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00:01Europe 1 Soir, 18h, 20h, Hélène Roué.
00:05Vous écoutez Europe 1 Soir, il est 19h15, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:09J'accueille mes débatteurs pour cette deuxième partie d'Europe 1 Soir, Sabrina Medjeber et Céise.
00:13Bonjour ma chère Sabrina.
00:14Bonsoir ma chère Hélène, bonsoir à tous.
00:16Ainsi que Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant.
00:19Bonsoir Jean-Michel.
00:20Bonsoir.
00:20Nous accueillons David Léraud, superviseur national Alliance Police.
00:24Bonsoir.
00:25Oui, bonsoir.
00:26Alors c'est très important pour nous d'avoir un regard, évidemment le regard des policiers sur cette journée qui
00:31se termine évidemment extrêmement mal et on précise tout n'est pas terminé.
00:35Les manifestants se rendent encore maintenant, notamment à Paris, sur les Champs-Elysées, place de la Concorde.
00:40Quelles informations avez-vous ? Est-ce que vous comptez par ailleurs des blessés parmi vos rangs ?
00:45On a vu des images notamment sur les réseaux sociaux de CRS qui étaient absolument épuisés pour certains qui étaient
00:50blessés, des images qui sont inregardables.
00:52Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur ce que vous savez ?
00:55Alors écoutez, toute la journée, évidemment, au travers des différents réseaux, le téléphone, les mails, les WhatsApp, etc.
01:01J'ai suivi ainsi que tous mes collègues ce qui se passait en tout point du territoire.
01:05Vous l'avez souligné, la journée est loin d'être finie malheureusement et c'est une journée chaotique.
01:10Je crois qu'il faudra attendre demain midi pour vraiment tirer un bilan parce que moi j'ai un téléphone
01:15en surchauffe tellement je reçois de messages.
01:18Physiquement, là, je suis à Toulouse pour être au plus près de mes collègues.
01:22À l'heure où je vous parle et il y a quelques secondes, j'ai écouté les ondes, les radiopolis,
01:26il y a des pillages.
01:28Tous les collègues sont déployés sur le terrain.
01:30Les réassorts de grenades d'acrymogènes se font dès que possible tellement elles sont utilisées.
01:36C'est une situation quasiment de guérilla dans de nombreuses communes en France.
01:42Et évidemment, et malheureusement, il y aura, on fera le décompte, mais des dizaines et des dizaines de blessés parmi
01:48les forces de sécurité aujourd'hui.
01:49Non, c'est une journée particulièrement d'ultra-violence.
01:52Alors une question très importante aussi.
01:54Quelles ont été les consignes qui vous ont été données ?
01:57Est-ce que ça a été clair ?
01:58On a entendu de la part de beaucoup de sources policières, notamment pour ces dernières semaines de blocus lycéens,
02:03que les consignes parfois n'étaient pas claires.
02:05Est-ce que les LBD restent dans le coffre ?
02:07Est-ce qu'on a le droit de faire ci ? Est-ce qu'on a le droit de faire
02:08ça ?
02:09Un coup, vous avez le droit d'utiliser les grenades, un coup, vous n'avez pas le droit.
02:12Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez eu le sentiment que c'était clair ?
02:14Ou encore une fois, ça ne l'était pas ?
02:16Alors très clairement, ce que nous avons dénoncé ces derniers jours, c'est-à-dire ces ordres, ces contre-ordres,
02:22la différence d'ordre entre le ministre et on va dire les étages inférieurs,
02:28cela avait fortement mis à l'efficacité de l'action policière
02:31et cela a entraîné de nombreuses blessures parmi les policiers sur le terrain.
02:35Aujourd'hui, les ministres avaient été très clairs et eu égard à tout ce qui s'est passé.
02:39De toute façon, tous les moyens de défense intermédiaire ont été engagés.
02:43Je dis bien tous parce qu'on a assisté, je le redis, à des pillages, des incendies de bâtiments publics,
02:48des attaques de gendarmerie, de services de police, de préfectures, de mairies.
02:54Enfin bref, aujourd'hui, de toute façon, c'était vraiment de la guérilla urbaine
02:57et tous les moyens ont été engagés.
02:59Là, il n'y a pas eu de débat.
03:01Et à l'heure où nous parlons, de toute façon encore,
03:04les incidents et les violences se déroulent sur plusieurs communes.
03:07Jean-Michel Salvatore.
