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  • il y a 12 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On y va avec toute l'équipe. Je dis bonsoir à Éric Zemmour pendant que tout le monde est en
00:04train de s'installer.
00:05Oui, on fait ça à vue comme on dit sur BFM TV.
00:09Je vous présente, c'est-à-dire ceux qui m'accompagnent pour vous interroger.
00:11Yves Tréharan, Sauradubois, Laurent Valdiguier, Lisa...
00:15Ils sont nombreux pour vous ce soir, Éric Zemmour.
00:18Merci en tout cas d'être avec nous ce soir.
00:20Je voulais qu'on commence par Robagne, évidemment, un élève de 14 ans, je le disais.
00:24Attiré, je vais donner les derniers détails qu'on a en notre possession ce soir.
00:27Attiré au fusil de chasse dans son collège ce matin.
00:30Arme qu'il avait visiblement cachée dans un étui de guitare.
00:33Le proviseur et une enseignante ont été blessés.
00:36Pas de pronostics vital engagés.
00:38Immense frayeur, évidemment, pour les élèves parce qu'il a eu le temps de monter au premier,
00:41puis au deuxième étage, de tirer dans plusieurs classes.
00:44Ce que l'on sait, Éric Zemmour, du profil du tireur présumé, 14 ans.
00:48Il voulait, d'après les témoignages, s'en prendre à des profs.
00:51Le mobile est encore flou et il n'était pas connu pour des sujets de délinquance.
00:56Comment est-ce qu'on juge des profils comme celui-là ?
01:00Des profils aussi jeunes que celui-là, 14 ans.
01:03Écoutez, moi, d'abord, je voulais dire que quand vous m'avez invité hier,
01:10il n'y avait pas eu encore cette histoire.
01:14Donc on va évidemment en parler, mais je tiens à dire que je n'étais pas venu pour ça au
01:18départ.
01:21Deuxièmement, vous me dites comment on juge.
01:24Moi, je pense que l'ordonnance sur la jeunesse de 45 est complètement dépassée.
01:31Et que nous n'avons plus affaire du tout à la même jeunesse.
01:34Et que donc, nous devons traiter ces jeunes comme des adultes en fonction des crimes qu'ils commettent.
01:40L'ordonnance de 45, c'est celle qui prévoit notamment une excuse de minorité.
01:43C'est-à-dire qu'on ne juge pas un mineur comme un majeur.
01:46Exactement.
01:47Et qui fait que l'éducation est privilégiée à la répression.
01:52Je pense que tout cela est dépassé.
01:54Et qu'il faut impérativement traiter ces jeunes.
01:59Puisqu'ils tuent et qu'ils agressent comme des adultes, il faut les traiter comme des adultes.
02:04Pour vous, l'âge n'importe plus ?
02:05Je pense qu'à partir d'un certain âge, à partir de 14, 15, 16, je pense que l'âge
02:10n'importe plus.
02:12Il faut se rendre à l'évidence, nous n'avons pas la même jeunesse qu'en 1945.
02:16C'est comme ça.
02:16Nous devons faire avec.
02:18Moi, je fais avec les réalités.
02:20Par ailleurs, si vous me permettez, je me suis un peu renseigné sur Aubagne.
02:24Je connais un peu, mais j'ai pris des renseignements.
02:27Parce que, si vous voulez, cette histoire ne tombe pas par hasard.
02:32C'est à Aubagne et ce n'est pas dans d'autres villes.
02:34Vous comprenez ce que je veux dire ?
02:35Et je me suis renseigné sur Aubagne.
02:37Moi, je ne comprends pas.
02:37Je vais vous expliquer.
02:39Parce qu'il y a un climat spécial à Aubagne, comme dans beaucoup de villes.
02:43Pourquoi ?
02:44Parce que, tout simplement, Aubagne n'est pas loin de Marseille.
02:48Et Aubagne, si vous y allez, vous verrez que c'est une ville largement grand remplacé, largement islamisé.
02:53C'est-à-dire que coûte que coûte...
02:55Oui, oui, absolument.
02:56C'est-à-dire que coûte que coûte, vous voulez rattraper ce sujet-là à l'immigration ?
02:57Non, non, non, pas coûte que coûte, non.
02:58Non, c'est pour ça que je vous ai...
03:00Vous comprenez maintenant pourquoi je vous ai précisé, ce n'est pas moi qui ai demandé
03:04à venir avant cette histoire.
03:07Et on vous a invité avant cette histoire, précisément.
03:10C'est pour ça que j'ai précisé.
03:11Mais là, je ne voyais pas, depuis ce matin, le lien entre l'immigration et ce qui s'est passé
03:16aujourd'hui.
03:16Moi, je le vois parce qu'Aubagne, ce n'est pas n'importe quelle ville.
03:20Et que cette ville...
03:22Donc, je vous dis, quand vous allez au centre d'Aubagne, vous n'avez plus que des commerces
03:26kebab et autres barbershops, etc.
03:32Il y a une ambiance, parce que vous ne comprenez pas, dans une ville largement islamisée,
03:38il y a un degré de violence supérieur aux autres villes.
03:41C'est-à-dire que vous l'admétiez...
03:42Je laisse la parole parce que ça fait réagir la violence connue.
03:44Je continue.
03:45Il y a des grands ensembles à côté.
03:49Il y a une cité, je crois, générale, qui s'appelle Le Général, ou Tourtelle.
03:53Et là, il y a quoi ? Trafic de drogue aux pieds, donc violence, la mosquée à 5 minutes.
03:59D'ailleurs, j'ai vu sur votre...
04:01Qu'est-ce que vous savez, Éric Zemmour ?
04:03Je ne sais rien du tout.
04:04Du profil de Zemmour, qu'est-ce qu'il relie à l'immigration ?
04:08Il vit en Aubagne.
04:09Attendez.
04:10Et ça suffit pour incriminer les musulmans d'Aubagne ?
04:12Non, ça suffit pour...
04:14Non, ça suffit pour incriminer une ambiance.
04:17Une ambiance et un climat.
04:20Que vous le vouliez ou non, dans toutes les cités islamisées de France,
04:25il y a un degré de violence largement supérieur.
04:28Monsieur Zemmour, justement, vous dites votre première réponse.
04:31Et que donc, il peut être musulman ou pas, vous avez compris.
04:34Parce que d'ailleurs, excusez-moi, je finis, la plupart de la population a fui, justement, cette super-violence.
04:40Et ceux qui sont restés, même s'ils ne sont pas musulmans, s'ils sont des petits blancs,
04:44ils sont complètement assimilés à la culture dominante.
04:47Mais vous ne connaissez rien de lui, vous ne connaissez rien de lui, rien de sa famille, rien de sa
04:52famille, rien de son milieu social, rien de l'ambiance dans laquelle il a été élevé, rien de ce qu
04:57'on fait sans son père, sa mère.
04:59Et vous dites ce soir, d'emblée, au bout de trois minutes d'interview, c'est l'islam.
05:02Oui, parce que je n'ai pas dit c'est l'islam, j'ai dit c'est la culture, c
05:05'est la culture, c'est la culture de la violence.
05:09Mais vous savez, quand vous discutez avec, moi j'ai des amis algériens, marocains, tunisiens, ils le reconnaissent volontiers.
05:15Vous ne nous laissez pas vous interroger, monsieur Zemmour, vous ne nous laissez pas vous interroger.
05:17Votre première réponse, vous vous dites, il faut les juger comme des adultes.
05:20Absolument.
05:21Il y a quand même un sujet d'âge.
05:22Un jeune homme de 14 ans, un jeune garçon de 14 ans, qui commet des actes pareils, qui va tirer
05:28sur des professeurs avec un fusil de chasse.
05:30C'est un jeune qui ne va pas bien, ça va changer quoi de le mettre en prison ?
05:34Parce que vous parlez tout de suite de répression, mais il a 14 ans.
05:37A 14 ans, quand on en vient à tirer sur des professeurs, c'est qu'il y a vraiment quelque
05:41chose qui ne va pas.
05:42Nous sommes d'accord, vous en convenez.
05:43Non, c'est tout le problème.
05:45C'est tout le problème, voyez, c'est votre problème et c'est le problème de la société française.
