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Retrouvez le Morning Meeting du vendredi 16 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Nicolas Pagnès.
00:139h07 sur BFM Business en direct dans Good Morning Market avec un CAC 40 qui progresse de 0,10%
00:17à 7 942 points.
00:19On a également un DAX qui a ouvert dans le vert, plus 0,45% à 25 496 points.
00:25On commente l'ouverture des marchés financiers avec nos deux experts, Alexandre Baradès qui est avec nous, chef analyste chez
00:30IG.
00:30Bonjour Alexandre.
00:31Bonjour.
00:31Et Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Générale CIB.
00:34Bonjour Fabien.
00:35Bonjour.
00:36On va commencer avec vous Fabien, un 10 ans français, un OAT 10 ans qui se détend légèrement ce matin.
00:43On oscille entre 4,77 et 4,78.
00:46Qu'est-ce que ça nous dit de la situation budgétaire, obligataire française ?
00:51Est-ce que c'est là où il faut aller chercher des débuts de réponse ?
00:53Ou est-ce qu'il faut regarder ce qui se joue aux Etats-Unis avec la publication des chiffres d
00:56'inflation mercredi et jeudi ?
00:58C'est vrai qu'on est dans un environnement où, en termes de marché obligataire français,
01:04où pas de nouvelles et vraiment une bonne nouvelle.
01:06On avait connu des séances très volatiles il y a deux semaines.
01:10Bon, ça reste volatile, mais c'est vrai que c'est encourageant de voir que cette semaine,
01:14le spread n'a pas beaucoup bougé.
01:16On se stabilise à peu près autour de 140 points de base au-dessus du taux allemand.
01:20et c'est vrai que le taux absolu baisse légèrement ce matin.
01:25Bon, c'est une bonne nouvelle.
01:27Ça va permettre à des acteurs de marché qui s'étaient peut-être mis en retrait,
01:30après cette volatilité, de se demander s'il n'y a pas un peu de valeur à prendre
01:34et peut-être un petit peu re-rentrer sur ce marché.
01:37Après, c'est vrai que la hausse des taux français s'est inscrite dans un mouvement global.
01:41Bien sûr.
01:41Et cette baisse s'explique aussi par des mouvements mondiaux.
01:45Kevin Warch parle même d'actions synchronisées dans sa prise de parole hier,
01:50en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale.
01:52Il parle justement d'actions synchronisées des banques centrales pour tenter de juguler l'inflation.
01:57Alors, il parle d'actions synchronisées.
02:00Ce que beaucoup de gens vont entendre, c'est aussi qu'il n'a pas envie d'agir seul.
02:04Et certains vont peut-être un peu douter de son envie d'agir tout simplement.
02:07Et durant la nuit, il a commenté et on lui a posé des questions sur les derniers chiffres d'inflation
02:13qui ont été encore assez vigoureux aux Etats-Unis et clairement au-dessus de la cible de la Fed.
02:18Ce qu'il a dit, c'est qu'il ne voulait pas préjuger la réunion d'octobre.
02:21Ce que beaucoup de commentateurs vont entendre, c'est qu'il n'a pas vraiment envie d'agir très rapidement.
02:27Nous, on voit la Fed monter ses taux seulement en décembre.
02:30Et malgré ces chiffres d'inflation qui sont clairement au-dessus des attentes,
02:33pour l'instant, il n'y a pas de raison d'attendre une action rapide de la Fed.
02:36Alexandre Baradez, CPI, publié mercredi, donc les prix à la consommation aux Etats-Unis,
02:40les prix à la production qui ont été publiés hier.
02:43Les prix à la consommation, c'est dans leur version corps qu'ils accélèrent plus vite que prévu.
02:46Les prix à la production, ils accélèrent tout court plus vite que prévu.
02:50Et notamment, en mensuel sur le mois de septembre,
02:53on est sur une progression qui est un plus haut de 4 ans quand même.
02:57Donc, ça fait réagir un petit peu les anticipations de hausse de taux de la Fed,
03:02notamment le CPI.
03:04Est-ce que cette nature a changé un scénario ?
03:06C'est en tout cas surprenant.
03:07C'est vrai que les deux déclarations, d'ailleurs,
03:09à celle de Kevin Walsh et juste avant lui, quelques jours auparavant,
03:11de Williams, qui est le président de la Fed de New York.
03:13Donc, on sait que sa voix compte pour les marchés.
03:16C'est souvent lui qui est perçu un peu comme le numéro 2
03:17en termes d'intérêt pour les marchés, en termes de contenu.
