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  • il y a 19 minutes
Vendredi 2 octobre 2026, retrouvez Jean-Luc Brossard (Vice-Président, R&I;&D; NextMove), Laurence Noel (Responsable monde de l’automobile, CapGemini) et Sylvain Bruyas (Fondateur, Ewera) dans SMART TRENDS, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:07Smart Trends, c'est le grand rendez-vous des mutations et des tendances sur Be Smart for Change.
00:13Deux fois par mois, l'émission s'installe au cœur des événements qui font bouger la France et les filières
00:18mondiales de l'auto,
00:19Salon de l'agriculture, VivaTech.
00:22Et aujourd'hui, c'est un gros plan sur Euronaval que je vous propose, le Salon Mondial du Naval de
00:28Défense.
00:28C'est parti pour Smart Trends.
00:35A l'occasion du Mondial de l'auto qui ouvre ses portes le 12 octobre à Paris-Expo Porte de
00:40Versailles,
00:41on se demande dans ce Smart Trends qui va l'emporter dans cette bataille de la voiture du futur.
00:47J'accueille Jean-Luc Brossard, bonjour, bienvenue.
00:49Vous êtes vice-président recherche, innovation, développement chez Nextmove,
00:53délégué à la recherche technologique chez Stellantis et président de la commission d'innovation du Medel.
00:58Bref, Laurence Noël, bonjour, bienvenue à vous aussi.
01:02Responsable monde de l'automobile chez Capgemini et Sylvain Brouillaz, bonjour, bienvenue.
01:06Le fondateur d'Ewera, on va parler d'IA, de véhicules électriques évidemment, de logiciels de concurrence chinoise.
01:12Bref, beaucoup de thèmes et on se demande si la France peut encore jouer les premiers rôles.
01:17Peut-être un mot de Nextmove pour commencer, Jean-Luc Brossard.
01:20C'est un pôle qui regroupe des entreprises.
01:22Alors, tout le tas, il y a des labos, il y a des organisations.
01:25Oui, Nextmove en fait, c'est un pôle qui représente les deux régions, Île-de-France et Normandie,
01:31qui a fêté ses 20 ans.
01:32Les pôles de compétitivité ont été lancés en 2006.
01:35Donc, c'est fêté ses 20 ans vendredi dernier à Giverny.
01:38Et donc, globalement, c'est le regroupement d'ensemble des acteurs de la mobilité dans ces deux régions
01:46qui répondent aux attentes des régions, aux attentes des acteurs
01:49et dont le but est de faire des projets collaboratifs en fait et de faire de la recherche partenariale.
01:53Donc, vous retrouvez bien sûr des grands groupes, des petites PME.
01:57Donc, grands groupes, ça sera Renaud et Stellantis par exemple, Valeo, Forvia.
02:01Des PME, mais aussi des laboratoires académiques.
02:03Et des territoires, évidemment.
02:04Des territoires, bien sûr, qui permettent les échelles à grande échelle.
02:08Oui, effectivement.
02:09Et on va rentrer dans le détail de ces innovations.
02:11À quel point Capgemini, Laurence Noël, participe à la transformation du secteur automobile
02:16et à ses innovations aujourd'hui ?
02:18L'automobile était une grande partie de l'activité de Capgemini.
02:22On a des activités à la fois de conseil et de service.
02:25Service dans tout ce qui va être transformation IT.
02:29On voit le monde se digitalise de plus en plus.
02:32C'est donc la frontière, en fait, entre ce qu'on appelait avant l'IT et l'engineering
02:37devient un peu plus floue.
02:38Et puis aussi toute une partie de services d'engineering qu'on délivre auprès de nos clients.
02:43Donc, on a une grosse, grosse activité automobile.
02:46Et j'ai envie de dire, au-delà de l'automobile,
02:48on a pas mal de choses qu'on développe pour l'automobile qui servent aussi les autres industries.
02:52Ah oui, il y a de la porosité entre les secteurs, évidemment.
02:55Tout à fait, oui.
02:56Sylvain Brouillasse, en quelques mots, Ewera, vous l'avez créé à Saint-Etienne, c'est ça ?
03:00Il y a deux ans, avec quelle idée ? Racontez-nous.
03:02C'est d'accompagner les entreprises sur leur mobilité électrique.
03:05Et Ewera est une application dédiée et conçue pour faciliter la gestion et le remboursement
03:10des recharges à domicile pour les salariés qui possèdent un véhicule de fonction électrique.
03:15Donc, c'est vrai que c'est complexe pour l'entreprise de gérer cette partie-là.
03:18Et donc, nous, on va enlever tous les freins et toutes les contraintes en simplifiant cette gestion-là
03:24et d'être sûr que le montant de la quantité d'énergie soit bien remboursé.
03:28Laurence Noël, pour le baromètre 2026 de l'ingénierie et de la R&D automobile,
03:32vous avez interrogé, je crois, plus de 200 dirigeants de l'ingénierie auto dans le monde.
03:36On va regarder quelques résultats, quelques-unes de leurs réponses.
03:4089% des dirigeants qui déclarent que leurs coûts ont augmenté au cours des trois dernières années.
03:45Beaucoup estiment devoir réduire leurs coûts de 15 à 20% dans les deux à trois prochaines années.
03:50Ils anticipent aussi une réduction de 10 à 15% des délais de conception et de développement.
