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  • il y a 16 minutes
Avec Jacques Maximin, coordinateur Cuisine du MOF; Marie Gricourt, cheffe Gric et nouvelle MOF; Antoine Pétrus, MOF Me du Service et Sommelier; Pauline Gachet, nouvelle MOF, maître du Service; Louis Gachet, MOF Chef – Le Couvent des Minimes et Eric Briffart, Dir. Arts Culinaires Le Cordon

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##FERNIOT_FAIT_LE_MARCHE-2026-10-18##
Transcription
00:00Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
00:08Sud Radio, 10h-11h, Ferniaud fait le marché.
00:12Bonjour tous les amis et bon dimanche à vous.
00:15Alors vous vous souvenez la semaine dernière, si vous écoutiez l'émission, j'étais passé par l'île où se
00:20tenait la finale des meilleurs ouvriers de France.
00:23En cuisine, sommellerie, en service en salle, en barman et je vous avais fait une interview à l'époque, à
00:32l'époque c'était la semaine dernière, d'Alain Ducasse qui est le président de la classe cuisine des meilleurs
00:37ouvriers de France.
00:38Et bien aujourd'hui on va continuer à enfoncer le clou parce qu'on va parler des nouveaux mofs.
00:43Ah non, attendez, mieux que ça, des nouvelles mofs parce que les femmes ont fait une entrée extrêmement remarquée dans
00:50ce beau diplôme.
00:51Sud Radio, Ferniaud fait le marché.
00:54Et pour en parler ce matin avec nous, coordinateur du côté cuisine du meilleur ouvrier de France Cuisine, c'est
01:01le grand chef Jacques Maximin.
01:03Bonjour Jacques.
01:04Bonjour Vincent.
01:06Bonjour, merci d'être avec moi ce dimanche matin pour se remémorer déjà ces beaux souvenirs qui datent d'il
01:14y a presque dix jours.
01:16avec, on va le voir, une nouvelle meilleure ouvrière de France.
01:21On dit une meilleure ouvrière ou une meilleure ouvrière Jacques Maximin ? Vous êtes d'accord pour féminiser ?
01:27Oui, on va féminiser le titre, oui, meilleure, re.
01:31Oui, meilleure, re, ouvrière, re, de France.
01:35De ce côté-là, il n'y a aucun souci pour nous.
01:37Ah bah tant mieux, c'est le signe de l'époque et c'est très bien que les femmes fassent
01:44une entrée justement dans ce concours marqué.
01:47Avant de téléphoner à la nouvelle promue, je voulais vous demander, Jacques, vous êtes en charge des sujets qui sont
01:57souvent un casse-tête.
01:58Est-ce que vous pouvez nous rappeler brièvement quels étaient les sujets proposés, les sujets demandés à ceux qui ont
02:05passé la finale à Lille il y a dix jours ?
02:08Alors le premier plat, c'était six filets rougés.
02:12Oui.
02:13Servis sur assiette ?
02:15Sur assiette, bien sûr.
02:17Oui.
02:18Bien sûr, non.
02:19Oui, oui, oui.
02:20Il y a ensuite un plat.
02:23Six filets rougés réalisés, présentés de manière rectangulaire, sur un lit superposé de Julienne de Fenouil, d'une compotée de
02:38tomates oranges anisées.
02:41Oui.
02:42Le filet de rougés était en totale liberté au niveau de la cuisson.
02:50Oui, d'accord.
02:51De par les concurrents.
02:54Ensuite, il fallait réaliser un fumet de rougés réduit.
03:00La sauce était libre, mais avec obligation d'utiliser les foies de rougés.
03:05Ah oui, parce qu'on rappelle que le rougé, qu'on surnomme la bécasse de mer, c'est un des
03:09rares poissons dont on mange le foie, qui est extrêmement comestible.
03:13Quand on le vide, on garde le foie.
03:15Oui, bien sûr. Il y en a même qui... Les rougés sont littéralement entiers, non vidés, non écaillés.
03:25Comme les bécasses, un peu.
03:27Grillés tels quels, c'est sublissime.
03:31Bon, ensuite, il y avait trois coffres de canards colvaire sauvages ou d'élevage.
03:39Ça, c'était aussi important pour les concurrents.
03:44Il y avait une petite différence quand même au niveau des goûts et de la présentation des chairs.
03:51Donc, il fallait les retires saignants accompagnés d'une sauce cassis.
03:55Mais la petite surprise, c'était de travailler les cuisses accommodées comme un civet.
04:08Ah oui, une sauce au vin rouge ?
04:10Non, comme c'était dans le Nord, j'avais demandé à Révis qu'elle réalise les cuisses comme un petit
04:21civet avec endive et de la bière.
04:24Ah, donc une carbonate de cuisses de colvaire.
04:28Un petit peu.
04:30Donc, le principe, c'était que le jury déguste d'abord les cuisses des concurrents, les cuisses des canards des
04:39concurrents.
04:39Et ensuite, les filets ?
04:40Ensuite, les filets, le temps que le maître d'hôtel découpe les coffres de canards.
04:48Ces canards saignants étaient accompagnés, devaient être accompagnés d'une sauce cassis.
04:53Bon, voilà.
04:54Et puis, il y avait en accompagnement une tartelette de pâte briguée.
05:05Oui, oui, oui.
05:06Remplis d'une purée de cèpe à contenance de chacun.
05:11Ah oui.
05:12Surmontée d'une figue cuite et glacée, glacée bien brillante avec un peu de sauce canard.
05:21Et ils avaient combien de temps, Jacques ? 5 heures, je crois ?
05:24Non, pour le premier plat, ils avaient 4 heures et demie.
05:27D'accord.
05:27Et le dernier plat, le dessert, qui était la réglation d'une poire pochée, farcie d'une mousse de fromage
05:42frais de brebis.
05:43Oui.
05:45Accommodée, rehaussée.
05:47Au Roquefort.
05:47De Roquefort, avec le tout nappé d'une sauce ou d'un coulis de porte rouge.
05:54Oh là là.
05:55Et posée sur un petit cercle.
06:00J'imagine de poser parce que je n'étais pas sûr que ça tienne bien debout.
06:04Ah oui.
06:05Il fallait que la poire soit dressée, en quelque sorte.
06:08Je l'ai dressée sur un disque de bispi spéculance.
06:12Ah là là, un truc de fou, quoi.
06:14Alors, justement...
06:17Là, en finalité, c'était 5 heures de concours, avec 2 commis, pour réaliser ces 3 plans.
06:24Ah oui.
06:24Alors, avec nous en ligne, une jeune femme qui a brillamment remporté les épreuves et donc qui arbore désormais ce
06:35col bleu-blanc-rouge de meilleure ouvrière de France.
06:37C'est Marie Gricourt.
06:39Bonjour.
06:40Pas encore, non.
06:40Il n'a pas été remis.
06:41Mais enfin, virtuellement, Marie.
06:43Vous l'avez déjà ?
06:44C'est ça que je veux dire.
06:45Même si l'armise n'a pas été faite.
06:48Oui, on ne l'a pas encore.
06:49Mais merci.
06:50Bonjour à tous.
06:51Bonjour.
06:52Bonjour.
06:52Alors, d'abord, dire que vous êtes chef du restaurant Gric à Orléans, dans le Loiret, avec...
