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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:03Bonjour Michel.
00:04Bonjour Laurence.
00:05Vous êtes en forme ?
00:05En forme.
00:06Prêt pour commenter cette semaine mouvementée.
00:08Avec cette question, Michel Onfray, sous quelle forme le mouvement lycéen qui s'est déployé depuis trois semaines va se
00:14poursuivre ?
00:15À l'aune des vacances de l'un Toussaint qui ont commencé,
00:17et alors que les syndicats et quelques gilets jaunes se greffent aux mobilisations dans la rue.
00:23Les violences, en tout cas, continuent d'émailler les cortèges,
00:26même si l'immense majorité de ceux qui défilent le font dans le calme.
00:29Pourquoi les casseurs peuvent-ils ainsi sévir ?
00:31Que pensez-vous de la colère des policiers qui dénoncent l'attitude,
00:35les injonctions contradictoires de l'État qui, d'un côté, leur demandent d'invertir
00:38et puis de l'autre, de faire preuve d'empathie ?
00:41Comme l'a dit Emmanuel Macron, les forces de l'ordre qui, en tout cas, sont vilipendées dans les cortèges
00:46des lycéens.
00:47On entendra votre analyse.
00:48Autre fait marquant, Michel, le nombre de professeurs et d'enseignants agressés et blessés.
00:53On est à plus de 150 depuis le début du mouvement.
00:56C'est inédit dans l'éducation nationale.
00:57Pourquoi s'en prend-on à ceux qui ont la charge d'instruire nos enfants ?
01:02Là aussi, je sais que vous avez une analyse à nous fournir.
01:06On s'intéressera aussi, Michel, à ce qui se passe au plan politique à gauche,
01:09avec l'activité, les déclarations démultipliées de Jean-Luc Mélenchon.
01:14Il y a eu aussi la désignation de Raphaël Luxman à la première de la gauche.
01:17Le premier étage de la fusée maastrichtienne, allez-vous nous dire.
01:21Enfin, le point philo sera l'unique et sa propriété de Max Stirner, livre publié en 1844, qui est le
01:29brévière du nihilisme contemporain.
01:31Est-ce que nous sommes en plein de nihilisme ?
01:33En plein dedans.
01:34En plein dedans. Allez, on a un début de réponse.
01:36On commence par ce mouvement lycéen, Michel, troisième semaine, avec encore une journée compliquée, des journées compliquées dans la rue,
01:44avec des mobilisations qui s'enchaînent, à la fois des remodigations pour les lycéens, des violences en fin de cortège
01:50par quelques éléments radicaux,
01:51les syndicats qui organisent une manifestation aujourd'hui pour défendre les salaires, les pensions, le pouvoir d'achat, les services
01:57publics,
01:57et ces mobilisations qui ont été marquées par environ 200 laissés bloqués cette semaine sur 3000.
02:03Il faut relativiser et ramener ça à sa juste proportion.
02:06On va écouter quelques réactions à la fois de parents qui sont effrayés par la violence qui se déploie sur
02:12certains cortèges et blocus,
02:14et ces jeunes qui revendiquent un certain nombre de choses. Écoutez-les.
02:18Il y a des raisons de demander une amélioration, mais ce n'est pas une manière de faire.
02:23Ce n'est pas normal. Cette attitude n'est pas normale.
02:26Il y a un dialogue à faire. Mais les policiers, je pense qu'ils ne sont pour rien là-dedans.
02:29Moi, je pense que c'est un peu l'État qui ne bouge pas assez.
02:34Moi, je viens du Liban, donc j'ai vu pas mal de violences se passer et je suis totalement contre
02:38ce qui se passe.
02:39La violence, ce n'est pas la solution. Il faut bien échanger, il faut discuter.
02:43Donc voilà, moi, je suis tout à fait contre la violence. C'est inacceptable, absolument inacceptable.
02:48Il y a un réel manque de moyens et surtout un manque de considération de notre parole,
02:52et de la parole étudiante et lycéenne. Et ça, depuis longtemps.
02:56Et il y a, je pense, pardonnez-moi l'expression, un ras-le-bol général de cette idée-là.
03:01Et nous, on veut se faire entendre, mais on veut aussi que les choses changent.
03:05Et c'est ça qui est mal compris, je pense.
03:07Ce qui est mal compris par les ministres, par l'éducation, par le gouvernement,
03:10c'est le fait qu'on ne s'arrêtera pas tant que les choses n'auront pas changé.
03:13Voilà pour ces déclarations à la fois de parents, à la fois de revendications lycéennes.
03:17Mais comment faire la part des choses, Michel Onfret, entre tout ce qui a été dit et entendu ?
03:22D'abord, vous avez montré, il y a les lycées.
03:25Et puis après, vous avez les lycées qui sont arrêtés, bloqués.
03:28Et puis dans ceux qui sont bloqués, une minorité qui bloque.
03:30Donc je pense qu'il faut déjà faire une analyse sociologique de la situation.
03:34Ce n'est pas parce qu'on met une caméra sur un lycée qui brûle que tous les lycées brûlent.
03:37Ce n'est pas parce qu'on met une caméra sur un passage à tabac qu'il n'y a
03:40que des passages à tabac, etc.
03:42Donc finalement, si le pouvoir le souhaitait, c'est-à-dire si Emmanuel Macron, il finit dans la Ve République,
03:47c'est Emmanuel Macron qui décide.
03:48Ce n'est pas le Premier ministre, ce n'est pas le ministre de l'Intérieur, ce ne sont pas
03:51les préfets de police, et c'est encore moins la police.
03:53Si la police devait tuer, ce qui n'est pas le cas, ce serait Macron qui tuerait.
03:56Je rappelle que la décision, c'est le chef de l'État et c'est le chef de l'État
04:00qui décide où ne décide pas.
04:02Ce qu'on voit, c'est qu'effectivement, rien ne va partout.
04:05Donc les jeunes, ils ont raison de dire que rien ne va dans un certain nombre d'endroits.
04:08Après, ils ont les feuilles de route, comme par hasard, à Dunkerque, à Marseille, à Toulon et à Brest, et
04:14à Strasbourg également, sans oublier Argentan.
04:16Eh bien, ils ont les mêmes revendications.
04:18Donc il y a des rats, la nourriture est mauvaise, ça manque de profs, ils travaillent trop, il y a
04:22des trous dans la journée, etc.
04:24Bon, ça, je dirais, c'est la vie quotidienne d'un lycéen.
04:26C'est un peu normal qu'à 20 ans, un peu au-dessus, un peu en dessous, on ne soit
04:31pas content.
04:31Et qu'on ait envie de revendiquer.
04:33Au lycée, j'espère qu'on a moins de 20 ans, mais il y en a qui ont 20 ans,
04:37mais la plupart ont moins de 18.
04:39Oui, théoriquement, théoriquement, pour les bons élèves qui, peut-être, avaient un an d'avance et sont allés jusqu'au
04:45bout sans redoubler.
04:46Mais enfin, vous savez, enfin bon.
04:48Et donc, rien ne va.
04:49Moi, j'ai une amie qui est à l'hôpital et qui m'a demandé de l'aider.
04:52J'ai appelé un autre ami, c'est comme ça que ça se passe, un chirurgien de l'hôpital du
04:57CHU de Caen,
04:58qui me dit, mais mon prof, si je t'expliquais comment ça fonctionne pour avoir des IRM, pour avoir des
05:02examens divers et multiples,
05:03ça ne se fait plus à Caen, ça se fait à Bayeux, ça se fait à Lisieux, ça se fait
05:07à Falaise, ça se fait les villes autour de...
05:08Donc c'est dans tous les services publics pareil, c'est ce que vous nous dites, Michel.
05:11Mais c'est partout.
05:11C'est-à-dire, ça ne va pas dans l'école, ça ne va pas dans l'armée, qui n
05:14'ont pas les bonnes subventions,
05:15qui ne sont pas aidés, qui ne sont pas aimés non plus, dont on se sert plutôt que les servir.
05:20Le chef d'État devrait servir les armées, or il se sert de l'armée.
05:24Et donc, tous les secteurs s'effondrent.
05:27Et le chef de l'État dit, pas vu, pas pris, moi je n'ai rien fait.
05:29Je suis responsable de rien, coupable de rien.
05:31Il s'en vient dire à des policiers dont certains sont à l'hôpital, dont certains sont gravement blessés,
05:35il faudrait montrer de l'empathie.
05:37Il faudrait qu'il disserte un petit peu sur la question de l'empathie.
05:40Monsieur A, semble-t-il, fait une maîtrise de philosophie.
05:42J'aimerais bien qu'il disserte sur ce que doit être l'empathie d'un policier,
05:46sur lequel on envoie de l'acide chlorhydrique, des pavés, des cocktails Molotov, etc.
05:51Je rappelle, moi j'enseignais ça à mes élèves en classe terminale,
05:54il y a le renoncement à la violence individuelle, c'est Rousseau, c'est le contrat social,
05:58au profit d'une police qui, elle, assure la sécurité générale.
06:01C'est-à-dire que Max Weber utilise cette formule qui est souvent citée,
06:05la police dispose du monopole de la violence légale.
06:07Il n'y a pas de violence individuelle, on n'a pas le droit de faire soi-même justice,
06:11la justice, elle est faite par des policiers.
06:13Si maintenant, le garant de la République, le chef de l'État,
06:17celui qui normalement doit couvrir sa police parce qu'il sait que c'est l'ordre républicain qui est en
06:22jeu,
06:22s'en vient dire, ne touchez pas à ces petits garçons auxquels il faut manifester de l'empathie,
06:26se dire, plus rien ne va.