03:55Est-ce qu'on peut faire plus vite, moins cher sans sacrifier l'innovation ?
03:59Alors, on peut faire plus vite, moins cher sans sacrifier l'innovation
04:01parce que qui nous a montré ça, c'est finalement la Chine.
04:06On développe beaucoup plus vite, deux ans, là où en Europe,
04:09les constructeurs sont entre trois et quatre ans.
04:11On développe moins cher avec 40% d'investissement en moins
04:15et aussi un coût plus abordable.
04:17Donc, c'est bien cet écart de performance que les constructeurs
04:22et les équipes entières s'attachent à compenser.
04:24Donc, c'est une obligation, en fait, si je vous entends bien.
04:27C'est une obligation de performance, effectivement, oui.
04:31Même question, Jean-Luc Brossard, pour garder une industrie automobile européenne
04:35et française, donc puissante.
04:37On y arrive déjà à produire plus vite et moins cher ?
04:40On a déjà fait de gros progrès.
04:42Laurence, on travaillait ensemble, on se rappelle,
04:44on parlait de cinq ans de développement.
04:46À partir du moment où on gelait un style et puis à un moment où on sortait une voiture,
04:50aujourd'hui, bien sûr, c'est beaucoup plus rapide.
04:52C'est-à-dire ?
04:53On a des outils.
04:53Aujourd'hui, on arrive à moins de trois ans.
04:55D'accord.
04:56Donc, c'est vrai que certaines...
04:57C'est encore un peu plus lent que les Chinois, mais on ne sait pas.
04:59Oui, alors, ça dépend.
05:00Moi, je reste prudent parce que c'est vrai que les Chinois vont très vite,
05:04utilisent beaucoup mieux tous les outils numériques à notre disposition.
05:07Néanmoins, il y a des délais de validation qui sont nécessaires.
05:10Et je crois que François Provo, le président, le dégériture général de Renault l'a annoncé.
05:15Sur les prochaines, même si la Twingo a été faite en deux ans,
05:19a été développée en deux ans, les prochaines voitures peuvent prendre un peu plus de temps
05:22pour permettre des validations.
05:23Et surtout, ce qu'il faut faire, c'est satisfaire le client
05:25et donc arriver avec des voitures qui soient de bon niveau de qualité.
05:29Et c'est quelque chose qui est fondamental.
05:31Donc, globalement, sur le délai de développement, on peut faire.
05:34Et sur l'innovation, une innovation, par définition, ça ne doit pas coûter cher.
05:40Mais ça doit rapporter.
05:41Sans ça, ce n'est pas une innovation.
05:43Et donc, l'innovation en rupture est une fois de sortie, forcément,
05:46pour les constructeurs automobiles, dans le sens où il faut...
05:50Sur les technologies actuelles, en fait, on est un peu en retard.
05:53Que ce soit la technologie liée à l'électromobilité,
05:55on connaît nos difficultés sur les batteries.
05:58Les technologies liées au numérique, on n'a pas de plateforme aussi bien développée
06:02en Europe qu'on l'a aux États-Unis ou en Chine.
06:05Donc, il y a besoin de trouver, en fait, des nouvelles technologies
06:09qui permettent de reprendre un coup d'avance.
06:11Et donc, il y a des sujets comme l'énergie,
06:13les travaux sur les écosystèmes,
06:15qu'on parlait parce que la satisfaction client passe par les écosystèmes,
06:18et des travaux par des nouvelles technologies
06:21qui utiliseraient le numérique,
06:23qui nous permettent de garder cette possibilité.
06:25Donc, oui, il y a un avenir à l'automobile.
06:27Oui, on l'espère bien, Sylvain Brouillasse.
06:29Vos clients, ils achètent beaucoup chinois ?
06:32Non. Pourquoi ?
06:33Parce qu'aujourd'hui, en fait, les entreprises ont des avantages fiscaux
06:38à choisir des voitures écoscorées.
06:40Donc, pour le coup, ça a été une bonne chose qui a été mise en place.
06:42Donc, les entreprises qui choisissent des véhicules électriques,
06:45aujourd'hui, vont aller sur ces voitures écoscorées
06:48pour bénéficier d'avantages fiscaux,
06:50sur l'avantage en nature, aussi pour les salariés.
06:52Alors, ce Noël, ces voitures chinoises,
06:54elles sont boostées à l'argent public ?
06:58Est-ce que la concurrence est déloyale ?
07:00Ça, c'est un grand, grand débat.
07:05Forcément, il y a un écosystème chinois derrière tout ça.
07:08Mais je dirais qu'au-delà de ça, on a quand même une proposition de valeur
07:14qui est différenciante.
07:17Donc, il ne faut pas ignorer ça.
07:18Il ne faut pas se cacher derrière le fait que ça peut être boosté.
07:22Ce sont aussi des bonnes voitures, c'est ce que vous nous dites.
07:25Je pense que la qualité a énormément progressé.
07:27Je pense que sur, finalement, le software ou le logiciel
07:31qui devient un peu le cœur de la proposition du véhicule,
07:34il n'y a pas à rougir de ce côté-là.
07:37Donc, je pense que oui, on est arrivé à un moment donné
07:40où les voitures sont des bonnes voitures.
07:42Et puis, il y a une avance aussi sur l'électrique
07:46qui a été développée depuis des années en Chine
07:49avec une maîtrise plus importante.
07:51Donc, à nous, maintenant, d'accélérer et d'aller plus vite.