07:01Évidemment, Gric, ça fait référence à votre nom de Gricourt.
07:05Ce n'est pas le restaurant grec.
07:07Voilà, il ne faut pas se tromper.
07:09C'est I, ce n'est pas deux E.
07:10Alors, comment est-ce que...
07:12Moi, je vous pose la question.
07:14Vous avez réentendu cet énoncé.
07:17Vous pensiez que c'était terminé.
07:18Et là, ça vous a replongé dans les angoisses d'avant le concours, non ?
07:22Quand vous avez découvert le thème.
07:23Non, ce n'est jamais vraiment fini.
07:24On en rêve encore.
07:25Oui, j'imagine.
07:27Ça a dû être une telle tension.
07:30Pendant combien de temps vous avez préparé, en fait, le concours de moeve ?
07:33Parce qu'il faut dire que la finale n'est que le point final, évidemment.
07:37Mais il y a eu beaucoup de passages avant.
07:40Oui, après, ça va faire bientôt un an.
07:43Du coup, on prépare ce concours entre les phases qualificatives, les demi-finales et la finale.
07:48Après, voilà, c'est par intermittence.
07:50On a quand même des échéances très précises.
07:53Ou 15 jours avant, il faut quand même commencer à s'y mettre.
07:57Mais le reste du temps, on revient un petit peu à la vie normale du restaurant.
08:03Oui, entre deux, mais c'est ça.
08:06Et sur vos heures de pause, vous vous entraînez, en quelque sorte, si on peut dire.
08:10La nuit, souvent, je crois qu'on ne se rend pas compte du travail que ça représente
08:14de présenter un concours comme celui-là, qui n'a lieu que tous les 4 ans.
08:18Vous, vous y pensiez depuis quand ?
08:19D'abord, quel âge avez-vous, Marie ?
08:21Vous êtes jeune, on peut demander à une femme quel âge elle a ?
08:24Oui, on peut demander.
08:25Non, non, moi, je viens d'avoir 33 ans.
08:27C'est presque un cadeau d'anniversaire.
08:29C'est merveilleux.
08:30Et vous y pensiez depuis quand ?
08:32À ce titre de meilleure ouvrière de France ?
08:35Parce que c'était une chasse gardée un peu des gars, quoi.
08:39C'est un truc de mec, quand même, le concours des meufs.
08:41Et justement, ça vous a donné peut-être envie d'y aller, d'aller vous y frotter ?
08:46Oui, pour moi, ça n'a jamais été un frein, en tout cas, de me dire
08:49que je suis une femme, je ne veux pas m'inscrire dans ce concours.
08:52Moi, j'ai participé il y a 13 ans, presque jour pour jour, au Meilleur Apprenti de France.
08:55Oui, le MAF, oui.
08:57Voilà, et j'en garde un souvenir incroyable.
09:00Donc, je m'étais toujours dit que j'essayerais, en tout cas, de faire une fois dans ma vie
09:05les meilleurs ouvriers de France pour ressentir encore cette ambiance.
09:11C'était un chemin logique pour vous, quoi.
09:14Oui, oui, oui, vraiment envie de l'essayer.
09:16En tout cas, pas de là à me dire, je peux le faire.
09:19Mais oui, j'avais envie de le tenter.
09:21Moi, pour la petite histoire, mon papa est chef de cuisine.
09:24Et c'est quelque chose que j'avais envie de partager avec lui.
09:27Vous avez entendu votre nom dans une liste de plus de 40 candidats, en finale.
09:33Il y en avait plus de 400 au départ.
09:37Il y a quelque chose qui a fait un feu d'artifice dans votre cœur ?
09:40Ça a dû être insensé d'intensité.
09:43C'est irréel, même.
09:44Vraiment, je trouve que c'est irréel de pouvoir même espérer entendre son nom.
09:51Vraiment, une émotion, je pense, qui ne pourra jamais arriver deux fois dans une vie.
09:56C'est incroyable.
09:57Et moi, j'ai eu la chance d'avoir en plus partagé ça avec mon meilleur ami
10:00qui l'a eu en même temps que moi.
10:03Donc, d'avoir entendu son nom juste après, ça a été encore une émotion.
10:07C'est Samuel Victory, restaurant Les Agitateurs à Nice,
10:11qui m'a inscrit, d'ailleurs, qui m'a dit que c'est cette année qu'on le fait ensemble.
10:15Et si je suis inscrit au MOF, c'est grave à lui.
10:20Incroyable.
10:21Et je ne sais pas si vous vous rendez compte que cette date et ce concours
10:24va rester gravé dans votre vie de chef toute votre vie.
10:28La promotion 2026.
10:30Si je puis me permettre, Jacques Maximin, vous, c'était en quelle année vous êtes devenu MOF ?
10:37Moi, j'ai fait deux fois.
10:40En 1976, j'avais 28 ans avec Joël Robuchon, contre Joël Robuchon, d'ailleurs.
10:47Contre Joël Robuchon, oui.
10:49Oui, on peut dire ça.
10:53Et je suis revenu en 1979, j'avais 31 ans.
10:56Et voilà, pratiquement l'âge de Marie, aujourd'hui, un an près, un an plus jeune,
11:03il était le chef Jacques Maximin.
11:07Merci à tous les deux de nous avoir fait revivre brièvement cette émotion incroyable.
11:13On vous rendra visite, Marie, à Orléans, dans votre restaurant gris pour voir ce que c'est que...
11:19Vous avez toujours très bien cuisiné, vous êtes passé par des belles maisons,
11:22mais ce col-là, il va sûrement vous donner des ailes.
11:25C'est ce qu'on espère.
11:27Ben, je venez quand vous venez, avec grand plaisir.
11:29Merci.
11:30On va continuer avec des MOF, mais on va s'occuper un petit peu du côté de la salle
11:33qui n'est pas toujours mise en lumière.
11:36Merci beaucoup Jacques Maximin, bon dimanche.
11:38Au revoir Vincent, merci. Bon dimanche à tous.
11:53Allez, mesdames et messieurs, on continue ce palmarès incroyable de femmes
11:57devenues meilleures ouvrières de France dans des disciplines qui touchent au métier de bouche et à la restauration.
12:03Moi, ça me fascine de voir la poussée en avant de toutes ces filles-là qui en veulent.
12:10C'est normal, c'est leur époque, elles ont raison d'aller défendre leur chance et elles sont douées.
12:15Pour parler ce matin d'un autre secteur, d'une autre classe, comme on dit chez les maires ouvriers de
12:22France,
12:22celle du service en salle, des maîtres du service et des arts de la table, j'ai appelé une pointure.
12:32Une sacrée pointure du métier, c'est ce que tout le monde dit.
12:35Bonjour Antoine Petrus.
12:37Bonjour Vincent, bonjour à toutes et à tous.
12:39Vous allez bien, bien remis de cette finale du MOF ?
12:43Oui, bien remis, parce que pour nous aussi, même à notre niveau, c'est aussi éprouvant.
12:49Oui, parce que vous, vous étiez le président de la classe, c'est-à-dire ce que j'avais effleuré
12:54la semaine dernière avec Alain Ducasse pour la cuisine,
12:57votre rôle est le même du côté du service en salle et des arts de la table.
13:02Oui, tout à fait, c'était une première session de présidence.
