00:00Je vous fais écouter un autre échange, parce qu'on a écouté Ariane Ascari,
00:02je vais vous faire écouter un échange entre deux femmes,
00:04places de la République à Paris, sur les dégâts causés par les violences de ce week-end.
00:08J'étais avec mon nourrisseau, dans la part où j'ai essayé de rentrer,
00:11parce qu'il me disait que ça allait me violer, parce que j'étais une sale bourgeoise,
00:13parce que je les empêchais de piller le petit commerce d'en bas.
00:16C'est un dommage collatéral.
00:19Les militants, le militantisme pacifiste ne marche pas.
00:21Nelson Mandela, il a appelé à prendre les armes à un moment donné.
00:24La révolution, ce n'est pas calme.
00:26Mais je suis pour la révolution, évidemment.
00:29La Cariba, c'est normal, c'est la source de nos problèmes.
00:32Les mecs hier qui pillaient et à qui on disait que vous déservez le mouvement,
00:35ils s'en foutaient. Ils ne sont pas de votre côté, en fait.
00:38Vous ne vous rendez pas compte qu'ils étaient là pour le chaos, ils étaient des milliers.
00:40C'est pas grave, c'est tout.
00:41C'est trop facile d'arriver et de dire, il y a une violence qui vaut, une violence qui ne
00:45vaut pas.
00:46Non, il faut qu'on menait toutes les violences, parce que ce que vous faites, c'est très dangereux.
00:49La question du jour, c'est à votre avis, pourquoi on en est arrivé là ?
00:51Alors, je vais vous faire réagir, évidemment, Hélène Rouet, Sébastien Ligné et Michel Fayad,
00:56à cet échange que l'on a entendu entre ces deux femmes, un échange assez véhément.
01:00On parlera aussi d'Emmanuel Macron sur Europe 1.
01:0313h47, merci d'avoir choisi Europe 1.
01:0613h, 14h, Europe 1 Info.
01:1013h, 14h, Europe 1 Info.
01:12Merci de nous rejoindre à 2h moins 10 sur Europe 1.
01:14La suite d'Europe 1 Info, c'est avec vous, Kelly Mathias, c'est vos chroniqueurs.
01:18Michel Fayad, Sébastien Ligné et Hélène Rouet.
01:19Pourquoi ces violences ? On a entendu un échange entre deux femmes qui s'invectivaient sur la cause de ces
01:25violences.
01:25Sébastien Ligné.
01:27Il y a deux choses à retenir. En effet, c'est vrai, vous en avez parlé avant la pub.
01:31Il y a cette image que la France entretient de ce grand pays de tradition révolutionnaire
01:36qui, finalement, aurait toujours obtenu des droits grâce à la violence.
01:40Ça, c'est une image, un portrait magnifié qui est notamment mis en avant par la gauche et l'extrême
01:46gauche,
01:46la gauche culturelle notamment. C'est totalement faux.
01:48Pardon, la révolution française, c'est contrairement à l'image que certains peuvent avoir,
01:52ce n'est pas les paysans avec les fourches qui ont obtenu quoi que ce soit.
01:54C'est une révolution bourgeoise qui a obtenu des avancées, notamment par le travail parlementaire.
01:59La commune de Paris, en 1871, c'est un échec. En effet, il y avait une violence.
02:04Oui, il y a eu une forte répression aussi.
02:05Oui, mais il faut arrêter cette idée que la France a toujours obtenu des choses et gain de cause avec
02:09la violence et le sens.
02:09Ce n'est pas vrai.
02:10Ensuite, il y a la responsabilité d'Emmanuel Macron.
02:13Parce qu'en effet, sous Emmanuel Macron, le gouvernement a mis une logique qui consiste à dire
02:19tant que vous ne cassez pas, tant que ce n'est pas violent, vous n'obtenerez rien.
02:22C'est ce qui s'est passé avec les Gilets jaunes.
02:23Il a fallu attendre que les Gilets jaunes soient, le mouvement soit récupéré par les Black Bucks
02:28pour qu'Emmanuel Macron sorte le chèque de 15 milliards d'euros.
02:31Il a fallu lors de l'affaire Naël qu'on soit au bord d'une insurrection, vers une guerre civile
02:36pour que le gouvernement freine tout de suite et donne le point aux casseurs.
02:42En revanche, quand vous ne cassez pas, comme les agriculteurs qui nettoient l'autoroute après avoir manifesté,
02:47là, vous pouvez toujours attendre.
02:48Ça, c'est la prime à la casse instaurée par le gouvernement Macron.
02:51Alors, puisque vous parlez d'Emmanuel Macron,
02:53écoutez l'analyse de Vincent Hervoet, éditorialiste international.
02:55C'était ce matin sur Europe 1, puisque Emmanuel Macron est dans le Golfe.
03:00Il a une tournée dans le Golfe et il sécurise l'approvisionnement en diesel.
03:05Emmanuel Macron fait sa tournée ingéricaine à la main.
03:08Il a embarqué les présidents d'ENGIE et de Total.
03:10Ce ne sera pas trop.
03:11Le Koweït ne peut plus exporter son pétrole.
03:14Il a été méchamment bombardé par les Iraniens alors qu'il avait été persécuté par les Irakiens.
03:19Les Français voudraient qu'il utilise son fonds souverain pour faire baisser les primes
03:24qu'exigent les assureurs pour garantir les tankers qui osent s'aventurer dans le détroit d'Hormuz.
03:29Une rémie de palabre avec l'émir n'a pas suffi.
03:32Les marchandages exigent du temps.
03:34C'est comme ça.
03:35C'est le contraire d'une tournée en coup de vent.
03:37Catherine Vautrin a quand même signé des lettres d'intention avec le ministre koweïtien de la Défense.
03:42Les lettres d'intention, c'est le contraire des lettres de noblesse.
03:45Elles n'engagent absolument à rien.