passé du pouvoir d'achat
20:04au pouvoir de vivre,
20:06ou pour certaines de survivre.
20:08Mais on va être clair,
20:09réforme des retraites,
20:11480 milliards, Stéphanie.
20:13Donc moi, j'ai envie de donner
20:1410 millions de personnes
20:15à moins de celles de pauvreté.
20:17J'ai souvenir sur un rond-point.
20:18Ça a coûté 6 milliards.
20:20D'ailleurs, il y a 6 milliards
20:20qu'ils essayent de chercher
20:21dans la poche des retraités.
20:23Moi, j'ai souvenir d'une mamie,
20:2488 ans sur un rond-point à Montpellier,
20:27elle le traversait.
20:27Elle me dit,
20:28ce n'est pas grave,
20:28je me fais écraser,
20:29parce que je survis.
20:30Et ça, on n'a pas le droit d'essayer, Alex.
20:32Mais après, par exemple...
20:34Joseph, vous en pensez quoi ?
20:35Moi, je suis très inquiet
20:37pour la croissance,
20:39la consommation.
20:39Moi, je suis pour la consommation,
20:41parce que c'est ce qui fait fonctionner
20:42aussi nos usines.
20:43Et je me rappelle, effectivement,
20:44de 2018,
20:45où, on va dire,
20:46l'activité,
20:47non seulement par le fait
20:47qu'il y avait aussi des salariés
20:48et des entreprises
20:49qui étaient aussi en grève,
20:50donc on avait moins de personnes
20:51pour bosser,
20:51mais il y avait aussi les blocages
20:52et donc moins de circulation
20:54de marchandises.
20:55Là, actuellement,
20:56la situation est quand même
20:57extrêmement grave.
20:57Moi, je suis dans le secteur
20:58quand même plastique, pétrochimique
21:00et on est directement touchés
21:01par ce qui se passe à Hormuz
21:03et à Babel-Mandev, etc.
21:04Enfin, on a une crise
21:05qui est vraiment la plus grave
21:06depuis la Deuxième Guerre mondiale
21:08et ce n'est pas en train
21:09de s'arranger.
21:09On a toujours des prix
21:10extrêmement élevés.
21:12On a, d'une certaine manière,
21:13je vais te dire cyniquement,
21:14la chance qu'on ait
21:15une faible croissance,
21:16c'est-à-dire une faible demande
21:18actuellement,
21:18parce que si la demande repart
21:19avec la quantité de matières premières
21:21actuellement en circulation,
21:23là, c'est la pénurie totale.
21:24C'est-à-dire qu'on n'aura pas assez.
21:26Là, les rayons vont se vider.
21:27On avait déjà eu peur
21:28qu'on ait plus de bouteilles d'eau,
21:29etc.,
21:29ou de produits médicaux
21:31pendant les derniers mois.
21:33La demande n'a pas été aussi forte.
21:34Mais si, effectivement,
21:35à un moment donné,
21:36en s'approchant des fêtes de Noël,
21:37la croissance repart,
21:38les gens veulent un petit peu dépenser
21:40et qu'on continue
21:41avec la crise actuelle.
21:41Et si on rajoute en plus
21:42les gilets jaunes dessus,
21:44là, c'est vraiment catastrophique.
21:46Je comprends la colère des gens.
21:48Le prix du carburant,
21:48c'est aussi les entreprises
21:49qui le subissent,
21:50les frais de transport,
21:51etc.,
21:52les coûts des bateaux.
21:53Mais je tiens aussi à rappeler
21:54qu'effectivement,
21:55si à un moment donné,
21:56les usines ferment,
21:57c'est un cercle vicieux.
21:59Le pouvoir d'achat
22:00ne va pas augmenter.
22:01Il y aura de plus en plus
22:01de chômage
22:02et il y aura moins de gens
22:02pour payer encore les retraites.
22:03Vous savez,
22:04la grande difficulté,
22:05c'est que ça ne dépend plus de nous.
22:07Ça dépend de Donald Trump
22:08et du détroit d'Ornus.
22:09C'est-à-dire, Stéphanie,
22:10que si ça continue,
22:11là, politiquement,
22:13notre destin n'est plus en nous-mêmes.
22:15D'ailleurs, Emmanuel Macron,
22:16vous avez vu,
22:17rassembler les partis demain
22:19et les candidats à la présidentielle
22:20justement pour évoquer
22:21cette situation internationale.
22:23On en parle dans quelques instants.
22:25Puis on parlera aussi
22:26de ce qu'on disait tout à l'heure.
22:28Deux parents sur trois
22:28qui renoncent à faire
22:29un enfant supplémentaire
22:30faute de moyens.
22:32Est-ce que ça vous choque ?
22:330826 300 300.
22:35A tout de suite sur Sud Radio.
22:37Sud Radio.
22:38Demi-Rue.
22:39A vous de le dire
22:40avec aujourd'hui
22:41Joseph Taillefé,
22:43Alex Darman,
22:44Patrick Vignal.
22:45On poursuit nos débats nourris.