13:05J'ai été candidat, lauréat et maintenant président.
13:07Et ça vous a mis à l'épreuve ? Vraiment ? Enfin, je veux dire, vous, ça vous a challengé
13:11?
13:11Vous qui êtes, je le rappelle, double MOF, à la fois service en salle et sommelier, vous êtes quand même
13:18senti challengé ?
13:20Je me suis, je vais dire, préparé comme un candidat, sans être candidat, mais président,
13:24parce que c'est un devoir que l'on avait pour cette nouvelle session, tant vis-à-vis des candidats,
13:29de la centaine de jurys qui ont été appelés et convoqués.
13:32Et je dirais plus largement au niveau du COET, qui est le comité organisateur de ce concours Un des meilleurs
13:38ouvriers de France.
13:39Oui, il faut le rappeler, c'est un concours qui est sous l'égide de l'éducation nationale.
13:44Je dirais, alors moi, je peux me permettre de le dire, je sais qu'il n'aime pas beaucoup ça
13:48dans l'éducation nationale,
13:49mais c'est un peu le haut du panier de l'éducation nationale quand même.
13:51Parce que ce diplôme, qui a valeur de diplôme d'ailleurs de l'éducation nationale,
13:58c'est-à-dire je crois Bac plus 2 globalement, c'est une voie d'excellence en fait pour l
14:06'enseignement.
14:08C'est une des voies d'excellence et je trouve que le sujet s'y prête bien en ce moment.
14:14Oui, oui, comme par exemple.
14:16À boulet rouge sur l'éducation nationale, voir ce que l'on a vu pendant 4 jours,
14:23puisque les épreuves ont duré 4 jours, dans la ferveur des élèves, des étudiants qui étaient présents pour le support
14:29de ce concours.
14:30Comme des candidats, puisque vous savez qu'on a rabaissé l'âge à 23,
14:34que notre éducation nationale est belle, elle est forte,
14:38et que le MOF est ce symbole d'excellence rattaché à l'éducation nationale.
14:42Donc il faut aussi le dire et croire à cette éducation nationale française.
14:46Oui, c'est un peu la figure de proue, en tout cas dans les filières professionnelles.
14:50C'est ça aussi.
14:51Et d'ailleurs, je signale, parce qu'il faut le signaler,
14:54qu'il y a eu un énorme respect de la part des élèves qui avaient prévu initialement,
15:00ça se faisait au lycée hôtelier de Lille,
15:03qui avaient prévu initialement en début de semaine de bloquer les lieux,
15:06comme ils l'ont fait beaucoup en France et dans d'autres circonstances.
15:09Et devant la tenue du concours, je pense qu'il y a eu discussion avec les professeurs
15:16et les gens du COET MOF, et ils ont laissé l'accès entièrement libre,
15:19évidemment, pour les épreuves du MOF.
15:20Donc il faut le signaler, voilà.
15:22Une grande conscience de la part des lycéens, des lycéens pros.
15:26Alors, Antoine Petrus, c'est un peu...
15:29Autant on imagine très bien ce que c'est que l'épreuve en cuisine.
15:33On a eu Jacques Maximin tout à l'heure qui nous l'a expliqué.
15:36C'est une succession de plats et de desserts qu'il faut réaliser comme un chef-d'œuvre,
15:43puisqu'on peut parler de chef-d'œuvre pour les meilleurs ouvriers de France.
15:46Autant le service en salle, les arts de la table, ce métier de maître de salle, maître d'hôtel,
15:54on appréhende mal. Sur quoi on est jugé dans votre épreuve ?
15:59Alors, notre candidate lauréate et nos six candidats ont été jugés sur sept épreuves.
16:06Sept épreuves qui ont été pensées par une commission qui s'appelle la commission des sujets.
16:09Donc j'ai six personnes à mes côtés.
16:11D'accord.
16:11Et on a tâché d'imaginer, je dirais, la maîtresse et le maître d'hôtel de 2050.
16:17D'accord.
16:17Alors, il y a forcément l'épreuve socle incontournable qui est l'épreuve du service en salle,
16:22dans laquelle les candidats avaient un travail de préparation en amont
16:25et on faisait appel à leurs mains au niveau de la création d'une entrée, d'une préparation fromagère.
16:30Oui.
16:32Un peu les héritiers de la découpe en salle, de tout ce qui se faisait en salle,
16:37qui désormais se fait le plus souvent en cuisine, dans l'ensemble de la restauration.
16:42Voilà, mon cher, en se disant, on voulait aussi avoir des techniques de salle qui soient modernes et contemporaines,
16:47parce que ce n'est pas incompatible.
16:49Vous parliez de Jacques Maximin, on a rendu hommage à Jacques Maximin avec un plat de Jacques Maximin
16:53qui a été découvert au moment du briefing, avant le service, par les candidats.
16:58Et en parallèle de cela, aujourd'hui, la maîtresse et le maître d'hôtel ont des fonctions de supervision,
17:04manageriales, financières, de connaissances techniques et théoriques.
17:08Donc on les a également interrogés sur ces sujets-là.
17:11la veille de l'épreuve de service.
17:13Et d'ailleurs, Antoine, je le disais, vous êtes donc double meilleur ouvrier de France,
17:17d'abord en service en salle et en sommellerie.
17:21Il y a comme deux voies qui s'ouvrent au maître d'hôtel.
17:27C'est soit devenir directeur de restaurant, le plus souvent, qui est un peu le grade au-dessus,
17:34c'est-à-dire diriger l'ensemble du restaurant, soit la sommellerie, justement,
17:37qui est souvent une spécification aussi.
17:41Oui, on dit souvent que le maître d'hôtel ou le directeur de salle ou de restaurant
17:45va être le généraliste, donc des compétences que je vous ai citées précédemment,
17:51et que le sommelier aujourd'hui a une fonction naturellement très spécifique
17:55dans la partie liquide des boissons, avec le vin, bien évidemment, en matière première,
18:00mais également toute la forme de service liquide.
18:04Les métiers de salle peuvent permettre beaucoup, beaucoup en diversité,
18:07et c'est ce qui fait leur grandeur.
18:09Oui, tout ce qui se mange est à la cuisine, tout ce qui se boit est à la sommellerie,
18:13pour faire simple, dans un restaurant, en tout cas dans un restaurant gastronomique,
18:17parce que souvent les équipes sont plus restreintes.
18:19Alors, qu'est-ce qui fait la différence ?
18:24Alors, parce qu'on juge sur une pratique le mouvement, le geste,
18:30mais aussi le rapport au client, c'est-à-dire cette phase d'empathie, de psychologie rapide,
18:39de... c'est un peu un speed dating, le moment où un maître d'hôtel vient vous voir à table.
18:45C'est un speed dating, et dans le cadre de notre épreuve,
18:49donc la candidate et les candidats ont été évalués sur 170 critères pendant deux jours.
18:54Ah ouais ?
18:54Est-ce que vous évoquiez en matière de présence, de prestance, de relationnel client ?
19:00Nous y étions très très attentifs.
19:03Le langage, la langue, enfin aussi l'élocution, la facilité d'élocution.
19:10La gestuelle, l'élocution, la culture, la profondeur de culture professionnelle.
19:14On leur a fait étudier une carte des très grands chefs du XXe et XXIe siècle
19:19qu'ils devaient reconnaître, identifier et travailler.