03:22Et c'était surprenant parce que la veille de la publication
03:24des chiffres d'inflation aux Etats-Unis,
03:26il avait grosso modo laissé entendre que oui,
03:28une hausse de taux serait probable d'ici la fin de l'année,
03:30mais qu'en revanche, il ne voyait pas en substance la nécessité
03:32de bouger les taux en 2027.
03:35Et la question se pose de pourquoi dire ça à la veille d'un chiffre ?
03:38Et je pense que la réaction de marché qu'on a eu d'ailleurs le lendemain,
03:40après cette publication des chiffres d'inflation,
03:42on a vu que les marches d'action n'ont pas aimé du tout.
03:43Et surtout sur la partie des valeurs de croissance.
03:45Parce que justement, il y a un contraste entre ce qui nous était dit
03:47par un speaker très écouté, qui est le président de la Fed de New York,
03:51et ce qu'on voit d'inflation.
03:52Effectivement, l'inflation a accéléré un peu plus fortement en septembre.
03:55Et vous l'avez dit, il est pris la production également.
03:57Et au moment aussi où c'est sur les marchés,
03:59ça drive beaucoup le sentiment par rapport aux taux,
04:01c'est que le pétrole, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis,
04:04hier on est monté sur des niveaux qu'on n'ait pas vu depuis trois semaines sur WTI,
04:07dans un contexte au Moyen-Orient qui n'est toujours pas stabilisé.
04:10Donc c'est vrai qu'on a l'impression qu'il y a peut-être un aspect un peu politique
04:13autour de la région d'octobre, parce qu'on sait que derrière c'est les mi-termes.
04:16Et en revanche, fin d'année, là effectivement,
04:19une hausse potentiellement mise sur la table,
04:21parce qu'on rappelle que l'inflation aux Etats-Unis,
04:22sur les deux mesures, CPI et PCE,
04:25ça fait cinq ans que la Fed n'ait pas revenu à l'objectif.
04:28Et donc, je ne dis pas qu'il y a un problème de crédibilité qui se pose,
04:30mais peut-être un problème d'intensité ou de volonté de ramener l'inflation à 2%.
04:33Fabien, peut-on aussi vous partager ?
04:34Alors je rappelle que vous êtes chef économiste France chez Société Générale CIB,
04:37mais est-ce qu'on peut analyser la France dans un contexte de flambée obligataire mondiale,
04:40sans regarder ce qui se passe aux Etats-Unis,
04:42dans l'analyse qu'on peut faire du marché obligataire français ?
04:44Alors, il y a évidemment un problème franco-français,
04:48notamment de politique fiscale.
04:51Christine Lagarde l'a encore rappelé cette semaine
04:53que fondamentalement, la solution des problèmes fiscaux français,
04:57elle est avant tout à la maison.
04:58Il ne faut pas compter sur la BCE pour régler tous nos problèmes.
05:02Mais c'est vrai que dans la hausse...
05:03La BCE qui a rappelé qu'elle avait les outils pour le faire,
05:05mais qu'il n'était pas prévu de le faire pour la France pour le moment ?
05:09Pour l'instant, ce n'est pas du tout une option qui est envisagée.
05:11On a aussi Draghi qui a rappelé que la barre était haute, selon ses mots,
05:15pour utiliser le TPI,
05:17l'outil de protection de la transmission de la politique monétaire.
05:21Pour l'instant, la BCE est très prudente,
05:23et on les comprend, on est sur des niveaux de spread qui sont élevés pour la France,
05:26mais qui ne sont pas si élevés que ça lorsqu'on regarde les expériences historiques d'autres pays.
05:31Mais c'est vrai que dans l'absolu, le mouvement des taux français,
05:34c'est aussi très largement une histoire mondiale,
05:37avec une hausse de taux qui s'observe dans la plupart des économies mondiales.
05:41Est-ce que ça veut dire, si je vous suis,
05:42que la situation n'est pas si catastrophique en France,
05:46ou c'est pas comme ça qu'il faut interpréter la réaction de la BCE
05:48ou la prise de parole de Mario Draghi ?
05:51Ce qui est vrai, c'est que nous, on a été un petit peu surpris par les mouvements de marché,
05:55parce que, pour être franc, on n'a pas eu de grandes nouvelles du côté français.
05:59Les annonces sur le budget étaient en ligne avec les attentes.
06:02Il n'y a pas d'alerte rouge côté de l'économie.
06:05Au contraire, on a eu l'enquête de la Banque de France publiée en début de semaine,
06:08qui a été conduite en tout début de mois.
