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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-13##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:08Bonjour, bienvenue sur Sud Radio. La France est vraiment dans tous ses états.
00:00:13Elle l'est quasiment tous les jours, mais il y a des jours où elle l'est un peu plus
00:00:16que d'autres.
00:00:17Et en plus, comme vient de le dire notre ami Rémi André, il fait chaud.
00:00:20Donc le climat est à l'attention et nous allons avec vous pendant deux heures
00:00:24passer en revue ces différents éléments qui sont peut-être des sources d'inquiétude,
00:00:28mais en tout cas des sources d'échanges et de débats ici sur ce plateau avec nos invités
00:00:33et avec vous bien entendu qui nous appelez, je rappelle toujours ce chiffre merveilleux 0826 300 300
00:00:38et le chiffre par lequel vous pouvez vous exprimer à toute la France pour donner vos opinions
00:00:43et partager vos idées.
00:00:44Anis Arfawit est là, à côté de moi, nous avons, j'allais dire, méticuleusement préparé cette émission
00:00:49détail par détail à l'issue de débats, d'hésitations, des choix.
00:00:53Vous savez, il fait deux heures d'émission, c'est un grand repas, il faut des ingrédients,
00:00:58il faut des recettes, il faut se mettre d'accord.
00:01:00Et ça se discute absolument.
00:01:01Et ça se discute et il faut trouver l'ordre des pages.
00:01:02Julien Delmas est là, bien sûr, qui assurera la qualité de cette émission irréprochable
00:01:07comme d'habitude parce que la technique est très importante, il faut que vous entendiez bien,
00:01:10puis il faut qu'il y ait du rythme.
00:01:11Et puis il est là pour nous rappeler que le timing, attention de ne pas aller trop loin.
00:01:15Edwin est là justement aussi, il surveille la qualité de cette émission
00:01:18parce que s'il y a une émission de bonne qualité, lui sur le web, il fait aussi de la
00:01:22qualité.
00:01:23Et puis Zakaria Sabrouz qui fait partie de Commando 0826
00:01:25qui attend vos appels à ce fameux numéro 0826 300 300
00:01:29que vous ne manquerez pas de faire pour pouvoir intervenir à l'antenne.
00:01:35Alors sommes-nous, serons-nous aujourd'hui, ou le 17 à l'aube,
00:01:40la France est-elle à l'aube d'un grand soir,
00:01:42tant attendu par ceux qui voudraient renverser la table ?
00:01:45On va en discuter entre les mouvements lycéens et puis est-ce que les syndicalistes,
00:01:49est-ce que l'effet gilet jaune pourrait revoir le jour ?
00:01:52Et bien pour en discuter, on va recevoir Olivier Vial, président de l'Uni et directeur du CIRU,
00:01:57et puis deux anciens combattants, deux historiques du mouvement des gilets jaunes,
00:02:00Jérôme Rodriguez et Benjamin Cauchy.
00:02:02Ça, ça sera de 13h à 14h, et là bien entendu on aura besoin de votre avis.
00:02:06Est-ce que vous croyez au grand soir ? Est-ce que vous l'attendez ? Est-ce que vous
00:02:09l'espérez ?
00:02:10Est-ce qu'au contraire, l'immixion, l'intrusion de la violence dans ce conflit de discrédit ?
00:02:15On verra tout ça avec vous.
00:02:17Et puis à midi tout à l'heure, on va savoir si la bagnole fait encore rêver les Français.
00:02:23On va recevoir Pierre Chasseret, l'incontournable Pierre Chasseret, délégué général de 40 millions d'automobilistes,
00:02:27qui anime, vous savez, ça roule tous les matins à 6h10 dans le petit matin,
00:02:31et comme c'est le mondial de l'auto, on va voir si aujourd'hui, avoir une voiture en France,
00:02:34est-ce que ça reste une source de bonheur, ou plutôt une source d'emmerdement.
00:02:38Et puis dans quelques instants, je reviendrai sur deux éléments qui m'ont choqué,
00:02:42deux comportements de lycéens et de jeunes par rapport au conflit actuel,
00:02:46des gens qui appellent à la haine, qui appellent au conflit.
00:02:47Ce n'est pas forcément rassurant dans cette brave république.
00:02:50Voilà le menu, et puis Alissa en aura aussi des petites...
00:02:53Bien sûr, on va parler d'une cyberattaque qui a frappé des centaines de supermarchés,
00:02:57faisant de nombreux dégâts.
00:02:58Nous parlerons de la gravité, donc de cette atteinte à notre sûreté.
00:03:00Nous reviendrons aussi sur les posts surprenants d'un compte Instagram de LFI,
00:03:04dévoilant les noms et visages de proviseurs qui s'opposent au mouvement lycéen.
00:03:09Nous ferons également un détour par Paris, où les adresses gourmandes prospèrent,
00:03:13mais les librairies reculent.
00:03:14Enfin, le Rassemblement National et des députés du Bloc Central ont supprimé
00:03:18une protection prévue pour les victimes étrangères de violences sexuelles.
00:03:22C'est à suivre sur Sud Radio.
00:03:23Voilà le menu, à tout de suite.
00:03:25Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Pericot.
00:03:30Une des plus belles phrases de Victor Hugo est
00:03:33« Ouvrir une école, c'est fermer une prison ».
00:03:36Il est vrai que l'instruction publique permettait à certaines catégories sociales défavorisées
00:03:43de s'émanciper et de rentrer dans la vie.
00:03:46« Aujourd'hui, au vu de certaines scènes, de certains propos, de certaines attitudes,
00:03:51de certaines proclamations,
00:03:53on se demande si ouvrir une prison ne permettrait pas de sauver l'école.
00:03:58Alors, je ne dis pas emprisonner des gens,
00:03:59mais peut-être reprendre en main l'ordre dans cette République et rétablir des valeurs.
00:04:05On écoute déjà ce qui s'est passé la semaine dernière devant le lycée François Villon à Beaujancy.
00:04:24Voilà, il s'agit d'un groupe de lycéens devant le lycée François Villon,
00:04:28François Villon, poète du Moyen-Âge,
00:04:29qui incarne vraiment toute la littérature, tout l'esprit, toute l'âme française.
00:04:33Beaujancy, Orléans Beaujancy, Notre-Dame de Cléry,
00:04:35ville du centre de la France, du vin de Loire,
00:04:37qui incarne aussi la paix française, la société française.
00:04:41Et nous avons un petit groupe de lycéens qui se rassemblent,
00:04:43ils font une espèce de mouvement,
00:04:45ils tiennent des propos à la gloire de Mohamed Merah, d'Abd-Islam, même d'Hitler.
00:04:49Voilà, un appel à la haine, un appel à la violence de la part de lycéens
00:04:53qui sont sur les écoles de la République française.
00:04:55Alors, j'ai moins envie de désincriminer eux que d'incriminer ce système scolaire
00:04:59qui a permis que ces jeunes puissent tenir de tels propos
00:05:02et avoir de tels comportements en 2026, en France,
00:05:06alors qu'il y a un vrai clivage, il y a un vrai sujet sur l'éducation nationale,
00:05:09sur l'école qui meurt.
00:05:11Et on en profite pour avoir des attitudes qui sont contre la France,
00:05:14contre tout ce qui les a,
00:05:16tout ce qui pourrait leur permettre de devenir des citoyens accomplis,
00:05:18d'avoir une vocation, d'avoir une formation, d'avoir des études.
00:05:22Et ils sont dans des dénégations avec des propos extrêmement, extrêmement violents.
00:05:26On réécoute un autre son qui était ce matin,
00:05:29que Jacques Cardoz a émis ce matin.
00:05:32Regardez, écoutez.
00:05:33Le 17, c'est Rebirth Island, BG.
00:05:36Tu fais quoi le 17 ?
00:05:37C'est la guerre, mais nous sommes à la guerre, tu viens ?
00:05:40Je vais aller dans le commissariat, Allah, on ne va pas.
00:05:44Je suis au QTF et je vais tout baiser, c'est ça que je veux.
00:05:47Des mecs au QTF qui veulent tout baiser, c'est ça que je veux.
00:05:51Alors, je ne vais pas mâcher mes mots, si c'est ça la Nouvelle-France,
00:05:55pardon, je suis inquiet.
00:05:56Et une fois de plus, j'en veux beaucoup moins à ces individus décérébrés
00:06:00qui racontent des horreurs et des idiomunies.
00:06:02Je crois que Mathieu Vallée, député de l'Assemblée nationale,
00:06:05a peut-être fait une démarche en justice
00:06:07pour condamner ses propos, effectivement, qui sont publics,
00:06:10parce qu'aujourd'hui, par les réseaux sociaux,
00:06:11on peut entendre tout et son contraire, y compris les aberrations de ce genre.
00:06:15Vraiment, cet abject comme propos,
00:06:17à l'appeler, on va tous vous baiser, on va tuer les flics.
00:06:20Je ne comprends pas comment nous avons pu en arriver là,
00:06:24enfin, tout le monde comprend pourquoi on est arrivé là,
00:06:25parce que la classe politique a démissionné,
00:06:27parce que l'école n'intègre plus,
00:06:29parce que l'instruction publique n'est plus l'instruction publique,
00:06:31mais un bordel sans nom,
00:06:32et que l'éducation nationale a tout fait sur éduquer la jeunesse de ce pays.
00:06:36Donc, on en arrive à de texte extrême,
00:06:38nous sommes dans une situation de tension,
00:06:40il y a une fracture sociale qui n'a jamais été résorbée,
00:06:42ni par Chirac, ni par Sarkozy, ni par Hollande,
00:06:45encore moins par M. Macron,
00:06:46qui laisse la situation encore plus catastrophique.
00:06:48Donc, il y a des raisons d'un mécontentement,
00:06:49il y a des raisons d'une indignation,
00:06:51il y a une raison pour la colère populaire, sociale,
00:06:54effectivement, la situation économique est aberrante,
00:06:56nos gouvernants ont fait n'importe quoi,
00:06:58se sont repassés la patate chaude
00:07:00en mettant la poussière sous le tapis,
00:07:01après moins le déluge.
00:07:02C'est exactement ça, c'est après moins le déluge.
00:07:04La conséquence, c'est qu'on entend des choses pareilles
00:07:06dans le lycée François Villon,
00:07:07devant le lycée François Villon,
00:07:09et là, un streamer qui appelle quasiment à une insurrection violente,
00:07:13même si c'était sur un taux un peu humoristique,
00:07:15le 17 octobre.
00:07:16Donc, nous avons besoin de revendiquer,
00:07:18nous avons besoin de manifester,
00:07:19c'est un droit constitutionnel,
00:07:20la République française,
00:07:21ce sont des révoltes,
00:07:22ce sont des insurrections,
00:07:24contre la tyrannie,
00:07:25contre l'abus de pouvoir,
00:07:26contre l'injustice,
00:07:26contre la, j'allais dire,
00:07:29la méchanceté des possédants,
00:07:31mais récupérés par ces gens-là,
00:07:33avec la bénédiction d'un parti,
00:07:35il y a des députés à l'Assemblée nationale,
00:07:36avec la bénédiction d'un homme qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon,
00:07:38qui est un homme d'État,
00:07:39qui est un homme brillant,
00:07:40on a vu son meeting l'autre jour,
00:07:42c'est quelqu'un qui a une dimension nationale acquise,
00:07:45comment peut-on basculer à ce point dans l'erreur ?
00:07:48C'est faux ce qu'on vous raconte.
00:07:49On est en train de vous mentir,
00:07:51et on est en train, j'allais dire,
00:07:52d'orienter ce mouvement social légitime,
00:07:54peut-être sain,
00:07:55vers un conflit qui est à l'origine,
00:07:57peut-être, d'une future guerre civile,
00:07:59si c'est ça, je le redis comme je l'ai dit hier soir,
00:08:01si c'est ça qu'on doit avoir,
00:08:03au soir du 2 mai 2027,
00:08:05il y aura un président,
00:08:06ou une présidente qui sera élue,
00:08:08et si ce choix ne correspond pas à une partie du pays,
00:08:10on se jettera les uns contre les autres,
00:08:12peut-être avec des armes dans la rue,
00:08:14voilà, donc on ne peut qu'en appeler,
00:08:16moi je n'ai pas l'autorité pour ça,
00:08:18mais il cesserait bien peut-être que des autorités,
00:08:20aujourd'hui, morales, institutionnelles,
00:08:22intellectuelles, politiques,
00:08:23appellent un petit peu au calme,
00:08:24parce que si on laisse les choses dériver
00:08:26telles qu'on les entend là,
00:08:27telles que je vous viens de faire entendre,
00:08:28si on laisse les choses dériver à ce point,
00:08:30nous allons vraiment à la catastrophe,
00:08:32et nos enfants, nos générations,
00:08:34seront confrontés à une situation absolument intenable,
00:08:37alors pour que vive la France,
00:08:38et pour que vive la République,
00:08:39est-ce qu'on peut appeler nos responsables politiques,
00:08:41et nos dignitaires de cette République,
00:08:44un peu plus de dignité,
00:08:45un peu plus de courage,
00:08:46et un peu plus de ferveur,
00:08:47dans le maintien de l'ordre républicain ?
00:08:49Le Mondial de l'Auto ouvre ses portes aujourd'hui à Paris,
00:08:52mais la voiture fait-elle encore rêver les Français ?
00:08:55On en parle avec Pierre Chasseret,
00:08:57délégué général de 40 millions d'automobilistes,
00:09:00et puis votre serviteur également dans son rendez-vous,
00:09:02ça roule chaque matin à 6h10,
00:09:04chez Benjamin Gleise, sur Sud Radio.
00:09:08Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:09:11le fait du jour.
00:09:28Ah bah écoutez, c'était la belle époque
00:09:30où la voiture faisait rêver.
00:09:31Bonjour Pierre Chasseret,
00:09:33je ne vous présente plus,
00:09:35délégué général de 40 millions d'automobilistes,
00:09:3840 millions, je me demande si on ne va pas tomber
00:09:40à 35 ou à 30, ou à 20, ou à 15 ?
00:09:42Non, non, non, non.
00:09:44Voilà, remontez-moi le moral,
00:09:45et puis on vous entend tous les matins,
00:09:47ça roule, on aimerait bien que ça roule autant que ça,
00:09:49parce que vous êtes bien optimiste
00:09:50avec le titre de votre voiture.
00:09:52Pierre Chasseret, merci d'être en direct,
00:09:54c'est le Mondial de l'Auto,
00:09:55à Nissan on nous dira tout à l'heure,
00:09:57128 ans d'histoire,
00:09:58c'est quand même un instant de patrimoine français.
00:10:01Pierre Chasseret, quand je monte dans ma voiture,
00:10:03j'adore la voiture, j'adore conduire,
00:10:05j'ai fait, à un moment donné,
00:10:06certaines années, 100 000 km par an,
00:10:08c'est comme ça que j'ai aimé,
00:10:08que j'ai découvert la France.
00:10:09Quand je monte dans ma voiture,
00:10:10je suis comme un peu l'épicier dans Amélie Poulin,
00:10:13je demande ce qui va m'arriver,
00:10:15est-ce que je vais me prendre un radar,
00:10:16est-ce que je vais me prendre 2,99€
00:10:19comme mon plein de l'autre jour,
00:10:21voilà, c'est là on te dise.
00:10:22Bon, est-ce que la bagnole fait encore rêver,
00:10:24Pierre Chasseret ?
00:10:24Vous déjà personnellement ?
00:10:26Oui, oui, oui, évidemment,
00:10:28alors rêver, attention, le rêve a changé.
00:10:30Alors déjà, Perico,
00:10:32on est plus de 40 millions d'automobilistes,
00:10:34il faut le savoir,
00:10:35il y a de plus en plus de permis de conduire,
00:10:36malgré toutes les bêtises
00:10:37qu'on peut nous dire dans certains médias.
00:10:41La voiture, oui, elle existe encore,
00:10:43elle est au cœur du quotidien.
00:10:44Vous savez, le permis de conduire,
00:10:45c'est peut-être pas une carte d'identité,
00:10:47mais c'est mieux que ça.
00:10:48Alors Pierre Chasseret,
00:10:48je vous interromps deux secondes,
00:10:50dont certains trouvaient
00:10:52dans une pochette surprise.
00:10:53Parce que quand je vois la façon
00:10:54dont les gens conduisent,
00:10:55je me demande quel est l'inspecteur
00:10:57qui leur a donné le permis de conduire.
00:10:58Je voudrais bien l'avoir sur le plateau, celui-là.
00:11:01Oui, mais on n'est pas parfaits non plus,
00:11:03nous, Perico,
00:11:04on n'est pas parfaits.
00:11:05Non, c'est vrai, j'avoue.
00:11:06Donc, il faut aussi se mettre dans la tête
00:11:10que, bon, on n'est pas toujours absolument parfait
00:11:13quand on est au volant,
00:11:13mais le volant, c'est l'indépendance,
00:11:16c'est la liberté,
00:11:17c'est le départ en vacances.
00:11:18Et puis là, on a le mondial de l'auto.
00:11:19Et je ne vous cache pas,
00:11:21je ne vais pas faire du politiquement correct,
00:11:23vous me connaissez.
00:11:25J'étais évidemment au mondial de l'automobile
00:11:27sur les journées de découverte hier.
00:11:30Je suis déçu.
00:11:32Pourquoi ?
00:11:32Je suis déçu parce que,
00:11:34déjà, en termes de design,
00:11:36toutes les voitures sont les mêmes.
00:11:37On est d'accord.
00:11:38C'est effrayant.
00:11:41Ensuite, les motorisations,
00:11:43il n'y a que de l'électrique.
00:11:45Donc, comme il n'y a que de l'électrique,
00:11:47il n'y a que des véhicules asiatiques.
00:11:50Alors, moi, ça ne me gêne pas à titre personnel.
00:11:52Je veux dire, si les Asiatiques sont forts
00:11:54et qu'ils ont réussi à faire mieux que nous,
00:11:56écoutez, tant mieux pour eux.
00:11:57Par contre, ce qui me gêne,
00:11:59c'est que nous, en termes d'emploi,
00:12:01qu'est-ce qu'on va dire à ceux qui travaillaient à Sochaux,
00:12:03ceux qui travaillaient dans l'univers de l'automobile
00:12:05et qui vont voir les emplois disparaître ?
00:12:07On a perdu un savoir-faire à la française.
00:12:09On a perdu un savoir-faire européen.
00:12:11En fait, on a tout paumé
00:12:12parce que les choix politiques sont mauvais.
00:12:14Et ça se traduit par...
00:12:16C'est à l'image du nombre de hauls.
00:12:17Alors, pour tous ceux qui ne sont jamais allés
00:12:18au salon de l'automobile,
00:12:19je vais vous expliquer comment ça fonctionne.
00:12:21Avant, il y avait plein de hauls.
00:12:23Le haul 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 points,
00:12:25dans tous les sens.
00:12:26Et à chaque fois qu'il y a un mondial de l'auto,
00:12:29on perd des hauls.
00:12:30Il y en a de moins en moins.
00:12:31Parce qu'il y a de moins en moins de marques
00:12:33qui viennent.
00:12:34Parce que tout est noyé dans la masse.
00:12:36Parce qu'il y a de moins en moins de Français
00:12:38qui achètent des voitures.
00:12:39Les Français ont leur permis de conduire,
00:12:40mais ils ont de moins en moins de voitures.
00:12:42Ça coûte les yeux de la tête.
00:12:44C'est aussi ça, l'enseignement.
00:12:45C'est qu'acheter une tondeuse à gazon électrique,
00:12:48enfin, une voiture électrique,
00:12:49une voiture nucléaire,
00:12:50appelez ça comme vous voulez.
00:12:52Aujourd'hui, cette voiture-là coûte tellement cher
00:12:55qu'elle devient inabordable
00:12:57pour la plupart des Français.
00:12:58Qu'est-ce qu'on a le permis ?
00:12:59Oui, mais les écologistes ont tué la voiture.
00:13:02Je voudrais qu'on écoute un tout petit mot
00:13:03du président de la République
00:13:05qui parlait justement de ce sujet.
00:13:07Vous voyez, quelquefois,
00:13:08on se rapproche de lui.
00:13:09On l'a vu, il n'y a.
00:13:10On est attaché à la bagnole.
00:13:11On aime la bagnole.
00:13:12Et moi, je l'adore.
00:13:13Vous voyez, alors lui aussi, il prenait...
00:13:15Vous savez, il avait dit
00:13:15« Moi, je bois du vin midi et soir. Merci.
00:13:18J'aime la bagnole, je l'adore. »
00:13:19Qu'est-ce qu'il a fait pour la bagnole ?
00:13:20Vous parliez de design tout à l'heure, Pierre Chassure.
00:13:23Vous vous souvenez ?
00:13:24La 504 dessinée par Pinet Farina.
00:13:26Les R16, bon, vous étiez gamins à l'époque,
00:13:28mais les voitures avaient une gueule.