05:50On psychanalyse, on psychiatrise, et donc on ne voit plus la sanction.
05:58C'est le drame de notre société depuis 50 ans.
06:00Vous me dites, vous me dites, il va aller en prison, qu'est-ce que ça va faire ? Il
06:04n'est pas bien.
06:05Mais au moins, ça va protéger les autres.
06:07Au moins, ça va protéger les autres.
06:09Il ne sera pas soigné, vous savez bien.
06:10Comment ?
06:11Il ne sera pas soigné en prison, vous savez bien.
06:12Mais moi, je ne veux pas le soigner.
06:14Mais vous créez une bombe à retardement à 14 ans.
06:15Je veux le réprimer, je veux le empêcher de nuire.
06:18Mais José Mour, 6 mineurs sur 10 qui sont emprisonnés, récidivent dans les 5 ans.
06:22Mais de toute façon, ils récidivent tous.
06:24Les prisonniers aussi, adultes ou pas.
06:26On a un taux de récidive énorme.
06:28Au moins, pendant qu'ils sont en prison, ils ne récidivent pas.
06:30Mais donc, la prison n'est pas une solution.
06:32Miracle, du moins.
06:33Mais moi, je ne dis pas que c'est une solution miracle.
06:34Ça protège les autres.
06:36Moi, je ne pense pas que dans la prison, on va les soigner, on va les réinsérer, on va les
06:42améliorer.
06:43Au moins, pendant qu'ils sont en prison, ils ne tuent pas les autres.
06:46Ils ne nuisent pas aux autres.
06:48C'est tout ce que je veux.
06:49Éric Zemmour, prenons quand même le cas de ce collège-là.
06:54Toute la journée, il y a des parents d'élèves qui se sont exprimés.
06:57On a entendu les professeurs.
06:58Oui, j'ai vu d'ailleurs.
06:59Vous avez trouvé une femme voilée pour vous exprimer.
07:01C'était intéressant.
07:02Oui, oui, il y avait une femme voilée.
07:02Comme quoi, je n'ai pas tort.
07:04Certes, certes.
07:05Mais tout le reste...
07:06Non, non, mais je termine-moi la question.
07:08Non, je précise.
07:08C'est que les beaux journalistes n'ont pas trouvé autre chose.
07:10Non, non, non, non.
07:11Pas autre chose.
07:13Je veux dire, d'autres gens dont non voilés.
07:15C'est peut-être mieux formulés.
07:16Et surtout, cette maman venait récupérer son gamin en panique après ce qu'il s'était passé.
07:22Mais je suis d'accord.
07:23Et tout ce que vous voyez, c'est le voile de cette maman.
07:25Je voudrais fonder et expliquer ma question.
07:27Allez-y.
07:29On a entendu toute la journée des parents d'élèves et beaucoup de parents d'élèves, d'ailleurs,
07:33qui ont dit qu'ils avaient mis leurs enfants dans un établissement qui était sans problème.
07:39Alors, l'expression était égale-vaudée, je sais, mais qu'il n'y avait pas de problème particulier.
07:42Que le proviseur, qui a été d'ailleurs touché par cet événement, puisqu'il a été blessé,
07:49était très proche de ses élèves.
07:51Que tout se passait bien.
07:53qu'il n'y avait pas de sécurité suffisante, qui avait été refusée d'ailleurs par le précédent proviseur.
07:59Par la procédure d'équipe, oui.
08:00Enfin, bon, quand on a écouté tout ça, et puis on regarde le profil de l'intéressé,
08:06on se dit qu'il y a quelque chose qui cloche chez lui, c'est sûr.
08:08Mais est-ce qu'on peut conditionner, comme vous le faites,
08:12est-ce qu'on peut conditionner l'acte de ce garçon,
08:15qui relève peut-être de ce que Jérôme Fourquet, dans un livre à venir,
08:19appelle un régime psychique qui est aujourd'hui très très violent,
08:23et qui pousse les individus à la violence,
08:25est-ce qu'on ne peut pas considérer qu'il est l'otage finalement d'une génération,
08:30si vous me permettez l'expression de l'otage,
08:32plutôt que d'une infiltration, d'une influence que vous appelez islamique ?
08:40Alors je vais vous dire...
08:41Parce qu'Auban, que je connais un peu, il y a des quartiers qui sont difficiles,
08:45il y en a d'autres, où c'est assez bourgeois.
08:47C'est la ville de Pagnole, hein ?
08:49Oui, on est...
08:50Enfin, Pagnole est mort depuis longtemps, le pauvre.
08:51C'est mieux, c'est mieux.
08:54J'aime beaucoup votre question.
08:56Parce que ça me permet de vous répondre,
08:58et de répondre, j'ai déjà eu cet échange avec Jérôme Fourquet lui-même,
09:01je suis en désaccord total avec lui.
09:04Et c'est exactement ce que je répondais à madame,
09:07c'est toujours la même chose, la psychiatrisation d'une situation.
09:11Moi, je vais vous dire, et d'ailleurs, Fourquet a une expression que je conteste largement,
09:17qui s'appelle la décivilisation.
09:19Vous savez qu'avait reprise Emmanuel Macron lui-même.
09:22Je ne suis pas d'accord avec ça.
09:24Norbert Elias.
09:25Voilà.
09:26C'est très simple, on a une minute pour expliquer aux gens.
09:29Le processus de civilisation, c'est une théorie élaborée par Norbert Elias,
09:33un immense sociologue allemand de la fin du 19e siècle,
09:36qui explique que, d'ailleurs, ça commence en France,
09:40qu'il y a eu un processus des populations françaises, puis européennes,
09:45par l'Église, puis par les rois,
09:47qui a poussé à l'autocontrôle des passions et des pulsions.
09:54Avec une répression par l'Église, puis par les rois, etc.
09:57Et il dit, la France invente cela,
10:00l'apothéose, c'est évidemment la cour à Versailles,
10:02où tout le monde se contrôle, etc.
10:04Et ce modèle se répand d'abord dans toute la France,
10:08puisque les paysans imitent les bourgeois qui imitent les nobles,
10:11et puis toute l'Europe imite les Français.
10:14Sauf qu'il explique bien, j'ai lu son livre,
10:17que personne ne fait,
10:18il explique bien que ce processus de civilisation est limité à l'Europe.
10:23Dans d'autres civilisations,
10:24on gère la violence d'une autre façon.
10:27On la gère par la répression féroce.
10:30C'est ça que je voulais vous expliquer tout à l'heure.
10:31Et madame m'a posé une question.
10:34En particulier dans les terres d'islam,
10:36que je connais bien, j'en viens.
10:37Mes parents en viennent, mes grands-parents en viennent.
10:40On a vécu mille ans en terre d'islam.
10:41Donc je sais de quoi je parle.
10:43En terre d'islam, on ne réprime pas la violence
10:46de la même façon qu'en Europe.
10:48Il n'y a pas de processus de civilisation.
10:51Il y a la répression féroce.
10:53D'ailleurs, vous allez voir en Algérie, au Maroc et en Tunisie,
10:56je peux vous dire que la police, c'est autre chose qu'ici.
11:00Donc, quand vous avez...
11:01Et vous allez voir les Tunisiens, les Marocains, les Zagrins,
11:04quand vous allez leur dire que le processus de civilisation
11:06n'est pas passé par chez eux,
11:07vous allez voir comment ils vont recevoir.
11:08Mais le processus de civilisation n'est pas passé par chez eux.
11:11Ils le savent.
11:12En tout cas, ce processus décrit par Norbert et...
11:14Vous dites qu'ils le savent.
11:15Mais oui, ils le savent.
11:16Parce que moi, je discute avec eux.
11:17Et ils trouvent la police française et l'État français
11:20d'un laxisme scandaleux.
11:21Vous voulez vous rapprocher de leur système ?
11:23En tout cas, je vais vous dire, je continue.
11:26Parce que c'est très important ce que je crois,
11:29c'est très important ce que j'explique.
11:31Si vous voulez, cette population, quand elle vient ici,
11:35il y a un choc civilisationnel, un choc culturel.
11:39Nous n'avons pas subi le même processus de civilisation.