22:47On parlait,
22:48il y a quelques instants,
22:48de ces blocages en cours
22:50dans le sud de la France
22:51à Sète,
22:51à Nice,
22:52à Frontignan,
22:53dans les Raux.
22:54Évidemment,
22:54il y a beaucoup de colère
22:56dans le pays.
22:56Je voudrais vous faire écouter
22:57l'un des candidats
22:59à la présidentielle,
23:00celui de votre camp d'ailleurs,
23:01Patrick Vignal.
23:03Gabriel Attal,
23:04lui,
23:04c'est la faute à la dissolution.
23:06Malheureusement,
23:06la dissolution a entraîné
23:07une grande instabilité politique
23:09et donc une instabilité économique.
23:10Il faut quand même regarder.
23:11Avant la dissolution,
23:12époque où je suis Premier ministre,
23:14les taux,
23:14c'est en moyenne
23:151,2,
23:161,3,
23:161,5%.
23:17Aujourd'hui,
23:18on est à 4,5%.
23:19Avant la dissolution,
23:20on avait tutoyé
23:21les 2% de croissance.
23:24Aujourd'hui,
23:24on est quasiment
23:25en croissance nulle.
23:26On était à 7,5% de chômage,
23:28on approche des 9%.
23:29Tout est parti en live,
23:31entre guillemets,
23:32avec cette dissolution
23:33qui a contribué
23:34à quasiment flinguer
23:35l'économie française.
23:36C'est clair.
23:38Patrick Vignal.
23:39Écoutez, moi Stéphanie,
23:40première des choses,
23:41on n'a pas fait campagne...
23:42Vous êtes députée Renaissance.
23:43Oui,
23:43on n'a pas fait campagne
23:45en 2022.
23:46C'est le premier point.
23:47Le nouveau Front Populaire,
23:48qu'on veuille ou pas,
23:49ils sont sortis
23:49plus ou moins vainqueurs.
23:51Je peux le prouver,
23:51j'ai toujours le SMS,
23:52j'avais fait un SMS au Président,
23:54j'avais dit
23:54Monsieur le Président,
23:55il faut que tu nommes
23:56Lucie Casté,
23:57qui était...
23:58Laisse-moi finir Stéphanie,
24:00parce que je vois bien.
24:00Pardon,
24:01vous allez comprendre.
24:01Excusez-moi.
24:02Vous allez comprendre.
24:03J'ai dit,
24:04il faut que tu la nommes,
24:04puisque le Nespey
24:05est presque majoritaire.
24:07Il y avait déjà
24:07320 co-signatures
24:09de parlementaires
24:10qui voulaient déjà
24:11la censurer.
24:12Il fallait nommer
24:13Lucie Casté
24:14pour ne pas qu'on ait
24:14cette gauche
24:15qui vous dit aujourd'hui
24:16nous avions le pouvoir,
24:18nous n'avions pas permis.
24:19Qui a fait la loi
24:19dans le budget,
24:20on l'a vu.
24:20Il fallait nommer ça
24:22pour que les Français disent
24:23Monsieur le Président,
24:24choisissez votre candidat.
24:25Deuxième point.
24:26Troisième point,
24:27en fait,
24:28il faut qu'on arrête
24:29de faire avec les tripes
24:30et pas avec la tête.
24:31Le Président a fait
24:32cette erreur
24:33sur la dissolution
24:33parce qu'on n'avait
24:35pas de majorité
24:35mais on arrivait
24:36à peu près
24:36à faire en sorte
24:38d'avoir un consensus.
24:39Là,
24:40l'Assemblée,
24:41c'est le bac à sable.
24:42C'est-à-dire qu'on a ouvert
24:43encore plus de portes
24:44si vous voulez
24:44où c'est ingérable.
24:45Et je vais aller plus loin.
24:47Est-ce que vous imaginez
24:48qu'en 2027,
24:50qui gagne,
24:50n'importe qui qui gagne
24:51en 2027,
24:52est-ce qu'il n'y aura pas
24:52encore une tripartition ?
24:54Ça veut dire Stéphanie
24:55qu'il faut changer,
24:56il faut un consensus.
24:57Mais les Français
24:58ne sont pas prêts
24:59comme en Allemagne
25:00ou comme ailleurs
25:00à faire du consensus.
25:02Moi,
25:02pour le dire,
25:03une loi qui est portée
25:04par LFI
25:05ou par le RN,
25:06on ne se posait pas
25:07la question.
25:08On ne votait pas avec eux.
25:09Et les Français vous disent
25:10mais en fait,
25:11vous ne pensez qu'à vous,
25:12qu'à des machines de parti.
25:13Donc,
25:14nous avons cette responsabilité
25:16et puis le Président,
25:17il voulait présider,
25:18gouverner,
25:19gouverner,
25:20présider.
25:20Gilles ?