00:13:30Quand on va au salon d'agriculture,
00:13:32on a le rayon des bovins,
00:13:34on a les ovins,
00:13:35enfin, on se balade.
00:13:35Il y a de moins en moins de stands aussi.
00:13:36Attention, c'est aussi de se réduire.
00:13:38Mais il y avait des différences.
00:13:40Effectivement, cette voiture,
00:13:40pourquoi il y a cette banalisation ?
00:13:42On cherche quoi ?
00:13:43On cherche la forme aérodynamique ?
00:13:45On cherche l'efficacité technologique ?
00:13:47Ou on essaie de ressembler
00:13:48à la belle bagnole de la marque d'à côté ?
00:13:53On essaye de faire tous pareil.
00:13:55Comme ça, on mutualise les plateformes,
00:13:58on mutualise tout,
00:13:59de manière à faire en sorte,
00:14:01et puis il y a besoin de place aussi
00:14:02pour poser les batteries.
00:14:03En fait, on uniformise tout,
00:14:06tous les goûts,
00:14:07il n'y a plus rien.
00:14:08Et vous voyez, juste derrière moi,
00:14:09pour ceux qui ont la chance
00:14:10de regarder la vidéo
00:14:11et de mon intervention,
00:14:13derrière moi, vous voyez,
00:14:14il y a une petite voiture
00:14:15par l'autre côté.
00:14:16Moi, je joue à une guitare.
00:14:17Je joue à une guitare.
00:14:18Je joue à des guitares.
00:14:19Donc, vous êtes musicien,
00:14:20vous n'êtes pas automobiliste.
00:14:21Et il y a des petites voitures
00:14:22posées sur le bureau.
00:14:24Et de l'autre côté,
00:14:25vous voyez une coccinelle.
00:14:26Vous voyez aussi,
00:14:27si vous regardez bien,
00:14:28vous allez voir la voiture
00:14:29de Flash McQueen Cars,
00:14:31qui est le dessin animé
00:14:32préféré de toute une génération
00:14:33qui est mythique.
00:14:34Cette année,
00:14:35Flash McQueen,
00:14:36le personnage du héros
00:14:37de Disney Cars
00:14:38à 20 ans,
00:14:39et on vend encore
00:14:40cette petite voiture.
00:14:41En fait, en 20 ans,
00:14:43je vais vous dire
00:14:43ce qui s'est passé,
00:14:44Péricault.
00:14:44On a tué la voiture.
00:14:46On a tué la mobilité.
00:14:48On a créé des sédentaires
00:14:50et on n'a plus personne
00:14:51qui veut bouger.
00:14:52On ne peut plus bouger
00:14:53parce que les prix
00:14:53des carburants
00:14:54asphyxient les Français
00:14:55au quotidien.
00:14:56Parce que les Français
00:14:57que je croise,
00:14:57ils n'ont plus les moyens
00:14:58de mettre du carburant
00:14:59dans la voiture.
00:15:00Et on leur dit,
00:15:01mais ce n'est pas grave.
00:15:02Continuez à payer
00:15:022,50 euros
00:15:03votre litre d'essence
00:15:05parce que l'État
00:15:06s'occupe de supprimer,
00:15:08d'enlever 10 centimes
00:15:09en libérant des stocks.
00:15:11Et au final,
00:15:11qu'est-ce qu'on fait ?
00:15:12On a des gens
00:15:12qui n'ont plus les moyens,
00:15:13qui n'ont plus rien.
00:15:14Donc, on regarde
00:15:15des voitures
00:15:15qu'on ne peut pas se payer,
00:15:17qui sont électriques,
00:15:18qui ont tué la passion.
00:15:19Il faut une borne.
00:15:20On a un fil
00:15:21attaché à la patte.
00:15:22Et au final,
00:15:23on a toute une part
00:15:26de liberté
00:15:27liée au déplacement
00:15:28qui s'est effondré.
00:15:29Et qu'est-ce qui se passe
00:15:29aujourd'hui ?
00:15:30Eh bien,
00:15:31on perd économiquement
00:15:33parce que la mobilité,
00:15:34c'est la croissance
00:15:35de notre nation.
00:15:36Et voilà comment
00:15:36on tue économiquement
00:15:38notre croissance aussi,
00:15:38d'ailleurs.
00:15:39Alors,
00:15:39ce n'est pas tout.
00:15:40Il y a aussi la mémoire
00:15:41de cette voiture.
00:15:42Comme vous le disiez,
00:15:42je vois vos petits modèles
00:15:43à l'ancienne.
00:15:44Moi,
00:15:44j'ai appelé à conduire
00:15:45dans une 2 chevaux,
00:15:46mes parents avaient
00:15:46une 4 chevaux.
00:15:47Il y avait d'autres voitures
00:15:48aussi,
00:15:48mais voilà,
00:15:49chaque voiture
00:15:49avait ses identités.
00:15:50Anissa,
00:15:51ça fait 128 ans
00:15:52que ce salon...
00:15:52128 ans d'histoire,
00:15:54effectivement.
00:15:54Aujourd'hui,
00:15:55le salon Le Mondial de l'Auto
00:15:57ouvre ses portes au public
00:15:58à Paris,
00:15:58on le rappelle,
00:15:59porte de Versailles.
00:16:00Pour ça,
00:16:0191e édition.
00:16:03Alors,
00:16:03tout commence en 1898
00:16:05dans le jardin des Tuileries.
00:16:07On y présente alors
00:16:08232 modèles
00:16:09et 140 000 personnes
00:16:10viennent les découvrir.
00:16:12Il faut savoir
00:16:12qu'à l'époque,
00:16:13la voiture,
00:16:13c'est encore une curiosité.
00:16:14On vient voir
00:16:15à quoi ressemble
00:16:16ce nouveau moyen
00:16:17de transport.
00:16:18Depuis,
00:16:19des millions de Français
00:16:20ont arpenté
00:16:20les allées du salon.
00:16:22Le record,
00:16:22c'était en 2004
00:16:23avec près d'un million
00:16:24et demi de visiteurs.
00:16:26Lors de la dernière édition,
00:16:28ils étaient 508 000
00:16:29avec une précision.
00:16:30Le salon n'ouvrait
00:16:31que 6 jours au public
00:16:32contre plus de 2 semaines.
00:16:34Pardon ?
00:16:35Oui, oui, oui.
00:16:35Ah oui, oui, pardon.
00:16:36Absolument.
00:16:37Et par rapport à 2022,
00:16:38la fréquentation à ce jour
00:16:40a augmenté
00:16:40de près de 28%.
00:16:41Cette année,
00:16:42plus de 60 constructeurs
00:16:44et plus de 100 exposants
00:16:45sont annoncés.
00:16:46On peut découvrir
00:16:46les nouveautés,
00:16:47comparer les modèles
00:16:47et même en essayer certains.
00:16:49Donc,
00:16:49pour ceux qui veulent y aller,
00:16:50c'est jusqu'à dimanche.
00:16:51Le billet adulte acheté
00:16:52sur Internet
00:16:53coûte 20 euros en semaine
00:16:54et 22 le week-end.
00:16:55Comme ça,
00:16:55vous avez toutes les infos.
00:16:56Oui,
00:16:56c'est quand même moins cher
00:16:57que la primaire socialiste
00:16:58qui était...
00:16:59Non,
00:16:59un peu plus cher,
00:17:00un peu plus cher.
00:17:01Elle était un casero.
00:17:02Pierre Chasseret,
00:17:02est-ce qu'il faut être riche
00:17:04aujourd'hui pour conduire ?
00:17:06Je vous avoue,
00:17:07quand je sors des grandes villes,
00:17:09qu'on y rentre le dimanche soir
00:17:10ou qu'on en sort le vendredi,
00:17:11il y avait toujours
00:17:12des encombrements.
00:17:13Là,
00:17:13je vois qu'il y a moins
00:17:14d'encombrements.
00:17:14Je me dis qu'il y a des gens
00:17:15qui ne partent plus en week-end
00:17:17ou qui ne vont plus voir
00:17:18leur famille
00:17:18ou leurs amis
00:17:19parce qu'ils n'ont pas
00:17:20de quoi payer
00:17:20le plein d'essence
00:17:21ou s'ils le payent,
00:17:22ça va être au détriment
00:17:23d'une autre dépense familiale.
00:17:25On en est là,
00:17:25Pierre Chasseret,
00:17:26aujourd'hui ?
00:17:27Oui,
00:17:27on en est dans un pays
00:17:28où aujourd'hui
00:17:30toutes les classes sociales
00:17:31se paupérisent.
00:17:33On a des classes moyennes
00:17:34qui aujourd'hui
00:17:35deviennent pauvres.
00:17:36Pourtant,
00:17:36ils bossent
00:17:37et ils font le boulot
00:17:38mais ils n'ont plus l'argent
00:17:39le week-end
00:17:39pour assurer
00:17:40un plein de carburant
00:17:41à plus de 100 euros.
00:17:42On est dans une grande folie
00:17:44où on a,
00:17:45dans un premier temps
00:17:46où l'écologie
00:17:47a tué la mobilité,
00:17:48a tué la voiture.
00:17:49Ça faisait bien
00:17:50de taper sur la voiture,
00:17:52ça faisait bien.
00:17:52Alors,
00:17:52on répétait tous
00:17:53en société,
00:17:54on entendait
00:17:55ces discours
00:17:55qui diabolisent l'automobile
00:17:57et on en a oublié l'essentiel,
00:17:59c'est que la voiture,
00:18:00c'est le lien.
00:18:00C'est le lien
00:18:01sur un million
00:18:02de kilomètres de voiries
00:18:03qui font la beauté
00:18:04de la France
00:18:05et chaque matin
00:18:06quand je me lève,
00:18:07j'ai une pensée presque
00:18:08pour quelqu'un
00:18:09qui manque cruellement
00:18:10dans le paysage médiatique
00:18:12et qui avait
00:18:13cet art
00:18:14de replacer l'église
00:18:15au milieu du village
00:18:16et j'en parlais ce matin
00:18:17lors d'un rendez-vous
00:18:17sur le Mondial de l'Auto.
00:18:18C'est Jean-Pierre Pernaud.
00:18:20Mais bien sûr.
00:18:22On a perdu
00:18:22cette personnalité
00:18:23qui faisait découvrir
00:18:24la France.
00:18:25Jean-Pierre nous emmenait
00:18:26en voiture presque
00:18:27dans son journal télévisé
00:18:29qui était presque
00:18:29un reportage
00:18:30du vivre ensemble
00:18:32et de la France
00:18:33des territoires.
00:18:33On a perdu ça.
00:18:35On a perdu
00:18:35ce qui faisait
00:18:36la beauté
00:18:37de notre territoire
00:18:37et aujourd'hui
00:18:38on a limité
00:18:39la voiture
00:18:40uniquement dans le langage
00:18:41politique
00:18:42à son rôle
00:18:42pour ce qui est
00:18:43regarder la France
00:18:43des grands rouleurs.
00:18:44C'est que pour le boulot.
00:18:46On a oublié
00:18:47que la voiture
00:18:48c'était le lien social,
00:18:49c'était les amis,
00:18:50c'était la famille,
00:18:51c'était emmener ses gamins
00:18:52faire du sport le week-end.
00:18:53Je sais
00:18:54dans les petites campagnes
00:18:55aujourd'hui,
00:18:56Péricault,
00:18:56les déplacements
00:18:58des gamins
00:18:58pour les matchs de foot
00:18:59du samedi,
00:19:00il y a des parents
00:19:01qui ne peuvent plus
00:19:01amener les gamins
00:19:02parce que ça leur coûte
00:19:03trop cher.
00:19:04Mais on en est arrivé.
00:19:04Là, vraiment,
00:19:05en France,
00:19:06le carburant,
00:19:07la taxe sur la mobilité,
00:19:09quel qu'elle soit,
00:19:10quel que soit
00:19:11le moyen de transport,
00:19:12une taxe sur la mobilité
00:19:13est un frein
00:19:15à la croissance
00:19:15de notre nation
00:19:16et au bonheur
00:19:17des Français.
00:19:17Il faut arrêter
00:19:19de taxer la mobilité.
00:19:20Je vous confirme,
00:19:20Pierre Chasserey,
00:19:21j'ai été journaliste touristique
00:19:23et je faisais
00:19:24les belles régions
00:19:25et les belles étapes
00:19:26de ce pays.
00:19:27Et quand je pars
00:19:27en vacances
00:19:28avec ma famille,
00:19:29nous avons convenu
00:19:30que le voyage en voiture
00:19:31est peut-être
00:19:32la plus belle partie
00:19:33des vacances
00:19:33parce qu'on fait toujours
00:19:34un itinéraire,
00:19:35surtout quand on est en France.
00:19:36C'est un bonheur absolu.
00:19:37Et le voyage
00:19:38fait partie intégralement
00:19:40du bonheur des vacances.
00:19:41Pierre Chasserey,
00:19:42je vais vous poser
00:19:42une question fondamentale.
00:19:44La liberté de circulation
00:19:45est une liberté fondamentale
00:19:46de notre République
00:19:47et des démocraties.
00:19:48Est-ce que vous considérez
00:19:49pas aujourd'hui
00:19:50qu'elle est un tout petit peu
00:19:51atteinte
00:19:51dès lors qu'il y a des gens
00:19:53qui ne peuvent plus se déplacer
00:19:54donc qui ne peuvent plus
00:19:54circuler librement ?
00:19:56Est-ce qu'il n'y a pas
00:19:56une atteinte à un droit fondamental
00:19:58par rapport à une privation
00:19:59pour des raisons financières ?
00:20:01Vous voyez,
00:20:02je vois mon image
00:20:03dans la vidéo
00:20:04et je vois mes yeux
00:20:04qui sont éreintés
00:20:05et je me pose la question
00:20:07pourquoi ?
00:20:07Ça se voit.
00:20:08Je suis très fatigué
00:20:09parce qu'en fait,
00:20:09les mesures qui tombent
00:20:10sur le capot des automobilistes
00:20:12au quotidien,
00:20:12c'est tout le temps.
00:20:13Pendant que je vous parle
00:20:14et pour répondre
00:20:14à votre question,
00:20:15Péricault,
00:20:15en ce moment,
00:20:16j'attends la décision
00:20:17du tribunal administratif
00:20:19de Paris
00:20:19sur le recours
00:20:20que l'on a mis en place
00:20:21contre la baisse
00:20:22de la limitation
00:20:23de vitesse du périphérique
00:20:24qui nous a été vendue
00:20:25pour des aspects écolos
00:20:26et de bruit
00:20:27alors que ça n'a rien changé
00:20:28ni sur la qualité,
00:20:30ni sur le son,
00:20:31ni sur la pollution.
00:20:32J'attends cette décision
00:20:34et je me dis,
00:20:36voilà,
00:20:36à force de taper
00:20:37sur la mobilité,
00:20:38oui,
00:20:39oui,
00:20:39oui,
00:20:39vous avez raison,
00:20:40on a perdu quelque chose
00:20:41de sacré,
00:20:42on a perdu cette liberté
00:20:44de se déplacer,
00:20:45la liberté de se déplacer
00:20:46est conditionnée maintenant
00:20:47à un revenu.
00:20:48Si vous avez les moyens
00:20:49de vous déplacer en voiture,
00:20:50vous avez le droit.
00:20:51Je vais vous raconter
00:20:52notre petite anecdote,
00:20:53elle est marquante.
00:20:54On va imaginer un jeune
00:20:55qui débute dans la ville
00:20:56à 18 ans,
00:20:57il est étudiant ou pas,
00:20:58admettons,
00:20:59peu importe,
00:20:59mais il vient d'avoir
00:21:00son permis de conduire
00:21:01et admettons,
00:21:01il fait partie de cette France
00:21:02qui a besoin de rouler
00:21:03et qui veut une voiture.
00:21:04L'assurance automobile
00:21:06pour un jeune conducteur,
00:21:07le tiers,
00:21:08vraiment la base
00:21:09de l'assurance,
00:21:10c'est plus de 100 balles
00:21:11par mois,
00:21:11100 euros par mois.
00:21:13Bien sûr.
00:21:14Comment voulez-vous
00:21:15qu'un jeune assure
00:21:17100 euros d'assurance,
00:21:19150 euros de carburant
00:21:21par mois,
00:21:22250 euros de frais
00:21:23juste pour avoir
00:21:24le droit de se déplacer ?
00:21:26Je n'ai même pas parlé
00:21:27des frais inhérents
00:21:28à la voiture,
00:21:28les réparations,
00:21:29le fait qu'il n'y a pas
00:21:30caché, etc.
00:21:32Est-ce que vous vous rendez compte ?
00:21:33Bien sûr qu'on tue la société.
00:21:35Et après,
00:21:36on se demande
00:21:36pourquoi notre génération
00:21:37est sédentaire,
00:21:38pourquoi notre génération
00:21:39et les jeunes à venir
00:21:40aujourd'hui,
00:21:40ils ne se déplacent plus,
00:21:42ils ne bougent plus
00:21:42et ils sont un peu
00:21:43lymphatiques dans le canapé.
00:21:45Ne nous posons pas la question.
00:21:46On ne fait rien
00:21:48quand ils se déplacent.
00:21:49Pierre Chasserie,
00:21:50je pense à mes copains basques
00:21:51et ma famille de Saint-Jean-de-Luz,
00:21:52d'Andaille,
00:21:52à mes copains catalans
00:21:53à Portbou,
00:21:54à Port-Vendre,
00:21:55qui vont faire le plein
00:21:56en franchissant les Pyrénées
00:21:58parce que la taxation espagnole
00:22:00et je me demande
00:22:01c'est ça l'Europe ?
00:22:03Alors ces gens-là
00:22:03peuvent continuer à circuler
00:22:04parce qu'ils accèdent
00:22:05à un carburant
00:22:06qui est accessible
00:22:07et c'est ça l'Europe ?
00:22:08Qu'est-ce que c'est
00:22:09que cette dérégulation ?
00:22:10Pourquoi ?
00:22:11Alors l'Europe,
00:22:13c'est facile.
00:22:13L'Europe,
00:22:14c'est s'apercevoir
00:22:15qu'en France,
00:22:15on bénéficie
00:22:16de toutes les contraintes européennes
00:22:18mais qu'on ne prend pas
00:22:18les avantages.
00:22:19En fait,
00:22:21pour le français,
00:22:22l'Europe,
00:22:23c'est d'ailleurs,
00:22:24on peut être profondément européen
00:22:26dans l'ADN,
00:22:26dans son ADN,
00:22:27comme je le suis,
00:22:28et s'apercevoir
00:22:29que l'Europe politique
00:22:30aujourd'hui
00:22:31ne profite pas à la France.
00:22:32Il est évident
00:22:33que sur l'aspect
00:22:34purement mobilité,
00:22:35regardez,
00:22:36on a le permis de conduire
00:22:37et la perte de points
00:22:38la plus dure en Europe
00:22:39et on n'est pas les meilleurs,
00:22:41on est le 15e élève européen
00:22:42de la sécurité routière.
00:22:43On a les taxes en France
00:22:45qui sont choisies,
00:22:46qui sont les plus élevées
00:22:47sur les carburants
00:22:48par rapport au salaire
00:22:49en Europe,
00:22:50je dis bien
00:22:50par rapport au salaire,
00:22:52et pourtant,
00:22:53on s'aperçoit bien
00:22:54que partout,
00:22:55dans les autres pays européens,
00:22:57on a fait le choix
00:22:57d'abaisser les taxes
00:22:58pour préserver la croissance.
00:23:00Mais on a les élus
00:23:01qu'on mérite,
00:23:02je veux dire,
00:23:03il y a un système démocratique
00:23:04en France,
00:23:05ceux qui ont apporté,
00:23:06Emmanuel Macron
00:23:07et son équipe,
00:23:08aujourd'hui,
00:23:08à la tête de l'Elysée,
00:23:10et on n'a pas à se plaindre
00:23:11puisqu'en fait,
00:23:12cette politique écolo
00:23:13qui vise à détruire
00:23:14la mobilité,
00:23:15en fait,
00:23:15Emmanuel Macron,
00:23:16il avait déjà fait
00:23:17un premier mandat,
00:23:18on le savait,
00:23:19il n'y avait rien de nouveau.
00:23:20Aujourd'hui,
00:23:21on a quelque chose
00:23:22de basique
00:23:22et on va lancer un truc
00:23:23avec l'association
00:23:2440 millions d'automobilistes,
00:23:25d'ailleurs,
00:23:25au moment de la présidentielle,
00:23:26pour que les Français
00:23:27puissent choisir
00:23:28en leur âme et conscience.
00:23:29Moi, perso,
00:23:30à titre perso,
00:23:31je n'invite pas les gens
00:23:31à voter pour telle ou telle
00:23:33couleur politique,
00:23:33chacun fera ses choix,
00:23:35mais on ne peut pas non plus
00:23:36se dire qu'on a eu
00:23:37le 80 km heure,
00:23:38la fiscalité qui a augmenté
00:23:40sur les carburants.