06:28Donc pour moi le problème n'est pas tant ce que les étudiants disent,
06:32ce que des black blocs disent parmi les étudiants.
06:34Quand Tocqueville nous dit que la démocratie c'est une catastrophe,
06:37parce que c'est la tyrannie de la majorité,
06:39mais moi j'aspirerais à une tyrannie de la majorité.
06:42Là on est dans l'inverse.
06:43Or on est dans la tyrannie de la minorité.
06:45De sorte que le chef de l'État qui dit que ce ne sont pas des minorités agissantes qui vont
06:50faire la loi,
06:51et l'exercice de la justice s'effectue sur les minorités qui sont débordantes et agissantes,
06:56alors à ce moment-là on a un ordre républicain.
06:58Mais il n'y a plus de chef de l'État.
06:59Que fait le chef de l'État ?
07:00On va se poser la question du maintien de l'ordre,
07:02parce que vous l'avez souligné, il y a des injonctions contradictoires,
07:05il y a le chef de l'État qui dit empathie,
07:07puis il y a les consignes qui sont données aux compagnies de CRS.
07:10Écoutez, Laurent Nouniez, ministre de l'Intérieur,
07:11qui était à l'Assemblée nationale,
07:13qui a été interpellé par un élément socialiste
07:14qui estimait que le problème de la justice, c'est la police.
07:17On entendra ensuite après le syndicat de police Alliance,
07:19qui lui porte plainte contre l'État.
07:21La semaine dernière, en commission des lois,
07:25vous avez botté en touche sur les conditions de garde à vue
07:28des jeunes interpellés.
07:29Les interpellations, souvent injustifiées, sont nombreuses.
07:33Ne serait-ce pas la police qui devient un problème pour la justice ?
07:38Quand les manifestations se déroulent de manière pacifique,
07:41il n'y a pas d'intervention de police.
07:43Il faut le marteler, il faut le rappeler,
07:45il n'y a pas d'intervention de police.
07:47Quand il y a des violences, quand il y a des exactions,
07:50quand il y a des professeurs qui sont pris à partie,
07:52quand il y a des intrusions violentes dans les lycées,
07:54alors oui, il y a des interpellations,
07:56oui, il y a des gardes à vue.
07:57Le problème de la justice, ce n'est pas la police,
07:59et le problème de la police, ce n'est pas la justice.
08:03Dans la bouche d'un député socialiste,
08:05je ne peux pas entendre ce genre de critique.
08:07Ça n'est pas acceptable.
08:09Voilà pour le ton très musclé
08:12qu'emploie M. Nouniez à l'Assemblée nationale.
08:14On va écouter maintenant Fabien Van Emelrich,
08:17qui est le patron du syndicat Alliance,
08:18qui lui a carrément décidé de porter plainte contre l'État
08:21pour mise en danger de la vie d'autrui.
08:23Écoutez-le, il était cette semaine sur notre antenne.
08:27On porte plainte contre l'État
08:28pour mise en danger de la vie d'autrui.
08:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui, mes collègues
08:32sont de la chair à canon.
08:33On y arrive bientôt à 1000 blessés.
08:35Ils n'ont pas les armes nécessaires pour se défendre.
08:38Il y a des consignes de mise intérieure
08:39qui sont contraires aux consignes de l'administration
08:42qui, eux, ont des injonctions contradictoires.
08:45Ils n'ont pas les armes intermédiaires pour laisser à distance les émeutiers.
08:48Ils se retrouvent au contact.
08:50Et aujourd'hui, on se retrouve avec plusieurs centaines de blessés,
08:53parfois gravement, tout simplement parce que l'administration n'est pas courageuse.
08:58On est face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
09:00Michel, on vient d'entendre Fabien Van Emelrich,
09:02du syndicat de police Alliance,
09:04qui porte plein de dons de contre l'État
09:05pour mise en danger de la vie d'autrui.
09:07Vous comprenez, cette démarche sera le bol des policiers ?
09:10Oui, bien sûr.
09:11D'abord, vous avez parlé du discours musclé de Laurent Nunez,
09:14mais il n'y a que le discours qui est musclé chez lui.
09:16J'ai quand même vu apparaître sur mon téléphone
09:19des petites informations qui nous disaient,
09:21à un moment donné, qu'il faisait savoir qu'il fallait de l'empathie.
09:24Ensuite, il faisait savoir aux policiers
09:26qu'il fallait qu'ils se montrent discrets.
09:28Donc, les policiers ont leur demandé d'être dans les rues adjacentes,
09:31mais pas en contact,
09:32et puis de se faire les plus discrets possibles.
09:34C'est-à-dire que quand les manifestants violents avancent,
09:37la police recule et ne fait rien, ne dit rien, etc.
09:39Donc, tout ça est formidable,
09:41mais c'est très Macron, c'est en même temps.
09:42En même temps, j'ai le discours musclé,
09:44et en même temps, j'ai la pratique laxiste.
09:46Et c'est normal que devant une pratique laxiste,
09:48le syndicaliste dit ce qu'il dise,
09:50et il a bien raison.
09:51C'est comme un enseignant qui n'est pas soutenu.
09:53C'est plein audace.
09:54Aujourd'hui, les enseignants ne sont pas soutenus.
09:55Si vous vous faites insulter par un élève ou par un étudiant,
09:59et que vous allez solliciter le conseiller principal d'éducation,
10:01le directeur,
10:02on vous dira, vous êtes mal exprimé,
10:04vous n'avez pas dit ce qu'il fallait faire,
10:05c'est à vous qui êtes l'adulte de calmer, de tempérer.
10:08Si c'est arrivé comme ça, c'est bien votre faute,
10:11présentez vos excuses à l'élève.
10:13Le prof, il va dire quoi ?
10:14Moi, je ne me retrouve pas dans cette situation-là.
10:16Donc, nombre de profs se censurent personnellement
10:19sur un certain nombre de sujets.
10:20Moi, je ne suis plus prof de philo,
10:22je l'ai été 20 ans,
10:22mais je n'aurais plus le droit de parler de Darwin,
10:25je n'aurais plus le droit de parler de l'évolutionnisme,
10:27je n'aurais plus le droit de parler de Feuerbach
10:28et de la critique des religions, par exemple.
10:30Je n'aurais pas le droit...
10:31Il y a plein de sujets qui me seraient absolument interdits.
10:33et soit je m'interdise les sujets
10:35et je n'ai pas de problème,
10:37mais soit je me dis non,
10:38on enseignera quand même l'évolutionnisme
10:40et l'origine des espèces et là, j'ai des problèmes.
10:41Et là, j'aurais des problèmes pour le coup,
10:43non pas tant avec mes étudiants, avec mes élèves,
10:45mais avec le directeur qui me dira
10:46calmez-vous, arrêtez de faire de la provocation,
10:49oubliez ça, comme on dira aux profs d'histoire,
10:51oubliez la Shoah.
10:52Donc, je comprends que les enseignants
10:54en aient eux aussi assez
10:55et que la police, elle aussi, puisse dire
10:57si l'État ne nous protège pas
10:59alors que nous protégeons l'État,
11:00il est normal que nous nous retournions contre des gens
11:03mais assumer en disant
11:04oui, vous faites un sale boulot,
11:06ce n'est pas agréable de taper sur des gens,
11:07ce n'est pas agréable d'envoyer des bombes lacrymogènes,
11:10ce n'est pas agréable de se faire taper dessus,
11:11j'ai vu l'autre jour des photos
11:13d'un policier qui prenait des coups de marteau
11:15sur la tête derrière, bien sûr,
11:17mais des coups de marteau,
11:18je dis là, vous voulez tuer des gens.
11:19Si l'État ne répond à ça,
11:21en disant que quand un policier
11:23ou un gendarme reçoit des coups de marteau
11:25sur l'arrière de sa tête,
11:27il faudrait qu'il manifeste de l'empathie,
11:28ça ne va plus.
11:29Donc, rien ne va plus dans tous les secteurs,
11:30mais le pire, c'est que ça ne va pas à l'Élysée,
11:32que ce chef de l'État est invisible,
11:34qu'il ne fait rien,
11:35qu'il ne dit rien.
11:37La Chianly, c'est lui.
11:38En tout cas, publiquement, ça c'est clair.
11:40On parle justement des enseignants.
11:42On va écouter Édouard Geffray,
11:44ministre de l'Éducation nationale,
11:45qui tente d'apporter des réponses concrètes.
11:47Alors, il a trouvé 3000 professeurs non affectés
11:49qu'il a redéployés à partir du début de la semaine sur le terrain.
11:51On va écouter ce qu'il dit,
11:52puis on va se poser la question,
11:54mais combien y en a-t-il d'autres ?
11:55Peut-être qu'on pourrait en déployer d'autres, écoutons-le.
11:58Il y avait 3000 professeurs remplaçants,
12:00pour la plupart d'ailleurs titulaires,
12:02donc déjà dans la maison, formés, etc.
12:05Et qui n'étaient soit pas encore affectés
12:07sur des postes qui avaient besoin de remplacement,
12:09soit alors qui n'étaient pas utilisés
12:10en l'absence de besoin de remplacement
12:12pour venir en appui aux équipes pédagogiques
12:14des établissements auxquels ils sont affectés.
12:16Et donc, nous avons précisément fait en sorte
12:19de pouvoir mobiliser l'intégralité de ce vivier.