07:54On a pas mal de propositions en Europe.
07:58On le voit.
08:00Les constructeurs, les équipementiers, les fabricants de batteries
08:03demandent de continuer à supporter l'industrie
08:06pour justement rattraper cet écart.
08:09Une voiture, c'est devenu un logiciel ?
08:12Avant d'être une voiture ?
08:14Non. Alors, oui et non.
08:16Oui et non.
08:17En fait, tout le monde dit toujours, finalement,
08:20est-ce qu'une voiture, ce n'est pas un smartphone à roulettes ?
08:22Je dirais oui, en ce sens où tout le monde reconnaît
08:25qu'effectivement, le logiciel, il devient cœur.
08:29On a interrogé un certain nombre de personnes de l'automobile l'an dernier
08:34et 87% disaient, finalement, ça va être l'avantage compétitif
08:37dans les cinq ans qui viennent.
08:39Oui, parce que ça permet de mettre à jour le véhicule,
08:43les fonctionnalités, éventuellement traiter des sujets qualité.
08:48Donc, oui.
08:48Et non, parce que c'est beaucoup plus complexe.
08:51C'est beaucoup plus complexe.
08:53Il y a des données de sécurité.
08:56C'est une architecture électronique qui est beaucoup plus complexe aussi.
09:00Donc, oui et non.
09:03Voilà.
09:04C'est important, mais c'est plus complexe.
09:06Jean-Luc Brossard, pourquoi on achète une voiture aujourd'hui ?
09:08Parce que ça reste l'objet de liberté de mouvement.
09:11Et donc, je crois que 80% des Français considèrent
09:15qu'ils ont besoin de cette liberté pour pouvoir se déplacer.
09:19Donc, ça, c'est vieux comme la voiture, d'une certaine façon.
09:21Ça, ça n'a pas fondamentalement changé.
09:24Non, mais il n'y a pas d'alternative.
09:25En fait, le problème de fond, si on veut partir à tout moment,
09:27si on vous dit maintenant, je veux aller à Bordeaux maintenant,
09:31si on veut aller le plus vite, le mieux, c'est de prendre la voiture qui est garère.
09:34Donc, en fait, il y a toujours cette volonté de liberté de mouvement.
09:37Il y a toujours cette difficulté,
09:38parce qu'on a tendance à raisonner, des fois, un peu trop
09:42pour des gens citoyens en ville.
09:44Mais globalement, les gens font des kilomètres très variés.
09:47Ils vont chercher des enfants, ils les emmènent au sport,
09:50ils vont aller au travail.
09:51Une grande majorité de Français qui nous regardent
09:53qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture.
09:55Et donc, il est très important de leur faire cette proposition-là
09:57en complément du transport public.
09:59Ça ne veut pas dire que le transport public
10:01ou d'autres types de transport ne vont pas se développer,
10:03mais ça reste quand même l'outil le plus simple de liberté.
10:06Donc, ce qu'on constate...
10:06Alors, vous avez bien compris ma question.
10:07Est-ce qu'on l'achète quand même de plus en plus
10:09parce qu'il y a un logiciel performant
10:12et avec toute la connectivité qui va avec ?
10:16Alors, il y a différents types de clients.
10:19Il y a des gens qui cherchent de la mobilité.
10:21Et de la mobilité, c'est aller d'un point A à un point B.
10:24Il y a des gens qui cherchent un certain nombre de confort et d'usage.
10:28Et donc, toute la technologie numérique
10:31peut apporter en fait cette facilité d'usage.
10:34Donc, il y a un peu différent.
10:37Ce que je suis tout à fait d'accord avec Laurence,
10:38en fait, la voiture n'est pas encore...
10:40Elle ne pense pas que ce ne sera un smartphone à roulette, entre guillemets.
10:46Il y a des attentes clients particulières.
10:48Il y a besoin de répondre à certains types d'usages.
10:51Et donc, ça, ce n'est pas que le numérique qui le fait.
10:54C'est aussi le confort, la sécurité, la capacité d'amener, comme je disais,
11:01des usages complètement différents à 2, 3, 4 personnes avec des usages exceptionnels.
11:05Mais on dimensionne toujours son outil par les usages exceptionnels.
11:09C'est-à-dire, vous avez toujours 4 places dans une voiture.
11:11Alors, vous roulez à 90% seul.
11:13Mais pourquoi ?
11:14Parce que vous voulez parfois emmener vos enfants,
11:16parfois aller avec un couple au restaurant.
11:18Sylvain Boulas, heureusement que ce sont des smartphones à roulettes
11:20pour une activité comme la vôtre, c'est ça ?
11:23Exactement.
11:24Nous, on est ravis qu'elles soient connectées, bien évidemment,
11:27parce qu'on va être complémentaires sur cette partie-là
11:29et finalement apporter d'autres fonctions
11:32et faciliter l'usage de ces voitures-là en entreprise.
11:36Alors, racontez-nous, comment vous partez des données des véhicules
11:41pour calculer la recharge le plus précisément possible, c'est ça ?
11:46Exactement.
11:46En fait, on a choisi de partir de la donnée du véhicule
11:49et non pas de la donnée qui se trouve à domicile.
11:51Donc, on est vraiment détaché de ça.
11:54Donc, on part du véhicule et nous pouvons ensuite collecter les recharges
11:58et les quantifier et les différencier.