00:23:41J'en veux à tous les médias,
00:23:42ils répètent les mêmes sormettes
00:23:43en répétant le discours
00:23:46gouvernemental
00:23:46qui est que l'État
00:23:47n'a pas augmenté
00:23:47les taxes sur le carburant
00:23:48cette année.
00:23:49C'est faux.
00:23:50L'État a augmenté
00:23:51les certificats d'économie
00:23:52d'énergie
00:23:52de 15 centimes par litre.
00:23:54Donc, arrêtons un petit peu.
00:23:55Le problème de la France,
00:23:56ce n'est pas le détroit d'Ormousse,
00:23:57c'est le détroit de Bercy.
00:23:58Voilà.
00:23:59Le jour où les 40 millions
00:24:00se réveilleront,
00:24:01la France tremblera.
00:24:03Pourtant,
00:24:04elle continue à rouler
00:24:05la bagnole.
00:24:05Demain,
00:24:05ça roule 6h10
00:24:06sur Sud Radio.
00:24:07Merci Pierre Chassery
00:24:08d'avoir été avec nous.
00:24:10Bien entendu,
00:24:11je suis persuadé
00:24:11que j'aurai l'occasion
00:24:12de faire appel à votre avis
00:24:14parce que la situation
00:24:15des automobilistes
00:24:16n'est pas prête
00:24:16de s'améliorer tout de suite.
00:24:17Anissa,
00:24:18qu'est-ce qu'on fait ?
00:24:18À suivre,
00:24:19une cyberattaque
00:24:20contre les frigos
00:24:21des supermarchés
00:24:22et des marchandises
00:24:23qui finissent à la poubelle.
00:24:24Une attaque qui soulève aussi
00:24:25d'autres questions sécuritaires.
00:24:26Ensuite,
00:24:27nous allons nous demander,
00:24:28Péricault,
00:24:28jusqu'où peut aller
00:24:29la contestation des lycéens
00:24:30puisqu'à ce jour,
00:24:32des portraits de proviseurs
00:24:33se retrouvent affichés
00:24:34noms et visages
00:24:35sur les réseaux sociaux.
00:24:37Les proviseurs,
00:24:37bien sûr,
00:24:38qui ne soutiennent pas
00:24:38le mouvement.
00:24:39On ira à Paris
00:24:40où on constate
00:24:41que les adresses gourmandes
00:24:42prospèrent
00:24:42alors que les librairies reculent
00:24:44et on finira
00:24:45à l'Assemblée nationale
00:24:46où le Rassemblement national
00:24:48et des élus
00:24:48du bloc central
00:24:49ont fait supprimer
00:24:50une protection prévue
00:24:51pour les victimes étrangères
00:24:53de violences sexuelles.
00:24:55Sud Radio,
00:24:56la France dans tous ses états,
00:24:58les perles du jour.
00:25:00Eh bien,
00:25:02j'allais dire,
00:25:02j'étais liquifié
00:25:03par cette information.
00:25:05Hier,
00:25:05nous apprenons
00:25:06que des stockages
00:25:08de congélateurs,
00:25:10de produits congelés
00:25:11de la grande distribution
00:25:12sur des dizaines de tonnes
00:25:14et sur plusieurs sites
00:25:16ont été piratés
00:25:17par une cyberattaque
00:25:18et au lieu
00:25:19de maintenir
00:25:21la température
00:25:21à moins 18
00:25:22ou moins 20,
00:25:23eh bien,
00:25:23cette cyberattaque
00:25:24a fait,
00:25:24on l'a monté
00:25:2520,
00:25:2525,
00:25:2530,
00:25:2640 degrés.
00:25:26Vous imaginez
00:25:27les glaces,
00:25:28que ce soit,
00:25:29en plus,
00:25:29bon,
00:25:30je ne vais pas citer
00:25:31les marques
00:25:31en train de dégouliner
00:25:32à l'intérieur
00:25:32d'une catastrophe.
00:25:34Et là,
00:25:34on se dit
00:25:35cyberattaque.
00:25:36Les cyberattaques,
00:25:36on les a connues
00:25:37sur des banques,
00:25:38sur des systèmes
00:25:38hôpitaliers.
00:25:39En général,
00:25:40ce sont des cyberattaques
00:25:41stratégiques
00:25:41sur des points
00:25:42qui sont importants
00:25:43pour le fonctionnement
00:25:43d'un pays.
00:25:43on a vu que là,
00:25:44c'était le fisc,
00:25:45l'administration fiscale
00:25:46qui était piratée.
00:25:47À l'arrière,
00:25:47on peut comprendre
00:25:48que,
00:25:48mais attaquer
00:25:49les congélateurs
00:25:50de la grande distribution
00:25:52pour détériorer
00:25:53la marchandise
00:25:53qui est bonne achetée
00:25:54puisque si la chaîne
00:25:55du froid
00:25:55est interrompue,
00:25:57c'est fichu.
00:25:58Ça nous révèle
00:25:58quand même
00:25:59et les centrales
00:26:01concernées,
00:26:01c'était Superu,
00:26:03c'était Euclair,
00:26:03Carrefour,
00:26:04Monoprix,
00:26:05on s'est dit,
00:26:05mais quel rapport ?
00:26:06Eh bien,
00:26:06nous avons appris
00:26:07à cette occasion
00:26:08que la congélation
00:26:09des produits
00:26:09est centralisée
00:26:11par des organismes
00:26:13d'avoir la clé
00:26:14pour entrer
00:26:15dans le mécanisme
00:26:16informatique
00:26:17de ces institutions
00:26:19qui assurent
00:26:19la congélation
00:26:20de ces boîtes
00:26:21de sous-traitance
00:26:21et comme c'est sous-traité,
00:26:23eh bien,
00:26:23on accède
00:26:24à la totalité du réseau
00:26:25et on inverse
00:26:27la température.
00:26:27C'est vous dire
00:26:28la fragilité du système.
00:26:29c'est vrai qu'il n'y avait
00:26:30pas de raison
00:26:31de se protéger
00:26:31d'une cyberattaque
00:26:33pour les congélateurs,
00:26:33mais c'est vous dire
00:26:34quand même
00:26:35que la malbouffe,
00:26:36il n'y a pas que
00:26:36de la malbouffe
00:26:36dans la congélation,
00:26:37mais c'est quand même
00:26:38la preuve
00:26:38que cette grande distribution
00:26:39elle stocke
00:26:40en immense quantité
00:26:41des nourritures congelées
00:26:43pour avoir toujours
00:26:43du produit
00:26:44à fournir
00:26:45au fur et à mesure
00:26:46de la demande.
00:26:47Il ne faut pas interrompre
00:26:47surtout le rythme
00:26:48de la consommation
00:26:49puisqu'on est dans
00:26:50une situation,
00:26:51une société de consommation
00:26:52et là,
00:26:53il y a un méchant hacker
00:26:54alors qui ça peut être
00:26:55de sa console ?
00:26:56Est-ce que vous pensez
00:26:57qu'un Isaac Vladimir Poutine
00:26:58il a une console
00:26:59dans son bureau au Kremlin
00:27:00puis un coup c'est la banque,
00:27:01un coup c'est l'hôpital,
00:27:03un coup c'est parce qu'on a pensé
00:27:04évidemment tout de suite
00:27:05aux Russes
00:27:05et les spécialistes,
00:27:06ça peut être des concurrents,
00:27:09représentants,
00:27:09enfin bon,
00:27:10en tout cas,
00:27:11voilà,
00:27:11les produits ont été jetés
00:27:13à une époque
00:27:13où il y a des gens
00:27:14qui n'ont peut-être pas toujours
00:27:15de quoi finir la fin du mois
00:27:17et manger à leur faim,
00:27:18je trouve ça
00:27:18parquetillement ignoble,
00:27:20enfin en tout cas,
00:27:20voilà,
00:27:21j'espère que les grandes enseignes
00:27:23de la grande distribution,
00:27:24ces grands patrons
00:27:24très riches et très puissants,
00:27:26ces grandes enseignes,
00:27:27Leclerc,
00:27:28Carrefour,
00:27:28on a pris,
00:27:28prendre en disposition
00:27:30pour protéger
00:27:30leur système de congélation,
00:27:32ça serait embêtant quand même
00:27:33qu'on mange
00:27:34de la nourriture invariée,
00:27:35j'espère qu'ils ont bien
00:27:36tout jeté,
00:27:37je suis sûr qu'il y en a certains
00:27:38qui ont dû se dire
00:27:38est-ce qu'on ne pourrait pas garder
00:27:39un petit peu,
00:27:40c'est descendu que de 3-4 degrés,
00:27:42voilà,
00:27:43si la chaîne du froid est interrompue,
00:27:44la réglementation est formelle,
00:27:46tout va à la poubelle,
00:27:47je vous disais,
00:27:48quand même,
00:27:49c'est pas rassurant
00:27:50que la grande distribution
00:27:51soit un système de consommation
00:27:53qui soit ainsi dépendant
00:27:54d'une attaque aussi insolite
00:27:57qu'une cyberattaque
00:27:58contre les congélateurs.
00:28:01Anissa,
00:28:02la France insoumise
00:28:03et ce matin,
00:28:04Manuel Bompard
00:28:05était là
00:28:05face à Jacques Cardoz,
00:28:07il y a un proviseur
00:28:08de Surène
00:28:09qui s'a vu
00:28:10sa photo affichée
00:28:11et son adresse.
00:28:12On a découvert
00:28:13effectivement sur les réseaux sociaux
00:28:14que lorsqu'un proviseur
00:28:15s'oppose
00:28:16à une mobilisation lycéenne,
00:28:17et bien ça lui vaut
00:28:18une affiche,
00:28:19un peu,
00:28:19vous savez Perico,
00:28:20comme à l'époque du Far West
00:28:21avec les affiches
00:28:22Wanted,
00:28:23voilà,
00:28:23tout ce qu'on veut
00:28:24c'est l'avoir,
00:28:25et bien c'est un peu
00:28:26la même chose
00:28:26à l'origine
00:28:27de cet acte
00:28:28LFI,
00:28:29le compte Instagram
00:28:30de LFI Surène
00:28:32en région parisienne
00:28:34qui publiait donc
00:28:35là tout juste
00:28:36le deuxième épisode
00:28:37d'une série
00:28:38intitulée
00:28:38Ces vieux nous font
00:28:39la misère
00:28:40avec en illustration
00:28:41un portrait
00:28:42et un bandeau
00:28:42nominatif
00:28:43ou en tête
00:28:44comme je vous le disais.
00:28:45Alors le texte
00:28:46vise un proviseur
00:28:47accusé par le compte
00:28:48de vouloir stopper
00:28:49la mobilisation
00:28:49en menaçant
00:28:50de poursuites judiciaires
00:28:51et poursuit,
00:28:52nous ne les laisserons
00:28:53pas nous faire taire.
00:28:55Alors bon,
00:28:55si c'est le deuxième épisode
00:28:56c'est qu'il y en avait
00:28:57un premier,
00:28:58il date du 8 octobre,
00:28:59ce premier épisode
00:29:00de cette série,
00:29:01il a évidemment été publié
00:29:02sur ce fameux compte
00:29:03Instagram de LFI Surène
00:29:04et ce qu'il faut savoir
00:29:05c'est que juridiquement
00:29:06quand même critiquer
00:29:07un proviseur
00:29:08ok c'est permis
00:29:08mais diffuser son identité
00:29:10pour l'exposer délibérément
00:29:12à un danger
00:29:12peut être un délit
00:29:14jusqu'à 5 ans
00:29:15de prison
00:29:16et 75 000 euros
00:29:17d'amende
00:29:17lorsqu'on vise
00:29:18une personne chargée
00:29:19d'une mission
00:29:20de service public.
00:29:21Alors on ne peut pas
00:29:22évidemment à 7 heures
00:29:23affirmer que cette publication
00:29:24remplit toutes ces conditions
00:29:25mais on se demande
00:29:26si soutenir les lycéens
00:29:27impose de personnaliser
00:29:29à ce point
00:29:29une cible.
00:29:30Écoutez,
00:29:31il a été jeté en pâture
00:29:32avec une phrase...
00:29:34Ils sont deux même
00:29:34à avoir été jeté en pâture.
00:29:35Voilà,
00:29:35en plus ces vieux
00:29:36qui nous font la misère
00:29:37c'est déjà pas français
00:29:38au moins la France Insoumise
00:29:40pourrait utiliser
00:29:40des formules françaises
00:29:41et là on a,
00:29:42tiens,
00:29:43je me plaignais dans mon humeur
00:29:44des deux exemples
00:29:45qu'on a eu
00:29:46à Beaujancy
00:29:47et puis ce streamer
00:29:48et là maintenant
00:29:49c'est l'effigie
00:29:50d'un proviseur
00:29:50qui est jeté en pâture
00:29:51à la vindique.
00:29:52J'espère pour la France Insoumise
00:29:53que ce proviseur
00:29:54du lycée Paul Langevin
00:29:56à Surène
00:29:56n'aura pas à subir
00:30:02Alors Perico,
00:30:02vous allez nous parler
00:30:03de librairie
00:30:04mais pas que.
00:30:05Je disais tout à l'heure
00:30:06en prenant la phrase
00:30:07de Victor Hugo
00:30:08ouvrir une école
00:30:09c'est fermer une prison
00:30:10et là je vais demander
00:30:11est-ce que
00:30:11ouvrir une librairie
00:30:13ça ne serait pas
00:30:13fermer un fast-food
00:30:14puisque c'est par la connaissance
00:30:16c'est par la culture
00:30:17c'est par l'information
00:30:18que la malbouffe
00:30:19sera combattue
00:30:19et je ne dis pas
00:30:20qu'il faut totalement
00:30:21éliminer les fast-food
00:30:22mais en tout cas
00:30:23il faut éliminer
00:30:24les méfaits
00:30:24que les fast-foods
00:30:25ont sur notre alimentation
00:30:26notre santé
00:30:27et là
00:30:27il y a une étude
00:30:29parisienne
00:30:29qui est sortie
00:30:30sur l'activité commerciale
00:30:32dans Paris
00:30:33et on constate tristement
00:30:34que les lieux
00:30:35les lieux
00:30:36comme on dit
00:30:36de gourmandise
00:30:37c'est-à-dire les restaurants
00:30:38sont en train
00:30:39de se démultiplier
00:30:40alors que les librairies
00:30:41ferment les unes
00:30:42après les autres
00:30:42on a vu l'épisode
00:30:44Giberjaune
00:30:44cette statistique est tragique
00:30:46parce que
00:30:46si on n'ouvrait
00:30:47que des restaurants
00:30:48j'allais dire
00:30:49où on se nourrit
00:30:49de façon acceptable
00:30:50avec des produits frais
00:30:51on se met sur place
00:30:52il y en a peut-être
00:30:53quelques-uns
00:30:54mais c'est surtout
00:30:55une démultiplication
00:30:56de malbouffe
00:30:56de nourriture de rue
00:30:57de nourriture industrielle
00:30:58de fast-food
00:30:59je ne veux pas vous donner
00:31:00des marques
00:31:00ou des noms
00:31:00mais vous avez compris
00:31:01c'est cette multiplication
00:31:02de mauvaise alimentation
00:31:04qui engendre des dégâts
00:31:05sur la santé publique
00:31:06absolument calamiteux
00:31:07évidemment
00:31:08elle se multiplie
00:31:09par contre
00:31:09l'endroit où le savoir
00:31:11la connaissance
00:31:11la culture
00:31:12se transmet
00:31:13qu'est la librairie
00:31:13elle elle s'effondre
00:31:14c'est tout un symbole
00:31:15de notre époque
00:31:16c'est tout un symbole
00:31:17de ce qui est en train
00:31:18de devenir Paris
00:31:18et donc je redis
00:31:19ouvrons des librairies
00:31:21le plus possible
00:31:21remettez-vous à lire
00:31:22cultivez-vous
00:31:23pour avoir des connaissances
00:31:24qui vous empêchent
00:31:25de tomber
00:31:26dans la malbouffe
00:31:28à suivre
00:31:29sur Sud Radio
00:31:31dans un instant
00:31:32évidemment
00:31:33André Bercoff
00:31:34attendez
00:31:34j'ai hésité
00:31:35une fraction de seconde
00:31:36comment est-ce possible
00:31:37évidemment Bercoff
00:31:38nous rejoint
00:31:38qu'est-ce qui le met
00:31:39dans tous ses états
00:31:39aujourd'hui
00:31:40et bien
00:31:41c'est l'affaire
00:31:42c'est la primaire
00:31:43de la gauche
00:31:43avec Gluckman
00:31:45voilà
00:31:47midi 14h
00:31:49Sud Radio
00:31:50la France
00:31:51dans tous ses états
00:31:52vous allez attendre
00:31:53André Bercoff
00:31:54qui va nous parler
00:31:55d'Emmanuel Macron
00:31:57et du gagnant
00:31:58de la première socialiste
00:31:59qui est
00:32:00Raphaël Gluckman
00:32:01et vous allez voir
00:32:02André se demande
00:32:03si derrière Macron
00:32:04ou derrière Gluckman
00:32:05il n'y a pas un Macron déguisé
00:32:06enfin voilà
00:32:07avec ces mots
00:32:08c'est d'une subtilité
00:32:09un peu absolue
00:32:09écoutez-le
00:32:10ici
00:32:11Sud Radio
00:32:12les français
00:32:14parlent au français
00:32:15les carottes
00:32:17sont cuites
00:32:18Sud Radio
00:32:19Bercoff
00:32:20dans tous ses états
00:32:21et nous reparlons
00:32:23évidemment
00:32:24de cette formidable
00:32:27campagne
00:32:27de la gauche
00:32:29pour les présidentielles
00:32:30pour la primaire
00:32:31de la gauche
00:32:31la gauche socialiste
00:32:33disons
00:32:33ou apparentée
00:32:34socialiste
00:32:35qui a vu la victoire
00:32:36écrasante
00:32:37de Ravel Gluckman
00:32:38par
00:32:39attention
00:32:40très intéressant
00:32:41par vote électronique
00:32:43alors comment ça s'est passé
00:32:44c'est très bien
00:32:45je veux dire
00:32:45vous payez 15 euros
00:32:47comme vous savez
00:32:47vous écarte
00:32:48voilà
00:32:49vous cliquez
00:32:50et puis voilà
00:32:51il y a eu
00:32:52120 000 votants
00:32:5588 000
00:32:56on ne sait pas
00:32:56d'où ils viennent
00:32:57alors vous votez
00:32:58formidable
00:32:59comment on peut
00:33:00en démocratie
00:33:01accepter encore
00:33:02le vote électronique
00:33:04alors on ne sait pas
00:33:05d'où ils viennent
00:33:05on ne sait pas
00:33:06s'ils sont de gauche
00:33:06on ne sait pas
00:33:07s'ils sont encartés
00:33:08on ne sait pas
00:33:09ce qui est militant
00:33:10qui n'est pas
00:33:10allez on vote
00:33:11allez
00:33:11c'est la déclaration
00:33:13des droits de l'homme
00:33:13un petit clic
00:33:14et ça va
00:33:15donc je peux être
00:33:16absolument de n'importe où
00:33:18y compris de droite
00:33:19d'ailleurs si j'ai envie
00:33:19de participer
00:33:20tout va bien
00:33:21oui on vous demande
00:33:22effectivement
00:33:24votre adresse mail
00:33:26etc
00:33:26mais ça change quoi
00:33:28franchement
00:33:29bon ben très bien
00:33:30mais du Glucksmann
00:33:32voilà 66%
00:33:33très très bien
00:33:34et on en fait des conclusions
00:33:35sur je rappelle
00:33:37120 000 votants
00:33:39à l'adresse
00:33:40des 45 millions
00:33:41de français
00:33:42ou des 50 millions
00:33:43de français
00:33:43qui votent
00:33:44pour les présidentielles
00:33:45voyez le pourcentage
00:33:47c'est très intéressant
00:33:48alors
00:33:49on a écouté
00:33:50effectivement
00:33:50et il y a eu
00:33:52au bon tweet français
00:33:53notre ami
00:33:54a répercuté
00:33:56sur X
00:33:56ce petit
00:33:58comparaison
00:33:59sonore
00:33:59cette petite comparaison
00:34:00sonore
00:34:00entre
00:34:01Macron
00:34:012017
00:34:02et Glucksmann
00:34:042025
00:34:052026
00:34:06écoutez
00:34:07ce qui m'importe
00:34:08c'est de proposer
00:34:10aujourd'hui
00:34:11un véritable projet
00:34:12pour le pays
00:34:13un projet
00:34:14pour le pays
00:34:14parce que
00:34:15ce qu'il faut
00:34:16c'est ensuite
00:34:16un projet
00:34:17et une vision
00:34:18ce qu'on dit
00:34:18et c'est une vision
00:34:19je pense qu'il faut
00:34:20produire une vision
00:34:21c'est un projet
00:34:22et une vision
00:34:23pour le pays
00:34:23c'est pas ce que vous dites
00:34:24non nous ce qu'on dit
00:34:25ce qu'on dit
00:34:26et c'est une vision
00:34:26j'ai une vision
00:34:28et un projet
00:34:29cette vision là
00:34:30on va la décliner
00:34:31le projet
00:34:31la même vision
00:34:31le même projet
00:34:32nous sommes en train
00:34:33de construire un projet
00:34:33on se fout
00:34:34des programmes
00:34:35on l'a précisé
00:34:36dès le début
00:34:36on a dit
00:34:37c'est pas un programme
00:34:38c'est une vision
00:34:38ce qui importe
00:34:39c'est la vision
00:34:40qui sera ensuite
00:34:40déclinée en projet
00:34:42ce qui importe
00:34:43c'est le projet
00:34:43cette vision
00:34:44et ce projet
00:34:45nous n'avons pas
00:34:45la même vision
00:34:46aucunement
00:34:47ça correspond à cette vision
00:34:48c'est pas une vision
00:34:49quand on présente une vision
00:34:50on dit quoi ?