25:21Vous ne trouvez pas
25:22que c'est de la mauvaise communication
25:23qu'on a l'impression
25:24qu'il est frustré
25:25de ne pas avoir été
25:26jusqu'au bout de son mandat
25:27et que sa candidature
25:29est une sorte de vengeance
25:30sur Macron
25:31et qu'à faire
25:32Gabriel Attal
25:34et de se venger
25:35de son patron,
25:35c'est une des plus mauvaises raisons
25:37de se présenter
25:38à la présidence.
25:39Écoutez,
25:40moi je connais bien
25:40Gabriel Attal
25:41puisqu'il m'a demandé
25:42quand j'ai perdu
25:43de venir l'accompagner
25:44pour organiser justement
25:45la mobilisation
25:46et le travail
25:47sur les territoires.
25:48Vous savez,
25:49on part toujours
25:50ils trahissent.
25:51Allez demander
25:52à François Hollande.
25:53de vous dire.
25:54C'est-à-dire que
25:54quand il...
25:55Ça c'est de la langue de bois.
25:56Quand il dit...
25:56Ne partez pas sur un autre sujet.
25:58Quand il dit
26:00je n'ai pas eu ma chance
26:01comme Premier ministre
26:02la dissolution ne va pas,
26:03il est en train de se dire
26:05je me présente
26:06parce que je n'ai pas pu faire
26:07ce que je voulais faire.
26:08Ce n'est pas une bonne raison
26:09pour se présenter.
26:10Vous savez quoi ?
26:11Moi je m'en fous
26:11des histoires des politiques.
26:13Ce n'est pas mon problème.
26:14Vous voyez bien
26:15ce qui se passe aujourd'hui.
26:16On est dans une cour d'égo.
26:17Gabriel Attal,
26:19il a raison.
26:20Ce n'est pas renverser la table.
26:21Il a aussi un égo.
26:22Mais attendez,
26:22c'est remettre le système
26:23à plat Gilles.
26:2541 ministères.
26:26Je vais vous faire une quiz.
26:28Combien de ministres
26:29vous connaissez ?
26:30Vous savez combien ça coûte
26:30un ministère apparent ?
26:315 millions d'euros.
26:32Vous savez,
26:33jusqu'à maintenant,
26:34le politique
26:34s'était divisé
26:35pour mieux régner.
26:36Nous on veut rassembler
26:37pour mieux gérer.
26:38J'ai deux exemples importants.
26:40L'agriculture et l'écologie.
26:42Vous avez vu le cinéma
26:43cet été
26:43entre la ministre de l'agriculture
26:45qui, elle, a un service
26:46qui met des bottes de paille,
26:48qui met des bottes
26:49et qui défend l'agriculteur
26:50et la ministre de l'écologie
26:52qui fait bouffer du quinoa
26:53et qui a ça.
26:55Mais arrêtons ça.
26:56Moi, je l'ai vécu chez moi.
26:57Elle ne bouffe pas du quinoa
26:58à la Rochelle.
26:59Le traiteur était pas assez luxueux.
27:01Stéphanie, vous mettez
27:01les agriculteurs,
27:02les écolos.
27:03Chez moi,
27:04on a un problème de bassine,
27:05de récupération d'eau.
27:06Vous les mettez une semaine
27:07dans une pièce.
27:08Vous leur dites
27:08que vous ne sortirez pas
27:09tant qu'il n'y a pas de projet.
27:10Le deuxième,
27:11c'est le ministère de l'Éducation.
27:13Qu'est-ce qu'on attend
27:14pour y mettre la famille avec ?
27:16Mais c'est ça
27:17qu'il faut changer, Stéphanie.
27:18Il faut changer les choses
27:19parce qu'on a plus de ronds
27:21et qu'on vit au-dessus
27:23de nos moyens.
27:24C'est normal
27:24qu'il y ait des huissiers
27:25toute la journée
27:26et les ministères
27:27vivant comme les pays nordiques.
27:29Parce que c'est notre projet !
27:33On a un énième candidat
27:35à la présidentielle aujourd'hui.
27:36Alex Darmon,
27:37c'est vrai que la dissolution
27:38c'était certes pas
27:39la meilleure idée,
27:39mais est-ce qu'on peut
27:40lui attribuer
27:41tous les mots
27:42de la France aujourd'hui ?
27:44Non, il y en avait avant,
27:45mais moi je comprends
27:46que Gabriel Attal
27:46ait voulu se présenter
27:48parce qu'il estime
27:49qu'il n'a pas eu le temps
27:49de faire ce qu'il avait à faire
27:50en tant que Premier ministre.
27:51Mais moi je dirais,
27:52je suis désolé,
27:53je ne suis pas d'accord
27:53avec vous Gilles,
27:55je dirais autre chose.
27:56Moi je pense que
27:57l'erreur politique
27:58de Gabriel Attal
27:58elle est plutôt,
27:59il n'aurait jamais dû
28:00être Premier ministre.
28:01Jamais dû accepter
28:02des Premiers ministres
28:02dans le contexte
28:03qui était celui-là à l'époque.
28:05Donc c'est un enchaînement
28:06de plein de choses.