11:43Et donc, ces gens-là ont besoin d'une répression féroce.
11:48Ils ne bougent pas une oreille chez eux.
11:50C'est un choc carrément.
11:50Non, non, non, ici, ça ne marche pas.
11:53Le jeune n'est pas musulman, le jeune.
11:56Oui, mais c'est pour ça que j'ai précisé...
11:58Mais c'est ce que disait Eric Zemmour.
11:59Non, non, non, non, non.
12:00J'ai précisé...
12:01C'est très important ce que j'ai dit.
12:02Vous ne m'écoutez pas.
12:03Si, je vous écoute.
12:04J'ai précisé que la plupart des Français,
12:08des immigrés européens et même asiatiques,
12:11fuient ces quartiers islamisés,
12:13en particulier à cause de la violence excessive.
12:15et ceux qui restent, qui ne peuvent pas faire autrement,
12:20leurs enfants s'assimilent à ce milieu social.
12:24On le voit dans leur langage.
12:25C'est ce que j'appelle la génération.
12:27Encore une fois, vous généralisez,
12:29vous ne connaissez rien de ce jeu.
12:30Pour rester sur le drame...
12:31C'est vrai, si on ne généralise pas, chers amis,
12:33on ne pense pas.
12:34Si on s'arrête aux individus,
12:36c'est le drame de notre époque.
12:38Il faut forcément revenir à un individu.
12:40Quand un individu commet un acte...
12:43Pour rester sur le drame aujourd'hui,
12:45dans un milieu scolaire,
12:46il n'y a strictement rien dans les faits divers
12:49d'aujourd'hui d'Auban qui relie à l'islam.
12:51Rien.
12:52Vous ne m'avez pas écouté.
12:52Et dans les trois précédents,
12:54pour parler des précédents,
12:55dans les trois précédents de cet ordre,
12:57c'est-à-dire d'élèves qui reviennent dans un lycée,
13:00soit avec une carabine,
13:022017 à Grasse,
13:03c'est déjà arrivé une fois,
13:04il a blessé des proviseurs.
13:05C'est un mineur, il avait 16 ans.
13:07Il a été condamné à 5 ans de prison.
13:09Il n'y a pas de réponse psychiatrique.
13:11Dites-moi, chers monsieur.
13:11Dans le cas de nos gens,
13:13vous savez, nos gens, l'année dernière,
13:14un élève est venu avec un couteau.
13:16Il avait...
13:18Il s'en est pris à une...
13:19à une agent d'accueil.
13:21Elle est décédée.
13:22Il a été condamné à 18 ans de prison.
13:25Dites-moi, chers monsieur.
13:26Et dans le cas, le troisième,
13:27après je finis avec les cas factuels.
13:30C'est pour ça qu'il n'y a pas de psychiatrisation.
13:32Dans le troisième cas factuel,
13:34on l'a appelé Tom dans les journaux,
13:36qui a tué, vous vous souvenez,
13:37Agnès Lassalle, sa professeure d'espagnol.
13:39À Saint-Jean-de-Luz.
13:40À Saint-Jean-de-Luz.
13:41Il a été condamné à 15 ans de détention.
13:44C'est dans les cas d'avant.
13:45Vous avez 10 ans de retard, monsieur Zemmour.
13:47Oui, bien sûr.
13:47C'est dans les cas d'avant où, là,
13:49quand en 2022, effectivement,
13:51il y a un élève qui arrive avec un couteau,
13:53il y a un débat psychiatrique.
13:55D'ailleurs, dans tous ces cas,
13:56il y a eu des débats psychiatriques
13:57devant les juges d'instruction et au tribunal
13:59qui se sont soldés,
14:00non pas comme c'était le cas à Caen
14:02par une irresponsabilité pénale,
14:05qui se sont soldés pour des mineurs...
14:07Vous laisse répondre avec Zemmour,
14:08puis ensuite, il faut qu'on parle du mouvement des lycéens.
14:09C'est des grosses peines de prison, ça.
14:10De l'école ?
14:12Oui, on va parler de l'école, effectivement,
14:13mais répondre...
14:14C'est des gros cas de prison.
14:15Alors, on va liguer là-dessus.
14:15Ce n'est pas une vue de l'esprit, la psychiatrisation ?
14:18Cher ami, je vais vous dire quelque chose.
14:21Tout le problème de notre discussion,
14:23c'est qu'on ne parle pas de la même chose.
14:25Vous parlez de cas individuels,
14:27il y a toujours eu des cas individuels.
14:29Ce soir, on est sur le cas.
14:30Laissez-moi...
14:31Je vous ai laissé.
14:32Il y a toujours eu des cas individuels.
14:34Il y a toujours des gens violents
14:36dans toutes les sociétés,
14:38dans toutes les époques.
14:39Il y a toujours des gens méchants,
14:40il y a toujours des gens fous,
14:41il y a toujours des voleurs,
14:42il y a toujours des tueurs,
14:43dans toutes les sociétés,
14:45dans toutes les époques.
14:46Je ne dis absolument pas le contraire.
14:48Après, il y a des contextes historiques,
14:51j'ai essayé de vous expliquer,
14:53et sociologiques,
14:54et ethniques,
14:56et religieux, et culturels.
14:57Parce que la religion,
14:58c'est, vous savez,
14:59Malraux disait,
15:00une civilisation,
15:01c'est tout ce qui s'agrège à une religion.
15:03Donc, ce n'est pas rien une religion.
15:04C'est le fondement
15:06de toutes les civilisations.
15:07Et donc, chaque civilisation
15:09a son génie propre.
15:11Je ne juge pas.
15:12Vous comprenez ?
15:13Quand je vous disais,
15:13ils n'ont pas connu ce processus de civilisation.
15:16Je ne dis pas qu'ils ne sont pas civilisés.
15:18Je reprenais l'expression de Norbert Elias.
15:20Je dis que ce n'est pas la même civilisation.
15:22Et que le choc de civilisation
15:24sur notre territoire
15:26est absolument mortel.
15:27C'est tout ce que je dis.
15:28Il faut qu'on parle des lycées.
15:29Demain, nouvelle grande journée de mobilisation
15:31des lycéens, des étudiants.
15:32Je disais, journée décisive tout à l'heure.
15:34Est-ce qu'ils vont réussir
15:35à maintenir ce mouvement en vie ?
15:37On va parler des revendications.
15:38On va parler de l'école dans un instant.
15:40Vraiment, de ce que vous voulez pour l'école,
15:41les lycées, les facs en France.
15:43Mais d'abord, regardez ces images
15:44parce que les blocus se poursuivent.
15:45On a encore 130 lycées
15:47qui étaient fermés aujourd'hui
15:48dans 27 départements.
15:49C'est moins que la semaine dernière.
15:51Mais quand même,
15:52c'est toujours là.
15:53Vous, président,
15:53qu'est-ce que vous faites face aux blocus ?
15:55Écoutez, moi, d'abord,
15:57je l'ai fait lever.
15:59Comment ?
16:00Par la force, par la police,
16:01ça sert à ça.
16:03Et s'il résiste ?
16:04Comment ?
16:05Et s'il résiste ?
16:06On ne résiste pas à la police.
16:08Excusez-moi.
16:09Ça peut mal tourner aussi.
16:11Ah oui.
16:11Avec la castagne, avec des morts.
16:13Écoutez-moi.
16:14Soit on fait régner l'ordre,
16:18soit on cède devant le désordre.
16:20Il n'y a pas 10 000 solutions.
16:22Moi, j'ai choisi l'ordre.
16:24Alors, oui, il y a des risques.
16:26Mais le risque du désordre
16:27est pour moi le plus grand.
16:29Surtout depuis 50 ans
16:31où nous n'avons fait que ça.
16:34Je connais le syndrome Malik-Ousekine.
16:36Je m'en souviens très bien.
16:37Mais il y a tout plombé quand même.
16:38Et je sais que c'est ce qui...
16:40Mais parce que Chirac a cédé.
16:41Parce que Chirac a cédé.
16:43Il n'était pas obligé de céder.
16:45Bon.
16:46Et parce qu'il y avait une immense émotion
16:48après une affaire, pardon,
16:49qui était particulièrement...