06:10Donc c'est une enquête très fraîche,
06:11qui montre que l'économie française est sur sa tendance récente,
06:14une croissance faible, mais positive.
06:17Pour l'instant, les choses tiennent bien,
06:19et il n'y a pas vraiment d'alerte côté fiscal.
06:22On est dans une situation morose, mais la même qu'on connaît depuis plusieurs années.
06:26Et c'est vrai que le mouvement un peu violent des marchés
06:29s'explique probablement plus, autant par des influences extérieures
06:32que par la situation domestique.
06:34Un autre sujet anime beaucoup les marchés, Alexandre Baradet,
06:37c'est la thématique, encore et toujours, intelligence artificielle.
06:40Avec quand même un moment particulier,
06:42puisqu'on vient de rentrer dans la saison des résultats aux États-Unis.
06:44On a des attentes de croissance de bénéfices qui sont entre 20 et 30%,
06:48si je ne dis pas de bêtises, avec une attente particulière,
06:51notamment sur les valeurs tech.
06:53Et pour autant, on a aussi du doute, du doute qui nous vient de CXMT,
06:56qui pourrait remettre en cause la compétitivité de certaines valeurs
06:59sur les semi-conducteurs aux États-Unis.
07:01On a du doute sur les conditions de crédit qui se dégraderaient
07:03quand on veut investir.
07:04Et on a du doute aussi, après la journée des investisseurs d'Entropique,
07:08où finalement la valorisation d'Entropique passerait de 2 000 milliards
07:10à 1 500 milliards, selon des investisseurs un peu déçus par les résultats.
07:15Comment est-ce qu'on analyse la séquence, Alexandre ?
07:16Déjà, on peut commencer par le dernier sujet qui est Entropique.
07:18C'est vrai que l'IPO, c'est toujours un sujet que tout le monde surveille,
07:21mais il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d'entreprises plus petites
07:23du secteur IA tech, notamment, ont repoussé, voire annulé,
07:26leur décision d'IPO pour cette année,
07:28et en expliquant clairement que ce sont les conditions de marché
07:31qui les rendaient plutôt frileux pour rentrer sur le marché actuellement.
07:33Alors même que le Nasdaq, encore quelques jours,
07:35avant cette correction qu'on a eue à 24 heures,
07:38était perchée sur des niveaux records.
07:39Donc c'est vrai que c'est des propos assez étonnants
07:41quand on voit, au contraire, que l'indice le plus performant
07:44et le secteur qui a continué de performer pas mal ces derniers mois encore,
07:47c'est bien la tech.
07:48Donc ça montre qu'effectivement, sur la surface,
07:49vous l'avez dit, les questions de coûts de financement,
07:52ce que vous disiez sur les taux qui ont grimpé,
07:54c'est pour ça que moi je pose la question un peu sur la résilience aussi
07:57des économies, ou de l'économie mondiale dans les mois à venir,
07:59si on garde un baril sur le niveau actuel,
08:01parce que les taux qui grimpent, c'est des coûts de financement qui augmentent
08:03pour les États, pour les entreprises dont on parle,
08:06et pour les ménages.
08:06Et c'est vrai que les entreprises de la tech et de l'IA,
08:08il y a quelques années, c'était du financement quasiment en cash à 100%,
08:11et depuis deux ans maintenant, financement par émission d'actions nouvelles
08:14et surtout financement par obligation, et donc des rendements.
08:17Pour atteindre les investisseurs, quand il y a la concurrence des trésuries en face
08:20à des 5% avec elles, il faut aussi que vous ayez des taux d'intérêt
08:23à présenter à vos investisseurs qui soient attractifs.
08:25Et tout ça peut questionner, je pense,
08:27un peu ce qui se passe actuellement, peut-être le niveau de marge futur.
08:30Non pas qu'on s'inquiète d'une contraction ou quoi que ce soit,
08:32mais on est habitué à des niveaux de marge tellement spectaculaires
08:34dans ce domaine-là, que si vous avez 1 ou 2% de moins
08:37en termes de marge brute annoncée en termes de guidance ou autre,
08:40c'est des choses qui peuvent faire un petit peu la différence.
08:42Et pour revenir juste sur le sujet chinois,
08:44ça fait un peu penser au moment deep cycle qu'on a connu
08:45il y a 2 ans, je crois, ou 2 ans.
08:47C'est-à-dire que c'est des annonces qui sont toujours assez flamboyantes.