19:22Donc il y a vraiment cette notion de stature et de présence
19:25qui était vraiment au cœur de ces deux jours d'épreuve.
19:27On ne veut pas que des savants ou des sachants,
19:30on veut des hommes et des femmes qui incarnent également,
19:32de par leur présence, la salle de restaurant.
19:35Alors, j'en connais une qui doit être en train de boire du petit lait,
19:38en écoutant tout cela, même si du petit lait, on n'en boit pas beaucoup dans la sommellerie.
19:43C'est Pauline Gachet qui est avec nous.
19:45Bonjour Pauline !
19:47Bonjour Vincent !
19:48Quand on entend la liste, on va dire, des qualités et même des talents
19:53qu'il faut recouvrir pour avoir le titre de meuf,
19:58vous dites, là, il vous a fait un bel éloge Antoine Petrus.
20:04Parce que si vous êtes tout ça à la fois à votre jeune âge,
20:07quel âge avez-vous Pauline ?
20:09J'ai 34 ans.
20:10Ah oui, c'est ça !
20:11Elle est déjà meilleure ouvrière de France, on va dire maître du service.
20:17C'est un...
20:18Alors, je n'ai pas dit où vous travaillez,
20:20vous travaillez au couvent des minimes.
20:24Et alors, la particularité, c'est évidemment que votre compagnon,
20:29votre mari est le chef de cuisine qui est meuf lui-même, Louis Gachet.
20:34Oui, tout à fait.
20:35Donc, c'est quelque chose qui vous a chatouillé, le fait que Louis Swamov,
20:41est-ce que ça a participé à vous donner l'envie d'aller faire le concours ?
20:46Alors, non, on a eu l'envie ensemble, en fait, en 2015.
20:50Quand on est arrivé à l'auberge du jeu de paume,
20:52le chef de cuisine, le chef sommelier et le directeur de salle
20:56étaient tous trois, en finale, des meilleurs ouvriers de France.
20:59Et on s'est regardé, on s'est dit, un jour, ce sera nous.
21:02Donc, c'est un rêve qu'on va porter à deux.
21:04On y sera un jour. Un jour, c'est nous.
21:06Ça sera notre heure.
21:08En tout cas, on s'est dit, on va travailler pour ça.
21:10Et donc, on s'est inscrits tous les deux pour la session d'il y a quatre ans,
21:13la session 2022.
21:14Et on est tous les deux allés en finale.
21:16Mais moi, j'ai loupé.
21:18Donc, en fait, Louis a été le seul du couple.
21:21Et donc, oui, je n'ai pas lâché.
21:22J'y suis retournée quatre ans plus tard.
21:24Mais alors, ça veut dire que vous avez raté une marche ?
21:27Qu'est-ce qui vous a manqué à la session précédente ?
21:30Ou est-ce que vous vous êtes raté, pour faire simple ?
21:33Maintenant, c'est de l'histoire ancienne, puisque vous avez gagné.
21:37Beaucoup de choses.
21:37Je pense l'inconnu, le manque de confiance, le temps.
21:42Il y a beaucoup de choses que j'ai mal gérées à l'époque.
21:44Donc, je ne méritais pas du tout il y a quatre ans.
21:47Mais c'est cet échec qui est né...
21:49Ah, vous le reconnaissez ?
21:50Vous reconnaissez que vous n'étiez pas au niveau ?
21:53Ah oui, tout à fait.
21:54Oui, oui, complètement.
21:55Mais je me suis servi de cet échec pour m'entraîner complètement différemment pour cette session.
22:02Allez, un mot d'Antoine Petrus avant de le libérer.
22:04Parce qu'il a beaucoup à faire, Antoine Petrus,
22:06qui fait énormément de conseils aux entreprises et aux maisons de vin
22:10sur justement ce métier de la sommellerie et du service en salle.
22:14Antoine, c'est vraiment une école de l'abnégation.
22:18Il faut remettre 100 fois sur le métier son ouvrage pour passer le titre de MOF.
22:21Il y a beaucoup d'exemples de MOF qui se sont présentés plusieurs fois.
22:24Et c'est tous les quatre ans.
22:25Donc, il faut une belle longévité dans le caractère.
22:29Il faut une belle longévité de la conviction.
22:32Il faut être perspicace, humble.
22:35Et ce que dit très bien Pauline, on peut accéder à une finale
22:40et on peut surtout avoir la force de recontinuer.
22:43Je crois que l'échec est salvateur malgré tout.
22:47Et ce qui est admirable dans le cadre de Pauline,
22:49c'est que juste après une première finale,
22:53c'est d'accéder au titre et de devenir lauréate.
22:56Et ce que Pauline a très bien dit, c'est aussi…
22:58Le MOF, ce n'est pas un combat contre les autres.
23:01C'est un cheminement à travers soi-même.
23:03Et c'est peut-être l'un des plus beaux concours pour cela
23:05puisqu'on ne peut nous décerner aucun lauréat,
23:07un lauréat ou plusieurs lauréats.
23:09Donc, il y a également ce côté collégial, très fraternel entre nos candidats.
23:15Oui, bien sûr.
23:15Ce n'est pas un concours, c'est un examen.
23:18On ne lutte pas contre les autres, on lutte contre soi-même.
23:21Non, du tout.
23:23Et Pauline pourra vous le dire, en tout cas de nos yeux d'organisateurs,
23:27il y a eu également une très belle unité et un beau dynamisme entre ces sept finalistes.
23:33Et là encore, ce sont des moments précieux dans une vie professionnelle.
23:35Bien sûr.
23:36Moi, il y a une formule que j'aime bien et qui s'applique bien au MOF,
23:39c'est soit je gagne, soit j'apprends.
23:41Voilà.
23:42Exactement.
23:43Là, on est dedans.
23:44Merci Antoine Petrus, je vous libère.
23:46Je vais garder Pauline Gachet avec nous.
23:48Merci à vous.
23:48Parce qu'on va passer un coup de fil à son mari Louis.
23:50Et c'est toujours un plaisir de vous entendre
23:52pour mieux comprendre ce concours d'artisans
23:55qui est le plus grand concours français.
23:57Un rêve pour tous ceux qui font ces professions.
24:00Allez, on se retrouve dans une minute.
24:02Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux
24:06aux restaurateurs partout en France, vous présente.
24:10Sud Radio, 10h11, Fergnot fait le marché.
24:14Si vous étiez avec nous juste avant ce petit écran pub,
24:17vous avez fait connaissance de Pauline Gachet,
24:20nouvelle MOF, service en salaire de la table,
24:24c'est-à-dire maître d'hôtel.
24:25Elle est nouvelle meilleure ouvrière de France.
24:28Une des meilleures ouvriers ou une des meilleures ouvriers,
24:31parce que les autres, ce sont des garçons.
24:34Eh bien, on a passé un coup de fil à un autre MOF
24:37qui est, on peut dire, très proche d'elle.
24:43Supporteur number one de Pauline Gachet,
24:47son mari Louis Gachet, MOF lui-même.
24:49Bonjour Louis.
24:50Bonjour.
24:51Comment ça va ?
24:52Ça va bien.
24:53Moi, je sens le bonheur quand j'appelle des gens comme vous,
24:58quand il y a de telles histoires qui se déroulent.