12:22Voilà, on a mobilisé l'intégralité du vivier.
12:25Non mais enfin, c'est le graphie,
12:27c'est pas possible autrement.
12:28C'est-à-dire qu'il y a 3000 enseignants
12:31qui ont donc été...
12:32Sans doute plus, parce que là,
12:33c'est une partie de ces enseignants non affectés.
12:36Oui, parce qu'il y a ceux qui sont perdus.
12:37Et il leur a fallu 24 heures pour aller savoir
12:41où finalement traîner,
12:42peut-être probablement un papier,
12:44ça n'était pas sur un ordinateur
12:45ou dans un ordinateur,
12:46mais le nombre de personnes,
12:48où elles étaient, etc.
12:48Moi, j'ai appris, en écoutant CNews,
12:51que les professeurs remplaçants
12:54ne choisissaient pas d'être remplaçants.
12:55Parce que moi, j'ai connu une époque
12:57où on faisait le choix d'être un professeur remplaçant.
12:59Et là, la dame en question,
13:00qui semble-t-il était une professeure engagée,
13:03donc qui a eu le couronnement
13:05de la carrière universitaire,
13:07le diplôme qu'il faut, vraiment.
13:08Après, il y a le CAPES,
13:09mais le diplôme qu'il faut pour travailler et enseigner.
13:13Et là, on lui a dit,
13:13pas de poste pour vous,
13:14vous êtes payé à ne rien faire,
13:16Vous restez chez vous.
13:17Donc, ce n'est pas la faute des profs.
13:18On est bien d'accord.
13:19Non, bien sûr.
13:19Non, non, non.
13:20Mais je pense que cette dame,
13:21elle avait probablement envie...
13:22Vous savez, quand vous êtes remplaçante,
13:24vous êtes nommée ici, là, ailleurs, etc.
13:26Et parfois, moi, j'ai connu des gens
13:27qui étaient remplaçants sur trois lycées.
13:28Et parfois, à midi,
13:30ils terminaient un endroit,
13:31c'était Falaise.
13:32Et puis, à une heure,
13:33ils recommençaient à Cherbourg,
13:34c'est-à-dire à 150 kilomètres.
13:36Et puis, le lendemain,
13:37ils partaient à Mortagne, etc.
13:39Il ne faut pas non plus prendre les profs
13:40pour des individus taillables
13:42et corvéables à Merci.
13:44Donc, ces gens,
13:44ils ont envie d'être dans un lieu particulier
13:46pour pouvoir habiter dans ce lieu,
13:47éventuellement, déménager,
13:48pour pouvoir avoir une vie de famille
13:49et ne pas être tout le temps sur la route.
13:51Et puis, pour pouvoir disposer de classes
13:54qui sont, je n'allais pas dire homogènes,
13:56mais je veux dire,
13:57qui sont dans un secteur de...
13:58Oui, qui peuvent suivre sur la durée.
14:00... autour de l'endroit où vous habitez.
14:02Ça doit être faisable, tout de même.
14:03Je ne pense pas que ça puisse être infaisable.
14:06Et là, on nous dit, voilà,
14:063 000 personnes payées à ne rien faire.
14:08Non pas qu'elles le souhaitaient,
14:10mais elles n'ont pas été affectées.
14:12Donc, c'est un problème de l'administration
14:15dans l'éducation nationale.
14:16Elle est pléthorique, cette administration.
14:18Et ça ne bosse pas.
14:19Si vous avez besoin de 24 heures,
14:21moi, j'ai entendu ça,
14:21de 24 heures pour savoir
14:22de combien de profs libres vous disposez,
14:25c'est que ça ne va pas non plus sur ce terrain-là.
14:27Donc, ça ne va pas chez les étudiants.
14:28Ça ne va pas chez les enseignants.
14:29Ils ont fait appel à l'intelligence artificielle
14:31pour essayer de localiser ces professeurs.
14:33Ils ont renoncé à l'intelligence naturelle
14:35depuis très longtemps.
14:35Mais même s'ils avaient demandé
14:38à l'intelligence artificielle,
14:40dans la minute, ils avaient la réponse.
14:42Donc, non, on n'a pas besoin.
14:43J'ai entendu, moi,
14:44je me suis dit, j'ai bien entendu,
14:46ils ont eu besoin de 24 heures.
14:48Il n'y a pas quelqu'un
14:49à qui on puisse donner un coup de fil
14:50en disant, dites donc,
14:51vous êtes le responsable d'eux.
14:52Il y a quelqu'un qui est probablement
14:53payé très cher
14:54et qui est le responsable des applications.
14:55Il faut dire que c'est par académie,
14:57par rectorat et que...
14:58On sait bien que dans un état jacobin,
14:59ça ne peut pas fonctionner
15:00de manière girondine
15:01et qu'il y a probablement un type
15:03qui dispose du bouton
15:04et qui sera le recteur des recteurs.
15:06Il y a probablement un recteur général,
15:08je ne connais pas les arcanes,
15:09mais je veux dire le chef des recteurs
15:10qui, lui, aurait pu démissionner
15:11en disant, je présente ma démission.
15:13Nous avions 3000 enseignants non affectés
15:15et un tas de lycées
15:17dans lesquels nous manquions de profs.
15:19C'est une impéritie totale
15:20dont je suis responsable
15:21et donc je présente ma démission.
15:22Non, pas du tout.
15:23Je pense même que ce monsieur
15:24ou cette dame, je ne sais pas,
15:25auront des promotions bientôt.
15:27Nous verrons.
15:27Il y a aussi le fait
15:28qu'on s'en prenne à ces professeurs,
15:30ces enseignants.
15:31On est, je crois,
15:31à plus de 150 blessés.
15:34C'est inédit dans l'histoire
15:35de l'éducation nationale.
15:37Donc ça, c'est le symptôme de quoi ?
15:39De la perte totale de l'autorité du prof ?
15:41Le symptôme de la suite
15:42de ce que je vous disais,
15:43c'est-à-dire de l'impéritie
15:45du chef de l'État
15:45qui tolère ces choses-là,
15:47qui laisse faire.
15:47C'est-à-dire on balance du vitriol,
15:50on jette de l'acide,
15:52on tire sur des policiers.
15:54Vous avez ce jeune homme de 14 ans
15:56qui tire sur un proviseur
15:58et sur une enseignante
15:59en disant qu'il n'avait pas
15:59l'intention de les tuer.
16:00À 14 ans, oui.
16:01Ça veut dire qu'à 14 ans,
16:02vous avez la possibilité,
16:03vous voyez comment l'intelligence...
16:04Ce n'est pas en lien
16:05avec le mot policier.
16:06Je précise, c'était à Aubagne.
16:07C'est important de le lire.
16:08C'est le délire général
16:10qui fait qu'aujourd'hui,
16:11on s'attaque à un enseignant.
16:12Je voulais y arriver en disant
16:13vous avez des gens aujourd'hui
16:14qui viennent avec un fusil de chasse
16:16dans un étui d'appareils de guitare.
16:19Des enfants.
16:19C'était un enfant.
16:20À 14 ans, oui.
16:22Ah oui, enfant.
16:23Mélenchon voudrait qu'il vote,
16:24ces gens-là.
16:25Et donc,
16:25qui tirent sur des gens
16:27en disant j'ai tiré
16:27mais je n'ai pas voulu les tuer.
16:29Vous voyez déjà,
16:29le fonctionnement du cerveau,
16:30le fonctionnement est effondré.
16:31Il n'y a plus de cerveau.
16:33Donc il y a aujourd'hui
16:34une détestation de tout ce qui représente
16:36l'ordre, le système.
16:37J'ai entendu un garçon
16:38dire l'autre fois le système.
16:39Et donc, ça veut dire
16:40qu'on peut tout aussi bien
16:42attaquer les policiers
16:43que les médecins.
16:44Pardon, pas les policiers
16:45mais les pompiers.
16:46Les pompiers que les médecins.
16:48C'est-à-dire un pompier
16:49vient pour faire quoi ?
16:50Pour vous aider
16:51si vous avez un infarctus
16:52à vous conduire
16:53le plus vite possible
16:54à l'hôpital.
16:55Éventuellement,
16:56à éteindre des incendies.
16:58Mais non,
16:58ils veulent détruire.
16:59Donc ils veulent faire des incendies
17:00et les pompiers
17:02arrêtent ces incendies.
17:03Donc on tape sur les pompiers,
17:04on tape sur les profs,
17:05on tape sur les policiers,
17:06on tape sur etc.
17:07On tape sur tout ce qui représente
17:08l'autorité de Chaudelman.
17:09Ce que vous nous dites,
17:09c'est que c'est la lutte
17:11contre le système.
17:12Donc c'est du marxisme
17:13en fait ce que vous nous décrivez.
17:15Mais quand Marx fait
17:16l'analyse du fonctionnement
17:18de l'histoire
17:18en matière de lutte des classes,
17:19il a raison.
17:19Il a raison.
17:20Il y a une lutte des classes.
17:21Simplement, ces classes,
17:23à l'époque où Marx
17:24fait la théorie
17:24de la lutte des classes,
17:25c'est dans le manifeste
17:25du Parti communiste
17:26en 1848,
17:27il dit qu'il y a deux classes,
17:28les bourgeois et les prolétaires.
17:29Les bourgeois possèdent
17:29les moyens de production,
17:30les prolétaires ne possèdent
17:31pas les moyens de production.