08:51On rappelle quand même ce que c'est, c'est qu'ils auraient fait des puces DRAM,
08:54donc il y a deux types de mémoire, DRAM et puis HBM.
08:56DRAM c'est un peu plus bas de gamme, mais c'est ce qui est très répandu.
08:59Et ils auraient eu des avancées en réduction de surface et de performance,
09:03là où des entreprises comme Micron ou autre,
09:05eux, auraient pu annoncer ces progrès-là pour 2025.
09:08Et ils auraient réussi à faire ce que d'autres entreprises comme Samsung
09:11cherchaient à faire depuis un long moment.
09:12Voilà, et ils sont aussi en termes de progrès sur la partie HBM.
09:15Donc c'est vrai qu'on a vu que les plus grosses baisses à la suite de ces annonces
09:18étaient les trois gros, Samsung, Skynyx et puis Micron.
09:22Mais si on regarde quand même, et là je pense parfois le marché
09:24cherche aussi quelques alibis pour prendre un peu ses gains,
09:27le mouvement de correction sur la partie SOX,
09:29qui est donc l'indice des semi-conducteurs,
09:31ça a commencé il y a une dizaine de jours déjà.
09:32C'était faible au départ, ça s'accélère ensuite,
09:34mais ça fait dix jours que l'indice des semi-conducteurs baisse,
09:3616% de baisse à peu près.
09:37Et cette annonce est venue à peu près au milieu du mouvement.
09:39Donc je dirais que ça a catalysé la phase de baisse,
09:42mais ce n'était pas l'origine du mouvement qu'on a sur les semi-conducteurs
09:44depuis quelques jours.
09:45Fabien Bossy, vous suivez ce cycle d'investissement
09:48sur l'intelligence artificielle et notamment son impact
09:51sur potentiellement l'économie européenne ou française.
09:54On a eu les chiffres d'ASML qui étaient records.
09:55Alors effectivement, groupe néerlandais,
09:57mais notre grand champion européen sur la thématique IA ?
10:01Alors effectivement, on a tendance à penser IA,
10:04on pense Chine, on pense États-Unis,
10:05mais l'Europe est bien placée dans les chaînes de valeur
10:07de l'intelligence artificielle.
10:08On produit grosso modo 20% de la valeur.
10:12Alors on n'a pas les grands groupes de tech,
10:15mais on a beaucoup de boîtes qui produisent notamment du hardware
10:17et notamment des équipements électriques.
10:21Composants qui vont ensuite équiper les semi-conducteurs, oui.
10:23Voilà, donc l'Europe bénéficie de ce mouvement d'investissement global
10:27et la France aussi.
10:29On observe une forte hausse des importations de produits informatiques.
10:32Alors il y a un effet prix, mais il y a aussi un effet volume.
10:34Et c'est un élément positif pour l'économie européenne
10:38et pour l'économie française qui est tirée ces derniers mois
10:41et ces dernières années en général,
10:42avant tout par la demande extérieure.
10:44Heureusement, pourrait-on dire.
10:45Ça veut dire que, si je caricature un petit peu ce que vous nous dites,
10:48mais quand on analyse la situation économique
10:50ou la situation des marchés obligataires en France,
10:53on regarde globalement ce qui se passe aux États-Unis
10:54sur la tech et sur la Fed ou pas forcément, ou pas que ?
10:57Alors ça va être un facteur très important.
11:01Après va se greffer bien sûr les facteurs domestiques
11:03et la situation fiscale française
11:06qui va permettre aux investisseurs un petit peu
11:08de faire le distinguo entre la France et ses voisins.
11:12Mais lorsqu'on regarde le niveau absolu des taux,
11:14il y a un facteur global qui est très important.
11:18Alexandre Baradez, on a vu quand même depuis plusieurs semaines,
11:21moins maintenant, des marchés américains bien performés,
11:24des marchés européens un peu plus en berne.
11:27La saison des résultats vient de s'ouvrir.
11:28On a surtout des valeurs bancaires qui ont publié.
11:30Comment est-ce que vous regardez le marché à l'heure actuelle ?
11:32Est-ce qu'il peut y avoir un effet rattrapage côté européen ?
11:34Est-ce que les marchés américains, selon vous,
11:37ont toujours du potentiel devant eux ?
11:38C'est vrai que les marchés européens,
11:40avec comment c'est leur baisse, tous les indices d'ailleurs,
11:42la France a plus baissé que les autres,
11:44liés à nos problématiques domestiques, spread ou autre.
11:46On voit que par exemple les valeurs allemandes,
11:48le DAX par exemple, a moins baissé.