28:07Gabriel Attal
28:07il trouve sa raison
28:08mais on peut aussi
28:09trouver les raisons du reste
28:10de pourquoi lui
28:11il n'a pas eu le temps
28:11de faire ça.
28:13C'est un bon ministre
28:14de l'éducation en plus.
28:16C'était un bon ministre
28:17il n'avait fait que 6 mois.
28:18Je pense qu'il aurait
28:19dû s'installer,
28:19moi c'est mon avis,
28:20il aurait dû s'installer
28:21et d'ailleurs
28:21quand il parle d'éducation
28:23c'est les sujets
28:24qu'il maîtrise le mieux.
28:25Et donc voilà,
28:26à partir de là,
28:27il faudra voir
28:28ce qu'il va faire
28:28dans les semaines,
28:29dans les mois qui viennent.
28:29Mais ça c'est un vrai problème
28:30de changer les gens
28:31aussi rapidement.
28:32Oui mais la dissolution
28:34malgré tout
28:35c'est la responsabilité
28:36du président de la République
28:36et c'est de source sûre
28:39une décision qu'il regrette
28:40aujourd'hui d'avoir pris
28:41le président de la République
28:42même s'il ne le dira jamais
28:44publiquement
28:44et par conséquent
28:47c'est une erreur
28:47qu'il a fait
28:48qu'il reconnaît
28:48et elle nous a mis
28:49clairement dedans
28:50cette dissolution.
28:51Joseph aussi,
28:52vous êtes d'accord ?
28:53Quand j'ai entendu Gabriel Attal
28:55ça m'a fait penser
28:55à Bruno Le Maire
28:56sur les plateaux
28:56dans le sens où
28:58avant les taux
28:59étaient bas
29:02les taux étaient bas
29:03et quand on est parti
29:04les taux se sont aggravés
29:05etc.
29:06Donc sinon ça n'allait
29:06déjà pas bien
29:07on va dire avant
29:08donc les gilets jaunes
29:09c'était quand même
29:10avant la dissolution.
29:12Oui la dissolution
29:13était effectivement
29:14certainement une erreur
29:15mais au final
29:16on va dire
29:17ceux qui ont gouverné
29:18ce sont quand même
29:19aussi des gens
29:19avec qui Gabriel Attal
29:21aussi quand même
29:21était quand même d'accord
29:23Bayrou, Barnier
29:24c'était quand même
29:24la même famille
29:25qui a quand même
29:25gardé le gouvernement.
29:28Maintenant
29:28vous avez parlé
29:29d'écologie
29:30mais moi je me rappelle
29:31aussi de Gabriel Attal
29:32quand il était premier ministre
29:33moi je parle
29:33de notre propre industrie
29:34une mesure sur les 50
29:35plus grandes entreprises
29:36de plastique
29:37pour leur faire réduire
29:38leur production
29:38donc l'écologie punitive
29:40Gabriel Attal
29:41aussi l'a menée
29:42à l'époque
29:42avec Christophe Béchut
29:43donc à un moment donné
29:45ce que vous dites là
29:46aujourd'hui
29:46je suis d'accord avec vous
29:47mais le problème
29:49c'est que quand il était
29:50aux manettes
29:50malheureusement
29:51on avait cette écologie
29:52on va dire punitive
29:53et on l'a d'ailleurs
29:54encore aujourd'hui
29:55mais on l'a encore
29:56aujourd'hui
29:56avec les successeurs
29:58on l'a encore aujourd'hui
29:58avec les successeurs
29:59vous savez
30:00le vrai débat
30:01comme vous
30:01j'ai une petite entreprise
30:02le vrai débat
30:03en fait
30:03c'est que
30:04moi j'ai envie
30:05de mettre
30:06le sac à dos
30:06de la Macronie
30:07de côté
30:08ça va être compliqué
30:09mais si
30:11il y a eu des choses
30:12brillantes
30:13qui ont été faites
30:13sur l'offre
30:14on a baissé
30:15j'ai pas de soucis
30:16avec ça
30:16vous savez
30:17moi j'étais le premier
30:18parlementaire
30:19à soutenir
30:19Emmanuel Macron
30:20je peux vous dire
30:21le contraire
30:21pendant très longtemps
30:22on a dit
30:23vignette Macronie
30:24mais je vais vous dire
30:25moi je m'en fous
30:26de la Macronie
30:26je m'en fous du sort
30:28de Patrick Vignal
30:28ce qui m'intéresse
30:30aujourd'hui
30:30vous êtes trompé
30:31mais je me suis pas trompé
30:32Stéphanie
30:33au moment qu'il fallait
30:34est arrivé un jeune
30:35de 40 ans
30:36merci Pénélope Fillon
30:38parce que c'est
30:39à cause des costumes
30:40mais oui
30:41Stéphanie
30:42François Fillon
30:43était président
30:44de la république
30:444000 personnes
30:46qui ont voté
30:46à la primaire
30:47donc aujourd'hui
30:48on a eu un président
30:49jeune
30:50hyper actif
30:51j'ai pas honte de le dire
30:52parce que je lui ai dit
30:53à lui en face