00:34:51on dit
00:34:51j'ai une vision
00:34:52on va pas demander
00:34:53aux gens
00:34:53qui adhèrent
00:34:54à cette vision
00:34:55la même vision
00:34:56que nous avons
00:34:57dans notre vision
00:34:58en fait vous avez
00:34:58aucune idée
00:34:59d'économie sérieuse
00:35:00ah là là
00:35:01non mais non
00:35:02mais si
00:35:02mais si
00:35:03Macron en 2017
00:35:04avait une idée
00:35:05fabuleuse
00:35:05sur l'économie sérieuse
00:35:06on a vu le résultat
00:35:0710 ans plus tard
00:35:08et puis Glucksmann
00:35:10alors ça suit
00:35:11c'est quand même intéressant
00:35:12c'est quand même intéressant
00:35:14le niveau
00:35:15effectivement
00:35:16de la politique française
00:35:17en cette glorieuse
00:35:19année 2026
00:35:2021ème siècle
00:35:22ça va de mieux en mieux
00:35:24et
00:35:24ce qui me frappe
00:35:26c'est encore une fois
00:35:27on a parlé
00:35:27de vote électronique
00:35:28et évidemment
00:35:29on a vu un peu
00:35:30la relative détresse
00:35:31de Ségolène Royal
00:35:32quand vous pensez
00:35:34qu'il était
00:35:35ambassadrice
00:35:35des pôles
00:35:36vous savez
00:35:36qu'il y a eu
00:35:37un sondage
00:35:38on a sondé
00:35:39les pingouins
00:35:40de gauche
00:35:40de l'Antarctique
00:35:41et de l'Arctique
00:35:42et ben 63%
00:35:44des pingouins
00:35:45votés
00:35:45pour Ségolène Royal
00:35:46vous voyez
00:35:47c'est terrible
00:35:47tous ensemble
00:35:48tous ensemble
00:35:49oui
00:35:49oui
00:35:50et ben ça
00:35:51n'a pas marché
00:35:53alors voilà
00:35:54bon
00:35:55c'est intéressant
00:35:56on va suivre
00:35:57tout cela
00:35:57il y aura
00:35:58peut-être
00:35:59d'autres primaires
00:36:00j'espère pas
00:36:01d'autres primates
00:36:02et que nous allons
00:36:03avancer vers la victoire
00:36:04en chantant
00:36:05bien sûr
00:36:06au bord du gouffre
00:36:07un grand pas
00:36:08en avant
00:36:09et tout va aller bien
00:36:10ouais franchement
00:36:11j'ai l'air de galéger
00:36:14mais c'est pas très
00:36:15très très très
00:36:17rassurant
00:36:17tout ça
00:36:18franchement
00:36:18c'est pas rassurant
00:36:20voilà les résultats
00:36:21qu'on annonce
00:36:22des sondages
00:36:23etc
00:36:23mais où on est
00:36:25où on est
00:36:26pendant
00:36:26que
00:36:27Trump et Poutine
00:36:28font du business ensemble
00:36:30sur le dos de l'Europe
00:36:31qui je le rappelle
00:36:32on en reparlera
00:36:33achète du gaz russe
00:36:35à plusieurs milliards
00:36:37de dollars du gaz russe
00:36:38et voilà
00:36:39et donc c'est l'Union Européenne
00:36:40de Mme von der Leyen
00:36:41M. Macron
00:36:42M. Mertz
00:36:44etc
00:36:44etc
00:36:45qui subventionne
00:36:46la guerre en Ukraine
00:36:48magnifique
00:36:48c'est pas beau
00:36:49mais en attendant
00:36:50écoute
00:36:50réjouissons-nous
00:36:51Glucksmann
00:36:52a gagné
00:36:54à demain
00:36:56oui
00:36:56écoutez
00:36:57André Bercoff
00:36:58on a compris
00:36:59que M. Glucksmann
00:37:00et M. Macron
00:37:01nous ont fait
00:37:02un manteau de vision
00:37:03voilà
00:37:03j'espère que ça
00:37:04permettra de déshabiller
00:37:05pour l'hiver
00:37:06nous avons
00:37:07Corinne
00:37:08qui nous appelle
00:37:08de Salon de Provence
00:37:09bonjour Corinne
00:37:10je crois comprendre
00:37:11que vous êtes
00:37:12une ancienne
00:37:13une ancienne
00:37:13une ancienne
00:37:14supporter du Parti Socialiste
00:37:15qui est légèrement déçue
00:37:16parce que le Parti
00:37:17est devenu
00:37:19bah écoutez
00:37:20moi j'étais
00:37:20une grande
00:37:22partisane
00:37:22de M. Montebourg
00:37:24oui
00:37:25et après
00:37:26maintenant
00:37:26Ruffin
00:37:27oui
00:37:27car moi
00:37:28le charisme
00:37:29mais c'était
00:37:29Montebourg au premier
00:37:30mais moi
00:37:31Glucksmann
00:37:32c'est
00:37:33pour moi
00:37:33c'est le même
00:37:34c'est le même
00:37:36que Macron
00:37:37ah
00:37:37vous rejoignez
00:37:38André Bercoff
00:37:39donc dans son analyse
00:37:39vous savez
00:37:40il y avait un leader
00:37:41communiste
00:37:42en élection
00:37:43présidentielle
00:37:44de 69
00:37:44on avait M. Pompidou
00:37:46contre M. Poer
00:37:47et Jacques Duclos
00:37:48avait dit
00:37:48avec son accent
00:37:49du sud
00:37:49c'est blanc bonnet
00:37:51bonnet blanc
00:37:51et pour vous
00:37:52Glucksmann et Macron
00:37:53c'est blanc bonnet
00:37:53bonnet blanc
00:37:54bah oui parce que
00:37:55quand on est fanat
00:37:56de l'Europe
00:37:57avant de la France
00:37:58et qu'on ne peut pas
00:37:59annuler certains traités
00:38:00on est bloqué
00:38:01on est foutu
00:38:02c'est clair
00:38:03donc je veux dire
00:38:04à maman
00:38:05il va falloir que
00:38:06moi je ne suis pas
00:38:07pour sortir de l'Europe
00:38:07je ne suis pas pour l'Europe
00:38:09au fond
00:38:09mais il faut rester maintenant
00:38:10oui vous n'êtes pas
00:38:11pour cette Europe là
00:38:12mais vous avez compris
00:38:13qu'il faut une Europe
00:38:13de toutes les façons
00:38:14mais il faut qu'elle foule
00:38:15mais si on n'annule pas
00:38:16certains traités
00:38:17et comme c'est des B.A. de l'Europe
00:38:18on a l'impression
00:38:19que notre agriculture
00:38:22va encore se foutre en l'air
00:38:24notre éducation
00:38:25c'est le bordel
00:38:26enfin tout est le bordel
00:38:27et je veux dire
00:38:28que si on ne sort pas
00:38:29de certains traités
00:38:30même pour la dette
00:38:31il va falloir échéancer ça
00:38:33faire des efforts autrement
00:38:35avec du temps
00:38:36parce qu'on ne peut pas
00:38:38non plus
00:38:38déjà les Français
00:38:39n'ont plus de sous
00:38:39alors si on ne fait pas
00:38:41des grands échéanciers
00:38:42comment on va faire ?
00:38:43Il est vrai que
00:38:44Raphaël Glucksmann
00:38:45c'est quand même
00:38:45le plus européiste
00:38:46même si Atal
00:38:48même si la droite
00:38:49l'est aussi bien entendu
00:38:50un peu moins
00:38:51alors lui vraiment
00:38:52il dit que le rêve européen
00:38:53est encore une réalité
00:38:54et que sans l'Europe
00:38:55on ne sera rien
00:38:55il prend un risque énorme
00:38:56à dire ça
00:38:57Ah ben moi
00:38:58je suis d'accord
00:38:59entièrement avec vous
00:39:00je vais vous dire
00:39:01que l'euro
00:39:03déjà
00:39:03il a été fait
00:39:05pour le Marc
00:39:07bon ben nous
00:39:08nous on est à la place
00:39:08parce que nous
00:39:09avec notre petit franc
00:39:10et puis avec Macron
00:39:11qui nous a foutu en l'air
00:39:13je veux dire
00:39:14mais puis en plus
00:39:15je veux dire
00:39:16que comme on descend
00:39:16dans l'Europe
00:39:17et qu'on affaiblit l'Europe
00:39:19le retour de l'Europe
00:39:21ça va être compliqué
00:39:22pour nous
00:39:22alors vous êtes déçu
00:39:23vous avez cru en Ruffin
00:39:25et en Montebourg
00:39:26bon Montebourg
00:39:27c'est retiré
00:39:27Ruffin
00:39:28et là il hésite
00:39:28à aller avec
00:39:29avec
00:39:31avec monsieur
00:39:32de Villepin
00:39:34vous restez à gauche
00:39:35quand même
00:39:35vous êtes quand même
00:39:36tenté un petit peu
00:39:37par la France insoumise
00:39:38à un moment donné
00:39:38finalement
00:39:39parce que
00:39:39je sais
00:39:41sur beaucoup de choses
00:39:42sur la France insoumise
00:39:44sauf Mélenchon
00:39:45et l'antisémitisme
00:39:46si vous enlevez ça
00:39:48il y a des jeunes
00:39:49que j'aime beaucoup
00:39:50et qu'ils seraient
00:39:51un peu dans ma mouvance
00:39:52mais moi
00:39:53tout ce qui est racisme
00:39:54et tout ça
00:39:55moi je ne peux plus
00:39:56il faut qu'on arrête
00:39:57de parler de ça
00:39:57je veux dire
00:39:58et l'antisémitisme
00:39:59je pense qu'il faut arrêter
00:40:01il faut arrêter
00:40:02parce que c'est
00:40:03la haine de l'autre
00:40:04ne fait pas une campagne politique
00:40:07c'est pas possible
00:40:08bon ben là je comprends bien
00:40:09Corinne
00:40:10que vous n'êtes pas encore
00:40:11tout à fait fixée
00:40:12sur le nom
00:40:13de votre bulletin de vote
00:40:15en 2027
00:40:16peut-être ça sera blanc
00:40:17peut-être ça sera blanc
00:40:19et ça serait bien d'ailleurs
00:40:19que les votes blancs
00:40:20soient comptabilisés
00:40:21parce qu'ils font partie
00:40:22de l'expression démocratique
00:40:23merci Corinne
00:40:24pour la franchise
00:40:25de votre témoignage
00:40:26et votre spontanéité
00:40:27voilà
00:40:27et à très bientôt
00:40:28rappelez quand vous voulez
00:40:29nous avons Olivier
00:40:31qui nous appelle
00:40:31de Maine
00:40:32dans le Gard
00:40:33qu'on avait l'autre jour
00:40:33bonjour Olivier
00:40:36alors vous
00:40:37cette victoire
00:40:38de Glucksmann
00:40:38elle nous rassure
00:40:39plutôt pour le camp
00:40:39de la gauche démocratique
00:40:41non pas du tout
00:40:42pas du tout
00:40:43parce que
00:40:45je le vois un peu
00:40:45comme un Macron
00:40:47un an avant les élections
00:40:48personne ne le connaissait
00:40:49personne ne savait
00:40:50ce qu'il faisait
00:40:51et d'un coup
00:40:52il est arrivé au milieu
00:40:53il est devenu président
00:40:55et on voit
00:40:56le résultat que ça donne
00:40:57ce que j'ai pas compris
00:40:58il est présenté deux fois
00:40:59les gens ont voté
00:41:00pour lui
00:41:00la deuxième fois
00:41:01à l'époque
00:41:02il emballait tout le monde
00:41:032016-2017
00:41:04vous vous souvenez
00:41:05quand on disait
00:41:05qu'on n'y croyait pas beaucoup
00:41:06on nous prenait pour des fous
00:41:07le roi de la finance
00:41:08finalement le roi de la finance
00:41:10c'est peut-être
00:41:12pour son porteur
00:41:13lui
00:41:13mais pas pour le nôtre
00:41:15après
00:41:16c'est vrai que
00:41:17l'Europe
00:41:18alors ce sont
00:41:19qui tue la France
00:41:20ce sont les directives
00:41:21de Bruxelles
00:41:22qui imposent
00:41:23aux paysans
00:41:24qui imposent
00:41:25un peu de partout
00:41:27là je comprends pas
00:41:28c'est
00:41:29que la France
00:41:30ne dise pas
00:41:31oh stop là
00:41:32vous êtes en train
00:41:32de nous tuer
00:41:33on s'arrête
00:41:35c'est vrai que
00:41:36l'Europe a été faite
00:41:37pour l'Allemagne
00:41:39on a beau dire
00:41:40ce qu'on veut
00:41:40parce que les allemands
00:41:42sont les premiers
00:41:42en Europe
00:41:43et si les allemands
00:41:45n'ont pas ce qu'ils veulent
00:41:45ils se retirent
00:41:46il n'y a plus d'Europe
00:41:46il est vrai que l'euro
00:41:47est une monnaie forte
00:41:48qui très longtemps
00:41:49aujourd'hui elle commence
00:41:50à avoir quelques effritements
00:41:51très longtemps l'euro
00:41:52a été une monnaie forte
00:41:53qui servait à l'économie allemande
00:41:54puisque les allemands
00:41:55le prix de la monnaie
00:41:56ne les dérange pas
00:41:57pour vendre leur matériel
00:41:58c'est nous qui étions à la traîne
00:41:59ça c'est vrai
00:41:59l'euro a servi
00:42:00beaucoup plus l'économie allemande
00:42:02que la française
00:42:02et on le paye très cher
00:42:04et Glucksmann
00:42:05il est en train de nous tuer
00:42:07de tous les côtés
00:42:09parce que Trump
00:42:10il vient s'insérer
00:42:12dans
00:42:12je ne vais pas dire
00:42:13dans l'Europe
00:42:14mais bon
00:42:15la guerre en Ukraine
00:42:16il ne fait rien
00:42:17il a provoqué
00:42:18la guerre en Iran
00:42:20il ne fait rien du tout
00:42:21il est en train
00:42:22de foutre la pagaille
00:42:24autour de nous
00:42:26pour ses avantages à lui
00:42:28et c'est ça qui est grave
00:42:30il est un peu dans la merde
00:42:31parce que le gasoil
00:42:33il n'en a plus eu assez
00:42:34alors il faut qu'il pleure
00:42:35pour en avoir
00:42:36parce que lui
00:42:37il s'est dit
00:42:38tiens je vais tuer l'Europe
00:42:39parce que c'est ce qu'il a fait
00:42:40avec l'Iran
00:42:41et tout
00:42:42on n'a plus de pétrole
00:42:43donc
00:42:45même si on a des idées
00:42:46sans pétrole
00:42:47on ne peut plus rien
00:42:48et lui il rigole
00:42:49parce que ça nous affaiblit tous
00:42:51toute l'Europe complète
00:42:52est affaiblie
00:42:53à cause de Trump
00:42:53il va se mêler des endroits
00:42:55par exemple
00:42:56je vais prendre l'exemple
00:42:57quand Poutine a mis
00:42:59100 000 hommes
00:43:00aux frontières de l'Ukraine
00:43:01il n'y a pas un pays au monde
00:43:02qui a bronché quand même
00:43:03pas un seul
00:43:05qui a dit
00:43:05oh qu'est-ce que tu fais là
00:43:07personne n'a rien dit
00:43:07quand il a occupé la Crimée
00:43:09quand il a occupé la Crimée
00:43:11personne n'en a protesté
00:43:12mais voilà
00:43:13on n'est pas allé au-delà
00:43:14mais
00:43:15est-ce que vous ne pensez pas
00:43:16que Raphaël Glucksmann
00:43:17du coup avec sa jeunesse
00:43:18sa fraîcheur
00:43:18peut être un espoir
00:43:19pour une nouvelle gauche
00:43:21non
00:43:22je plains honnêtement
00:43:23je ne voudrais pas
00:43:24me présenter
00:43:25parce que la place est très mauvaise
00:43:27la place qui arrive
00:43:29le prochain président
00:43:31il va avoir des problèmes
00:43:33Olivier
00:43:33entre nous
00:43:34personne ne nous écoute
00:43:35votre sensibilité
00:43:36plutôt à gauche
00:43:37ou plutôt à droite ?
00:43:38plutôt à droite
00:43:38bon d'accord
00:43:39donc c'est sûr que Glucksmann
00:43:40bon c'est sûr que vous n'alliez pas
00:43:41voter Glucksmann
00:43:43alors attendez
00:43:44dans un deuxième tour
00:43:45non mais c'est pas sûr
00:43:46parce que vous savez
00:43:46je veux voir ce qui se présente
00:43:47Olivier
00:43:48dans un deuxième tour
00:43:49je vais vous faire
00:43:50deux solutions
00:43:51deuxième tour
00:43:52Marine Le Pen
00:43:53Raphaël Glucksmann
00:43:54vous votez pour qui ?
00:43:56ah là
00:43:58je vous laisse réfléchir
00:44:00je vous en mets une deuxième
00:44:02Mélenchon Glucksmann
00:44:04ah non
00:44:04là je vote à Glucksmann
00:44:05ah bah voyez
00:44:08non mais on n'en est pas là
00:44:10on n'en est pas là
00:44:11on n'en est pas là
00:44:12mais voyez
00:44:12il y a toujours quelque chose
00:44:13de pire que d'autre
00:44:13mais enfin
00:44:14on a compris votre coup de gueule
00:44:15on a compris votre connerre
00:44:16merci pour votre témoignage
00:44:17Olivier qui a appelé Dugar
00:44:18et puis j'espère vous avoir
00:44:19bientôt à l'internet
00:44:20n'hésitez pas à nous appeler
00:44:21au 0826 300 300
00:44:23et ce mardi 13 octobre 2026
00:44:25correspond à l'acte 5
00:44:27de la mobilisation nationale
00:44:28des lycéens et des étudiants
00:44:29marqué par d'importants blocages
00:44:31d'établissements
00:44:32et des cortèges
00:44:32partout en France
00:44:33et aujourd'hui
00:44:34les étudiants et lycéens
00:44:35sont massivement rejoints
00:44:36par les syndicats professionnels
00:44:38alors
00:44:38la France est elle
00:44:39à l'aube du grand soir
00:44:40on en débat avec Olivier Vial
00:44:42président de l'Uni
00:44:43et directeur du CERU
00:44:45et puis nous aurons aussi
00:44:46l'avis de Jérôme Rodriguez
00:44:47et Benjamin Cochy
00:44:48des figures emblématiques
00:44:49du mouvement des gilets jaunes
00:44:50et vous qu'en pensez-vous ?
00:44:51quel est votre avis sur la question ?
00:44:53appelez-nous pour nous le dire
00:44:54au 0826 300 300
00:44:56Sud Radio
00:45:07Vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:09il est 13h03
00:45:10en ce mardi 13 octobre 2026
00:45:13nous allons évidemment
00:45:14nous joindre
00:45:15à ce mouvement social
00:45:17quand je dis nous joindre
00:45:18pour l'observer
00:45:19nous avons Esther Bord
00:45:21qui va nous appeler
00:45:21dans quelques instants
00:45:22elle est à Paris
00:45:23qui est des célestins
00:45:24pour voir où en est le mouvement
00:45:25je reçois en studio
00:45:27merci Olivier Vial
00:45:28merci
00:45:28d'être ici en direct
00:45:29avec nous
00:45:30président de l'Uni
00:45:31et directeur du CERU
00:45:32Olivier Vial
00:45:33qui est un observateur
00:45:35j'allais dire
00:45:36précis et affiné
00:45:37j'allais dire
00:45:38de toutes les situations
00:45:39sociales et économiques
00:45:40et politiques de la France
00:45:41et puis nous aurons
00:45:42au fur et à mesure
00:45:42puisqu'on est ensemble
00:45:43jusqu'à 14h
00:45:44nous aurons le témoignage
00:45:45de Jérôme Rodriguez
00:45:46et de Benjamin Cochy
00:45:47deux historiques
00:45:48des gilets jaunes
00:45:49pour savoir si
00:45:50ben justement
00:45:51est-ce que la France
00:45:52est à l'aube
00:45:53du grand soir
00:45:55Olivier Vial
00:45:56il y en a qui souhaiteraient
00:45:57qu'on soit à l'aube
00:45:58et que le 17 octobre
00:45:59soit un nouveau 68
00:46:00ou un nouveau 2018
00:46:01des gilets jaunes
00:46:02est-ce qu'à votre avis
00:46:03les conditions sont réunies
00:46:04pour que le grand soir
00:46:05se profile ?