11:49Et ça c'est intéressant parce qu'on a déjà remarqué ça
11:51dans la phase précédente de stress lié à la politique
11:55et au budget, c'était la dissolution de l'Assemblée en 2024.
11:57On se souvient que le CAC avait largement sous-performé
11:59ses homologues européens et le DAX avait mieux tenu.
12:01Et souvent on se dit, la valeur refuge,
12:03quand on parle de l'Allemagne, on pense toujours au Bund.
12:05Mais on se rend compte que sur les marchés actions aussi,
12:06les investisseurs ont tendance à être discriminants
12:08et à privilégier les valeurs allemandes.
12:10Elles ont quand même baissé, mais beaucoup moins
12:11que les valeurs françaises parce que les investisseurs
12:13considèrent que l'Allemagne a toujours de quoi
12:14mieux soutenir son économie s'il y a besoin,
12:16plus de discipline budgétaire, donc elle ne pourra plus faire
12:18en cas de vraie nécessité.
12:20Donc ça c'est pour le constat de l'Europe.
12:22C'est vrai que les Etats-Unis sont restés pendant des semaines,
12:25alors que l'Europe baissait, sont restés portés par la partie tech.
12:28Et ce qu'on commence à voir, et c'est là que l'observation
12:30va être importante, c'est que la tech a commencé à baisser
12:33désormais depuis 2-3 jours.
12:34Est-ce que c'est un mouvement passager ou plus profond ?
12:36Si c'est plus profond en revanche, si on commence à partir
12:38sur un moins 5, moins 10, moins 15, avec une saison de résultats
12:41qui pourrait être par exemple moins bien perçue,
12:42on a des attentes très très élevées, vous l'avez dit.
12:4430% de croissance pour le SP500 des bénéfices,
12:46c'est ce qu'on attend en consensus.
12:48Mais si je comprends bien ce que vous dites,
12:49ça veut dire que l'attente très élevée ne veut pas dire
12:50confiance, n'autre plus, dans cette saison des résultats ?
12:52En tout cas, on y arrive avec un peu plus de prudence
12:56par rapport à la tech.
12:56On voit que ça, encore une fois, il y a 4-5 jours,
12:59on est presque sur des niveaux records sur le NASDAQ.
13:01Mais on voit que depuis quelques jours,
13:04c'est un peu plus nerveux sur la tech,
13:05et que le VIX, pour l'ensemble du SP500,
13:07a un peu grimpé, parce qu'on rappelle que pour les semi-conducteurs,
13:10on attend plus de 130% de croissance des bénéfices
13:13en hier-to-hier, d'une année à l'autre.
13:16Donc c'est quand même des attentes extrêmement élevées.
13:18Et ce que je disais, c'est que la question de savoir
13:20si la tech continue de baisser,
13:22dans ce cas-là, le SP500 continuera de baisser.
13:24Et pour l'Europe, le rebond qu'on a actuellement,
13:26je l'observe pour une phase un peu de résilience,
13:27ça oui, peut-être un petit peu de rotation,
13:29on vend un peu la tech, on rachète les secteurs emploi en retard.
13:31Est-ce qu'on est sur de la vraie rotation,
13:33imaginons de la valeur de croissance qui baisse,
13:34large cap et des flux qui reviennent sur l'Europe ?
13:36Je ne vois pas d'argument, en tout cas aujourd'hui,
13:38je ne sais pas ce que vous en pensez,
13:39je ne vois pas d'argument concret aujourd'hui pour dire
13:41ah oui, l'Europe devient subitement très attractive,
13:43et allons-y, les spreads, vous l'avez dit,
13:44sont toujours à 140 points de base,
13:46pétrole toujours élevé, géopolitique toujours en place,
13:48dans le mauvais sens,
13:49donc je n'ai pas d'argument vraiment bullich
13:51et rotation favorable pour l'Europe actuellement en tout cas.
13:53Fabien Bossy, très rapidement sur le sujet.
13:56Juste dire que d'un point de vue macro,
13:58lorsqu'on entend Kevin Warch la nuit dernière
14:01dire que l'intelligence artificielle,
14:02c'est une chance pour l'économie,
14:04qui ne veut pas préjuger de la réunion d'octobre,
14:07on n'entend pas un patron de la Fed
14:08qui est prêt à casser ce cycle d'investissement
14:11en montant trop vite les taux.
14:12Merci Fabien Bossy, chef économiste de France
14:14chez Société Générale CIB,
14:16merci Alexandre Baradez, chef analyste chez IG,
14:18merci à vous.