03:09Je voulais savoir un petit peu ce que vous pensez de la situation actuelle.
03:12Est-ce que vous considérez que la police a les moyens de faire face
03:17ou est-ce que vous avez l'impression que le mouvement est tellement épargne,
03:22tellement atomisé, avec des cortèges sauvages un peu partout ?
03:26Est-ce que vous avez l'impression que la police a du mal à y arriver
03:29parce que ce mouvement est vraiment très inattendu dans sa forme ?
03:33David Leroux.
03:34Alors, de façon très claire, le mouvement lycéen nous a quand même pris de court au début
03:38et sans faire de mauvais jeu de mots, cela s'est embrasé un petit peu partout sur le territoire.
03:44Mais malheureusement et très rapidement, ces mouvements lycéens
03:47et ces revendications qu'on peut tout à fait entendre
03:49ont été reléguées au second rang
03:53parce que la violence et la politique d'extrême-gauche
03:57a repris le dessus, a récupéré ce mouvement initial.
04:01Donc cela a été compliqué.
04:03Par contre, pour cette journée du 17 octobre,
04:06nous savions déjà que ce serait très compliqué.
04:09Il était difficile d'évaluer le nombre de points exacts
04:12où il y aurait des scènes de violence.
04:15Donc nous étions prêts.
04:17Maintenant, pour y faire face en toute efficacité
04:19ou en tout cas pour y répondre rapidement,
04:21c'est compliqué parce que quand vous avez plus de 1700 points en France
04:24où il y a des actions violentes,
04:26vous vous doutez bien que c'est très très difficile d'y mettre un terme.
04:31Jean-Michel Salvatore.
04:32Est-ce que vous avez déjà connu ça
04:33ou est-ce que vous considérez que la journée d'aujourd'hui est sans précédent ?
04:36David Leroux, c'est la question.
04:37Moi, je vous dirais que sur certains samedis de la phase 2 des Gilets jaunes,
04:42parce que je n'oublie pas que les trois premiers samedis,
04:44il nous arrivait parfois de boire du café
04:46ou de manger des chocolatines avec des Gilets jaunes sur les ronds-points.
04:48Je parle bien des trois premiers samedis.
04:51Mais ensuite, effectivement, il y a eu plusieurs samedis
04:53avec des scènes d'une violence inédite et inouïe.
04:56Voilà, ça se comptait quand même sur les doigts d'une main,
04:59même si sur certaines villes, ça a duré plusieurs semaines encore.
05:01Alors, maintenant, cette journée, je vous le redis,
05:04il est même, pourtant, il est déjà 19 heures passées,
05:06mais il est trop tôt pour en faire un bilan.
05:08Oui, c'est ça.
05:09David Leroux, vous êtes superviseur national Alliance Police.
05:12Est-ce que les moyens qu'on vous a donnés aujourd'hui étaient suffisants ?
05:15On recevait en première partie Benoît Payan, le maire de Marseille,
05:17dont la mairie a été saccagée.
05:19Il y a des casseurs qui sont entrés.
05:21Alors, le maire de Marseille qui, désormais, est extrêmement en colère.
05:24Il a fallu qu'il passe un appel à Emmanuel Macron
05:26pour se rendre compte qu'en fait, il n'y avait pas eu assez de CRS
05:29qui a été déployé.
05:30Encore une fois, c'est la faute de qui ?
05:32Si manifestement, ce n'est pas la faute de la mairie,
05:35c'est bien qu'il y a quelqu'un qui a décidé
05:37que les moyens n'allaient pas être suffisants.
05:39Et également, Antonin André, qui nous disait en première partie de cette émission
05:41que peut-être que le ministère de l'Intérieur
05:44a sous-estimé en fait ce qui se passe aujourd'hui.
05:46Est-ce que vous partagez ça aussi ?
05:49Je vous dirais que ce 17 octobre,
05:51il n'y a pas un policier ou un gendarme qui est en repos.
05:54Et les quelques-uns qui étaient en congé prévisionnés de longue date,
05:57même avec des événements familiaux prévus.
05:59Oui, c'est sympa, c'est le début des vacances.
06:00On a répondu à l'appel,
06:02mais avec 1700 points de crispation et de violence,
06:06comment faire face à l'équipe de la CET ?
06:08Moi, je vois dans des villes d'ordinaire plutôt calme,
06:11comme à Limoges,
06:11mes collègues ont été pris à partie,
06:13le bilan est terrible.
