00:0113h, 14h, Europe 1 se poursuit à 13h30 et une sur Europe 1 avec vous, Clélie Mathias et vos chroniqueurs,
00:08Michel Fayad, Alain Noé et Sébastien Lignier.
00:10Il est bien après Renaudo ?
00:11Non mais j'aime beaucoup, j'aime beaucoup des hérabes, c'est pour ça.
00:14D'accord, je me demandais pourquoi vous aviez eu un haut négatif.
00:17Je ne connais pas personne.
00:18Salut.
00:20Bon, désolé, mais l'avenir, enfin l'avenir, même le présent est assez sombre.
00:23Vous avez vu toutes ces enseignes, JIFI, BHV, on les connaît bien ces enseignes.
00:26Mais bon, elles ont été placées en redressement judiciaire, l'inflation monte, le pouvoir d'achat baisse, les patrons n
00:33'ont pas le moral.
00:34Écoutez Olivier Delagarde qui en a parlé ce matin dans sa revue de presse sur Europe 1.
00:38L'info est à la une du Parisien aujourd'hui en France.
00:40Les patrons sont plus déprimés que jamais.
00:43Le baromètre du cabinet ARC qui mesure leur morale depuis 15 ans démontre que jamais ils n'ont été aussi
00:49pessimistes.
00:50La situation économique est catastrophique.
00:52La crise des subprimes de 2008, c'est la piquette par rapport à ce que l'on vit aujourd'hui,
00:57témoigne Freddy.
00:58Au sommet des inquiétudes des entreprises, on trouve la hausse des prix de l'énergie et puis l'instabilité politique.
01:04Pour 67% d'entre eux, c'est un vrai problème.
01:07Ça fait deux ans et demi depuis la dissolution.
01:11On est parti dans une spirale parce que tout est bloqué, tout le monde attend.
01:15Et le pire, c'est qu'ils n'attendent pas grand-chose de l'élection présidentielle à venir.
01:19Parole de Freddy.
01:19Mais oui, on pourrait se dire que dans six mois, il y a une élection présidentielle.
01:22Ça tombe bien, ça va peut-être repartir.
01:24Mais si on en croit Nicolas Bouzou dans Le Parisien, l'économiste dit que l'inconnu majeur reste la trajectoire
01:29budgétaire.
01:30Le moral des patrons ne va pas s'améliorer après les deux scrutins présidentiels et législatifs.
01:34Vous êtes d'accord Sébastien Ligné ?
01:36Bien sûr, totalement.
01:37D'ailleurs, tous les grands experts disent que la première condition à une croissance et à une condition économique favorable,
01:44c'est la confiance.
01:44Et aujourd'hui, si dans ce pays, il y a bien quelque chose qui manque, notamment vis-à-vis des
01:47milieux économiques, c'est la confiance.
01:49Tous les acteurs économiques voient bien que depuis la dissolution, il n'y a plus rien qui avance.
01:53Il n'y a plus de gouvernement, il n'y a plus de président, il n'y a plus de
01:56loi d'envergure, il n'y a plus de trajectoire économique favorable.
01:59De semestre en semestre, de trimestre en trimestre, les prévisions se dégradent.
02:04Vous avez les agences de notation qui toquent à la porte et qui, pour l'instant, nous laissent un petit
02:08peu tranquille.
02:08Mais on comprend bien que la dévaluation n'est pas loin.
02:11Et en effet, l'élection présidentielle, et c'est là qui est peut-être le plus inquiétant, c'est qu
02:14'on n'a pas l'impression que ça peut amener à quelque chose de positif.
02:18On a l'impression que l'élection présidentielle va permettre potentiellement de sauver le pays, mais absolument pas de le
02:22relever.
02:23Et ça, je peux vous dire que ce n'est pas un marqueur de confiance favorable pour les entreprises.
02:26Mais c'est quand même un peu paradoxal, puisque quand on se rappelle en fait en 2017, il y avait
02:31de l'espoir pour les entrepreneurs, pour les patrons, notamment avec Emmanuel Macron.
02:35Et les débuts de son premier quinquennat étaient plutôt favorables aux entreprises et aux patronats quand même.
02:41Et là, on les voit, même eux, même eux ont retourné leur reste.
02:46La situation s'est complètement envenimée, pour juste rappeler quelques chiffres.
02:49Vous avez 71 000 défaillances l'année dernière sur 12 mois, et plus 12% de ces défaillances, ce sont
02:55les PME.
02:55Donc les entreprises, évidemment, petites et moyennes entreprises, moins de 100 salariés.
02:59Et ces entreprises-là, il faut bien comprendre que c'est ça aussi le cœur du tissu économique français.
03:03Donc en fait, vous avez véritablement des lois qui peut-être ont été favorables à l'entreprenariat, etc. en 2017,
03:08en 2018, ça a fait illusion.
03:10Sauf qu'en fait, si vous voulez, les finances publiques ont tellement été mal gérées depuis 2017 et depuis le
03:14début,
03:15que évidemment, la situation s'est érodée.
03:17Sébastien a véritablement raison de parler de confiance.
03:19Aujourd'hui, la confiance, elle n'existe plus nulle part, avec l'instabilité politique, etc.
03:22Si on prend juste aussi les deux dernières semaines, c'est terrible ce qui s'est passé.
03:26Moi, je me souviens de cette interview de Dominique Schellcher à votre micro, à Sur Europe 1.
03:30Donc c'est le patron de coopérative U.