12:01Et donc, du coup, apporter à l'entreprise d'être un tiers de confiance
12:05pour pouvoir rembourser au kilowatts près
12:07et être conforme aussi à l'agislation.
12:11Quelle est la part de l'IA, de l'intelligence artificielle,
12:13dans l'offre que vous proposez aujourd'hui ?
12:15Elle est très importante parce qu'il y a tout ce calcul de données
12:18et de certifier que ce que nous disons à l'entreprise est juste
12:22autant pour le salarié que pour l'entreprise derrière.
12:24L'IA, elle est omniprésente dans les discours.
12:28Alors, il y a l'IA qui est utilisée depuis très longtemps,
12:31notamment dans un secteur comme le vôtre.
12:32Puis, il y a l'IA générative qu'on a tous plus ou moins maintenant dans nos smartphones.
12:38Où est-ce qu'elle apporte un gain de productivité très important dans l'automobile ?
12:43En fait, j'ai envie de dire un peu partout.
12:45Or, dans la partie conception des véhicules,
12:48on a à peu près 35% des constructeurs et des équipementiers
12:53qui aujourd'hui utilisent l'IA générative.
12:55Et il y a un autre tiers qui est en mode pilote, on va dire.
13:00Et donc, ça fait partie des éléments pour justement réduire les délais de développement,
13:05notamment en automatisant certaines tâches,
13:10en reconcentrant finalement l'ingénieur sur son métier de fond,
13:12qui est la conception, l'arbitrage et les décisions.
13:17Donc, avec tout ce qui est traitement des données et de la documentation qui est nécessaire.
13:24Et puis aussi par tout ce qui est virtualisation, en fait,
13:28de toute la partie validation, en fait, qu'on peut réaliser en partie virtuellement.
13:34Alors, ça veut dire quoi ?
13:34Ça veut bien qu'on rentre dans le détail.
13:36C'est en fait, au lieu de faire un essai physique,
13:38donc attendre de construire un prototype,
13:41qui, quand il arrive, est déjà désuet,
13:43puisqu'en fait, pendant ce temps-là, on a continué à concevoir.
13:45On a continué de progresser, oui.
13:47Et de faire la validation physique,
13:49il y a tout un tas de validations qu'on peut faire numériquement.
13:53Et je veux dire, on le fait déjà depuis très longtemps.
13:55Les calculs de choc, par exemple,
13:57on les fait depuis très longtemps,
13:58avant de faire un tir final,
14:01qui est assez destructeur, d'ailleurs, et assez coûteux.
14:03Donc, on peut aussi, la même chose sur les fonctions de conduite autonome,
14:09on peut faire de la validation virtuelle.
14:10Donc, tout ça permet d'aller beaucoup plus vite
14:13et, finalement, de faire les validations physiques très tard dans le cycle
14:17et plutôt en termes de mesures.
14:21On mesure qu'effectivement, on est bien là,
14:23mais on n'a plus besoin de passer par tout un tas de stades prototypes.
14:26Et donc, ça, c'est une économie de temps et de moyens.
14:29C'est vrai pour toute l'économie,
14:30mais peut-être particulièrement pour le secteur automobile.
14:33Il y a les trois transitions ou transformations simultanées,
14:36l'écologique, la numérique, la sociale.
14:40Jean-Luc Brossard, elles sont imbriquées les unes dans les autres.
14:45Est-ce qu'il y en a une plus difficile à mener que les autres ?
14:49Non, elles arrivent beaucoup plus vite, en fait.
14:50C'est la dynamique qui est différente.
14:52Si on regarde, depuis 1975,
14:54on travaillait plutôt sur les moteurs,
14:56c'est l'injection directe,
14:57on a fait un certain nombre de choses.
14:59Et puis, tout d'un coup,
14:59on est passé à des sujets de type sécurité électronique embarquée.
15:03Et puis, dans les années 2010,
15:05on est passé d'une voiture électrique
15:07et électrifiée de façon plus importante.
15:09Et là, maintenant, on arrive avec l'ensemble de la fonction
15:15qu'on appelle définie du véhicule à partir du software.
15:18Donc, on est dans une situation
15:20où la dynamique est beaucoup plus longue.
15:22Et en même temps, il faut qu'on prenne en compte
15:24la dimension sociale et sociétale,
15:26parce que cette dimension-là,
15:27vu les crises géopolitiques,
15:29vu la somme des crises qu'il y a eu depuis 2019,
15:33on passe d'une crise à une crise,
15:34ou d'une guerre à une guerre.
15:36Et donc, on est obligé de prendre en compte les trois.
15:38Donc, la dynamique est beaucoup plus importante
15:40que ce qu'elle était auparavant.
15:42Néanmoins, ce qui est plus important,
15:44c'est l'accompagnement des sociétés.
15:47On parlait de l'électromobilité.
15:50Techniquement, il n'y a pas de problème
15:51pour assurer des véhicules électriques
15:53qui assurent, en fait,
15:55l'usage ciblé de cette mobilité électrique.
15:58Par contre, l'écosystème a besoin d'être en place.
16:01Dans la chaîne de valeur,
16:02on parlait de comment on gère les véhicules de fonction
16:05et comment on gère les remboursements de frais.
16:09Quelle est l'attitude qu'ont les clients
16:10vis-à-vis de la charge, en fait ?
16:13Aujourd'hui, il y a toujours une problématique.