17:32Les bourgeois sont minoritaires,
17:34les prolétaires sont majoritaires.
17:36Et il dit,
17:36il y a un mouvement naturel,
17:37donc pas besoin de faire la révolution,
17:39de vouloir la faire,
17:40elle se fait naturellement.
17:42Et un jour,
17:43les prolétaires feront la loi
17:44et les bourgeois disparaîtront.
17:47Sauf qu'il n'avait pas prévu
17:48que les choses ne se passeraient pas
17:49comme ça
17:49et que parfois,
17:50il y a une moyenne bourgeoisie
17:53qui s'intercale.
17:53Enfin, peu importe.
17:54Mais donc,
17:56les classes,
17:56elles sont simples,
17:57d'autant que ça ne marche pas.
17:58Je veux dire,
17:58un boulanger, par exemple,
17:59il est propriétaire
17:59de ses moyens de production.
18:01Je veux dire,
18:01il travaille 12 heures par jour,
18:02notamment la nuit,
18:03et c'est un bourgeois
18:04dans la catégorie de Marx.
18:05Et un très grand patron,
18:06par exemple,
18:07qui dirige une entreprise
18:08du CAC 40,
18:09et lui,
18:09c'est un prolétaire
18:09puisqu'il ne dispose pas
18:10de ses moyens de production.
18:11Et on peut projeter ce schéma là
18:12sur ce qui se passe aujourd'hui ?
18:13Alors, on peut le projeter
18:14en disant que la lutte des classes
18:15est le moteur de l'histoire,
18:16ça c'est vrai,
18:17mais que les classes se sont modifiées
18:18et qu'il y a des classes
18:19diverses et multiples.
18:20Que vous avez,
18:21par exemple,
18:22des comédiens
18:23qui sont assistés
18:27comme intermittents du spectacle
18:28et c'est un système
18:29qui est légitime.
18:30Il fonctionne mal,
18:31mais il est légitime.
18:32On me dit souvent
18:32que vous êtes contre.
18:33Je dis non,
18:33je suis contre son fonctionnement.
18:34Je suis pour l'existence
18:36dans le principe de ça.
18:38Et puis,
18:39vous avez des,
18:39je ne vais pas donner
18:40des grands noms,
18:41mais enfin des grands noms
18:41du cinéma
18:42qui vivent très bien.
18:44Et sur les lycéens,
18:45c'est pareil ?
18:45Pardon ?
18:45Et sur les lycéens,
18:46c'est pareil ?
18:47On peut appliquer le schéma ou pas ?
18:48Alors, on pourrait imaginer
18:49effectivement que
18:50quand vous êtes collégien
18:51dans une sous-préfecture
18:52du Perche,
18:53par exemple,
18:54ce n'est pas très exactement
18:55la même chose
18:55que si vous êtes collégien
18:56chez monsieur,
18:58je ne vais pas donner de nom,
18:59mais enfin dans la Seine-Saint-Denis
19:01et vous n'aurez pas...
19:02Ou dans un lycée huppé ?
19:03Ou à Henri IV.
19:05Et on a vu d'ailleurs
19:05l'autre jour,
19:06il y avait,
19:07c'était l'école des mines,
19:08où on les voyait
19:09très bien habillés,
19:09ils manifestaient,
19:10il y avait des pancartes,
19:12c'était très bien écrit,
19:13il n'y avait pas
19:13de registre scatologique,
19:15on n'invitait pas
19:15à manger ses morts
19:16ni à niquer sa mère.
19:17Et puis,
19:18il y avait deux ou trois
19:19panneaux sympathiques,
19:19ils étaient tous là,
19:20bien habillés,
19:21pas de crête de coque,
19:22de cheveux de ceci
19:23ou de cheveux de ceux-là.
19:24Et on se dit,
19:24bah oui,
19:25il y a une lutte des classes.
19:25Évidemment,
19:26ceux-là,
19:26c'est ce que disait
19:27Jouando en voyant
19:28les 68ards descendre
19:29dans la rue,
19:29ils disent,
19:30dans 10 ans,
19:30vous serez tous notaires.
19:31Ils ont été pires,
19:32ils ont même parfois
19:32été patrons de libération,
19:34ils ont parfois été...
19:35Mais donc,
19:36il y a un peu ça,
19:37on voit bien
19:37qu'il y a des gamins
19:39qui ont raison
19:39de dire no future,
19:41disons-le avec le vocabulaire
19:43d'une quinzaine d'années,
19:44parce que pour eux,
19:45il n'y a pas de futur.
19:45Ça, c'est sûr
19:46que quand vous êtes
19:47dans un établissement scolaire
19:49qui n'est pas privilégié,
19:50et être privilégié,
19:51ce n'est pas avoir
19:51de l'argent de l'argent,
19:52ce n'est pas comme ça
19:52que ça se passe.
19:53On peut donner beaucoup d'argent
19:54et on en donne beaucoup
19:55dans les banlieues
19:55et ça ne marche pas.
19:56Ce n'est pas ça.
19:57Il faut redonner de la dignité,
19:58du savoir,
19:59il faut redonner des normes.
20:00Il y a plein de gamins
20:01qui ont envie de normes,
20:02ils sont anormaux
20:04parce qu'on les a fabriquées
20:05comme des anormaux.
20:06Alors, je mets A
20:07avec un trait d'union
20:08pour éviter
20:10qu'on ait des problèmes
20:11avec l'ARCOM.
20:11C'est-à-dire des gens
20:12à qui on n'a pas enseigné
20:14la norme,
20:14à qui on a dit
20:15il n'y a pas de normes,
20:16va, vas-y, fais ce que tu veux.
20:16On a parlé de Sterner tout à l'heure
20:18qui est le théoricien
20:19justement de l'absence de normes.
20:20Et donc, c'est normal
20:21qu'il y ait des classes différentes
20:22et qu'il y ait des luttes des classes
20:25entre les lycéens,
20:26les collégiens eux-mêmes
20:27avec aujourd'hui
20:28les réseaux sociaux
20:29qui permettent d'avoir
20:29la feuille de route
20:30et probablement Mélenchon
20:31souffle à l'oreille de quelqu'un
20:32qui dicte quelque chose
20:33qui arrive sur le portable
20:35des deux ou trois meneurs
20:36qui renvoie aux copains
20:37en disant
20:37voilà la nourriture,
20:39on a trop chaud l'été.
20:40Je rappelle quand même
20:41que normalement
20:42en juillet et août l'été
20:43les enfants sont en vacances.
20:44Mais parfois il y a des canicules
20:45en mai et juin.
20:46On veut une petite pause
20:47Michel Onfray.
20:48On se retrouve dans un instant
20:49sur CNews et sur Europe 1.
20:50On évoquera Jean-Luc Mélenchon.
20:52Il a tenu un meeting
20:52à Clermont-Ferrand.
20:53Il y avait beaucoup de choses
20:54dans ce qu'il a dit.
20:55Vous vouliez aussi nous parler
20:56de la Première de la Gaulle,
20:57de Raphaël Gluckman.
20:58Et puis on s'intéressera
20:58à cette histoire
20:59de référendum constitutionnel
21:00parce que Richard Ferrand,
21:01président du Conseil constitutionnel,
21:03a dit que Marine Le Pen
21:04ne pourrait pas faire
21:05le référendum qu'elle souhaite
21:06en raison de la Constitution.
21:08Et là, nous allons sortir
21:09l'atout Charles de Gaulle.
21:10A tout de suite.
21:12On se retrouve dans
21:13Face à Michel Onfray
21:14sur CNews et sur Europe 1.
21:15Michel, évoquons maintenant
21:17ce référendum constitutionnel
21:19que souhaite mettre en place
21:20Marine Le Pen,
21:21candidate à l'élection présidentielle.
21:23Elle veut une grande révision
21:24constitutionnelle
21:24par le biais d'un référendum
21:26pour pouvoir mettre en place
21:27sa préférence nationale
21:29et sa politique migratoire.
21:30Or, le président du Conseil constitutionnel
21:33qui se nomme Richard Ferrand
21:35a lui estimé
21:36que ce n'était pas possible,
21:37qu'on ne pouvait pas passer
21:38par l'article 11
21:39et qu'il fallait forcément passer.
21:41C'est un peu technique
21:41mais néanmoins important.
21:43Par l'article 89
21:44qui suppose que le texte
21:45soit voté en termes identiques
21:47par l'Assemblée nationale,
21:48le CA, le Sénat
21:49avant une approbation
21:51par référendum
21:51ou une majorité
21:52des trois cinquièmes
21:52du Parlement réunis en Congrès.
21:54Alors, il y a un débat de juriste
21:57ou il n'y a pas de débat de juriste ?
21:58On va peut-être écouter
21:59le général de Gaulle
22:00ou est-ce que vous pouvez
22:01vous voulez prendre la parole
22:02avant le général ?
22:02Allez, on écoute d'abord
22:04le général de Gaulle
22:05qui lui, évidemment,
22:06avait la réponse à l'époque.
22:08Je crois que c'était en 1965.
22:09Écoutez-le.
22:09L'article 11, en tête de ceux
22:14qui fixent les pouvoirs
22:15du président de la République,
22:19lui attribue le droit
22:22de soumettre au référendum
22:24sur la proposition du gouvernement
22:26tout projet de loi
22:30portant sur l'organisation
22:32des pouvoirs publics.
22:33Je répète et je souligne
22:35tout projet de loi
22:38portant sur l'organisation
22:40des pouvoirs publics.