25:00Alors, je rappelle que vous êtes le chef
25:02et la directrice du restaurant, en tout cas maître d'hôtel
25:06de ce beau couvent des minimes à Manne, en Provence.
25:10Manne, c'est un peu la ville des parfums, avec grâce.
25:15Donc, on imagine bien, on vous imagine dans la garrigue,
25:19bâtifolant, fêtant votre double titre de MOF.
25:23Pauline nous a raconté, Louis, comment vous aviez rêvé ensemble
25:27de ce titre de MOF, comment vous aviez connu le succès
25:32à la dernière édition, il y a quatre ans,
25:34et comment cette fois-ci, elle vous a rattrapé après avoir échoué.
25:37Donc, maintenant, ça y est, c'est du mauvais souvenir,
25:40c'est derrière vous.
25:41On est d'accord ?
25:42C'est derrière, maintenant, c'est une autre vie qui commence,
25:47on va dire, parce que c'est un titre qu'il va falloir porter à deux
25:50et honorer à deux.
25:52Louis Gachet, j'aimerais qu'on remonte, justement,
25:56quatre ans en arrière.
25:58J'imagine que le fait d'avoir reçu ce col bleu-blanc-rouge
26:03il y a quatre ans, et que votre femme ait échoué,
26:07ça vous a un petit peu, je ne dirais pas gâché la fête,
26:11mais je pense que vous étiez presque plus triste pour elle
26:14qu'heureux pour vous.
26:16Oui, enfin, disons qu'il y a quatre ans,
26:19on s'était inscrit, bon, on est des compétiteurs,
26:21mais on s'était quand même inscrit pour voir un petit peu
26:24jusqu'où on pouvait aller, et on ne s'attendait pas
26:26à se retrouver tous les deux en finale.
26:28Donc, c'est vrai qu'on s'est mis à rêver,
26:31et c'est vrai qu'on était un petit peu déçus.
26:33Après, on savait qu'il y aurait d'autres éditions
26:37pour rattraper la déception.
26:40Moi, ce que j'aime bien dans votre histoire,
26:42Pauline, Louis, d'abord, l'histoire d'amour,
26:45c'est toujours merveilleux.
26:46Quand c'est en plus un amour du métier
26:49qui vient s'additionner, c'est splendide.
26:52Et puis alors, j'ai un petit pincement au cœur,
26:54parce que je sais que vous vous êtes connus
26:55tout minot au lycée hôtelier de Poligny,
26:58la capitale du comté, dans le Jura,
27:01et que dès ce moment-là, vous avez dit
27:05qu'on va faire la route de ces métiers
27:07de la restauration ensemble.
27:10Et ça, je trouve ça...
27:11Pauline, c'est comme ça que ça a démarré ?
27:13Vraiment cet amour du métier ensemble ?
27:15Ah oui, on a tout de suite,
27:17très rapidement vu qu'on avait la même passion.
27:20Et on a toujours travaillé ensemble,
27:22et on aime autant l'inclos de ce métier.
27:25Ça, c'est sûr.
27:26Louis, qu'est-ce que ça va apporter,
27:28vous qui avez déjà 4 ans d'ancienneté,
27:31avec le col tricolore,
27:33la belle médaille de meuf,
27:34qu'est-ce que ça va apporter à votre femme
27:36que vous connaissez bien ?
27:38Ça va lui apporter déjà un petit peu plus de visibilité.
27:42De considération, vous diriez ?
27:44Voilà, de considération, non.
27:46Et puis ça va asseoir un petit peu plus aussi le poste,
27:49parce que voilà, un poste à responsabilité
27:52pour une femme dans la restauration,
27:54qui est un monde où il y a pas mal d'hommes,
27:56c'est quand même toujours difficile.
27:57Bien sûr, bien sûr.
27:58Donc voilà, je pense que ça peut aussi remettre
28:01un petit peu parfois l'église au milieu du village.
28:04Et c'est super aussi pour toutes les équipes,
28:06parce que, bah, qui nous ont accompagnés
28:09et qui nous rejoindront après,
28:12parce que, bah, travailler à côté d'une personne mauve
28:16qui s'engage de technique, transmission
28:18et accompagnement au quotidien,
28:20et ça, bah, pour nous, c'est hyper important,
28:22et ça nous permet d'avoir des équipes solides et unies derrière nous, quoi.
28:26Bien sûr, et puis, au moins, on se dit,
28:29si le chef dit quelque chose,
28:31si la chef, elle dit quelque chose,
28:32et ils savent de quoi ils parlent.
28:34En clair, ça vous donne une stature, Pauline ?
28:38Peut-être de la légitimité.
28:40J'ai pas une grande confiance en moi,
28:42donc, oui, c'est, je dirais, plus une légitimité
28:45en tant que femme et en tant que mère.
28:47Parce que dans ce métier, comme l'a dit Louis juste avant,
28:49il faut faire un petit peu sa place lorsqu'on est dans mon cas.
28:53Et je me dis que, oui, peut-être ça peut m'aider sur ce point-là,
28:56mais c'est plus du domaine, pour moi,
28:58de réaliser un rêve au-delà du côté stature.
29:02Disons que, plus que le regard que vont porter sur vous, votre équipe,
29:07parce que c'est important,
29:09c'est presque le regard que vous portez sur vous-même qui change.
29:14Oui, oui, quand même, parce que mon équipe,
29:16une partie de mon équipe était persuadée que j'aurais le titre plus que moi.
29:20C'est ça, et ils étaient plus supporters de vous que vous-même.
29:25Absolument, absolument.
29:26Dans l'organisation d'une maison, le couvent des minimes,
29:29qui est une très belle maison,
29:32Louis Gachet, comment est-ce que vous avez vécu la préparation d'autres femmes ?
29:37Comment est-ce que vous avez pu, lui, libérer du temps,
29:39l'entourer de prévenances, peut-être de conseils également ?
29:43Quel a été votre input là-dedans ?
29:47Je pense que ça a été vraiment une préparation à plusieurs,
29:50je ne vais pas dire à deux,
29:51parce qu'on s'est plongé vraiment tous les deux dans le sujet,
29:56mais on a aussi été accompagnés de toutes nos équipes
29:59qui ont vraiment vécu ce projet comme si c'était eux qui le passaient.
30:04Et du coup, on a essayé de prendre le maximum de temps,
30:07les équipes nous ont beaucoup aidés,
30:08on a beaucoup de professionnels de la région
30:10qui ont participé aux entraînements,
30:13qui sont venus donner leurs avis sur leur temps libre et gracieusement.
30:18Et voilà, ça a été une préparation un peu dingue,
30:20parce que tant de remises en question, de doutes, d'abnégations,
30:24de gestes à faire, à refaire,
30:27jusqu'à s'imprégner totalement du sujet,
30:31c'était une route qui était longue et sinueuse.
30:33– Vous, vous croyez dans les chances de votre femme
30:38dès les demi-finales ?
30:41Vous la sentiez vraiment dedans ?
30:44– Disons qu'il y a eu un tel travail,
30:48une telle implication et une telle motivation
30:52que je me disais, si elle ne va pas au bout,
30:55je ne sais pas qui peut aller au bout,
30:57parce qu'il y a eu vraiment…
30:59– Vous avez senti la machine,
31:01elle était prête,
31:04comme un athlète,
31:05vous la sentiez vraiment dans l'entraînement
31:07très, très au point ?