16:15Pourquoi ma borne de charge,
16:17j'en comprenne pas bien les pertes de puissance,
16:19ne comprenne pas bien le prix ?
16:20Ils aimeraient bien avoir un prix affiché
16:22et un prix affiché permanente.
16:23C'est vrai qu'on peut avoir des différences
16:24et des mauvaises surprises.
16:25Vous voulez dire, je dépose 10 euros
16:26à ma pompe, à ma chargement électrique,
16:28c'est un peu difficile.
16:29Pourquoi il n'y a pas d'ombrières
16:30alors qu'il y a des ouvrières
16:31sur les véhicules, les stations-services ?
16:34Donc, il y a plein de questions
16:35qui font que l'écosystème est un peu en retard.
16:37Donc, il faut que l'écosystème
16:40accompagne énormément.
16:41Donc, maintenant, on est obligé
16:41de penser en écosystème
16:43alors qu'il y a 20 ans, 30 ans,
16:44on parlait plus automobile.
16:46Donc, on n'est plus dans une logique
16:47d'automobile,
16:48on est dans une logique d'écosystème
16:49de mobilité.
16:50On parlait du véhicule autonome,
16:51une véhicule autonome sans infrastructure,
16:54c'est quand même assez difficile
16:56de l'imaginer.
16:57Donc, après, les entreprises,
16:59elles, doivent s'adapter à ça,
17:01les entreprises qui travaillent
17:02pour l'automobile.
17:03Et ce dont on s'aperçoit,
17:04c'est autant que c'est facile
17:05pour des grandes entreprises
17:06comme Capgemini,
17:08comme Renault,
17:08comme Ceylantis,
17:09de mettre en place
17:10des structures d'IA
17:11à la fois génératives
17:14pour les aider
17:16à aller plus vite
17:17dans la recherche de documents,
17:18l'analyse de documents,
17:19la mise en place
17:20de PowerPoint et autres,
17:22à la fois dans l'agentique,
17:23autant pour des petites entreprises,
17:25c'est quand même très, très difficile
17:26et surtout qu'on s'aperçoit
17:27qu'il y a une acceptation différente.
17:29On va revenir là-dessus,
17:30peut-être sur l'aspect métier,
17:32salarié, transformation des métiers,
17:33parce que je trouve
17:34que c'est très important,
17:35mais je reviens vers vous,
17:36Sylvain Brouillasse,
17:37justement sur,
17:37vous accompagnez, je crois,
17:39à la fois des PME
17:39ou des grands groupes,
17:41ce n'est pas du tout
17:42la même offre
17:42ou alors finalement,
17:43il y a des similitudes,
17:45des recoupements ?
17:45Il y a vraiment des similitudes
17:47parce que le plus dur
17:48pour une entreprise,
17:49quand il y a une véhicule électrique
17:50qui arrive en entreprise,
17:52pour plusieurs raisons,
17:53elle arrive en entreprise,
17:54donc RSE,
17:56la partie plus verte,
17:58comme on a vu.
17:59Le respect des réglementations,
18:01par exemple.
18:01La loi L'Homme,
18:02tout l'environnement.
18:03Tout le monde est assujetti,
18:05en fonction de la taille
18:06de l'entreprise,
18:07à vouloir en mettre en place
18:08ces véhicules-là,
18:09mais il faut aussi
18:11les accompagner,
18:11parce qu'il y a un changement,
18:13comme vous l'avez dit,
18:14savoir conduire une voiture,
18:15c'est facile pour eux,
18:16mais tout l'environnement
18:17est complexe.
18:18Les bornes rapides,
18:19les bornes lentes,
18:21comment je me recharge,
18:22de quelle manière,
18:22le temps que ça va prendre,
18:23l'itinérance.
18:24Donc tout cet environnement
18:25est complexe
18:26et donc ça nécessite
18:26un accompagnement.
18:27Mais c'est forcément
18:28plus difficile
18:29pour une PME
18:29ou pas forcément ?
18:32Après,
18:32c'est une question
18:33de budget
18:34et c'est là
18:34que ça va amener
18:37une différence,
18:37en tout cas,
18:38d'aller chercher le domicile.
18:39En tout cas,
18:39pour les entreprises,
18:40il y a un intérêt,
18:41quelle que soit la taille,
18:42parce que le kilowattheure
18:43est moins cher
18:43au domicile des salariés
18:45qu'à l'extérieur.
18:47Donc c'est d'aller chercher
18:48cette partie domicile
18:50et surtout enlever
18:51les contraintes,
18:52parce qu'il y a beaucoup
18:52de contraintes
18:53dans un logement
18:54d'un salarié.
18:55Est-ce qu'il est propriétaire,
18:56est-ce qu'il est locataire,
18:57de quelle manière
18:58on va traiter ?
18:58Donc nous,
18:59avec l'application,
19:00on va vraiment lever
19:01toutes ces contraintes
19:02et être sûr
19:02que l'électricité
19:03que le collaborateur a mis
19:04a été faite au domicile.
19:05À quel point
19:06les métiers se sont transformés ?
19:08Vous brossiez
19:10une sorte de tableau
19:12des cinq
19:13ou six dernières décennies.
19:14Et est-ce qu'il y a
19:16une accélération
19:17de la transformation,
19:17notamment avec l'IA
19:18aujourd'hui ?
19:19Et le passage électrique,
19:20les deux sont concomitants.