30:54il présidait
30:55il gouvernait
30:56mon débat aujourd'hui
30:57c'est pas ce que nous
30:58la classe politique
30:59on a fait
31:00c'est qu'est-ce qu'on peut faire
31:02pour changer ce monde
31:03qu'est-ce qu'on peut faire
31:04pour arrêter d'avoir
31:05un état énorme
31:07qu'est-ce qu'on peut faire
31:08Stéphanie
31:08pour 1200 agences
31:10qu'est-ce qu'on peut faire
31:11pour le CESE
31:11qu'est-ce qu'on peut faire
31:13pour avoir
31:13avec 1560 milliards
31:15d'impôts prélevés
31:16comment on a justice
31:17comment on fait
31:18pour les extra-extra-riches
31:20Emmanuel Macron
31:21avait promis par exemple
31:22de réduire les fonctionnaires
31:23il les a finalement
31:23et c'est ce que Gabriel Attal
31:24veut porter
31:25il a raison
31:25et il fait campagne
31:26et on prend des coups
31:27sur la gueule tous les jours
31:28et ça va être compliqué
31:30Alex Darmon
31:31je crois
31:31moi je trouve que c'est compliqué
31:32pour Gabriel Attal
31:33de dire
31:34je ne veux pas du bilan
31:35je ne veux pas tout ça
31:36il a quand même été
31:37depuis 2017
31:40macroniste
31:41si on utilise ce terme
31:42député
31:43de la majorité
31:45porte-parole
31:45secrétaire d'état
31:46puis ministre
31:47puis premier ministre
31:48et je trouve
31:49que quand on lui pose
31:50des questions
31:51à Gabriel Attal
31:51là où il est malin
31:53c'est qu'il ne rejette pas
31:54ce qu'il a fait
31:55il dit simplement
31:56ma grande différence
31:57avec Emmanuel Macron
31:57c'est que je pourrais les choses
31:58c'est là où ça risque
32:01de coincer
32:01pour le candidat Attal
32:02et le candidat Philippe
32:04qui est aussi
32:05premier ministre
32:06je suis d'accord
32:08on est un des gens
32:09c'était sous
32:10Edouard Philippe
32:11il y a 80 km
32:12il n'y a que des millions
32:13de personnes
32:13qui nous écoutent
32:14Josette
32:14vous parliez de Bruno Le Maire
32:16moi je vais vous dire
32:17pendant cette crise du Covid
32:19je suis défendu
32:20les pépiniéristes
32:21les clubs de sport
32:22les restaurants
32:22les hôtelleries
32:23500 milliards
32:24ça a coûté à nos impôts
32:26et vous savez
32:27les mêmes aujourd'hui
32:28qui accusent Bruno Le Maire
32:29Bruno Le Maire
32:30ce n'est pas forcément
32:31mon pote
32:31il est droit
32:32je suis de gauche
32:32mais Bruno Le Maire
32:33il nous disait
32:34vous m'emmerdez
32:35à demander des chèques
32:36supplémentaires
32:37vous voulez que je vous parle
32:38des écolos
32:38du PS
32:39des républicains
32:40qui disaient
32:41il n'y a pas assez
32:42les plus
32:42et les mêmes aujourd'hui
32:43nous expliquent
32:44qu'on a cramé la caisse
32:45vous savez quand Stéphanie
32:46je suis en France ce matin
32:47les politiques
32:48sont des faux culs
32:49je pèse mes mots
32:50sont des faux culs
32:51c'est-à-dire
32:52quand vous êtes dans l'opposition
32:53il faut lâcher les reines
32:54et quand vous arrivez
32:55dans un programme
32:56vite ils ont cramé la caisse
32:57le vrai débat
32:58François Hollande
32:59400 milliards de déficit
33:01Nicolas Sarkozy
33:02600 milliards de déficit
33:03ça fait 30 ans
33:04qu'on vit au-dessus
33:06de nos moyens
33:06François Hollande
33:07vous voyez
33:07il n'est pas encore
33:09candidat officiel
33:10mais il est évidemment
33:11comme chacun sait
33:12c'est un état obèse
33:12on a certaines collectivités
33:14qui pourraient faire
33:15enfin
33:16je voulais que je donne des chiffres
33:17ce matin je suis très en forme
33:18la ville de Montpellier
33:19dépêchez-vous
33:20parce que là
33:20la ville de Montpellier
33:21il y a 300 collaborateurs
33:22qui n'ont pas d'affectation
33:23c'est pas la faute du maire actuel
33:25ça veut dire que c'est 10 millions d'euros
33:27je pense qu'il y a
33:28il y a tout à changer
33:29mais après il vaut au moins faire ça
33:31je vais se le faire à campagne
33:33présentez-vous
33:34allez
33:34dans quelques instants
33:35dernière partie d'émission
33:37il y a quand même
33:38deux parents sur trois
33:39qui renoncent à faire
33:40un enfant supplémentaire
33:41faute de moyens
33:42c'est un chiffre
33:44édifiant et scandaleux
33:45est-ce que vous ça vous choque ?