31:09– Très au point,
31:10après, on a toujours des doutes,
31:12des moments où on échoue,
31:14mais je pense qu'au-delà de juste l'entraînement,
31:17je pense qu'il y a aussi l'humain
31:20qui est beaucoup douté,
31:22et je pense que l'humain est mauve
31:25déjà depuis longtemps.
31:26– Bon, écoutez, Pauline,
31:28qu'est-ce que ça va changer
31:29dans votre travail au quotidien ?
31:30Je veux dire, en dehors de simplement
31:31des questions de confiance en vous-même,
31:34de rapports à l'équipe
31:35qui vont être peut-être simplifiés,
31:37parce que comme vous le disiez,
31:38ça vous donne une légitimité incroyable,
31:40il n'y a pas au-dessus de toute façon
31:41que ce titre de Meilleur ouvrier de France.
31:43Qu'est-ce que vous, ça va changer
31:45dans votre façon de manager,
31:47dans votre façon de travailler ?
31:49– Je crois que ça ne va rien
31:51changer.
31:51– Ah, ah, bon.
31:53Et tout changer.
31:54– Je m'efforçais quand même déjà
31:57depuis longtemps d'incarner ce statut,
32:03si je peux l'appeler comme ça.
32:04Ça ne va rien changer,
32:06et je vais surtout faire au mieux
32:07pour garder le niveau et le mériter,
32:10parce que c'est bien d'être au niveau
32:13aujourd'hui et de l'avoir obtenu,
32:14mais ça se travaille, ça se cultive,
32:17les connaissances, les techniques,
32:19l'humain,
32:19et donc le but c'est plutôt de continuer dans cette voie
32:23mais je pense que très simplement au quotidien ça ne va rien changer
32:26Et qu'est-ce qu'il vous reste à Louis et vous à gravir ensemble
32:30après ce titre de mof
32:32je pense à mes amis Loro qui sont fromagés à Strasbourg
32:35un couple de mofs fromagés
32:36d'avoir deux mofs dans la même maison
32:38vous n'allez pas vous mettre un petit peu sur le...
32:40vous n'allez pas vous chânier quand même
32:41Non, non, non
32:44Chacun est chef chez soi quand même
32:45la salle et la cuisine
32:47On travaille en très belle cohésion
32:49et ça ne changera pas
32:50C'est super important
32:53Merci beaucoup
32:54Écoutez moi je suis très heureux pour vous
32:55Je pense qu'il y a des flots de bonheur
32:58qui coulent à travers le haut-parleur des radios
33:01et dans les écouteurs
33:03de ceux qui nous écoutent aujourd'hui
33:05ça fait du bien
33:06ça fait du bien des belles histoires
33:08des success stories comme on dit à la française
33:11Merci beaucoup Louis
33:12Merci beaucoup à vous Pauline
33:14et encore bravo pour votre titre
33:17Je précise
33:19parce que je ne l'ai pas dit dans le premier quart d'heure
33:20On parlait cuisine
33:22Meuf cuisine
33:23J'ai présenté Marie Gricourt
33:24Il fallait également parler de Margot Moisière
33:28la chef du restaurant Fussé
33:31qui...
33:32Enfin non
33:32A Fussé plutôt
33:33A Fussé
33:34L'eau des vignes
33:35qui a également retenu l'attention du jury
33:38et par son talent
33:39a obtenu également le col bleu blanc rouge
33:41Deux femmes chefs
33:43Cette année c'est absolument inouï
33:45Il n'y en avait que deux
33:46Dans toute l'histoire il n'y en avait que deux
33:47Ça en fait quatre maintenant
33:49et Pauline Gachet dont on vient de parler
33:51Allez on va continuer sur un autre sujet
33:53mais aussi avec un meilleur ouvrier de France
33:55et pas des moindres
33:57Les Halles Métro
33:58Premier fournisseur et livreur
34:00de produits frais et locaux
34:01aux restaurateurs partout en France
34:03vous présente
34:04Sud Radio 10h11h
34:07Fergnaud fait le marché
34:08Bon mes amis vous l'avez compris
34:10cette émission est entièrement dédiée
34:12aux meilleurs ouvriers de France
34:13et même si ce dernier quart d'heure
34:15qui nous occupe
34:17on va parler d'autre chose
34:18c'est quand même un coup de fil
34:19un meilleur ouvrier de France
34:21et pas des moindres
34:22que j'ai passé à l'instant
34:24Sud Radio
34:25Fergnaud fait le marché
34:27Avec nous en ligne
34:28en ce dimanche matin
34:29Éric Brifard
34:30Chef Éric Brifard
34:31Bonjour chef
34:32Oui bonjour Vincent
34:34Grand plaisir
34:35Chef on vous connait
34:36parce que d'abord
34:37vous êtes connu
34:38vous êtes un chef
34:40connu et reconnu
34:41dans le paysage
34:42de la cuisine française
34:43surtout vous êtes le directeur
34:45des arts culinaires
34:46de l'école
34:47Le Cordon Bleu Paris
34:48ce qui est international
34:50aussi
34:51parce qu'on dit Paris
34:52mais ça c'est
34:53l'image de marque
34:54et puis j'ajoute
34:56que vous êtes
34:56meilleur ouvrier de France
34:57depuis quelle année ?