00:46:06en fait
00:46:06en règle générale
00:46:07en tous les mouvements
00:46:08de contestation
00:46:08depuis maintenant
00:46:093-4 ans
00:46:10ce qu'on voit
00:46:10c'est une baisse
00:46:12de l'audience
00:46:14donc beaucoup moins de monde
00:46:15et une augmentation
00:46:15de l'intensité
00:46:16de la radicalité
00:46:17donc le 17 octobre
00:46:19en tout cas
00:46:20dans sa première phase
00:46:20il est vraisemblablement
00:46:22du même ordre
00:46:23c'est-à-dire qu'on peut avoir
00:46:24effectivement des pics
00:46:24de radicalité
00:46:26de violence
00:46:27parce qu'il y a une vraie colère
00:46:28mais on voit bien
00:46:29que l'audience
00:46:30n'est pas aussi importante
00:46:32que ce qu'on a connu
00:46:33lors du premier mouvement
00:46:34des gilets jaunes
00:46:35et que ça s'explique
00:46:37parce qu'il y a aussi
00:46:37une différence politique
00:46:38c'est qu'en général
00:46:39la mobilisation
00:46:40et même la radicalité
00:46:43elle s'exprime
00:46:44quand il n'y a pas
00:46:44d'autres possibilités politiques
00:46:46et là
00:46:46l'approche d'échéance électorale
00:46:48fait qu'il y a une grande partie
00:46:49quand même des gens
00:46:49qui pensent
00:46:50que la solution
00:46:51passera d'abord
00:46:52par les urnes
00:46:53avant de passer
00:46:53par une mobilisation
00:46:54et une radicalité
00:46:55alors un peu la répétition
00:46:57aujourd'hui 13 octobre
00:46:58par rapport au 17
00:46:59on a Esther Bord
00:47:00qui est à Paris
00:47:01qu'elle est Célestin
00:47:01Esther Bord
00:47:02comment se présente
00:47:03la situation
00:47:03dans le cœur de Paris ?
00:47:06et bien écoutez
00:47:07le portège continue à avancer
00:47:09on est maintenant
00:47:09au pied de l'hôtel de ville
00:47:11on a un portège
00:47:12de plus d'une centaine
00:47:14d'étudiants
00:47:15notamment des étudiants
00:47:17de Paris 1
00:47:18de la Sœur de Bonne Université
00:47:19ils viennent d'artenter
00:47:22le parvis de la gare de Lyon
00:47:24et donc voilà
00:47:25ils se dirigent vers l'hôtel de ville
00:47:27toujours en client des slogans
00:47:29à bas l'État
00:47:29les flics et les fachos
00:47:30la rue elle est à qui
00:47:32elle est à nous
00:47:33et visiblement
00:47:34malgré le fait
00:47:35que ça ne laisse pas
00:47:36sur la route
00:47:36les voitures soutiennent la cause
00:47:38et éclaxonnent
00:47:40et crient les slogans
00:47:41avec les étudiants
00:47:42vous me parlez d'une centaine
00:47:46quoi 100, 200 peut-être
00:47:49mais c'est un début
00:47:50ou est-ce qu'elle est censée
00:47:52s'amplifier ?
00:47:53parce que 100, 200
00:47:55vu l'ampleur
00:47:56de la revendication
00:47:57et de la mobilisation
00:47:58je trouve que c'est léger
00:48:00alors elle est censée s'amplifier
00:48:01justement
00:48:02c'est un peu de cortège
00:48:03ils vont justement
00:48:04retrouver
00:48:05d'autres lycéens
00:48:07étudiants
00:48:07et syndicats
00:48:08à l'hôtel de ville
00:48:09dans quelques instants
00:48:10bon
00:48:10on refait un point
00:48:11dans quelques minutes
00:48:12une fois ou deux
00:48:13s'il y a quelque chose
00:48:14à signaler Esther
00:48:14vous nous appelez immédiatement
00:48:15je vous passe à l'antenne
00:48:17et sinon on se rappelle
00:48:17dans un petit quart d'heure
00:48:18d'accord ?
00:48:20d'accord
00:48:20à tout à l'heure
00:48:20merci Esther
00:48:22Olivier Vial
00:48:23on voit que ça commence
00:48:25doucement
00:48:25qu'il y a une centaine
00:48:26de centaines
00:48:27en fait
00:48:28c'est qu'il y a deux
00:48:29lieux de rassemblement
00:48:30à Paris prévus
00:48:32la manifestation
00:48:33la plus
00:48:34officielle
00:48:35entre guillemets
00:48:35qui est censée
00:48:36être place d'Italie
00:48:37et à l'hôtel de ville
00:48:38il était même
00:48:39on a cru longtemps
00:48:40que cette manifestation
00:48:41allait être interdite
00:48:42c'est normalement
00:48:43les plus radicaux
00:48:44qui vont s'y retrouver
00:48:45d'accord
00:48:46mais l'officiel
00:48:46il y aura plus de monde
00:48:49et effectivement
00:48:49le rendez-vous
00:48:51est place
00:48:51de l'hôtel de ville
00:48:52ils ont annoncé
00:48:53en tout cas
00:48:53que leur objectif
00:48:54c'était d'aller
00:48:55sur Matignon
00:48:55et c'est pour ça
00:48:56que c'est plutôt
00:48:58les plus radicaux
00:48:59qui se rassemblent ici
00:49:00alors visiblement
00:49:01elle aurait pu être interdite
00:49:02mais pour éviter
00:49:03des heures inutiles
00:49:05peut-être que le ministre
00:49:05de l'intérieur
00:49:06et le préfet de police
00:49:07ont décidé finalement
00:49:08de la laisser avancer
00:49:09en l'encadrant strictement
00:49:10il est probable
00:49:12que par contre
00:49:12elle ne puisse pas aller
00:49:13jusqu'à Matignon
00:49:14ça c'est quasiment évident
00:49:15je pense que le gouvernement
00:49:15ne tombera pas ce soir
00:49:16mais en tout cas
00:49:19le plus probable
00:49:20c'est qu'effectivement
00:49:21ils finissent par rejoindre
00:49:22le cortège officiel
00:49:23on a Jérôme Rodriguez
00:49:25qui est avec nous
00:49:26bonjour Jérôme Rodriguez
00:49:28bonjour
00:49:29bonjour
00:49:30vous pensez que
00:49:31l'exaspération du pays
00:49:33l'ampleur de la fracture sociale
00:49:34le mécontentement
00:49:35les indignations
00:49:36la collection de colère
00:49:38qui est amoncelée
00:49:39aujourd'hui
00:49:39depuis quelques jours
00:49:40peut provoquer
00:49:41alors que ça n'a pas été
00:49:43le cas jusqu'à présent
00:49:44un vrai mouvement
00:49:46social de masse
00:49:47à l'échelle nationale
00:49:49j'aimerais vous dire
00:49:50que oui
00:49:50mais dans l'absolu
00:49:51je ne suis pas devin
00:49:52et tout sera
00:49:53mis en lumière
00:49:54ou pas
00:49:55samedi prochain
00:49:56les conditions
00:49:57sont quand même réunies
00:49:58ça vous en convenait
00:49:59sur l'ampleur
00:50:00du mécontentement
00:50:02indéniablement
00:50:03comme je vous ai expliqué
00:50:03la dernière fois
00:50:04la plupart des gens
00:50:05qui viennent discuter
00:50:06ou débattre avec moi
00:50:07dans la rue
00:50:08ne sont que des mécontents
00:50:10c'est pour ça que des fois
00:50:11que je dis que je ne suis pas
00:50:11très objectif
00:50:12parce que je n'ai jamais eu
00:50:13personne qui vient me voir
00:50:14en me disant
00:50:15la Macronie c'est génial
00:50:16j'adore j'adhère
00:50:16j'ai beaucoup de personnes
00:50:18ils sont très rares
00:50:19ils sont devenus très rares
00:50:19je les ai connus ces gens-là
00:50:20en 2017
00:50:21et puis ils s'étiolent
00:50:23ils sont de moins en moins nombreux
00:50:24ils sont tellement rares
00:50:25que dans l'absolu
00:50:26moi je n'en connais pas
00:50:27et ils ne viennent pas me parler
00:50:30quoique je suis peut-être
00:50:30un peu menteur
00:50:31parce que j'ai quand même
00:50:31on se demande comment
00:50:32Emmanuel Macron a été élu
00:50:33parce que je ne trouve plus
00:50:34du tout
00:50:35ces anciens électeurs
00:50:36ça s'évapore
00:50:36ça s'évapore
00:50:38on est d'accord là-dessus
00:50:39c'est sûr
00:50:40maintenant il est clair
00:50:41que voilà
00:50:42différentes strates
00:50:43de la population française
00:50:44ou différentes catégories
00:50:45socio-professionnelles
00:50:46viennent discuter avec moi
00:50:48d'accord ou pas d'accord
00:50:49avec les gilets jaunes
00:50:49quoi qu'il advienne
00:50:50il y a énormément
00:50:51de mécontents
00:50:52au-delà des carburants
00:50:54l'inflation dans sa globalité
00:50:57le ras-le-bol
00:50:58le fait de ne pas être entendu
00:50:59le fait de toujours payer plus
00:51:01et toujours avoir moins
00:51:04il y a oui
00:51:05il y a un mécontentement
00:51:06bien présent aujourd'hui
00:51:07dans ce pays
00:51:08est-ce qu'il va se concrétiser
00:51:09dans une action commune
00:51:11à l'échelle du territoire
00:51:12samedi prochain
00:51:14moi à titre personnel
00:51:15j'aimerais bien
00:51:16mais c'est pas
00:51:17j'ai pas
00:51:18j'ai pas de certitude
00:51:19et de toute façon
00:51:1917 ou pas 17
00:51:20les problèmes vont pas
00:51:21se régler
00:51:22en une journée
00:51:23j'ai eu l'occasion
00:51:24de m'exprimer
00:51:24sur les réseaux sociaux
00:51:25ce week-end
00:51:26avec une vidéo
00:51:27où j'explique très clairement
00:51:28que de toute façon
00:51:29râler derrière son téléphone
00:51:30ça va pas aider
00:51:31à grand chose
00:51:32et que le 17
00:51:33ne fera pas tout non plus
00:51:34et qu'il faudra perdurer
00:51:35à exprimer
00:51:37l'ensemble
00:51:37de nos revédications
00:51:38aujourd'hui
00:51:38pour essayer d'améliorer
00:51:39le quotidien
00:51:40de l'ensemble
00:51:41des citoyens
00:51:42qui vivent dans ce pays
00:51:42Jérôme Rodriguez
00:51:44vous vous souvenez
00:51:45du mouvement des Gilets jaunes
00:51:46spontanéité
00:51:47en ferveur même
00:51:48il était ferme
00:51:50il était prégnant
00:51:51mais il n'a pas été marqué
00:51:52dès le départ
00:51:53sous le saut de la violence
00:51:54est-ce qu'aujourd'hui
00:51:55la présence
00:51:55de cette violence
00:51:56immédiate
00:51:57et un petit peu permanente
00:51:58peut entamer
00:52:00ou altérer
00:52:01j'allais dire
00:52:02la mobilisation de masse
00:52:03est-ce que ça peut faire peur
00:52:04c'est quelque part
00:52:06l'héritage
00:52:07qu'ont laissé
00:52:08les Gilets jaunes
00:52:09aujourd'hui
00:52:09en termes de maintien
00:52:10de l'ordre
00:52:10qui s'est complètement
00:52:12on va dire
00:52:14réorganisé
00:52:14en accédant
00:52:15à beaucoup plus
00:52:16de violence
00:52:16nous on le voit
00:52:17sur le terrain
00:52:18je vous donne un exemple
00:52:19très précis
00:52:19quand on faisait
00:52:20courir les policiers
00:52:21à l'époque
00:52:22il y avait 32 kg
00:52:23sur le dos
00:52:24pour nous courir
00:52:25après
00:52:25il est beaucoup plus compliqué
00:52:26qu'aujourd'hui
00:52:27parce qu'ils se sont
00:52:27complètement allégés
00:52:28de toute façon
00:52:29c'est simple
00:52:30quand on passe
00:52:30de 15 milliards de budget
00:52:31à 25 milliards de budget
00:52:32et que les commissariats
00:52:33continuent à tomber
00:52:34en lambeaux
00:52:34on se demande
00:52:35où l'argent est parti
00:52:35et essentiellement
00:52:36dans le maintien de l'ordre
00:52:37et aujourd'hui
00:52:38moi je l'avais déjà exprimé
00:52:40que ceux qui rentreraient
00:52:41sur le marché de la colère
00:52:42un jour ou l'autre
00:52:43seraient bien accueillis
00:52:45et c'est ironique
00:52:48dans ma parole
00:52:49seraient bien accueillis
00:52:50par les policiers
00:52:51manque de bol
00:52:51aujourd'hui
00:52:52ça tombe sur les lycéens
00:52:53parce que ce sont eux
00:52:53qui sont en colère
00:52:54et ils prennent
00:52:56tout autant
00:52:56voire même pire
00:52:57que ce qu'ont pris
00:52:58les Gilets jaunes
00:52:58ne serait-ce que
00:52:58si on fait un parallèle
00:52:59sur le nombre de gardes à vue
00:53:02on est aujourd'hui
00:53:03sur non pas une réponse politique
00:53:06mais une réponse policière
00:53:07une réponse de répression
00:53:09je tiens à rappeler
00:53:10quand même
00:53:10que celui qui était
00:53:11quand même aux manettes
00:53:12à l'époque
00:53:13dans le PC sécurité
00:53:14de la préfecture de police
00:53:15de Paris
00:53:16c'était Laurent Nunez
00:53:17et si on est sur ce schéma
00:53:20de violence aussi
00:53:21c'est qu'il intègre
00:53:22dans du maintien de l'ordre
00:53:23des policiers
00:53:23qui n'ont rien à y faire
00:53:24comme par exemple
00:53:26la BAC ou la CSI
00:53:28je tiens à rappeler
00:53:29que la majeure partie
00:53:29des Gilets jaunes
00:53:30qui se sont fait crever
00:53:31des yeux
00:53:31c'est pas par des CRS
00:53:32ou des gardes mobiles
00:53:34de gendarmerie
00:53:34qui ont du métier
00:53:35en termes de maintien de l'ordre
00:53:36ne serait-ce qu'à l'époque
00:53:37et moi j'ai eu l'occasion
00:53:38d'échanger avec certains CRS
00:53:39qui me disaient
00:53:40que ces gens-là
00:53:41n'avaient rien à foutre
00:53:42sur le terrain
00:53:42du maintien de l'ordre
00:53:43et si on s'aperçoit
00:53:44aujourd'hui
00:53:44qu'il y a autant de blessés
00:53:45du côté des lycéens
00:53:46et autant de violence
00:53:47c'est parce qu'on fait appliquer
00:53:48du maintien de l'ordre
00:53:49à des gens
00:53:49qui n'ont pas
00:53:50le métier
00:53:51de ce que peut être
00:53:53un CRS
00:53:54ou un gendarme
00:53:56garde mobile
00:53:57avec certitude
00:53:58donc on sent
00:53:59qu'il y a
00:53:59une doctrine aujourd'hui
00:54:01beaucoup plus violente
00:54:01en termes de maintien de l'ordre
00:54:02et que le but du jeu
00:54:04c'est de faire taire
00:54:06tout mouvement
00:54:07de contestation
00:54:08tout type de mécontentement
00:54:09parce que dans l'absolu
00:54:11les politiciens
00:54:12aujourd'hui
00:54:12n'ont aucune réponse politique
00:54:14à apporter
00:54:14en termes de solution
00:54:15pour l'ensemble
00:54:17des citoyens
00:54:17qui vivent dans ce pays
00:54:20et combien même
00:54:21si on les écoute parler
00:54:22il y a soi-disant
00:54:23plus d'argent
00:54:23pour pouvoir
00:54:25pallier
00:54:26aux besoins
00:54:27aux désirs
00:54:28aux vouloirs
00:54:29de ces mêmes citoyens
00:54:31Jérôme Rodriguez
00:54:31Olivier Vial
00:54:32ne semble pas
00:54:33partager votre avis
00:54:34sur la façon
00:54:35dont les forces de l'ordre
00:54:35se comportent
00:54:36parce que là
00:54:37notamment
00:54:38sur les lycéens
00:54:39même si effectivement
00:54:40il y a
00:54:41une vraie volonté
00:54:42d'imposer ce narratif là
00:54:43quand on regarde
00:54:44les chiffres
00:54:45le nombre
00:54:46de violences
00:54:47il est plutôt tourné
00:54:48sur les personnels
00:54:49de l'éducation
00:54:49et ce n'est pas
00:54:50les policiers
00:54:51aujourd'hui
00:54:51on a un peu plus
00:54:52de 350
00:54:54personnels d'éducation
00:54:55qui ont été violentés
00:54:56on a 900 policiers
00:54:57et on a 300 jeunes
00:55:00mais sur ces 300 jeunes
00:55:01il n'y a que 25
00:55:02qui ont ouvert
00:55:04des enquêtes
00:55:05de l'IGPN
00:55:05les autres jeunes
00:55:06ils ont été
00:55:06violentés
00:55:07par d'autres jeunes
00:55:08on a notamment
00:55:10encore aujourd'hui
00:55:11il y a deux jeunes
00:55:13qui ont pris
00:55:13des mortiers
00:55:14ce n'est pas les policiers
00:55:15qui ont tiré les mortiers
00:55:16c'est d'autres lycéens
00:55:17donc on a quand même
00:55:19le coup des 25 enquêtes
00:55:21moi je veux bien
00:55:22à l'époque
00:55:22il y a eu 400 plaintes
00:55:24de la part de violences
00:55:25policières
00:55:27sur les gilets jaunes
00:55:28il n'y en avait que deux
00:55:29qui avaient été
00:55:30attrapés
00:55:30mais là il n'y a même pas
00:55:31de plaintes
00:55:32là il n'y a pas de plaintes
00:55:33les ratios
00:55:33non mais il n'y a pas de plaintes
00:55:34là par exemple
00:55:35il y a aussi
00:55:36il y a une plainte
00:55:37sur une violence
00:55:39laissez-faire
00:55:40les gérants
00:55:40de yes
00:55:40et puis je vous donne
00:55:41la parole
00:55:43moi je veux bien
00:55:44il y a eu 25 000 blessés
00:55:46dans le mouvement
00:55:47des gilets jaunes
00:55:48il y a eu 32 yeux crevés
00:55:49il y a eu 6 mains arrachées
00:55:50il n'y a pas eu
00:55:51tout le temps d'enquête
00:55:52c'est pas la même chose
00:55:53mais un gamin aujourd'hui
00:55:54qui se fait éclater un oeil
00:55:56sur une manifestation lycéenne
00:55:58ou sur un blocus lycéen
00:55:59ou un gamin
00:56:00qui se fait arracher une main
00:56:02et qu'on nous dise
00:56:02qu'il n'y a que seulement
00:56:0325 enquêtes
00:56:04c'est marrant
00:56:04parce que
00:56:05quand c'est un gamin
00:56:06qui va venir blesser un policier
00:56:08on est capable
00:56:08de le retrouver en 24h
00:56:09et de le faire frapper
00:56:10à sa porte
00:56:10à 6h du matin
00:56:11et je me dirais
00:56:12que c'est normal
00:56:12parce que s'il a fait
00:56:14quelque chose de mal
00:56:14il doit assumer sa responsabilité
00:56:16par contre
00:56:16quand c'est les flics
00:56:17qui déglinguent la gueule du peuple
00:56:18c'est du moins
00:56:18on a plus du mal
00:56:19à les trouver
00:56:19et à titre personnel
00:56:20il faut que j'attende
00:56:218 ans et demi
00:56:21pour avoir un procès
00:56:22on va continuer
00:56:23à en discuter
00:56:24sur Sud Radio
00:56:24il est 13h15
00:56:26à Nissan
00:56:27alors à suivre
00:56:30Benjamin Cochy
00:56:30gilets jaunes
00:56:31également nous rejoindra
00:56:32la mobilisation d'aujourd'hui
00:56:34rappelle-t-elle
00:56:35la colère des ronds-points
00:56:36qu'est-ce qui fait
00:56:37qu'un mouvement
00:56:37s'étend rassemble
00:56:38et oblige le pouvoir
00:56:39à répondre
00:56:40on en parle
00:56:40dans quelques instants
00:56:41sur Sud Radio
00:56:43midi 14h
00:56:44Sud Radio
00:56:45la France dans tous ses états
00:56:47Péricault Légace
00:56:48vous êtes bien sur Sud Radio
00:56:50il est 13h18
00:56:51dans le face-à-face
00:56:52qui porte sur l'actualité
00:56:53donc de ce mouvement étudiant
00:56:54et des manifestations
00:56:55d'aujourd'hui
00:56:56en studio
00:56:56Olivier Vial
00:56:57est à côté de moi
00:56:58on va avoir
00:56:58Benjamin Cochy
00:56:59dans quelques instants
00:57:00à l'antenne
00:57:01Olivier Vial
00:57:02Jérôme Rodriguez
00:57:02disait quand même
00:57:03que la violence policière
00:57:05était plus grave
00:57:06que l'on veut bien l'admettre
00:57:07non alors vraiment
00:57:09en plus sur ce mouvement
00:57:10en lycéen
00:57:10on voit qu'il y a
00:57:12des vraies consignes
00:57:14de retenue
00:57:14et c'est heureux
00:57:16puisque l'idée
00:57:17c'est pas justement
00:57:17de blesser les gens
00:57:19mais ça a un coût
00:57:21c'est-à-dire que
00:57:22quand on décide
00:57:23de ne pas intervenir
00:57:23c'est ce qui explique
00:57:24qu'il y a des incendies
00:57:25qui prennent
00:57:26parce que si on intervenait
00:57:28dès le premier feu de poubelle
00:57:29mais c'est assez compliqué
00:57:30par exemple
00:57:30on a eu le cas
00:57:31à Lille
00:57:31il n'y a pas très longtemps
00:57:32où des lycéens
00:57:35mettent un feu
00:57:36proche du bâtiment
00:57:37les CRS