16:50Pardon pour le mot, dégueulasse.
16:51Non.
16:52Mais peu importe.
16:53Non.
16:54Non.
16:54C'était triste pour ce jeune homme.
16:57Mais ce n'était pas dégueulasse.
16:59C'était...
17:00Il faisait régner l'ordre.
17:01Il y avait un désordre énorme.
17:04Et il y avait la police.
17:05Vous savez, il n'y a pas...
17:06Les circonstances de la mort de Malik-Ousekine.
17:07Non, c'est une bavure policière.
17:09Malik-Ousekine, c'est une bavure policière pure.
17:10Oui.
17:11Il n'est pas du tout manifestant.
17:12Il ne manifestait pas du tout.
17:14Voilà, exactement.
17:14La police...
17:15C'était très triste pour ce jeune homme.
17:16L'ordre est donné d'évacuer la Sorbonne
17:18et d'arrêter des casseurs.
17:20Malik-Ousekine, il sortait d'une boîte de jazz.
17:22Absolument.
17:22Il n'occupait pas la Sorbonne.
17:23Il n'était pour rien.
17:25Et il y a deux policiers avec leur bidule
17:27qui l'ont poursuivi dans une cage d'immeuble
17:30et qui l'ont tué.
17:32Mais, Charles, on ne le dit pas le contraire.
17:33Ça a fait un énorme scandale à l'époque.
17:35Je ne le dis pas le contraire.
17:35Ça a changé le maintien de l'ordre.
17:37Exactement.
17:37À juste titre.
17:38Eh bien, non.
17:39Moi, je ne le pense pas.
17:39Moi, je pense que ce n'est plus l'erreur.
17:40Ça veut dire que tout le débat
17:41qu'on a pu avoir encore la semaine dernière
17:43et encore aujourd'hui
17:45sur la disproportion éventuelle
17:48des interventions policières
17:49face à des jeunes manifestants.
17:51On revient à la jeunesse aussi.
17:52Pour vous, ce débat, il n'a pas lieu d'être.
17:53Non.
17:54Vous savez, moi, je pense
17:55qu'il n'y a pas de violence policière.
17:58C'est un oxymore.
17:59C'est-à-dire que la police
18:00a le monopole de la violence.
18:02Il ne faut pas l'oublier.
18:04Si la police n'a plus le monopole de la violence,
18:07on est dans l'anarchie.
18:08Ça veut dire que la violence
18:09de la part de la police
18:09est toujours légitime, selon vous ?
18:11La police a le monopole de la violence.
18:14Sinon, c'est la guerre
18:15de tous contre tous.
18:17C'est ce que disait Hobbes
18:17il y a quatre siècles.
18:18Ça veut dire qu'il ne peut pas y avoir
18:19de bavure ?
18:20Il n'y a pas de bavure policière.
18:21Il y a des bavures.
18:21Ce n'est pas la même chose.
18:22Mais il n'y a...
18:23Ce n'est pas la même chose.
18:24C'est important de préciser.
18:25C'est des erreurs.
18:25C'est des fautes.
18:26Il faut qu'ils soient sanctionnés.
18:28Mais il n'y a pas...
18:29Vous comprenez ?
18:29C'est très important, la sémantique.
18:32Donc ça, c'est une première...
18:33Mais l'ikoséquine est une vraie bavure.
18:34Absolument.
18:35Parce qu'il n'avait rien à voir avec...
18:36Exactement.
18:37Exactement.
18:37Mais vous savez, ça arrive
18:38dans le maintien de l'ordre.
18:40C'est très difficile
18:41ce que font les policiers.
18:42J'ai été très scandalisé
18:44par le mot d'Emmanuel Macron.
18:47Empathie ?
18:47Il dit qu'il faut demander
18:48il faut avoir de l'empathie.
18:49La police n'a pas à avoir d'empathie.
18:50Elle est là pour faire respecter l'ordre.
18:52Même face à l'élève.
18:53Et s'il n'y a pas de police,
18:55M. Macron,
18:56je me souviens,
18:57pendant les gilets jaunes,
18:58il a eu très peur.
18:59Il y avait un hélicoptère
19:00qui tournait autour de l'Elysée
19:01pour l'évacuer.
19:02Là, il était bien content
19:03d'avoir la police sans empathie.
19:04Mais même face à des lycéens ?
19:07Même face à des lycéens
19:08qui peuvent avoir 15, 16 ans ?
19:09Il n'y a pas une mesure supplémentaire à avoir ?
19:11Quand il y a de la violence,
19:14parce que les lycéens,
19:15moi j'ai été lycéen,
19:16j'ai des enfants,
19:19mais, excusez-moi,
19:20mais s'il y a de la violence,
19:23les policiers ont le droit
19:24de faire respecter l'ordre.
19:27Est-ce que c'est une violence instrumentalisée ?
19:29Est-ce que c'est une violence
19:30qui est poussée,
19:32encouragée,
19:33influencée par un courant politique,
19:36par l'extrême-gauche
19:37comme on le voit souvent ?
19:39Oui.
19:39Non, mais alors,
19:40il y a l'extrême-gauche
19:40et LFI,
19:41il y a les deux.
19:42L'extrême-gauche
19:43qu'on a toujours connue.
19:44Ils sont alliés.
19:44Qu'on a toujours connue,
19:45oui, oui.
19:47Et il y a LFI,
19:48la France Insoumise,
19:49qu'on a vu régulièrement
19:51scindre leur écharpe,
19:53d'ailleurs,
19:53sur les lieux.
19:55Alors, moi je dirais
19:58que LFI et l'extrême-gauche
19:59font ce que la gauche fait
20:02depuis plus de deux siècles.
20:04Depuis la Révolution française,
20:07la gauche
20:09instrumentalise,
20:11oriente,
20:13dirige,
20:15éduque
20:18et tous les mouvements
20:19de violence.
20:21C'est son boulot
20:22depuis plus de deux siècles,
20:22elle fait ça.
20:23Mais pour vous,
20:24là, on est face à un mouvement
20:25de violence ?
20:25Bien sûr.
20:27Souvenez-vous comment l'histoire...
20:28C'est-à-dire que sur le fond,
20:29il y a...
20:29Si, si, on va...
20:30Ah, on va parler.
20:31Vous ne m'interrogez pas
20:32sur la politique de l'école.
20:34Moi, je vous réponds.
20:34On va parler de la politique de l'école.
20:36Mais là, vous dites,
20:36on est face à un mouvement...
20:37Il peut y avoir des violences.
20:38Il y en a encore eu ce matin.
20:39Mais oui.
20:40Il y en a encore eu.
20:41Pardonnez-moi.
20:42Ça a commencé comme ça.
20:43Il ne faut pas oublier
20:44que tout a commencé
20:45à Créteil,
20:46puis dans toute la Seine-Saint-Denis.
20:48Et ça a commencé
20:49par des violences,
20:50par des professeurs tabassés,
20:52molestés,
20:53par des lycées
20:53qui ont brûlé.
20:54Je vous le rappelle aimablement.
20:55Ça a commencé comme ça.
20:57Pas que, Éric Zéman.
20:57Ça a commencé comme ça.
20:58Pas que, Éric Zéman.
20:59Ensuite,
20:59ensuite,
21:00ensuite,
21:01il y a eu
21:02dans les lycées
21:04de Centreville
21:06une solidarité.
21:07Alors là,
21:08on voit bien
21:09l'influence
21:10de la gauche,
21:11etc.
21:11Et qui a effectivement
21:15universalisé
21:17les revendications
21:18et désethnicisé,
21:19si j'ose dire,
21:21ces revendications.
21:22On arrive
21:23au fond.
21:24Toute petite question.
21:25Dans les manifestations,
21:26pardon,
21:26je vous interromps,
21:27mais dans les manifestants
21:28et dans les lieux
21:29d'enseignement
21:31qui se sont joints
21:32au mouvement,
21:32il y a eu notamment
21:33à Paris,
21:34la Cato,
21:34à Sass,
21:35qui ne sont pas des lieux,
21:36c'est plutôt quand même
21:37des facs
21:38qui sont à droite.