34:59parce qu'on l'a demandé
35:00à Maximin tout à l'heure
35:02Depuis 1993
35:04avec une médaille
35:05remise par le président
35:06Mitterrand et Paul Bocuse
35:08Oh là là
35:10carrément
35:10là ça calme
35:12disons que c'est
35:13un beau parrainage
35:14en quelque sorte
35:15bon mais c'est
35:16et je rappelle aussi
35:17à ceux qui ne le savent pas
35:18mais il y en a
35:20il en reste
35:20que vous êtes
35:21d'une part
35:22un des apôtres
35:24de Joël Robuchon
35:25chez qui vous avez fait
35:27vos débuts
35:27puis vous en êtes affranchi
35:29jusqu'à devenir aujourd'hui
35:31donc le directeur
35:32des arts culinaires
35:33du Cordon Bleu
35:34qui est une grande école
35:35c'est pas
35:35attention quand je parle
35:36du Cordon Bleu
35:37pour ceux qui ne connaissent pas
35:38c'est pas la spécialité
35:39de volaille roulée
35:40avec du fromage
35:41et du jambon
35:46le Cordon Bleu
35:47est aujourd'hui
35:47le premier réseau mondial
35:49d'arts culinaires
35:49de le monde
35:50avec pas moins
35:51de 35 écoles
35:52et 20 000 étudiants
35:53diplômés par an
35:54oui parce que
35:54chez les moins de 25 ans
35:56on dit Cordon Bleu
35:56c'est pas ce qu'on voit
35:57en général
35:59vous êtes obligé
36:00de préciser tout le temps
36:02tout à fait
36:03complètement
36:03ça porte à confusion
36:05parce que l'école
36:06du Cordon Bleu
36:07on voit des gars
36:08en train de rouler
36:09des filets de volaille
36:10les paner
36:11puis mettre le fromage
36:11et le jambon
36:12on se dit
36:13bon bah c'est pas très compliqué
36:14comme école
36:14non c'est la plus haute
36:16gastronomie française
36:17qui est portée
36:18dans le monde entier
36:19et j'ajouterais
36:20que vous êtes
36:20et c'est ce qui nous occupe
36:22ce matin
36:22le grand spécialiste
36:24depuis vos étoiles
36:27d'abord au Georges V
36:30et puis ensuite
36:30au Vernet
36:32aux Élysées du Vernet
36:33vous êtes le spécialiste
36:34de la tourte
36:35le pithivier de gibier
36:37un genre d'idée
36:39que vous avez eu un jour
36:40qui a perduré
36:43tout à fait
36:44le pithivier
36:45ça a démarré
36:46en 1996
36:48à l'hôtel
36:48Plaza Athénée
36:49où j'étais chef exécutif
36:51et effectivement
36:52c'est là que j'ai eu
36:53deux étoiles
36:53et à chaque carte
36:55qu'on veut renouveler
36:56les chefs
36:56on cherche toujours
36:57ce qu'on peut faire
36:58et on était vraiment
36:59en pleine mode
37:01nouvelle cuisine
37:01et là j'ai pris le truc
37:03à contresens complètement
37:04et je me suis dit
37:05je vais refaire
37:06un pâté
37:07que me faisait
37:07ma grand-mère
37:08il y avait la quintessence
37:10des goûts de viande
37:12dans le bas du feuilletage
37:13et finalement
37:14c'est cette quintessence
37:15qui m'est revenue en goût
37:16et en me disant
37:17si j'étais ému
37:18je dois reproduire
37:19cette recette
37:20Ah bah écoutez
37:21ça a bien fonctionné
37:22moi j'en ai un souvenir ému
37:23la première fois
37:24que j'ai goûté
37:24votre pitivé de gibier
37:25j'avais jamais goûté
37:26ça ailleurs
37:27et alors vous êtes
37:28bourguignon d'origine
37:29donc une belle région
37:31de chasse
37:31et de produits carnés
37:32et de volailles aussi
37:34et de bovins
37:36mais en tout cas
37:37voilà
37:37en Bourgogne
37:39la chair animale
37:40elle a
37:41je dirais
37:42ses lettres de noblesse
37:43depuis bien longtemps
37:45comment est-ce que
37:46vous avez abordé ça
37:47parce que vous dites
37:48c'est un souvenir d'enfance
37:49qui vous venait
37:49de votre grand-mère
37:50mais comment vous en avez fait
37:52cette
37:52on va dire
37:54cette pâtisserie salée
37:57avec
37:57ces
37:58ces
37:58ces gibiers
37:59en strates
38:00comment vous est venu
38:01l'idée de ça
38:04En 1996
38:05j'étais déjà
38:06meilleur envoyé de France
38:07depuis trois ans
38:08donc je me suis dit
38:09bon faut que je retraduise
38:10la tourte
38:11parce que finalement
38:12on dit pitivé
38:12mais finalement
38:13c'est une tourte
38:14une tourte de gibier française
38:15et je voulais
38:17y apporter ma pâte
38:18la première
38:18c'était d'arriver
38:19à respecter
38:21la cuisson des oiseaux
38:22que je voulais mettre dedans
38:23en particulier
38:24c'est du père de roguerie
38:25de la grausse
38:26et de la pouce leusanne
38:28ou autre
38:29on peut mettre
38:29ce qu'on veut
38:30mais surtout
38:31c'était de respecter
38:32l'oiseau
38:33les cuisses
38:33qui devaient être
38:34un peu confites
38:35ou cuites
38:36un peu au ragoût
38:36et surtout les suprêmes
38:38qu'on doit garder rosés
38:39pour leur qualité gustative
38:40et enfin
38:41on te compte
38:42j'ai voulu également
38:44lui apporter
38:44un peu plus d'esthétique
38:46et particulièrement
38:47avec ce rayage
38:49sur la croûte
38:50pour lui donner
38:51quelque chose
38:52de très joli
38:53et avec des oreilles
38:55tout autour
38:55cannelées
38:56et ce qui permet
38:57d'avoir vraiment
38:58cette appellation
38:59pitivier
39:00qui est un peu erronée
39:01mais que tout le monde
39:01m'a repris aujourd'hui
39:02à travers le monde
39:03d'ailleurs
39:03et pour le finir
39:05avec cette note
39:05de pâtissière
39:06je l'ai glacée
39:08avec un miel
39:09de châtaignier
39:10et ben voilà
39:11là vous venez
39:12de nous crucifier
39:13vous vous rendez compte
39:14qu'un dimanche matin
39:15où on a faim
39:16où le déjeuner
39:17n'est pas si loin
39:18nous raconter tout ça
39:19c'est pas bien
39:21Eric Brifard
39:22ce que vous faites
39:22en tout cas
39:23je
39:25vous êtes totalement cruel
39:27j'en ai un
39:27qui est dans le frigo
39:28que je vais terminer
39:29et je m'apprête
39:31à le mettre au four
39:32il faut vous dire
39:34que
39:35par le cordon bleu
39:36vous avez accès
39:38à un lieu
39:38que vous avez
39:39entièrement transformé
39:40qui se trouve
39:41sur la place de la Concorde
39:43une des plus belles places
39:44du monde
39:44à Paris
39:46au pavillon
39:47de la marine
39:49et dedans
39:50vous avez une sorte
39:51d'appartement
39:53transformé
39:53entre restaurant
39:55et atelier
39:56où vous allez faire
39:58là où vous faites
39:58pendant tout le mois
39:59d'octobre
40:00des dîners
40:01sur la base
40:02d'hospitiviers
40:03ouverts au grand public
40:05exactement
40:06parce que depuis
40:06que j'ai quitté
40:07mes grands palaces
40:08effectivement
40:09beaucoup de ma clientèle
40:11me disaient
40:11quand même
40:11c'est quand même incroyable
40:13on ne peut plus goûter
40:14votre pétivier
40:14mais vraiment
40:15j'ai eu des relances
40:16régulièrement
40:17donc je me suis
40:18dans ce lieu magnifique
40:19à la place de la Concorde
40:21à l'hôtel de la Marine
40:21avec une belle vue
40:22sur la place de la Concorde
40:23on a des ateliers
40:25culé-réénologiques
40:26effectivement
40:27tout le mois d'octobre
40:28et début novembre