33:460826 300 300
33:48sur Sud Radio
33:50Sud Radio
33:52Parlons
33:53à vous de le dire
33:54avec mes trois débatteurs du jour
33:56pour commenter les sujets
33:57qui vous font parler
33:58Joseph Taïfé
33:59Alex Darmon
34:00Patrick
34:01Vignal
34:02on va parler de
34:04c'est quasiment un fléau
34:05je dirais
34:06est-ce que vous avez renoncé
34:07à avoir un enfant supplémentaire
34:09pour des raisons financières
34:11peut-être vous
34:11ou ceux qui vous connaissent
34:14qui vous entourent
34:15et bien
34:15sachez que désormais
34:17deux parents sur trois
34:18renoncent à faire un enfant
34:19supplémentaire
34:20faute de moyens
34:21c'est ce qui ressort
34:23d'une étude
34:24de l'observatoire
34:25des familles
34:2667% des personnes
34:27interrogées
34:28le chiffre atteint
34:29même 73%
34:30alors chez les jeunes
34:31parents et les femmes
34:3271%
34:34dans les zones rurales
34:35et 78%
34:36on en parlait tout à l'heure
34:37Alex
34:38dans les familles
34:39monoparentales
34:39alors c'est pas le désir
34:40d'enfant
34:41qui disparaît
34:42c'est donc le budget
34:43qui suit plus
34:45alors vous qui êtes jeune
34:46justement Alex Darmont
34:47comme une enfant
34:48au moins de 12
34:49c'est vrai que c'est triste
34:51d'entendre ça quand même
34:52parce qu'il y a un problème
34:54en plus de natalité
34:55dans le pays
34:55et dans le monde
34:57ça c'est une bonne remarque
34:59que vous faites
34:59parce que le président de la république
35:00Emmanuel Macron
35:01encore lui
35:01avait parlé de réarmement
35:02démographique
35:03mais il faut constater
35:04qu'il n'a pas donné
35:05les moyens
35:06pour pouvoir appliquer
35:08ce réarmement démographique
35:09après je pense
35:10vraiment pour le coup
35:11il faut encore une fois
35:12relativiser les chiffres
35:13effectivement vous avez
35:14un problème de pouvoir d'achat
35:16qui empêche les parents
35:17de faire un enfant supplémentaire
35:18mais il n'y a pas que ça
35:20dans les enquêtes
35:21qui sont publiées
35:22il y en a qui disent
35:24qu'ils seront très contents
35:25d'avoir qu'un seul enfant
35:26de la fatigue
35:27qui ne veulent pas
35:29que leur famille est complète
35:30avec un ou deux enfants
35:31parce que là
35:32dans l'enquête
35:32c'est un enfant supplémentaire
35:33donc il y a beaucoup de familles
35:35qui ont deux enfants
35:36et ça leur suffit
35:37puis les mentalités
35:38ont changé aussi
35:38par rapport à avant
35:40écologie
35:41parce qu'il y a plein d'enfants
35:42de gens qui ne veulent même
35:43plus d'enfants du tout
35:44alors ça c'est encore autre chose
35:45effectivement
35:46il y a des documentaires
35:47qui le montrent
35:47et qui ne veulent plus
35:48d'enfants du tout
35:49mais après
35:50ce que je veux vous dire par là
35:51c'est que
35:53le nombre d'enfants
35:54le nombre de parents
35:55qui ne veulent pas avoir d'enfants
35:56sur les raisons financières
35:58malheureusement
35:58ça existe aussi beaucoup
35:59et il faut l'entendre
36:01et peut-être
36:02développer d'autres systèmes
36:04Nathalie
36:05vous nous appelez
36:06de tuir
36:07c'est bien ça
36:08bonjour Nathalie
36:09soyez la bienvenue
36:10merci merci
36:11alors bon
36:12je ne vais pas y aller
36:13par quatre chemins
36:14je vais être radical
36:15je pense que
36:16pour pouvoir
36:17remonter la natalité
36:18il va falloir
36:19un grand courage politique
36:20et pour l'instant
36:22les dernières années
36:22personne ne l'a eu
36:24ce courage
36:24c'est à dire
36:25qu'il faut s'attaquer
36:26au vrai problème
36:27on entend parler régulièrement
36:29de fraude
36:30à la carte vitale
36:30on entend parler régulièrement
36:32de fraude à la CAF
36:33mettons les moyens
36:34pour traquer les fraudeurs
36:35et toutes ces économies
36:37on pourra les donner
36:37aux jeunes ménages
36:38qui travaillent
36:39parce qu'on aide beaucoup
36:40ceux qui ne font rien
36:41et ceux qui bossent
36:42ils doivent se débrouiller
36:43par leurs propres moyens
36:44voilà
36:45et on sait très bien
36:46qu'en dehors de la capitale
36:47et des grandes villes
36:47les salaires en province
36:49ils ne sont pas extraordinaires
36:50donc un jeune couple