21:39J'ai dit,
21:40mais il y a effectivement
21:42des jeunes
21:43des centres-villes
21:45qui,
21:47par militantisme
21:47de gauche
21:48et d'extrême-gauche,
21:49ont bloqué ces lieux.
21:50Moi,
21:50je connais beaucoup
21:51d'étudiants
21:52qui voulaient travailler
21:53et qui ont été
21:54empêchés de travailler.
21:55Mais c'est le classique
21:57d'un mouvement,
21:58soit de grève...
21:59C'est assez inédit quand même.
22:00Comment ?
22:00C'est assez inédit quand même
22:01que ces lieux d'enseignement
22:02se mobilisent dans le cadre d'un...
22:04Mais ils ne se mobilisent pas.
22:05Il y a quelques militants
22:07qui bloquent.
22:08Mais ça ne veut pas dire
22:09que tous les étudiants
22:10se mobilisent.
22:10Il y en a qui veulent travailler.
22:11Le rôle de Sciences Po
22:12dans cette mobilisation,
22:13pour vous ?
22:13Vous savez,
22:14Sciences Po,
22:14depuis des années,
22:16n'est plus Sciences Po.
22:17Sciences Po est une officine woke
22:19depuis que M. Descoings,
22:21paix à son âme,
22:23a détruit cette école
22:25que j'ai fréquentée
22:27il y a longtemps.
22:28Oui,
22:28c'est une officine woke.
22:30Elle a perdu sa réputation
22:31de bonne école ?
22:33Bien sûr,
22:33pour moi,
22:34oui.
22:35Donc vous êtes issus,
22:36d'ailleurs.
22:36Comment ?
22:37Donc vous êtes issus.
22:38Oui, absolument.
22:38J'ai fait Sciences Po,
22:39mais moi, c'est vieux.
22:40C'était en 2016 et 70 ans.
22:42On revient aux revendications.
22:42Juste une fois,
22:43il n'y a pas un peu de condescendance
22:45à considérer
22:46que tous les jeunes
22:46qui se sont retrouvés dans la rue,
22:47on a eu jusqu'à 250 000 personnes,
22:49d'après le ministère de l'Intérieur,
22:50dans les rues,
22:51il y a 10 jours,
22:52étaient tous,
22:53comme un seul homme,
22:54manipulés par la gauche ?
22:55Est-ce que j'ai dit ça ?
22:56Je vous pose la question.
22:57Pas du tout.
22:59J'ai répondu au contraire
23:00à Yves Tréard
23:01que ce n'était pas la gauche
23:02et LFI
23:04qui avaient lancé ce mouvement,
23:06qu'il était parti à Créteil
23:08dans des actes,
23:08et ça tout de suite
23:09était des actes de violence,
23:10et qu'ensuite,
23:12la gauche fait ce qu'elle fait
23:13depuis deux siècles,
23:14c'est-à-dire qu'elle récupère,
23:15qu'elle instrumentalise,
23:16etc.
23:16Je n'ai jamais dit
23:17que c'est la gauche
23:18qui avait inventé ce mouvement.
23:19Non, mais ma question
23:20porte là-dessus.
23:21Est-ce qu'au moment
23:21où on se retrouve au pic,
23:23ce qui a peut-être été
23:24le pic du mouvement,
23:24c'est-à-dire avec 250 000 personnes
23:25dans la rue,
23:26il y a 10 jours,
23:27là, de considérer
23:28qu'ils sont tous manipulés,
23:29est-ce que ce n'est pas
23:29un peu facile ?
23:30Je n'ai pas dit ça.
23:32Vous savez,
23:33je m'amuse beaucoup
23:34de voir certains partis
23:37et certains candidats,
23:39M. Retailleau,
23:40M. Attal,
23:41etc.,
23:44faire de M. Mélenchon
23:45leur cible favorite.
23:48Ça m'amuse beaucoup
23:49parce que moi,
23:50j'ai affronté M. Mélenchon
23:52quand ce n'était pas la mode.
23:53D'ailleurs...
23:54Et j'ai le plaisir
23:55d'arbitrer ce débat
23:55entre vous deux.
23:56Exactement.
23:57Qui figure au premier rang
23:58des audiences de BFM TV.
24:00Donc vous voyez,
24:01à l'époque,
24:02personne ne voulait affronter
24:03M. Mélenchon
24:04et même Mme Le Pen,
24:06en 2017 comme en 2022,
24:08l'appelait à l'aider
24:11au second tour
24:12contre, ouvrez les guillemets,
24:13le banquier Macron.
24:16Et je vous rappellerai
24:17que M. Attal
24:18a appelé LFI
24:20au secours
24:20en 2024
24:22pour les élections législatives
24:24et que les députés LR,
24:25je voudrais rappeler
24:26à M. Retailleau,
24:26la plupart des députés LR
24:27ont été élus
24:28grâce aux voix
24:29de LFI
24:30comme les députés socialistes.
24:32Mais je vous dirais
24:33que c'est un classique
24:34des politiciens.
24:35J'ai retrouvé,
24:36si ça vous intéresse,
24:38un très beau
24:39et très vieux discours
24:40d'André Malraux
24:41en 1965.
24:42On est dans la campagne
24:43présidentielle de 1965
24:44et évidemment,
24:46le grand écrivain
24:47et ministre du général de Gaulle
24:48défend le général de Gaulle
24:50qu'il appelle
24:51l'homme de l'histoire
24:52contre les politiciens.
24:53Et il a cette phrase
24:55absolument magnifique
24:56à laquelle j'ai pensé
24:58en voyant
25:00ce combat
25:01contre M. Mélenchon.
25:04Il dit
25:05le génie des politiciens
25:06c'est de contourner
25:08l'obstacle.
25:10et pour mieux contourner
25:11l'obstacle
25:12ils inventent
25:13un monde imaginaire
25:14où
25:15les obstacles réels
25:17sont transformés
25:18en un adversaire
25:19un seul adversaire politique
25:23transformé en diable.
25:24Parce que ça leur simplifie la vie.
25:25Exactement.
25:26Parce que le problème réel
25:28c'est ce que je vous ai dit
25:30pour Aubagne
25:30et c'est ce que je vais vous dire
25:31maintenant.
25:33Il faut qu'on parle
25:33des revendications
25:35et ça va
25:35si vous êtes en ligne
25:36ou pas avec ce que disent
25:37ceux qui manifestent.
25:40Eux dénoncent
25:41le manque d'enseignants.
25:43Un problème de moyens.
25:45Est-ce que
25:45vous président
25:46vous en avez plus de profs
25:47dans les lycées
25:48et plus de place
25:50c'est peut-être un autre sujet
25:51plus de place dans les universités.
25:52Si vous me permettez
25:53je ferai tout le contraire.
25:55Je pense que
25:57le problème
25:58de l'école
25:58française
25:59depuis 40 ans
26:02qui devrait
26:03hanter
26:03les élèves
26:05leurs parents
26:06et surtout
26:07les responsables politiques
26:08c'est
26:10l'effondrement
26:11je dis bien
26:11l'effondrement
26:12du niveau scolaire.
26:14Je vous donne
26:152-3 exemples
26:16très vite.
26:1750%
26:18des élèves
26:19qui passent en 6ème
26:20ne savent pas
26:22lire correctement.
26:23Il y a une autre étude
26:25qui s'appelle
26:25LEC
26:25vous savez les classements
26:26PISA
26:26on est nullissime.
26:28On perd
26:29des places
26:29après des places
26:30on est derrière
26:30l'Albanie
26:31on est derrière
26:31la Turquie
26:32c'est nous honte.
26:33Il y a une étude
26:34qui s'appelle LEC
26:35lire, écrire, compter
26:36et qui depuis
26:371987
26:38donne une dictée
26:41de 10 lignes
26:42relativement simple
26:44à des enfants
26:45de CM2.
26:46En 1987
26:48ceux qui faisaient
26:49plus de 15 fautes
26:50dans cette dictée
26:51étaient 35%
26:52des classes.
26:53Vous savez aujourd'hui
26:54à combien on est ?
26:5560
26:5595%
26:58Tout est comme ça.
