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  • il y a 1 jour
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Est-ce qu'Emmanuel Macron est là où il doit être aujourd'hui dans le Golfe pour sécuriser des approvisionnements
00:06en diesel ?
00:07Gérard Larcher s'exprime dans le Figaro ce matin, le président du Sénat, je vous le rappelle,
00:11qui dit « je pense que le chef d'État doit être présent en France lorsque les difficultés du pays
00:15sont au niveau que nous connaissons ».
00:17Non seulement il a raison sur ça, mais en plus les quantités qu'il a mentionnées de diesel sont des
00:23quantités complètement insuffisantes.
00:25C'est la même chose pour Trump. Trump avait dit qu'il avait sécurisé 300 000 tonnes auprès de la
00:30Russie.
00:30C'est quelque chose qui ne peut même pas tenir une seule journée aux États-Unis.
00:34Donc là on parle de 200 000 tonnes qui seraient arrangées par Emmanuel Macron.
00:39Ce n'est pas quelque chose qui va vraiment solutionner tous nos problèmes en France.
00:43En fait, c'est que de la com'. C'est ça qu'il faut quand même comprendre.
00:45Le marché pétrolier, c'est un marché qui est compliqué. Il faut sécuriser les choses de manière long terme.
00:50Et en France, on a des raffineries qu'on a fermées qu'on devrait plutôt réouvrir
00:54pour essayer vraiment de solutionner nos problèmes.
00:56Pas essayer d'aller regarder à droite, à gauche, pour faire de la com' auprès du peuple
01:00et ne rien changer d'une manière concrète.
01:03Oui, parce que ça va rester des mesurettes qui effectivement ne changeront pas le prix des carburants,
01:07ce qui est évidemment un vrai sujet.
01:08Maintenant sur la communication, moi je suis toujours fascinée par la capacité d'Emmanuel Macron
01:12à ne pas en mettre une dedans.
01:14Et pardon, mais depuis vendredi dernier, il n'en met pas une dedans.
01:17On l'a vu se trémousser avec son épouse au concert de Céline Dion à la veille d'une journée,
01:21excusez-moi, je sais c'est démago, mais c'est quand même hallucinant.
01:25Je veux dire, ça heurte les Français en fait de voir des trucs pareils.
01:27C'est-à-dire qu'à la veille d'une journée aussi importante,
01:29il n'était pas à Beauvau avec Laurent Nunez pour s'organiser,
01:31il n'était pas avec les renseignements au téléphone pour savoir quelle ampleur allait prendre la journée,
01:35il était au concert de Céline Dion.
01:36Il y a eu ça.
01:37Ensuite, dimanche soir, il nous fait son allocution où il a fait des complets hors-sujets.
01:41C'est-à-dire que pendant plusieurs minutes, il nous a parlé des blocus lycéens,
01:43alors que Gérald Darmanin, sur votre antenne, vous a bien expliqué que ça n'avait strictement rien à voir,
01:47que là, la majorité des interpellés, c'était des majeurs, c'était pas des mineurs,
01:50on est passé dans autre chose.
01:51Donc il y a eu ça aussi comme erreur.
01:52Qu'est-ce qu'il y a d'autre ?
01:53Ensuite, dimanche soir, il reprend un avion, il part dans les pays du Golfe,
01:55alors que le pays, je le rappelle, est toujours à feu à sang.
01:57Quand il faisait son allocution en direct, vous aviez encore les brûts de Paris qui brûlaient.
02:01C'était vraiment, c'était en plus exactement en même temps.
02:04Et ensuite, il y a eu tout ce fiasco sur état d'urgence, par état d'urgence,
02:07il se fait lâcher par Edor Filipe, il se fait lâcher par Gabriel Attal,
02:09pardon, depuis le début, et sans parler évidemment de la démission refusée de Laurent Nunez,
02:13et là aussi, qui peut vraiment, vraiment poser question.
02:15Tout ça pour dire, le président n'en met pas une dedans,
02:18les six prochains mois vont être très longs.
02:21Sébastien Ligné, faudrait-il ?
02:22Parce que cette petite musique monte, on l'entend,
02:24est-ce qu'il faudrait pousser, appeler à la démission Emmanuel Macron ?
02:30Le problème avec cette proposition, c'est qu'en effet,
02:33ça ferait plaisir à beaucoup de gens, c'est une solution facile,
02:36mais je pense que ce serait une catastrophe démocratique.
02:40Ça fait quand même deux élections présidentielles consécutives
02:42où on n'a pas vraiment de débat,
02:43ou alors que le débat est tronqué en 2017
02:45parce que l'affaire Fillon a complètement rebattu les cartes,
02:47et évidemment en 2022, parce qu'Emmanuel Macron n'a pas fait campagne
02:51et que la guerre en Ukraine a tout chamboulé.
02:52Là, on a enfin l'opportunité d'avoir une vraie campagne,
02:55on peut débattre des sujets de fond,
02:56et Dieu sait qu'il y en a des sujets de fond à traiter.
02:59Si Emmanuel Macron démissionne, on a un mois pour réorganiser une élection,
03:02c'est-à-dire qu'il n'y a plus de débat, il n'y a plus rien,
03:04tout se fait dans l'urgence, tout se fait dans le chaos,
03:06tout se fait dans la violence,
03:07et le président qui sortira de cette situation
03:09ne sortira absolument pas grandi démocratiquement.
03:11Donc je veux bien que ça fasse plaisir à beaucoup de gens,
03:14mais honnêtement, on n'est pas à quatre mois,
03:16enfin on peut tenir quatre mois avec Emmanuel Macron,
03:17je pense que la France va tenir.
03:19Merci beaucoup à tous les trois,
03:20Michel Fayad, Hélène Roué et Sébastien Ligné
03:22d'avoir participé à ce débat.
03:23Bon après-midi à tous sur Europe 1,
03:25puisque là vous retrouvez Romain Desarmes,
03:26Marie-Estelle Dupont pour Essie,
03:28on en parlait, ce sera juste après le journal permanent d'Emilie Dès.
03:31Merci à vous Géraldine,
03:32et je vous dis à demain, 13h,
03:34soyez au rendez-vous.
03:35Merci Clélie, c'était Clélie Mathias sur Europe 1
03:38et demain dans Europe 1 Matin,
03:39retrouvez aussi Olivier Delagarde
03:41qui analyse et commande ce qui fait la une de la presse,
03:44c'est dans la revue de presse,
03:45tous les matins donc à 8h moins de quart
03:47et 9h moins de quart sur Europe 1
03:48et quand vous voulez bien sûr en replay
03:50sur le site et l'application Europe 1.
03:52Europe 1

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