40:29tout le monde
40:30peut venir déguster
40:31en accord avec les mets
40:32et les vins
40:33le fameux pétivier
40:35et vous savez
40:36d'ailleurs
40:36je me mets toujours
40:38à aller encore au mieux
40:40comme on peut toujours
40:41faire mieux
40:43actuellement
40:43vous voyez
40:43je retravaille encore
40:44le pétivier
40:45pour encore l'améliorer
40:46l'esprit m'offre
40:47ça ne vous quitte pas
40:49évidemment
40:50alors
40:50ce qui est incroyable
40:52c'est que c'est ouvert au public
40:52on peut s'inscrire
40:53c'est ça
40:54sur le site du Cordon Bleu
40:55pour venir dîner
40:57c'est exactement ça
40:58c'est facile à retrouver
40:59le site
41:00le Cordon Bleu
41:01Paris
41:02Hôtel de la Marine
41:03et là vous allez avoir
41:04tous les ateliers culinaires
41:05qu'on peut réaliser
41:06de pâtisserie
41:07même pour les enfants
41:08dès l'âge de 7 ans
41:09et après on peut
41:10également venir
41:11profiter de cette période
41:13de chasse
41:14qui est importante
41:14et de tomber
41:15dans ce côté
41:16giboyeux
41:17gourmand
41:18et voilà
41:19je ne vais pas mentir
41:20j'ai participé
41:22à un dîner test
41:22pour valider
41:24le pitivier
41:26il est totalement validé
41:27j'avoue
41:27vous avez eu
41:28la bonté
41:29de me faire venir
41:30comme dégustateur
41:31j'étais gâté
41:33mais comme c'est ouvert
41:34au grand public
41:35je sais que
41:36les plus intéressés
41:38par cette spécialité
41:40vont pouvoir venir
41:41mais alors
41:42ce qui est incroyable
41:43c'est que ça vient
41:44en préliminaire
41:45d'un événement
41:45gigantesque
41:46qui va avoir lieu
41:48le 27 octobre
41:50à Kaisersberg
41:52Kaisersberg
41:53c'est dans le Haut-Rhin
41:54et c'est pas très loin
41:56de Colmar
41:56c'est là qu'est situé
41:58le restaurant
41:58de votre ami
41:59et meilleur ouvrier de France
42:00également
42:01Olivier Nastie
42:03qui organise
42:04avec vous
42:05et Fabien Perron
42:06qui est charcutier traiteur
42:08qui est mof également
42:10en fait c'est un truc de mof
42:12organise donc
42:13à vous trois
42:14le champion du monde
42:15de la tourte de gibier
42:17c'est à dire
42:17comme si on avait
42:18décliné votre pitivier
42:19pour en faire
42:20un championnat du monde
42:21une épreuve
42:21en quelque sorte
42:22pour goûter
42:23et ça
42:24ça va être extraordinaire
42:25ça
42:26c'est déjà extraordinaire
42:28parce qu'on a eu
42:29un premier championnat
42:30du monde
42:30l'année dernière
42:31donc à Kaisersberg
42:32chez Olivier Nastie
42:33et grâce aussi
42:34avec l'assistance
42:35de Fabien Perron
42:36et déjà
42:37on a eu
42:38sur la première
42:38vraiment
42:39au premier challenge
42:41vraiment des candidats
42:42de très haut niveau
42:43dès le début
42:44et effectivement
42:45l'année dernière
42:46Sébastien Guérard
42:48a gagné
42:49le premier championnat du monde
42:51du pitivier
42:51et c'est un garçon
42:53qui travaille actuellement
42:54dans les cuisines de l'Elysée
42:55voilà
42:55et cette année
42:56nous avons huit finalistes
42:58donc ils sont en compétition
43:00avec
43:01rapidement
43:02Brice
43:02Guerriot
43:03pour ne pas l'inciter
43:04qui est à Bayonne
43:06de mémoire
43:07Nicolas Delaroc
43:08qui est aux Etats-Unis
43:10à la maison de Nico
43:11c'est un championnat du monde
43:12je le rappelle
43:13on a également
43:14Louis Régnier
43:15qui est le second de cuisine
43:16de les remparts
43:18de la chèvre d'or
43:18à Aize
43:19on a également
43:21Pérez
43:22d'Eugénie Lesbain
43:23le fameux
43:24trois étoiles Michelin
43:26qui est sous-chef
43:27du restaurant
43:27et on a également
43:29Gilles Lénigère
43:31chef propriétaire
43:32le jardin secret
43:33et on a également
43:35un japonais
43:35championnat du monde
43:38chef propriétaire
43:39du restaurant
43:40Monolithite
43:41à Tokyo
43:41voilà
43:42c'est extraordinaire
43:43et
43:43sans oublier
43:45bien sûr
43:45Maxence Fouchard
43:46qui est de la Côte-Saint-Jacques
43:48à Jouani
43:49et pour finir
43:50Romain
43:52Dessevignan
43:52qui lui
43:53est chef de cuisine
43:55au Bissereau du Lion d'Or
43:56à Carouges
43:57en Suisse
43:57donc voilà
43:58ça promet
44:00ça promet
44:00c'est le tour de gibier
44:01alors je vais vous demander un truc
44:02si je viens avec le micro
44:04Sud Radio
44:04vous me faites une petite place
44:07je me ferai petit
44:08je ne sais pas faire
44:09mais j'essaierai
44:11d'accord
44:11c'est un moment
44:12de convivial
44:13de partage
44:14pour tous les gourmets
44:15et les gourmands
44:16et puis il faut que j'en rende compte
44:17voilà
44:18ça y est
44:18je me suis placé
44:19les amis
44:19vous avez compris
44:20comment ça marche
44:21hop
44:21j'ai mis le pied dans la porte
44:23comme on dit
44:24merci beaucoup
44:25Eric Brifard
44:25on se verra à Kaisersberg
44:27pour rendre compte
44:29et évidemment
44:30je tendrai le micro
44:30au vainqueur
44:31comme on sait faire
44:32quand l'excellence
44:33est au rendez-vous
44:34merci Eric
44:35et je vous rappelle
44:36sur le site
44:37du Cordon Bleu Paris
44:38si vous êtes intéressé
44:39par le pitivier
44:40c'est un peu vintage
44:41c'est un peu des souvenirs
44:43pour ceux qui l'ont goûté
44:48arrêtez arrêtez
44:49ça suffit
44:50le déjeuner n'est pas encore là
44:51on a trop faim
44:52merci beaucoup
44:54voilà l'émission s'achève
44:55mes amis
44:56avant de vous quitter
44:57j'aimerais avoir une pensée
44:58pour les commerçants
44:59et les usagers
45:00du marché des enfants rouges
45:02à Paris
45:02qui n'est plus
45:03après un terrible incendie
45:05qu'il a ravagé cette semaine
45:07c'était le plus ancien marché
45:09couvert de la capitale
45:10créé en 1615
45:11et il tirait son don
45:12d'un orphelinat
45:13créé un siècle avant
45:14par Marguerite de Valois
45:15la soeur de François 1er
45:17et comme les enfants
45:18étaient habillés en rouge
45:19les parisiens
45:19l'avaient surnommé
45:21les enfants rouges
45:22voilà
45:22ce marché
45:24a brûlé
45:25complètement
45:26et je pense
45:27à tous les commerçants
45:28et tous les clients
45:29qui se sentent
45:30un peu orphelins
45:31aujourd'hui
45:31je sais qu'une cagnotte
45:32a été ouverte
45:33en ligne
45:34pour essayer
45:35de reconstruire
45:36ce marché des enfants rouges
45:37qui manque beaucoup
45:37aux gens du Marais
45:38et aux autres
45:39voilà mes amis
45:41maintenant direction
45:41les infos de 11h
45:42et ensuite vous retrouverez
45:43Jean-Marie Bordry
45:44avant de continuer
45:45une belle journée
45:46à l'écoute de Sud Radio
45:48bon dimanche
45:49Léal Métro
45:50premier fournisseur
45:52et livreur
45:52de produits frais
45:53et locaux
45:54aux restaurateurs
45:54partout en France
45:55vous a présenté
45:57Sud Radio
45:58Ferniaud
45:59fait le marché
45:59merci
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