06:14Cinq véhicules de police brûlés,
06:16cinq véhicules de police brûlés,
06:17la mairie envahit,
06:18puis dix collègues blessés à Limoges,
06:20à Bordeaux.
06:20La résidence où loge la préfète a été attaquée,
06:25incendiée,
06:25elle a dû être évacrée d'urgence,
06:27et le RAID est intervenu.
06:28Donc je comprends la colère et le désarroi du maire de Marseille,
06:32deuxième ville de France,
06:33mais malheureusement,
06:34il est impossible de mettre quatre compagnies de CRS
06:36devant chaque mairie,
06:38devant chaque commerce,
06:39devant chaque banque.
06:40Donc aujourd'hui,
06:41toutes les forces de sécurité intérieure étaient déployées.
06:43Mes collègues font le maximum encore à l'heure où je vous parle,
06:47et je le redis,
06:48demain, vers midi,
06:50quand on va faire le bilan de cette journée du 17 octobre,
06:53ça va être catastrophique.
06:54Sabrina Medjaber.
06:55Oui, bonsoir M. Lérault.
06:57J'ai une question à vous poser,
06:58parce que lorsqu'on compare en effet le mouvement des Gilets jaunes,
07:01les émeutes de 2023 qui ont concerné la mort du jeune aile,
07:07on voit bien que là,
07:08la journée du 17 octobre,
07:10est une sorte de fusion-acquisition
07:12des modalités de violence.
07:13à savoir en effet l'intrusion,
07:15l'immixion des Black Blocs,
07:17mais en même temps,
07:18on a assisté toute la journée à des pillages,
07:21à des saccages,
07:22avec évidemment des attaques contre vos collègues,
07:26les forces de l'ordre.
07:27On a également vu une idéologie se propager,
07:31qui est celle du palestinisme.
07:33On a vu des jeunes crier à l'intifada.
07:36On a vu plusieurs places iconiques,
07:39notamment la place de la République,
07:40souillée par cette idéologie
07:43que ruisselle,
07:44ou en tout cas que fait ruisseler la France Insoumise.
07:46Est-ce que vous ne diriez pas aujourd'hui
07:48que les violences du 17 octobre
07:50ont pris une autre forme,
07:51avec une espèce de fusion-acquisition
07:53de différents théâtres,
07:55malheureusement,
07:56d'opérations de guérillas urbaines ?
07:58Un cocktail d'extrême-gauche ?
07:59David Leroux ?
08:01Non, mais je vous dirais qu'effectivement,
08:02alors on s'y attendait,
08:03mais on ne sait jamais jusqu'à quel point
08:05ça va se développer
08:06et quel degré ça va atteindre.
08:08Mais effectivement,
08:09il y a une convergence des luttes extrémistes.
08:11Parce qu'on a vu les black box,
08:14on a quelques voyous
08:16qui sont venus de quartier pour piller.
08:18On a des idées jaunes historiques
08:21qui rêvent d'un acte 2.
08:22Et je parle des idées jaunes,
08:23ceux qui ont commis des violences,
08:24pas les premiers.
08:26On a évidemment toute la gauche radicale,
08:28les anarchistes, les black box.
08:30Bon, à Bordeaux,
08:31ils ont pillé le magasin Louis Vuitton,
08:33donc je ne savais pas
08:34qu'ils étaient amateurs
08:34de boutiques de luxe.
08:36Mais effectivement,
08:37il y a une convergence
08:37de toutes les violences.
08:39Je voulais également vous faire réagir
08:41à cette phrase Jean-Luc Mélenchon.
08:42Il a quelques minutes,
08:43dit ça sur X.
08:44Le préfet,
08:44à comprendre le préfet de police de Paris,
08:46est soit un provocateur aux ordres,
08:48soit un incompétent dangereux.
08:50Bon, David Leroux,
08:51il n'y a plus de limites, quoi.
08:53Écoutez, ça fait longtemps
08:54que Jean-Luc Mélenchon
08:56est parti pris,
08:57si je puis dire,
08:58pour rester très poli,
08:59mais n'est pas le grand timonier
09:00qu'il veut,
09:01c'est vraiment le petit baigneur
09:03parce qu'il n'assume pas
09:04ses responsabilités.
