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  • il y a 4 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0113h, 14h, Europe 1 Info.
00:04Avec Lili Mathias et vos chroniqueurs du jour, l'avocat essayiste Gilles-William Golnadal et le chroniqueur politique et communicant
00:10Jean-Michel Salvatore.
00:11On va évidemment revenir sur la journée de demain, journée sous tension dès aujourd'hui d'ailleurs.
00:17Nouvelle mobilisation donc prévue, des commerçants qui craignent d'être pris pour cible par les casseurs, par les pilleurs.
00:24Et écoutez Sébastien Chenu qui était l'invité de la grande interview au Europe 1 CNews,
00:28le vice-président du RN qui estime que le gouvernement est débordé avec un président de la République au bout
00:33du rouleau.
00:34On a l'impression à la fois d'un gouvernement débordé et d'un président absent, déconnecté, déserteur,
00:40qui part à l'étranger au moment où les Français attendent quelque chose de lui,
00:44qui prend la parole pour ne rien dire, vraiment d'un président de la République qui est au bout du
00:49rouleau.
00:49Un gouvernement qui n'a pas anticipé les choses parce que tout cela ne dégringole pas de la planète Mars.
00:55Que ce soit les violences ou les revendications d'ailleurs qui peuvent être entendues dans les manifestations,
01:01le gouvernement n'a rien anticipé.
01:04Alors il y a deux choses au niveau du gouvernement et même de l'Elysée aujourd'hui.
01:08Il y a le dialogue qui va reprendre aussi puisque Emmanuel Macron va recevoir les lycéens aujourd'hui à 15h.
01:13Ils sont également reçus par Matignon lundi.
01:16Et puis donc parallèlement, Laurent Nunez a dévoilé un dispositif qui est massif.
01:21Peut-on dire pour autant que, vu ce qu'on a vécu la semaine dernière,
01:25l'État est au... en tout cas le président de la République, comme dit Sébastien Chenu, est au bout du
01:30rouleau.
01:30Jean-Michel Salvatore.
01:31Bien sûr, bien sûr que l'exécutif est au bout du rouleau.
01:34Il court après les événements.
01:36Le président de la République reçoit les mouvements lycéens cet après-midi.
01:40Mais le mouvement a commencé il y a plus d'un mois.
01:42Vous ne croyez pas qu'il aurait pu prendre du temps pour les recevoir un petit peu avant ?
01:46Étant donné l'importance de la protestation.
01:50De même, il était prévu que Laurent Nunez aille à Limoges.
01:53Mais ce n'est pas aujourd'hui qu'il fallait y aller.
01:55C'était lundi dernier.
01:57Et tout est comme ça.
01:58Donc ils courent après les événements.
02:00Mais bien sûr, enfin pas un train, mais des trains de retard.
02:02Et donc on voit bien qu'ils sont en train de courir après les événements.
02:06Ils nous disent qu'ils ont mobilisé des forces de l'ordre en quantité suffisante pour tenir le choc demain.
02:13Quand on regarde les effectifs, 70 000, c'est beaucoup.
02:16Mais étant donné le niveau de violence qu'on avait vu la semaine dernière, on a un petit peu peur.
02:21On se dit, mais est-ce que ça va être suffisant, plus 20 %, est-ce que ce sera suffisant
02:24?
02:26Est-ce qu'il n'aurait pas été plus prudent de faire plus ?
02:29Et d'ailleurs, est-ce qu'on pouvait faire plus ?
02:31Là, on est vraiment dans l'inconnu.
02:33On est vraiment dans l'inconnu.
02:34Et très honnêtement, et Laurent Nunez, et Sébastien Lecornu, et le président de la République n'ont pas le droit
02:42à l'erreur.
02:42Il ne peut pas se reproduire ce week-end ce qu'il s'est produit la semaine dernière.
02:47J. William Gonnadel, vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Jean-Michel Salvatore ?
02:51Totalement d'accord.
02:52Moi, ça fait très longtemps, mais très longtemps que je ne fais plus attention à ce que dit ou fait
02:56M. Macron.
02:59totalement. C'est quelqu'un qui est capable de jouer les gros bras contre M. Poutine,
03:06et qui n'est pas capable de défendre l'hôtel de ville d'Amiens.
03:09Vous comprenez ? Il va recevoir des syndicats de lycéens ou d'étudiants qui ne sont pas représentatifs,
03:19alors que lui ne l'est à peine plus non plus.
03:21À quoi ça sert ?
03:23Pardon, je veux dire, c'est complètement, c'est de la poudre aux yeux.
03:29Nous sommes, je l'ai déjà dit, je le répète, je l'ai écrit la semaine dernière dans le Figaro,
03:35dans une situation de pré-guerre civile, avec des aspects sociaux très graves,
03:41et des aspects identitaires très graves.
03:43Je n'ai pas caché qui se cachait derrière ceux qui piaient.
03:51Le dernier rempart, le dernier rempart, avant justement la barbarie à visage urbain, c'est la police nationale.
04:01Il n'y a plus rien d'autre que la police nationale.
04:04Il faut bien l'entendre.
04:05Et comme si ça ne suffisait pas notre malheur,
04:08nous avons l'extrême gauche et même la gauche,
04:10qui décide d'aller faire une manifestation à Orléans
04:16contre un parti qui se réunit démocratiquement.
04:19Pardon, mais il y a ce qu'il faut comme ingrédient, effectivement, pour que tout pète.
04:24Il y aura des personnalités politiques, d'ailleurs.
04:26Olivier Faure a dit qu'il y serait.
04:28Baliba Gayoko aussi.
04:29Bien sûr.
04:30Sophie Minel à CGT.
04:31C'est parti.

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