36:52même s'il travaille à deux
36:53ils ne peuvent pas
36:54d'autant qu'il n'y a pas
36:55de place en crèche
36:56je parle en connaissance
36:57de cause
36:58je suis grand-mère
36:59donc je sais les soucis
37:00qu'a eu un de mes fils
37:01pour arriver à trouver
37:02une place en crèche
37:03à sa fille
37:05ayant le courage
37:06de s'attaquer
37:07aux vrais problèmes
37:09et après
37:09on pourra peut-être
37:10aider un peu plus
37:11les jeunes ménages
37:11qui le méritent
37:12puisqu'ils bossent
37:13tous les deux
37:13et vous parlez
37:15de courage politique
37:16il y a quand même eu
37:16aussi la politique familiale
37:19de natalité
37:20avec François Hollande
37:21qui a été bien raboté
37:22on se souvient
37:23qu'il y a eu
37:24le quotient familial
37:25qui a réduit
37:26sous François Hollande
37:28puis bon
37:28Emmanuel Macron
37:29en effet
37:29n'a peut-être pas fait grand chose
37:31Patrick Vignal
37:32vous répondez quoi
37:33vous savez j'ai souvenir
37:34moi j'ai eu l'achat
37:35d'avoir 80 stagiaires
37:37à l'assemblée
37:38des jeunes
37:38entre 20 et 30 ans
37:40et j'avais quelque chose
37:41qui m'avait marqué
37:42ça m'avait vraiment marqué
37:43quand j'ai fait un déjeuner
37:44de travail
37:45quand je suis parti
37:46je me rappelle
37:46d'une personne
37:47une fille
37:4727 ou 28 ans
37:49brillante
37:49des belles études
37:50et je leur dis
37:51vous savez
37:51moi j'ai toujours ce souvenir
37:52quand ma fille
37:53je mettais une petite vidéo
37:54et qu'il y avait Ratacès
37:56qui voulait attaquer Baba
37:57elle se collait
37:57elle me disait
37:58papou je t'aime
37:58je dis mais ça
38:00elle me dit
38:01mais moi j'ai calculé
38:02un gamin entre 0 et 20 ans
38:04ça coûte 400 000 euros
38:05et je préfère acheter
38:06une maison
38:06donc ce que je veux dire
38:08Stéphanie
38:08ça dépasse le pouvoir d'achat
38:10d'abord
38:10la femme aujourd'hui
38:11non mais c'est pas ça
38:12la femme aujourd'hui
38:14et tant mieux
38:14a encore plus évolué
38:16je pense que de ma génération
38:17il y avait moins de partage
38:19la femme devait être
38:20la mère
38:20la maîtresse
38:21la femme
38:21s'occuper des enfants
38:22donc il y a eu ce changement là
38:24et c'est tant mieux Stéphanie
38:25c'est le premier point
38:26le deuxième point
38:27il y a beaucoup plus
38:28de séparation qu'avant
38:29un couple sur deux
38:31se sépare
38:31donc c'est un problème
38:32de logement
38:33troisième point
38:34quand vous êtes maman solo
38:35aujourd'hui
38:36il y a des problèmes
38:36encore plus
38:37par rapport au finance
38:38donc si vous voulez
38:39toute la société
38:40a évolué
38:41sur la relation
38:42de la famille
38:43ça je pense
38:44qu'on ne le prend pas
38:44assez à compte
38:45c'est le premier point
38:46moi j'ai deux gamins
38:47pour l'instant
38:47ils n'ont pas envie
38:48de faire des gosses
38:49mais vous voulez dire
38:50quand même
38:50qu'il y a davantage
38:51d'individualisme
38:53quand même
38:53je pense qu'il y a
38:54cette partie
38:55de chacun pour soi
38:56aujourd'hui
38:57de plus en plus
38:57vous le voyez bien
38:58avec ces réseaux sociaux
38:59qui montent
39:00les gens ne se parlent plus
39:01ne font plus du commun
39:02le deuxième point
39:03ce sont les logements
39:04Stéphanie
39:05ça oui
39:05mais comment on se loge ?
39:07troisième point
39:07c'est les crédits
39:08quatrième point
39:09c'est comment ça vaut
39:10un appartement à Paris
39:11on ne peut plus se loger
39:12et chez moi
39:13à Montpellier
39:14c'est 4000 euros
39:155000 euros du mètre carré
39:16et le dernier point
39:17oui
39:17c'est l'adaptabilité
39:19qu'on peut avoir
39:20par l'entreprise
39:21et j'y rajoute
39:21depuis le Covid
39:22moi ma génération
39:23il fallait avoir un CDI
39:25une famille
39:26la vie personnelle
39:26la génération
39:27qui dit
39:28ma vie à moi
39:29c'est le cas des médecins
39:30les médecins
39:31c'est 80% des femmes
39:32qui vous disent
39:33moi le mercredi
39:34je m'occupe de mes gosses
39:35elles ont raison
39:36il y a un changement
39:37de paradigme sociétal
39:38qui fait que la relation
39:40familiale a évolué
39:41on est d'accord ?