00:57:38veulent intervenir
00:57:39il y a un député
00:57:40LFI
00:57:40qui se met au milieu
00:57:41disant
00:57:41il ne faut pas d'interpellation
00:57:43et bien du coup
00:57:43le feu se propage
00:57:44le temps que ça se calme
00:57:46donc effectivement
00:57:47on voit
00:57:47qu'il n'y a pas
00:57:49cette volonté là
00:57:49et aujourd'hui
00:57:50il faut bien rappeler
00:57:51on a encore eu hier
00:57:538 personnels
00:57:54qui ont été blessés
00:57:55ça c'est du jamais vu
00:57:56le fait d'avoir
00:57:57autant de personnel
00:57:58que des policiers
00:57:59soient blessés
00:57:59malheureusement
00:58:00c'est quand même très grave
00:58:01c'est quelque chose
00:58:01qu'on avait l'habitude
00:58:02je vais vous dire
00:58:03qu'un flic se fasse taper dessus
00:58:04et qu'un flic blesse
00:58:07mais qu'un enseignant
00:58:08qui est là
00:58:08qui fait partie
00:58:10j'allais dire
00:58:10de l'outil humain
00:58:11qui participe
00:58:12de la pédagogie
00:58:14soit l'objet de la cible
00:58:15ça veut dire
00:58:16que ces gamins
00:58:17sont sans aucun discernement
00:58:18surtout qu'en plus
00:58:19il y en a certains
00:58:20qui n'ont même pas été
00:58:21agressés
00:58:22parce qu'ils essayaient
00:58:23de s'interposer
00:58:23mais qui ont été
00:58:24pourchassés dans la rue
00:58:26on a vu effectivement
00:58:27des enseignants
00:58:28pourchassés dans la rue
00:58:29il y a même des passants
00:58:29par des lycéens
00:58:30qui d'ailleurs
00:58:31n'étaient souvent pas
00:58:32de l'établissement
00:58:33en question
00:58:34sur les deux faits
00:58:35les plus graves
00:58:36il y a l'oeil
00:58:37perdu et la main arrachée
00:58:39la procédure d'enquête
00:58:40est toujours en cours
00:58:40la procédure est en cours
00:58:42est-ce qu'il a ramassé
00:58:42ou pas la grenade
00:58:43est-ce que le policier
00:58:44je crois que c'est un gamin
00:58:45qui avait donné un coup de pied
00:58:47dans un échauffouré
00:58:49et le policier a répondu
00:58:50est-ce qu'il a tiré
00:58:51délibérément
00:58:52et si c'est le cas
00:58:53il y aura sanction
00:58:54bien entendu
00:58:55et pour l'instant
00:58:56nous ne savons pas
00:58:57ce qu'il n'est pas encore avéré
00:58:58ce qu'il faut bien avoir en tête
00:58:59c'est que
00:59:00les policiers
00:59:00c'est la profession
00:59:01qui est la plus surveillée
00:59:03la plus réglementée
00:59:03le nombre de sanctions
00:59:04en discipline
00:59:05elle est dix fois supérieure
00:59:07à l'ensemble du reste
00:59:08de la fonction publique
00:59:08l'IGPN
00:59:10ça n'existe
00:59:11avec cette rigueur
00:59:12et cette sévérité là
00:59:13il y a des services
00:59:15de contrôle
00:59:16dans tous les polices du monde
00:59:17mais l'IGPN
00:59:18c'est un phénomène
00:59:18spécifiquement français
00:59:19et je peux vous dire
00:59:20que les policiers vous disent
00:59:21quand ils tombent
00:59:22dans le collimateur
00:59:22ils ne se font pas rater
00:59:23en plus
00:59:24les lycéens
00:59:25et les mouvements
00:59:26d'extrême gauche
00:59:26sont aujourd'hui
00:59:27extrêmement friands
00:59:29d'images
00:59:30justement
00:59:30où la police
00:59:32surréagit
00:59:32et vous voyez
00:59:33d'ailleurs tous les lycéens
00:59:34quand ils attaquent la police
00:59:36maintenant ils attaquent la police
00:59:37en se filmant
00:59:37et en filmant la police
00:59:38donc c'est à la fois
00:59:39pour se produire des images
00:59:40pour eux
00:59:40et à la fois
00:59:41en espérant
00:59:42qu'il y ait
00:59:43un geste
00:59:44qui puisse être isolé
00:59:45et qui puisse servir
00:59:46de moteur
00:59:48à une contestation derrière
00:59:49si tu me tapes trop fort
00:59:50je te dénonce
00:59:50à l'IGPN
00:59:51Benjamin Cauchy
00:59:53Benjamin Cauchy
00:59:54vous avez
00:59:55souvenirs
00:59:55bonjour Benjamin
00:59:57merci d'être avec nous
00:59:58merci d'être avec nous
00:59:59sur Sud Radio
00:59:59Benjamin Cauchy
01:00:01j'ai eu Rodriguez tout à l'heure
01:00:03et je vous ai maintenant
01:00:04j'ai l'impression qu'on fait un tour
01:00:05dans l'histoire de France
01:00:06et pourtant
01:00:08le malaise
01:00:09et c'est extraordinaire
01:00:10Benjamin Cauchy
01:00:11le président de la république
01:00:12on va l'entendre
01:00:13dans quelques instants
01:00:15le président de la république
01:00:18disait qu'il était à l'écoute
01:00:19des souffrances des français
01:00:20et qu'il allait trouver
01:00:21les solutions adéquates
01:00:23nous sommes
01:00:25combien
01:00:25on est 8 ans plus tard
01:00:27et la situation
01:00:29est peut-être pire
01:00:31qu'avant
01:00:32vous sentez que les conditions
01:00:33sont réunies
01:00:34Benjamin Cauchy
01:00:34je sais que vous êtes
01:00:35un petit peu dubitatif
01:00:36parce que ça ne se décrète pas
01:00:37c'est pas un mécanisme
01:00:38qui correspond
01:00:39à un déclenchement
01:00:40prémédité
01:00:41vous pensez quand même
01:00:42que les réunions
01:00:44pardon
01:00:45les raisons sont réunies
01:00:48de l'indignation
01:00:49de la colère
01:00:49ça peut provoquer
01:00:50un mouvement social
01:00:52il y a une colère
01:00:53profonde
01:00:54multiple
01:00:55multiple par ses causes
01:00:57et multiple
01:00:58par le pourrissement
01:00:59de certaines de ses causes
01:01:00je pense
01:01:01évidemment
01:01:02à l'éducation nationale
01:01:04parce que
01:01:04jamais rien n'a été
01:01:06véritablement fait
01:01:07pour adapter
01:01:08l'éducation nationale
01:01:09aux enjeux de demain
01:01:10et à l'intelligence artificielle
01:01:11et effectivement
01:01:13aujourd'hui
01:01:13on a une nouvelle génération
01:01:15qui se sent un peu paumée
01:01:16qui comprend bien
01:01:16que des diplômes bidons
01:01:19avec un parcours sup
01:01:20pas idéal
01:01:21pour arriver
01:01:22à faire
01:01:23des bullshit jobs
01:01:25comme j'ai envie de dire
01:01:25et qui sont transformés
01:01:27par l'intelligence artificielle
01:01:28il y a une colère
01:01:29il y a une colère
01:01:30sur le pouvoir d'achat
01:01:31évidemment
01:01:32et ça on peut le corréler
01:01:33à ce qui se passait
01:01:34en 2018
01:01:34mais la grande différence
01:01:35qu'il y a avec 2018
01:01:37c'est qu'en 2018
01:01:38il y avait encore
01:01:39des marges de manœuvre
01:01:39aujourd'hui
01:01:40les français ont bel et bien
01:01:41compris que les caisses
01:01:42étaient vides
01:01:42et qu'à 6 mois
01:01:44des élections présidentielles
01:01:45vous avez un schisme
01:01:46encore entre les gens
01:01:47qui ne sont pas contents
01:01:48vous avez ceux
01:01:49qui réclament plus d'aide
01:01:50que vous allez voir
01:01:51défiler dans la rue
01:01:53avec la France insoumise
01:01:54et puis vous avez
01:01:55les Nicolas Kippé
01:01:56ceux qui ont compris
01:01:57que pour que le pays
01:01:58s'en sorte
01:01:59et pour vivre mieux
01:02:00il fallait que l'Etat
01:02:01dépense moins
01:02:02et donc là
01:02:03je pense qu'il y a un schisme
01:02:04qui fait que ça ne va pas
01:02:05coaguler
01:02:05parce qu'à un moment donné
01:02:06il y a la réalité
01:02:07des chiffres
01:02:08on peut promettre
01:02:09Mons et Merbeil
01:02:10on peut promettre
01:02:10de raser gratis demain
01:02:12quoi qu'il en soit
01:02:13la France dépense
01:02:14tous les ans
01:02:1530% de plus
01:02:16que ce qu'elle ne gagne
01:02:17quel foyer
01:02:18pourrait durer
01:02:20de plusieurs mois
01:02:21une fois qu'ils ont vidé
01:02:23le livret A
01:02:24comment ils font
01:02:24c'est-à-dire
01:02:25qu'ils dépensent
01:02:2530% de plus
01:02:26que ce qu'ils ne gagnent
01:02:27pourtant c'est ce qui se passe
01:02:28avec l'Etat
01:02:29alors justement
01:02:29on écoute
01:02:30le président de la République
01:02:31il y a 8 ans
01:02:31regardez ce qu'il disait
01:02:32en réponse
01:02:33à l'exaspération
01:02:34et à l'indignation
01:02:35d'une partie
01:02:36de la population française
01:02:37cette indignation
01:02:38beaucoup d'entre nous
01:02:40beaucoup de français
01:02:41peuvent la partager
01:02:44et celle-là
01:02:45je ne veux pas la réduire
01:02:46aux comportements
01:02:47inacceptables
01:02:47que je viens de dénoncer
01:02:50ce fut d'abord
01:02:51la colère
01:02:51contre une taxe
01:02:52et le premier ministre
01:02:53a apporté
01:02:54une réponse
01:02:55en annulant
01:02:56et en supprimant
01:02:57toutes les augmentations
01:02:58prévues pour le début
01:02:59d'année prochaine
01:03:00mais cette colère
01:03:01est plus profonde
01:03:03je la ressens
01:03:04comme juste
01:03:05à bien des égards
01:03:07et elle peut être
01:03:08notre chance
01:03:11c'est celle
01:03:11du couple de salariés
01:03:12qui ne finit pas le mois
01:03:13et se lève chaque jour tôt
01:03:14et revient tard
01:03:16pour aller travailler loin
01:03:18c'est celle
01:03:18de la mère de famille
01:03:20célibataire
01:03:20veuve ou divorcée
01:03:21qui ne vit même plus
01:03:22qui n'a pas les moyens
01:03:23de faire garder les enfants
01:03:24et d'améliorer
01:03:25ses fins de mois
01:03:27vous avez vu
01:03:28l'élocution
01:03:28le ton
01:03:29théâtral
01:03:30il était
01:03:31non mais
01:03:31il savait y faire
01:03:32et c'est vrai
01:03:33quand je vois l'image
01:03:35il a les yeux
01:03:36presque embués
01:03:37on voit qu'il est
01:03:37en train de partager
01:03:38cette souffrance
01:03:39on est 8 ans après
01:03:40mais quel fiasco
01:03:41épouvantable
01:03:42c'est le fiasco
01:03:43épouvantable
01:03:43et surtout
01:03:44effectivement
01:03:44et je rejoins
01:03:45un petit peu
01:03:46ce qu'a dit
01:03:46Benjamin Cauchy
01:03:47en fait
01:03:48l'inquiétude
01:03:49elle est
01:03:51importante
01:03:52et elle est
01:03:53répartie
01:03:53de façon
01:03:54très large
01:03:55dans la population française
01:03:56sauf que
01:03:57on voit que
01:03:58l'inquiétude
01:03:59ne suffit pas
01:03:59pour faire une mobilisation
01:04:01il y a des travaux
01:04:02d'ailleurs
01:04:02ça a été très étudié
01:04:04notamment par une
01:04:05professeure de sciences politiques
01:04:06qui s'appelle
01:04:06Delphine Pouchin
01:04:07qui avait montré
01:04:08comment on passe
01:04:08de l'éco-anxiété
01:04:09à l'éco-colère
01:04:10et donc
01:04:11il faut
01:04:12désigner
01:04:12un responsable
01:04:13et c'est là
01:04:14en fait
01:04:15pour transformer
01:04:15l'inquiétude en colère
01:04:17il faut qu'il y ait
01:04:17un responsable
01:04:18qui soit clairement désigné
01:04:19alors si
01:04:20Emmanuel Macron
01:04:23au moment du mouvement
01:04:24des Jaunes
01:04:24apparaissait comme
01:04:25le seul et unique
01:04:26responsable
01:04:27là aujourd'hui
01:04:28effectivement
01:04:28vu qu'il est
01:04:29en fin de mandat
01:04:31son autorité
01:04:31a commencé à chuter
01:04:32alors c'est vrai
01:04:33que si on nous refait
01:04:34une déclaration
01:04:34comme ça aujourd'hui
01:04:35peut-être que ça peut
01:04:36motiver les gens
01:04:37à se mobiliser
01:04:37il a ouvert les caisses
01:04:38vous vous souvenez
01:04:39un milliard
01:04:40ensuite là il dit
01:04:40quelques phrases après
01:04:42100 euros de prime
01:04:43je vais demander ensuite
01:04:44à ce que
01:04:45voilà
01:04:45mais malgré tout
01:04:46en fait
01:04:46et c'est ce qui a changé
01:04:47c'est que
01:04:47là on voit
01:04:48et c'est d'ailleurs
01:04:49la dérive
01:04:50de ce mouvement là
01:04:51vu que l'extrême gauche
01:04:52a pris tout de suite
01:04:54le leadership
01:04:55sur le mouvement
01:04:56les revendications
01:04:57ne sont pas très
01:04:59concrètes
01:04:59on est sur l'anticapitalisme
01:05:01sur l'antipatriarcat
01:05:02sur l'anticolonialisme
01:05:03sur la Palestine
01:05:03sur des sujets
01:05:04qui sont en fait
01:05:05assez éloignés
01:05:05quand Benjamin Cauchy
01:05:06dit qu'effectivement
01:05:07les étudiants
01:05:09n'ont pas envie
01:05:10de bullshit job
01:05:11oui
01:05:11sauf qu'en réalité
01:05:12les revendications
01:05:14des mouvements lycéens
01:05:15et étudiants
01:05:15c'est exactement le contraire
01:05:16ils demandent plus de place
01:05:18pour qu'on aille
01:05:18à l'université
01:05:19quel que soit son niveau
01:05:20c'est exactement le contraire
01:05:22de ce qu'il faudrait faire
01:05:22Benjamin Cauchy
01:05:23on est d'accord
01:05:23il y a un leurre
01:05:24ah oui non mais clairement
01:05:25on est face à quand même
01:05:28une partie de la classe politique
01:05:30il faut appeler un chat
01:05:31un chat
01:05:31qui est en train d'utiliser
01:05:33une colère légitime
01:05:35des étudiants
01:05:36mais qui est en train
01:05:36de leur montrer
01:05:37le mauvais bout
01:05:37de la lorgnette
01:05:38quand l'idiot
01:05:39quand le sage montre la lune
01:05:40l'idiot regarde le doigt
01:05:41et clairement le problème
01:05:42c'est pas d'avoir plus de frites
01:05:43à la cantine
01:05:44ou d'avoir un trou
01:05:44au moins dans son agenda
01:05:45la question c'est de savoir
01:05:47est-ce qu'on va avoir
01:05:47est-ce qu'on a des études
01:05:49et une formation
01:05:50qui va nous permettre
01:05:50d'avoir un job demain
01:05:51et ça c'est le vrai
01:05:52étable en jeu
01:05:53et finalement la jeunesse
01:05:54est prise en otage
01:05:55par des gens
01:05:56qui en cette période
01:05:57de trouble
01:05:57dans tous les domaines
01:05:59comme je vous le disais
01:05:59économique, éducation
01:06:00mais économique aussi
01:06:01financier
01:06:02on est quand même
01:06:03au bord du gouffre
01:06:03on est en train de marcher
01:06:04au bord de la falaise
01:06:05depuis quand même
01:06:05plusieurs semaines
01:06:06et plusieurs mois
01:06:07quoi qu'il en soit
01:06:08les gens sont à la recherche
01:06:11d'une autre solution
01:06:12et là pour le coup
01:06:13l'extrême gauche
01:06:14est extrêmement dangereuse
01:06:15parce qu'elle
01:06:15elle s'amuse à apporter
01:06:16un projet de société
01:06:17extrêmement complet
01:06:18qui me semble mauvais
01:06:20pour la France
01:06:22ça c'est mon référence
01:06:24c'est un plan de vue personnel
01:06:26mais pour le coup
01:06:26ils apportent un projet
01:06:27de société
01:06:28et essayent d'embarquer
01:06:29cette genèse
01:06:29dans un nouveau projet
01:06:31de société
01:06:31une sorte de rupture
01:06:32par rapport
01:06:33effectivement au capitalisme
01:06:34et moi j'ai envie de dire
01:06:36que le véritable problème
01:06:37c'est que face
01:06:37à cette démagogie
01:06:39à ce projet de société
01:06:41mélenchoniste
01:06:41il n'y a rien en face
01:06:42véritablement
01:06:43qui s'affirme
01:06:44comme un véritable projet
01:06:45de société
01:06:46qui peut emporter
01:06:46la population
01:06:47s'il n'y a pas de projet
01:06:48de société
01:06:48qui peut emporter
01:06:49la population
01:06:50de façon alternative
01:06:51il est fort à parier
01:06:53effectivement
01:06:53que les colères
01:06:54ce qu'on dirait
01:06:55je s'amoncelle
01:06:56dans la rue
01:06:56et continue
01:06:58mais il va falloir
01:06:59apporter une dose
01:07:00d'espoir
01:07:00je n'ai pas dit
01:07:01endormir les gens
01:07:02parce que les gens
01:07:02ne sont plus dupes
01:07:03ça c'est clair et net
01:07:04mais quoi qu'il en soit
01:07:05il faut leur proposer
01:07:06une véritable alternative
01:07:07et là
01:07:08les revendications
01:07:09que comme le disait Olivier
01:07:10si on portait dans la rue
01:07:11free palestines
01:07:13queer from palestines
01:07:14enfin bref
01:07:14ça me fait halluciner
01:07:15n'aurait strictement
01:07:17rien à voir
01:07:17avec les enjeux
01:07:18que notre pays doit relever
01:07:19vous restez sur Sud Radio
01:07:20le débat continue
01:07:21Anissa
01:07:22on se retrouve dans quelques instants
01:07:23absolument
01:07:23l'acte 5
01:07:24de la mobilisation nationale
01:07:25des lycéens
01:07:26et des étudiants
01:07:27a lieu aujourd'hui
01:07:27ils sont massivement
01:07:28rejoints par les syndicats
01:07:29professionnels
01:07:30et vous dites nous
01:07:31sentez-vous
01:07:32que la colère monte
01:07:33autour de vous
01:07:34dans votre famille
01:07:34ou au travail
01:07:35partagez votre ressenti
01:07:37au 0826 300 300
01:07:45vous êtes bien sûr
01:07:46Sud Radio
01:07:46il est 13h32
01:07:47je reçois Olivier Vial
01:07:48on a Benjamin Cochy
01:07:49qui est à l'antenne
01:07:51on essaie de décrypter
01:07:52le mouvement
01:07:53d'aujourd'hui
01:07:53la colère
01:07:54est-ce que ça va prendre
01:07:55est-ce qu'on est à l'aube
01:07:56on est à l'aube
01:07:57d'un grand soir
01:07:58que certains souhaitent
01:07:59et est-ce que la violence
01:08:00n'est pas en train
01:08:01de polluer un petit peu
01:08:02ou j'allais dire
01:08:03de désorienter
01:08:04ce mouvement lycéen
01:08:05qui est tout à fait légitime
01:08:06mais on fait le point
01:08:07Anissa pouvez-vous nous dire
01:08:08qu'est-ce que réclament
01:08:09les manifestants
01:08:10alors ce que réclament
01:08:12les manifestants
01:08:12d'abord des cours
01:08:13des cours assurés
01:08:14des professeurs remplacés
01:08:15quand ils sont absents
01:08:16moins d'élèves par classe
01:08:18et des bâtiments en bon état
01:08:19ils demandent aussi
01:08:19davantage d'infirmières
01:08:20de psychologues
01:08:21de personnel d'accompagnement
01:08:22des journées de cours
01:08:23mieux organisées
01:08:24l'union étudiante
01:08:25réclame un plan d'urgence
01:08:26de 10 milliards d'euros
01:08:27les organisations de jeunesse
01:08:29portent 10 mesures
01:08:30parmi elles
01:08:30mettre fin à la sélection
01:08:32par cours sup
01:08:33et mon master
01:08:33augmenter les bourses
01:08:35de 200 euros par mois
01:08:36garantir l'accès au repas
01:08:37à 1 euro
01:08:38et geler les loyers
01:08:39des résidences du CRUS
01:08:40elles demandaient également
01:08:41la fin des violences policières
01:08:43contre le mouvement
01:08:44les personnels
01:08:45de l'éducation
01:08:46ont eux aussi
01:08:47leur revendication
01:08:48annuler les suppressions
01:08:49de postes prévues
01:08:50au budget de 2027
01:08:51augmenter les salaires
01:08:52et améliorer
01:08:53leurs conditions de travail
01:08:55et voilà
01:08:56pour l'essentiel
01:08:57qui trouve-t-on
01:08:58dans cette foule ?