09:06Aujourd'hui,
09:07quand on voit ce qui se passe,
09:08quand il y a 150 enseignants
09:09qui ont été blessés,
09:10des pompiers,
09:11des soignants,
09:12plus d'un millier de policiers,
09:13parce qu'à l'heure où on parle,
09:14la barre du millier,
09:15la barre symbolique
09:16du millier de policiers
09:17et gendarmes blessés
09:18a été franchie
09:18à l'heure où nous échangeons.
09:20Écoutez,
09:20on attendrait,
09:21dans la science politique,
09:22d'un candidat
09:23à la présidentielle
09:24qu'il ait quelques mots
09:24d'apaisement,
09:25qu'il ait quelques mots
09:26de bienveillance
09:27et de l'huile sur le feu.
09:29C'est sa spécialité.
09:31Il devra assumer
09:33un grand nombre
09:34de blessés,
09:34il devra assumer
09:35les dizaines et les dizaines
09:36de millions d'euros
09:37de dégâts,
09:38les commerçants
09:39qui ont perdu
09:40leur boutique.
09:42Voilà,
09:42donc écoutez,
09:43il a donc une forme
09:43de responsabilité
09:44selon vous ?
09:45Il a une grande part
09:46de responsabilité.
09:47Quand on a une parole
09:48publique comme la sienne
09:49et qu'un certain nombre
09:50de personnes l'écoutent,
09:52on se doit,
09:53dans ces heures sombres
09:54que nous traversons,
09:55alors que la France
09:56est une démocratie,
09:57une vieille démocratie.
09:59Écoutez,
09:59quand on se veut républicain,
10:01il y a des moments
10:01où on doit trouver
10:03des éléments de langage
10:04pour apaiser.
10:05Jean-Michel Salvatore.
10:06Et c'est tout l'inverse
10:06ce qu'il fait.
10:07Quand vous regardez
10:08un petit peu
10:08ce qui se passe aujourd'hui
10:09et ce qui continue,
10:11est-ce que vous avez
10:12le sentiment
10:12que ce sont des émeutes
10:14insurrectionnelles ?
10:14Parce qu'on voit bien
10:15que des symboles
10:16de la République
10:17sont attaqués
10:18et on n'avait jamais vu ça
10:19depuis longtemps.
10:20Vous l'avez dit,
10:21la mairie de Lille,
10:21la mairie de Marseille,
10:22la mairie de Limoges,
10:23l'office de tourisme de Lyon,
10:25la résidence préfectorale
10:27de Bordeaux.
10:28Là,
10:29on voit bien
10:29qu'il y a toute une partie
10:30des manifestants
10:31qui souhaitent se diriger
10:32vers les Champs-Elysées,
10:34c'est-à-dire
10:34de se rapprocher
10:35au plus près de l'Elysée.
10:37Ah bah la place de la Concorde
10:38est juste à côté.
10:38Est-ce que vous diriez
10:39que là,
10:40il y a véritablement
10:40une tentation insurrectionnelle ?
10:42David Léraud ?
10:44Mais très clairement,
10:45pour un certain nombre,
10:46je dis bien un certain nombre
10:47des manifestants d'aujourd'hui,
10:49pas tous,
10:50parce que le reproche
10:51que nous faisons
10:52à Jean-Luc Mélenchon,
10:53on ne va pas se l'appliquer
10:54à nous-mêmes,
10:54il faut de la mesure.
10:55Donc je ne mettrai pas
10:56les 400 000 personnes
10:57qui étaient dans la rue
10:58aujourd'hui
10:58dans le même sac.
10:59Ça ne serait pas respectueux.
11:02Par contre,
11:03effectivement,
11:03parmi les personnes
11:04qui étaient présentes aujourd'hui,
11:06certaines ont clairement
11:07la tentation insurrectionnelle.
11:09c'est une évidence
11:09de par la violence
11:11et de par les lieux
11:12et les personnes ciblées.
11:14Sabrina Medjeber.
11:15Oui,
11:16M. Léraud,
11:18Sébastien Lecornu
11:19a réuni là
11:20un conseil
11:21de crise.
11:22Quelles sont vos doléances
11:24face à ce collapsus
11:25puisque
11:26mon collaborateur
11:27a rappelé
11:28en effet
11:29tout ce qui a été
11:30attaqué frontalement ?
11:32Je parle d'un point de vue
11:33des institutions
11:34emblématiques
11:34de la République française.
11:36Qu'est-ce que vous en attendez ?