22:42Par conséquent,
22:45ne pas admettre
22:46qu'on puisse proposer au pays
22:49un changement
22:50de la Constitution
22:53portant sur l'organisation
22:55des pouvoirs publics.
22:58C'est nier
22:59que ce qui est écrit
23:01est écrit.
23:04C'est ne tenir aucun compte
23:07de l'événement capital
23:09suivant lequel,
23:09depuis 1945,
23:12c'est le peuple
23:13qui détient
23:16directement
23:16le pouvoir constituant.
23:19Voilà pour le général de Gaulle.
23:20Magistral, évidemment.
23:21Ça répond à Richard Ferrand
23:23pour vous, Michel Onfray,
23:25de façon définitive.
23:26OK.
23:26Allez-y, quand même.
23:28Oui, ça lui répond.
23:29Mais c'est génial.
23:31Moi, j'utilise rarement le mot.
23:33L'essentiel du gaullisme,
23:36c'est ça,
23:36c'est le peuple qui est souverain.
23:37C'est le peuple qui est souverain.
23:38Ce n'est pas Richard Ferrand.
23:40Et donc,
23:40ce n'est pas M. Richard Ferrand
23:41qui est élu avec une voix près
23:43par son copain Macron
23:44qui l'a poussé
23:45alors que son passé
23:46est plutôt impassif, etc.
23:48On devrait se taire
23:49dans ces cas-là.
23:50Et puis, jadis,
23:51il n'y a pas encore
23:52bien longtemps,
23:56ce genre de personnage
23:57occupant ce genre de fonction
23:58s'interdisait
23:59de commenter l'actualité.
24:00Là, c'est pire
24:00que commenter l'actualité.
24:01C'est juste dire
24:02qu'il va falloir
24:03que ces gens
24:04qui risquent d'arriver au pouvoir
24:05n'y arrivent pas.
24:06C'est un putsch.
24:06C'est un putsch intellectuel
24:08de le dire de cette manière-là.
24:10Moi, j'ai fait une thèse
24:10de philosophie politique
24:11et juridique
24:12avec Mme Goyard
24:13que j'aimais beaucoup.
24:14On n'était pas d'accord,
24:15elle et moi,
24:16parce qu'elle avait une conception
24:17un peu sacralisée
24:18de la loi
24:19et du droit.
24:20Et moi, j'avais une conception
24:22très concrète du droit
24:23en disant que c'est une règle du jeu.
24:25Ça se change,
24:26ça se bouge.
24:27La preuve,
24:28prenez le simple XXe siècle,
24:30on envoyait des femmes
24:31à l'échafaud,
24:32je dis bien à l'échafaud
24:32parce qu'elles avaient été avorteuses,
24:34faiseuses d'anges,
24:35comme on disait à une époque.
24:36Ensuite, avec Mme Simone Veil,
24:38on rend possible
24:39l'avortement.
24:40Ensuite, on le rembourse
24:42avec la Sécurité sociale.
24:42Vous avez même aujourd'hui
24:44des pilules du lendemain
24:45qui sont données
24:46à des jeunes filles.
24:47Moi, j'étais dans une pharmacie,
24:48on a donné ça à une jeune fille
24:49qui avait du mal à parler français
24:50et elle n'avait aucun droit,
24:53etc.
24:53La pharmacienne lui a donné tout de même.
24:54Et puis aujourd'hui,
24:55on voudrait constitutionnaliser
24:57la question de l'avortement.
24:58Vous voyez comment
24:59la loi a changé.
25:01Ça a été fait, d'ailleurs.
25:01C'est la loi qui a envoyé
25:02les femmes à l'échafaud
25:04quand elles avaient avorté
25:06d'autres femmes
25:07et c'est la loi
25:07qu'on inscrit
25:09dans la Constitution.
25:11Il en va de même
25:12avec la peine de mort.
25:14Il y a eu une peine de mort
25:15jusqu'à ce que Badinter,
25:17sur la demande de François Mitterrand,
25:19abolisse la peine de mort.
25:19Donc la loi défendait
25:21la peine de mort
25:21et c'est une autre loi,
25:23mais loi tout de même,
25:23qui a permis
25:24l'abolition de la peine de mort.
25:26Mais je veux dire
25:26que le droit,
25:27c'est la volonté du peuple.
25:28C'est ce qu'on doit garder
25:30de ce que dit le général de Gaulle.
25:31Il dit,
25:31mais la souveraineté nationale,
25:33c'est le peuple
25:33et c'est le peuple
25:34qui décide de la loi.
25:35Ce n'est pas M. Ferrand
25:36et ce n'est pas une officine.
25:37Le Conseil d'État
25:38et tous les conseils divers
25:39et multiples
25:39sont des officines
25:40qui sont occupées
25:41par des gens bien payés
25:43pour permettre au pouvoir
25:44de décider au-dessus
25:45de la tête du peuple.
25:47Moi, je ne suis pas Marine Le Pen
25:48et je n'ai pas de conseil
25:49à lui donner,
25:49mais il faudrait de manière générale
25:51une espèce de possibilité
25:52de dire
25:53qu'on va remettre
25:54les compteurs à zéro
25:54et de manière constitutionnelle,
25:56je ne sais pas
25:57ce que M. Ferrand
25:57et ses copains diraient,
25:58et copines,
25:59mais de remettre
26:00les compteurs à zéro
26:01en disant
26:01« Nous revenons à 1958
26:03et à la constitution de 58 »
26:04à quoi j'ajoute 62
26:05puisque l'élection
26:07suffrage universel direct
26:08du chef de l'État
26:08n'est pas dans la constitution de 58
26:10mais dans son ajout.
26:12Ça veut dire effectivement
26:12qu'on règle aussi
26:13le problème de Maastricht,
26:14le problème de la souveraineté
26:15et d'autres problèmes.
26:16Donc là,
26:17on peut proposer
26:17une révolution générale,
26:19je dirais,
26:20qui consisterait à faire
26:20l'économie
26:21de tous ces pouvoirs parasites
26:22qui détestent le peuple,
26:24qui méprisent le peuple,
26:25qui font l'économie du peuple.
26:27Ces gens-là même
26:28qui ont décidé en 2005
26:29quand le traité européen
26:30a été refusé par le peuple
26:32de manière référendaire,
26:33ceux-là même
26:34qui en 2008 ont dit
26:35« Vous l'aurez quand même ».
26:36Le président Giscard d'Estaing
26:37a fait savoir
26:38que le traité de Lisbonne,
26:40c'était très exactement,
26:41sauf quelques virgules
26:41et paragraphes déplacés,
26:43ce qui avait été proposé
26:44en 2005.
26:45Qu'est-ce que c'est
26:45que ce pouvoir
26:46qui joue de ces élus
26:48qui eux-mêmes
26:49sont des gens de parti
26:49et pas des gens
26:50qui aiment la France
26:51ou encore moins les Français,
26:52que ce pouvoir
26:54qui dit
26:54« On va faire des contre-pouvoirs
26:56pour que le véritable pouvoir
26:57qui est le pouvoir du peuple
26:58n'existe pas ? »
26:59Au cas où, en 2027,
27:00ce soit Marine Le Pen
27:00qui soit élue.
27:01Écoutez ce qu'elle a dit.
27:02Elle était cette semaine
27:03à Bruxelles.
27:05Ce sera un référendum
27:07constitutionnel
27:08que j'entends
27:09soumettre au peuple français
27:10parce que le peuple français
27:12doit pouvoir être entendu,
27:15écouté
27:15et respecté
27:16dans sa décision
27:18concernant
27:19la loi suprême
27:20qu'il se choisit
27:22puisque, je le rappelle,
27:23dans notre Constitution,
27:24le peuple
27:26est le seul souverain.
27:27Il n'y en a pas d'autre.
27:29Et donc,
27:30il est parfaitement légitime
27:31et naturel
27:32comme ça a été le cas
27:33d'ailleurs
27:34dans l'histoire récente
27:35de notre pays,
27:37parfaitement légitime
27:37et naturel
27:38que les Français
27:39puissent s'exprimer
27:40sur la modification
27:42de la Constitution
27:43que je leur propose
27:44et qui vise,
27:45entre autres,
27:46à constitutionnaliser
27:48le droit des étrangers
27:50afin que nous puissions
27:51retrouver la maîtrise
27:52de l'immigration
27:54dans notre pays,
27:55ce qui n'est plus le cas
27:56depuis déjà
27:57un certain nombre d'années.
27:58Voilà, pour Marine Le Pen.
27:59Qu'est-ce que vous dites,
28:00Michel Enfray ?
28:01Je dis que la configuration
28:02de l'élection présidentielle
28:03n'est pas que présidentielle,
28:04elle est aussi parlementaire.
28:06C'est-à-dire que Marine Le Pen,
28:07elle ne peut rien faire
28:08si elle n'a pas le gouvernement,
28:10le parlement
28:11et notamment le Congrès,
28:13c'est-à-dire le Sénat
28:13plus le Parlement
28:14avec elle.
28:16Dès à présent,
28:16on peut quand même dire
28:17qu'elle n'a pas le Sénat.
28:18Ça a été une victoire pour elle
28:19de voir arriver
28:20je ne sais combien
28:21de sénateurs,
28:22une quinzaine,
28:23mais ça ne fait pas
28:24une majorité.
28:26Je pense qu'elle disoutrait
28:28évidemment l'Assemblée nationale
28:29une fois arrivée au pouvoir,
28:31mais il se passerait quoi là ?