19:21On s'aperçoit
19:22que de plus en plus
19:23du fait
19:24de l'électromobilité
19:25et des batteries,
19:26on est passé
19:26d'à des formations
19:28de mécaniciens carrossiers
19:29à des formations
19:30d'électrochimistes.
19:31C'est des métiers différents.
19:32Et on voit bien
19:33la difficulté
19:34qu'ont les gigafactories
19:35à produire
19:36en grande quantité
19:37parce que c'est
19:38des nouveaux métiers.
19:39Et donc,
19:40les entreprises
19:40qui se sont engagées
19:42dans ce cas-là
19:43transforment
19:43leurs effectifs
19:45qui étaient des effectifs
19:46plutôt comme je disais
19:47mécaniciens carrossiers
19:48et les forment
19:49à des nouveaux métiers.
19:51Les deux grandes tendances
19:53c'est l'électrochimie,
19:54l'électronique
19:55et puis l'intelligence artificielle
19:58et le numérique.
19:59Donc,
20:00le développement
20:00des softwares.
20:01Donc,
20:01on s'aperçoit
20:02que les effectifs
20:04des grands groupes
20:04changent en fait
20:05et se positionnent
20:06par rapport
20:07à ces métiers
20:08et qu'il y a des formations
20:08qui sont mises en place
20:11avec l'aide de l'UMM
20:12et un certain nombre
20:13de sujets.
20:14À taille similaire
20:16si j'ose dire,
20:17ce n'est pas la bonne expression.
20:18Évidemment,
20:19Laurence Noël
20:20mais on se pose
20:22quasiment quotidiennement
20:23ici la question
20:24de l'impact social
20:24du passage à l'IA.
20:26Tous mes interlocuteurs
20:27me disent
20:28non,
20:28mais il n'y a pas de problème,
20:29il n'y aura pas de métier,
20:30il n'y aura pas moins d'emploi,
20:31etc.
20:32J'ai un peu l'impression
20:32que c'est la langue de bois
20:33ou la doxa généralisée.
20:36Qu'est-ce que vous en dites ?
20:37Je ne sais pas si c'est...
20:39Je pense que surtout
20:40ça va franchement changer
20:42les profils des métiers.
20:43Ça,
20:43c'est clair.
20:44C'est ce qu'on venait de se dire.
20:46Finalement,
20:47on va pouvoir se recentrer
20:48sur là où l'humain
20:49apporte de la valeur,
20:51là où il y avait
20:51tout un tas de tâches
20:53répétitives
20:53sans valeur ajoutée.
20:55Mais plus on pousse
20:56le curseur,
20:56moins on va avoir besoin
20:57d'humains quand même.
20:59On peut voir le verre
21:01à moitié vide
21:01ou à moitié plein
21:02parce que de toute façon,
21:03on a un problème structurel
21:06en Europe
21:07qui est nos coûts de production.
21:08Et ça,
21:08c'est lié au coût de bain d'œuvre,
21:10c'est lié aux matières premières
21:13et c'est lié au coût de l'énergie.
21:15Et ça,
21:16il n'y a pas moyen
21:17de l'effacer.
21:18Il y a le sujet
21:19de la performance
21:19sur lequel on peut travailler.
21:22Et c'est là-dessus
21:23qu'on doit travailler.
21:24Donc,
21:24est-ce qu'il vaut mieux
21:27finalement changer
21:27ces métiers
21:28et embrasser la transformation
21:29pour aller plus vite
21:30et conserver
21:31un certain nombre d'emplois
21:33ou laisser tout partir ?
21:34Moi,
21:35je pense qu'il faut
21:35se poser la vraie question.
21:37Donc,
21:37non,
21:38ça ne va plus être comme avant.
21:40Si c'est ça
21:40qu'on regrette,
21:42oui,
21:43ça ne va plus être comme avant
21:45mais il va y avoir
21:46une transformation
21:48et c'est important
21:48qu'on retienne
21:49une partie
21:51les métiers
21:52en Europe
21:54en embrassant
21:55cette transformation.
21:56Est-ce qu'il y a
21:57un enjeu
21:57de nouveaux matériaux ?
21:59On a commencé
21:59en parlant
22:00d'innovation,
22:01Laurence Noël.
22:02Et donc,
22:03la question derrière
22:04les nouveaux matériaux,
22:05c'est la question
22:05de la souveraineté,
22:06évidemment.
22:07Est-ce qu'on est là aussi
22:09puisqu'on est dans ce match,
22:10on décrit ce match
22:11notamment avec la Chine.
22:13Est-ce qu'on part
22:14avec un train de retard
22:15sur la Chine
22:16sur les nouveaux matériaux
22:17ou pas du tout,
22:17au contraire ?
22:18Je ne sais pas
22:18si on part
22:19avec un train de retard.
22:20Oui,
22:21il y a un sujet
22:21de nouveaux matériaux,
22:22il y a des sujets
22:23d'IA.
22:24Il y a tout un tas
22:25de sujets
22:26d'innovation.
22:27Il ne faut pas se dire
22:29que l'Europe
22:30ne va pas y arriver
22:31ou quelque chose
22:33comme ça.
22:34Je suis persuadé
22:35qu'on a beaucoup
22:36d'atouts.
22:36Je lutte beaucoup
22:37contre ça.
22:38Oui,
22:38on a beaucoup
22:40d'atouts.
22:42Maintenant,
22:42on a aussi
22:43un besoin d'accélérer.