26:59Même les bons élèves
27:00sont touchés
27:01c'est-à-dire que
27:01vous savez
27:02les 10%
27:03les meilleurs élèves
27:04de 1987
27:07ce qu'ils faisaient
27:08ce qu'ils arrivaient
27:09à faire
27:09aujourd'hui
27:10on le donne
27:11aux élèves
27:11d'aujourd'hui
27:12il n'y a plus
27:12qu'un seul pourcent
27:13qui arrive à le faire.
27:14Mais vous vous dites
27:15on enlève des profs ?
27:16Attendez
27:17Vous m'avez dit
27:19plus de places
27:19dans les universités
27:20je répondais à ça.
27:21Mais Eric Zemmour
27:22pourquoi ce résultat ?
27:23Parce qu'il est là
27:24la question.
27:25Pourquoi ?
27:26Très simple.
27:27Depuis 40 ans
27:29nous avons abandonné
27:31les méthodes traditionnelles
27:33qui avaient fait
27:33la gloire
27:34de l'école française
27:35qui en avait fait
27:36la meilleure du monde.
27:37Par cœur
27:38dictée tous les jours
27:40récitation
27:41calcul mental
27:42etc.
27:44etc.
27:44Vous connaissez.
27:45Ces méthodes-là
27:46qui ont été d'ailleurs
27:47reprises
27:49par les pays
27:50pauvres
27:51d'Asie
27:52de Singapour
27:53et compagnie
27:54et même
27:55le Maroc
27:56qui a des résultats
27:57tout à fait remarquables
27:58pourquoi ?
27:59Parce qu'il a eu
28:00l'intelligence
28:01au contraire de l'Algérie
28:02ses dirigeants
28:02ont eu l'intelligence
28:03au contraire de l'Algérie
28:04de garder les méthodes
28:05de l'école française
28:06que la France
28:07lui avait léguées.
28:09Et donc du coup
28:09on a des cohortes
28:11de petits Marocains
28:12qui sont excellents
28:13en maths
28:13j'en connais quelques-uns
28:15qui sont même
28:15à Polytechnique
28:16et qui sont remarquables
28:20et nous
28:20qui avons inventé
28:22ces méthodes
28:23je veux dire
28:23l'école
28:24de la République
28:25vous voyez pour une fois
28:26je vais vous dire
28:26l'école publique
28:27de la fin du 19ème siècle
28:29est un modèle
28:30indépassable.
28:31Donc il faut revenir
28:31à ça pour vous ?
28:32Et bien sûr
28:33qu'il faut revenir à ça
28:34évidemment
28:34il faut revenir
28:37à la sélection
28:38il faut revenir
28:40au travail
28:41au mérite
28:42il faut supprimer
28:44la deuxième catastrophe
28:45ce fut
28:46le collège unique
28:47le collège unique
28:48par monsieur Abhi
28:49ministre de Valéry Giscard d'Estaing
28:51en 1975
28:52qui a mis
28:53des élèves
28:54de niveaux
28:55différents
28:56dans les mêmes classes
28:58c'est le faux soyeur
28:59de l'école française
29:00on ne peut pas enseigner
29:02on ne peut pas enseigner
29:04tous les profs vous le diront
29:05on ne peut pas enseigner
29:06dans des classes hétérogènes
29:07on fait de la garde
29:08Eric Zemmour
29:09vous êtes le seul
29:10je crois
29:11avec Marine Le Pen
29:12candidat à l'élection présidentielle
29:14à proposer
29:15la fin du collège unique
29:16je ne sais pas
29:17je ne sais pas ce qu'elle pense
29:18elle
29:18mais en tout cas
29:19la même chose
29:21il faut supprimer le collège unique
29:23mais bien sûr
29:23c'est une évidence
29:25et il faut remettre
29:26des classes de niveau
29:27il faut
29:27pardon je finis
29:28parce que c'est important
29:30il faut remettre
29:32un examen
29:32à chaque niveau
29:33c'est à dire
29:34pour l'entrée en sixième
29:35pour l'entrée en seconde
29:36et pour le bac
29:37il faut rétablir
29:39un véritable bac
29:40c'est à dire
29:41pas la pochette surprise
29:42qu'on connait aujourd'hui
29:43et donc
29:44ça veut dire que
29:45la moitié des bacheliers
29:47d'aujourd'hui
29:47ne l'aurait plus
29:48mais de toute façon
29:49il faut aussi
29:50rétablir une sélection
29:52à partir de la quatrième
29:53qui oriente
29:55les enfants
29:56vers l'enseignement
29:57professionnel
29:58parce que
29:59en fait
30:00beaucoup n'ont pas
30:01leur place
30:02dans l'enseignement général
30:03et n'ont pas leur place
30:04à l'université
30:05vous avez le même programme
30:06que le rassemblement national
30:07sur ce point
30:08ou le rassemblement national
30:09a le même programme que moi
30:10c'est ça
30:11on leur posera la question
30:12tout à l'heure
30:12parcours sup
30:13qu'est-ce que vous faites
30:13ça fait partie des revendications
30:14supprimez parcours sup
30:15bien sûr
30:15alors parcours sup
30:17n'a pas spécialement
30:21mon admiration
30:22mais parcours sup
30:23est la conséquence
30:24de ce que je viens de dire
30:25à partir du moment
30:26où vous donnez
30:28le bac à tout le monde
30:29et que vous ne faites pas
30:30la sélection
30:31à l'entrée de l'université
30:33que le bac
30:33est le premier grade universitaire
30:36mais vous comprenez
30:36ça c'était
30:37encore une fois
30:38sous la troisième république
30:40quand il y avait 3%
30:41de gens qui avaient le bac
30:42donc si vous gardez cela
30:44et bien il faut bien
30:45il faut bien orienter les gens
30:47on va pas mettre
30:48tous les élèves
30:49dans une seule université
30:50donc
30:51a été inventé parcours sup
30:52mais moi
30:52je critique parcours sup
30:54je critique parcours sup
30:55parce que
30:55on a mis
30:57le contrôle continu
31:00aussi important
31:00dans les critères
31:02que les notes finales
31:04ou presque
31:04c'est pas bien
31:05comment ?