28:32Pensez que tous les socialistes
28:33qui disent
28:34« jamais d'union
28:35avec la France insoumise »
28:36diraient
28:37« continuons jamais d'union
28:38avec la France insoumise ».
28:39Non, on aurait quelques ralliements
28:41de ça et là
28:41du côté des Républicains,
28:42assez probablement,
28:43mais un gros bloc
28:44dans lequel on retrouverait
28:45Macron, les macronistes,
28:47les Attal,
28:47les Philippes, etc.,
28:48les socialistes,
28:51M. Glucksmann s'il reste encore,
28:52M. Hollande qui pourrait être
28:54l'homme de tous ces gens-là
28:55d'ailleurs,
28:55et puis les communistes,
28:56et puis la France insoumise,
28:57etc.
28:58Et là, ça ferait un gros bloc
28:59contre Marine Le Pen
29:00qui ne pourrait pas gouverner.
29:01De sorte que la question
29:03n'est pas résolue par l'élection,
29:04ne serait pas,
29:05parlons conditionnelles,
29:06ne serait pas résolue
29:07par la seule élection
29:08de Marine Le Pen
29:08qui pourrait choisir
29:10le Premier ministre
29:11de ses voeux.
29:13Il y a aussi une politique
29:15qu'on ne peut pas mener,
29:15c'est ça le génie
29:16du général de Gaulle,
29:17c'est d'avoir dit
29:17on va réunir la monarchie
29:19et la République.
29:20La monarchie,
29:20c'est le chef de l'État
29:23choisi comme une personne,
29:24c'est 62,
29:25et donc il incarne
29:26la volonté populaire,
29:27le souverain,
29:28c'est-à-dire on ne va pas
29:28faire un référendum
29:29pour savoir si on envoie
29:29une bombe atomique,
29:30il faut un doigt sur un bouton
29:31et c'est le chef de l'État.
29:33Et ça, c'est la monarchie.
29:34Et la République,
29:35c'est la possibilité
29:35de couper la tête symboliquement
29:37du chef de l'État
29:38en disant
29:38on ne veut plus de vous
29:39en votant.
29:40La guillotine pour le général de Gaulle,
29:42c'est l'élection.
29:42Vous perdez les élections,
29:43vous démissionnez.
29:44Là, depuis Mitterrand,
29:45on perd les élections,
29:46on reste,
29:46depuis même Giscard,
29:47puisque Giscard avait dit
29:48si je perds les législatives,
29:49je reste comme chef de l'État
29:50et je m'en vais
29:51dans un château de la République.
29:53Et donc,
29:53c'est ça qui est impossible.
29:54Le général de Gaulle
29:55n'a pas théorisé
29:57la possibilité
29:58d'une cohabitation
29:59parce que pour lui,
30:00c'était incroyable.
30:00On n'écrit pas
30:01dans une constitution
30:03si vous perdez les élections,
30:04vous avez le devoir
30:05de démissionner.
30:06Ça s'appelle l'honneur.
30:07On n'a pas besoin
30:07d'appeler à l'honneur
30:09sur le papier.
30:10On pense qu'un chef d'État,
30:11c'est quelqu'un
30:11qui a de l'honneur.
30:12Mais non.
30:13Tous ceux qui ont dit
30:13j'ai perdu,
30:14donc je reste,
30:14je rappelle qu'à part
30:15les deux élections présidentielles
30:17qui ne suffisent pas
30:17à constituer une légitimité,
30:19Emmanuel Macron a perdu
30:20toutes les élections intermédiaires
30:21et n'en a tiré
30:22aucune conclusion
30:22puisque quand il a perdu
30:25la dissolution,
30:26que le Rassemblement National
30:27l'a gagné
30:28ou la France Insoumise,
30:33le voie de parti,
30:33c'était Marine Le Pen,
30:34le général de Gaulle,
30:35démissionne
30:36ou éventuellement
30:37nomme Jordan Bardella
30:38Premier ministre.
30:38Ça s'appelle
30:39respecter la Constitution.
30:41Et Emmanuel Macron dit
30:43je prends le troisième,
30:44la groupe
30:45et dans le troisième groupe
30:45je vais aller chercher
30:46tous mes premiers ministres
30:47depuis qu'il les a nommés.
30:49Que ces gens-là
30:49ne viennent pas nous donner
30:50des leçons
30:51de droit constitutionnel.
30:52Allez, on est en face à Michel
30:54on ferait sur CNews
30:54et sur Europe 1.
30:56Intéressons-nous
30:56à ce qui se passe à gauche, Michel.
30:58Alors peut-être un mot d'abord
30:59de la désignation
31:00de Raphaël Glucksmann
31:01comme candidat primaire
31:03de la gauche.
31:04Pour vous,
31:04alors c'est le premier étage
31:06ou le dernier étage
31:06de la fusée Maastrichtienne ?
31:08Premier là.
31:08Premier, pourquoi ?
31:09Et après on écoutera
31:10Jean-Luc Mélenchon
31:10parce que le système
31:12a désigné son candidat.
31:13C'est-à-dire quand le Parti Socialiste
31:15qui a quand même
31:16défrayé la chronique,
31:17la chose a été dite.
31:18Elle a été dite par Julien André,
31:19elle a été dite par Malek Bouti,
31:21elle a été dite par Ségolène Royal
31:24et son roi dans le bourrage d'Urne.
31:25Ça a été dit.
31:26Moi j'ai vérifié la chose
31:28le jour où j'ai entendu.
31:29M. Menouchi
31:30qui a organisé la primaire,
31:32le Parti Socialiste
31:33qui organise la primaire.
31:34Enfin normalement tout est fait
31:35pour que le candidat socialiste
31:37M. Faure ait 120% des voix.
31:39Et là il n'a d'abord pas ça
31:41et ensuite il y a quelqu'un
31:42qui envoie 100 000 votants
31:44qui surgissent de nulle part.
31:46Donc c'est facile
31:46si vous arrivez en masse.
31:48Tout ça est très légal.
31:50Il y a 100 000 personnes
31:50qui ont payé 15 euros
31:52pour le faire quand même.
31:53La gauche,
31:54elle estime quand même
31:55que tout le monde
31:56a les moyens
31:56de donner 15 euros
31:57juste pour dire...
31:57Déductible des impôts.
31:59C'est une bonne chose
32:00et comme par hasard
32:01il a un score de maréchal
32:03et le Parti Socialiste
32:05qui a organisé ses élections
32:07voit son candidat humilié.
32:08Vous avez Ségolène Royal
32:09qui dit
32:10je déplore ce choix
32:11formidable
32:12et qui d'ailleurs
32:13est en train
32:14semble-t-il
32:14de préparer
32:15une alternance
32:17à gauche.
32:18Je ne vais pas en dire plus
32:19mais quand j'écoute
32:20j'entends
32:20ou qu'on me donne
32:21un certain nombre d'informations.
32:22Ce n'est pas gagné
32:23pour Raphaël Glucksmann.
32:24Il s'est déjà pris du riz
32:25sur la tête
32:25puis de la farine.
32:26Il va bientôt pouvoir faire
32:26un gâteau
32:27et je pense qu'il n'est pas
32:29forcément légitime
32:30déjà dans ce camp-là.
32:32Donc dans ce camp-là.
32:33Et je pense qu'on le met en avant
32:35pour mieux cacher
32:36les opérations derrière.
32:37Il y a des gens
32:37qui ne sortent pas du bois
32:39qui pourraient sortir
32:40je ne donne pas le nom
32:41mais qui pourraient très bien
32:42en janvier dire
32:43tout se passe mal
32:44je vais être obligé d'eux
32:45etc.
32:46Et puis là pour le coup
32:47le système pourrait dire
32:48bon voilà
32:48on a un deuxième tour
32:49on a évincé
32:51M. Mélenchon
32:51parce que d'abord
32:52c'est ça
32:52leur logique
32:53c'est d'évincer Mélenchon
32:54ensuite ils veulent bien
32:55de Marine Le Pen
32:55elle est formidable comme épouvantail
32:57et puis on a juste en face
32:58quelqu'un qui pourrait être
32:59un François H
33:00je ne sais pas
33:00je ne vais pas donner de nom
33:01au hasard
33:02mais qui pourrait être là
33:03en disant
33:03j'ai l'expérience
33:04j'ai changé
33:05vous avez vu
33:05son programme n'est plus le même
33:07jadis c'était Macron
33:08qui disait
33:08mon programme n'est pas socialiste
33:10et bien lui son programme
33:11qui déjà n'était pas socialiste
33:12quand il prétendait l'être
33:13son programme était encore
33:14moins socialiste
33:15et puis là il est en train
33:16de réunir semble-t-il
33:17des individus un peu disparates
33:19et je pense que
33:19quand on aura les noms
33:20il y a des gens
33:21que ça fera sourire
33:21ou rire ou peut-être rire jaune
33:23Michel Onfray
33:23évoquons maintenant
33:24Jean-Luc Mélenchon
33:25parce que s'il y en a un
33:26qui parle
33:26c'est bien lui
33:27il fait une campagne
33:28sur le terrain
33:29méthodique
33:30très organisée
33:31il était à Clermont-Ferrand
33:32le week-end dernier
33:33il a dit beaucoup de choses
33:34d'abord il a parlé
33:35du néolibéralisme
33:36il dit que
33:37cette élection
33:37ne ressemble à aucune autre
33:39on va écouter
33:39le premier extrait
33:40de ce discours
33:40de Jean-Luc Mélenchon
33:42Je commence par dire
33:44ce que tous vous savez
33:47cette élection présidentielle
33:49ne ressemble à aucune autre avant
33:51nous voulons en assumer
33:54totalement
33:55la gravité des enjeux
33:59ces enjeux
34:01engagent en profondeur
34:03l'histoire de France
34:06nous ne devons pas laisser
34:09se rabougrir
34:11ces enjeux
34:12ou les choix urgents
34:14de notre temps
34:15qu'il faut savoir
34:16formuler
34:17porter haut et fort
34:19et ne pas les laisser
34:21se diluer
34:22dans le bal
34:24des vanités politiciennes
34:26et des lubies sondagières
34:28un monde
34:30est en train de s'achever
34:33ce monde
34:34c'est celui
34:35qui depuis 40 ans
34:37fait la loi
34:39le néolibéralisme
34:41le néolibéralisme
34:42Michel Onfray
34:42comment est-ce que vous analysez
34:43cette parole
34:44de Jean-Luc Mélenchon
34:45moi je souscris
34:46à tout ce qu'il vient de dire
34:47il a raison
34:48c'est terrible
34:50comment ?