22:44On reste quand même
22:46une région
22:47où on a beaucoup
22:48de réglementations
22:49et les réglementations
22:50ne nous aident pas
22:51forcément
22:51à aller plus vite.
22:54la responsabilité
22:55collective,
22:55c'est de permettre
22:57à un cadre
22:58qui peut aller
22:59plus vite.
23:00Sylvain,
23:00on parle
23:01sur l'adoption
23:02de l'électrique.
23:02Il y a 5 ans,
23:03on se disait encore
23:04que ça va être compliqué
23:06mais où est-ce que je vais charger ?
23:08Ces barrières tombent
23:10grâce à ce que vous faites.
23:12Aujourd'hui,
23:13en France,
23:14depuis le début de l'année,
23:1530% des véhicules
23:16sont électriques.
23:17Vendus sont électriques.
23:18Il y a une accélération
23:19évidemment
23:20avec la crise énergétique.
23:21En plus,
23:22la crise énergétique
23:23donne raison.
23:2445% en mois d'août
23:25et 45% de commandes
23:26en mois d'août.
23:27Depuis début septembre.
23:28Dans les voitures,
23:29les nouvelles voitures électriques,
23:31c'est ça.
23:31En voiture neuve.
23:32En voiture neuve.
23:33Et je ne vous parle pas
23:35des discussions
23:36qu'on avait
23:36il y a 5 ans
23:37dans les meetings
23:39au niveau
23:40COMEX
23:40des constructeurs.
23:42Vous voyez,
23:42les choses changent,
23:44elles évoluent
23:45et c'est important
23:46qu'on se positionne.
23:47On parlait
23:48des gigafactories,
23:49c'est un point important
23:50pour l'électrification.
23:51Donc ce sont des sujets
23:52dans lesquels
23:53l'Europe doit investir.
23:54Sur ces enjeux,
23:55justement,
23:56la réglementation européenne
23:58qui est là
23:59pour nous protéger
24:00mais qui peut
24:01être aussi
24:02un boulet.
24:03C'est un des problèmes
24:05en fait.
24:06Ce que revendiquent
24:07les entreprises,
24:08c'est de la simplification
24:09et un moratoire réglementaire.
24:11Aujourd'hui,
24:12la réglementation européenne,
24:13on en a,
24:14je crois,
24:15dans le secteur automobil,
24:16une centaine
24:16d'ici 2030
24:17qui sont calendarisées
24:19de façon aléatoire,
24:21entre guillemets,
24:22et qui en plus
24:22sont des retards.
24:23Si on prend l'exemple
24:24des substances,
24:26les pifas,
24:27que vous connaissez bien,
24:28il y a trois ans,
24:29on disait
24:30que la première
24:31réglementation serait
24:32en 2026,
24:33puis 2027,
24:34puis 2028.
24:46Le juge
24:47ce qu'elles revendiquent,
24:48c'est ça,
24:49c'est de la stabilité.
24:50La stabilité
24:51et de la simplification.
24:52Donc simplification
24:53et stabilité réglementaire.
24:55Donc c'est très,
24:56très important.
24:57Après,
24:58pour revenir,
25:00quand Laurence dit
25:01qu'il faut accélérer,
25:02moi j'ai tendance
25:03à dire pas que.
25:04C'est-à-dire que
25:04c'est comme je dis,
25:05il faut faire à la fois
25:06un sprint et un marathon.
25:07Un sprint parce qu'il faut
25:08rattraper son retard,
25:09je suis d'accord.
25:10Mais marathon,
25:11c'est qu'il faut avoir
25:12une vision partagée
25:13vers laquelle on va.
25:14On parlait de la Chine
25:14qui dit,
25:15ils ont 10 ans d'avance
25:17sur l'électrique.
25:18Oui, mais la Chine,
25:19il y a 10 ans,
25:19ils l'avaient écrit,
25:20entre guillemets.
25:21Il y a 20 ans.
25:2120 ans.
25:23Merci.
25:25Mais exactement aujourd'hui,
25:27ils sortent un plan quinquennal,
25:29il est clairement indéfini,
25:30leurs objectifs
25:31et leurs chaînes
25:32de valeur stratégiques.
25:33Nous, si je demande
25:34en Europe et en France
25:35quelles sont les chaînes
25:36de valeur stratégique
25:36sur lesquelles on se concentre
25:38et celles qu'on peut laisser
25:39parce qu'elles n'ont pas
25:40de valeur ajoutée
25:41forte dans le futur,
25:42c'est plus difficile.
25:43On pourrait compter
25:44sur des élections présidentielles,
25:45par exemple,
25:45pour les voir venir,
25:47mais le sujet de l'innovation
25:48n'est pas un sujet prioritaire
25:49aujourd'hui dans les débats.
25:51Mais on voit
25:51qu'il y a besoin
25:52de vision
25:53et d'accélération technologique
25:56et il faut les deux,
25:56en fait.
25:58Effectivement,
25:58il faut les deux.
25:59Après,
26:01la Chine,
26:01ils ont des élections,
26:03mais ils ont une sorte
26:03de continuité de régime
26:05qui peut légèrement
26:07les favoriser,
26:07on va dire ça,
26:08par rapport aux démocraties
26:10européennes.
26:11la voie.
26:12Exactement.
26:13Bref,
26:13on ne va pas faire un débat
26:14sur le régime chinois
26:16et ses délices.