39:42et il y a un contexte aussi
39:44et le contexte bien sûr
39:45quand le matin
39:46vous vous levez
39:46et que ça ne va pas
39:47dans le monde
39:48je ne pense pas
39:48que ça vous motive
39:49à faire des enfants
39:51et encore une fois
39:51je suis désolé
39:52il y a aussi une évolution
39:53des mentalités
39:53des problématiques
39:55on ne peut pas parler
39:56toute la journée
39:56de féminisme
39:57et s'étonner qu'après
39:59les femmes
39:59aient envie
40:00ce qui est normal
40:01aient envie d'avoir des carrières
40:02aient envie de se développer
40:03comme les hommes
40:04donc il faut accepter
40:05il faut quand même dire autre chose
40:06il y a un congé parental
40:07maintenant pour les hommes aussi
40:09oui mais il faut quand même
40:09dire une dernière chose
40:09pour être un peu positif
40:10la France est quand même
40:11le pays d'Europe
40:12qui fait encore
40:13le plus d'enfants aujourd'hui
40:14et que c'est une constatation
40:16mondiale
40:16le fait de dire
40:17que les enfants
40:18je me tourne vers le chef
40:19d'entreprise
40:19vous trouvez que vous êtes
40:21plutôt un patron
40:22qui encourageait
40:24finalement la natalité
40:25ou vous tirez la tronche
40:26quand votre collaboratrice
40:28vient vous dire
40:28bon ben voilà
40:29il faut me faire remplacer
40:31parce que ça
40:31c'est un vrai sujet
40:32je connais des gens
40:33ils sont obligés
40:34de remplacer
40:34ceux qui sont
40:35en congé parental
40:37et ils bossent pour deux
40:37mais bon bref
40:38c'est un autre sujet
40:40au contraire
40:40je veux dire
40:41si on a des collaboratrices
40:42et des collaborateurs
40:43parce qu'il y a le congé paternité
40:44aussi maintenant
40:45il n'y a pas que le congé maternité
40:46c'est ce que je disais
40:46d'ailleurs ça n'a pas aidé
40:48forcément plus d'ailleurs
40:49avoir plus d'enfants
40:49mais bon en tous les cas
40:50il y a beaucoup de mesures en France
40:51qui permettent de le faire
40:52non on serait très content
40:53c'est juste une question
40:54d'organisation
40:55après moi au niveau
40:55de mon organisation
40:57je représente
40:58on va dire
40:58des milliers d'entreprises
40:59de l'industrie plastique
41:00ou ceux qui mettent
41:01sur le marché
41:01et effectivement
41:02aujourd'hui
41:03ce problème de natalité
41:05c'est notre problème
41:06de recrutement demain
41:07et je pose cette question
41:11je vois toujours
41:11sur l'aspect industriel
41:14et quand je discute
41:15d'ailleurs souvent
41:15parfois avec les gens du RN
41:17je leur dis
41:17écoutez vous ne voulez plus
41:18de l'immigrase
41:19vous voulez faire l'immigration
41:20je voulais dire
41:21moi je veux bien
41:21mais qu'est-ce qu'on fait
41:23pour avoir du personnel
41:24parce qu'à un moment donné
41:25on n'aura plus personne
41:26pour bosser
41:27donc soit on fait une politique
41:28vraiment nataliste
41:30mais de toute façon
41:30ça prendra du temps
41:31et des années
41:32et d'ici là
41:33qu'est-ce qu'on fait
41:33avec éventuellement
41:34une immigration
41:35qui soit choisie
41:36qui soit on va dire
41:37contrôlée
41:38et qui vienne pour travailler
41:38merci à tous les trois
41:39merci messieurs
41:40c'était l'inélic
41:42oui exactement
41:43vous je vous sens prêt
41:44vous êtes tellement en forme
41:45à aller faire des enfants tout de suite
41:46bonjour Péricot
41:47quand on aura 4 épates
41:49pour une maternelle
41:49on pourra fabriquer
41:50des ambulateurs
41:51ça sera le source
41:52de l'énergie française
41:53on va parler d'Ursula
41:54Vandarlanden
41:54qui vient un peu au secours
41:56d'Emmanuel Macron
41:56réseau social
41:57en proposant
41:5813 ans
41:59parce qu'on sait très bien
42:00que de 13 à 15
42:00ils sont très sages
42:01il n'y a pas de problème
42:03et puis on dira
42:04un petit mot
42:05c'est les journaux
42:06du patrimoine
42:07ce week-end
42:07et j'aurai un journaliste
42:09Didier Hickner
42:09et pourquoi la France
42:10abandonne son patrimoine
42:11il paraît qu'on manque d'argent
42:13pour l'entretenir
42:13je n'arrive pas à le croire
42:14je ne savais pas
42:15qu'on manquait d'argent
42:16de l'argent pour les enfants
42:17oui c'est ça
42:18merci et bonne émission
42:19Péricot
42:20on vous écoute
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