34:51oui c'est terrible
34:52ah non mais parfois
34:53quand il dit vrai
34:53il faut le dire
34:54il faut dire qu'il le dit
34:55oui oui
34:55non mais moi j'ai aucun problème
34:57avec la vérité
34:58je ne suis pas un homme de parti
34:59donc si la vérité
35:00est chez Jean-Luc Mélenchon
35:01il fait Jean-Luc Mélenchon
35:02pour le coup dans cet extrait
35:04il nous dit
35:05c'est un enjeu civilisationnel
35:07il a raison
35:08il nous dit
35:09je propose
35:10une formule civilisationnelle
35:11il a raison
35:12elle est extrêmement claire
35:13et si vous prenez
35:14on ne sait pas qui encore
35:15va y aller
35:16il y a 36, 37, 38
35:18je ne sais plus combien
35:18de candidats
35:19il y en a un par jour
35:20en plus
35:21il y a en face
35:22un autre discours civilisationnel
35:23qui est celui d'Éric Zemmour
35:24c'est pareil
35:26on adhère
35:26on adhère pas
35:27mais il y a deux
35:28deux candidats
35:29clairement déclarés
35:30qui proposent
35:31un discours civilisationnel
35:32on sait quel est celui
35:33d'Éric Zemmour
35:34il est tout à fait opposé
35:35à celui-ci
35:36tous les deux disaient
35:37un grand remplacement
35:37Mélenchon dit
35:38c'est formidable
35:38Éric Zemmour dit
35:40c'est pas formidable
35:40il faut y résister
35:41un dit
35:43rendons possible
35:44accélérons le mouvement
35:45du grand remplacement
35:45ça s'appelle le sens de l'histoire
35:47c'est le sens de l'histoire
35:48de France d'ailleurs
35:48et puis l'autre qui dit
35:49pas du tout
35:50on arrête
35:50on bloque
35:51etc.
35:52je ne sache pas qu'ailleurs
35:53il y ait
35:54des discours civilisationnels
35:56des lectures civilisationnelles
35:58même chez Marine Le Pen
35:59c'est à dire qu'elle pourrait
36:01elle
36:02justement peut-être
36:03solder la période
36:04Jean-Marie Le Pen
36:05qui lui aussi avait
36:05un discours civilisationnel
36:08qu'on pouvait ne pas aimer
36:09qui était d'ailleurs
36:09franchement antisémite
36:11moi j'ai lu les deux tomes
36:12des mémoires
36:13de Jean-Marie Le Pen
36:14il y a de l'antisémitisme
36:15du vichisme
36:16de l'éloge du maréchal
36:16de la détestation
36:17du général de Gaulle
36:18c'est un marqueur
36:18la haine du général de Gaulle
36:19pour l'extrême droite
36:20et tous les gens
36:21qui détestent le général de Gaulle
36:22sont vraiment des gens
36:23d'extrême droite
36:24si vous voulez vraiment
36:24une logique
36:25il lui rapproche l'Algérie
36:26ou ce genre de choses
36:27et il a raison de dire
36:29que les prochaines élections
36:30sont l'occasion
36:31d'un vrai choix de société
36:34et Marine Le Pen
36:35elle propose
36:36elle est très prudente
36:37je pense qu'elle a des bons sondages
36:39qu'elle veut être élue
36:41mais il n'y a pas
36:42un souffle civilisationnel
36:44qui permettrait de dire
36:45je ne sais pas
36:46je suis néo-gaullienne
36:47pourquoi pas
36:47il pourrait très bien dire
36:48on voit monsieur Tanguy
36:49qui sans cesse
36:50quand il apparaît
36:50sur le plateau
36:52à une croix de Lorraine
36:52en or
36:53mais il revendique
36:54et puis il fait très bien
36:54de revendiquer
36:55et je pense
36:57qu'on doit pouvoir revendiquer
36:58le gaullisme
36:59comme un projet civilisationnel
37:00alors qui porte aujourd'hui
37:01ce projet civilisationnel ?
37:03Personne
37:03il n'y a pas d'identification
37:05si peut-être
37:05de Nicolas Dupont-Aignan
37:07que j'ai écouté l'autre jour
37:08sur votre plateau
37:09mais qui bloque à 2
37:10qui bloque à 2%
37:11bon il y a un moment donné
37:12quand vous avez été
37:13aussi souvent candidat
37:14et que vous faites aussi peu
37:15il faut faire un travail
37:17d'introspection personnelle
37:18mais ça c'est un autre sujet
37:18mais il n'y a pas de
37:20il y a la place
37:21pour un troisième discours
37:22civilisationnel
37:22il y aurait un discours
37:23civilisationnel
37:24chez les écologistes
37:25ils sont susceptibles
37:25de le tenir
37:26il y a un vrai discours
37:28civilisationnel
37:29chez certains écologistes
37:29à mettre en place
37:30face à celui de M. Mélenchon
37:31vous avez 3 écologistes
37:32vous avez 4 idées
37:34ou 4 tendances
37:35autre extrait
37:36que je voulais vous faire écouter
37:37à propos
37:38dans la lignée
37:39du néolibéralisme
37:40évoqué par Jean-Luc Mélenchon
37:41il évoque une société
37:43dans laquelle
37:43tout est marchandise
37:44c'est intéressant aussi
37:45au plan philosophique
37:46écoutez-le
37:48Ce bazar a été organisé
37:50du sommet de l'Etat
37:51par des gens
37:52qui voulaient transformer
37:53le savoir
37:54en une marchandise
37:55comme ils transforment
37:56tout en marchandise
37:58et c'est cette société
37:59à laquelle nous voulons
38:01mettre fin
38:01la société
38:03où tout
38:03est marchandise
38:04le savoir
38:06n'est pas
38:07une marchandise
38:08le jour où le savoir
38:10devient une marchandise
38:11alors
38:12vous êtes dans une société
38:13obscurantiste
38:15Voilà pour Jean-Luc Mélenchon
38:17là il s'adresse évidemment
38:17à la jeunesse
38:18le savoir est-il une marchandise
38:20Michel Onfray ?
38:21Je souscris
38:22il a raison
38:23ça n'est pas une marchandise
38:24mais si c'est pas une marchandise
38:26c'est autre chose que ça
38:27de sorte qu'il devrait
38:28inviter ses petits copains
38:31à respecter le livre
38:32à respecter les librairies
38:33qui vendent des livres
38:34qui ne sont pas forcément
38:35et les profs
38:37et les gens qui mettent le feu
38:38à des lieux de savoir
38:39dire qu'ils ont tort
38:40et que etc
38:41donc c'est comme M. Nouniez
38:42on ne sait pas
38:43qui dit quoi
38:44il y a Jean-Luc qui dit ça
38:44formidable
38:45le savoir n'est pas une marchandise
38:47bah évidemment
38:47heureusement que
38:48quelqu'un peut le dire
38:50d'autres ne le pensent pas
38:51ceux justement
38:52qui sont à la tête du livre
38:53ou de l'industrie du livre
38:55je dirais
38:55dont nombre d'éditeurs
38:56etc
38:57mais
38:59on ne peut pas se contenter
39:00de dire ça
39:01et en même temps
39:01d'inviter à détruire
39:03tous les récits historiques
39:04qui ne correspondent pas
39:05de mettre le feu quasiment
39:06au puits du fou
39:07parce que c'est une histoire
39:08qui ne leur correspond pas
39:09d'interdire un certain nombre
39:10de profs d'enseigner
39:11de ne rien dire
39:12quand des élèves
39:12mettent à la porte
39:14un enseignant
39:14qui a tout juste
39:15pour tort
39:16de ne pas être éléphiste
39:18etc etc
39:18donc oui
39:20la déclaration de principe
39:21est formidable
39:21simplement ce serait bien
39:23qu'il montre par ailleurs
39:24il indique à ses militants
39:26que la solution
39:27n'est pas
39:28les coups de pied
39:28de la jeune garde
39:29pour assassiner des militants
39:30mais le respect du livre
39:32et le débat
39:32donc c'est un double discours
39:33pour vous ?