01:08:59et bien alors
01:08:59les lycéens
01:09:00les étudiants
01:09:00les enseignants
01:09:01et les autres personnels
01:09:03les six fédérations
01:09:03de l'éducation
01:09:04appellent à se mobiliser
01:09:06CFSU
01:09:06UNSA, FOS, CFDT, CGT et Sud
01:09:09à Paris
01:09:10l'appel réunit
01:09:11aussi l'union syndicale
01:09:12lycéenne
01:09:13l'union étudiante
01:09:14l'UNEF
01:09:15et la FAGE
01:09:16des salariés
01:09:18d'autres secteurs
01:09:18sont invités
01:09:19à les rejoindre
01:09:20dans la capitale
01:09:21le rendez-vous
01:09:21et comme vous le savez
01:09:22fixé à 14h
01:09:23place d'Italie
01:09:24sans oublier
01:09:25les casseurs
01:09:25et les foutueurs de merde
01:09:26qui seront ravis
01:09:27toujours au rendez-vous
01:09:28et grâce à qui d'ailleurs
01:09:29c'est devenu un événement national
01:09:30parce que la manifestation
01:09:32aurait été normale
01:09:33Jean-Luc Mélenchon
01:09:34a annoncé sa présence
01:09:35par ailleurs
01:09:35et Greta Thunberg aussi
01:09:36voilà
01:09:37donc récupération
01:09:38Olivier Vial
01:09:39visiblement
01:09:40en réalité
01:09:40c'est même
01:09:41c'est ce que j'ai écrit
01:09:44il y a quelque temps
01:09:44c'est même inédit
01:09:45c'est le contraire
01:09:46c'est pas une récupération
01:09:47c'est qu'effectivement
01:09:48le mouvement cette fois-ci
01:09:49est parti
01:09:49de la violence
01:09:50et d'abord été
01:09:52en réalité
01:09:53le mouvement par le 17 octobre
01:09:54la violence était à l'origine
01:09:55du mouvement
01:09:56en fait le 17 octobre
01:09:57il y a un seul lycée
01:09:58et là effectivement
01:09:59on a des revendications
01:10:00très concrètes
01:10:00dès le 21
01:10:01le mouvement se nationalise
01:10:03et il se nationalise
01:10:04par la violence
01:10:05et par les cassages
01:10:06et c'est seulement après
01:10:07que les syndicats arrivent
01:10:08et commencent à nous faire
01:10:10une liste de revendications
01:10:11qui sont d'ailleurs
01:10:11très éloignées
01:10:12des premières revendications
01:10:14qu'on entendait
01:10:14sur les blocages
01:10:15donc parce que
01:10:17quand on posait la question
01:10:18sur les blocages
01:10:18la première revendication
01:10:20c'était les violences policières
01:10:21c'était effectivement
01:10:22la lutte contre la Palestine
01:10:23ce qui expliquait
01:10:24qu'il y avait des drapeaux
01:10:25et c'est simplement après
01:10:26quand les syndicats sont arrivés
01:10:28qu'ils se sont dit
01:10:28soyons sérieux
01:10:29annoncent quand même
01:10:30des choses un peu plus concrètes
01:10:31et c'est là
01:10:31qu'on a vu apparaître
01:10:33Parcoursup
01:10:34le plan de 10 milliards
01:10:35le repas à 1 euro
01:10:36etc.
01:10:37tout ça est arrivé après
01:10:38donc on a un mouvement
01:10:39qui s'est construit
01:10:41à l'envers
01:10:42avec d'abord la violence
01:10:43puis la syndicalisation
01:10:44là on est dans la phase
01:10:45de massification
01:10:46il y a un peu plus de monde
01:10:47notamment chez les étudiants
01:10:49que ce qu'il y avait avant
01:10:51mais on voit aussi
01:10:52que petit à petit
01:10:53du coup l'intensité
01:10:53est en train de diminuer
01:10:55et que les revendications
01:10:56ne sont quand même pas
01:10:57largement reprises
01:10:59par les différents partenaires
01:11:00du mouvement
01:11:01Benjamin Cochy
01:11:02vous êtes un peu passé
01:11:03par là aussi en 2018
01:11:04aujourd'hui même chose
01:11:05récupération
01:11:06ou manipulation
01:11:07selon vous ?
01:11:09Ah mais clairement
01:11:10il y a une récupération
01:11:12je ne sais pas
01:11:13si c'est une récupération
01:11:14finalement
01:11:14une organisation
01:11:15qui a été faite
01:11:16et mise en place
01:11:17par l'extrême gauche
01:11:17plutôt
01:11:18j'ai eu le sentiment
01:11:21quand même
01:11:22qui avait quasiment
01:11:23délivré
01:11:23comment réaliser
01:11:25un blocus
01:11:25de ton lycée
01:11:26j'ai vu apparaître
01:11:27sur des réseaux sociaux
01:11:28ça cache ton lycée
01:11:29j'ai vu Louis Boyard
01:11:31faire la tournée
01:11:31des facs
01:11:33j'ai vu aussitôt
01:11:34tous les groupuscules
01:11:36d'extrême gauche
01:11:37alternative
01:11:37jeunes gardes
01:11:38et des consorts
01:11:39et tous les groupements
01:11:40notamment là
01:11:41sur Toulouse
01:11:42ou en Occitanie
01:11:44agir assez rapidement
01:11:45aux abords des lycées
01:11:46donc je pense
01:11:46qu'il n'y a pas
01:11:48de fumée sans feu
01:11:49et pour le coup
01:11:50je pense que l'étincelle
01:11:50a été déjà allumée
01:11:51par l'extrême gauche
01:11:52donc ce n'est pas
01:11:53de la récupération
01:11:54c'est effectivement
01:11:55une volonté de massification
01:11:56comme disait Olivier
01:11:58perte d'intensité
01:11:59parce qu'au final
01:12:00je pense qu'il y a eu
01:12:01d'avoir quand même
01:12:02pas mal d'échanges
01:12:02entre les parents
01:12:03et les enfants
01:12:04il ne faut pas croire
01:12:04qu'on vit dans un monde
01:12:05où on n'échange pas
01:12:06avec les enfants
01:12:07et qu'on peut-être
01:12:08aussi fait relativiser
01:12:10les choses
01:12:10et donner un petit peu
01:12:11de recul
01:12:12à ce type de problème
01:12:13à leurs enfants
01:12:13alors peut-être
01:12:14que je suis idyllique
01:12:14mais quoi qu'il en soit
01:12:15je pense que
01:12:16ça a pu être utile
01:12:18mais pour le coup
01:12:19c'est véritablement
01:12:20une mise en scène
01:12:21de l'extrême gauche
01:12:22pour démarrer
01:12:23l'élection présidentielle
01:12:24Benjamin Cochy
01:12:25rappelez-nous
01:12:25comment ça s'était passé
01:12:26en 2018
01:12:27le mouvement est massif
01:12:29soutenu par plus de 80%
01:12:31de la population
01:12:31très longtemps
01:12:32le soutient
01:12:33évidemment
01:12:33de temps en temps
01:12:34il y a des débordements
01:12:35il y a la scène
01:12:35de l'arc de triomphe
01:12:36et à la fin
01:12:37on voit bien
01:12:38qu'il y a une répétition
01:12:39de la violence
01:12:39est-ce qu'il y a eu aussi
01:12:40une tentative de récupération
01:12:42où ce sont des groupes isolés
01:12:43qui étaient finalement
01:12:44contents de casser
01:12:45parce qu'ils étaient venus
01:12:46pour casser
01:12:46et les gilets jaunes
01:12:47n'avaient rien à voir
01:12:48avec ça au départ
01:12:48le mouvement social
01:12:50dans la genèse des gilets jaunes
01:12:51il y avait vraiment
01:12:52absolument
01:12:53toutes les tranches
01:12:54et toutes les strates
01:12:55de la population
01:12:56de l'extrême gauche
01:12:57à l'extrême droite
01:12:57des gens qui n'étaient
01:12:58non politisés
01:12:59qui étaient jamais descendus
01:13:00dans la rue
01:13:00vous aviez des mamans
01:13:01avec des poussettes
01:13:01vous aviez des jeunes retraités
01:13:04vous aviez des artisans
01:13:05qui étaient là
01:13:06vous aviez des flics
01:13:06en civil
01:13:07qui venaient là
01:13:08sur leur temps de poste
01:13:09vous aviez des infirmières
01:13:10qui étaient là
01:13:10parce que c'était
01:13:11leur journée de récupération
01:13:12et ces gens-là
01:13:13finalement
01:13:13ils étaient issus
01:13:15de toutes parts
01:13:16en France
01:13:16notamment de la France
01:13:19périphérique
01:13:19et ces gens-là
01:13:20réclamaient
01:13:21non pas plus d'aide
01:13:22mais moins de charges
01:13:23moins de taxes
01:13:24je me souviens
01:13:25j'étais à Marianne
01:13:26on était allés les voir
01:13:26on avait trouvé 25 leaders
01:13:28et c'était vraiment
01:13:29des gens qui représentaient
01:13:30la réalité du pays
01:13:31et qu'on avait marre
01:13:32d'avoir payé la facture
01:13:33pour une classe
01:13:33qui en avait profité
01:13:34et ça s'est transformé
01:13:36et ça s'est transformé
01:13:37quand j'ai vu
01:13:37les chasubles rouges
01:13:38de la CGT
01:13:39s'enlever au bord des voitures
01:13:41pour enfiler
01:13:41des chasubles jaunes
01:13:43notamment à Gaillac
01:13:44j'ai été témoin de ça
01:13:46des CGT
01:13:47qui rentrent
01:13:48dans la permanence
01:13:49de Gaillac
01:13:50et qui ressortent
01:13:51avec un gilet jaune
01:13:51avant d'aller sur un rond-point
01:13:52j'ai compris
01:13:53qu'il y avait un entrisme
01:13:54extrêmement fort
01:13:55il y a eu une chasse
01:13:55à l'homme politique
01:13:57qui a été menée
01:13:58au sein du mouvement
01:13:59des gilets jaunes
01:13:59de façon à ce que ce soit
01:14:01le plus d'aides
01:14:01on réclame plus d'aides
01:14:03qui prennent le lead
01:14:04sur on veut moins de taxes
01:14:06et on veut moins d'État
01:14:07donc là clairement
01:14:08évidemment
01:14:09la violence
01:14:10finalement
01:14:12asservie
01:14:12a été
01:14:13a été servie
01:14:14sur un plateau
01:14:15par la gauche
01:14:16et l'extrême gauche
01:14:17je vous donne la parole
01:14:18et le fait que
01:14:18allez-y
01:14:19finissez Jean-Penjamin
01:14:20finissez
01:14:21le fait
01:14:23si vous voulez
01:14:23pour parler clairement
01:14:24la genèse du mouvement
01:14:26des gilets jaunes
01:14:26ça démarre le 17 novembre
01:14:27et le 11 décembre 2018
01:14:29le président de la république
01:14:31annonce
01:14:32la suppression
01:14:33d'à peu près
01:14:346 milliards de taxes
01:14:35qui allaient vous trouver
01:14:35sur la tête
01:14:36et une enveloppe
01:14:37de 3 milliards et demi
01:14:39de primes
01:14:40qu'il a appelé
01:14:41prime Macron
01:14:41qui s'appelait
01:14:42prime gilets jaunes
01:14:43qui est devenu prime Macron
01:14:44et qui est devenu prime
01:14:45sur la valeur ajoutée
01:14:46aujourd'hui
01:14:46voilà un petit peu
01:14:47la genèse
01:14:47tout à fait
01:14:48les histoires fiscales
01:14:49mais voilà
01:14:50donc c'était 10 milliards d'euros
01:14:51le 11 décembre 2018
01:14:52on avait fait le tour
01:14:53comme quoi sortir dans la rue
01:14:55ça peut rapporter
01:14:56Olivier Vial
01:14:57je vous donne la parole
01:14:57dans une seconde
01:14:58je prends Simon
01:14:58qui nous appelle de Perpignan
01:15:00bonjour Simon
01:15:03bonjour Simon
01:15:04que vous inspire cette situation
01:15:05vous estimez que la colère
01:15:07de la jeunesse est légitime
01:15:08ou que ça prend une tournure inquiétante
01:15:12il y a toujours une légitimité
01:15:13dans une colère
01:15:14quand il y a des revendications
01:15:15exprimées
01:15:16mais là je voudrais
01:15:17quand même préciser
01:15:18quelque chose
01:15:18au delà de la récupération
01:15:20et de la manipulation
01:15:21moi je dirais que
01:15:22ce mouvement là
01:15:23d'abord est orchestré
01:15:24par l'extrême gauche
01:15:26aussi bien par les élus
01:15:28d'extrême gauche
01:15:29que les syndicats
01:15:30lycéens d'extrême gauche
01:15:31et les syndicats d'étudiants
01:15:33et que les syndicats
01:15:34tout court
01:15:34à sensibilité de gauche
01:15:35et qu'effectivement
01:15:37là il y a quand même
01:15:38quelque chose
01:15:39par rapport aux gilets jaunes
01:15:40où ça a été pris
01:15:41par la suite
01:15:42question de temporalité
01:15:44le président à l'époque
01:15:45des gilets jaunes
01:15:46il fallait qu'il trouve
01:15:47une solution
01:15:48pour mater
01:15:49si vous voulez
01:15:50les revendications
01:15:52et là par contre
01:15:53je pense
01:15:55et je suis quasiment sûr
01:15:56qu'il y a
01:15:57une compromission
01:15:58entre le gouvernement
01:16:00et ces syndicats
01:16:02et ces mouvements là
01:16:03parce que ça lui rend service
01:16:05cette fois-ci
01:16:05donc automatiquement
01:16:07on n'a pas du tout
01:16:08la même
01:16:09la même emprise
01:16:10il y en a
01:16:11pour exemple
01:16:12uniquement
01:16:12c'est que le président
01:16:14n'a jamais bougé
01:16:15quoi que ce soit
01:16:16quand on dit
01:16:17que la police
01:16:18et qui est quand même
01:16:18le pouvoir égalien
01:16:19par excellence
01:16:20est violente
01:16:22il n'a jamais fait
01:16:23la moindre action
01:16:24pour essayer
01:16:26d'empêcher
01:16:27les hommes politiques
01:16:28de pouvoir diffamer
01:16:29comme ça tout encore
01:16:31il a participé
01:16:32il a participé
01:16:32lui-même d'ailleurs
01:16:33il a un peu participé
01:16:35lui-même
01:16:35voilà
01:16:36tout à fait
01:16:37bien sûr
01:16:38donc ce qui veut dire
01:16:39déjà qu'il s'associe
01:16:40et même quand on parle
01:16:42de partis
01:16:42que les autres partis
01:16:44qui n'ont aucun argumentaire
01:16:47pour disqualifier
01:16:48disent fascistes
01:16:49accuser nos probismes
01:16:50et tout ça
01:16:50tout ça c'est sujet
01:16:51de toute façon
01:16:52en réaction judiciaire
01:16:54et devrait être poursuivi
01:16:55mais là
01:16:56il n'y a aucune action
01:16:57qui est faite
01:16:58dans ce sens-là
01:16:59parce que pour l'instant
01:17:00il y a effectivement
01:17:01une compromission
01:17:02donc moi je trouve
01:17:04que ce mouvement-là
01:17:06n'aura pas
01:17:07la même finalité
01:17:08de toute façon
01:17:08que le mouvement
01:17:09des Gilets jaunes
01:17:10et que de toute façon
01:17:12il y a vraiment
01:17:14une volonté
01:17:15de se dire
01:17:16bon je vais l'exploiter
01:17:17parce qu'il y a bientôt
01:17:18des élections présidentielles
01:17:19et si je pouvais avoir
01:17:21que ce soit en extérieur
01:17:22ou en intérieur
01:17:23un mouvement violent
01:17:25je pourrais reprendre
01:17:26la main
01:17:26et peut-être
01:17:27générer des difficultés
01:17:28pour pouvoir organiser
01:17:29des élections
01:17:30et surtout
01:17:31essayer de nuire
01:17:32au parti
01:17:33qui est pour l'instant
01:17:33jugé en tête
01:17:34et qui pour lui
01:17:36c'est quelque chose
01:17:37d'insupportable
01:17:38voilà
01:17:39donc vous vous parlez
01:17:42de compromission
01:17:42Olivier Vidal
01:17:43vous pensez qu'il y a
01:17:44un début
01:17:44ou une once
01:17:45de compromission
01:17:46objective en tout cas
01:17:47est-ce que ces gens-là
01:17:48ont intérêt
01:17:49à se mettre un peu d'accord
01:17:50non je pense
01:17:51alors il n'y a pas
01:17:52pas de compromission
01:17:53dans le sens
01:17:54que l'entend
01:17:55votre auditeur
01:17:57ce qui est sûr
01:17:58c'est que par contre
01:17:59face à la violence
01:18:00du début
01:18:02du mouvement
01:18:03le gouvernement
01:18:04a essayé
01:18:05et avait intérêt
01:18:05à ce que les syndicats
01:18:06reprennent un peu la main
01:18:07pour avoir un interlocuteur
01:18:09pour essayer de faire
01:18:10baisser la tension
01:18:10donc ça effectivement
01:18:11ils ont d'ailleurs
01:18:12essayé
01:18:12ils ont même quasiment
01:18:13créé des syndicats lycéens
01:18:15de toute pièce
01:18:15parce que hormis
01:18:16l'union syndicale lycéenne
01:18:17qui avait le leadership
01:18:19du mouvement
01:18:19qui était vraiment
01:18:20un mouvement proche de LFI
01:18:21les autres syndicats
01:18:23qu'on a vu émerger
01:18:23n'avaient quasiment
01:18:25aucune existence
01:18:25avant
01:18:26mais on voit
01:18:27effectivement que le gouvernement
01:18:27essaye d'avoir
01:18:28des interlocuteurs
01:18:29pour pouvoir faire baisser
01:18:30la pression
01:18:30donc ça oui
01:18:31pour ça
01:18:32après
01:18:32il faut quand même
01:18:33ne pas oublier
01:18:35la nouvelle équation
01:18:36le président de la république
01:18:37ne peut pas se représenter
01:18:38et donc en réalité
01:18:39toutes ces stratégies
01:18:41il n'y a pas d'enjeu
01:18:42il n'y a pas grand chose
01:18:44par contre
01:18:45pour revenir juste
01:18:46sur la séquence d'avant
01:18:49effectivement
01:18:49les gilets jaunes
01:18:50ce qu'il faut avoir en tête
01:18:51c'est que ça a été aussi
01:18:51une prise de conscience
01:18:52pour Jean-Luc Mélenchon
01:18:53Jean-Luc Mélenchon
01:18:54a bien vu
01:18:55qu'effectivement
01:18:55pendant les gilets jaunes
01:18:57au début
01:18:57il avait méprisé le mouvement
01:18:59et il pensait
01:19:00que ça n'allait pas aller loin
01:19:01et après
01:19:01il a effectivement
01:19:02il l'a beaucoup regretté
01:19:04et ils ont remis en place
01:19:06une stratégie
01:19:06pour reprendre appui
01:19:08sur tous les mouvements
01:19:08de contestation
01:19:09et depuis les gilets jaunes
01:19:10ils sont toujours en première ligne
01:19:11ils ont bien compris
01:19:13qu'ils avaient raté quelque chose
01:19:15en 2017-2018
01:19:17et qu'il fallait justement là
01:19:18être beaucoup plus proactif
01:19:20et là ils l'ont été
01:19:20puisque
01:19:21les mouvements de jeunesse
01:19:22il ne faut pas oublier
01:19:23que
01:19:24Louis Boyard
01:19:25ça fait plus
01:19:25Rima Hassan
01:19:26ça fait deux ans
01:19:27qu'ils font le tour des campus
01:19:28et qu'ils essayent
01:19:29d'organiser tout ça
01:19:30Je demande son avis
01:19:31à Benjamin Cochy
01:19:32dans quelques instants
01:19:33à Nyssa
01:19:33on fait juste une toute petite pause
01:19:34on se retrouve
01:19:35et surtout vous nous appelez
01:19:36au 0826 300 300
01:19:38les lycéens
01:19:39descendent dans la rue
01:19:39aujourd'hui
01:19:40rejoint par les organisations syndicales
01:19:42seriez-vous prêt
01:19:42à descendre dans la rue
01:19:43vous ?