31:05je suis surprise
31:06que ça ne vous convienne pas
31:07ah bah si
31:08ça ne me convient pas
31:08parce que je vais vous dire
31:09un 14 à Bobigny
31:11c'est un 4 à Henri IV
31:12et donc
31:14pourtant c'est considéré
31:15de la même façon
31:15c'est un scandale
31:16le principe du prof
31:17continu est quand même vertueux
31:18l'idée c'est de dire
31:19comment toute l'année
31:20il n'est pas du tout vertueux
31:21il n'est pas du tout vertueux
31:22quand vous avez
31:22des différences pareilles
31:24vous rigolez
31:24et puis les profs
31:25surnotent les élèves
31:26et donc dans les classes
31:28où les profs
31:28surnotent
31:29oui surnotent
31:31dans les classes
31:31vous dites à Bobigny
31:32c'est ça
31:32dans certains lycées
31:33dans énormément de lycées
31:36et dans les écoles
31:39dans les écoles
31:39où ils restent rigoureux
31:41et où ils notent
31:42à l'ancienne
31:42et bien les élèves
31:43sont défavorisés
31:44pourquoi ils surnotent
31:45parce qu'ils sont nuls
31:47alors justement
31:48on va pas mettre zéro
31:49à tout le monde
31:50on va pas mettre zéro
31:50à tout le monde
31:51de montant
31:52à 5 fautes d'orthographe
31:53on avait zéro
31:54vous faites ça aujourd'hui
31:55personne n'a
31:56au dessus de zéro
31:57dites que les professeurs français
31:59sont plus exigeants
32:00mais les profs
32:02d'abord
32:02les profs
32:03la nouvelle génération
32:04de profs
32:04est le produit
32:05de cette école
32:07qui s'est effondrée
32:08et deuxièmement
32:09si les profs
32:10veulent être sévères
32:11par exemple au bac
32:14on prend leur copie
32:15et on les donne
32:17à d'autres profs
32:18qui remontent les notes
32:19une chose
32:20excusez-moi
32:20Eric Zemmour
32:21Eric Zemmour
32:22c'est-tu connu
32:23comme
32:23je vous invite
32:24simplement
32:25parce qu'il y a une phrase
32:26il y a une phrase
32:29quand vous dites
32:30ils sont tous nuls
32:32de toute façon
32:32c'est terminé
32:33ils sont tous nuls
32:33je vous invite
32:34vraiment
32:35demain soir
32:36forum sur BFM TV
32:37on aura je pense
32:39une vingtaine
32:40de lycéens et d'étudiants
32:40on en a eu une vingtaine
32:41la semaine dernière
32:43honnêtement
32:44d'où qu'ils viennent
32:45ils m'ont sidéré
32:47ils m'ont sidéré
32:48de
32:50je ne dis pas
32:50que tout le monde
32:51tout est parfait
32:51je ne dis pas
32:52que tout est parfait
32:53et qu'il n'y a pas de problème
32:54de niveau etc
32:55mais de dire
32:56ils sont tous nuls
32:57bah non
32:57quand je dis
32:58ils sont nuls
32:59ils le savent très bien
33:01ils savent qu'ils n'ont rien appris
33:03ils le disent
33:04et c'est un drame
33:05moi je suis désespéré
33:07vous savez
33:07j'ai eu des enfants
33:08j'ai vu ce qu'on leur apprenait
33:10j'ai vu ce que j'étais obligé
33:11de faire
33:12vous ne pouvez pas
33:14dézinguer toute une génération
33:15mais je ne dézingue pas
33:16toute une génération
33:16ou toute une partie
33:17d'une génération
33:18c'est une génération sacrifiée
33:19Eric Zemmour
33:20par notre médiocrité
33:22par le scandale
33:24des politiques
33:25qui depuis 40 ans
33:26n'ont pas eu le courage
33:26de faire ce que je vous dis
33:28qu'il faut faire
33:28moi j'aimais beaucoup
33:29Michel Serres
33:30c'est une génération sacrifiée
33:31c'est triste pour eux
33:32mais ils le savent très bien
33:33qu'ils ne savent rien
33:34d'ailleurs
33:35ils sont avides de savoir
33:36moi je les vois
33:37quand je les rencontre
33:38on aurait dû en mettre
33:39sur le plateau
33:40face à vous ce soir
33:40avec plaisir
33:41c'est quand vous voulez
33:42je reviens
33:42moi j'aimais beaucoup
33:43Michel Serres
33:44qui s'il était là
33:45il est décédé
33:46il pense à peu près
33:47l'inverse
33:48de tout ce que vous dites
33:49bah oui je sais
33:49quand vous alliez le voir
33:51vous savez
33:52il vous posait une seule question
33:53quel est l'événement
33:54le plus important
33:55du 20ème siècle ?
33:57moi ce que je vous dirais ?
33:58oui
33:58la guerre 14
33:59bon
33:59ça définit toute la 20ème
34:01ok
34:01lui il pensait l'inverse
34:02lui il disait
34:03l'événement le plus important
34:04du 20ème siècle
34:05c'est qu'avant la guerre de 14
34:07c'est à dire à l'époque
34:08où il y avait
34:09ces hussards de la république
34:10qui formaient les petits français
34:11et lire et écrire et compter
34:12avant la guerre de 14
34:13il y avait 75%
34:15de paysans
34:17et à la fin du siècle
34:18il y en avait 2%
34:19et donc il expliquait
34:21que tout avait changé
34:22et tout avait changé
34:24dans des proportions énormes
34:25puisque tout a changé
34:26on ne doit plus apprendre
34:27aux gosses
34:27à écrire
34:28à lire et à compter
34:29mais l'école rêvée
34:30dont vous parlez
34:31bien entendu
34:32l'école
34:32les hussards noirs
34:33de la république
34:34elle n'est pas rêvée
34:34c'est une réalité monsieur
34:35mais cette école là
34:36il faut arrêter de dire
34:38que c'est rêvée
34:38ça a existé
34:40mais cette école là
34:41c'est l'école d'un monde
34:43qui n'existe plus
34:44c'est le monde d'aujourd'hui
34:46qu'il faut réinventer
34:46c'est pas le monde
34:48d'hier auquel il faut revenir
34:49je connais cette théorie
34:50cher monsieur
34:5190% de paysans
34:52vous vous rendez compte
34:53on a même connu 90%
34:55non
34:56cher monsieur
34:57vous croyez qu'à Singapour
34:58ils sont 90% de paysans
35:01non mais
35:01est-ce que vous croyez
35:02qu'à Singapour
35:03ils sont 90% de paysans
35:04est-ce que vous croyez
35:06qu'au Japon
35:06dire que les enfants
35:07d'aujourd'hui
35:08sont des incapables
35:09sous prétexte
35:09qu'ils font des fautes
35:09est-ce que j'ai dit
35:10qu'ils étaient des incapables
35:11j'ai dit qu'ils sont ignorants
35:13et que c'est pas de leur faute
35:14parce qu'on ne leur a rien appris
35:16et qu'ils le savent
35:17mais votre argument
35:20de passéisme
35:20ne marche pas
35:21je dis que le monde a changé
35:22le monde a changé
35:24mais j'entends
35:24il faut qu'on avance
35:26depuis mille ans
35:26il faut qu'on avance
35:27l'école c'est une promesse
35:29l'école
35:30comment
35:30c'est une promesse
35:31de réussite l'école
35:33non mais c'est
35:34aujourd'hui
35:34oui
35:35non
35:35oui ça devrait
35:36non
35:37ça devrait
35:39l'école devrait être
35:41le centre
35:42de l'apprentissage
35:44de la transmission
35:45des savoirs
35:46de la culture française
35:48de la civilisation
35:49française
35:49ce qu'elle n'est plus
35:50du tout
35:51voilà
35:52Eric Zemmour
35:52c'est en cela
35:53je répète
35:54que je n'accable pas
35:55du tout ces gamins
35:56je vous dis
35:57moi j'ai des enfants
35:57de tout âge
35:58donc je sais exactement
36:00que c'est une catastrophe
36:01je leur dis
36:01et ils le savent
36:02donc moi
36:03j'essaye de les aider
36:05mais tous les parents
36:05ne peuvent pas les aider
36:06c'est un drame
36:07pour eux
36:09et c'est un drame
36:10pour la France
36:11d'autant plus
36:12c'est
36:13le
36:13j'ai ouvert
36:15ma rentrée
36:16sur ce discours là
36:17avec l'intelligence artificielle
36:19exactement
36:19donc en plus
36:20avec l'intelligence artificielle
36:21cher monsieur
36:22le monde qui change
36:24c'est ça qui est intéressant
36:24c'est que ce monde
36:25qui change
36:26l'hyper modernité
36:27tous les spécialistes
36:29de l'IA
36:29vous le disent
36:30va nous ramener
36:31justement
36:32c'est dommage
36:33aux enseignements
36:34traditionnels
36:35il n'y aura
36:35que les humanités
36:36que la culture classique
36:38qui pourra former
36:39les jeunes générations
36:41à discuter
36:42à converser
36:43avec l'IA
36:43Eric Zemmour
36:44on a parlé du fond
36:44avec les codes
36:45je veux qu'on parle
36:45un peu de politique
36:46quand même ce soir
36:47et de votre positionnement
36:48moi ça me passionne
36:49mais nous aussi
36:49et c'est pour ça
36:50qu'on en a parlé
36:50longuement ce soir
36:51on a quand même
36:51quelques minutes
36:52sur la politique
36:52avec ce dernier sondage
36:53ce soir
36:54sondage
36:55Toluna Harris Interactive
36:56pour MC CRTL
36:57Marine Le Pen
36:58au premier tour
36:58est toujours largement
36:59en tête
36:5935-36%
37:01suivie généralement
37:02de Jean-Luc Mélenchon
37:03autour de 18%
37:04Jean-Luc Mélenchon
37:05et derrière
37:06Edouard Philippe
37:07autour de 17%
37:08quand on regarde
37:09vos sondages
37:10vous êtes entre 4 et 5%
37:12dans ce que dit
37:14Harris Interactive
37:15et ça me fait penser
37:16à la remarque
37:17tout à l'heure
37:17d'Yves Tréard
37:18en disant
37:19mais là-dessus
37:19vous proposez
37:20la même chose
37:20que le Rassemblement National
37:21et sur un certain
37:22nombre de sujets
37:22vous proposez
37:23la même chose
37:23que le Rassemblement National
37:24quelle est la plus-value
37:25Zemmour aujourd'hui
37:26est-ce que c'est ça
37:27qui expliquerait
37:28que vous n'êtes pas
37:29au-delà des 4 à 5%
37:31aujourd'hui ?