39:34mais oui
39:34c'est un discours électoral
39:35donc on voit bien
39:36que son avant-garde
39:38elle n'est pas très éclairée
39:39c'est pas une avant-garde
39:40qui met en avant
39:41des livres
39:42c'est une avant-garde
39:43qui met en tête
39:43des faux
39:44des pics
39:45des guillotines
39:46des têtes décapitées
39:48collées sur des ballons de football
39:49enfin
39:50on ne peut pas d'un côté
39:51dire le savoir
39:52n'est pas une marchandise
39:53et puis après
39:54dire le savoir
39:55quand il correspond
39:56à ce qu'on défend
39:57nous comme idée
39:58oui d'accord
39:58pas de problème
39:59allez-y achetez les bons livres
40:00mais les autres
40:01faisons des autodafés
40:02et jetons les mauvais livres
40:03et puis jetons aussi
40:04les mauvais profs
40:04et puis jetons les mauvais intervendants
40:06et jetons les mauvais conférenciers
40:08etc.
40:09discours de propagande
40:10d'un bon candidat
40:12qui est un sophiste absolu
40:13et qui sait manier les mots
40:14allez on continue sur la philo
40:15puisque c'est l'heure du point philo
40:16Michel Onfray
40:17vous avez choisi un livre
40:18de Max Stirner
40:19L'unique est sa propriété
40:21il date de 1844
40:23et vous dites que c'est le brévière
40:24du nihilisme contemporain
40:26expliquez-nous
40:27oui
40:27alors le nihilisme
40:28c'est un mot que j'entends maintenant
40:29sur les plateaux
40:30c'est très bien
40:30mais c'est le règne du
40:31le nihil c'est le rien
40:32le nihilisme c'est le système
40:34qui est construit sur rien
40:35et d'ailleurs la première phrase
40:36de Max Stirner
40:37c'est
40:37je n'ai basé ma cause sur rien
40:40c'est un livre
40:40un peu foutraque
40:41comme le personnage
40:42mais en même temps c'est un livre de raté
40:45personnage qui n'a pas fait
40:46la carrière qu'il aurait voulu faire
40:48qui est mort d'une piqûre de mouche empoisonnée
40:50il s'appelait Kaspar Schmitt
40:52et il avait pris le nom de Stirner
40:54parce que Stirner c'est le front
40:55il avait un grand front comme ça
40:56il était connu pour fumer des cigares
40:58dans les boîtes
40:59enfin dans les bars
41:00ou en picolé
41:02c'était les jeunes égoliens
41:03qui se retrouvaient là
41:04il a épousé la fille de sa logeuse
41:05elle est morte en couche
41:06le jour du mariage
41:08il a pris un anneau sur un rideau
41:09pour faire une alliance
41:11et donc après il a épousé la fille de sa logeuse
41:15et il a utilisé la dot pour acheter une lettrie
41:18il l'a fait faillite
41:19enfin bon c'est la vie d'un raté
41:20et il fait le livre d'un raté
41:22mais en disant
41:23je veux tout détruire
41:25et c'est mon obsession
41:26et c'est un peu ça
41:27c'est à dire quand vous faites
41:29la biographie des gens qui veulent tout détruire
41:31ils sont déjà eux-mêmes détruits
41:32ce sont des gens qui sont détruits de l'intérieur
41:34qui veulent détruire tout autour d'eux
41:36pour que le monde leur ressemble
41:37pour que les ruines, les flammes, etc. témoignent de l'état intérieur de leur cerveau
41:42et donc lui il dit je prends tout et je détruis tout
41:44je n'ai basé ma cause sur rien sauf sur moi-même
41:47et il dit moi je suis le centre du monde
41:50je est le centre du monde
41:51il n'a pas le temps de définir ce qu'est le mot ou le je
41:54chacun a compris ce que ça signifie
41:56et il dit tout est possible de ce que je peux faire sans me faire prendre
42:00donc je détruis l'armée, je détruis la police
42:02je détruis le savoir, je détruis la culture
42:04je détruis la famille, je détruis Dieu
42:05je détruis la religion, je détruis l'université
42:08je détruis les livres, je détruis Marx
42:10qui est son contemporain
42:11ils se sont probablement rencontrés dans un bistrot
42:13même s'il ne l'a pas vraiment rencontré, il a rencontré une gueule
42:15je détruis Proudhon, je détruis la république
42:17je détruis l'état, je détruis la famille
42:19tout, tout, tout, tout, tout
42:20c'est un programme politique
42:21c'est un programme politique quand on écoute un certain nombre de jeunes
42:24moi j'ai fait une partie de ma thèse sur Stirner
42:26et il y a un petit point positif, ce qu'il appelle l'association des égoïstes
42:30parce que lui il défend l'égo, l'égoïsme, l'égo-centrisme
42:34en disant je peux violer
42:35il dit je peux violer, je peux tuer, je peux massacrer
42:38oui, oui, tout ce qui est faisable, je le fais et j'y ai droit
42:43au nom du jeu
42:43au nom du jeu, qui ne se reconnaît aucune limite, aucune valeur, aucune éthique
42:49et cette association d'égoïstes, elle nomme assez précisément
42:53ce qu'on peut nommer aujourd'hui les black blocs
42:55c'est-à-dire que ce sont des égoïstes qui s'associent dans un seul projet
42:59celui de détruire
43:00et vous voyez ces gens qui sont partout, nulle part, etc
43:03il y a une espèce d'essain qui se constitue
43:04hop, on y va, et puis ils ont des signes de reconnaissance
43:08et puis ils attaquent, ils ont des techniques militaires ou paramilitaires
43:10et puis on tape, on tabasse, on casse
43:13on détruit des vitrines, des magasins
43:16on détruit des banques
43:17et puis après on se replie, on s'en va, on disparaît
43:19Ce sont eux les nihilistes
43:21Les associations d'égoïstes qui mettent en relation
43:23les nihilistes modernes qui estiment que
43:25la destruction, c'est la seule vérité qui soit
43:28puisqu'il y a jouissance dans l'affirmation
43:30et on voit dans l'affirmation de la négation
43:32c'est dans ce sens qui est resté guélien
43:34c'est-à-dire que la seule affirmation qui coûte
43:36c'est la destruction
43:38et en fait, je me dis, c'est un livre
43:40qui ressemble assez à notre époque
43:41parce que chaque semaine, j'essaie de trouver un livre
43:43je ne me dis pas, je vais prendre n'importe lequel
43:45puis on fait une leçon de philo, point la ligne
43:46j'essaie de trouver un livre qui éclaire un peu
43:48ce qui se passe actuellement
43:50et je me dis, eh bien, allons voir de ce côté-là
43:52parce que de fait, ce livre-là
43:55qui dit-on a influencé Nietzsche ?
43:56Bon, moi, il était grand lecteur, Nietzsche
43:59il a pu le lire, mais je ne vois pas
44:01de passage de son égoïste au surhomme de Nietzsche
44:05ça c'est un autre sujet, on a déjà eu l'occasion
44:06de parler du surhomme de Nietzsche
44:07qui est une figure autrement plus élaborée que ça
44:10c'est un petit garçon, Stirner
44:12c'est un petit garçon qui dit, qui trépigne
44:13et qui tape des pieds, qui dit je veux, je veux
44:15et si je veux, c'est à moi
44:16et je veux tous les bonbons du magasin
44:18et je veux tous les jouets du magasin
44:19et si vous ne voulez pas, je détruis tout, je casse tout
44:22et le problème, ce sont les parents qui laissent dire
44:24ou qui laissent faire
44:24et là, le problème avec ce qui se passe
44:27tout à l'heure, mais ce qui se passe dans la rue
44:28le problème, c'est Macron
44:29qui ne dit rien, qui ne fait rien
44:31qui ne prend aucune initiative
44:32il n'y en a aucune
44:33c'est-à-dire qu'il n'y a pas plus
44:33l'initiative de rencontre, de désamorçage
44:36ou d'autorité
44:37enfin, quand on est chef d'État
44:38on a un chef d'État-major
44:40on a le patron des armées
44:42on le rencontre
44:42et puis on lui dit
44:43faites-moi cinq hypothèses
44:44et puis je choisis dans les cinq hypothèses
44:46je ne sais quoi
44:46chez Stirner, c'est open bar
44:49cassez tout, détruisez tout
44:50tout est possible
44:51si vous voulez coucher avec votre sœur
44:52et que vous ne vous faites pas prendre
44:54c'est tout à fait possible
44:55il y a des défenses de l'inceste
44:56dans ce livre
44:57l'unique est sa propriété
44:58et ça a rendu possible
45:00un certain art contemporain
45:01Marcel Duchamp
45:02quand il quitte la France
45:03pour aller aux États-Unis
45:05emporte avec lui
45:05dit-on
45:06ainsi par les arts à tout Stradonich
45:07et l'unique est sa propriété
45:09de Max Stirner
45:10et il est très aimé
45:12dans les milieux
45:13de créateurs
45:15dans les milieux esthétiques
45:16parce qu'effectivement
45:17si vous êtes le centre du monde
45:18il y a des gens
45:19qui n'attendent que ça
45:19de retrouver l'époque
45:21où Maman leur disait
45:22qu'ils étaient les plus beaux
45:23les plus grands
45:23les plus forts
45:24ça ne fait pas des gens
45:25dont le surmoi est développé
45:26juste des gens
45:27qui estiment que détruire le monde
45:28c'est leur destin
45:31en tout cas
45:32c'était bien d'analyser
45:33à travers votre regard
45:34ce livre de Max Stirner
45:36et le nihilisme contemporain
45:37merci beaucoup Michel Onfray
45:39de cette émission passionnante
45:40on se retrouve la semaine prochaine
45:42sur CNews et sur Europe 1
45:43Sous-titrage Société Radio-Canada

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