26:18Je rebondis
26:19sur l'accélération
26:20du passage électrique
26:21sous la pression,
26:22évidemment,
26:23des prix des carburants.
26:24Vous le ressentez
26:25dans votre business ?
26:26Oui,
26:27énormément.
26:27Directement,
26:28là,
26:28aujourd'hui ?
26:29Les entreprises,
26:29aujourd'hui,
26:30sur les cars policiers,
26:31en tout cas,
26:31elles sont 100% électriques.
26:34Généralement,
26:35ça veut dire
26:35qu'il y a des nouveaux clients
26:36qui vous appellent
26:37depuis 5-6 mois
26:39en disant
26:39« ça y est,
26:39il faut qu'on passe à l'électrique. »
26:40et de quelle manière
26:41on va le faire ?
26:42Et surtout,
26:43accompagner le collaborateur.
26:44Parce qu'il veut,
26:45lui,
26:45il n'est pas contre
26:46les véhicules électriques
26:47parce qu'on l'a vu,
26:47les usages aujourd'hui
26:48en France sont facilités.
26:50Il y a des bornes
26:51sur le réseau public.
26:53Mais le gros point,
26:54c'est de dire
26:54« ok,
26:55je veux recharger à domicile. »
26:56C'est le point
26:57où c'est confortable
26:58de pouvoir recharger
26:59après sa journée de travail
27:00ou pendant le week-end.
27:02Et donc voilà,
27:02c'est pour ça
27:02qu'on les accompagne.
27:03Aujourd'hui,
27:04il y a plus de 80%
27:05de recharge
27:05qui est effectuée
27:05à domicile
27:06en recharge lente
27:07et 53% au travail.
27:09Donc en fait,
27:10c'est vrai que
27:10pour satisfaire le client,
27:12le domicile
27:12et le lieu de travail
27:13sont fondamentaux
27:14en équipement.
27:15Ça a filé trop vite,
27:15il nous reste une minute trente.
27:16On n'a pas du tout
27:17parlé de voiture autonome.
27:19C'est quand même dingue.
27:21Laurence Noël
27:21et pourtant,
27:22elle est là.
27:23Technologiquement,
27:24elle est là.
27:24Oui,
27:25elle est là.
27:25C'est vrai qu'il y a aussi
27:26quelques années,
27:27on se disait finalement
27:28la voiture autonome,
27:29ça ne va pas arriver,
27:30etc.
27:31Au contraire,
27:31on disait que ça allait arriver.
27:32Moi, je me rappelle
27:33de ça.
27:33On disait qu'en 2018,
27:35il n'y avait plus de voiture
27:36à Manhattan.
27:37Et puis après,
27:38on s'est dit
27:39« Ah non, peut-être pas,
27:39etc. »
27:40Mais oui,
27:40elle est là.
27:40Déjà,
27:41c'est vrai que
27:42si vous allez à San Francisco,
27:45vous voyez les robotaxis,
27:45etc.
27:46C'est impressionnant.
27:47Il y a aussi
27:47un certain nombre d'usages
27:48qui sont très intéressants.
27:50On voit,
27:51je discutais avec
27:52un constructeur japonais.
27:53Au Japon,
27:54on regarde le véhicule autonome
27:55parce qu'on a une population
27:56qui est vieillissante.
27:57Et évidemment,
27:58cette population,
27:59elle a aussi besoin
27:59de se déplacer.
28:01Moi, je pense à ma maman
28:02qui habite à la campagne,
28:04qui n'a donc pas d'autre
28:04moyen de déplacement
28:08que le véhicule
28:09et qui a besoin
28:10de se déplacer.
28:10Et donc,
28:11on peut se déplacer
28:11en sécurité.
28:13Et là,
28:13on le voit,
28:13la technologie
28:14a énormément évolué
28:17et le véhicule autonome
28:19et tout ce qui peut être,
28:21on va dire,
28:22fonctionnalité
28:24de sécurité
28:25se développe énormément.
28:27Avec,
28:28je le dis,
28:28une facilitation maintenant
28:30sur la virtualisation
28:32pour tester
28:32et valider
28:33ces véhicules.
28:34Évidemment.
28:34Il faut faire attention
28:35à ne pas tout mettre
28:36sous le véhicule autonome.
28:37Au robot taxi,
28:38navette,
28:39il y a des opportunités
28:40d'usage.
28:40Le véhicule full autonome
28:42de niveau 5
28:43dans lequel on roulera tous
28:44il y a encore un peu de temps.
28:45Non,
28:45je parlais plutôt
28:46de fonction de sécurité
28:47qui permettent à chacun
28:48de se déplacer
28:48en sécurité dans son véhicule.
28:50je n'ai plus mes parents
28:51mais il y a eu une période
28:52où j'aurais bien aimé
28:53que mon papa ait une voiture autonome
28:54pour pouvoir continuer
28:55de prendre le volant
28:55sans qu'on soit tous
28:56très très stressés
28:57à l'idée qu'ils prennent la route.
28:58Merci beaucoup
28:59à toutes et à tous
29:00d'avoir participé
29:02à ce Smart Trends
29:02bon mondial de l'auto.
29:04C'est donc du 12 au 18 octobre
29:05à Paris Expo Porte de Versailles.
29:07Merci de votre fidélité
29:09à Be Smart for Change.
29:10Salut.
29:10Merci.
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29:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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