37:31En tout cas
37:32c'est ça qu'on raconte
37:33aux Français
37:33depuis des années
37:35c'est ça que les journalistes
37:36racontent aux Français
37:37c'est ça que le Rassemblement
37:38National raconte
37:39aux Français
37:40c'est pour ça
37:40que je me suis permis
37:41de vous reprendre
37:42quand vous avez dit
37:43que vous dites
37:44comme le Rassemblement National
37:44ça c'est le
37:45le grand récit
37:47du Rassemblement National
37:48sur ce point
37:48des examens
37:49à chaque niveau scolaire
37:49j'ai bien compris
37:50c'est pour ça
37:51que je vous ai répondu
37:51c'est peut-être eux
37:52qui me copient
37:52mais peu importe
37:53mais exactement
37:54en fait
37:54quand bien même
37:55quand bien même
37:56vous avez tout à fait raison
37:57ce que je veux dire
37:58c'est que
37:59nous avons des points communs
38:01et nous avons
38:02d'énormes différences
38:03nous avons un point commun
38:04fondamental
38:06c'est que
38:06nous voulons
38:07arrêter l'immigration
38:09vous savez
38:10il y a
38:10dix parties
38:13des verts
38:14à horizon
38:15aux LFI
38:17aux centristes
38:18qui veulent
38:19plus d'immigration
38:20et c'est pas pour ça
38:22qu'ils sont pareils
38:22vous êtes d'accord avec moi
38:23maintenant
38:24nous avons des désaccords
38:25de fond
38:26d'abord évidemment
38:27sur l'économie
38:28évidemment
38:29Mme Le Pen
38:30est de gauche
38:31elle n'est pas de droite
38:32elle est socialiste
38:33elle a
38:35des solutions
38:35socialistes
38:36et même quand
38:37elle fait semblant
38:38d'avoir des solutions
38:40pour les économies
38:40on voit bien que
38:41c'est un désordre tel
38:43que finalement
38:44on est dans
38:44une espèce de nouveau
38:45en même temps
38:46qui est contradictoire
38:48et qui part dans tous les sens
38:49parce qu'en fait
38:49le fond
38:51de sa philosophie
38:53politique
38:53ce que je respecte
38:54tout à fait
38:55c'est socialiste
38:57par ailleurs
38:58par ailleurs
38:59il n'y a pas que
39:00sur l'économie
39:01que j'ai des désaccords
39:01de fond
39:02avec Mme Le Pen
39:04il y a
39:04par exemple
39:05je pense
39:06elle
39:06et nous avons
39:07d'ailleurs
39:07de grandes querelles
39:08à distance
39:09malheureusement
39:09parce qu'elle refuse
39:10toujours les débats
39:11mais en tout cas
39:12moi je pense
39:13que nous vivons
39:14comme je vous l'ai dit
39:15tout à l'heure
39:15une guerre de civilisation
39:17à la fois sur notre sol
39:18et dans le monde
39:18elle, elle ne pense pas
39:20ça
39:20moi je pense
39:22elle pense que l'islam
39:23est compatible
39:23avec la république
39:24elle pense que l'islam
39:25est différent de l'islamisme
39:26que l'islamisme
39:27est une espèce
39:28d'idéologie politique
39:29et moi je ne pense pas
39:30ça
39:30on en avait longuement parlé
39:31d'en face à BFM
39:31vous êtes plus nationaliste
39:33vous me posez la question
39:35je vous dis
39:36voilà les différences
39:36vous êtes plus nationaliste
39:40qu'elle
39:40je ne suis pas plus nationaliste
39:42donc ce n'est pas
39:42un nationalisme
39:44non non
39:45moi je défends
39:46l'identité
39:47et la civilisation française
39:48elle
39:49elle défend
39:50la souveraineté française
39:51elle a tout à fait raison
39:52mais je pense
39:53que c'est aujourd'hui
39:54insuffisant
39:55et qu'aujourd'hui
39:55il faut défendre
39:56l'identité
39:57et la civilisation française
39:58ce qu'elle ne fait pas
39:59mais quand on regarde
40:00les images
40:01qui nous arrivent
40:02aujourd'hui dans l'actualité
40:03on a par exemple
40:03un Jordan Bardella
40:04qui était à Ceuta
40:05aujourd'hui
40:06donc sur le thème
40:07de l'immigration
40:08encore une fois
40:09je vous ai dit
40:10je vous ai dit
40:11nous sommes deux partis
40:12qui vouloient arrêter
40:13l'immigration
40:14mais si vous voulez
40:15avec
40:16il y a des inflexions
40:18des différences
40:18je vous répète
40:19il y a des partis
40:20qui sont pour l'immigration
40:22et qui sont différents
40:23vous n'allez pas mettre
40:23dans le même sac
40:24les verts
40:25et le parti d'Odor Philippe
40:26et pourtant
40:27ils sont tous les deux
40:28pour plus d'immigration
40:28Bardella vous n'y croyez plus
40:30je n'ai
40:31vous dites
40:31il ne sera pas
40:32le premier ministre
40:32de Marine Le Pen
40:33je n'y crois pas
40:33je n'y ai jamais cru
40:35à cause des accusations
40:35d'anticipitisme
40:37ou même en dehors de ça
40:39vous n'y croyez pas ?
40:40écoutez
40:40je vais vous expliquer
40:41c'est très simple
40:42je pense depuis le début
40:43mais encore une fois
40:44je dis ça depuis des années
40:46mais les journalistes
40:46ne me croient pas
40:49Jordan Bardella
40:50a été
40:52un instrument
40:52entre les mains
40:53de Marine Le Pen
40:54pour justement
40:55faire croire
40:56aux électeurs de droite
40:58que le RN
40:59était un parti de droite
41:00et qu'elle était de droite
41:01c'était très habile
41:02parce que ça lui a permis
41:03de coaguler
41:05des électorats différents
41:07j'ai toujours dit
41:08que le jour
41:09où
41:09monsieur Bardella
41:10voudrait
41:11s'émanciper
41:12et
41:13défendre
41:14sa ligne
41:15à son propre compte
41:16il aurait des ennuis
41:17c'est ce qui est en train d'arriver
41:23vous lui dites
41:24vous savez moi
41:24je ne suis pas un politicien professionnel
41:26donc j'ai fait des erreurs
41:28et j'ai appris
41:28et j'ai appris
41:29que les types
41:30qui trahissaient
41:31finissaient toujours
41:32par me trahir
41:33donc
41:33en parlant d'une Le Pen
41:35bravo
41:36donc
41:36ce que je veux dire
41:37c'était Marion Maréchal-Le Pen
41:38si vous voulez la citer
41:40voilà
41:40qui a trahi
41:41trahira
41:42c'est plus clair
41:42donc moi je ne demande
41:43je ne demande pas de ralliement
41:44je dis simplement
41:45vous avez compris
41:46qu'il faut que les électeurs de droite
41:48je dis bien
41:49les électeurs de droite
41:50qui se sentent de droite
41:51c'est à dire
41:51qui veulent une économie libérale
41:53une baisse des impôts
41:54une baisse massive
41:55des dépenses publiques
41:55qui pensent que
41:56l'islam n'est pas compatible
41:58avec la république
42:00comprennent
42:00que
42:01Madame Le Pen
42:02n'est pas
42:03le bon vote pour eux
42:04merci Eric Zemmour
42:06merci d'avoir été avec nous
42:07ce soir en direct
42:08sur BFM TV
42:09dans un instant
42:09un ministre
42:09face à la colère
42:10des étudiants
42:11et des lycéens
42:11de l'enseignement supérieur
42:12Philippe Baptiste
42:13avec nous en direct
42:14à tout de suite

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