01:19:44aujourd'hui
01:19:44dites-le nous
01:19:44au 0826 300 300
01:19:53Vous êtes bien sur Sud Radio
01:19:54il est 13h47
01:19:55je reçois Olivier Vial
01:19:57Benjamin Cochy
01:19:57est à l'antenne
01:19:58et là je voudrais avoir
01:19:59des nouvelles d'Esther Borde
01:20:00Esther vous êtes toujours
01:20:01dans le cortège
01:20:01vous vous rapprochez
01:20:02de l'hôtel de ville
01:20:03me semble-t-il
01:20:05on y est
01:20:06on est devant l'hôtel de ville
01:20:07alors on a tous les cortèges
01:20:09pour rassembler
01:20:10la scène est impressionnante
01:20:12il y a énormément de monde
01:20:13tout le monde s'apprête
01:20:14à partir d'ici
01:20:15d'ici une dizaine de minutes
01:20:17pour aller en direction
01:20:18de Matignon
01:20:19alors au milieu de la foule
01:20:21on trouve un orchestre
01:20:22qui donne le rythme
01:20:23voilà ils viennent de chanter
01:20:24emmenez-moi
01:20:25sur du charlas de la boue
01:20:27l'ambiance est assez passive
01:20:29et très revendicatrice
01:20:31on sent que ces jeunes
01:20:33sont déterminés
01:20:33ils ont envie de faire
01:20:34entendre leur voix
01:20:35leurs revendications
01:20:36on les sent déterminés
01:20:38il est prévu que la préfecture
01:20:39de police les laisse avancer
01:20:41jusqu'à quel niveau
01:20:41à peu près dans Paris
01:20:44ils vont bloquer
01:20:46la place de la Concorde
01:20:47ou peut-être avant
01:20:50alors les partenaires
01:20:51étaient à proximité
01:20:52d'hôtel de ville
01:20:53tout à l'heure
01:20:54voilà ils étaient sur la route
01:20:57pour faire barrage
01:20:58mais tout se passe bien
01:20:59pour l'ensemble
01:20:59donc il n'y a pas
01:21:00d'intervention
01:21:00et à hôtel de ville
01:21:02tout va bien
01:21:03quel était l'itinéraire prévu
01:21:05ils repassent sur la rive gauche
01:21:06ou ils contournent
01:21:07par le pont de la Concorde
01:21:08où il y avait
01:21:09un itinéraire de prévu
01:21:10ou pas encore
01:21:10pour les manifestants
01:21:12alors comme vous pouvez l'entendre
01:21:14il y a énormément de bruit
01:21:15je vous entends très mal
01:21:16oui je demande
01:21:16s'il y avait un itinéraire
01:21:17de prévu
01:21:18par les manifestants
01:21:19pour aller à Matignon
01:21:19par la rive gauche
01:21:21ou en passant
01:21:21par le pont de la Concorde
01:21:24je n'en sais pas plus
01:21:25par où ils vont passer
01:21:26exactement pour aller jusqu'à Matignon
01:21:27pour l'instant
01:21:28ils sont en place
01:21:28de l'hôtel de ville
01:21:29et vous dites
01:21:30qu'il y a du monde
01:21:31pour l'instant
01:21:32il y a beaucoup d'animation
01:21:33beaucoup d'ambiance
01:21:34voilà des slogans
01:21:36des musiques
01:21:37et pas d'attitude violente
01:21:39pour l'instant
01:21:39c'est assez apaisé
01:21:41oui pour l'instant
01:21:42c'est très apaisé
01:21:43pas de tension
01:21:43entendu
01:21:44merci Esther
01:21:45merci Esther
01:21:45bien entendu
01:21:46vous restez en contact
01:21:46s'il y a du nouveau
01:21:48Benjamin Cauchy
01:21:50vous êtes toujours là
01:21:51Benjamin Cauchy
01:21:52toujours là
01:21:52on discutait
01:21:53à l'instant
01:21:54avec Olivier Vial
01:21:57quelle est la marge
01:21:58de manoeuvre
01:21:58là du gouvernement
01:21:59pour éteindre
01:22:01ce début d'incendie
01:22:03et éviter la catastrophe
01:22:04ils sont à l'os
01:22:06comme vous disiez
01:22:06en 2018
01:22:07il y avait de l'argent
01:22:07dans les caisses
01:22:08et si on n'avait pas
01:22:09on le créé
01:22:10là la marge de manoeuvre
01:22:11est extrêmement restreinte
01:22:12il y a une réponse sociale
01:22:13à apporter quand même
01:22:14et éducative
01:22:15sur le plan scolaire
01:22:17honnêtement
01:22:18je pense qu'il n'y a pas
01:22:18véritablement d'issue
01:22:20la seule solution
01:22:21qu'ils vont essayer
01:22:21de trouver
01:22:22c'est une solution
01:22:25financière
01:22:25évidemment budgétaire
01:22:26et ils n'ont pas
01:22:28les marges de manoeuvre
01:22:29donc à part
01:22:30l'arrivée
01:22:30des 3000 enseignants
01:22:31et peut-être
01:22:33d'un moratoire
01:22:34sur le parcours sup
01:22:35mais encore
01:22:36avec les futures échéances
01:22:39législatives
01:22:39et présidentielles
01:22:40c'est entre guillemets
01:22:41puis c'est dans un violent
01:22:42si je peux me permettre
01:22:43l'expression
01:22:43donc la seule chose
01:22:44qu'ils vont pouvoir faire
01:22:45c'est remettre
01:22:45c'est de remettre
01:22:47le dossier de l'éducation
01:22:49à l'ordre du jour
01:22:50et comme un élément
01:22:52indispensable
01:22:52à la campagne présidentielle
01:22:53je pense que c'est
01:22:54la seule solution
01:22:54c'est dériger
01:22:55l'éducation nationale
01:22:56et l'avenir de la jeunesse
01:22:57comme un pilier
01:22:58de la campagne présidentielle
01:23:00à l'avenir
01:23:00mais ils n'auront pas
01:23:01d'autres alternatives
01:23:02toute décision politique
01:23:03économique et sociale
01:23:04de toutes les manières
01:23:04est suspendue au calendrier
01:23:06et comment il y a une
01:23:06séance majeure
01:23:07qu'est la présidentielle
01:23:08quoi qu'on dise
01:23:08pour l'instant
01:23:09ça n'aura pas d'incidence
01:23:10nous avons Damien
01:23:11qui nous appelle
01:23:12de Castané-Tolosan
01:23:13bonjour Damien
01:23:14vous pensez
01:23:15que ce mouvement
01:23:17est vraiment récupéré
01:23:18ou qu'au départ
01:23:19il y avait quand même
01:23:20une sincérité
01:23:21dans la démarche
01:23:21des lycéens
01:23:22oui Perigo
01:23:23bonjour
01:23:24monsieur Vial
01:23:24bonjour
01:23:26bonjour
01:23:27monsieur Cochi
01:23:28pardon
01:23:30moi j'ai eu l'occasion
01:23:32d'intervenir déjà
01:23:33sur votre antenne
01:23:33dans ce sujet
01:23:34il y a quelques temps
01:23:34oui je me souviens
01:23:36je me souviens très bien
01:23:36sur la perspective
01:23:37de la mobilisation
01:23:39des mouvements
01:23:41type Gilets jaunes
01:23:43clairement
01:23:43ce qui me gêne
01:23:44aujourd'hui
01:23:45c'est la politisation
01:23:46et la récupération
01:23:48qui a été faite
01:23:48à la base
01:23:49on avait peut-être
01:23:50des étudiants
01:23:52qui avaient des revendications
01:23:53qui étaient
01:23:54ce qu'elles sont
01:23:55mais qui étaient
01:23:57fondées
01:23:58fondées et sincères
01:23:59voilà
01:24:00qui étaient fondées et sincères
01:24:01et quant au moins
01:24:02ce qui s'est passé
01:24:03avec les black box
01:24:04les quartiers
01:24:05et tout ça
01:24:05et voilà
01:24:07derrière
01:24:07il y a
01:24:09malheureusement
01:24:09il y a toujours
01:24:10des factions politiques
01:24:11qui appellent à une
01:24:11bordélisation
01:24:12et ce qui fait peur
01:24:15c'est que
01:24:16les revendications
01:24:16au final
01:24:17se finissent par être
01:24:18moyer
01:24:18dans ces événements
01:24:21et on se dirige
01:24:22plus vers
01:24:24une guerre civile
01:24:25je crois
01:24:25que vers le grand soir
01:24:27et une vraie
01:24:29récupération
01:24:29de patriotité citoyenne
01:24:30c'est ça qui est dommage
01:24:31oui mais on comprend
01:24:32votre point de vue
01:24:32Damien Olivier
01:24:33oui mais totalement
01:24:34parce que les inquiétudes
01:24:36des lycéens
01:24:37on en a déjà parlé
01:24:38mais avoir un diplôme
01:24:40qui permet d'obtenir
01:24:41un emploi
01:24:42la grande solitude
01:24:43des jeunes
01:24:44en fait on sait
01:24:45qu'il y a une épidémie
01:24:46de solitude très forte
01:24:46et donc un malaise
01:24:47très important
01:24:48toutes ces questions là
01:24:49en fait elles ne sont plus
01:24:50dans les revendications
01:24:51il y a eu un vrai
01:24:52hold up idéologique
01:24:53en fait
01:24:53détournement
01:24:54détournement
01:24:56et les revendications
01:24:57aujourd'hui
01:24:57elles sont là
01:24:58simplement pour nourrir
01:24:59l'agenda
01:25:00de LFI
01:25:01et pas du tout
01:25:01pour répondre
01:25:02aux vraies questions
01:25:04qui sont légitimes
01:25:05de cette jeunesse
01:25:05qui effectivement
01:25:06s'interroge
01:25:07sur son avenir
01:25:08sur la capacité
01:25:09de trouver du boulot
01:25:10avec l'intelligence artificielle
01:25:11et tout ça
01:25:12effectivement
01:25:12c'est des choses
01:25:13qui peuvent être angoissantes
01:25:14sauf que c'est pas du tout
01:25:15dans la plateforme
01:25:15de revendications
01:25:16au contraire
01:25:17et pour les enseignants
01:25:18il y a aussi
01:25:19un vrai changement
01:25:21à avoir
01:25:21parce que oui
01:25:22ils demandent plus d'enseignants
01:25:23et il y a quand même
01:25:25quelque chose
01:25:25qui est très intéressant
01:25:26Le ministre en a mis
01:25:273000 tout de suite
01:25:28il y a saupoudré
01:25:29il les a parachutés
01:25:30ce qui est la preuve
01:25:31il les avait
01:25:31et en fait
01:25:32on ne savait pas
01:25:32où ils étaient
01:25:33il faut entendre
01:25:34les profs en question
01:25:34avec qui on va faire
01:25:35120 kilomètres
01:25:37aller et retour
01:25:37qui ne sont pas prévenus
01:25:39et qui ne sont pas disposés
01:25:40il y a cette mauvaise gestion
01:25:42les ressources humaines
01:25:43du ministère
01:25:43c'est une catastrophe
01:25:44mais il y a une autre chose
01:25:45c'est qu'en disant
01:25:46ce qui a beaucoup changé
01:25:46dans l'éducation nationale
01:25:47c'est qu'avant
01:25:48on disait
01:25:49être prof
01:25:49c'est un métier à vie
01:25:50aujourd'hui
01:25:51en disant
01:25:52le nombre de démissions
01:25:53il a été multiplié par 8
01:25:55et le nombre de démissions
01:25:56il n'est pas simplement
01:25:57lié au salaire
01:25:58il est surtout lié
01:25:59aux conditions
01:26:00aux conditions d'études
01:26:02au fait que
01:26:02dans les classes
01:26:03il n'y a pas de discipline
01:26:05et que très souvent
01:26:06les professeurs
01:26:07se sentent isolés
01:26:08parce que quand ils prennent
01:26:08une décision
01:26:09leurs chefs d'établissement
01:26:10ne les suivent pas
01:26:11et les rectorats
01:26:12ne les suivent pas
01:26:12le pas de vague
01:26:13c'est ce qui aujourd'hui
01:26:14fait qu'il y a une grande partie
01:26:15des enseignants
01:26:16qui préfèrent démissionner
01:26:17même d'un job
01:26:19qui était un job
01:26:20normalement très sûr
01:26:21ils préfèrent démissionner
01:26:23parce que c'est intenable
01:26:24et donc ça
01:26:24si on n'est pas capable
01:26:25de remettre en cause
01:26:26ce pas de vague
01:26:27de faire en sorte
01:26:27qu'il y ait un vrai pacte
01:26:28des adultes
01:26:29et qu'on retrouve du côté
01:26:30de l'autorité
01:26:31les parents
01:26:32les enseignants
01:26:33et les chefs d'établissement
01:26:34ensemble
01:26:34et bien on n'y arrivera pas
01:26:39pour rebondir
01:26:40au propos de l'auditeur
01:26:41c'était monsieur Vial
01:26:43je crois
01:26:45la preuve est faite
01:26:46qu'on est sur
01:26:47une récupération politique
01:26:48parce qu'on est sur
01:26:48un problème franco-français
01:26:50et aujourd'hui
01:26:51moi quand on m'explique
01:26:51ce que font
01:26:52les drapeaux de Gaza
01:26:54dans les manifestants
01:26:55les drapeaux palestiniens
01:26:57et les slogans
01:26:57sur la Palestine
01:26:58et éventuellement
01:27:01je conseille aux personnes
01:27:02qui ont orchestré
01:27:04la récupération
01:27:04de faire envoyer
01:27:06à ces jeunes
01:27:06des CV
01:27:07en Palestine
01:27:08le jour où ils cherchent
01:27:09le travail
01:27:09je pense que ça ne va pas
01:27:10les aider
01:27:10de même que
01:27:13la mobilisation
01:27:14aujourd'hui
01:27:15de Greta Thunberg
01:27:16à Seine-Denis
01:27:17mais qu'est-ce qu'elle
01:27:17vient de foutre là ?
01:27:18oui
01:27:19on se pose la question
01:27:21elle est née
01:27:21le même citoyenne française
01:27:22donc elle est renommée
01:27:23il faut arrêter
01:27:23elle est venue
01:27:24pour dénoncer
01:27:25la violence policière
01:27:26et combattre
01:27:28la répression
01:27:28elle a même été
01:27:29très directe
01:27:30puisque son premier mot d'ordre
01:27:31quand elle arrive au lycée
01:27:32c'est
01:27:33fuck the police
01:27:34donc on voit
01:27:34qu'en plus
01:27:34son anglais est limité
01:27:36à quelques slogans
01:27:37très vulgaires
01:27:39Benjamin Cauchy
01:27:40Benjamin Cauchy
01:27:42est-ce que
01:27:43ce régime
01:27:44si je peux m'exprimer ainsi
01:27:45n'est pas au bout
01:27:46du rouleau
01:27:47là ?
01:27:48est-ce qu'on sent
01:27:48que la maison
01:27:49France telle qu'elle est
01:27:50aujourd'hui
01:27:50constituée dans ce système
01:27:52politique
01:27:52est au bord de l'effondrement
01:27:54et qu'il va peut-être
01:27:55falloir revoir
01:27:55les fondations ?
01:27:57le système est à bout
01:28:00le système est à bout de souffle
01:28:02et je pense effectivement
01:28:03qu'il va falloir faire
01:28:03un grand reset
01:28:04il va falloir faire
01:28:05un grand reset
01:28:06fiscal
01:28:07se demander
01:28:08quels sont les prérogatives
01:28:09que l'état doit encore
01:28:10conserver
01:28:11que ce soit l'éducation
01:28:12la défense
01:28:14la justice
01:28:14évidemment
01:28:15mais est-ce que
01:28:16tous les autres périmètres
01:28:17ne peuvent pas être confiés
01:28:18à des acteurs privés
01:28:19qui savent faire
01:28:20qui ne seront pas bloqués
01:28:21par la technocratie
01:28:23donc je pense
01:28:23que la France
01:28:25a effectivement besoin
01:28:25d'un grand
01:28:26un grand bol d'air frais
01:28:28un reset fiscal
01:28:31supprimer toutes les niches fiscales
01:28:32que vous pouvez entendre
01:28:33de gauche et de droite
01:28:34et tout simplement
01:28:37mettre une flat tax
01:28:38par exemple
01:28:38il y a exactement
01:28:39plein de choses
01:28:40que l'on peut mettre en place
01:28:41pour redonner du souffle
01:28:42au pays
01:28:43ou encore faut-il
01:28:43qu'il y ait quelqu'un
01:28:44qui l'incarne
01:28:44et ça, ça sera un autre sujet
01:28:45dans la grande panoplie
01:28:47qui nous est proposée
01:28:48depuis quelques mois
01:28:49et quelques semaines
01:28:50est-ce que Benjamin Cochy
01:28:51trouve son choix
01:28:53pour sauver la France
01:28:54ou vous êtes un petit peu
01:28:56circonspect ?
01:28:57moi pour l'instant
01:28:58mon choix
01:28:59c'est de faire en sorte
01:29:00que mon entreprise
01:29:01tienne le rythme
01:29:03et tienne le flot
01:29:03des grandes vagues
01:29:04qui arrivent devant nous
01:29:05voilà
01:29:06Benjamin Cochy
01:29:07merci d'avoir été
01:29:07avec nous à l'antenne
01:29:08en direct
01:29:09avec votre ferveur
01:29:10et votre spontanéité
01:29:11Olivier Vial
01:29:12merci pour votre présence
01:29:13avec plaisir
01:29:14voilà
01:29:14je pense qu'on aura l'occasion
01:29:15de se rappeler
01:29:16et de se revoir
01:29:17les uns et les autres
01:29:17parce que ce dossier
01:29:18n'est pas terminé
01:29:19Anissa
01:29:20évidemment
01:29:20on remercie également
01:29:21Pierre Chasserey
01:29:22qui était avec nous
01:29:23un petit peu plus tôt
01:29:23et Jérôme Rodriguez
01:29:24merci à eux également
01:29:25d'avoir été là
01:29:26merci à ceux qui nous écoutent
01:29:27on se retrouve demain
01:29:28bien sûr
01:29:29dès midi
01:29:29dans la France
01:29:30dans tous ses états
01:29:31à suivre tout de suite
01:29:32Brigitte Lae
01:29:32et Jérôme Rodriguez
01:29:33et Jérôme Rodriguez

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