11:37Parce que je crois savoir
11:38qu'avec toutes ces injonctions
11:39paradoxales,
11:40toute cette palinodie,
11:41voire même cette kalinothérapie
11:43puisque je rappelle quand même
11:43que le président de la République
11:44a appelé à faire preuve
11:45de plus d'empathie.
11:47Est-ce que vous...
11:47Quelles sont vos doléances
11:48pour être clair sur ce sujet
11:51consécutivement
11:51à cette journée de chaos ?
11:53Nous voulons de la clarté.
11:55De la clarté
11:56dans les mots.
11:57De la clarté
11:58dans les actes.
11:59De la clarté
11:59dans les consignes.
12:01Parce que
12:02sous couvert
12:03d'humanité
12:04sous couvert
12:04de bienveillance
12:05en fait
12:06on laisse s'installer
12:07la chien-lits.
12:08Donc ce que les policiers
12:09et les gendarmes
12:09et puis je crois
12:10une grande majorité
12:11de nos concitoyens
12:12ils veulent de la clarté.
12:13Et vous savez
12:14la politique
12:15je crois que c'est un mélange
12:16de moyens et de courage.
12:17Bah écoutez
12:18actuellement
12:18on a quand même un gouvernement
12:19qui n'a ni l'un ni l'autre.
12:21Je voulais également
12:22vous poser une question
12:23sur cette plainte
12:24que dépose votre syndicat
12:25contre l'Etat
12:25pour mise en danger
12:26de la vie d'autrui.
12:27Vous dites avoir récupéré
12:28des enregistrements radio
12:29des témoignages
12:30dans plusieurs villes de France
12:30comme Marseille, Bordeaux, Reims
12:32ou l'Île-de-France.
12:33Je rappelle que cette plainte
12:33en tout cas
12:34l'annonce du dépôt de la plainte
12:35elle précédait
12:36le 17 octobre.
12:37Et donc vous dites
12:38que des consignes verbales
12:39pour reculer
12:40pour laisser faire
12:41pour ne pas sortir
12:42les lanceurs de balles
12:43de défense de voiture
12:44est-ce que
12:45sur cette plainte précisément
12:46donc sortons du 17 octobre
12:47qui donnait ces ordres
12:49pourquoi selon vous
12:50et votre syndicat évoque
12:51une hiérarchie
12:51qui voulait notamment
12:52éviter les enquêtes
12:53de l'IGPN.
12:55Alors vous comprendrez bien
12:56que dans le cadre
12:57de la constitution
12:58de ce recours
12:59en responsabilité
13:00parce que nous avons
13:02aujourd'hui une avocate
13:03qui est celle
13:03qui a défendu
13:04Michaela Paty
13:05notamment
13:06donc qui est quand même
13:06quelqu'un de très professionnel
13:08qui sait de quoi elle parle.
13:10Écoutez, nous sommes en train
13:11de constituer ce dossier
13:14pour que ce recours
13:15en responsabilité
13:17puisse aboutir
13:18parce qu'effectivement
13:19nous avons un certain
13:20d'éléments
13:20et nous continuons
13:21d'en collecter
13:21malgré effectivement
13:23une pseudo-chasse aux sorcières
13:24dans certains services
13:25parce qu'on interdit
13:26aux collègues de témoigner
13:27nous on collecte
13:28tous ces renseignements
13:29et on estime
13:30qu'effectivement
13:30ordre contre ordre
13:32envoyer des collègues
13:33non formés
13:34et non équipés
13:34faire du maintien de l'ordre
13:36c'est les mettre
13:37évidemment en danger
13:38mais quand ils sont blessés
13:39effectivement
13:39il faudra qu'on trouve
13:40des responsabilités
13:41donc tout cela
13:42nous sommes en train
13:43de le constituer
13:44c'est un dossier sérieux
13:46et nous sommes persuadés
13:47que l'état
13:48a été défaillant
13:49un immense merci
13:50David Leroux
13:51Superfiseur National
13:52Alliance Police
13:52d'être venu dans Europe 1
13:53soit restez avec nous
13:54dans un instant
13:55nous accueillerons
13:56Eric Teckner
13:56nous parlerons
13:57de malheureusement
13:58un autre angle
13:59de cette terrible journée
14:00du 17 octobre
14:00à savoir
14:01les agressions de journalistes
14:02qui restent absolument impunis
14:04à tout de suite
14:04et nous allons faire des
14:04de la suite
14:04Merci.