03:32Le patron de coopérative U, c'était extrêmement intéressant de voir comment les commerçants,
03:37comment toutes ces personnes-là, ont réagi notamment au piège du 17 octobre.
03:40Et en fait, il y en a plein qui disent, au-delà des coûts directs, que Marc Nauti, par exemple,
03:44chiffre déjà 1,5 milliard,
03:45vous avez évidemment les coûts indirects avec le manque à gagner.
03:48Le secteur du tourisme, il peut s'effondrer, il peut perdre 2 milliards quand on voit ce qui se passe
03:51dans notre pays.
03:52Le manque à gagner, bien sûr, de ces commerçants qui ferment.
03:55Le manque à gagner, évidemment, de ces personnes qui ne sortent plus de chez eux aussi,
03:58parce qu'en fait, ils pratiquent une espèce de confinement sécuritaire.
04:01Donc vous avez toute, en fait, une activité économique.
04:03Un investissement étranger.
04:04Et ça, c'est le dernier pan, c'est la défiance, évidemment, envers l'État français,
04:11parce qu'incapable d'améliorer ses situations, que ce soit économique, que ce soit son instabilité politique.
04:16Et là, vous avez donc, du coup, évidemment, une baisse d'investissement en France.
04:19Michel Fayad.
04:20Oui, et aussi le fait que les consommateurs ont subi de plein fouet l'inflation,
04:24que ce soit au moment du Covid ou depuis la guerre en Ukraine,
04:27et donc aussi, ils ne consomment plus comme ils consommaient avant.
04:30Et donc, ils se tournent aussi vers des plateformes en ligne étrangères
04:34et qui font extrêmement du mal aux petites entreprises françaises
04:39et même aux entreprises du type BHV ou GIFI.
04:43Et donc, je veux dire, il va falloir, à un moment donné, voir les choses telles qu'elles sont.
04:48C'est-à-dire que, un, c'est vrai qu'on a un déficit budgétaire,
04:52mais on a également un déficit commercial.
04:54On n'est plus tourné vers les exportations.
04:57Si on veut une croissance économique, on ne doit pas réfléchir uniquement
04:59à notre propre marché à l'intérieur.
05:01On doit réfléchir aussi comment produire davantage et exporter.
05:05Or, sous les deux mandats d'Emmanuel Macron,
05:07on a fait quand même extrêmement du mal à notre agriculture, à notre industrie,
05:12en réalité, à tout ce qui nous servait en exportation.
05:15Donc, notre balance commerciale s'est effondrée.
05:17Comment voulez-vous qu'on redresse l'économie de notre pays
05:20si on ne tient pas nos comptes publics ?
05:22Donc, il y a un déficit budgétaire.
05:23Qu'on n'a pas une balance commerciale positive ?
05:27En fait, on est dans un cercle vicieux
05:29et on n'est pas en train de prendre les mesures qu'il faut.
05:32Sébastien Ligné ?
05:33Alors, simplement, pour parler du cas précis et du BHV et de Jiffy,
05:38attention de ne pas non plus remettre toute la faute simplement sur l'État.
05:41L'État n'est pas responsable de tout.
05:42Dans le cas du BHV, le BHV s'est tué tout seul, entre guillemets,
05:46en accueillant en grand prince Chine,
05:48donc le prince de l'ultra fast fashion chinoise,
05:52qui a cassé complètement l'image et la réputation du BHV.
05:55J'aimerais dire tant pis pour eux.
05:57De la même manière que Jiffy,
05:58bon là, c'est l'exemple de Jiffy,
05:59mais ça peut être le cas pour un nombre incalculable
06:01d'entreprises, notamment françaises, de prêt-à-porter,
06:05dites milieu de gamme ou d'entrée de gamme,
06:07qui n'ont pas su s'adapter, en effet, à une réalité économique qui a changé.
06:10Mais ce n'est pas toujours la faute de l'État.
06:11Non, pardon, mais une entreprise comme Jiffy,
06:15elle n'a pas su prendre le tournant, en effet,
06:17des grandes entreprises numériques chinoises ou étrangères,
06:21qui en effet, face à cela, ne pourraient pas lutter.
06:23Si vous faites de l'entrée de gamme,
06:24aujourd'hui, en trois clics sur certains sites,
06:26vous pouvez avoir un meuble, une paire de vêtements,
06:30de chaussures, tout ce que vous voulez,
06:31pour cinq fois moins que ce que vous pouvez avoir chez Jiffy
06:33ou dans les entreprises françaises.
06:35Maintenant, il y a des entreprises françaises
06:36qui ont su réinventer leur marque,
06:37réinventer leur gamme, réinventer leur placement,
06:39et d'autres qui n'ont pas réussi.
06:42Donc, il ne faut pas non plus mettre tout sur la faute de l'État.
06:44Hélène Rouet, Sébastien Ligné,
06:46Michel Fayad dans le débat d'Europe 1 Info.
06:48Une pétition appelant à fermer la chaîne CNews
06:50dépasse 600 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale.
06:53C'est au-delà du seuil requis pour un possible débat.
06:56Ah bon ? On demande la fermeture d'un média ?
06:58Ça fait débat, ça fait polémique, on en parle.
07:01Il est 13h38, vous écoutez Kali Mathias sur Europe 1
07:03et cette semaine sur Europe 1,
07:05vous jouez pour gagner un très beau cadeau.
07:06Écoutez.
07:07Attention, dans moins de 30 minutes,
07:10vous allez pouvoir jouer au top jeu Europe 1.
07:12Le top jeu Europe 1
07:13et peut-être gagner le MacBook Né.
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